COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET, Pianos Folies, le 20 août 2019. Récital Nikolaï Lugansky, piano.
 Par notre envoyé spécial MARCEL WEISS

piano-folies-touquet-plage-2019-vignette-festival-annonce-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 20 aoĂ»t 2019. RĂ©cital NikolaĂŻ Lugansky, piano.
 DEBUSSY, FRANCK, RACHMANINOV
 Par notre envoyĂ© spĂ©cial MARCEL WEISS. DĂšs l’abord des « Deux Arabesques » de Debussy, la musicalitĂ© Ă  nulle autre pareille de NikolaĂŻ Lugansky est prĂ©sente, dans la lumiĂšre chatoyante de la premiĂšre, en contraste avec la plaisante animation de la seconde. Son jeu naturel, qui ne force jamais la voix, laisse la musique respirer, toujours dans l’élan et la surprise. Il naĂźt organiquement d’une admirable chorĂ©graphie digitale, conviant tout le corps de l’artiste Ă  enrichir le son. Un jeu raffinĂ© de couleurs et de vibrations, propice Ă  faire entendre l’alchimie sonore des « Images » de Debussy : la rĂ©sonance voilĂ©e des « Cloches Ă  travers les feuilles», la mĂ©ditation nocturne de « Et la lune descend sur le temple qui fut », le scintillement des « Poissons d’or ».

A l’éblouissement des ces HaĂŻkus succĂšde le triptyque de CĂ©sar Franck, « PrĂ©lude, Choral et Fugue ». Lugansky nous en donne une version habitĂ©e de bout en bout, dramatique sans excĂšs, sensible Ă  la clartĂ© des plans sonores. Conçu originellement pour harmonium et piano, avant d’ĂȘtre transcrit pour orgue, le « PrĂ©lude, Fugue et Variations » de CĂ©sar Franck garde dans sa version pour piano de Harold Bauer tout son potentiel expressif. Lugansky en restitue toute la fragile sĂ©rĂ©nitĂ©.
Contemporaines de ses deux premiĂšres sonates, les Etudes de l’Opus 8 de Scriabine sont le reflet de ses permanentes recherches harmoniques. MĂȘme dans la cĂ©lĂ©brissime Etude n°12, le pianiste russe Ă©vite, lĂ  encore, toute grandiloquence, privilĂ©giant le chant et le suggestif.
Toutes qualitĂ©s nĂ©cessaires pour aborder Rachmaninoff, avec qui il entretient de longue date un rapport littĂ©ralement fusionnel, tant dans ses interprĂ©tations que dans ses engagements personnels, comme directeur artistique du festival qui lui est consacrĂ© Ă  Tambov et comme familier de son MusĂ©e-domaine d’Ivanovka. Terme souvent galvaudĂ© lorsqu’on Ă©voque Lugansky, celui d’élĂ©gance s’impose inĂ©vitablement  Ă  l’écoute des cinq PrĂ©ludes de l’opus 23 qu’il a soigneusement choisis, mettant en lumiĂšre toutes les facettes de son art, tour Ă  tour extatique, sensuel, exaltĂ© jusqu’à l’ivresse. C’est bien celle-lĂ  qu’il finit par nous communiquer par ses deux bis, toujours de Rachmaninov, sa transcription Ă©mue de la romance « Lilas » et l’irrĂ©sistible PrĂ©lude n°2 de l’opus 3.

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 20 août 2019. Récital Nikolaï Lugansky, piano.
 Par notre envoyé spécial MARCEL WEISS

 

 

 

COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 18 août 2019. Récital Boris Berezovsky, piano.
 SCRIABINE, RACHMANINOV

COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 18 août 2019. Récital Boris Berezovsky, piano.
 SCRIABINE, RACHMANINOV. Par notre envoyé spécial MARCEL WEISS

 

 

 

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« Je vous appelle Ă  la vie, ĂŽ forces mystĂ©rieuses » : cette invocation, placĂ©e en exergue de la Sonate n°5 de Scriabine, semble dĂ©fier les interprĂštes assez imprudents pour partager la quĂȘte mystique de son auteur. DĂšs l’andante cantabile de son premier PoĂšme, Boris Berezovsky en tient la gageure par son jeu tout de suggestion et la dĂ©licatesse de son toucher. Les piĂšces suivantes de Scriabine flirtent avec une vision idĂ©alisĂ©e de l’érotisme, symbolisĂ©e par l’accord de Tristan Ă©noncĂ© dans la Sonate n°4, une Ɠuvre encore rĂ©solument heureuse, dĂ©bordante d’énergie, que Berezovsky empoigne Ă  bras le corps. ThĂšme amplifiĂ© dans l’arachnĂ©enne « FragilitĂ© », la valse Ă©vanescente de « Caresse dansĂ©e » et le tempĂ©tueux « DĂ©sir ».
D’un seul jet, la Sonate n°5, contemporaine du « PoĂšme de l’extase », accumule les difficultĂ©s et les indications de tempo, dans un sentiment gĂ©nĂ©ral d’urgence et de fiĂšvre, traduit avec maestria par un interprĂšte hallucinĂ©, dominant les piĂšges techniques. Celui qui se prĂ©sente parfois comme un chasseur poursuivant ces proies que seraient les notes semble en improviser le cours de maniĂšre agogique et non mĂ©canique.

Lyrique passionnĂ©ment, sa vision de la Sonate n°2 de Rachmaninov restitue le foisonnement d’une Ɠuvre qui rend hommage Ă  la Russie Ă©ternelle, des carillons initiaux Ă  l’évocation nostalgique de ses paysages. EnvisagĂ©es par Rachmaninov comme de vĂ©ritables compositions et non comme de simples arrangements, ses nombreuses transcriptions embrassent tous les genres musicaux. Du PrĂ©lude de la « Partita n°3 pour violon » de Bach, ornĂ© avec humilitĂ©, Ă  la tendre « Berceuse » de TchaĂŻkovsky, en passant par un virevoltant Scherzo du « Songe d’une nuit d’étĂ© » de Mendelssohn, le limpide et tendre « Wohin ? » de la « Belle MeuniĂšre » de Schubert et le « Liebeslied » langoureux de Kreisler. Autant de moments musicaux, de prĂ©textes d’admirer une fois de plus la dextĂ©ritĂ© et la versatilitĂ© expressive du pianiste. Sans l’extrĂȘme musicalitĂ© et la sensibilitĂ© Ă  fleur de touche de Berezovsky, les arrangements funambulesques par Godowsky des Ă©tudes de Chopin dĂ©jĂ  si exigeantes dans leur virtuositĂ© pourraient sembler de bien mauvais goĂ»t. Nos prĂ©jugĂ©s sont balayĂ©s devant la prouesse des trois Etudes de l’opus 10, dont celle dite  «  RĂ©volutionnaire » jouĂ©es de la seule main gauche.
En guise de conclusion, Boris Berezovsky nous proposa de confronter le PrĂ©lude n°2 de Gerschwin et une piĂšce similaire – toutes deux bĂąties sur une maniĂšre de basse continue – de Scriabine
 Jazzman avant l’heure ?

 

 

 

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COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 18 aoĂ»t 2019. RĂ©cital Boris Berezovsky, piano.
 SCRIABINE, RACHMANINOV. Par notre envoyĂ© spĂ©cial MARCEL WEISS / Illustration : photo © service communication ville du Touquet Paris Plage 2019.

 

 

 

Concert pour les 500 ans du chĂąteau de Chambord

arte_logo_2013ARTE, dim 8 sept 2019, 17:45. CONCERT 500 ans de Chambord. Concert exceptionnel, filmĂ© sur le toit-terrasse du chĂąteau de Chambord dont le programme unique entend fĂȘter les 500 ans de la construction. Plus grand chantier du rĂšgne de François Ier, le chĂąteau de Chambord mĂ©rite bien ce focus cĂ©lĂ©bratif, filmĂ© sous des lumiĂšres oniriques qui en restituent le raffinement et l’harmonie formelle. Comme Versailles pour Louis XIV, Chambord est d’abord un pavillon de chasse, au cƓur de la forĂȘt giboyeuse de Sologne.

 

 

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François Ier, roi fastueux qui a le choc de l’Italie, transporte en France, l’éclat artistique de la Renaissance italienne. En 1519, au milieu des marĂ©cages, surgit le chĂąteau enchantĂ©, vision matĂ©rialisĂ©e d’un rĂȘve architectural dont l’unitĂ©, l’élĂ©gance, l’ampleur et l’harmonie du plan demurent mystĂ©rieux. Qui a conçu le plan dont les manuscrits n’ont jamais Ă©tĂ© retrouvĂ© ? Comment restituer l’évolution et les Ă©tapes du chantier ? Comment attribuer Ă  chaque concepteur sa part ? Quelle fut par exemple la participation de Leonard de Vinci, le maĂźtre et l’ami de François Ier ? Vinci meurt quelques mois avant le dĂ©but du chantier 
 Lui doit on la conception de l’escalier central Ă  deux rĂ©volutions ou deux montĂ©es entrelacĂ©es, vĂ©ritable prodige architectural ; lui doit on aussi le plan centrĂ©, en croix ? Qui a conçu la formidable forĂȘt de cheminĂ©es hautes en faitage qui confĂšre au bĂątiment ce fourmillement central dont la rĂ©fĂ©rence serait la JĂ©rusalem cĂ©leste ?

4 tours massives (rĂ©fĂ©rences aux chĂąteaus dĂ©fensifs mĂ©diĂ©vaux français), 77 escaliers, 400 piĂšces
 rappellent la place premiĂšre que le bĂąti a tenu dans le cƓur du Roi François Ier. Chambord pour lui ce qu’est Versailles pour Louis XIV.

Le concert Ă©voque la place de la musique Ă  Chambord ; une place privilĂ©giĂ©e puisque Leonard de Vinci Ă©tait lui-mĂȘme grand ordonnateur de fĂȘtes et aussi instrumentiste virtuose (lira da braccio). Chaque section du spectacle Ă©voque les compositeurs renommĂ©s et les personnalitĂ©s politiques qui ont suscitĂ© l’art du spectacle et l’essor de la musique


 

 

 

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Musiques de la Renaissance avec DOULCE MEMOIRE et l’excellent Denis Raisin-Dadre (qui ont d’ailleurs fĂȘtĂ© leur… 30 ans au printemps 2019 !); musique baroque aussi car Lully, MoliĂšre et Louis XIV ont marquĂ© l’histoire du chĂąteau : le Bourgeois Gentilhomme, piĂšce avec musique, a Ă©tĂ© crĂ©Ă© ici mĂȘme.

Ce sont aussi d’autres figures, acteurs principaux de l’histoire de Chambord : une recluse mystĂ©rieuse, le MarĂ©chal de Saxe, le Comte de Chambord
‹De la Renaissance au Romantisme, entre partitions françaises et citations italiennes, le mystĂšre Chambord s’épaissit, fascine, offrant cet idĂ©al esthĂ©tique hĂ©ritĂ© de la Renaissance française. Avec les Ensembles Doulce MĂ©moire de Denis Raisin Dadre et le Parnasse Français de Louis Castelain mais Ă©galement la chanteuse Lucile Richardot et la pianiste Vanessa Wagner.

 

 

 

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ARTE, Dimanche 8 septembre 2019. 17h45 500 ANS DE MUSIQUE AU CHÂTEAU DE CHAMBORD – Écrit et rĂ©alisĂ© par Olivier Simonnet (2019- 1h30mn) – InvitĂ©s : Les Talens Lyriques – Ch Rousset, VĂ©ronique Gens, Sophie KarthĂ€user, Jean-SĂ©bastien Bou, JĂ©rĂŽme Boutillier, Emiliano Gonzalez Toro, Philipp Mathmann, Doulce MĂ©moire – Denis Raisin Dadre, le Parnasse Français – Louis Castelain, Lucile Richardot, Vanessa Wagner. Intervenant : Virginie Berdal.

En complément :
Documentaire CHAMBORD, le chĂąteau, le roi, l’architecte, diffusĂ© sur ARTE, samedi 7 sept 2019, 20:50.

 

 

GSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 août 2019. VIVALDI II

bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewGSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 aoĂ»t 2019. VIVALDI II. La diva romaine revient Ă  ses premiers amours vivaldiennes
 Ce vendredi 23 aoĂ»t commence la derniĂšre sĂ©rie (magistrale) d’évĂ©nements musicaux au sein du Gstaad Menuhin Festival : Ă  19h30, nouveau programme dĂ©fendu par CECILIA BARTOLI (Ă©glise de Saanen). Les Saisons de Vivaldi dialoguent avec un choix d’airs d’opĂ©ras du PrĂȘtre Rosso…

Avec «Les Musiciens du Prince», que Cecilia Bartoli a crĂ©Ă© en 2016 avec Jean-Louis Grinda, directeur de l’OpĂ©ra de Monte-Carlo, la diva romaine explore de nouveaux sons, toujours au service de sa fougue et de sa passion exploratrice, qu’elle soit Baroque comme ici, ou romantique
 Bien sĂ»r il y est question de Vivaldi, un compositeur que la cantatrice dĂ©voilait avec une candeur gourmande et inspirĂ©e il y a 
 20 ans. A Saanen, ce 23 aoĂ»t, place donc aux airs d’opĂ©ras, et aussi Ă  l’inusable et atemporel sommet concertant au XVIIIĂš, Les Quatre Saisons, dĂ©jĂ  estimĂ© par JS Bach qui s’était procurĂ© la partition, avec celle des autres concertos pour violon du Pretre Rosso (500 piĂšces composĂ©es). Le premier recueil, L’Estro armonico op. 3, paraĂźt en 1711 Ă  Amsterdam, et fait immĂ©diatement sensation. Vivaldi est alors professeur de violon Ă  l’Ospedale della PietĂ , une institution vĂ©nitienne pour jeunes filles pauvres, orphelines ou abandonnĂ©es. Les Saisons appartiennent Ă  un recueil plus tardif, intitulĂ© Il Cimento dell’armonia e dell’invenzione – littĂ©ralement «le combat de l’harmonie (la raison) et de l’invention (l’imagination)» : comment l’inspiration furieuse dans le cas de Vivaldi peut-elle s’arranger des contraintes de l’écriture ? Harmonie et Invention
 ? Vivaldi rĂ©soud l’équation en sublimant les deux. Ni plus ni moins. Car il a tout : sensibilitĂ© du peintre, curieux des atmosphĂšres et justesse de l’écriture, Ă  la fois virtuose, dramatique, poĂ©tique

Cecilia Bartoli souligne le gĂ©nie du Vivaldi lyrique : lequel a Ă©crit pas moins de 40 ouvrages. Sans omettre la cinquantaine de cantates et sĂ©rĂ©nades, une centaine de sonates et plusieurs oratorios. Le Vivaldi compositeur d’opĂ©ras paraĂźt sur le tard, en 1713, annĂ©e de sa nomination comme imprĂ©sario (c’est Ă  dire «administrateur») du teatro Sant’Angelo ; en dĂ©coule 94 opĂ©ras, un nombre qu’il affirme avoir atteint comme crĂ©ateur pour la scĂšne. Depuis ses dĂ©buts, la prĂȘtresse vivaldienne Cecilia Bartoli chante la langue Ă©ruptive, rythmique, Ă©nergique d’un musicien qui sut embraser les cƓurs, ceux du public, grĂące au chant de ses divas et castrats
 Le programme reprend les airs de son dernier cd VIVALDI II, paru en, CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2018

LIRE notre critique du cd CECILIA BARTOLI / VIVALDI II :
https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/
bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewExtrait de la critique du cd VIVALDI II par Cecilia Bartoli :
 « La diva en 2018 prolonge les qualitĂ©s de 1999 : une sorte de souplesse surexpressive qui par la force des choses est devenue naturelle, tel un ruban vocal Ă  la fois martelĂ© et suave. Ainsi comme nous l’avions dĂ©jĂ  observĂ© dĂšs dĂ©but novembre (premiĂšres impressions du cd VIVALDI / BARTOLI 2018), la mezzo dĂ©ploie une belle diversitĂ© de nuances propres Ă  l’articulation et Ă  la caractĂ©risation de chaque : comme l’écrivait le 6 novembre 2018 notre rĂ©dacteur Lucas Irom : « D’emblĂ©e, en ouverture l’air agitĂ© du dĂ©but de ce programme proclame sans fioritures ni hĂ©sitation la furiĂ  assumĂ©e de la partition, – cordes fouettĂ©es comme une crĂȘme liquide et souple ; voix trĂšs incarnĂ©e et engagĂ©e, laquelle a certes perdu de son Ă©lasticitĂ© comparĂ©e Ă  1999, avec des aigus parfois courts, mais dont l’économie des moyens (intelligence expressive) et la gestion de la ligne expressive architecturent le premier air de Zanaida (Argippo : « Selento ancora il fulmine ») avec un brio franc, naturel, contrastĂ© et vivace, riche en vertiges et accents mordants dans la premiĂšre section ; alanguis et murmurĂ©s dans la centrale, exprimant jusqu’à la hargne voire la frĂ©nĂ©sie hallucinĂ©e de cet appel Ă  la vengeance. Plus loin, l’air de Caio d’Ottone in villa (1713 : un ouvrage traversĂ© par un souffle pastorale inĂ©dit) qui exprime la blessure d’un coeur trahi face Ă  la cruautĂ© de son aimĂ©e, est abordĂ© avec une infinie tendresse, aux lignes amples et fluides ; la couleur vocale d’une torpeur triste mais ardente est idĂ©alement soutenue, avec un Ă©clairage intĂ©rieur qui renseigne tout Ă  fait la douleur presque lacrymale du cƓur en souffrance. Qui a dit que Vivaldi n’était que virtuositĂ© mĂ©canique ? C’est un peintre du coeur humain parmi le splus inspirĂ©s
 autant que BACH ou Haendel. Cecilia Bartoli enflamme les esprits dans le registre cantabile, ici suivant les pas du castrat crĂ©ateur Bartolomeo Bartoli. » Par Lucas Irom (nov 2018)

https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/

 

 

 

 

Infos pratiques :
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SAANEN, église, ven 23 août 2019, 19h30

 

 
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RESERVEZ VOTRE PLACE

CECILIA BARTOLI, mezzosopran

‹LES MUSICIENS DU PRINCE – MONACO
ANDRÉS GABETTA, Violon & Konzertmeister

 

 

 

 

Programme :
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Antonio Vivaldi (1678–1742)
Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der FrĂŒhling» – 1. Satz 4’

«Quell’augellin», Arie der Silvia aus der Oper «La Silvia» RV 734 5’
«Non ti lusinghi la crudeltade», Arie des Lucio aus der Oper «Tito Manilo» RV 738 8’
«Gelosia, tu giĂ  rendi l’alma mia», Arie des Caio aus der Oper «Ottone in villa» RV 729 4’

Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der FrĂŒhling» – 3. Satz 4’

«VedrĂČ con mio diletto»,
Arie des Anastasio aus der Oper «Il Giustino» RV 717 5’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 1. Satz 5’

«Sol da te mio dolce amore»,
Arie des Ruggiero aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 8’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 2. & 3. Satz 5’

«Si lento ancora il fulmine»,
Arie der Zenaida aus der Oper «Argippo» RV 697 4’

«Zeffiretti che sussurrate»,
Arie der Ippolita‹aus der Oper «Ercole sul Termodonte» RV 710 9’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293‚«Der Herbst» – 1. Satz 5

«Ah fuggi rapido»,
Arie des Astolfo‹aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 3’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293
«Der Herbst» – 3. Satz 3’

«Gelido in ogni vena»,
Arie des Farnace‹aus der Oper «Farnace» RV 711 12’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 1. Satz 3’

«Se mai senti spirarti sul volto»,
Arie des Cesare‹aus der Oper «Catone in Utica» RV 705 10’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 2. & 3. Satz 5’

COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET, Pianos Folies, le 17 août 2019. Récital Benjamin Grosvenor, piano. SCHUMANN, JANACEK, LISZT


COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 17 aoĂ»t 2019. RĂ©cital Benjamin Grosvenor, piano. SCHUMANN, JANACEK, LISZT
 Par notre envoyĂ© spĂ©cial au Touquet, MARCEL WEISS. Dans son apparente simplicitĂ©, le « BlumenstĂŒck » de Schumann constituait une entrĂ©e en matiĂšre idĂ©ale pour saisir le style Grosvenor : recherche de la ligne de chant appropriĂ©e, attention au dĂ©tail des diffĂ©rentes voix, le tout dans un tempo d’une grande souplesse.
Contraste pleinement assumĂ© avec – sans transition – l’attaque brutale des « Kreisleriana » et l’entrĂ©e dans l’univers tourmentĂ© d’un Schumann de 28 ans (Ă  un an  prĂšs l’ñge de son interprĂšte) Ă©cartelĂ© entre exaltation amoureuse et mĂ©lancolie morbide, dans un jeu de
double – Florestan le passionnĂ© et Eusebius le rĂȘveur – dont on connait le dĂ©nouement tragique. Une bipolaritĂ© omniprĂ©sente dĂšs la premiĂšre piĂšce du recueil, ExtrĂȘmement agitĂ©, avec une section mĂ©diane rĂȘveuse rapidement balayĂ©e par la tempĂȘte de l’ñme.

 

 

 

Le jeu de Benjamin Grosvenor : virtuosité et poésie

 

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Redonner de la cohĂ©rence Ă  ce patchwork de sentiments contradictoires, telle est la gageure que Benjamin Grosvenor Ă©prouve quelques difficultĂ©s Ă  soutenir, se perdant parfois dans l’anecdote. Cela n’empĂȘche pas d’ĂȘtre sĂ©duit par la beautĂ© plastique et l’imagination sonore qu’il dĂ©ploie, notamment dans les numĂ©ros pairs de la partition, dont sourd naturellement l’émotion.
La subtilitĂ© de son toucher et sa maĂźtrise du legato font merveille dans la Barcarolle de Chopin. Mais c’est dans l’univers de Janacek, dans l’écriture peu conventionnelle de la  Sonate « 1er octobre 1905 », fragmentĂ©e, heurtĂ©e, avec sa rĂ©pĂ©tition lancinante de cellules rythmiques, porteuse d’émotions contradictoires, que sa recherche obsessionnelle du dĂ©tail, de dĂ©faut devient une qualitĂ©.
” En chaque vision fugitive, je vois des mondes entiers, ils changent sans cesse, Ă©tincelant dans les gaies couleurs de l’iris ” dĂ©clarait Prokofiev, qui, sans doute, aurait aimer entendre le jeune et talentueux Britannique les jouer
 Il en interprĂštera douze sur les vingt du recueil, dans un ordre trĂšs personnel. Comme autant de HaĂŻkus, passant du grotesque au mystique, du joyeux au mĂ©ditatif.
La septiĂšme vision, indiquĂ©e Pittoresco, la prĂ©fĂ©rĂ©e du pianiste, rassemble en moins de deux minutes le maximum de difficultĂ©s pour Ă©voquer le jeu de la harpe : touches caressĂ©es crĂ©ant l’illusion de glissandi, profusion des couleurs, maitrise des rĂ©sonances.

Morceau de bravoure s’il en est, les « RĂ©miniscences de Norma » de Liszt offre Ă  Benjamin Grosvenor l’opportunitĂ© de dĂ©ployer, vĂ©ritable homme-orchestre, son Ă©poustouflante virtuositĂ© pour incarner le drame dans toutes ses pĂ©ripĂ©ties. En gardant son Ă©lĂ©gance naturelle.
En bis, une « PiĂšce lyrique » de Grieg, Erotique, et l’endiablĂ©e « Danza del gaucho madrero » de Ginastera – chĂšre Ă  Marta Argerich –, ultimes tĂ©moignages de la double nature du pianiste, poĂšte autant que virtuose.

 

 

 

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COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 17 aoĂ»t 2019. RĂ©cital Benjamin Grosvenor, piano. SCHUMANN, JANACEK, LISZT
 Par notre envoyĂ© spĂ©cial MARCEL WEISS. Illustration : photo © service communication ville du Touquet Paris Plage 2019

 

 

 

COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, le 16 août 2019. Récital Alexandre Tharaud, piano. RAVEL


piano-folies-touquet-plage-2019-vignette-festival-annonce-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 16 aoĂ»t 2019. RĂ©cital Alexandre Tharaud, piano. GRIEG, BEETHOVEN, HAHN, RAVEL
 Par notre envoyĂ© spĂ©cial MARCEL WEISS… Un rĂ©cital d’Alexandre Tharaud ressemble Ă  une conversation entre gens de bonne compagnie. Conversation qu’il ouvre par une sobre prĂ©sentation de son programme – comme toujours construit avec subtilitĂ© – et la justification de ses choix. En l’occurrence, l’envie de rassembler quatre compositeurs qu’il reconnait particuliĂšrement adorer, en un hommage Ă  la musique baroque, française notamment, dont il s’est montrĂ© par le passĂ© un talentueux interprĂšte.

Grieg en premier lieu, des extraits de sa Suite Holberg dans sa version pianistique originale : Ă  la cantilĂšne sensuelle de la Sarabande succĂšdent l’andante religioso de l’Air, Ă©mouvant dans sa lumineuse simplicitĂ©, et une Ă©nergique et rustique Gavotte, sur fond de vielle Ă  roue. PremiĂšre dĂ©monstration d’un art accompli de la suggestion, fait de sonoritĂ©s impalpables, sans jamais forcer le trait.
En exergue de son interprĂ©tation de la Sonate opus 110, Alexandre Tharaud nous brosse le portrait d’un Beethoven affaibli par la surditĂ©, en mal de reconnaissance – considĂ©rĂ© quasiment par ses contemporains comme un has been – et pourtant pensant uniquement Ă  inventer de nouvelles formes, Ă  transcender genres et styles, tant pour le quatuor que pour un piano sublimĂ©.
A un premier mouvement tout de lĂ©gĂšretĂ© , succĂšde  un allegro molto prudent aux contrastes sensiblement attĂ©nuĂ©s puis un Adagio superbement phrasĂ©, comme improvisĂ© note Ă  note, menant Ă  une fugue double s’élevant majestueusement jusqu’au climax final, Ă  l’émotion contenue. Le tout baigne dans un climat de sĂ©rĂ©nitĂ© prĂ©figurant l’opus 111.

 

 

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L’oeuvre pour piano de Reynaldo Hahn est dĂ©cidĂ©ment revenue Ă  la mode, comme en tĂ©moignent les enregistrements rĂ©cents de Bernard Paul-Reynier et de Billy Eidi du cycle du « Rossignol Ă©perdu » dont fait partie « Versailles » : huit saynĂštes composĂ©es dans le domaine royal mĂȘme, qui constituent, selon Alexandre Tharaud, l’hommage Ă  un monde perdu d’un grand romantique mĂ©connu. Comme autant de reflets de fĂȘtes galantes chatoyants, ciselĂ©s Ă  la maniĂšre du Ravel de Ma MĂšre l’Oye, qui s’assombrissent peu Ă  peu jusqu’au dĂ©nuement dĂ©sespĂ©rĂ© des deux piĂšces ultimes, « Hivernale » et « Le PĂšlerinage inutile », proches du climat schubertien du Leiermann du « Voyage d’Hiver ».

L’élĂ©gance et le quant-Ă -soi  d’Alexandre Tharaud y font merveille. L’enchainement se fait naturellement avec la mĂ©lancolie fin-de-siĂšcle du Menuet de la Sonatine de Ravel, succĂ©dant Ă  un premier mouvement – ModĂ©rĂ© – dĂ©jĂ  baroque par ses perpĂ©tuels changements de tempo. La maniĂšre dont le pianiste semble faire naĂźtre la musique du nĂ©ant est en soi dĂ©jĂ  chose admirable.

 

 

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Difficile de se contenter de la seule version piano pour restituer la frĂ©nĂ©sie de la Valse ravĂ©lienne. A l’instar d’un Glenn Gould ou d’un Roger Muraro, Alexandre Tharaud nous propose sa propre transcription, enrichie de la version pour deux pianos et de l’originale pour orchestre. DĂšs l’entame de la piĂšce, comme sortie des tĂ©nĂšbres, le climat angoissant installĂ© prĂ©sage de la fin apocalyptique d’une valse-hĂ©sitation entre ivresse et inquiĂ©tude morbide, magistralement conduite avec une science du rythme et du legato sans pareil.
Alexandre Tharaud retrouve sa sérénité et affiche une jubilation communicative avec deux de ses bis de prédilection, la délicate Valse n°19 de Chopin et la redoutable Sonate K.141 de Scarlatti. Par notre envoyé spécial MARCEL WEISS. Illustration / Photo : © Service Communication ville du Touquet-Paris-Plage 2019.

 
 

COMPTE-RENDU, rĂ©cital de piano. La Roque d’AnthĂ©ron, le 14 aoĂ»t 2019. Vikingur Ólafsson, piano. Rameau, Debussy.

COMPTE-RENDU, rĂ©cital de piano. La Roque d’AnthĂ©ron, le 14 aoĂ»t 2019. Festival International de piano de La Roque d’AnthĂ©ron. Parc du ChĂąteau de Florans. Oeuvres de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et Claude Debussy (1862-1928) . Par notre envoyĂ© spĂ©cial YVES BERGÉ. Grand, mince, allure de gendre idĂ©al, lunettes , costume clair, trĂšs classe, le pianiste trentenaire, originaire de Reykjavik, s’avance vers le public, micro Ă  la main et explique, en anglais, qu’il est un heureux papa depuis quatre mois, ce qui a changĂ© sa vie et l’a amenĂ© aussi Ă  modifier quelque peu le programme. On n’entendra donc pas Les Tableaux d’une exposition de Moussorgsky, initialement prĂ©vus. Deux seuls compositeurs au programme : Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et Claude Debussy (1862-1928). Ólafsson prĂ©cise qu’il adore la Provence, la France et qu’il tient dans une trĂšs haute estime ces deux compositeurs majeurs. Il nous annonce un voyage Ă©tonnant en croisant ces deux gĂ©nies, synthĂšse de la musique française, entre baroque et couleurs impressionnistes, si Ă©loignĂ©s et pourtant si proches ! Ólafsson ose prĂ©senter Rameau comme un musicien de la couleur, « futuriste », proche finalement de l’idĂ©al des peintres impressionnistes, malgrĂ© les trĂšs nombreuses compositions pour le clavecin, instrument offrant peu de nuances et Debussy pas si Ă©loignĂ© de l’univers de la musique baroque, par sa libertĂ© et sa conquĂȘte du timbre, des images et des contours! Dans la premiĂšre partie, qu’il veut sans applaudissements, seize piĂšces des deux compositeurs vont s’enchaĂźner !

 

 

L’islandais Vikingur Ólafsson rapproche Rameau et Debussy
dans un Ă©blouissant voyage sensoriel

 

 

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Il y en aura quatorze dans la deuxiĂšme partie, avec cette mĂȘme Ă©coute transversale et ce mĂȘme rituel de silence. Le PrĂ©lude, extrait de La Demoiselle Ă©lue de Claude Debussy est d’entrĂ©e magnifique : clartĂ©, couleurs, alternance de grands arpĂšges et d’arrĂȘts surprenants, d’une extrĂȘme sensibilitĂ©. L’enchaĂźnement avec des extraits de la Suite en mi mineur de Rameau, sonne comme une adhĂ©sion au parti pris du pianiste ; on passera pendant pratiquement deux heures d’un compositeur Ă  l’autre : Rameau / Debussy / Rameau / Debussy…et on s’habituera Ă  cette cohabitation Ă©trange au dĂ©part mais inouĂŻe Ă  la fin du parcours, comme une initiation Ă©vidente. Rameau a composĂ© Trois Livres de PiĂšces pour clavecin: 1706-1724-1728, regroupĂ©s par tonalitĂ©s. C’est l’un des plus grands musiciens français, synthĂšse de la musique baroque et apogĂ©e du classicisme, organiste, claveciniste, violoniste, chef d’orchestre, thĂ©oricien. Une Ɠuvre pour clavecin trĂšs variĂ©e : piĂšces imitatives : Le Rappel des oiseaux, La Poule…, piĂšces de caractĂšre : Les tendres Plaintes, Les Muses…,piĂšces de pure virtuosité qui rappellent Scarlatti : Les Tourbillons, Les Trois Mains…, piĂšces plus savantes, dans le sens des nouvelles recherches thĂ©oriques : L’Enharmonique, Les Cyclopes…La Suite en mi mineur a Ă©tĂ© rendu cĂ©lĂšbre par Le Rappel des oiseaux et Le Tambourin. Dans le Rappel des oiseaux, on retrouve toute la science du compositeur: ornements, figuralismes, croisements des deux mains… Evocation narrative de 2 oiseaux, leurs gazouillis, agitation, dialogue. Ce n’est pas qu’une piĂšce descriptive; c’est aussi une piĂšce complexe qui permet Ă  Rameau de nous offrir toute sa science compositionnelle, le motif des oiseaux servant de prĂ©texte Ă  une partition rigoureuse et « dramatique », toujours thĂ©Ăątrale. Ces oiseaux, comme le Rigaudon et le Tambourin sont certainement une Ă©vocation de la Provence que Rameau a connue lorsqu’il Ă©tait organiste Ă  Avignon. Ólafsson imprime Ă  chaque piĂšce l’atmosphĂšre idĂ©ale, soit enjouĂ©e, soit plaintive, jeu clair d’une grande Ă©lĂ©gance. La Tarentelle syrienne est une Ɠuvre de jeunesse de Debussy Ă©ditĂ©e sous le titre « Danse ». Musique ternaire Ă  6/8, trĂšs vive, avec de nombreux contretemps qui donnent une allure de danse cabotine ; jeu brillant du pianiste islandais qui fait admirablement ressortir tous les motifs.
Le concert sera un feu d’artifice entre Rameau et Debussy, princes des couleurs, avides d’espaces et de libertĂ©, malgrĂ© les codes ! Dans les deux piĂšces des Children’s Corner, (« SĂ©rĂ©nade Ă  la poupĂ©e », « la neige danse »), le pianiste trouve la justesse de ces piĂšces dĂ©diĂ©es Ă  Claude-Emma, la fille de Debussy, surnommĂ©e Chouchou et trop tĂŽt disparue (14 ans!). Le compositeur note sur la partition : « A ma trĂšs chĂšre Chouchou, avec les tendres excuses de son pĂšre pour ce qui va suivre ! ». Des comptines simples, mais aussi des passages de grande difficultĂ© que surmonte aisĂ©ment Olafsson. « Les tendres plaintes », de la Suite en rĂ© majeur de Rameau, est d’une incroyable mĂ©lancolie, thĂšme Ă  la main droite avec cet Ă©lan sur la tierce : fa-la pour retomber sur la fondamentale rĂ© et un accompagnement rĂ©gulier en arpĂšges sur la tonalitĂ© de rĂ© mineur : superbe ! Des pas sur la neige (sixiĂšme piĂšce du Premier Livre des PrĂ©ludes) de Debussy, et cette impression de dĂ©solation, de solitude, est aussi dans la tonalitĂ© de rĂ© mineur, clin d’Ɠil du pianiste Ă  la magie des Tendres plaintes de Rameau ? La Suite en sol mineur de Rameau nous offre une Poule trĂšs sautillante avec des notes piquĂ©es, rĂ©pĂ©tĂ©es, le pianiste est survoltĂ©. Et cette danse des Sauvages, puissante, d’une thĂ©ĂątralitĂ© impressionnante, extraite du TroisiĂšme livre de clavecin, que Rameau rĂ©utilisera dans son OpĂ©ra-Ballets : Les Indes Galantes (1735), procĂ©dĂ© baroque courant. Le pianiste s’amuse de ces piĂšces descriptives, par des attaques franches puis des pasages plus relĂąchĂ©s! La fille aux cheveux de lin et Ondine de Debussy, deux extraits des Ier et IIĂšme livres des PrĂ©ludes, avec ces effets de vagues rappellent La Mer (TroisiĂšme esquisse : le dialogue du vent et de la mer ». L’IndiscrĂšte de Rameau assoit la forme Rondo avec cette alternance refrain/couplets que le pianiste distille avec une science Ă©tonnante, on croit entendre le clavecin, le violon, la viole de gambe, la flĂ»te, car il s’agit Ă  l’origine d’une PiĂšce de clavecin en concert ! L’exquise transcription par Ólafsson de « l’EntrĂ©e de Polymnie », des BorĂ©ades de Rameau, tragĂ©die lyrique, avec ces relais permanents en croches rĂ©guliĂšres main gauche-main droite dans un tempo lent, binaire, est magique ! La Suite Pour le piano de Debussy, composĂ© de trois piĂšces : « PrĂ©lude », « Sarabande », « Toccata » est le rĂ©sumĂ© de tout le compositeur : thĂšme puissant du PrĂ©lude, martelĂ©, ligne chromatiques, ondulations impressionnistes, sonoritĂ©s trĂšs « jazzy » qui annoncent Gershwin, croisements, grandes vagues, succession d’accords de quartes vibrants et surprenants, qui noient la tonalitĂ©. Si Debussy a toujours refusĂ© l’appellation d’impressionniste, son Ɠuvre est baignĂ©e d’impressions, d’images, et nombreux sont les titres de ses Ɠuvres qui font rĂ©fĂ©rence Ă  des tableaux de la nature : La Mer , Jardins sous la pluie, Le vent dans la plaine
.Estampes ou Images, rappellent la peinture.
La performance de Vikingur Ólafsson est gigantesque car il semble donner Ă  Debussy une Ɠuvre trĂšs structurĂ©e, d’une grande cohĂ©sion que certains lui reprochent souvent d’oublier et Ă  Rameau la libertĂ©, hors des systĂšmes d’Ă©criture que le compositeur français codifiera, pourtant lui-mĂȘme, dans son fameux TraitĂ© d’Harmonie rĂ©duite Ă  ses principes naturels de 1722 qui fait rĂ©fĂ©rence encore aujourd’hui.
On sort de ce concert Ă©merveillĂ©s et secouĂ©s par tant d’Ă©vidence, d’intelligence. Circonspects au dĂ©but de ce collage qui paraissait osĂ©, on salue, Ă  la fin, l’audace d’un concert si rare dans ses choix de programmation : Rameau Ă©tait un homme sec, rugueux, assez instable, brillant, musicien et savant. La carrure, la thĂ©ĂątralitĂ©, les ornements codĂ©s, l’agencement des formules semblaient si Ă©loignĂ©s de Debussy, talentueux mais d’un esprit rebelle, novateur, moderne, anticonformiste, refusant de se plier aux rĂšgles de l’harmonie classique, rejetant les acadĂ©mismes esthĂ©tiques, et recherchant sans cesse des harmoniques audacieuses, refusant les formules, les cadences traditionnelles quand son Ă©minent confrĂšre posait en 1722 de nouvelles rĂšgles avec son TraitĂ© d’harmonie ! Mais si ses thĂšmes de prĂ©dilection : la mer, l’eau, les nuages… permettaient Ă  Debussy une grande mobilitĂ© et des ondulations chromatismes noyant l’harmonie avec des nuances, des modes de jeux, d’un extrĂȘme raffinement, rappelant la palette des peintres, thĂšmes flottants, imprĂ©vus, comme insaisissables (Claude Monet (Impression, soleil levant,1872), il s’agissait d’une libertĂ© Ă©tait trĂšs structurĂ©e, ce que tente de prouver Vikingur Ólafsson, l’absence de de formules figĂ©es, n’excluant pas une extrĂȘme cohĂ©rence. L’immense pianiste Sviatoslav Richter, ne disait-il pas de Debussy : «  Dans la musique de Debussy, il n’y a pas d’Ă©motions personnelles, il agit sur vous encore plus fortement que la nature. En regardant la mer, vous n’aurez pas de sensations aussi fortes qu’en Ă©coutant La Mer. Debussy, c’est la perfection mĂȘme ! ». Le public, debout, applaudissait, sans relĂąche, le plus français des islandais ! Un des trĂšs forts moments du Festival.

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, rĂ©cital de piano. La Roque d’AnthĂ©ron, le 14 aoĂ»t 2019. Festival International de piano de La Roque d’AnthĂ©ron. Parc du ChĂąteau de Florans. Oeuvres de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et Claude Debussy (1862-1928) . Par notre envoyĂ© spĂ©cial YVES BERGÉ

Crédits photos : Christophe Grémiot
Mercredi 14 août 2019.
‱ RĂ©cital de piano : Vikingur Ólafsson
‱ Oeuvres de Jean-Philippe Rameau et de Claude Debussy

 

 

 

 

COMPTE-RENDU, critique concert piano. La Roque, le 13 août 2019. Benjamin Grosvenor, piano. Schumann, Chopin, Liszt


COMPTE-RENDU, concert piano. La Roque d’AnthĂ©ron, Parc du chĂąteau de Florans, le 13 aoĂ»t 2019. Benjamin Grosvenor, piano. Schumann, Chopin, Liszt
 Par notre envoyĂ© spĂ©cial YVES BERGÉ… Depuis sa finale remportĂ©e au Concours de la BBC, Ă  l’Ăąge de onze ans, le jeune pianiste britannique, vingt-sept ans, originaire de Southend-on-Sea, dans le ComtĂ© de l’Essex, parcourt le monde et fascine par sa technique et sa sensibilitĂ©. LaurĂ©at de plusieurs prix, il enregistre son premier disque chez Decca Ă  onze ans ! Ce disque, consacrĂ© Ă  Chopin, Liszt, Ravel, est unanimement saluĂ© par la critique internationale. (Grammophon Awards et Diapason d’or!). C’est un programme en crescendo qu’il nous offrait ce mardi 13 aoĂ»t 2019 au Festival International de piano de La Roque d’AnthĂ©ron. Des piĂšces essentiellement romantiques de Robert Schumann (1810-1856), FrĂ©dĂ©ric Chopin (1810-1839), Franz Liszt (1811-1886) et plus modernes de LeoĆĄ Janáček (1854-1928) et SergueĂŻ Prokofiev (1891-1953).

Oeuvre de jeunesse de Robert Schumann, BlumenstĂŒck, littĂ©ralement morceau de fleurs ou par prolongement bouquet de fleurs, (Blumenstrauss) est Ă©crit autour d’un seul thĂšme, inlassablement varié ; beaucoup de grĂące, de clartĂ© dans le jeu du pianiste britannique qui n’en rajoute pas pour faire plus « romantique ».. Schumann pose une partition, Ă  l’apparence facile, mais oĂč les deux mains, dans une polyphonie de questions-rĂ©ponses, se partagent les difficultĂ©s et les motifs mĂ©lodiques, la main gauche n’Ă©tant pas, comme trop souvent, l’accompagnement, le faire-valoir de la main droite, plus libre, plus mĂ©lodique. Ici, au contraire, les deux dĂ©roulent le thĂšme, se chevauchent, s’entrelacent, mĂ©taphore du bouquet qui se crĂ©e devant nous, cadeau de Robert Ă  Clara dont il Ă©tait fou amoureux, elle, l’immense pianiste, de neuf ans sa cadette, lui, cherchant sans cesse sa voie, entre ses Ă©tudes de Droit Ă  Leipzig, sa carriĂšre de pianiste-compositeur, sans compter ses conflits incessants avec le terrible beau-pĂšre Friedrich Wieck, l’un des plus cĂ©lĂšbres professeurs de piano de l’Ă©poque. Mais la musique, plus que la jurisprudence, sera son refuge. Schumann le prouve encore avec cette deuxiĂšme Ɠuvre au programme : le cycle des Kreisleriana, opus 16, Ă©voque le maĂźtre de chapelle Johannes Kreisler, personnage crĂ©Ă© par Ernst Theodor Amadeus Hoffmann (1776-1822), familiĂšrement orthographiĂ© E.T.A Hoffmann, Ă©crivain romantique, Ă©crivain, musicien, dessinateur ; Hoffmann inspirera de nombreux artistes dont le plus cĂ©lĂšbre Jacques Offenbach qui lui consacrera son seul opĂ©ra non bouffe: Les Contes d’Hoffmann en 1881.
Schumann compose certainement, ici, ses plus belles pages pour le piano, s’identifiant tour Ă  tour au mĂ©lancolique EusĂ©bius ou au passionnĂ© Florestan, entre rĂȘverie et impulsivitĂ© qui seront ses traits de caractĂšres majeurs. Tout l’idĂ©al romantique est lĂ . Chaque piĂšce est ainsi divisĂ©e en deux parties distinctes. Kreisler est dĂ©crit par Hoffmann comme un maĂźtre de chapelle Ă©trange, emportĂ©, spirituel, sensible, crĂ©ativitĂ© dĂ©bordante, sensibilitĂ© excessive, alter ego d’Hoffmann et de… Schumann  ce qui permet Ă  ce dernier de composer ce florilĂšge de sentiments divers! La magnifique lettre de Robert Ă  Clara (Clara Wieck qui deviendra Clara Schumann !) du 3 mai 1838 tĂ©moigne de cet emportement passionnĂ©: Des mondes tout Ă  fait nouveaux s’ouvrent devant moi. J’ai composĂ© en quatre jours les Kreisleriana. Toi et ta pensĂ©e les dominent complĂštement ; je veux te les dĂ©dier. J’ai remarquĂ© que mon imagination n’est jamais si vive que lorsqu’elle est anxieusement tournĂ©e vers toi…C’est ainsi, ces jours derniers encore, et en attendant une lettre de toi, j’ai composĂ© de quoi remplir des volumes. Musique extraordinaire, tantĂŽt folle, tantĂŽt grave et rĂȘveuse. Tu ouvriras de grands yeux quand tu la dĂ©chiffreras. Vois-tu, j’ai l’impression que je vais finir par Ă©clater de musique, tant les idĂ©es se pressent et bouillonnent en moi quand je songe Ă  notre amour ».
Dans ces huit piĂšces pour piano aux tempi et aux atmosphĂšres contrastĂ©s (« ExtrĂȘmement agitĂ©, trĂšs intime, un peu plus lent, encore plus vif, plus animĂ©, rapide et comme en jouant… »),  on retrouve tous les Ă©tats-d’Ăąme du compositeur.

 

 

Benjamin Grosvenor : Romantisme so british !

 

 

 

thumbnail_Grosvenor_© Christophe GREMIOT_13082019-6

 

 

Grosvenor arrive Ă  les sublimer par un jeu prĂ©cis, sans emphase, brillant ou enfantin, survoltĂ© ou simple. On passe de motifs trĂšs rapides Ă  des motifs de quelques notes, clins d’Ɠil aux comptines de notre enfance, harmonies trĂšs classiques ou frottements judicieux parfois dissonances. On passe d’une Ă©criture trĂšs mĂ©lodique Ă  une polyphonie soudainement austĂšre, proche d’un Choral de Bach ! MĂ©lodies calmes puis chevauchĂ©es d’arpĂšges ininterrompus, entre quĂȘte et dĂ©sespoir. Si les pianos Steinway sont rois Ă  la Roque, brillants et majestueux, Grosvenor a choisi de jouer sur un piano Bechstein, de facture allemande, plus rond et sensuel. Robert Ă©crit Ă  Clara : « Dans certaines parties, il y a un amour vraiment sauvage, et ta vie et la mienne et beaucoup de tes regards ! » Entre passion et angoisse, trĂšs belle interprĂ©tation sensible et puissante.

On change complĂštement d’univers avec la Sonate pour piano 1er octobre 1905 de LeoĆĄ Janáček, Ă©voquant la mort tragique d’un ouvrier de Brno, assassinĂ© par baĂŻonnette en dĂ©fendant l’UniversitĂ© de sa ville, le 1er octobre 1905! Si le compositeur est passĂ© Ă  la postĂ©ritĂ© grĂące, essentiellement, Ă  son opĂ©ra JenĆŻfa en trois actes composĂ© en 1904, cette sonate est trĂšs emblĂ©matique de son style, ses deux mouvements s’inscrivant dans l’univers expressionniste du compositeur tchĂšque :
1 Le Pressentiment : Allegro tragique, noté con moto, agitation du pressentiment que recrée merveilleusement Benjamin Grosvenor.
2 La Mort : Adagio ; appel torturé, nombreux silences introspectifs, puis motifs minimalistes que le pianiste dessine comme un orfÚvre ; il attaque puis laisse résonner, pulsation réguliÚre aux sonorités étrangement médiévales.
Le cycle Visions fugitives, opus 22 de SergueĂŻ Prokofiev permet Ă  Grosvenor d’explorer les affres du XX Ăšme siĂšcle. Il s’inspire, pour cette Ɠuvre, de poĂšmes de son ami Constantin Dmitrievitch Balmont (1867-1942), poĂšte symboliste franco-russe qu’il rencontre plusieurs fois en France et en Russie. Vingt piĂšces pour piano, composĂ©es entre 1915-1917, aux titres trĂšs Ă©vocateurs, l’indication de vitesse habituelle (lent, rapide…adagio, allegro…) Ă©tant systĂ©matiquement agrĂ©mentĂ© d’une indication plus expressive Lentamente-Introduction/Andante-PiĂšce en forme d’arabesque/Allegretto-Danse/Animato-PiĂšce pleine d’Ă©nergie aĂ©rĂ©e…
Le début est un balancement dissonant, suivi immédiatement par un thÚme trÚs ludique, joyeux, puis une atmosphÚre impressionniste surprenante, ensuite un morceau vif qui rappelle Satie ! Un enchaßnement en arpÚges main gauche quand la main droite se balade dans tous les registres ; sur cet ostinato main gauche et cette main droite si libre, Grosvenor est prodigieux, un toucher exquis, agile.

Le pianiste termine son rĂ©cital en apothĂ©ose. Il joue la RĂ©miniscence de Norma de Franz Liszt, arrangement titanesque de l’opĂ©ra de Vincenzo Bellini (1801-1835) La Norma. On sait que le compositeur hongrois, pianiste Ă©blouissant, Ă©tait un spĂ©cialiste des arrangements, paraphrases, rĂ©miniscences d’opĂ©ras : Wagner, Verdi et tant d’autres, l’ont inspirĂ©. C’est trĂšs impressionnant techniquement et le pianiste britannique maĂźtrise toutes les difficultĂ©s, il se transcende et tout l’opĂ©ra est devant nous : airs, chƓurs, passages symphoniques… ; l’intrigue semble dĂ©filer devant les spectateurs Ă©bahis ! Moment fort du concert . Deux mains et c’est tout l’orchestre qu’on entend ! Prodigieux ! Par notre envoyĂ© spĂ©cial YVES BERGÉ

 

 

PIANO grosvenor benjamin critique concert piano classiquenews la roque anthéron août 2019 Grosvenor_© Christophe GREMIOT_13082019-9

 

 

 

 

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Festival International de piano de La Roque d’AnthĂ©ron
Parc du Chùteau de Florans, mardi 13 août 2019.
Crédit photo : © Christophe Grémiot

‱ RĂ©cital de piano : Benjamin Grosvenor
‱ BlumenstĂŒck opus 19 de Robert Schumann
‱ Kreisleriana, opus 16 de Robert Schumann
‱ Barcarolle en fa # majeur opus 60 de FrĂ©dĂ©ric Chopin
‱ Sonate pour piano 1er octobre 1905 de Leoơ Janáček
‱ Visions fugitives, opus 22 de Sergueï Prokofiev
‱ RĂ©miniscence de Norma de Franz Liszt, d’aprĂšs l’opĂ©ra de Vincenzo Bellini

 

 

 

 

 

 

COMPTE-RENDU, concert. La Roque d’AnthĂ©ron, le 9 aout 2019. TCHAIKOVSKI, RACHMANINOV : A Malofeev, N Goerner. Orch Nat du Tatarstan. A Slakovsky

COMPTE-RENDU, concert. Festival International de piano de La Roque d’AnthĂ©ron, le 9 aout 2019. TCHAIKOVSKI, RACHMANINOV : A Malofeev, N Goerner. Orch Nat du Tatarstan. A Slakovsky. Le Festival International de piano de La Roque d’AnthĂ©ron nous conviait Ă  une trĂšs grande et belle Nuit du piano. Deux compositeurs russes, un jeune pianiste russe Ă©blouissant, un pianiste argentin solaire, un orchestre et un chef, exaltĂ©s. Par notre envoyĂ© spĂ©cial YVES BERGÉ.

piano-malofeev-concerto-orchestre-critique-concert-piano-classiquenews-roque-antheron-2019-critique-classiquenews-malofeev-5Une premiĂšre partie consacrĂ©e Ă  deux Ɠuvres de Piotr Ilitch TchaĂŻkovsky (1840-1893) et une deuxiĂšme Ă  deux Ɠuvres de SergueĂŻ Rachmaninov (1873-1943). Deux concertos, deux Ɠuvres symphoniques, Ă©quilibre parfait d’un diptyque somptueux. Alexander Malofeev, gamin surdouĂ© de dix-sept ans,  inaugure cette Nuit du piano. Premier Prix du Concours International TchaĂŻkovsky pour jeunes pianistes, saluĂ© par sa prestation exceptionnelle Ă  quatorze ans, il joue le Concerto N°2 pour piano et orchestre en sol majeur opus 44 de TchaĂŻkovsky, sous la voĂ»te spectaculaire de La Roque, et ses 121 cubes blancs qui en font l’une des acoustiques les plus jalousĂ©es des festivals de plein air. Moins cĂ©lĂšbre que l’incontournable Concerto N°1 en Si bĂ©mol Majeur avec son premier mouvement et ses immenses accords qui parcourent tout le clavier et ce thĂšme legato, d’une ligne mĂ©lodique puissante et si sensuelle, le Concerto N°2 (TchaĂŻkovsky en composera 3) est en trois mouvements, comme la plupart des concertos, dont la forme a Ă©tĂ© fixĂ©e Ă  la fin de l’Ă©poque baroque. A travers ses innombrables concertos, Antonio Vivaldi (1678-1741) contribua Ă  fixer les trois mouvements et Ă  donner au soliste une grande libertĂ© d’Ă©criture, dont la virtuositĂ© et la technique se dĂ©velopperont au cours des siĂšcles suivants. La cadence de la fin des premiers mouvements, improvisĂ©e puis Ă©crite au XIXe siĂšcle, est un hĂ©ritage de cette audace baroque. Le Concerto N°2 est composĂ© de trois mouvements :Allegro brillante e molto vivace /Andante non troppo/Allegro con fuoco.

 

 

La folle soirée russe !

 

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Le jeune virtuose Malofeev semble danser sur le clavier, son aisance dans les parties trĂšs techniques et sa maturitĂ© dans les passages plus sombres sont Ă©tonnantes ; il se courbe vers le piano, comme pour faire corps avec le son, puis se relĂšve, impĂ©tueux pour mieux dominer la partition. Il sait aussi dialoguer avec la flĂ»te traversiĂšre, le violon solo ou le violoncelle, comme s’il s’agissait d’un mouvement de Sonate plus intime puis devient fougueux, survoltĂ© dans l’Allegro con fuoco, thĂšme de danse villageoise avec de grands accords fulgurants qui parcourent tout le clavier, dans une Ă©criture trĂšs rhapsodyque. Dans ses 2 bis, Alexander Malofeev semble faire la synthĂšse de cet art dĂ©jĂ  trĂšs abouti : Islamey, opus 18 de Mili Balakirev, membre du Groupe des Cinq. Fantaisie orientale oĂč les mains se croisent sans cesse dans une course folle et un extrait des Saisons, opus 37a de TchaĂŻkovsky (La Chanson d’Automne : Octobre), d’une profonde mĂ©lancolie retenue. Eblouissant ! L’Orchestre National symphonique du Tatarstan, accompagne le jeune virtuose. Le Tatarstan, entitĂ© de la FĂ©dĂ©ration de Russie peut s’honore d’avoir un tel Ensemble symphonique. Le Festival d’Automne de sa capitale Kazan, est de grande renommĂ©e et permet Ă  l’Orchestre National d’y briller et de se confronter Ă  d’autres formations internationales. Bien sĂ»r, les compositeurs russes inondent tous les programmes de concert. Alexander Sladkovsky, le chef emblĂ©matique depuis 2010, laurĂ©at du Concours International Prokofiev, d’abord sous le charme de cet adolescent sans limites, imprime une intensitĂ©, une gĂ©nĂ©rositĂ© et fait vibrer chaque pupitre. PrĂ©sence poignante sur son estrade, cabotin et imposant.
 
 

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L’orchestre reprend seul le flambeau pour une interprĂ©tation de haute volĂ©e de la Symphonie N°2 de TchaĂŻkovsky en ut mineur opus 17 « Petite Russie » ; symphonie en 4 mouvements comme la plupart des symphonies depuis Mozart. Le chef donne Ă  chaque mouvement un relief particulier, une couleur correspondant aux indications si colorĂ©es du compositeur. Chaque mouvement est divisĂ© en plusieurs parties indiquĂ©es par des caractĂšres diffĂ©rents, vitesses, atmosphĂšres : 1er mouvement, Andante sostenuto-Allegro comodo/2Ăšme mouvement, Andantino marziale, quasi moderato/3Ăšme mouvement, Scherzo-Allegro molto vivace/4Ăšme mouvement, Finale-Moderato assai-Allegro vivo. Ces diffĂ©rentes palettes de durĂ©e et d’expression, vont permettre Ă  Alexander Sladkovsky de passer d’une direction franche, martiale, dense Ă  des gestes plus souples. Le chef est habitĂ©, il communique physiquement par une attitude souvent emphatique, trĂšs thĂ©Ăątrale. Si l’Andante dĂ©marre par une marche pulsĂ©e, rythmĂ©e par les noires des bassons et des cordes graves, il se termine par une phrase plus lĂ©gĂšre. Dans le Scherzo, tempo ternaire jubilatoire, le chef est bondissant, faisant ressortir ainsi le pupitres des Bois qui lancent des fusĂ©es, reprises par les cordes. L’Allegro vivo est un hymne grandiose. La Danse Espagnole, en bis, extraite du Lac des Cygnes de TchaĂŻkovsky, termine cette premiĂšre partie dans un enthousiasme communicatif. Le public est dĂ©jĂ  conquis !

A l’Ă©poque romantique, la Russie oppose deux visages: l’un national, l’autre plus europĂ©en : Cinq compositeurs russes, regroupĂ©s sous l’appellation Groupe des Cinq Ă©criront des Ɠuvres exaltant les sentiments patriotiques, pages aux coloris trĂšs expressifs, aux mĂ©lodies originales. On retient essentiellement Borodine : Le Prince Igor (« Danses polovtsiennes »)…, Rimsky Korsakov : Le Coq d’Or, La Grande PĂąque Russe, ShĂ©hĂ©razade… et Modeste Moussorgsky : Boris Goudounov (opĂ©ra), Les Tableaux d’une Exposition (orchestration de Maurice Ravel)… TchaĂŻkovsky, en marge de ce mouvement, reste profondĂ©ment russe mais est aussi attachĂ© Ă  la culture occidentale par ses Symphonies, ses concertos, sa musique de chambre et donnera au Ballet symphonique ses lettres de noblesse, le dĂ©finissant comme genre Ă  part entiĂšre, enfin sorti des traditionnelles interventions, si attendues, dans les opĂ©ras. Il Ă©tait soutenu par une aristocratie qui dĂ©daignait la musique imprĂ©gnĂ©e d’art populaire et « rencontra » une mĂ©cĂšne providentielle : Nadejda Von Meck qui aura avec lui une relation Ă©pistolaire des plus insolites ; elle lui enverra une bourse rĂ©guliĂšrement sans jamais chercher Ă  le rencontrer, admiration dĂ©sintĂ©ressĂ©e d’une rare Ă©lĂ©gance. Bien sĂ»r, elle sera la dĂ©dicataire de plusieurs Ɠuvres du MaĂźtre qui ne se faisait pas prier pour honorer les caprices artistiques de la richissime veuve russe fortunĂ©e !

 

 
 
Dans la deuxiĂšme partie, le pianiste argentin Nelson Goerner, cinquante ans, visage lumineux, joue le Concerto N°3 opus 30 de SergueĂŻ Rachmaninov (1873-1943) avec le mĂȘme orchestre et le mĂȘme chef. Ce pianiste argentin obtient en 1986 le Premier Prix du Concours Franz Liszt de Buenos Aires et rencontre la mĂȘme annĂ©e la sublime pianiste argentine Martha Argerich : sa carriĂšre internationale est lancĂ©e. On le dĂ©couvre ce soir dans ce redoutable Concerto du MaĂźtre russe. C’est lors d’une tournĂ©e aux Etats-Unis, en 1909, que Rachmaninov compose et joue ce 3Ăšme Concerto en rĂ© mineur ; c’est un triomphe ! Gustav Malher, lui aussi prĂ©sent aux Etats-Unis pour faire connaĂźtre ses Ɠuvres, dirige le compositeur russe dans ce Concerto en 1910 ! Rachmaninov a composĂ© 4 concertos pour le piano. Le Concerto N°1 en fa# mineur a Ă©tĂ© rendu cĂ©lĂšbre par l’Ă©mission Apostrophes de Bernard Pivot dont il Ă©tait le gĂ©nĂ©rique. Il a bercĂ©, ainsi, des annĂ©es de soirĂ©es littĂ©raires, de 1975 Ă  1990 ! Le troisiĂšme Concerto, en trois mouvements, est d’une extrĂȘme virtuositĂ©.

 

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Dans l’Allegro ma non tanto, Goerner reste Ă©lĂ©gant, raffinĂ©, virtuose sans emphase ; aprĂšs la tornade Malofeev, le pianiste argentin parcourt le clavier avec une aisance fantastique et maĂźtrise tous les piĂšges de cette Ă©criture postromantique si exigeante: accords, gammes, arpĂšges diaboliques et des superpositions de voix Ă©tonnantes. La cadence finale est redoutable par sa force et son Ă©criture si complexe. Le deuxiĂšme mouvement, Intermezzo-Adagio est d’une langueur mĂ©lancolique, dialogues avec la flĂ»te, le hautbois, le cor, parenthĂšses Ă©lĂ©giaques avant la dĂ©ferlante du 3Ăšme mouvement Finale-Alla breve, hybride et brillant, mĂȘlant des couleurs expressionnistes et jazzy surprenantes. Le pianiste est en connexion parfaite avec son instrument et l’orchestre. Le public salue, debout, cette performance. En bis, Le Bailecito (Petite danse) du compositeur argentin Carlos Guastavino, (1912-2000), connu essentiellement pour ses nombreuses mĂ©lodies (MĂ©lodies argentines…), est un clin-d’oeil Ă  ses origines. Goerner effleure le clavier, caresse les touches. Puis il conclut par des variations impressionnantes d’Adolf Schulz-Evler, compositeur polonais mort en 1905, d’aprĂšs le Beau Danube Bleu de Johann Strauss. Brillantissime ! Triomphe total!

Pour terminer cette grande soirĂ©e, l’orchestre joue Le Rocher, PoĂšme symphonique opus 7 de Rachmaninov, Ɠuvre de jeunesse, 1893, aux couleurs plus impressionnistes, qui s’inspire d’un poĂšme de MikhaĂŻl Lermontov : Le Rocher. Fresque symphonique, dĂ©coupĂ©e en plusieurs tableaux : dĂ©part sombre et tĂ©nĂ©breux, cordes graves, legato puis une partie plus dansante ; aprĂšs une respiration apaisĂ©e et mystĂ©rieuse, un nouveau contraste pour un crescendo grandiose en tutti.
Le gĂ©nĂ©reux chef transmet son incroyable vitalitĂ©, dans une attitude grandiloquente, parfois caricaturale mais touchante aussi par son Ă©nergie juvĂ©nile. Trois bis, ce qui est rarissime, aprĂšs un tel concert, pour une soirĂ©e qui semblait se prolonger sans cesse, dont « La Bacchanale », extraite de Samson et Dalila de Camille Saint-SaĂ«ns, tumultueuse, ornĂ©e, orientale, festive et Stan Tamerlana d’Alexander TchaĂŻkovski, compositeur et pianiste russe, nĂ© en 1946. Oeuvre dĂ©lirante par ses sonoritĂ©s Ăąpres, folkloriques et ses rythmes entraĂźnants, qui soulĂšve le public dans une extase jouissive hallucinante. Le chef bondit, gesticule, se tourne vers la foule dĂ©jĂ  debout, et l’invite Ă  se joindre Ă  la fĂȘte par des claps de mains, des cris, faisant Ă©cho aux jeux entre les cuivres, les percussions, les vents, les cordes. Spectateurs mĂ©dusĂ©s, un chef aĂ©rien qui nous offrait toute la puissance et la vie d’un orchestre vibrant, musiciens, spectateurs ne faisant qu’un. Un moment trĂšs Ă©tonnant. On avait tous envie de prendre le premier vol pour Kazan et continuer cette soirĂ©e magique dans l’aventure d’autres rĂ©pertoires. Par notre envoyĂ© spĂ©cial YVES BERGÉ. Illustrations : Festival international de piano de la Roque d’AnthĂ©ron 2019

 
 
 
 

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Festival International de piano de La Roque d’AnthĂ©ron
Vendredi 9 aoĂ»t 2019 – Nuit du piano:
‱ Alexander Malofeev : piano
‱ Orchestre National symphonique du Tatarstan. Alexander Sladkovsky : direction
‱ Concerto N°2 pour piano et orchestre en sol majeur opus 44 de Piotr Ilitch Tchaïkovsky
‱ Symphonie N°2 en ut mineur opus 17 « Petite Russienne » de Piotr Ilitch TchaĂŻkovsky
‱ Nelson Goerner : piano
‱  Orchestre National symphonique du Tatarstan. Alexander Sladkovsky : direction
‱ Concerto N°3 opus 30 de Sergueï Rachmaninov
‱ Le Rocher, Poùme symphonique opus 7 de Sergueï Rachmaninov

 

 

Gustavo Dudamel dirige le Philharmonique de Vienne à Schönbrunn

schoenbrunn-vienne-nuits-d-ete-2019-france-2-concert-annonce-critique-classiquenewsFRANCE 2. SCHÖNBRUNN SYMPHONIQUE. Le 2 sept 2019. AU CLAIR DE LA LUNE, « Concert des nuits d’Ă©tĂ© de Schönbrunn 2019 », lundi 2 septembre 2019 Ă  00:25. Prenez un cadre grandiose et Ă©videmment
 royal : Vienne (ou plĂ»tot les environs viennois offrent le Versailles autrichien, soit la rĂ©sidence des Habsbourg viennois, le palais impĂ©rial de Schönbrunn. Offrez un concert gratuit en plein air avec pour dĂ©cor de fond, la façade du palais
 et vous obtiendrez une soirĂ©e magique dont les vedettes sont essentiellement les instrumentistes du Philharmonique de Vienne, le meilleur orchestre au monde, c’est Ă  dire celui le plus enchanteur et depuis le rituel mĂ©diatisĂ© du Concert du Nouvel An, habituĂ© aux grandes cĂ©rĂ©monies populaires, tĂ©lĂ©mondialisĂ©es. Pour conduire la divine phalange : le chef vĂ©nĂ©zuĂ©lien Gustavo Dudamel, et le clavier un rien trop mĂ©canique de la chinoise Yuja Wang (pour la Rhapsody in Blue de Gershwin). C’était en juin 2019.

Le Concert des Nuits d’étĂ© de Schönbrunn est dirigĂ© par le chef d’orchestre vĂ©nĂ©zuĂ©lien Gustavo Dudamel. Depuis 2004, l’Orchestre Philharmonique de Vienne donne le concert des Nuits d’étĂ©, dans les magnifiques jardins du ChĂąteau de Schönbrunn Ă  Vienne.

Avec ce concert gratuit dans un lieu public, l’orchestre Philharmonique de Vienne Ă©largit son audience, facilite l’accĂšs au classique vers un large Ă©ventail d’auditeurs. L’évĂ©nement musical a attirĂ© prĂšs de 100 000 spectateurs. Un record absolu dans le domaine du classique.

Au cours des derniĂšres annĂ©es, le concert a Ă©tĂ© dirigĂ© par Bobby McFerrin (2004), Zubin Mehta (2005 & 2015), PlĂĄcido Domingo (2006), Valery Gergiev (2007 & 2011 & 2018 ), Georges PrĂȘtre (2008), Daniel Barenboim (2009), Franz Welser-Möst (2010), Gustavo Dudamel (2012), Lorin Maazel (2013), Christoph Eschenbach (2014  & 2017) et Semyon Bychkov (2016).

Programme 

Leonard Bernstein : Ouverture de “Candide”
Johann Strauß Jr. : Jubilee Waltz, o.op.
George Gershwin : Rhapsody in Blue [Version pour piano et orchestre 1942] Orchestration : Ferde Grofé
Max Steiner : Casablanca-Suite
John Philipp Sousa : Stars and Stripes Forever
Samuel Barber : Adagio pour cordes
Carl Michael Ziehrer : The Star-Spangled Banner March, op. 460
AntonĂ­n Dvoƙák : Symphonie No. 9 (en mi mineur, op. 95 « du Nouveau Monde », 4Ăšme mouvement, Allegro con fuoco)

Orchestre Philharmonique de Vienne
Direction musicale : Gustavo Dudamel
Piano : Yuja Wang
Concert enregistré au Chùteau de Schönbrunn, en juin 2019.

DurĂ©e : 1:30 mn - RĂ©alisation 2019 : Henning Kasten – Production : ORF

 

 

 

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france2 logo-france2FRANCE 2. SCHÖNBRUNN SYMPHONIQUE. Le 2 sept 2019. AU CLAIR DE LA LUNE, « Concert des nuits d’Ă©tĂ© de Schönbrunn 2019 », lundi 2 septembre 2019 Ă  00:25. Philharmonique de Vienne – Gustavo Dudamel, direction.

CD coffret Ă©vĂ©nement, critique. CHOSTAKOVITCH / SHOSTAKOVICH : intĂ©grale des (13) symphonies – Dresdner Philharmonie, Michael Sanderling (11 cd SONY CLASSICAL)

Chostakovitch-Sanderling-Sony-362x362CD coffret Ă©vĂ©nement, critique. CHOSTAKOVITCH / SHOSTAKOVICH : intĂ©grale des (13) symphonies – Dresdner Philharmonie, Michael Sanderling (11 cd SONY CLASSICAL). De 1926 Ă  1972, le moscovite Dmitri Chostakovitch / Shostakovich, reconnu ainsi comme le premier symphoniste soviĂ©tique, interroge et explore le format orchestral, ses possibilitĂ©s, ses limites, dans le genre symphonique ; soit plus de 45 annĂ©es d’un long cheminement qui vaut exploration permanente, laboratoire personnel dans lequel le tĂ©moin du stalinisme, lui-mĂȘme inquiĂ©tĂ©, tente une sublimation de la condition humaine grĂące Ă  la crĂ©ation musicale. Violence, sauvagerie, cynisme inquiet et lunaire voire crĂ©pusculaire et schizophrĂ©nique taraudent l’écriture d’un Chostakovitch intranquille et secret. SONY classical Ă©dite en un tout cohĂ©rent, les quelques 15 Symphonies concernĂ©es, jusque lĂ  Ă©ditĂ©es sĂ©parĂ©ment, sous la baguette lĂ©gitime de Michael Sanderling, fils de Kurt, qui pilota avec Mravinski, le Philharmonique de Leningrad dans les annĂ©es 1940 et 1950.
Directeur musical de ce cycle rĂ©alisĂ© de 2016 Ă  2019, Sanderling fils signe ainsi une maniĂšre d’accomplissement personnel et collectif qui couronne sa collaboration avec les Dresdois. Le maestro comprend chaque opus, Ă©clairant sa trame et son architecture, tout en cultivant l’infratexte, c’est Ă  dire tous les plans sonores qui nourrissent l’ambivalence et le trouble qui innervent de façon sous jacente l’une des Ă©critures les plus riches et Ă©nigmatiques du XXĂš. Entre Ɠuvre personnelle, inquiĂšte voire angoissĂ©e rĂ©cupĂ©rĂ©e par la propagande d’état, et une vraie langueur poĂ©tique pour le mystĂšre, Chosta ne cesse de nous questionner; imposant toujours une double nature, souvent Ă©quivoque, oĂč le sens de la parodie et de l’autodĂ©rision le dispute Ă  la nĂ©cessitĂ© intime de la sincĂ©ritĂ©.

 

 

Intégrale des 15 symphnies de Dmitri Chostakovitch (Shstakovich)

Michael Sanderling et le Philharmonique de Dresde
Séduisant, hédoniste
 mais un peu sage

La justesse expressive et la sĂ»retĂ© du chef dirigeant les instrumentistes dresdois sont d’autant plus naturelles ici que Sanderling connaĂźt et pratique l’orchestre de Dresde depuis 2010 comme chef principal. Mesurant ses effets en matiĂšre de puissance, d’expressivitĂ© aussi, Michael Sanderling cultive de symphonie et symphonie, une Ă©coute intĂ©rieure qui fait respirer les instruments et transmet la charge Ă©motionnelle des partitions.
Michael Sanderling montre que le jeu chez Chosta, entre dissimulation et critique, opĂšre Ă  fond, en particulier dans cette souplesse rythmique faussement fanfaronnante (Symphonie n°1) ; le langage musical est aussi dense que riche en rĂ©fĂ©rences clairement assumĂ©es comme celle de Mahler (symph n°10 qui manque de profondeur acide et grimaçante cependant). sanderling brille par sa clartĂ© polyphonique, un sens de l’articulation Ă©vident, ses lignes clairement et souplement sculptĂ©es (n°5) ; on retient la justesse des accents ironiques voire cyniques de la 9 ; Habile, Michael Sanderling a tendance Ă  lisser l’ñpretĂ© du combat intĂ©rieur au profit d’une clarification distanciĂ©e de la tension et par le goĂ»t des timbres, impĂ©rial, affirmant souvent une mĂ©canique de prĂ©cision, hĂ©doniste (n°12, n°14), dans laquelle toute implication Ă©motionnelle est subtilement Ă©cartĂ©e. Sanderling creuse l’écart d’avec les grands chostakoviens dans la 13 (1962) oĂč il refuse toute ambivalence comme toute morsure : la direction Ă©trangĂšre Ă  tout conflit moral semble refuser toute implication, d’autant que la basse requise Mikhail Petrenko, voix qui dĂ©nonce les massacres perpĂ©trĂ©s par les nazis (Bay Yar) sonne trop fluette et considĂ©rablement dĂ©simpliquĂ©e. De mĂȘme opus majeur dans la vie de l’auteur, la n°7 « Leningrad », chant de victoire de 1942, – par laquelle Chosta atteint Ă  une cĂ©lĂ©britĂ© nationale et planĂ©taire, manque sĂ©rieusement de contrastes comme de tourments intĂ©rieurs. De toute Ă©vidence sans pĂ©nĂ©trer le mystĂšre Chostakovitch ou Ă  dĂ©faut, sans atteindre Ă  cette ambivalence trouble porteuse de sourde inquiĂ©tude, Michael Sanderling soigne, cisĂšle l’architecture des plans sonores, obtient souvent une mise en place millimĂ©trĂ©e, capable de clartĂ©. Pour autant, on en demande davantage : l’inquiĂ©tude Ăąpre, mordante voire l’angoisse et le profond dĂ©sespoir des temps de terreur (qu’a vĂ©cu vĂ©ritablement le compositeur Ă  la fois encensĂ© et instrumentalisĂ© par le pouvoir soviĂ©tique) sont absents. Le geste de Sanderling II, mĂȘme sĂ©duisant et trĂšs sĂ»r, serait-il un rien trop superficiel ?  Sans ĂȘtre tout Ă  fait parfaite, cette intĂ©grale des 15 symphonies de Dmitri Chstakovitch constitue nĂ©anmoins une excellente entrĂ©e pour tout amateur et nĂ©ophyte


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Chostakovitch-Sanderling-Sony-362x362CD coffret Ă©vĂ©nement, critique. CHOSTAKOVITCH / SHOSTAKOVICH : intĂ©grale des (15) symphonies – Dresdner Philharmonie, Michael Sanderling (11 cd SONY CLASSICAL) – Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : IntĂ©grale des symphonies n°1 Ă  12. Mikhail Petrenko, basse ; chƓur national d’hommes d’Estonie (Symphonie n° 13) ; Polina Pastirchak, soprano; Dimitri Ivashenko, basse (Symphonie n° 14) ; chƓur de la Radio MDR (Symphonies n° 2 et n° 3) . Orchestre philharmonie de Dresde. Michael Sanderling, direction. 11 CD Sony Classical. EnregistrĂ©s Ă  Dresde (Lukaskirche et Kulturpalast, de sept 2016 Ă  fĂ©v 2019. DurĂ©e : circa 12 h. Parution : aoĂ»t 2019.

BEL CANTO. AcadĂ©mie d’étĂ© Vincenzo BELLINI : 1er – 9 aoĂ»t 2019 (VendĂŽme).

BELLINI academie stage bel canto annonce classiquenews _vincenzo-bellini-belcanto-academieBEL CANTO. AcadĂ©mie d’étĂ© Vincenzo BELLINI : 1er – 9 aoĂ»t 2019 (VendĂŽme). La « Vincenzo Bellini Belcanto AcadĂ©mie » reprend ses quartiers d’étĂ© Ă  VendĂŽme du 1er au 9 aoĂ»t prochains. La nouvelle session est ouverte aux jeunes chefs d’orchestre et aux chefs de chant. A VendĂŽme (Loir-et-Cher), au sein du Campus de Monceau Assurances (RĂ©gion des chĂąteaux de la Loire – 40min de Paris en TGV ), l’AcadĂ©mie crĂ©Ă©e dans le sillage du Concours International de belcanto Vincenzo Bellini, offre un apprentissage spĂ©cifique de la technique vocale et du style belcantiste, du 1er au 9 aoĂ»t 2019. L’AcadĂ©mie lyrique du Concours Bellini permet de perfectionner l’interprĂ©tation des Ɠuvres opĂ©ratiques prĂ©verdiennes : opĂ©ras de Rossini, Bellini, Donizetti.

 

 

 

MASTERCLASSES POUR
JEUNES CHANTEURS/EUSES
ET JEUNES CHEF(FE)S – CONCERTS POUR LE PUBLIC

thumbnail_MArco-Guidarini-maestro-guidariniC’est pour les jeunes chanteurs acadĂ©miciens, l’occasion de recueillir les conseils et de suivre le coaching de deux grands artistes internationaux : le chef (et PrĂ©sident co-fondateur du Concours Bellini) Marco Guidarini et la soprano lĂ©gendaire Viorica Cortez.
Technique, interprĂ©tation, connaissance du rĂ©pertoire et des styles
 sont abordĂ©s par les Ă©lĂšves sous la tutelle de leurs maĂźtres de stage, en immersion complĂšte et dans un cadre dĂ©diĂ©, propice Ă  l’étude, au repos, Ă  l’approfondissement.

Pour les jeunes chefs d’orchestre, l’analyse des partitions, le travail avec les chanteurs, la gestion des rĂ©citatifs, et la mise en place des scĂšnes d’opĂ©ra sont privilĂ©giĂ©s dans le cycle de formation.

 

 

 

 

CONCERTS PUBLICS

Thùme du Concert Final de l’Atelier 2019 :
” De Mozart Ă  Puccini “ 

3 concerts publics : les 6, 8 et 9 août 2019, 20h

Dans le cloĂźtre de l’Abbaye de la TrinitĂ© (XIĂš siĂšcle): le 6 aoĂ»t (rĂ©cital Sara Bañeras) ; l’Auditorium du Campus Monceau : jeudi 8 aoĂ»t (concert de clĂŽture de l’AcadĂ©mie estivale 2019)  ; à VendĂŽme (en plein air), vendredi 9 aoĂ»t dans les Jardins du chĂąteau de VendĂŽme (XIIĂš siĂšcle, classĂ© monument historique) : scĂšnes lyriques, “de Mozart Ă  Puccini” – Rue du ChĂąteau 41 000 VendĂŽme – stationnement Ă  proximitĂ© de l’entrĂ©e – Billetterie 45 mn avant chaque concert sur place.

Réservez en ligne : https://www.billetweb.fr/vincenzo-bellini-belcanto-academie 

 

 

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Informations et réservations : Musicarte : musicarte-org@live.fr / Tél: 06 09 58 85 97, et sur www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com. 3 Concerts ouverts au public seront cette année au programme les 6, 8 et 9 août dans des lieux Historiques 
 Billetterie en ligne et sur place sur réservations préalables.
https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/les-ateliers-de-l-academie

 

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L’AcadĂ©mie Bellini sur Facebook
https://www.facebook.com/Vincenzo-Bellini-Belcanto-Academie-975232242563801/

VIDEO : masterclasses et concerts de l’AcadĂ©mie BELLINI
reportage vidéo
https://www.classiquenews.com/gstaad-suisse-masterclass-de-la-vincenzo-bellini-belcanto-academie-3-8-janvier-2018/

 

bellini-academie-video-ete-vendome-2016-et-presentation-concert-de-cloture-fin-de-stage-8-aout-2017-par-classiquenews

GSTAAD DIGITAL FESTIVAL : la bibliothùque digitale du Festival MENUHIN à GSTAAD


gstaad-menuhin-digital-festival-classiquenews-schedule-calendrier-des-captations-et-diffusions-par-classiquenewsGSTAAD DIGITAL FESTIVAL : la bibliothĂšque digitale du Festival MENUHIN Ă  GSTAAD
 Non content de dĂ©velopper l’une des plus riches programmations musicales en Suisse pendant l’étĂ©, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL (Saanenland, Suisse) sait perpĂ©tuer l’Ɠuvre de son fondateur le lĂ©gendaire violoniste Yehudi Menuhin en cultivant la transmission et la formation des jeunes tempĂ©raments prometteurs. Le Festival dirigĂ© par Christoph MĂŒller propose pas moins de 5 AcadĂ©mies (chant, piano, cordes, musique baroque et en particulier une exceptionnelle acadĂ©mie de direction d’orchestre – «  Conducting Academy » qui chaque Ă©tĂ© stimule la compĂ©tence d’une dizaine de jeunes chef(fe)s dont le plus mĂ©ritant s’il sait communiquer le feu aux presque 100 instrumentistes rĂ©unis sous sa direction, reçoit le fameux Neeme JĂ€rvi Prize


 

 

gstaad-menuhin-festival-digital-festival-videos-sommaire-concert-live-stream-gossips-backstage-classiquenewsOFFRE DIGITALE ECLECTIQUE
 Mais l’offre du Festival estival ne serait pas complĂšte sans un souci rĂ©el de dĂ©mocratisation et d’ouverture vers le plus grand nombre. Pour se faire, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL dĂ©veloppe en ligne, depuis son site internet, une plateforme dĂ©diĂ©e aux contenus vidĂ©os : GSTAAD DIGITAL FESTIVAL. La diversitĂ© des sujets et des formats y est lĂ  aussi emblĂ©matique ; elle est liĂ©e aux programmes musicaux proposĂ©s pendant chaque Ă©dition : extraits de concerts passĂ©s, captations en direct (lire ci aprĂšs le sommaire 2019), masterclasses, et aussi gossips et entretiens d’artistes en backstage.
Ainsi actuellement vous pourrez consulter et visionner Ă  l’envie, des extraits des concerts de la violoncelliste SOL GABETTA, icĂŽne du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, mais aussi le pianiste Bertrand CHAMAYOU (dans plusieurs piĂšces de Maurice Ravel, son rĂ©pertoire d’élection) ; comme Ă©couter de courts et savoureux entretiens avec le clarinettiste Andreas Ottensamer, ou la diva française qui fut cette annĂ©e une mozartienne percutante, Patricia Petibon
 sans omettre, Fazil Say ou Olivier Latry, organiste dĂ©calĂ© prĂȘt Ă  offrir une explication des plus simple et claire : « l’orgue pour les nuls »  et aussi la jeune soprano Julie Fuchs qui Ă©claire sa conception du rĂŽle de Carmen
 Parmi les extraits symphoniques accessible actuellement, ne manquez pas Jaap van Zweden diriger l’Orchestre du Festival de GSTAAD dans Tchaikovski (Symphonie n°5) ; au registre baroque, savourez Le Messie de Haendel par Paul McCreesh


 

 

 

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VISIONNER les extraits de concerts, entretiens d’atistes sur le site GSTAAD DIGITAL FESTIVAL:
https://www.gstaaddigitalfestival.ch

 

 

 

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Coups de cƓur CLASSIQUENEWS, visionnez les extraits vidĂ©os suivants :

 

 

GABETTA-sol-violoncelle-magique-concert-annonce-critique-classiquenews-Sol-Gabetta_Take-Two

 

SOL GABETTA et PATRICIA KOPATCHINSKAJA : pas de deux (Bach, Zenakis, Kodaly, Ravel…)

 

 

CHAMAYOU-ravel-gstaad-menuhin-festival-2016-2019-concert-critique-classiquenews-Chamayou_Ravel_1

 

Bertrand Chamayou joue Maurice Ravel (Pavane pour une infante dĂ©funte, Jeux d’eau, Sonatine, Gaspard de la nuit…)

 

PROCHAINS LIVE STREAMING depuis le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019,
accessibles sur la plateforme GSTAAD DIGITAL FESTIVAL :
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10 aoĂ»t 2019 : Cabaret & Chansons (Ute Lemper chante Weill, Edith Piaf, Jacques Brel…)

26 août 2019 : SCHUBERT IN BAD GASTEIN : Le pianiste Francesco Piemontesi brille avec la 17e Sonate.  https://www.gstaaddigitalfestival.ch

 
 

GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, ven 9 août 2019, 17h30. Conducting Academy, concert de clÎture 1

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, ven 9 aoĂ»t 2019, 17h30. Conducting Academy, concert de clĂŽture 1. Sous la tente monumentale et blanche de GSTAAD, se dĂ©roule l’un des programmes trĂšs attendus (et donc trĂšs suivi par le public) qui distinguera les meilleurs jeunes chefs candidats cet Ă©tĂ© en Suisse, venus perfectionner leur maĂźtrise de la direction d’orchestre (prĂ©cisĂ©ment l’Orchestre du Festival de Gstaad, le GFO Gstaad Festival Orchestra, une Ă©blouissante phalange orchestrale rĂ©unissant les meilleurs instrumentistes de Suisse et d’Allemagne, entre autres). Au programme de ce concert passionnant Ă  suivre : Dvorak (Symphonie n°9 « du Nouveau Monde »), Verdi (Ouverture de La Force du destin / Forza del destino), Beethoven (extraits de la Symphonie n°7), Johann Strauss («FrĂŒhlingsstimmen», valse de concert op. 410 ; Ouverture de l’opĂ©rette «Die Fledermaus»).
LIRE la présentation de ce concert sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL :
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/l-heure-bleue-09-08-19

 
 

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A venir 
 Le dernier concert de la CONDUCTING ACADEMY Ă  GSTAAD se dĂ©roulera jeudi 15 aoĂ»t, Ă  17h30 sous la tente : Ă  l’issue d’un nouveau programme comprenant Johann Strauss, Beethoven, Tchaikovski (Symphonie n°6 « PathĂ©tique ») et aprĂšs dĂ©libĂ©ration du jury, seront remis les certificats et le Prix Neeme JĂ€rvi 2019, couronnant le/la meilleur(e) jeune chef d’orchestre de cette promotion estivale 2019.
LIRE la présentation de ce concert sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL :
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/l-heure-bleue15-08-19

 
 

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GSTAAD conducting academie aout 2017 reportage video par classiquenewsVoir 
 COMPRENDRE ET DECOUVRIR le CONDUCTING ACADEMY, AcadĂ©mie de direction d’Orchestre chaque Ă©tĂ© au GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : VOIR notre reportage vidĂ©o (Ă©tĂ© 2017 : immersion au sein de la Conducting Academy du Festival Menuhin Ă  Gstaad : 12 jeunes chefs se sont retrouvĂ©s Ă  GSTAAD, dans le village suisse, situĂ© dans le Saanenland, prĂȘts Ă  perfectionner leur maitrise de la direction sous l’Ɠil affĂ»tĂ© du chef nĂ©erlandais Jaap Van Zweden)
http://www.classiquenews.com/gstaad-conducting-academy-aout-2017-documentaire-lacademie-de-direction-a-gstaad/

 
 

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Lire aussi
 notre présentation générale de la CONDUCTING ACADEMY 201 à GSTAAD
http://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-2019-les-5-academies-de-gstaad-la-conducting-academy-4-15-17-aout-2019/

 
 

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CD Ă©vĂ©nement, annonce. RICHARD STRAUSS : Zarathustra, Till, Tod, Danses de SalomĂ© (Tanz), Lucerne Festival orchestra – R Chailly (1 cd DECCA, aoĂ»t 2017).

chailly richard strauss lucerne orchestra also sprach zarathustra till salome tanz tod und verklarung orchestra cd decca review classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. RICHARD STRAUSS : Zarathustra, Till, Tod, Danses de SalomĂ© (Tanz), Lucerne Festival orchestra – R Chailly (1 cd DECCA, aoĂ»t 2017). EnregistrĂ© au Festival de Lucerne 2017 et constituant son grand programme d’ouverture alors (11 aoĂ»t 2017), le rĂ©cital Richard Strauss dirigĂ© par Riccardo Chailly donne la mesure du travail du chef depuis la disparition in loco de Claudio Abbado qui aura tant ƓuvrĂ© pour l’avenir et le niveau musical du Festival suisse (et de son orchestre associĂ©). Depuis 2016, Chailly a pris les rĂȘnes de l’orchestre du festival / Lucerne Festival orchestra / Orchestre du Festival de Lucerne.

AprĂšs un excellent premier disque dĂ©diĂ© Ă  Stravinsky (Sacre du printemps / Chant FunĂšbre / Funeral song), ce second opus rĂ©unit au total presque 1h30 de musique straussienne, parmi ses partitions les plus dĂ©licieusement onctueuses, d’un fini orchestral inouĂŻ, et toujours intensĂ©ment dramatique. Avec Gustav Mahler (chef et compositeur comme lui), Strauss demeure le symphoniste germanique le plus prolixe, d’une Ă©gal et flamboyante inspiration : un auteur majeur pour le tout dĂ©but du XXĂš.
Le relief des instruments, cuivres, bois, unisson flexible des cordes indiquent le trĂšs haut niveau des musiciens de l’Orchestre fondĂ© par Abbado en 2003. Le sens de la ciselure et ce mordant qui tend Ă  tous les pupitres, Ă  caractĂ©riser chaque phrase musicale par chaque instrumentiste s’explique car chaque partie est tenue ici par le supersoliste d’un orchestre europĂ©en rĂ©putĂ© : la crĂšme de la crĂšme, comme le souhaitait Claudio Abbado dans son projet initial : concentrer chaque Ă©tĂ© des personnalitĂ©s reconnues (solistes, vedettes des programmes concertants et de musique de chambre comme de rĂ©citals en solo) invitĂ©e Ă  enrichir encore leur expĂ©rience orchestrale.
Un « orchestre d’amis » souhaitant partager leur amour viscĂ©ral des grandes pages symphoniques (ce qui s’entend nettement dans « Also sprach Zarathustra » – 1896, en particulier dans sa section finale
 incandescente, crĂ©pitante, et subtilement murmurĂ©e).

En plus de Zarathustra, le disque comprend aussi le poĂšme symphonique Till Eulenspiegels lustige streiche / Till l’espiĂšgle, formidable Ă©popĂ©e comique, burlesque et tragique d’un farceur mis au pilori de la bonne morale bourgeoise (1895) ; la traversĂ©e suspendue entre deux mondes, celui des vivants et celui des morts, Ă©prouvĂ©e, vĂ©cue par un moribond, atteint, dĂ©truit : Tod un VerklĂ€rung (mort et transfiguration), qui finalement se remet aprĂšs avoir ressenti l’abandon de son corps et la morsure de la faucheuse : spirituelle, et lĂ  aussi finement caractĂ©risĂ©e, la lecture de Chailly et du Lucerne festival orchestra Ă©tonne par sa force et sa candeur d’intonation ; la vitalitĂ© des espoirs du mourant.
CLIC D'OR macaron 200Le clou demeure la Danse des Sept voiles de SalomĂ©, musique suractive, voluptueuse, hypnotique comme peut l’ĂȘtre un tableau de l’érotique Klimt. Chailly montre comment Strauss, hĂ©ritier de l’orchestre opulent, rutilant de Wagner, est un conteur magistral qui dote l’orchestre de couleurs et de parfums supplĂ©mentaires, non plus brumeux et nordiques, celtiques (Wagner et aprĂšs Bruckner), mais plutĂŽt orientaux, colorĂ©s et presque saturĂ©s d’une voluptĂ© nouvelle, gorgĂ©e de noblesse et de scintillements intĂ©rieurs.
Chailly a le sens de la palette straussienne et aussi, comme portĂ© par la rĂ©activitĂ© mĂ»re des instrumentistes, l’instinct du dĂ©veloppement et de l’architecture. Opus majeur.

Parution annoncée le 6 septembre 2019. Grande critique développée dans le mag cd dvd livres de classiquenews.

 

 

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AUTRE CD Lucerne Festival Orchestra / Riccardo Chailly critiqué par CLASSIQUENEWS :

stravinsky chailly premiere creation inedit critique review cd par classiquenews annonce riccardo chailly lucerne festival orchestra sacre et chant funebre Chant-funebre-Le-Sacre-du-PrintempsCD, compte rendu critique. STRAVINSKY : Le chant funĂšbre, Le Sacre (Chailly, 1 cd Decca 2017). Avouons notre plein enthousiasme pour l’élĂ©ment moteur de cet album : Le Chant FunĂšbre 
 sombre et grave, et mĂȘme lugubre, dĂšs son dĂ©but, la partition cultive le mystĂšre Ă  la façon d’une marche envoĂ»tĂ©e. Puis surgit une mĂ©lopĂ©e sinueuse Ă  peine Ă©claircie par la flĂ»te et les violons, comme un dernier rĂąle. La rythmique un rien sĂšche, abrupte n’a pas encore la souple voluptĂ© Ă  la fois incisive et mordante du Stravinsky mĂ»r. C’est une Ă©tape qui doit encore beaucoup Ă  l’esprit de malĂ©diction, Ă©pais et sirupeux de L’Oiseau de feu, mais la magie aĂ©rienne en moins. Et pourtant en un ruban sensuel et comme empoisonnĂ©, le jeune Stravinsky a le gĂ©nie de la couleur et des atmosphĂšres souterraines (montĂ©es harmoniques en orgue), 
 ce pourrait ĂȘtre un poĂšme dramatique, hallucinĂ© entre Rachmaninov, le Tchaikovski le plus Ă©chevelĂ©, Liszt et Scriabine, entre torpeur, ivresse, fĂ©erie mortifĂšre. L’application qu’y dĂ©veloppe Chailly est passionnante : le geste rend justice Ă  une partition (opus 5) il est vrai, clĂ©. LIRE notre critique cd complĂšte : Lucerne Festival Orchestra / Riccardo Chailly.

Salomé de STRAUSS par Kiril Petrenko

FRANCE MUSIQUE, dim 18 aoĂ»t 2019. STRAUSS : SalomĂ©. De toutes les femmes conçues sur la scĂšne lyrique par Richard Strauss, SalomĂ© serait le plus « monstrueuse », inspirĂ©e par la piĂšce envoĂ»tante et saisissante d’Oscar Wilde. Le poĂšte et dramaturge anglais y fusionne de façon trouble l’ingĂ©nuitĂ© et la voluptĂ©, une innocence perverse qui sĂ©duite par le prophĂšte rĂ©clame sa tĂȘte, avant de saisir HĂ©rode dans l’hypnose Ă©rotique puis l’horreur criminelle. La musique de Strauss exprime exactement la pulsion frĂ©nĂ©tique, entre amour, dĂ©sir et mort. Avant LULU de Berg, Strauss aborde la fĂ©minitĂ© sous l’angle de la sexualitĂ©, plus prĂ©cisĂ©ment d’un Ă©rotisme libĂ©rĂ© qui fascine autant qu’il terrifie. Quand HĂ©rode (un rien pĂ©dophile) ordonne Ă  ses gardes d’étouffer sous les boucliers l’ardente sirĂšne qui baise la bouche de Jokanaan dĂ©capitĂ©e, il s’agit de tuer le dĂ©sir de la femme qui fait peur
 La production diffusĂ©e par France Musique en ce mois d’aoĂ»t 2019 devrait marquĂ© les esprit car le chef Kirill Petrenko, directeur musical du Berliner Philharmoniker est un superbe maestro lyrique (il l’a entre autres dĂ©montrĂ© Ă  Bayreuth)


salome_titien_tiziano_salome_5-Salome-1512-Tiziano-TitianLIRE notre dossier Richard Strauss : portraits de femmes. De SalomĂ© Ă  Capriccio, soit au cours de la premiĂšre moitiĂ© du XXĂšme siĂšcle, Richard Strauss, comme Massenet ou Puccini aura laissĂ© une exceptionnelle galerie de portraits fĂ©minins. Lente Ă©volution qui d’ouvrages en partitions, recueille les fruits d’ une Ă©criture musicale en mĂ©tamorphose, et prĂ©cise la place et le rĂŽle de la femme vis Ă  vis du hĂ©ros.  Alors que Wagner n’envisage pour ses hĂ©roĂŻnes qu’un aspect certes flamboyant mais unique (et qui le destine souvent Ă  mourir), celui d’un ange salvateur Ɠuvrant pour le salut du maudit (le hĂ©ros et le compositeur se fondent ici), Strauss, avec son librettiste Hofmannsthal fouillent l’ambivalence contradictoire de la psychĂ© fĂ©minine avec une subtilitĂ© rarement atteinte au thĂ©Ăątre. Selon les sources empruntĂ©es et le sujet central de l’opĂ©ra, l’hĂ©roĂŻne est ici solitaire Ă©goĂŻste comme emprisonnĂ©e dĂ©finitivement par ses propres obsessions, ou Ă  l’inverse, mobile et gĂ©nĂ©reuse, souvent sujet d’une mĂ©tamorphose imprĂ©vue, capable de sauver le hĂ©ros dont elle a croisĂ© le destin. L’itinĂ©raire de la femme au cours d’un seul ouvrage traverse bien des Ă©preuves : elle pose clairement le principe de la transformation, du changement qui du dĂ©but Ă  la fin de l’ouvrage, indique une progression souvent passionnante Ă  suivre.
http://www.classiquenews.com/les-femmes-selon-richard-strauss/ 

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logo_francemusiqueFrance Musique, dim 18 août 2019. 20h
Concert donnĂ© le 27 juin 2019 au Prinzregententheater (ThĂ©Ăątre du Prince-RĂ©gent) de Munich dans le cadre de l’Opernfestspiele (Festival de l’OpĂ©ra de Munich)

Richard Strauss : Salome op.54
Opéra en un acte sur un livret du compositeur
d’aprĂšs la piĂšce de thĂ©Ăątre “SalomĂ©” d’Oscar Wilde

Wolfgang Ablinger Sperrhacke, ténor, Herodes
Michaela Schuster, mezzo-soprano, Herodias
Marlis Petersen, soprano, Salome
Wolfgang Koch, baryton, Jochanaan, prophĂšte
Pavol Breslik, ténor, Narraboth, capitaine de la garde
Rachael Wilson, mezzo-soprano, Le page d’HĂ©rodias
Scott MacAllister, ténor, Premier Juif
Roman Payer, ténor, DeuxiÚme Juif
Kristofer Lundin, ténor, TroisiÚme Juif
Kevin Conners, ténor, QuatriÚme Juif
Peter Lobert, ténor, CinquiÚme Juif
Callum Thorpe, basse, Premier Nazaréen
Ulrich Ress, ténor, Second Nazaréen
Kristof Klorek, basse, Premier Soldat
Alexandre Milev, basse, Second Soldat
Milan Siljanov, basse, Un Cappadocien
Mirjam Mesak, soprano, Une esclave
Orchestre de l’Etat de BaviĂšre
Direction : Kirill Petrenko

Les Contes d’Hoffmann (bicentenaire Offenbach 2019)

Bicentenaire OFFENBACH 2019FRANCE MUSIQUE, sam 17 aoĂ»t 2019. OFFENBACH : Les Contes d’Hoffmann. BARCAROLLE FEERIQUE AMOUREUSE
 « Belle nuit, ĂŽ nuit d’amour, souris Ă  nos ivresses. Nuit plus douce que le jour, ĂŽ belle nuit d’amour » En 1864, pour son opĂ©ra Les FĂ©es du Rhin, Offenbach avait composĂ© une mĂ©lodie qu’il utilisera de nouveau pour ouvrir le troisiĂšme acte des Contes d’Hoffmann, dans une cĂ©lĂ©brissime barcarolle interprĂ©tĂ©e par Nicklausse et Giulietta. Le personnage principal poursuit le rĂ©cit de ses aventures sentimentales et fantastiques ; il nous entraĂźne Ă  Venise pour cet acte final, mais aussi sur les pas de la mystĂ©rieuse Antonia, dans le bouleversant deuxiĂšme acte oĂč cette jeune chanteuse frappĂ©e d’un terrible mal, meurt Ă©puisĂ©e de ses propres vocalises. Le chant la consume. Elle sera incarnĂ©e en 1951 par Anne Ayars dans l’adaptation cinĂ©matographique de Michael Powell et Emeric Pressburger.

France Musique, samedi 17 août 2019, 13h. Offenbach, un frétillant bicentenaire
/ François-Xavier Szymczak / Episode 7 – Les Contes d’Hoffmann (Actes II, III et Ă©pilogue)

 

 

 

Approfondir

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Jacques Offenbach (1819-1880)
D’origine allemande, Jacques Offenbach est d’abord un violoncelliste virtuose qui a laissĂ© des piĂšces remarquables pour l’instrument dont plusieurs duos particuliĂšrement inspirĂ©s
 Comme chef d’orchestre, il dirige ses propres Ɠuvres et devient le maĂźtre incontestĂ© de l’opĂ©ra-bouffe français. Avec HervĂ©, Offenbach fixe les rĂšgles et la forme du genre, Ă  la fois dĂ©lirant et poĂ©tique, dans son propre thĂ©Ăątre sur les Champs-ElysĂ©es, le ThĂ©Ăątre des Bouffes-Parisiens. Au mĂ©rite de son inspiration miraculeuse, se distinguent de nombreux chef d’Ɠuvres tels OrphĂ©e aux Enfers (1858), La Belle HĂ©lĂšne (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande Duchesse de GĂ©rolstein (1867), La PĂ©richole (1868), Les Brigands (1869), La Fille du tambour-major (1879) et donc Les Contes d’Hoffmann (1881). Avec ses complices librettistes Henri Meilhac et Ludovic HalĂ©vy, Offenbach a Ă©difiĂ© une Ɠuvre spĂ©cifique, emblĂ©matique de la sociĂ©tĂ© du Second Empire dont il tend un miroir critique, Ă©pinglant sa fantaisie comme son esprit de dĂ©cadence. L’imagination et la libertĂ© du geste m^me s’ils sont critiques, renouvellent aussi le genre comique.

GENESE
 Les Contes fantastiques d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann sont traduits dĂšs 1850. Presque qu’immĂ©diatement (1851), Jules Barbier et Michel CarrĂ© adaptent le texte pour la scĂšne sous le titre : « Les Contes d’Hoffmann » qui regroupe trois contes : L’Homme au sable (Acte I), Le Reflet perdu (Acte II), Le Violon de CrĂšmone (Acte III) et s’inspirant de sa propre vie, ils font de l’auteur, Hoffmann, un personnage central (celui qui raconte au dĂ©but ses avatars amoureux.)
 Offenbach voit la piĂšce Ă  l’OdĂ©on en 1851. 25 annĂ©es passent et il demande en 1876, Ă  Barbier (CarrĂ© Ă©tant mort) l’autorisation d’exploiter le texte de la piĂšce.
La matiĂšre dramatique et son fort potentiel expressif, permettent Ă  Offenbach de rĂ©aliser son grand Ɠuvre et dernier opĂ©ra, au carrefour des genres, entre grand opĂ©ra (comprenant chƓur et orchestration riche et raffinĂ©e), comĂ©die, opĂ©ra bouffe et opĂ©ra comique (c’est Ă  dire avec dialogues parlĂ©s), surtout fantastique fĂ©erique (comme l’était d’ailleurs son premier grand opĂ©ra Les FĂ©es du Rhin, crĂ©Ă© en Autriche).

VERSIONS
 Offenbach a commencĂ© la composition des Contes d’Hoffmann en 1877 ; il s’agit d’abord dans sa premiĂšre version d’un opĂ©ra-comique (avec dialogues parlĂ©s) ; avisĂ©, Offenbach compose aussi des rĂ©citatifs chantĂ©s afin que l’ouvrage puisse ĂȘtre produit dans toutes les maisons d’opĂ©ra. Il prĂ©sente ensuite en 1879, une version rĂ©duite pour LĂ©on Carvalho, directeur de l’OpĂ©ra-Comique de Paris, et Ă  Franz von Jauner directeur du Ringtheater de Vienne. Car Offenbach ambitionne la double crĂ©ation de son sommet lyrique. Les rĂ©pĂ©titions commencent quand Offenbach meurt Ă  Paris en octobre 1880 
 la partition n’étant pas totalement terminĂ©e. Pour assurer la crĂ©ation, Ernest Guiraud accepte de l’achever et de l’orchestrer.

CRÉATION
 Les Contes d’Hoffmann sont crĂ©Ă©s le 10 fĂ©vrier 1881 salle Favart Ă  l’OpĂ©ra-Comique : c’est un succĂšs. L’acte III (Giuletta), « trop long » pour Carvalho, est coupĂ©. Ce n’est qu’à la crĂ©ation viennoise le 7 dĂ©cembre 1881 qu’est jouĂ©e la partition intĂ©grale. Vienne porte en triomphe l’ultime opĂ©ra d’Offenbach.

(Vosges du sud) FESTIVAL MUSIQUE & MEMOIRE, acte III : Les Timbres (2 – 5 aoĂ»t 2019)

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsVosges du Sud, MUSIQUE ET MEMOIRE :  2 – 5 aoĂ»t, Les TIMBRES, dernier week end. C’est le festival estival le plus original et le plus passionnant au nord de la Loire (ils ne sont pas nombreux et d’autant plus mĂ©ritants) et dans le grand Est, en Franche-ComtĂ© ou dans les VOSGES DU SUD plus prĂ©cisĂ©ment. Inscrit dans le territoires des 1000 Ă©tangs, un paradis mĂ©connu accordant forĂȘts Ă©ternelles et musique classique, en une Ă©quation inoubliable. Depuis ses dĂ©buts, le Festival Musique et MĂ©moire sait dĂ©velopper l’audace et la fidĂ©litĂ©, rĂ©servant aux ensembles les plus engagĂ©s, une rĂ©sidence de 3 annĂ©es pour approfondir un geste musical, affiner l’interprĂ©tation d’un rĂ©pertoire ou d’un compositeur, ciseler le travail chambriste, l’écoute et l’expĂ©rimentation entre musiciens, et surtout le partage Ă  l’adresse du public, heureux de participer Ă  l’élaboration des programmes, stimulĂ© Ă  suivre ainsi la maturation des sensibilitĂ©s. L’édition 2019 de Musique et MĂ©moire rĂ©pond Ă  tout cela, rĂ©pondant avec dĂ©lices et souvent de maniĂšre surprenante aux attentes du public. Car l’esprit de dĂ©couverte et la curiositĂ© sont toujours lĂ , intactes et prĂ©servĂ©es aprĂšs plus de 25 annĂ©es de programmation. En tĂ©moignent les chemins de traverse empruntĂ©s par les 3 instrumentistes fondateurs des TIMBRES, et leurs complices, de BYRD Ă  JS BACH, aboutissement de … 2 cycles de rĂ©sidence au Festival, soit le bĂ©nĂ©fice de 6 ans d’une coopĂ©ration trĂšs riche entre les jeunes instrumentistes et le Festival explorateur… Dernier volet incontournable.

 
 
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Les Timbres © Nicolas Maget 2019 / Festival Musique & Mémoire

 

 

 

 

Le Festival Musique et MĂ©moire 2019 s’est dĂ©roulĂ© ainsi autour de 3 WEEK ENDS : 20-21 puis 27-28 juillet, enfin 3-4 aoĂ»t 2019 : une occasion idĂ©ale pour organiser votre sĂ©jour en Franche-ComtĂ©.

 

 

 

 

 

DERNIER ACTE (III) – LES TIMBRES : du 2 au 5 aoĂ»t 2019

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Enfin, le meilleur pour la fin, la derniĂšre annĂ©e de rĂ©sidence (2 dans l’histoire dules-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenews festival, pour un campagnonage unique) du jeune ensemble envoĂ»tant LES TIMBRES, ven 2, sam 3, dim 4 aoĂ»t 2019. C’est un miracle musical de pĂ©osie chambriste et d’entente collective comme il en existe peu ailleurs. Ainsi le joyeux trio enchanteur : Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs (violon, viole de gambe, clavecin) propose What is life (William Byrd, le ven 2 aoĂ»t, Eglise luthĂ©rienne d’HĂ©ricourt, 21h) ; Inventions Ă  2 violons (avec Maite Larburu, 2Ăš violon), et Inventions avec 2 violes de gambe (avec Pau Marcos Vicens, 2Ăš viole de gambe), Inventions Ă  4 mains (avec Marie-Anne Dachy, clavecin), puis L’art de la fugue qui rĂ©unit les 6 instrumentistes solistes, sam 3 aoĂ»t, Chapelle Saint-Martin de Faucogney, 15h.
Le dimanche 5 aoĂ»t, place aux individualitĂ©s : Suites par Myriam Rignol (11h, chƓur roman de Melisey), Sonate et Partita par Yoko Kawakubo (15h, Eglise ND de l’Assomption de ChĂąteau-Lambert), enfin Variations Goldberg par Julien Wolfs – enfin, rĂ©union des 3 solistes des Timbres dans Sonates en trio (17h30, Eglise ND de l’Assomption de Servance).

  

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VOSGES DU SUD : le Festival Musique & MĂ©moire diffuse l'excellence au Pays des 1000 Ă©tangs

 

 

 

 

 

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VIDEO TEASER
Ă©vasion dans les VOSGES DU SUD

https://www.youtube.com/watch?v=vW50y5VJwiY 

  

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Toutes les infos, les modalités de réservations
sur le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE 2019 :

https://musetmemoire.com

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MUSIQUE ET MÉMOIRE EN VIDÉO :

 

 

 

REPORTAGE VIDEO Festival Musique & Mémoire 2018 : Pour les 25 ans du Festival, Vox Luminis réalise la Messe en si de Jean-Sébastien Bach

 

REPORTAGE. JS BACH : Messe en si par VOX LUMINIS / Festival Musique et MĂ©moire 2018 from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Les éditions précédentes :

 

 

 

Festival 2013

 

Festival Musique et MĂ©moire 2013 : Les 20 ans from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

 

Festival 2015 : Les Timbres, l’opĂ©ra dans tous ses Ă©tats

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et MĂ©moire 2015 / Les Timbres from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2016 : Les 400 ans de FROBERGER

 

REPORTAGE. Le Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2016 : les 400 ans de Froberger from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

Festival 2017 : ALIA MENS interprĂšte Cantates et Concertos de JS BACH

 

REPORTAGE, vidĂ©o. Festival MUSIQUE & MÉMOIRE : ALIA MENS joue JS BACH (juil 2017). from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

CD, annonce. BRUCKNER : Symphonie n°9 (Pittsburgh Symphony, Manfred Honeck – 1 cd Fresh Live fĂ©v 2018)

bruckner-symphony-no-9 pittsburgh symphony orchestra cd annonce critique cd review cd classiquenews critique cd opera symphonies symphonies musique classique newsCD, annonce. BRUCKNER : Symphonie n°9 (Pittsburgh Symphony, Manfred Honeck – 1 cd Fresh Live fĂ©v 2018). Directeur musical du Pittsburgh Symphony Orchestra (depuis 2008), Manfred Honeck a un calendrier chargĂ© cet Ă©tĂ© 2019 : il dirige la Conducting Academy (acadĂ©mie de direction d’Orchestre) au Gstaad Menuhin Festival (Suisse) Ă  l’invitation de Christoph MĂŒller, intendant gĂ©nĂ©ral du Festival
 en fĂ©vrier 2018, le chef autrichien, ex assistant de Claudio Abbado, enregistrait en fĂ©vrier 2018, en une prise live, la spectaculaire et monumentale Symphonie n°9 de Bruckner
 composĂ©e en 1896 et laissĂ©e 
 malĂ©diction du chiffre dans l’histoire des compositeurs, 
 inachevĂ©e.
MalgrĂ© sa dĂ©mesure et sa majestĂ© grandiloquente, la 9Ăš de Bruckner exprime les inquiĂ©tudes comme l’espĂ©rance du croyant. La prĂ©sence divine n’est jamais loin, toujours prĂȘte Ă  se manifester, quand pĂšse l’obscuritĂ© de l’abandon et de la souffrance. Lui-mĂȘme rĂ©dacteur du livret accompagnant l’enregistrement, Manfred Honeck prĂ©sente les options de son interprĂ©tation, une Ă©popĂ©e orchestrale qui traverse de grandes plages intranquilles et sombres, parfois frappĂ©es par l’angoisse, mais que porte toujours une indĂ©fectible certitude spirituelle. En 3 mouvements seulement, le massif brucknĂ©rien dĂ©veloppe cependant des dimensions colossales : le mouvement I dĂ©passe 25 mn et la partition s’achĂšve en un ample Adagio de plus de 27 mn, expression de la foi d’une Ăąme brĂ»lante et insatisfaite, celle d’Anton Bruckner.

C’est le dĂ©jĂ  9Ăš enregistrement de l’orchestre symphonique de Pittsburgh. Nouveau jalon d’une sĂ©rie enregistrĂ©e (Pittsburgh Live! Series) qui a comptĂ© auparavant en particulier la Symphonie n°5 de Shostakovich / Chostakovitch et l’Adagio pour cordes seules de Barber.

 

 

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Bruckner: Symphonie n°9
Pittsburgh Symphony Orchestra
Manfred Honeck, direction
(1896 – inachevĂ©e)

I. Feierlich – Sehr ruhig
II. Scherzo: Bewegt, lebhaft – Trio: Schnell
III. Adagio: Sehr langsam, feierlich

Enregistrement Live SACD rĂ©alisĂ© au Heinz Hall, en fĂ©rvier 2018, rĂ©sidence du Pittsburgh Symphony Orchestra (PSO). – Parution : le 23 aoĂ»t 2019 – 1 cd SACD FRESH! – prochaine critique dĂ©veloppĂ©e dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS

GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019. LES 5 ACADEMIES / la Conducting Academy (4, 15, 17 août 2019)

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019. LES ACADEMIES DE GSTAAD. Gstaad l’étĂ©, grĂące au Festival MENUHIN (63Ăš Ă©dition en 2019) dĂ©fend mieux qui quiconque l’esprit de la transmission, selon les valeurs du fondateur, le violoniste lĂ©gendaire Yehudi Menuhin. De sorte que plus de 50 ans aprĂšs sa crĂ©ation, le festival estival dans le Saanenland dĂ©veloppe un cycle trĂšs dynamique de 5 acadĂ©mies Ă  prĂ©sent identifiĂ©es comprenant cours, ateliers, masterclasses et aussi concert de clĂŽture en public, 
 en piano, flĂ»te, chant, cordes
 sans omettre la plus spectaculaire (et passionnante Ă  suivre), l’acadĂ©mie de direction d’orchestre (conducting academy). L’ensemble des masterclasses proposĂ©es aux jeunes professionnels, se double de cours «Play@» destinĂ©s aux amateurs de tous Ăąges. Car le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, ouvert et gĂ©nĂ©reux, ne veut exclure personne. A chacun, son expĂ©rience musicale, selon son goĂ»t, selon sa culture.

 

GSTAAD-FESTIVAL-ORCHESTRA-CONDUCTING-Academy-2019-concert-annonce-academy-critique-classiquenews

 

MANFRED HONECK : PERCER LE SECRET DE CARLOS KLEIBER
En aoĂ»t 2019, la 6e Gstaad Conducting Academy est dirigĂ©e par le chef Manfred Honeck, qui pilote deux programmes symphoniques aprĂšs une premiĂšre semaine dĂ©diĂ©e au rĂ©pertoire pour orchestre de chambre, conduite par l’indispensable «Head of Teaching», Johannes Schlaefli. Manfred Honeck, directeur musical de l’Orchestre symphonique de Pittsburgh dĂ©dient ses activitĂ©s d’enseignement Ă  Gstaad au «phĂ©nomĂšne Carlos Kleiber» ; elles tenteront de cerner « les raisons de l’unicitĂ© d’un chef d’orchestre ». Chaque jeune chef peut ainsi diriger une formation impressionnante, le GFO GSTAAD FESTIVAL ORCHESTRA.

COUP DE POUCE ET TREMPLIN
 Les anciens laurĂ©ats du Neeme JĂ€rvi Price ont bĂ©nĂ©ficier d’un coup de pouce concret. Ainsi, l’annĂ©e derniĂšre, Nuno Coelho (laurĂ©at 2015) a pris un poste permanent Ă  l’Orquestra Gulbenkian. Joseph Bastian (laurĂ©at 2016) a signĂ© avec une grande agence amĂ©ricaine et dirige des orchestres de premier plan dans le monde entier. La Gstaad Academy aide les jeunes talents Ă  intĂ©grer le monde professionnel de la direction. Pour le public et les festivaliers, c’est une opportunitĂ© passionnante de suivre les avancĂ©es des candidats chefs d’orchestre, tous concourant au Prix Neeme JĂ€rvi qui au terme de leur session de travail avec Manfred Honeck, se verront (ou pas) distinguĂ©(e)s par leur aptitude particuliĂšre


Au sein des quatre autres masterclasses, nous proposons Ă©galement des cours sur mesure et la possibilitĂ© pour les participants de se produire lors de prestations de premier plan, ainsi que la plateforme d’un grand festival international, qui prĂ©sente chaque jour, en plus des masterclasses, des concerts de haut niveau.

PROFESSEURS et ” Cours PLAY@ “… Pour son Ă©dition 2019, la Gstaad String Academy compte au sein de son corps professoral, de la lĂ©gende du violon: Ana Chumachenco. PrĂ©sence charismatique qui rĂ©anime la flamme du violon au sein du festival de Yehudi Menuhin.
Silvana Bazzoni Bartoli pilote la Gstaad Vocal Academy durant la derniĂšre semaine d’aoĂ»t, et le flĂ»tiste suisse Maurice Steger, avec son Ă©quipe dirige la Gstaad Baroque Academy au cours de la derniĂšre semaine du festival.
Pour les amateurs des cours Play@, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL propose une expĂ©rience globale, de la pratique musicale aux soirĂ©es de concerts les plus spectaculaires. Tous les cours se dĂ©roulent sous la direction de musiciens chevronnĂ©s et pĂ©dagogues. La Gstaad Academy sert les missions du Festival car elle perpĂ©tue l’esprit du fondateur Yehudi Menuhin. A Saanen et Ă  Gstaad, le violoniste lĂ©gendaire a invitĂ© non seulement ses amis virtuoses tels que Benjamin Britten, Peter Pears ou Maurice Gendron, mais aussi ses Ă©tudiant(e)s et de jeunes musiciens trĂšs motivĂ©s. Avec tous, Menuhin a transmis au public, l’amour de la musique.

Les 5 AcadĂ©mies du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL forment une vĂ©ritable ruche, d’autant plus Ă©lectrisante pour les jeunes professionnels et pour le public qu’elles se dĂ©roulent au pied des montagnes majestueuses, dans les vallĂ©es florissantes du Saanenland (PrĂ©alpes suisses). Un cadre naturel majestueux et pastoral propre Ă  la dĂ©tente, Ă  la concentration voire au dĂ©passement de soi…

 

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AGENDA

3 concerts incontournables Ă  GSTAAD

les 4, 15 et 17 août 2019

 

 

 

Dimanche 4 août 2019
18h, Eglise de Saanen
Concert orchestral
Mozart Ă  Paris II – Huangci, Jacot & ClĂ©ment
Gstaad Festival Orchestra I
Claire Huangci, piano
Lauréate du Concours Géza Anda 2018
Sébastien Jacot, flûte
Lauréat du Concours ARD 2015
AgnÚs Clément, harpe
Lauréate du Concours ARD 2016
Gstaad Festival Chamber Orchestra
Etudiants de la Gstaad Conducting Academy

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour flĂ»te et harpe en ut majeur K. 299/297c / 30’
Symphonie n° 31 en rĂ© majeur K. 297/300a «Paris» / 20’
– Pause –

Frédéric Chopin (1810-1849)
Concerto pour piano n° 2 en fa mineur op. 21 / 35’

Claude Debussy (1862-1918)
«Petite Suite» (version pour orchestre de Henri BĂŒsser) /15’

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-orchestral-04-08-19

 

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Jeudi 15 août 2019
17h30, Tente du Festival de Gstaad
L’Heure Bleue
Gstaad Conducting Academy – Concert de clîture III
Gstaad Festival Orchestra
Etudiants de la Gstaad Conducting Academy

Johann Strauss II (1825-1899)
Ouverture de l’opĂ©rette «Der Zigeunerbaron»

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Symphonie n° 7 en la majeur op. 92 (extraits)

Piotr Ilitch TchaĂŻkovski (1840-1893)
Symphonie n° 6 en si mineur op. 74 «Pathétique»

Johann Strauss II (1825-1899)
«Wein, Weib und Gesang», valse de concert op. 333

Délibérations du jury
Remise des certificats et du Prix Neeme JĂ€rvi 2019
Pas de prĂ©location – EntrĂ©e libre, collecte

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/l-heure-bleue15-08-19

 

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Samedi 17 août 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
PathĂ©tique – Manfred Honeck & Seong-Jin Cho
Gstaad Festival Orchestra II

Gstaad Festival Orchestra
Manfred Honeck, direction

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Concerto pour piano n° 5 en mi bĂ©mol majeur op. 73 «L’Empereur»
Seong-Jin Cho, piano

Piotr Ilitch TchaĂŻkovski (1840-1893)
Symphonie n° 6 en si mineur op. 74 «Pathétique»

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-17-08-19

 

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TOUTES LES INFOS sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019
https://www.gstaadacademy.ch/fr/home

France 5, France Musique ce soir: Symphonie des mille n°8 de MAHLER

MAHLER-gustav-symphonie-5-orchestre-national-de-lille-Alexandre-Bloch-annonce-concert-classiquenews-critique-concertFRANCE MUSIQUE, ce soir, le 29 juil 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des mille / France Musique en direct dĂšs 20h45 – France 5 Ă  22h30. CrĂ©Ă©e Ă  Munich au moment de l’Exposition Internationale, le 12 septembre 1910, la Symphonie des Mille ou Symphonie n°8 de Gustav Mahler est un immense chant d’espoir qui marque aussi la pleine maturitĂ© d’une Ă©criture enfin apaisĂ©e, aprĂšs les tourments plus ou moins contrĂŽlĂ©s et assumĂ©s des Symphonies n°5, n°6 et surtout n°7, symphonies autobiographiques oĂč le conflit, la noirceur, la prĂ©sence de forces cosmiques insurmontables, les blessures liĂ©es Ă  son destin personnel et sa vie sentimentale, sont le sujet principal. Ici rien de tel, sinon, une arche grandiose dont les tensions canalisĂ©es convergent vers une priĂšre de rĂ©conciliation, une aspiration profonde Ă  la paix Ă©ternelle.

Si Mahler n’a pas Ă©crit d’opĂ©ras, cette fresque grandiose Ă  l’échelle du colossale nĂ©cessite un plateau artistique impressionnant : triple choeur (femmes, hommes, enfants), grand orchestre, solistes dont les airs sont dignes d’un drame lyrique.

L’odyssĂ©e mahlĂ©rienne de la 8Ăšme doit son unitĂ© Ă  la constance attendrie, exaltĂ©e mais toujours Ă©lĂ©gante des interprĂštes. D’autant plus que les deux parties sont d’un Ă©tonnant contraste : premier volet construit autour du Veni, Creator Spiritus, selon le texte mĂ©diĂ©val de l’archĂ©vĂȘque de Mayence, Hrabanus Maurus. Le compositeur a reçu la rĂ©vĂ©lation de cette hymne au CrĂ©ateur, d’autant plus bienvenue pour son Ăąme inquiĂšte et de plus en plus mystique. Tout le dĂ©veloppement est une variation sur le thĂšme de cette fulgurance personnelle dont il souhaite nous faire partager l’intensitĂ©.

PLAN

Le volet 1 qui reprend la traduction de l’hymne mĂ©diĂ©val : Hymnus : Veni Creator, est un immense chant de priĂšre et d’espĂ©rance, dans une Ă©criture contrapuntique des plus maĂźtrisĂ©e, qui cite toutes les messes et oratorios qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©. Mahler exprime la tendresse des croyants rĂ©cepteurs du miracle, tĂ©moins d’une vision sidĂ©rante partagĂ©e. DurĂ©e : circa 30 / 35 mn.

Dans le second volet,  d’aprĂšs Schluss-szene aus « Faust » (ScĂšne finale du Faust) de Goethe, pendant littĂ©raire au premier volet d’origine sacrĂ©e, mais non moins extraordinairement exaltĂ©, solistes, chƓurs et orchestre façonnent une superbe peinture de la foi, soit un vĂ©ritable opĂ©ra spirituel oĂč l’évocation du mystĂšre, grĂące Ă  des Ă©pisodes suggestifs, un sens Ă©vident de l’articulation et des nuances (bois somptueux, cuivres grandioses, cordes amples et suspendues) donne le format de cette seconde Passion. Comme une rĂ©ponse moderne aux Passions de JS BACH, Mahler orchestre un remarquable drame sacrĂ© oĂč se prĂ©cisent plusieurs profils Pater Profundis, Maria Aegyptica, lesquels en intercesseurs, accompagnent le croyant vers l’étreinte finale que lui rĂ©serve, ĂŽ comble du bienheureux, Maria Gloriosa.
Rien ne manque Ă  l’évocation de ce diptyque religieux. Ni l’élan fervent, ni la sensibilitĂ©. Le chef doit veiller aux dĂ©tails comme Ă  l’architecture de cette cathĂ©drale orchestrale et lyrique. Ici Homme et univers ne font plus qu’un : le but ciblĂ©, espĂ©rĂ©, exaucĂ© d’un Mahler enfin en paix avec lui-mĂȘme, est atteint. Plan : adagio, scherzo, finale agitato - DurĂ©e : circa 1h.

 

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FRANCE MUSIQUE, lundi 29 juillet, 20h45. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille.
EN DIRECT sur France MUSIQUE, – en diffĂ©rĂ© sur FRANCE 5 Ă  22h30
depuis les ChorĂ©gies d’Orange 2019 (150Ăš anniversaire en 2019)

Magna Peccatrix: Meagan Miller
Una poenitentium: Ricarda Merbeth
Mater gloriosa :Eleonore Marguerre
Mulier Samaritana: Claudia Mahnke
Maria Aegyptica: Gerhild Romberger
Doctor Marianus: NikolaĂŻ Schukoff
Pater ecstaticus: Boaz Daniel
Pater profondus: Albert Dohmen

Orchestre Philharmonique de Radio France
Orchestre National de France

Choeur de Radio France
Choeur philharmonique de Munich
MaĂźtrise de Radio France

Jukka-Pekka Saraste, direction

 

 

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L’OrphĂ©e aux enfers d’Offenbach de Barrie Kosky sur ARTE

offenabch-portrait-dossier-annee-2019-offenabch-2019-par-classiquenewsARTE, sam17 aoĂ»t 2019. OFFENBACH: OrphĂ©e aux enfers (Kosky). Depuis Salzbourg 2019. L’édition 2019 du Festival de Salzbourg consacre le gĂ©nie lyrique d’Offenbach par une nouvelle production d’OrphĂ©e aux Enfers (1858) mise en scĂšne par l’australien Barrie Kosky dont la truculence et l’impertinence offrent de nouvelles clĂ©s de lecture et de comprĂ©hension. Nul doute que l’opĂ©ra bouffon qui fut le plus grand succĂšs de Jacques aux Bouffes-Parisiens Ă  la fin des annĂ©es 1850 ne stimule la verve dĂ©lirante du metteur en scĂšne et directeur (depuis 2012) du Komische Oper Berlin. Son goĂ»t de la parodie, des travestissements, pour l’esprit surrĂ©aliste du thĂ©Ăątre burlesque aussi enrichissent une sensibilitĂ© tournĂ©e sur la dĂ©rision et la dĂ©nonciation des vacuitĂ©s contemporaines. Juif homosexuel d’origine hongroise, Kosky cultive l’humour et l’autodĂ©rision, ayant Ă©tĂ© possĂ©dĂ© par le dĂ©mon de l’opĂ©ra dĂšs ses 7 ans (sa grand mĂšre l’ayant emmenĂ© avec elle pour une reprĂ©sentation de Madama Buttefly de Puccini dont il ne s’est toujours pas remis). Depuis, lunettes sur le nez Ă  la Woody Allen, Barrie Kosky se dĂ©finit comme un “kangourou juif homosexuel”. Pour le Festival de Bayreuth 2018, il mettait en scĂšne Les MaĂźtres Chanteurs de Nuremberg, dĂ©nonçant l’enfermement idĂ©ologique et esthĂ©tique, comme l’antisĂ©mitisme viscĂ©ral de Wagner dans son fief de Bayreuth…

 

 

KOSKY MAZZOLA orphee aux enfers salzbourg critique annonce salzbourg 2019 classiquenews

 

Barrie KOSKY et Enrique Mazzola – Salzbourg 2019 – Photo: SF/Anne Zeuner

 

 

DĂ©jĂ  en 1858, Offenbach savait tournĂ© en dĂ©rision scabreuse l’AntiquitĂ© et la mythologie grecque Ă  travers les variations conjugales du couple OrphĂ©e et Eurydice. Celle ci aime le jeune AristĂ©e (en rĂ©alitĂ© Pluton fatal)
 infidĂ©litĂ©, dĂ©sir et libertĂ© sexuelle sont de mise dans cette critique en rĂšgle des mƓurs dĂ©cadentes du Second Empire. Les deux hĂ©ros qui chez Monteverdi ou Gluck incarnent l’absolu de l’amour tragique, sont dĂ©jĂ  Ă©reintĂ©s et insatisfaits chez Offenbach : Eurydice ne supporte plus le violon de son Ă©poux, et celui-ci aimerait jouer son instrument ailleurs et sĂ©duire d’autres beautĂ©s plus affables
 Mais le compositeur propose une relecture du mythe d’OrphĂ©e; car celui ci poussĂ© par l’Opinion Publique, aprĂšs le rapt d’Eurydice par Pluton, rejoint les enfers pour y reprendre sa belle. Dans l’autre monde, OrphĂ©e et les spectateurs dĂ©couvrent plaisirs et luxure auxquels s’adonnent sans limite ni morale Pluton bientĂŽt assistĂ© de Jupiter qui sĂ©duit Eurydice sous la forme d’une mouche ! Choquant l’Opinion Publique (et l’hypocrite morale sociale, faussement choquĂ©e), orgie et frasques en tout genre s’invitent au banquet infernal, dĂ©livrant une vision des dieux antiques (et de la sociĂ©tĂ© humaine), sans retouches, brutes, scabreuse voire dĂ©lurĂ©e, trĂ©pidante
 On cĂ©lĂšbre Bacchus et tous les excĂšs pourvu qu’ils enivrent (dernier cancan endiablĂ© ou galop infernal).

salzbourg vignette festivalVerve, dĂ©lire cynisme voire ironie mordante sur les travers de la sociĂ©tĂ© française du second empire Ă  travers le prĂ©texte mythologique, Jacques, « petit Mozart » des boulevards dĂ©montre Ă  contrario son gĂ©nie lyrique dans un genre savoureux et comique. Divertissant, OrphĂ©e versus Offenbach n’en est pas moins une juste et sĂ©vĂšre critique de l’hypocrisie sociale.

 

 

 

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arte_logo_2013ARTE, sam17 aoĂ»t 2019, 22h35. OFFENBACH: OrphĂ©e aux enfers (mes Barrie Kosky). Nouvelle production, prĂ©sentĂ©e en 7 dates du 12 au 30 aoĂ»t 2019, depuis le Festival de Salzbourg 2019 (salle : Haus fĂŒr Mozart).

Jacques Offenbach (1819 – 1880)
ORPHÉE AUX ENFERS
Opéra-bouffon in two acts and four scenes (1858)
Libretto by Hector Crémieux and Ludovic Halévy
New production
PLUS D’INFOS sur le site du Salzburgfestpspiele 2019:
https://www.salzburgerfestspiele.at/en/p/orphee-aux-enfers

 

 

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distribution / cast :

Enrique Mazzola, Conductor
Barrie Kosky, Director / mise en scĂšne

Marcel Beekman, Aristée / Pluton
Martin Winkler, Jupiter
Joel Prieto, Orphée
Kathryn Lewek, Eurydice
Max Hopp, John Styx
Anne Sofie von Otter, L’Opinion publique
Peter Renz, Mercure
RafaƂ Pawnuk, Mars
Vasilisa Berzhanskaya, Diane
Frances Pappas, Junon
Lea Desandre, VĂ©nus
Nadine Weissmann, Cupidon
Alessandra Bizzarri, Claudia Greco, Tara Randell, Martina Borroni, Merry Holden, Michael Fernandez, Shane Dickson, Marcell Prét, Lorenzo Soragni, Damian Czarnecki, Daniel Ojeda, Kai Braithwaite, Silvano Marraffa, Dancers

 

 

 

LILLE. MAHLER, Adagio de la 10Ăš symphonie

ONL lille le 5 sept 19 concert Mahler Strauss concert annonce classiquenews Lise-de-la-Salle_slide_328px_19-20LILLE, ONL, le 5 sept 2019 : MAHLER, Adagio de la 10Ăš symphonie. DĂšs dĂ©but septembre 2019, pour amorcer sa nouvelle saison 2019 2020, l’Orchestre National de Lille dĂ©die sa programmation Ă  Gustav Mahler
 Le 5 septembre, place Ă  l’Adagio de la 10Ăš symphonie par une phalange invitĂ©e : l’Orchestre Français des Jeunes sous la direction de Fabien Gabel.
Ensuite, sous la direction de son directeur musical, Alexandre BLOCH, l’ l’Orchestre National de Lille / ONL poursuit son cycle des Symphonies de Mahler, dùs les 1er et 2 octobre : Symphonie n°6.

L’ADAGIO DE LA SYMPHONIE N°10
 Gustav Mahler dĂ©cĂ©dĂ© Ă  Vienne en mai 1911 laisse inachevĂ©e son ultime symphonie, la 10Ăš : le premier mouvement, adagio (en fa diĂšse majeur) est retrouvĂ©, publiĂ© par sa veuve Alma en 1924, puis « achevé » avec le 3Ăš mouvement (Purgatorio) par Ernst Krenek et le chef Franz Schalk. C’est ce dernier qui joue les deux Ă©pisodes ainsi restituĂ©s d’aprĂšs les manuscrits autographes en octobre 1924. D’une durĂ©e circa 25 mn, l’Adagio est le seul mouvement dont subsistent des Ă©lĂ©ments significatifs de la main de Mahler pour autoriser une restitution acceptable. Ample, dĂ©tachĂ©, intĂ©rieur voire dĂ©sincarnĂ© (le renoncement ultime en liaison avec la crise conjugale que vit alors le compositeur en 1910), rappelle l’adagio de la Symphonie n°9 de Bruckner. Mahler y superpose 3 idĂ©es thĂ©matiques, pas vraiment fusionnĂ©es ni dialoguĂ©es, alternĂ©es, sur un canevas harmonique oĂč Mahler dĂ©passe aussi loin qu’il le peut le classicisme tonal. Au moment de la conclusion, tous les motifs se combinent et se fondent, emblĂšme d’un gĂ©nie du dĂ©veloppement et de l’architecture orchestrale.

Le mouvement ainsi jouĂ© marque le premier jalon du cycle Mahler 2019 / 2020 prĂ©sentĂ© par l’ONL Orchestre National de Lille : les prochains rv sont 1er et 2 octobre 2019 (Symphonie n°6), 18 octobre (Symphonie n°7), mercredi 20 et jeudi 21 novembre (Symphonie n°8 des mille), puis les 15 et 16 janvier 2020 (Symphonie n°9)


Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
Jeudi 5 septembre 2019, 20h

De l’ombre à la lumiùre
Orchestre Français des Jeunes
Fabien Gabel, direction

Lindberg : Vivo
Schumann : Concerto pour piano
Soliste : Lise de la Salle, piano

Mahler : Symphonie n°10, Adagio
R. Strauss : Mort et Transfiguration

PrĂ©sentation du concert sur le site de l’ONL / Orchestre National de Lille : « L’Orchestre Français des Jeunes est en rĂ©sidence en rĂ©gion Hauts-de-France.
Lorsqu’il entame sa Symphonie n°10 en 1910, Mahler est rongĂ© par ses souffrances conjugales et par la maladie. Il ne pourra d’ailleurs achever sa derniĂšre grande partition. L’Adagio qu’il compose est extraordinaire par ses sonoritĂ©s tranchantes. Plus apaisĂ©, le Concerto pour piano de Schumann est un exaltant cri du cƓur composĂ© pour sa femme Clara. Brillante musicienne du rĂ©pertoire romantique, Lise de la Salle interprĂšte ce joyau de la littĂ©rature pianistique. Couronnant un programme placĂ© sous le signe de l’amour et de la mort, l’Orchestre Français des Jeunes et son chef Fabien Gabel prĂ©sentent pour terminer la grandiose et lumineuse Mort et Transfiguration de Strauss. »

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/de-lombre-a-la-lumiere/

Québec, Festival Classica 2020 : création mondiale de MIGUELA, joyau lyrique romantique et français de Théodore Dubois

classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaQUÉBEC. CrĂ©ation mondiale de Miguela, l’opĂ©ra oubliĂ© de ThĂ©odore Dubois au Festival CLASSICA 2020. De fin mai Ă  mi juin, CLASSICA est le premier festival quĂ©bĂ©cois qui marque l’avĂšnement de la belle saison, celle bientĂŽt estivale et le cycle nouveaux des festivals d’étĂ© au Canada. CLASSICA fĂȘte l’annĂ©e prochaine, au printemps 2020 ses dĂ©jĂ  10 ans. Son spectre est large (nouvel intitulĂ© en 2019, « de Beethoven Ă  Bowie ») ; il a su Ă  l’instar des festivals rock fidĂ©liser une trĂšs large audience, en variant l’offre musicale, de salles de concert fermĂ©es aux grandes scĂšnes symphoniques en plein air


Au printemps 2020, l’évĂ©nement crĂ©Ă© et conçu par Marc Boucher fĂȘte Ă©videmment le 250Ăš anniversaire de Beethoven, mais il sait aussi crĂ©er la surprise voire l’évĂ©nement : le festival quĂ©bĂ©cois annonce la rĂ©surrection (crĂ©ation mondiale) d’un opĂ©ra romantique français qui dormait dans le fonds de la BNF Ă  PARIS et totalement oubliĂ© depuis lors


 

 

 

MIGUELA de Théodore Dubois (1891)

crĂ©ation d’un joyau oubliĂ© de l’opĂ©ra romantique français

 

dubois_theodoreMIGUELA DE DUBOIS, UNE CRÉATION MONDIALE TRES ATTENDUE. CLASSICA comme tous les grands festivals internationaux cultive les genres symphoniques et populaires, les rĂ©citals chambristes, mais aussi le goĂ»t du chant, mĂ©lodies et opĂ©ra. CLASSICA n’est rien sans la prĂ©sence de la voix. Les Festivaliers retrouveront la 4Ăš Ă©dition du RĂ©cital-Concours de mĂ©lodies françaises (juin 2020, Ă©dition programmĂ©e comme chaque annĂ©e comme conclusion de l’évĂ©nement). Enfin, l’annĂ©e prochaine est celle de tous les dĂ©fis car y sera rĂ©alisĂ©e aussi la crĂ©ation du dernier opĂ©ra de ThĂ©odore Dubois, compositeur romantique français rĂ©cemment ressuscitĂ© ici et lĂ , mais de façon trop disparate pour juger pleinement de son Ă©criture comme de son tempĂ©rament lyrique. Marc Boucher prolonge ainsi le travail pionnier, rĂ©alisĂ© dans un vĂ©ritable esprit de famille et de troupe, avec son mentor, le regrettĂ© chef, fondateur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing, Jean-Claude Malgoire. Le chef français avait le souci de jouer les Ɠuvres de Dubois : Ă  Tourcoing furent ainsi crĂ©Ă©s en premiĂšre mondiale, l’oratorio Le Paradis perdu (dans une version orchestrale restaurĂ©e), puis l’opĂ©ra ABEN HAMET, Ă©blouissante production qui rĂ©unissait Marc Boucher, Guillaume Andrieux, Ruth Rosique, Hasnaa Bennani, Nora Sourouzian
).

 

 

 

SOMMET LYRIQUE DU VERDI FRANCAIS

RĂ©tablir la crĂ©ation de ce qui serait bien le dernier ouvrage de ThĂ©odore Dubois, Miguela, dans le sillon de ces Ɠuvres dĂ©jĂ  recrĂ©Ă©es est d’autant plus pertinent que son livret souligne les mĂȘmes thĂšmes que Aben Hamet (1884) : l’élan amoureux ici entre une espagnole et un officier français (dans Aben Hamet, il s’agit d’un arabe et d’une princesse catholique) confrontĂ© Ă  la violence de la guerre, du terrorisme, des armes. « ThĂ©odore Dubois est pour moi, le Verdi français », prĂ©cise Marc Boucher. « Comme Verdi, Dubois connaĂźt la voix ; il choisit les tessitures selon le profil dramatique des personnages ; sa prosodie est parfaite : chanter Dubois, c’est parler et respirer ; il n’y a aucun arrangement Ă  concĂ©der, aucune transposition Ă  envisager : tout coule de source, en parfaite connexion avec la situation dramatique, et les ressources de chaque tessiture ».

Le baryton en parle avec d’autant plus d’assurance qu’il a interprĂ©tĂ© ses Ɠuvres et chantera aussi lors de la crĂ©ation de Miguela (le rĂŽle du mĂ©chant, Fernandes, l’agent de la barbarie et de la haine, celui qui ne cesse de rappeler Miguela Ă  son devoir
). La haine des autres contre l’amour de tous. VoilĂ  un schĂ©ma dĂ©jĂ  passionnant qui suscite la plus grande attente d’ici au printemps 2020 au QuĂ©bec. DĂ©jĂ , le directeur de CLASSICA, heureux de poursuivre l’enthousiasme et la curiositĂ© de Jean-Claude Malgoire par delĂ  l’Atlantique, prĂ©pare le matĂ©riel musical laissĂ© par ThĂ©odore Dubois. L’auteur du livret de Miguela est Jules Barbier, d’aprĂšs les derniĂšres dĂ©couvertes : Dubois a pu ainsi s’appuyer sur un homme d’expĂ©rience.

C’est Marc Boucher qui dans les cahiers constituant l’inventaire des Ɠuvres dĂ©posĂ©es Ă  BNF avait repĂ©rĂ© et identifiĂ© le dernier opus lyrique de ThĂ©odore Dubois, probablement composĂ© en 1891 : un ouvrage ambitieux (en trois actes et six tableaux), dans le style du grand opĂ©ra français qui tĂ©moigne des derniĂšres Ă©volutions lyriques du directeur du Conservatoire, au dĂ©but des annĂ©es 1890.

Miguela serait-il ce grand opĂ©ra romantique oubliĂ©, jalon essentiel de l’opĂ©ra français de la fin du XIXĂš et au dĂ©but du XXĂš, Ă  l’époque du dernier Verdi et des opĂ©ras de Massenet ? L’idĂ©e est sĂ©duisante. Pour Marc Boucher, Miguela se rapprocherait « de Manon de Massenet, dans une forme en route vers Falstaff oĂč le rĂ©cit accompagnĂ© est prĂ©dominant et oĂč l’intrigue bien qu’ayant ses protagonistes principaux, est soutenue par les rĂŽles secondaires. »

A l’heure des rĂ©surrections plus ou moins heureuses rĂ©vĂ©lant souvent de façon tronquĂ©e, des partitions exhumĂ©es que l’on croyait connaĂźtre, Marc Boucher a dĂ©cidĂ© de tout jouer : Miguela pourra ainsi ĂȘtre jugĂ©e dans sa continuitĂ© originelle. A la BNF, de fait, tout le matĂ©riel existait (le conducteur, la partie chant / piano, les parties d’orchestre
) ; ils attendaient d’ĂȘtre ressuscitĂ©es pour une crĂ©ation intĂ©grale. Probablement pour une rĂ©alisation partielle dĂ©cidĂ©e pour la Palais Garnier en 1916. « la genĂšse de l’opĂ©ra demeure mystĂ©rieuse ; beaucoup d’élĂ©ments de la genĂšse restent dans l’ombre » prĂ©cise Marc Boucher. Et d’ajouter en interprĂšte connaisseur :  « Il y a 12 rĂŽles : 2 pour voix de femmes dont un soprano lyrique pour le rĂŽle-titre ; et 10 voix masculines, le hĂ©ros amoureux Ă©tant ici chantĂ© par un tĂ©nor ; fait assez surprenant quand on sait le goĂ»t de Dubois pour la voix de baryton – comme Verdi : Aben Hamet est chantĂ© par un baryton ». En somme, Miguela est le sommet lyrique de ThĂ©odore Dubois, et certainement une prochaine rĂ©vĂ©lation majeure pour notre connaissance de l’opĂ©ra romantique français.

 

 

 

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classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaRĂ©servez dĂšs Ă  prĂ©sent votre sĂ©jour au QuĂ©bec, au moment du festival CLASSICA : concerts chambristes, grands Ă©vĂ©nements symphoniques en plein air, opĂ©ra en crĂ©ation, mais aussi le cycle Beethoven 2020
 promettent une nouvelle Ă©dition mĂ©morable, celle des 10 ans (« de Beethoven Ă  David Bowie »). Le rendez-vous est d’ores et dĂ©jĂ  pris.

TOUTES LES INFOS sur le site du FESTIVAL CLASSICA

https://www.festivalclassica.com

LIRE aussi notre compte rendu bilan de l’édition 2019 de CLASSICA : ” le festival-Ă©vĂ©nement au QuĂ©bĂ©c, classique et populaire
 ” :

https://www.classiquenews.com/festival-classica-levenement-au-quebec-classique-et-populaire-bilan-2019-et-10e-edition-en-2020/

 

ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS : Concerto en sol majeur de RAVEL

ravel-maurice-portrait-compositeur-dossier-ravel-classiquenewsorleans-concert-septembre-2019-annonce-concert-classiquenews-octobre_embraquement_immediatORLEANS, Orch Symphonique. Les 12 et 13 oct 2019. RAVEL, DEBUSSY
 Pour son premier concert de la saison 2019 – 2020, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans rend hommage au gĂ©nie de Ravel, inspirĂ© par l’AmĂ©rique, divin orchestrateur de Moussorgski
 Depuis sa crĂ©ation en 1921, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans (OSO) perpĂ©tue une trĂšs active tradition orchestrale Ă  OrlĂ©ans. AprĂšs Jean-Marc Cochereau qui le porta pendant plus de 20 ans, Marius Stieghorst pilote aujourd’hui la phalange avec l’engagement et le sens des risques et des dĂ©fis qui assurent Ă  la formation sa vivacitĂ©. Actuellement chef assistant Ă  l’OpĂ©ra National de Paris, Marius Stieghorst (nĂ© en Allemagne, Ă  Kaiserslautern) a Ă©tĂ© Premier Kapellmeister et Directeur Adjoint de la musique Ă  OsnabrĂŒck, Allemagne. C’est un musicien expĂ©rimentĂ© qui maĂźtrise les enjeux de la direction lyrique et symphonique, sait transmettre, fĂ©dĂ©rer, impliquer.

 

1er concert de la saison 2019 2020 du Symphonique d’OrlĂ©ans

EMBARQUEMENT IMMÉDIAT

 

 

 

Ravel à l’honneur

 

 

Saison 19-20 OSO Pour chaque concert entre 60 et 80 instrumentistes, souvent anciens Ă©lĂšves du Conservatoire, dĂ©fendent les choix artistique du directeur musical. Le premier concert de la nouvelle saison 2019 2020, les 12 et 13 octobre 2019, intitulĂ© « embarquement immĂ©diat », invite en soliste la pianiste Maroussia Gentet dans le Concerto pour piano en sol majeur de Maurice Ravel dont le goĂ»t pour les rythmes exotiques, prĂ©cisĂ©ment amĂ©ricains (jazzy) renouvelle une Ă©criture d’un raffinement et d’un intimisme saisissants. Le sol majeur est achevĂ© en 1931, crĂ©Ă© en janvier 1932 (salle Pleyel), par Marguerite Long au piano et Ravel comme chef. C’est une fĂȘte « virtuose » (Ă  la Saint-SaĂ«ns) pour les vents de l’orchestre (particuliĂšrement sollicitĂ©s, exposĂ©s) et le piano, mais aussi dont l’élĂ©gance et l’esprit renvoient directement Ă  Mozart. Ravel partage avec ce dernier la sincĂ©ritĂ© et la vĂ©ritĂ© bouleversante d’une Ă©criture qui ne dĂ©crit pas, mais exprime, Ă©prouve, touche. Comme son second Concerto (composĂ© simultanĂ©ment), Ravel y dĂ©veloppe son enthousiasme fĂ©cond pour les Etats-Unis traversĂ© lors d’un sĂ©jour dĂ©cisif en 1928 : d’oĂč la prĂ©sence du jazz.

3 mouvements : Allegramente, Adagio assai (la main droite y déploie une mélodie déchirante par sa simplicité et sa tendresse en mi majeur : claire référence au mouvement lent du Quintette pour clarinette de Mozart), Presto.

Les autres Ɠuvres Ă  l’affiche de ce superbe programme, citent aussi l’énergie du jazz chez Chostakovitch (Tahiti Trot), comme elles soulignent le gĂ©nie du Ravel orchestrateur, immense crĂ©ateur Ă  la suite des couleurs et de la rĂ©volution des timbres opĂ©rĂ©s avant lui par Rameau au XVIIIĂš ou Berlioz au XIXù
 Tableaux d’une exposition de Moussorgski dans l’orchestration de Ravel. Programme incontournable.

 

 

 

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ORLEANS, Théùtre / Salle Touchard
SAMEDI 12 OCTOBRE – 20h30
DIMANCHE 13 OCTOBRE – 16h00

« EMBARQUEMENT IMMÉDIAT »
Marius STIEGHORST, direction

- Dimitri CHOSTAKOVITCH
Tahiti Trot

- Claude DEBUSSY
En bateau de la « Petite suite » (Orchestration : Henri BĂŒsser)

- Claude DEBUSSY
Golliwogg’s Cake-Walk de « Children’s corner » (Orchestration : AndrĂ© Caplet)

- Maurice RAVEL
Concerto pour piano en Sol Majeur
Maroussia GENTET, piano

Entracte

- Modeste MOUSSORGSKI
Tableaux d’une exposition (Orchestration : Ravel)

boutonreservationRÉSERVEZ VOTRE PLACE
sur le site de
l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans

  

 

octobre_embraquement_immediat

  

 

Saison 19-20 OSO Orchestre symphonique d orleans classiquenews annonce critique saison 2019 2020

 

 

  

 

SAINTE-ADRESSE : le Quatuor ONSLOW joue Dominique PRESCHEZ

PRESCHEZ dominique quatuor ONSLOW concert 4 aout 2019 mouvement de quatuor concert annonce critique classiquenewsSAINTE-ADRESSE (76). Dim 4 aoĂ»t 2019. D PRESCHEZ : Quatuor d’un mouvement d’un seul. Quatuor Onslow. La NORMANDIE accueille dĂ©but aoĂ»t la crĂ©ation du Quatuor de Dominique Preschez. Ils portent le nom d’un compositeur français romantique, qui fut pourtant Ă  l’époque de Beethoven, un pur gĂ©nie de la forme symphonique et chambriste en France : Onslow. Les quatre instrumentistes du Quatuor Onslow (formĂ© en 2013 Ă  l’occasion de la saison musicale des Concerts Vinteuil, au Reid Hall Ă  Paris) jouent ce 4 aoĂ»t prochain, le saisissant Quatuor de Dominique Preschez : « d’un mouvement d’un seul »  Les 4 interprĂštes connaissent bien l’écriture et les mondes de Dominique Preschez pour avoir dĂ©jĂ  crĂ©Ă© deux oeuvres (dont le Quatuor d’un mouvement d’un seul), commandĂ©es par le Forum Musical de Normandie, Ă  Paris, en la CathĂ©drale Notre-Dame du Liban, puis, dans le cadre du festival MĂ©lomania, Ă  la Mairie du 4 Ăšme arrondissement :  « MĂ©langes d’archets » :  duo alto & violoncelle  et « d’un Mouvement d’un seul »   Le Quatuor Ă  cordes rĂ©unit Etienne Espagne et Clara Jaszczyszyn, violons / ClĂ©ment Batrel-Genin, alto / Guillaume Effler, violoncelle. Ils jouent ce 4 aoĂ»t 2019 Ă  Sainte-Adresse (la ville natale du compositeur) en l’Eglise Saint Denis Ă  19 heures 30.

CrĂ©ation donc Ă  Sainte-Adresse du Quatuor :  d’un Mouvement d’un seul… de Dominique Preschez, et la crĂ©ation d’une oeuvre de son Ă©lĂšve, Ă©tudiant au Conservatoire International de Musique de Paris (CIMP) :  « La ForĂȘt MystĂ©rieuse »… d’Anthony Abi Khalil.

 

 

 

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SAINT-ADRESSE, Ă©glise Saint-Denis
Dimanche 4 août 2019, 19h30
Quatuor ONSLOW

Dominique PRESCHEZ
Quatuor :  d’un Mouvement d’un seul


Anthony Abi Khalil
« La ForĂȘt MystĂ©rieuse »

GRIEG
Quatuor opus 27

 

preschez-dominique-concert-quatuor-d-un-mouvement-dun-seul-annonce-concert-critique-opera-classiquenews

 

Dominique Preschez (DR)

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PLUS D’INFOS sur le site dominiquepreschez.com

ORANGE : Symphonie n°8 “des mille” de Gustav MAHLER

MAHLER-gustav-symphonie-5-orchestre-national-de-lille-Alexandre-Bloch-annonce-concert-classiquenews-critique-concertORANGE, ChorĂ©gies, lun 29 juil 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des mille. CrĂ©Ă©e Ă  Munich au moment de l’Exposition Internationale, le 12 septembre 1910, la Symphonie des Mille ou Symphonie n°8 de Gustav Mahler est un immense chant d’espoir qui marque aussi la pleine maturitĂ© d’une Ă©criture enfin apaisĂ©e, aprĂšs les tourments plus ou moins contrĂŽlĂ©s et assumĂ©s des Symphonies n°5, n°6 et surtout n°7, symphonies autobiographiques oĂč le conflit, la noirceur, la prĂ©sence de forces cosmiques insurmontables, les blessures liĂ©es Ă  son destin personnel et sa vie sentimentale, sont le sujet principal. Ici rien de tel, sinon, une arche grandiose dont les tensions canalisĂ©es convergent vers une priĂšre de rĂ©conciliation, une aspiration profonde Ă  la paix Ă©ternelle.

Si Mahler n’a pas Ă©crit d’opĂ©ras, cette fresque grandiose Ă  l’échelle du colossale nĂ©cessite un plateau artistique impressionnant : triple choeur (femmes, hommes, enfants), grand orchestre, solistes dont les airs sont dignes d’un drame lyrique.

L’odyssĂ©e mahlĂ©rienne de la 8Ăšme doit son unitĂ© Ă  la constance attendrie, exaltĂ©e mais toujours Ă©lĂ©gante des interprĂštes. D’autant plus que les deux parties sont d’un Ă©tonnant contraste : premier volet construit autour du Veni, Creator Spiritus, selon le texte mĂ©diĂ©val de l’archĂ©vĂȘque de Mayence, Hrabanus Maurus. Le compositeur a reçu la rĂ©vĂ©lation de cette hymne au CrĂ©ateur, d’autant plus bienvenue pour son Ăąme inquiĂšte et de plus en plus mystique. Tout le dĂ©veloppement est une variation sur le thĂšme de cette fulgurance personnelle dont il souhaite nous faire partager l’intensitĂ©.

PLAN

Le volet 1 qui reprend la traduction de l’hymne mĂ©diĂ©val : Hymnus : Veni Creator, est un immense chant de priĂšre et d’espĂ©rance, dans une Ă©criture contrapuntique des plus maĂźtrisĂ©e, qui cite toutes les messes et oratorios qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©. Mahler exprime la tendresse des croyants rĂ©cepteurs du miracle, tĂ©moins d’une vision sidĂ©rante partagĂ©e. DurĂ©e : circa 30 / 35 mn.

Dans le second volet,  d’aprĂšs Schluss-szene aus « Faust » (ScĂšne finale du Faust) de Goethe, pendant littĂ©raire au premier volet d’origine sacrĂ©e, mais non moins extraordinairement exaltĂ©, solistes, chƓurs et orchestre façonnent une superbe peinture de la foi, soit un vĂ©ritable opĂ©ra spirituel oĂč l’évocation du mystĂšre, grĂące Ă  des Ă©pisodes suggestifs, un sens Ă©vident de l’articulation et des nuances (bois somptueux, cuivres grandioses, cordes amples et suspendues) donne le format de cette seconde Passion. Comme une rĂ©ponse moderne aux Passions de JS BACH, Mahler orchestre un remarquable drame sacrĂ© oĂč se prĂ©cisent plusieurs profils Pater Profundis, Maria Aegyptica, lesquels en intercesseurs, accompagnent le croyant vers l’étreinte finale que lui rĂ©serve, ĂŽ comble du bienheureux, Maria Gloriosa.
Rien ne manque Ă  l’évocation de ce diptyque religieux. Ni l’élan fervent, ni la sensibilitĂ©. Le chef doit veiller aux dĂ©tails comme Ă  l’architecture de cette cathĂ©drale orchestrale et lyrique. Ici Homme et univers ne font plus qu’un : le but ciblĂ©, espĂ©rĂ©, exaucĂ© d’un Mahler enfin en paix avec lui-mĂȘme, est atteint. Plan : adagio, scherzo, finale agitato - DurĂ©e : circa 1h.

 
 
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mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsORANGE, Chorégies 2019. 150Úme anniversaire. 21h30 :  MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Diffusion en direct sur FRANCE MUSIQUE, lundi 29 juillet, 19h45. 
En différé sur FRANCE 5 à 22h30
depuis les ChorĂ©gies d’Orange 2019 (150Ăš anniversaire en 2019)

Magna Peccatrix: Meagan Miller
Una poenitentium: Ricarda Merbeth
Mater gloriosa :Eleonore Marguerre
Mulier Samaritana: Claudia Mahnke
Maria Aegyptica: Gerhild Romberger
Doctor Marianus: NikolaĂŻ Schukoff
Pater ecstaticus: Boaz Daniel
Pater profondus: Albert Dohmen

Orchestre Philharmonique de Radio France
Orchestre National de France

Choeur de Radio France
Choeur philharmonique de Munich
MaĂźtrise de Radio France

Jukka-Pekka Saraste, direction

 

 

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PLUS D’INFOS sur le site des ChorĂ©gies d’Orange 2019 / MAHLER : Symphonie n°8 des Mille 

FESTIVAL MUSIQUE & MEMOIRE 2019 : acte II, le 25-28 juillet 2019 : ALIA MENS joue JS BACH.

musique-et-memoire-festival-2019-annonce-programmation-concert-opera-festival-concerts-annonce-critiques-classiquenewsFESTIVAL MUSIQUE & MEMOIRE 2019 : acte II, le 25 juillet 2019 : ALIA MENS joue JS BACH. AprĂšs plusieurs concerts mĂ©morables lors de son premier week end inaugural (19, 20 et 21 juillet : La Fenice, Vox Luminis et Jean-Charles Ablitzer pour Gabrielli, Arauxo, Morales et Victoria: lire nos comptes rendus), le 26Ăš Festival Musique et MĂ©moire dans les Vosges du Sud poursuit sa formidable exploration des rĂ©pertoires, accompagnant, favorisant le geste d’ensembles engagĂ©s, plus que jamais dĂ©fenseurs de lectures et de rĂ©pertoires particuliĂšrement investies, caractĂ©risĂ©es
 Plus que tout autre, le Festival conçu par Fabrice Creux affirme une intuition et un goĂ»t unique dans le dĂ©frichement des rĂ©pertoires et le compagnonnage rĂ©servĂ© aux artistes partenaires. Ce week end, devrait rĂ©aliser de prochains accomplissements mĂ©morables, dĂšs le 25 juillet Ă  Belfort (Eglise Sainte Clotilde, 21h), programme IN ECO PER CORI par Les Sacqueboutiers. Puis, vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 juillet, suite du cycle JEAN SEBASTIEN BACH par Olivier Spilmont et son ensemble ALIA MENS : Suites françaises, cantates de Leipzig, Ɠuvres orchestrales, festives et poĂ©tiques
 Concerts incontournables.

 

 

 

 

CONSULTER ici toute la programmation du WEEK END II / ACTE II du 26Ú Festival Musique et Mémoire 2019 :

https://musetmemoire.com

 

 

 

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LIRE aussi notre PRESENTATION du FESTIVAL MUSIQUE & MEMOIRE 2019

 

 

 musique-et-memoire-depeche-visuel-acte-II-25-26-27-28-juil-2019-depeche-annonce

musique-et-memoire-festival-2019-affiche-visuel-2019-582-classiquenews

 

 

GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019 (Saanenland, Suisse). 3 concerts les 25, 26 et 27 juillet : Bertrand Chamayou et Sol Gabetta.

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD MENUHIN FESTIVAL (Suisse). 3 concerts des 25, 26, 27 juillet : Bertrand Chamayou et Sol Gabetta. 3 concerts Ă  ne pas manquer Ă  Saanen et Rougemont, jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 juillet 2019. En vedettes, le pianiste Bertrand Chamayou et la violoncelliste Sol Gabetta dans un premier programme dĂ©diĂ© au « violoncelle française » (Gala musique de chambre, jeudi 25 juillet 2019, 19h30 Ă©glise de Saanen), puis vendredi 26 juillet Ă  l’église de Rougemont, 19h30 (rĂ©cital de Bertrand Chamayou interprĂšte de Saint-SaĂ«ns) ; enfin samedi 27 juillet Ă  19h30, rĂ©cital lyrique par Patricia Petibon en mozartienne hallucinĂ©e / nante, dans l’église lĂ©gendaire de Saanen (lĂ  mĂȘme ou joua le fondateur Yehudi Menuhin dĂšs les dĂ©buts du festival en 1957)
 Festival majeur en Suisse (Saanenland), jusqu’au 6 septembre 2019

 

 

 

gstaad-menuhin-festival-paris-juillet-sept-annonce-gstaad-menuhin-festival-2019-festival-critique-classiquenews 

 

 

 

 

 

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Jeudi 25 juillet 2019
19h30, Eglise de Saanen
GALA Musique de chambre
Le violoncelle français – Semaine française I
Sol Gabetta, violoncelle & Bertrand Chamayou, piano
Artist in Residence 2019

Claude Debussy (1862-1918)
Sonate pour violoncelle CD 144

Francis Poulenc (1899-1963)
Sonate pour violoncelle FP 143

– Pause –

Frédéric Chopin (1810-1849)
Sonate pour violoncelle en sol mineur op. 65

Polonais ou Français? Tout le monde s’arrache l’hĂ©ritage de FrĂ©dĂ©ric Chopin. Mais le musicien ne serait sans doute pas devenu le gĂ©nie que l’on connaĂźt sans la double empreinte de la terre polonaise et des salons parisiens. Avec sa Sonate pour violoncelle dĂ©diĂ©e au virtuose Auguste-Joseph Franchomme, il rĂ©alise l’un des rares pas de cĂŽtĂ© de sa carriĂšre par rapport Ă  l’omniprĂ©sent piano.

Une Ɠuvre qui s’accorde idĂ©alement avec les sonates de Debussy et de Poulenc, qui nous font avancer chacune d’un demi-siĂšcle environ et nous placent Ă  leur tour face Ă  l’Ă©vidence du gĂ©nie. Prenez Poulenc, qui dĂ©clare Ă  qui veut l’entendre son malaise face aux instruments Ă  cordes et offre pourtant Ă  Pierre Fournier en 1948 l’une des sonates les plus jubilatoires jamais Ă©crites pour le violoncelle.

RESERVEZ
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-musique-de-chambre-25-07-19

 

 

 

GABETTA-sol-violoncelle-festival-concerts-critique-cd-classiquenews-GSTAAD-festival-MENUHIN-2019-critique-opera

 Sol Gabetta (DR)

 

 

 

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Vendredi 26 juillet 2019
19h30, Eglise de Rougemont
Musique de chambre
L’univers Saint-SaĂ«ns – Semaine française II
Bertrand Chamayou, piano
Artist in Residence 2019

On ne peut rĂȘver programme mieux conçu pour tĂ©moigner de cet «esprit français» Ă  la fois si familier – synonyme de grĂące, de finesse, de lĂ©gĂšretĂ© – et si difficile Ă  dĂ©finir, pour la bonne et simple raison qu’il n’est pas un mais multiple. Camille Saint-SaĂ«ns en est une belle incarnation, auteur de pages tout Ă  la fois si françaises et si
 classiques! Et qui de mieux pour le servir que le pianiste Bertrand Chamayou, «artiste en rĂ©sidence» de cette cuvĂ©e 2019 du Gstaad Menuhin Festival, que l’on a pu apprĂ©cier Ă  plusieurs reprises dĂ©jĂ  – dans Schubert revisitĂ© par Liszt en 2014, et dans Ravel en 2016.

Robert Schumann (1810-1856)
BlumenstĂŒck op. 19
Carnaval op. 9

– Pause –

Maurice Ravel (1875-1937)
«Miroirs», 5 piÚces pour piano M. 43

Camille Saint-Saëns (1835-1921)
«Les Cloches de Las Palmas», étude op. 111 n° 4
Mazurkas n° 2 op. 24 & n° 3 op. 66
«En forme de valse», étude op. 52 n° 6

RESERVEZ
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/musique-de-chambre-26-07-19

 

 

 

chamayou-bertrand-piano-concert-annonce-classiquenews-recital-critique-classiquenews-gstaad-menuhin-festival-2019

 

 

 

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Samedi 27 juillet 2019
19h30, Eglise de Saanen
GALA Concert orchestral
Mozart (et Figaro) Ă  Paris I
Patricia Petibon, soprano / La Cetra Barockorchester Basel
Karel Valter, direction

C’est l’une des voix les plus pĂ©tillantes du rĂ©pertoire. Si elle s’est fait connaĂźtre dans le rĂ©pertoire baroque Ă  la fin des annĂ©es 1990, elle a prouvĂ© depuis qu’elle est Ă  l’aise Ă©galement dans Mozart, Poulenc, la Lulu d’Alban Berg et mĂȘme
 Edith Piaf (qu’elle chante en 2018 dans Alchimia, l’ultime crĂ©ation de son dĂ©funt mari Didier Lockwood).

VĂ©ritable star du classique, Ă©gĂ©rie de la Deutsche Grammophon depuis 2008, Patricia Petibon est de passage Ă  Saanen avec le sourire de Figaro
 et de ses dames! Ainsi qu’avec le trop rare chevalier Gluck, le plus français des compositeurs allemands.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Ouverture de l’opĂ©ra «Le nozze di Figaro» K. 492
Cavatine de Barbarina «L’ho perduta
 me meschina!» extraite de l’opĂ©ra «Le nozze di Figaro»
Air de la Comtesse «Porgi amor» extrait de l’opĂ©ra «Le nozze di Figaro»
Ouverture de l’opĂ©ra «Mitridate, re di Ponto» K. 87/74a
«Alma grande e nobil core», air pour soprano et orchestre K. 578
«Nel grave tormento», air d’Aspasia extrait de l’opĂ©ra «Mitridate, re di Ponto» K. 87

Christoph Willibald Gluck (1714-1787)
Introduction et Chaconne de l’opĂ©ra «Paride ed Elena» (3e acte, Finale)
«Ah! Si la libertĂ© me doit ĂȘtre ravie», air extrait de l’opĂ©ra «Armide», (3e acte)
«Non, cet affreux devoir je ne puis le remplir» & «Je t’implore et je tremble, ĂŽ dĂ©esse implacable», airs extraits de l’opĂ©ra «IphigĂ©nie en Tauride»

– Pause –

Joseph Martin Kraus (1756-1792)
Symphonie en ut mineur VB 142

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
«Fra i pensier piĂč funesti di morte», air de Giunia extrait de l’opĂ©ra «Lucio Silla» K. 135

Christoph Willibald Gluck (1714-1787)
Air d’Alceste «DivinitĂ©s du Styx» extrait de l’opĂ©ra «Alceste»

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Ouverture de l’opĂ©ra «Idomeneo» K. 366
«Oh Smania!
 D’Oreste, d’Aciace», scĂšne d’Elettra et air extraits de l’opĂ©ra «Idomeneo»

RESERVEZ
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-concert-orchestral-27-07-19

 

 

 

petibon-patricia-concert-critique-annonce-classiquenews-gstaad-menuhin-festival-2019

 

 

 

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gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582MENUHIN GSTAAD Festival 2019 (Suisse), LOCATION OUVERTE. Le premier festival musical estival en Suisse (Ă  Saanen et Ă  Gstaad lĂ  mĂȘme oĂč Yehudi Menuhin avait repĂ©rĂ© des lieux propices Ă  la musique et aux concerts) ouvre sa billetterie : il est enfin possible de rĂ©server ses places, ce pour tous les concerts de l’édition 2019 : une foison de programmes servis par les meilleurs artistes et interprĂštes de la scĂšne actuelle : chefs, pianistes, chanteurs, orchestres
 Le 63Ăš festival Menuhin allie comme Ă  son habitude l’excellence et aussi l’audace, sans omettre aux cĂŽtĂ©s de l’équilibre de ses propositions, la sensibilisation du classique Ă  tous les publics.

PARIS, JE T’AIME !! Le programme dĂ©taillĂ© de l’ensemble des concerts du 63e Gstaad Menuhin Festival est dĂ©sormais en ligne : assurez-vous les meilleurs places en rĂ©servant directement sur le site du Menuhin Gstaad Festival 2019, ou par tĂ©lĂ©phone au 033 748 81 82.
Du 18 juillet au 6 septembre 2019 : 60 CONCERTS Ă  l’affiche pendant presque 2 mois. Les concerts ont lieu dans les Ă©glises du canton (Ă©crins intimistes du Saanenland), ou sous la tente Ă  Gstaad,  ample vaisseau rĂ©servĂ© aux grandes cĂ©lĂ©brations symphoniques, opĂ©ratiques, Ă©vĂ©nementielles
 Il y a pour tous les goĂ»ts Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ©.

 

 

 

le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019 fĂȘte PARIS !

 

 

 

GSTAAD-MENUHIN-FESTIVAL-2019-festival-&-academy-annonce-teaser-programme-annonce-critique-par-CLASSIQUENEWS-MUSIQUE-CLASSIQUE-OPERA-CONCERTS-ETE-2019

 

 

 

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GSTAAD MENUHIN Festival 2018

 

 

 

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gstaad-menuhin-festival-2019-paris-gd-format-artistes-petibon-say-gabetta-annonce-location-par-classiquenewsMOISSON DE TEMPERAMENTS… Cette annĂ©e le Festival suisse fĂȘte PARIS, son thĂšme fĂ©dĂ©rateur. De nombreux artistes français sont prĂ©sents mais pas seulement :
L’Ă©glise de Saanen accueille cette annĂ©e HervĂ© Niquet et son Concert Spirituel dans le «Te Deum» de Charpentier (20.7), Sol Gabetta dans le 2e Concerto de Saint-SaĂ«ns (21.7), Patricia Petibon dans des airs de Mozart et de Gluck (27.7), l’organiste de Notre-Dame de Paris Olivier Latry (28.7), le trompettiste GĂĄbor Boldoczki (29.7), Andreas Ottensamer et Yuja Wang en duo (31.7), Fazil Say dans le «Clair de lune» de Debussy (2.8), Ute Lemper dans des chansons françaises et de cabaret (10.8), Bertrand Chamayou dans le 23e Concerto de Mozart (11.8), Cecilia Bartoli (23.8) ou encore Hilary Hahn dans les deux concertos pour violon de Bach avec la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (29.8). On pourra entendre sinon David Guerrier Ă  ChĂąteau-d’ƒx (22.7), Nuria Rial (5.8), Isabelle Faust (9.8), L’Arpeggiata (15.8) et Maurice Steger (4.9) Ă  Zweisimmen, l’Ensemble Janoska et BirĂ©li LagrĂšne (8.8), Christophe Rousset (20.8) et Francesco Piemontesi (26.8) Ă  Rougemont, le Quatuor Chiaroscuro (23.7) et Christian Bezuidenhout (27.8) Ă  Lauenen. Quelques-uns parmi les plus de 60 concerts proposĂ©s en 2019


 

 

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FOCUS GRANDES FORMATIONS :Vous prĂ©fĂ©rez les grands effectifs? RĂ©servez aussi vos soirĂ©es sous la Tente de Gstaad avec Seong-Jin Cho et Manfred Honeck dans «L’Empereur» de Beethoven et la «PathĂ©tique» de TchaĂŻkovski (17.8), «Carmen» en version de concert (24.8), Vilde Frang dans Bruch (25.8), Gautier Capuçon et Mikko Franck dans Haydn et la «Symphonie fantastique» de Berlioz (31.8), Klaus Florian Vogt dans Wagner (1.9), Yuja Wang et Myung-Whun Chung dans le 3e Concerto de Rachmaninov (6.9), qui sont en vente depuis le 20 dĂ©cembre dĂ©jĂ !

 

 

 

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Depuis 2 ans, le GSTAAD Menuhin Festival enrichit son offre numĂ©rique proposant Ă  la relecture et au visionnage permanent, de nombreux contenus vidĂ©os, au sein de son offre « GSTAAD DIGITAL FESTIVAL » – Actuellement, reportage sur l’un des laurĂ©ats de l’AcadĂ©mie de direction d’orchestre, organisĂ©e chaque Ă©tĂ© sous la tente / le jeune maestro Joseph Bastian, laurĂ©at du Neeme JĂ€rvi 2016 explique le fonctionnement de la «Gstaad Conducting Academy»

 

 

 

 

 

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RESERVEZ VOS PLACES

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directement sur le site du 63Ăš MENUHIN GSTAAD FESTIVAL :

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/edition-2019

 

 

 

 

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et aussi les concerts symphoniques spectaculaires
sous la tente de Gstaad

ARTE, CAVALLERIA RUSTICANA de MASCAGNI dans les rue de MATERA

arte_logo_2013mascagni-pietro-550ARTE, sam 3 aoĂ»t 2019, MASCAGNI : CAVALLERIA RUSTICANA (1890). Dans les rues du village de MATERA, l’opĂ©ra saisissant et tragique du jeune Mascagni, Cavalleria Rusticana (1890) se dĂ©ploie, dans les airs jaloux de Sentuzza ; Ă  travers l’amour rĂ©chauffĂ© de Turiddu, rabibochĂ© avec Lola. Mais c’est sans compter la haine frustrĂ©e et l’impuissante folie de Sentuzza qui dĂ©nonce l’adultĂšre Ă  l’époux de Lola, le riche Alfio dont le tempĂ©rament sanguin, bestial aura raison du jeune homme. Il a trahi Sentuzza : il doit le payer de sa vie. Mascagni signe un chef d’Ɠuvre lyrique absolu, aussi court et fulgurant que passionnel et ardent. L’orchestration est somptueuse (et compte l’un des intermĂšdes les plus bouleversants de tout l’opĂ©ra italien) ; l’écriture moderne, rĂ©aliste et incandescente : le modĂšle dramatique, efficace et franc de Verdi est assimilĂ©, mais dans cette veine vĂ©riste qui traite dĂ©sormais les gens du petit peuple et les drames de la rue, plutĂŽt que les romans chevaleresques ou les hĂ©ros de la littĂ©rature « noble ». En Sicile, ainsi en ce dimanche de PĂąques, la passion trĂšs profane d’une maĂźtresse dĂ©laissĂ©e et abandonnĂ©e se mue en horreur vengeresse


 

 

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ARTE, sam 3 août 2019, 20h50.  MASCAGNI : CAVALLERIA RUSTICANA (1890). Dans les rues du village de MATERA

 

 

 

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SYNOPSIS
La jalousie dĂ©vorante et criminelle fait les bons drames passionnels en particulier sur la scĂšne lyrique. En Sicile, le dimanche de PĂąques, Santuzza se dĂ©sespĂšre, dĂ©munie et trahie : elle a perdu l’amour de son ancien amant Turiddu qui en aime une autre Lola, l’épouse du charretier Alfio. Santuzza a beau se confier Ă  la propre mĂšre de Turiddu (Mamma Lucia), rien ne peut adoucir le ressentiment et la haine, le dĂ©sir de vengeance et la tentation du meurtre qui envahissent l’esprit de l’amoureuse humiliĂ©e. L’action se dĂ©ploie comme un relief antique : sans dilution, droit au but, Ă©pure, expsoition, embrasement, catastrophe. Mascagni compose sa partition en 1890 (deux annĂ©es avant I Pagliacci de Leoncavallo, autre partition courte et fulgurante avec laquelle Cavalleria est souvent couplĂ©e dans la mĂȘme soirĂ©e) : c’est le manifeste de toute une esthĂ©tique Ă  l’opĂ©ra. Franche, immĂ©diate, rĂ©aliste : l’opĂ©ra vĂ©riste ou naturaliste est nĂ© sous sa plume car le drame est court, concis, resserrĂ©, d’une irrĂ©pressible activitĂ© et sur une durĂ©e trĂšs limitĂ©e (ici 1h10mn selon les versions). A la fin du siĂšcle oĂč se rĂ©pand le poison du wagnĂ©risme, l’Italie post verdienne a trouvĂ© la forme lyrique capable de proposer une alternance Ă  l’opĂ©ra allemand et français. Production 2019 du San Carlo de Naples / Juraj Valcuha, direction.

 

 

PÂQUES SANGLANTES

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GENESE et ENJEUX d’une partition Ă©blouissante
L’ouvrage est une commande de l’éditeur Sonzogno, soucieux d’organiser un concours musical pour repĂ©rer de nouveaux talents. Pietro Mascagni (1863-1945) remporte haut la main la compĂ©tition: il n’a que 27 ans. Cavalleria Rusticana est crĂ©Ă© au Teatro Costanzi de Rome le 17 mai 1890. La violence des passions, le huit clos s’intĂ©ressant aux petites gens de la campagne sicilienne, surtout les pages orchestrales qui rĂ©tablissent le drame dans le souffle des Ă©lĂ©ments, au sein d’une nature Ă  la fois flamboyante mais indiffĂ©rente, renforcent l’impact tragique et poĂ©tique de l’ouvrage sur les spectateurs. Cavalleria rusticana est un immense succĂšs dĂšs sa crĂ©ation et depuis lors jamais dĂ©menti.

Personnages
Santuzza, une jeune paysanne (soprano)
Turiddu, un jeune paysan (ténor)
Mamma Lucia, la mĂšre de Turiddu (contralto)
Alfio, un charretier (baryton)
Lola, la femme d’Alfio (mezzosoprano)
Villageoises et villageois (chƓurs)

Argument
DĂšs le dĂ©but, Mascagni joue le contraste : l’ouverture dĂ©veloppe le dĂ©sespoir de Santuzza auquel succĂšde la sĂ©rĂ©nade de Turiddu Ă  Lola, sa nouvelle maĂźtresse; alors que le village entier rentre dans l’église en ce jour de PĂąques, Santuzza interroge Lucia, vendeuse de vins, afin de savoir oĂč se trouve son fils, Turiddu.
Survient Alfio le charretier qui dĂ©sire boire du vin
 mais Turiddu qu’il a pourtant aperçu prĂšs de chez lui, est parti en chercher pour sa mĂšre Lucia.
AprĂšs qu’elle confesse Ă  Lucia, son amour malheureux avec Turiddu, Santuzza se querelle avec ce dernier devant l’église. Le jeune homme la maltraite et Santuzza le maudit. Alfio sort alors de l’église et pour se venger, Santuzza lui apprend la liaison de sa femme Lola avec Turiddu : Alfio furieux et accablĂ© quitte la place du village, Santuzza prise de remords part Ă  sa suite.
Mascagni place alors un sublime intermezzo qui exprime et le souffle de la campagne, la violence du drame, et l’annonce de la catastrophe à venir

De fait, sur la place, Turiddu propose un verre à Alfio mais celui ci refuse tout net, provoquant le jeune homme en duel au couteau. Les deux hommes se battent et Turiddu y laisse la vie : sur la place, sa mort est annoncée. Mamma Lucia et Santuzza pleurent leur désespoir.

 

 

 

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KLARTHE RECORDS : appel au don, CD MODERNISME : CHOSTAKOVITCH, TCHESNOKOV, LIATOCHINSKI
 Bastien Stil

cd klarthe records modernisme chostakovitch liatochinski Tchesnokov cd campagne dons presentation annonce relais par classiquenews nouveau cd Klarthe records  ulule-page001.U8ozYYjSWN0AKLARTHE RECORDS : appel au don, CD MODERNISME : CHOSTAKOVITCH, TCHESNOKOV, LIATOCHINSKI
 Bastien Stil / Sarah Nemtanu. ADMIRATIONS ET HOMMAGES
 C’est manifestement un programme prometteur pilotĂ© par le Label KLARTHE records qui annonce la parution du cd au 2Ăš semestre 2019. Le chef BASTIEN STIL et l’Orchestre Symphonique National d’UKRAINE s’associent Ă  la violoniste française Sarah Nemtanu (violon solo de l’Orchestre National de France) pour un programme de musique russe du XXĂš, ambitieux et prometteur, Ă©clairant la musique soviĂ©tique de 1917 Ă  1932
 : au programme, Symphonie n°1 de Dimitri Chostakovitch, Concerto pour violon de Dimitri Tchesnokov (nĂ© en 1982), lequel signe l’orchestration de la troisiĂšme piĂšce signĂ©e Boris Liatochinski (mort en 1968) : Ballade.
Ce programme Ă©claire le jeu des rĂ©ponses et filiations, admirations et proximitĂ© entre les compositeur Chostakovitch et Liatochinski (admirĂ© du premier) ; il reprĂ©cise tout autant l’admiration du compositeur et pianiste franco-ukrainien Dimitri Tchesnokov pour le mĂȘme Liatochinski dont il a jouĂ© l’intĂ©grale des Ɠuvres pour piano ; le projet discographique est portĂ© par le chef BASTIEN STIL qui est grand spĂ©cialiste des compositeurs russes ainsi abordĂ©s ; l’Orchestre Symphonique National d’UKRAINE est d’autant plus lĂ©gitime qu’il a crĂ©Ă© toutes les symphonies de Boris Liatochinski, ansi que les premiĂšres ukrainiennes des oeuvres de Chostakovitch sous la direction de celui-ci.

klarthe-logo-gd-format-2016A travers la plateforme de campagnes participatives, Ulule, le Label KLARTHE records fait un appel au don pour collecter les fonds nĂ©cessaire au financements des frais de pressage, pour le travail de l’attachĂ©e de presse et la promotion du disque.

Au mercredi 17 juillet 2019, dĂ©jĂ  40% de l’objectif Ă©taient collectĂ©s (OBJECTIF FINAL : 3500 euros).

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VOUS AUSSI PARTICIPEZ A LA REUSSITE DE CE NOUVEAU PROJET DISCOGRAPHIQUE : DONNEZ, FAITES UN DON ICI :

https://fr.ulule.com/bastienstilmodernisme/

pour que se rĂ©alise et rayonne le cd « MODERNISME » par le chef d’orchestre Bastien STIL Ă  la tĂȘte de l’Orchestre National Symphonique d’Ukraine, avec la participation de la violoniste Sarah NEMTANU.

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Toutes les infos, les modalités pour donner :
https://fr.ulule.com/bastienstilmodernisme/

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METZ, CitĂ© musicale-Metz, saison 2019 – 2020 : temps forts

METZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ CitĂ© musicale-METZ, saison 2019 – 2020. La nouvelle saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-Metz affirme davantage l’ampleur de la vie culturelle et musicale destinĂ©es au messins et aux visiteurs de METZ. A travers son Ă©loquente diversitĂ© des lieux et des offres (aux cĂŽtĂ©s de l’Orchestre National de Metz, trois salles Ă  METZ : Arsenal, BAM, Trinitaires), la programmation messine affiche un bel Ă©clectisme, pourtant douĂ© d’une cohĂ©rence manifeste. L’offre sait exploiter Ă  l’échelle de la ville, les sites et phalanges prĂ©sentes pour unifier et clarifier davantage l’offre musique et danse Ă  Metz. En plus de son cƓur artistique, la CitĂ© musicale-Metz favorise les plaisirs de la musique Ă  travers ses actions d’Ă©ducation artistique, de mĂ©diations, ses nombreuses rencontres conviviales, familiales
 lesquelles tissent dĂ©sormais un lien constant entre l’art et les citoyens. En somme, un modĂšle de culture vivante intĂ©grĂ©e.

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5 temps forts

Parmi les événements de la saison, ne manquer pas plusieurs cycles liés pour certains à la présence et au travail des artistes associés à la Cité musicale-Metz, en résidence : ainsi se détachent 5 « temps forts » :

 

 

 

1
OSEZ HAYDN, 7 – 9 nov 2019
Artiste en rĂ©sidence, le violoniste et chef Julien Chauvin et les instrumentistes de son orchestre, Le Concert de la Loge, explorent durant un week end, l’écriture de Joseph Haydn, gĂ©nie viennois parfois mis Ă  l’ombre de son cadet : Mozart. Pourtant « papa » Hadyn fut cĂ©lĂ©brĂ© de son vivant tel un dieu vivant  « De trios pour pianoforte en programme de sonates, de symphonies parmi les plus brillantes en musique sacrĂ©e, l’heureux crĂ©ateur s’est illustrĂ© dans tous les genres, en en fixant parfois mĂȘme les modĂšles et les rĂšgles (quatuor, symphonie, oratorio
). Sonates par Alain PlanĂšs, confĂ©rence « Haydn et sa prĂ©sence Ă  Paris », Battle Haydn vs Mozart, Haydn intime, Un soir sacrĂ© aux Tuileries
 6 programmes Ă©vĂ©nements les ven 8 et sam 9 nov 2019.

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-30% Ă  partir de 3 spectacles choisis

 

 

 

2
MUSIQUES SACRÉES, 7-18 dĂ©cembre 2019
FestivitĂ©s exceptionnelles pour cĂ©lĂ©brer les 800 ans de la CathĂ©drale Saint-Etienne. En dĂ©cembre 2019, la CitĂ© musicale-Metz manie les esthĂ©tiques et l’éclectisme musical avec virtuositĂ©, en une synthĂšse qui retrouve les origines de la musique sacrĂ©e, ouvrant de nouvelles passerelles entre les siĂšcles
 Au programme Hildegard von Bingen (revue par le chorĂ©graphe François Chaignaud), Stabat Mater de PergolĂšse (par Les Accents), 7 siĂšcles de ferveur et de crĂ©ation (« Musique des cathĂ©drales : 1000 – 1800 » par le Huelgas ensemble), dialogue entre le Cantique des cantiques et les poĂšmes de Mahmoud Darwich (par Rodolphe Burger), enfin programme XVIIIĂš / XXĂš : Messe en Ut de Mozart / Chichester Psalms de Leonard Bernstein, par l’Orchestre National de Metz


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3
POLSKA, 14-24 janvier 2020
8 programmes du mardi 14 au vendredi 24 janvier 2020, Ă©voquent dans son Ă©tonnante diversitĂ© la musique polonaise (aprĂšs l’Italie l’annĂ©e derniĂšre) dont le peuple Ă  lui aussi migrer vers la Lorraine. Si vous connaissiez Chopin, Penderecki, GĂłrecki, voici Kaspar Förster (chanteur et compositeur vedette au XVIIĂš), Zygmunt Krauze (pianiste compositeur) ou l’étonnant MieczysƂaw Weinberg, ami de Chostakovitch
 Pour dĂ©couvrir chaque Ă©criture et imaginaire, la CitĂ© musicale-Metz invite les interprĂštes polonais tels le contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef Orliski, ou, figures du jazz contemporain le saxophoniste Maciej Obara ou la bassiste Kinga Glyk


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4
BEETHOVEN : 13 – 15 mars 2020
2020 marque le 250Ăšme anniversaire de la naissance du plus grand gĂ©nie romantique germanique Ludwig van Beethoven. Pour exprimer la modernitĂ© de son Ɠuvre, sa justesse et sa profondeur, la CitĂ© musicale-Metz invite lors d’un week end marathon, les interprĂštes particuliĂšrement inspirĂ©s par son Ă©criture : François-FrĂ©dĂ©ric Guy, Tedi Papavrami, Xavier Phillips (intĂ©grale des Trios), et bien sĂ»r l’Orchestre National de Metz accompagnĂ© par le quatuor de Dhafer Youssef (dans une mise en scĂšne de Marie-Ève Signeyrole) – Ă  l’honneur aussi la Symphonie n°7


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5
FOLKLORE : du savant au populaire, 5 – 16 mai 2020
Comme un Ă©cho complĂ©mentaire Ă  l’exposition « Folklore » prĂ©sentĂ©e au Centre Pompidou-Metz (21 mars –21septembre 2020), la CitĂ© musicale-Metz propose un cycle dĂ©diĂ© au folklore, ferment essentiel de l’inspiration de la musique et la danse dite « savantes ». Avec Jordi Savall (explorateur des Balkans), le groupe danois Heilung (immersion mystique dans les rituels de l’Europe du Nord de l’ñge de fer et du Haut Moyen Âge), le violoncelliste RaphaĂ«l Jouan et l’accordĂ©oniste Bruno Maurice (Piazzolla, Bach, Nino Rota, Dvoƙák) ; Jean-Marie Machado et la compagnie de danse CHATHA (L’Amour sorcier de de Falla, inspirĂ© lui-mĂȘme du folklore andalou) ; l’Orchestre national de Metz (prĂ©sence du folklore chez les compositeurs, du XIXe Ă  nos jours : Suite de Danses de BartĂłk, Concerto pour percussion Frozen in Time de Dorman, danses symphoniques de Brahms et de Borodine)

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From Tuesday to Saturday, from 1pm to 6pm

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Billetterie et guichets de l’Arsenal
From Tuesday to Saturday, from 1pm to 6pm – And in all our concert venues (Arsenal, BAM, Trinitaires) one hour before the event.
Du mardi au samedi, de 13h Ă  18h – et dans les lieux des concerts (Arsenal, BAM, Trinitaires), 1h avant la reprĂ©sentation.

 

 

 

 

 

 

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CitĂ© Musicale-Metz, saison 2019 – 2020

NOUVELLE SAISON Ă©clectique et ouverte

Un parcours dans la saison 2019 – 2020 

 

 

PERCUSSIONS CRÉATIVES

Vasselina Serafimova
 Comme chaque saison, l’un des fils rouges de la programmation artistique concerne les instruments ; cette saison, il s’agit des percussions, d’oĂč la prĂ©sence de la percussionniste bulgare Vasselina Serafimova, joueuse de marimba  (ou xylophone africain) qui propose 3 concerts avec cet Ă©clectisme joyeux et cette ouverture aux rĂ©pertoires (classique et jazz) : concerts les 8 oct 2019 (programme « Funambules » avec le pianiste Thomas Enhco) ; le 9 janv 2020 (« Time », spectacle visuel et sonore, avec le crĂ©ateur vidĂ©aste Julien Poulain : relecture des Ɠuvres de Reich, Piazzolla, Álvarez
) ; enfin le 15 mai (Concerto pour percussion « Frozen in Time » d’Avner Dorman). Vasselina Serafimova est l’une des artistes en rĂ©sidence Ă  Metz pour la saison 2019 – 2020, occasion rĂȘvĂ©e pour les spectateurs messins de dĂ©couvrir l’univers mĂ©tissĂ©, ouvert d’une artiste au profil d’exploratrice du son dont le geste renouvelle aussi la forme du concert traditionnel.

 

 

 

 

OUVERTURE, les 13 et 14 SEPTEMBRE 2019

DĂšs septembre 2019, l’appel Ă  vibrer ensemble se fera pressant, grĂące Ă  2 Ă©vĂšnements marquants Ă  l’Arsenal, les 13 et 14 septembre 2020 ; le premier inaugure la nouvelle saison de l’Orchestre National de Metz, associĂ© Ă  la CitĂ© Musicale-METZ ; le second souligne la place accordĂ©e Ă  la crĂ©ation et aux commandes passĂ©es aux artistes en rĂ©sidence. Le 13 sept : concert d’ouverture du National de Metz sous la direction de son directeur musical, David Reiland (superbe et prometteur programme : Symphonie avec alto principal « Harold en Italie » de Berlioz, et la 41Ăšme de Mozart dite « Jupiter ») ; le 14 sept : « Walden / Metz », crĂ©ation du polyptique musical conçu par le compositeur en rĂ©sidence LoĂŻc GuĂ©nin (5 oeuvres jouĂ©es dans 4 lieux diffĂ©rents de Metz, puis rejouĂ©s intĂ©gralement Ă  l’Arsenal) : l’offre illustre idĂ©alement la volontĂ© de renouveler l’expĂ©rience du concert, comme un parcours dans la ville et un instant de partage dans plusieurs espaces diffĂ©rents (Centre Pompidou-Metz, 10h – Hall de la gare, 12h – Les Trinitaires, 15h – Terrasse de l’Arsenal, 18h – Arsenal, Grande Salle Ă  20h) : https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/walden-metz

 

 

 

5 TEMPS FORTS

5 cycles thĂ©matiques ou « temps forts »  En 2019 – 2020, la CitĂ© musicale-Metz Ă  l’image de son visuel Ă©chevelĂ©, est une invitation Ă  vous abandonner Ă  l’ivresse de musiques diverses, promesses d’expĂ©riences musicales et sensorielles singuliĂšres tout au long de la pĂ©riode, de septembre 2019 Ă  juin 2020.. la saison est jalonnĂ©e de plusieurs temps forts, organisĂ©s autour d’un thĂšme, cycles de concerts et Ă©vĂ©nements (confĂ©rences, rencontres, ateliers
) servis par des artistes Ă  prĂ©sent familiers ou nouvellement invitĂ©s : le 2Ăš week end de novembre, (re)dĂ©couvrez le gĂ©nie classique et facĂ©tieux de Joseph HAYDN (7, 8 et 9 nov 2019 : cycle « Osez Haydn » avec le violoniste et chef Julien Chauvin ) ; en dĂ©cembre 2019 : festivitĂ©s et cĂ©lĂ©brations sacrĂ©es pour les 800 ans de la CathĂ©drale Saint-Etienne de Metz (7-18 dĂ©c 2019) ; janvier 2020 : cap sur la Pologne (14-24 janvier : avec le contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef Orliski, ou, figures du jazz contemporain le saxophoniste Maciej Obara ou la bassiste Kinga Glyk
) ; puis fĂȘtez les 250 ans de Ludwig van BEETHOVEN (13 – 15 mars 2020) ; enfin comme un Ă©cho Ă  l’exposition « Folklore » prĂ©sentĂ©e au Centre Pompidou-Metz (21 mars –21septembre 2020), la CitĂ© musicale-Metz propose un cycle dĂ©diĂ© au folklore, ferment essentiel de l’inspiration de la musique et de la danse dite « savantes ». Avec l’Orchestre national de Metz, Avec Jordi Savall (explorateur des Balkans), le groupe danois Heilung (immersion mystique dans les rituels de l’Europe du Nord de l’ñge de fer et du Haut Moyen Âge), le violoncelliste RaphaĂ«l Jouan et l’accordĂ©oniste Bruno Maurice (Piazzolla, Bach, Nino Rota, Dvoƙák) ; Jean-Marie Machado et la compagnie de danse CHATHA (L’Amour sorcier de de Falla, inspirĂ© lui-mĂȘme du folklore andalou) 


 

 

 

 

 

FORMES EXPÉRIMENTALES SPATIALISÉES

La CitĂ© Musicale-Metz, forte de ses lieux variĂ©s, offre un vaste Ă©crin laboratoire pour des Ɠuvres surprenantes. AprĂšs le dispositif conçu comme un parcours dans la ville du 14 sept (crĂ©ation de  « Walden / Metz » de LoĂŻc GuĂ©nin), ne manquez pas le 12 juin 2020 (l’un des ultimes temps forts de la saison 19 – 20), le programme restituant le gĂ©nie d’Orazio Benevolo, compositeur du XVIIĂš (Messe Si Deus pro Nobis ; Motet Regna Terrae ; Magnificat Ă  16 voix), fresque polyphonique aux dispositif inouĂŻ, dĂ©fi pour les interprĂštes comme  pour les spectateurs (CathĂ©drale Saint-Etienne de Metz / Le Concert Spirituel, HervĂ© Niquet, avec la MaĂźtrise de la CathĂ©drale de Metz). Un autre temps fort qui clĂŽt le cycle « musiques sacrĂ©es » Ă  Metz.

 

 

 

 

 

LE JAZZ ET LA DANSE

VariĂ©e, Ă©clectique, la programmation Ă  METZ intĂ©resse tous les rĂ©pertoires. Dont la danse. Outre le fameux « Winterreise par le Ballet Preljocaj (jardin d’hiver pour 12 danseurs, les 17 et 18 oct 2019), un programme chorĂ©graphique s’annonce prometteur.

En rapport avec la thĂ©matique du Folklore, qui inspire nombre de compositeurs « savants », l’Arsenal prĂ©sente le 14 mai 2020, un nouveau spectacle inspirĂ© de l’Amour Sorcier, ballet composĂ© par Manuel de Falla en 1915 ; le drame Ă©voque l’histoire d’une gitane, hantĂ©e par le fantĂŽme de son fiancĂ© qui veut rompre le malĂ©fice pour, enfin, aimer librement. 10 musiciens, 1 chanteuse et 6 danseurs revisitent cette Ă©popĂ©e aux accents andalous. Car le CitĂ© Musicale-Metz favorise les plateaux interdisciplinaires oĂč la magie de la danse et des corps en mouvements rehausse davantage l’éloquence des instruments. Jean-Marie Machado, de la compagnie Cantabile rejoint les chorĂ©graphes AĂŻcha M’Barek et Hafiz Dhaou de la Compagnie CHATHA pour un voyage mĂ©diterranĂ©en aux rĂ©sonances inĂ©dites
 https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/lamour-sorcier

Autre collectif mis Ă  l’honneur cette saison, le trio nOx.3, formĂ© par les lorrains RĂ©mi et Nicolas Fox et Matthieu Naulleau, porteur d’un jazz Ă©lectro crĂ©atif, et qui est aux avant-postes du jazz mutant depuis 2015 et leur victoire au tremplin RĂ©zzo Focal du festival Jazz Ă  Vienne
 Ils s’associent Ă  la chanteuse Linda OlĂĄh pour un programme Ă©vĂ©nement prĂ©sentĂ© en crĂ©ation Ă  l’Arsenal le 5 juin 2020. https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/nox3-linda-olah_1

 

 

 

 

 

AUTRES FORMES DE CONCERTS ET NOUVELLES EXPÉRIENCES

La CitĂ© Musicale-Metz a Ă  cƓur d’interroger les nouvelles attentes des publics et de rĂ©pondre aux nouveaux modes de vie qui produisent les pratiques culturelles d’aujourd’hui. Des programmes courts, en accĂšs facile, en approche dĂ©complexĂ©e, sur des thĂ©matiques accessibles, dans des lieux familiers ou plus « naturels » (c’est Ă  dire moins impressionnants) enrichissent encore les horizons de la saison 2019 – 2020. Parmi un choix multiple (aux cĂŽtĂ©s des « ApĂ©ro-Baroques », dont celui du 16 oct : « La belle nature » avec Anne-Catherine Bucher, ; du 12 fĂ©v dĂ©diĂ© aux compositrices baroques
 ; ou des « ApĂ©ro-concerts », tel celui du 29 nov avec la compositrice contemporaine Clara Iannotta et le National de Metz
 ), distinguons les « musiques Ă  croquer », le 2 octobre oĂč le Quatuor CAMBINI joue Haydn et Mozart avec le concours du chocolatier Philippe Maas
 https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/musiques-a-croquer

 

MĂȘme dispositif singulier pour le concert « 2 Haydn sinon rien » (8 nov) : deux symphonies de Haydn (n°86 en rĂ© majeur et 45 dite « les Adieux ») sont jouĂ©es par deux formations diffĂ©rentes ; sur instruments anciens (Le Concert de la Loge) ; sur instruments modernes (National de Metz), passionnante expĂ©rience symphonique oĂč le choix des instruments produit une comparaison Ă©tonnante et significative pour l’auditeur.

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/deux-haydn-sinon-rien

 

 

Les Ă©quipements de l’Arsenal, comme par exemple le studio du gouverneur, permettent de nouveaux dispositifs qui Ă©cartent la sacro sainte frontalitĂ© du concert. Partant de ce principe immersif pour le spectateur, la saison nouvelle offre deux programmes Ă  ne pas manquer (entre autres
): « Ombres errantes », avec le pianiste Iddo Bar-ShaĂŻ (5 dĂ©c 2019, Salle de l’Esplanade) inspirĂ© par Couperin, en complicitĂ© avec les ombres façonnĂ©es en direct par Philippe Beau, magicien de la lumiĂšre


https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/les-ombres-errantes

 

Mais aussi, le spectacle intitulĂ© « Love and revenge » (5 mars 2020) : remix en live d’extraits des comĂ©dies musicales arabes : oud, claviers modifĂ©s ressucitent tout un imaginaire libre et poĂ©tique ici revisitĂ© par la vidĂ©aste Randa Mirza et le musicien Wael Koudaih


https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/love-and-revenge

 

 

 

 

 

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NOUVELLE SAISON 2019 – 2020 : Ă©clectisme et dĂ©couvertes
 

METZ-cite-musicale-metz-abonnements-saison-musicale-2019-2020-classiquenewsL’éclectisme, le goĂ»t de la dĂ©couverte et des nouveaux formats, la fidĂ©litĂ© aussi Ă  certains artistes Ă  prĂ©sent bien identifiĂ©s et repĂ©rĂ©s des spectateurs messins (HervĂ© Niquet, François FrĂ©dĂ©ric Guy, Vanessa Wagner, Les Talens Lyriques et Christophe Rousset, Jordi Savall ou Julien Chauvin
) continuent d’écrire la formidable aventure musicale Ă  Metz, Ă  la fois plurielle et populaire, au sens le plus noble du terme.

 

VISITEZ LE SITE DE LA CITÉ MUSICALE-METZ

https://www.citemusicale-metz.fr

 

 

 

 

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ABONNEMENTS
Quelques exemples d’offres avantageuses :

Places Ă  l’unitĂ© : ARSENAL (de 43 Ă  8 euros) / BAM, TRINITAIRES (de 40 Ă  5,10 euros)

Tarifs spĂ©ciaux pour le jeune public, moins de 26 ans, Ă©tudiants de moins de 30 ans, demandeurs d’emploi, bĂ©nĂ©ficiaires de minima sociaux (RSA, ASPA
), groupes scolaires ; « 50 places Ă  10 € sur les spectacles Ă  l’Arsenal ! » ; tarif comitĂ© d’entreprises 
 et aussi La Carte CitĂ© musicale-Metz (des rĂ©ductions de 15 Ă  35 %, sans contraintes)

 

 

 

OFFRES ABONNEMENTS :

Liberté 4+
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Choisissez 4 Ă  6 spectacles dans l’ensemble de la programmation de l’Arsenal* et bĂ©nĂ©ficiez immĂ©diatement de 15 % de rĂ©duction.

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SĂ©lectionnez au minimum 7 spectacles dans l’ensemble de la programmation de l’Arsenal* et bĂ©nĂ©ficiez immĂ©diatement de 30% de rĂ©duction.
* Hors productions Label LN.

 

 

 

Nouveauté!
Abonnement Jeune public
Cité musicale-Metz
Planifiez vos sorties en famille pour la saison et bénéficiez de tarifs avantageux ! 25 % de réduction dÚs 4 spectacles choisis dans la programmation jeune public, toutes salles confondues.

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Abonnement symphonique
6 spectacles pour 155,40 €

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Abonnement jazz
5 spectacles pour 120,40 €

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Nouveauté !
PASS temps fort

PASS temps fort Osez Haydn !
du 7 au 9 nov. 2019

PASS temps fort Musiques sacrées
du 7 au 18 déc. 2019

PASS temps fort Polska !
du 14 au 24 janv. 2020

PASS temps fort Beethoven
du 13 au 15 mar. 2020

PASS temps fort Folklore
du 5 au 16 mai 2020

 

 

 

La saison de la Cité musicale-Metz est conçue autour de temps forts, mini-festivals thématiques qui vous permettent de voyager entre les esthétiques, les périodes et toutes les salles de spectacle de la Cité musicale-Metz !
Le PASS temps fort vous permet de bĂ©nĂ©ficier d’un tarif trĂšs avantageux dĂšs lors que vous choisissez au minimum 3 spectacles sur un temps fort, toutes salles confondues (Arsenal, BAM et Trinitaires) : 30% de rĂ©duction sur les spectacles sĂ©lectionnĂ©s, places en Cat. 1 Ă  l’Arsenal.

Toutes les offres abonnement saison 2019 2020, ici :
https://www.citemusicale-metz.fr/reservez-venez/tarifs-reservation/billetterie_1

 

 

 

Arsenal — 3 Avenue Ney, 57000 Metz
BAM — 20 boulevard d’Alsace, 57070 Metz
Maison de l’Orchestre — 31 rue de Belletanche, 57070 Metz
Trinitaires — 12 rue des Trinitaires, 57000 Metz

 

 

 

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TOUL, Festival BACH : Classe d’orgue du CNSMD Lyon (14 juil, 15h)

BACH festival TOUL festival BACH de toul annonce presentation programme par classiquenewsTOUL, 10Ăšme FESTIVAL BACH, jusqu’au 12 octobre 2019. En 2019, le Festival Bach de la Ville de Toul fĂȘte ses 10 ans. Noyau d’une nouvelle saison festive, soulignant les 10 ans du Festival, les Grandes Orgues de la CathĂ©drale Saint-Etienne cĂ©lĂšbrent ainsi le gĂ©nie de Jean-SĂ©bastien Bach. Comme aussi les grandes pages de la musique (signĂ©es Couperin, Mozart
 ou Haendel, autre gĂ©nie et contemproain de Jean-SĂ©bastien). Ainsi il n’y a pas qu’à Leipzig que les grandes orgues de la ville abordent l’écriture de Bach en en questionnant la portĂ©e poĂ©tique comme le souffle universel. Bach est indĂ©modable ; sa musique, une source d’inspiration intacte ; les concerts et Ă©vĂ©nement (confĂ©rences, exposition
) du Festival BACH Ă  TOUL nous le prouvent encore pour sa 10Ăš Ă©dition en 2019. D’emblĂ©e, le visuel du Festival 2019 annonce la couleur (et la figure d’un Bach intemporel comme revivifiĂ©) : perruque fluo, lunettes de soleil
 c’est un star Rock.

En 10 ans, – depuis 2008, TOUL accueille le Festival Bach qui sous la direction artistique de l’organiste Pascal Vigneron marie astucieusement «  Ɠuvres populaires et programmes audacieux ». Les Festivaliers ont pu y applaudir l’approche particuliĂšre des personnalitĂ©s musicales tels l’organiste Olivier Latry, Rhoda Scott, le Quatuor Ludwig, le Choeur de l’OpĂ©ra de Stettin, le Choeur Variations de Strasbourg, l’Orchestre de Chambre du Marais 
 En 2019, les Ɠuvres majeures du Director Musices de Leipzig sont jouĂ©es, en majoritĂ© dans la CathĂ©drale Saint-Etienne de Toul : motet, cantates, grand Ricercar ; en particulier l’intĂ©grale des piĂšces pour orgue (plusieurs concerts les 23 juin, 14 juillet, 1er septembre ; Les Variations Goldberg (sujet d’un week end complet, rĂ©alisĂ©es au clavecin, Ă  l’orgue, au piano, les 29 et 30 juin 2019) ; l’intĂ©grale du Clavier bien tempĂ©rĂ©, le 7 sept, au clavecin, piano et orgue ; Concertos pour orgue (le 22 sept) ; 
 et pour conclusion de ce cycle Ă©vĂ©nement : L’Art de la fugue BWV 1080 : « Le testament musical de Johann Sebastian Bach », concert de clĂŽture le 12 octobre Ă  la CollĂ©giale Saint-Gengoult.
Les festivaliers Ă  TOUL n’omettront pas le concert Ă©vĂ©nement de l’accordĂ©oniste Richard Galliano le 15 septembre (CathĂ©drale Saint-Etienne).

toul-saint-etienne-orgue-festival-bach-de-toul-concerts-festival-BACH-TOUL-critique-concert-annonce-classiquenews

 

Grand orgue de la Cathédrale de Saint-Etienne à TOUL (DR)

 

TOUL-festival-Bach-annonce-concerts-festival-presentation-BACH-A-TOUL-2019-classiquenewsPour la 10Ăšme Ă©dition 13 concerts et rendez-vous musicaux (jusqu’au 12 octobre 2019), une grande exposition inĂ©dite sur le thĂšme de Bach et la Bible (jusqu’au 22 septembre Ă  la CathĂ©drale Saint-Etienne), une confĂ©rence consacrĂ©e Ă  l’une des plus grandes Ɠuvres de Jean SĂ©bastien Bach « L’Art de la Fugue » renouvellent notre connaissance du gĂ©nie de Leipzig. Tremplin des jeunes tempĂ©raments Ă  l’orgue, le Festival Bach de Toul met aussi en lumiĂšre les nouveaux talents des classes d’orgue du CNSMD de Lyon et de l’école de musique de Stuttgart (3 concerts intitulĂ©s « Classes d’orgue »).

Le Festival n’oublie pas de sensibiliser les plus jeunes cette annĂ©e : une programmation jeune public, inscrite dans les programmes pĂ©dagogiques des Ă©coles maternelles et primaires de la Ville de TOUL, est simultanĂ©ment dĂ©veloppĂ©e (dont les 10 et 11 oct entre autres, « L’Art de la fugue expliquĂ©e aux enfants », voir calendrier ci dessous).

FESTIVAL BACH DE TOUL 2019

Directeur artistique : Pascal Vigneron

Jusqu’au 12 octobre 2019 :
13 concerts célÚbrent BACH

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1er, 2 et 4 avril 2019 – CitĂ©a Projections Scolaires du film :
« Il était une fois Johann Sebastian Bach » de Jean Guilermou

28 avril 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne. Eric Lebrun, St-Antoine des Quinze Vingt , CNR de Saint-Maur – Choeur GrĂ©gorien de Nancy-Toul Bach – De Grigny – Boely – Widor

11 mai 2019 – 20h – CathĂ©drale Saint Etienne – Nuit des CathĂ©drales. Pascal Vigneron, Directeur du festival Bach de Toul – Choeur Consort Musica Vera. François Couperin – Messe pour les Paroisses

Un été à TOUL
pour célébrer JS BACH

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15 juin 2019 – 20h30 – CathĂ©drale Saint Etienne. Motets « jesu Meine Freude BWV 227 – « Lebet den Herren » – Cantate Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen, BWV 12
Les plus belles arias pour voix solos : J.Cassar – A.Maugard – C.Einhorn – C.Gautier – M.Heim. Orchestre de Chambre du Marais – Choeur Consort Musica Vera – Pascal Vigneron, direction

16 juin 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne. L’offrande Musicale, « Grand Ricercar Ă  6 – Suite en si mineur BWV 1067 – Cantate des Paysans BWV 2012. Johanne Cassar – C.Gautier – VĂ©ronique Reinbold – Choeur Consort Musica Vera – Dir. Jean-Baptiste Nicolas, Orchestre de Chambre du Marais – Pascal Vigneron, direction

23 juin 2019 – CathĂ©drale Saint Etienne.
La classe d’Orgue du Conservatoire National SupĂ©rieur de Paris – Professeurs : Olivier Latry – Michel Bouvard, Louis Julien – Loriane Llorca – Seoyoung ChoĂŻ – L’oeuvre d’Orgue de J. S. Bach

29 et 30 juin 2019 – MusĂ©e de Toul – CollĂ©giale Saint-Gengoult – CathĂ©drale Saint Etienne : « « Week-End des Variations Goldberg BWV 988 ». Pieter-Jan Belder, clavecin – Dimitri Vassilakis, piano – Pascal Vigneron, orgue

7 juillet 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne
Les plus belles pages de la musique baroque et classique – Bach – Haendel – Telemann – Vivaldi – Mozart.
Orchestre de Chambre du Marais, Pascal Vigneron (direction)

14 Juillet 201915h – CathĂ©drale Saint Etienne
La classe d’Orgue du Conservatoire National SupĂ©rieur de Lyon – Professeur : François Espinasse, Emmanuel Culcasi – Yanis Dubois – Fanny Cousseau
L’oeuvre d’Orgue de J. S. Bach

L’Automne Ă  TOUL
pour célébrer JS BACH

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1er Septembre 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne
La classe d’Orgue de la Musikhochschule de Stuttgart – Professeur : Jurgen Essl, Mar VaquĂ© Mur – Sören Gieseler – Shihono Higa – L’oeuvre d’Orgue de J. S. Bach

7 septembre 2019 – 19h / 8 septembre 2019 – 15h30 – CollĂ©giale Saint-Gengoult : IntĂ©grale du Clavier Bien tempĂ©rĂ© BWV 846-893. Pieter-Jan Belder, Clavecin – Dimitri Vassilakis, Piano – Pascal Vigneron, orgue. Virtualis I

15 septembre 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne Concert Exceptionnel – Richard Gallianno , AccordĂ©on

22 septembre 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne
Bach et HĂŠndel – Concertos pour orgue – Transcriptions de Marcel DuprĂ© – Jean Paul Imbert, orgue

8 octobre 2019 – 20h – MusĂ©e d’Art de d’Histoire de Toul ConfĂ©rence en collaboration avec le CELT. « L’art de la fugue, Ă©nigme mathĂ©matique et philosophique »

10 et 11 octobre 2019 – MusĂ©e d’Art et d’Histoire de Toul Concerts scolaires « L’Art de la Fugue expliquĂ©e aux enfants »

12 octobre 2019 – 20h30 – CollĂ©giale Saint-Gengoult
L’Art de la fugue BWV 1080 – Le testament musical de Johann Sebastian Bach. Philippe Portejoie, International Sax Quartet – Pascal Vigneron , orgue. Virtualis de Concert

EXPOSITION

Exposition « BACH ET LA BIBLE, PREMIÈRE MONDIALE EN FRANÇAIS »
Jusqu’au 22 septembre 2019
CATHEDRALE SAINT-ETIENNE DE TOUL
En collaboration avec la BIBELGESELLSCHAT de LEIPZIG et AEMC2

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TOUTES LES INFOS et les modalités pratiques pour se rendre aux concerts, événements, exposition du 10Ú Festival JS BACH de TOUL sur le site du Festival Bach de TOUL
https://www.toul.fr/?festival-bach-2019-10-ans

BACH festival TOUL festival BACH de toul annonce presentation programme par classiquenews

Téléchargez la brochure du 10Ú Festival BACH de TOUL
https://www.toul.fr/IMG/pdf/livret_bach_2019-web.pdf

TOUL-festival-Bach-annonce-concerts-festival-presentation-BACH-A-TOUL-2019-classiquenews

Festivals 2020 : les 10 ans du festival CLASSICA (QuĂ©bec), de Beethoven, Bowie Ă  MIGUELA…

classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaFESTIVALS 2020. Printemps 2020 (mai et juin 2020) : le Festival CLASSICA au QuĂ©bec prĂ©pare une prochaine Ă©dition exceptionnelle pour ses 10 ans. Le succĂšs est lĂ  (60 000 festivaliers chaque annĂ©e) : il a fait de l’évĂ©nement rayonnant Ă  Saint-Lambert (MontĂ©rĂ©gie, rive sud du Saint-Laurent) le premier festival qui ouvre la saison estivale et le plus populaire au QuĂ©bec. IntitulĂ© « de Beethoven Ă  Bowie », CLASSICA 2020 programme un vaste volet Beethoven (250Ăš anniversaire oblige), mais aussi plusieurs grandes soirĂ©es symphoniques sous les Ă©toiles, sans omettre son 4Ăš RĂ©cital-Concours de mĂ©lodies françaises, et la crĂ©ation mondiale du dernier opĂ©ra de ThĂ©odore Dubois : Miguela (1891), emblĂšme de l’écriture dramatique et mĂ©lodique du « Verdi français ».

 Québec : Festival CLASSICA 2019, jusqu'au 16 juin 2019

CLASSICA 2020, L’ANNÉE DE TOUS LES DÉFIS : 

De Beethoven à Miguela


En 2020, un cycle supérieur en nombre devrait marquer la programmation (entre 3 et 5 grands concerts symphoniques sous les étoiles, alternant rock symphonique et programme purement classique), de quoi séduire de nombreuses phalanges, soucieuses de renouveler leur image et de conquérir de nouveaux spectateurs.

Mais l’édition CLASSICA 2020 Ă©largit encore son champs d’activitĂ©. IntitulĂ© de « Beethoven Ă  David Bowie » (comme il y eut « De Schubert aux Rolling Stones » et « De Berlioz aux Bee Gees »)  : un trĂšs riche cycle BEETHOVEN est annoncĂ© afin de cĂ©lĂ©brer l’anniversaire du grand Ludwig. Au programme d emai et juin 2020 : intĂ©grale des Sonates pour piano, Sonates pour violoncelle, pour violon, lieder et aussi Bagatelles (joyaux mĂ©connus), sans omettre en grand format justement et sur la grande scĂšne en plein air : la Missa Solemnis, l’oratorio Le Christ au mont des Oliviers (en partenariat avec l’Atelier Lyrique de Tourcoing), les Symphonies n°3 et 5


MIGUELA DE DUBOIS, UNE CRÉATION MONDIALE TRES ATTENDUE

 

dubois_theodoreCLASSICA comme tous les grands festivals internationaux cultive les genres symphoniques et populaires, les rĂ©citals chambristes, mais aussi le goĂ»t du chant, mĂ©lodies et opĂ©ra. CLASSICA n’est rien sans la prĂ©sence de la voix. Les Festivaliers retrouveront la 4Ăš Ă©dition du RĂ©cital-Concours de mĂ©lodies françaises (juin 2020, Ă©dition programmĂ©e comme chaque annĂ©e comme conclusion de l’évĂ©nement). Enfin, l’annĂ©e prochaine est celle de tous les dĂ©fis car y sera rĂ©alisĂ©e aussi la crĂ©ation du dernier opĂ©ra de ThĂ©odore Dubois, compositeur romantique français rĂ©cemment ressuscitĂ© ici et lĂ , mais de façon trop disparate pour juger pleinement de son Ă©criture comme de son tempĂ©rament lyrique. Marc Boucher prolonge ainsi le travail pionnier, rĂ©alisĂ© dans un vĂ©ritable esprit de famille et de troupe, avec son mentor, le regrettĂ© chef, fondateur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing, Jean-Claude Malgoire. Le chef français avait le souci de jouer les Ɠuvres de Dubois : Ă  Tourcoing furent ainsi crĂ©Ă©s en premiĂšre mondiale, l’oratorio Le Paradis perdu (dans une version orchestrale restaurĂ©e), puis l’opĂ©ra ABEN HAMET, Ă©blouissante production qui rĂ©unissait Marc Boucher, Guillaume Andrieux, Ruth Rosique, Hasnaa Bennani, Nora Sourouzian
).

SOMMET LYRIQUE DU VERDI FRANCAIS

RĂ©tablir la crĂ©ation de ce qui serait bien le dernier ouvrage de ThĂ©odore Dubois, Miguela, dans le sillon de ces Ɠuvres dĂ©jĂ  recrĂ©Ă©es est d’autant plus pertinent que son livret souligne les mĂȘmes thĂšmes que Aben Hamet (1884) : l’élan amoureux ici entre une espagnole et un officier français (dans Aben Hamet, il s’agit d’un arabe et d’une princesse catholique) confrontĂ© Ă  la violence de la guerre, du terrorisme, des armes. « ThĂ©odore Dubois est pour moi, le Verdi français », prĂ©cise Marc Boucher. « Comme Verdi, Dubois connaĂźt la voix ; il choisit les tessitures selon le profil dramatique des personnages ; sa prosodie est parfaite : chanter Dubois, c’est parler et respirer ; il n’y a aucun arrangement Ă  concĂ©der, aucune transposition Ă  envisager : tout coule de source, en parfaite connexion avec la situation dramatique, et les ressources de chaque tessiture ».

Le baryton en parle avec d’autant plus d’assurance qu’il a interprĂ©tĂ© ses Ɠuvres et chantera aussi lors de la crĂ©ation de Miguela (le rĂŽle du mĂ©chant, Fernandes, l’agent de la barbarie et de la haine, celui qui ne cesse de rappeler Miguela Ă  son devoir
). La haine des autres contre l’amour de tous. VoilĂ  un schĂ©ma dĂ©jĂ  passionnant qui suscite la plus grande attente d’ici au printemps 2020 au QuĂ©bec. DĂ©jĂ , le directeur de CLASSICA, heureux de poursuivre l’enthousiasme et la curiositĂ© de Jean-Claude Malgoire par delĂ  l’Atlantique, prĂ©pare le matĂ©riel musical laissĂ© par ThĂ©odore Dubois. L’auteur du livret de Miguela est Jules Barbier, d’aprĂšs les derniĂšres dĂ©couvertes : Dubois a pu ainsi s’appuyer sur un homme d’expĂ©rience.

C’est Marc Boucher qui dans les cahiers constituant l’inventaire des Ɠuvres dĂ©posĂ©es Ă  BNF avait repĂ©rĂ© et identifiĂ© le dernier opus lyrique de ThĂ©odore Dubois, probablement composĂ© en 1891 : un ouvrage ambitieux (en trois actes et six tableaux), dans le style du grand opĂ©ra français qui tĂ©moigne des derniĂšres Ă©volutions lyriques du directeur du Conservatoire, au dĂ©but des annĂ©es 1890.

Miguela serait-il ce grand opĂ©ra romantique oubliĂ©, jalon essentiel de l’opĂ©ra français de la fin du XIXĂš et au dĂ©but du XXĂš, Ă  l’époque du dernier Verdi et des opĂ©ras de Massenet ? L’idĂ©e est sĂ©duisante. Pour Marc Boucher, Miguela se rapprocherait « de Manon de Massenet, dans une forme en route vers Falstaff oĂč le rĂ©cit accompagnĂ© est prĂ©dominant et oĂč l’intrigue bien qu’ayant ses protagonistes principaux, est soutenue par les rĂŽles secondaires. »

A l’heure des rĂ©surrections plus ou moins heureuses rĂ©vĂ©lant souvent de façon tronquĂ©e, des partitions exhumĂ©es que l’on croyait connaĂźtre, Marc Boucher a dĂ©cidĂ© de tout jouer : Miguela pourra ainsi ĂȘtre jugĂ©e dans sa continuitĂ© originelle. A la BNF, de fait, tout le matĂ©riel existait (le conducteur, la partie chant / piano, les parties d’orchestre
) ; ils attendaient d’ĂȘtre ressuscitĂ©es pour une crĂ©ation intĂ©grale. Probablement pour une rĂ©alisation partielle dĂ©cidĂ©e pour la Palais Garnier en 1916. « la genĂšse de l’opĂ©ra demeure mystĂ©rieuse ; beaucoup d’élĂ©ments de la genĂšse restent dans l’ombre » prĂ©cise Marc Boucher. Et d’ajouter en interprĂšte connaisseur :  « Il y a 12 rĂŽles : 2 pour voix de femmes dont un soprano lyrique pour le rĂŽle-titre ; et 10 voix masculines, le hĂ©ros amoureux Ă©tant ici chantĂ© par un tĂ©nor ; fait assez surprenant quand on sait le goĂ»t de Dubois pour la voix de baryton – comme Verdi : Aben Hamet est chantĂ© par un baryton ». En somme, Miguela est le sommet lyrique de ThĂ©odore Dubois, et certainement une prochaine rĂ©vĂ©lation majeure pour notre connaissance de l’opĂ©ra romantique français.

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classica-festival-canada-logo-vignette-classiquenews-annonce-concerts-festivals-operaRĂ©servez dĂšs Ă  prĂ©sent votre sĂ©jour au QuĂ©bec, au moment du festival CLASSICA : concerts chambristes, grands Ă©vĂ©nements symphoniques en plein air, opĂ©ra en crĂ©ation, mais aussi le cycle Beethoven 2020
 promettent une nouvelle Ă©dition mĂ©morable, celle des 10 ans (« de Beethoven Ă  David Bowie »). Le rendez-vous est d’ores et dĂ©jĂ  pris.

TOUTES LES INFOS sur le site du FESTIVAL CLASSICA

https://www.festivalclassica.com

METZ : concert d’ouverture par David Reiland, le 13 sept 2019

reiland-david-chef-maaestro-orchestre-national-de-metz-critique-concert-critique-opera-classiquenewsMETZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, Arsenal. Le 13 sept 19 : Mozart, Berlioz. D. Reiland. Concert symphonique d’ouverture de la nouvelle saison 2019 2020. L’orchestre maison ouvre le grand bal musical de sa nouvelle saison 2019 2020 : sous la direction du chef David Reiland, nouveau directeur musical in loco, le programme promet d’ĂȘtre Ă  la fois gĂ©nĂ©reux et orchestralement passionnant. En septembre 2019, Metz est ainsi Ă  la fĂȘte, grĂące au premier concert symphonique de septembre. Au programme, grand bain orchestral avec le dernier MOZART, virtuose de l’écriture orchestrale et d’une furieuse invention dans un triptyque ultime que les plus grands chefs ont pris soin d’aborder avec la profondeur et l’énergie requise et dont David Reiland nous propose le volet final, la Symphonie n°41 dite « Jupiter » : vĂ©ritable manifeste de l’éloquence et de la souverainetĂ© orchestrale, traversĂ© dĂšs son premier mouvement par un feu romantique irrĂ©sistible. A cette source, s’abreuve Beethoven, l’inventeur de l’orchestre romantique avec MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsBerlioz. ApothĂ©ose conclusive, le dernier morceau fuguĂ©, lumineux et victorieux, semble synthĂ©tiser tout ce que vĂ©hicule l’esprit des LumiĂšres. Mais le directeur musical du National de METZ cĂ©lĂšbre aussi, aux cĂŽtĂ©s de Mozart, l’annĂ©e BERLIOZ 2019 : il nous rĂ©serve une nouvelle lecture de sa Symphonie avec alto, « Harold en Italie » de 1834. Berlioz , jamais en reste d’une nouvelle forme, y rĂ©invente le plan symphonique avec instrument obligĂ©. Dans Harold, il prolonge de nombreuses innovations inaugurĂ©es dans la Symphonie Fantastique de 1830, mais s’intĂ©resse surtout Ă  redĂ©finir la relation entre l’instrument soliste et la masse de l’orchestre : pas vraiment dialogue, ni confrontation ; en rĂ©alitĂ©, c’est une approche « picturale », l’alto apportant sa couleur spĂ©cifique dans la riche texture orchestrale, fusionnant avec elle, ou se superposant Ă  elle
 Comme toujours chez Berlioz, l’écriture symphonique sert un projet vaste et poĂ©tique, oĂč l’écriture repousse toujours plus loin les limites et les ressources de l’orchestre monde. Concert Ă©vĂ©nement.

 

 

A Metz, pour ouvrir la saison 2019 2020 de la Cité Musicale, David Reiland dirige le National de Metz dans un programme ambitieux, réjouissant : MOZART / BERLIOZ

 

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METZ Arsenal, grande salleboutonreservation
vendredi 13 septembre 2019, 20h
Concert symphonique d’ouverture
nouvelle saison 2019 2020
1h15 + entracte

Wolfgang Amadeus Mozart : Symphonie n°41 (Jupiter)
Hector Berlioz : Harold en Italie

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/concert-ouverture-de-saison_1

 
 

 

 

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HAROLD en ITALIE (1834)
berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsRien dans la vie de Berlioz n’égale le dĂ©ferlement de flux passionnel Ă  l’évocation de son sĂ©jour italien, liĂ© Ă  l’obtention du Prix de Rome en 1830. En marque l’accomplissement rĂ©volutionnaire, la Symphonie Fantastique, manifeste Ă©loquent de la rĂ©forme entreprise par Hector au sein de son orchestre laboratoire. Tout autant exaltĂ©es, les annĂ©es qui suivent ses fiançailles avec la belle aimĂ©e, l’actrice Harriet Smithson (octobre 1833). MĂȘme si la comĂ©dienne adulĂ©e dans Shakespeare lui apporte son lot de dettes, le couple connaĂźt de premiĂšres annĂ©es bĂ©nies, comme l’affirme la naissance de leur seul fils, Louis. Le jeune pĂšre compose alors une partition dĂ©lirante, voire autobiographique (comme pouvait l’ĂȘtre l’argument de la Fantastique) mais ici avec un instrument obligĂ©, l’alto. PressĂ© par Paganini, Berlioz Ă©crit une symphonie avec alto, quand il lui Ă©tait demandĂ© au prĂ©alable un concerto pour alto. Ainsi s’impose le gĂ©nie expĂ©rimental de Berlioz : toujours repousser les limites du champs instrumental dans une forme orchestrale toujours mouvante. Hector s’inspire du hĂ©ros de Byron, Childe Harold, ĂȘtre fantasque, rĂȘveur, mĂ©lancolique, toujours insatisfait
 le double de Berlioz ? DĂ©couvrant la partition inclassable, Paganini s’étonne et déçu, dĂ©clare : je n’y joue pas assez. Finalement c’est le virtuose ChrĂ©tien Uhran qui crĂ©e l’oeuvre nouvelle le 23 nov 1834 au Conservatoire de Paris. En 4 parties, le programme rĂ©pond Ă  l’imaginaire berliozien qui inscrit toujours le hĂ©ros messianique, seul, fier, face au destin ou Ă  la force des Ă©lĂ©ments ou des paysages


1 – Harold aux montagnes, scĂšne de mĂ©lancolie, de bonheur et de joie (adagio – allegro) – souvenirs de Berlioz de ses promenades dans les Abruzzes Ă  l’époque de son sĂ©jour romain : traitement insolite, la partie d el’alto qui surgit ou se glisse dans la masse orchestral, s’y superpose ou fusionne, mais ne dialogue jamais selon le principe du concerto. Berlioz agit comme un peintre
2 – Marche des pĂšlerins chantant la priĂšre du soir (allegretto) / souvenir des pĂšlerins italiens aperçus Ă  Subiaco. Berlioz y exprime la souffrance des pĂ©nitents marcheurs, forcenĂ©s (rĂ©pĂ©tition de segments monotaunes de 8 mesures)
3 – SĂ©rĂ©nade d’un montagnard des Abruzzes Ă  sa maĂźtresse / Allegro assai – allegretto : le cor anglais s’empare de la mĂ©lodie simple et amoureuse
4 – orgie de brigands, souvenirs / aucun dĂ©veloppement symphonique chez Berlioz ne peut s’achever sans un dĂ©lire sensuel dĂ©braillĂ©, Ă  la fois autoritaire et ivre (comme plus tard Ravel) / Allegro frenetico : la force rythmique trĂ©pigne, entraĂźnant l’alto qui est saisi d’un haut le cƓur face Ă  la sauvagerie libĂ©rĂ©e (Berlioz prĂ©cise ici « l’on rit, boit, frappe, brise, tue et viole »). Rien de moins.
La crĂ©ation suscite un vif succĂšs. Mais Berlioz Ă©ternel frustrĂ©, dĂ©sespĂšre de n’attirer plus de foule. Mais compensation, il devient critique musical responsable de la chronique musicale dans le Journal des DĂ©bats, Ă  la demande du directeur, Louis-François Bertin (portraiturĂ© par Ingres). S’il n’est Ă©coutĂ© par le plus grand nombre, il sera lu par un lectorat mĂ©lomane, choisi et curieux.

 

 

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reiland david face vignette maestro classiquenewsDAVID REILAND, directeur musical de l’Orchestre National de Metz
 Chef belge (nĂ© Ă  Bastogne), David Reiland fait partie des baguettes passionnantes Ă  suivre tant son travail avec les musiciens d’orchestre renouvellent souvent l’approche du rĂ©pertoire. Chaque session en concert apporte son lot d’ivresse, de dĂ©passement, de rĂ©lĂ©vations aussi pour le public. Dans son cas, l’idĂ©al et le perfectionnisme constants portent une activitĂ© jamais neutre, une intention sensible qui fait parler la musique et chanter les textes
 Metz a le bĂ©nĂ©fice de ce tempĂ©rament enthousiasmant dont la nouvelle saison 2019 – 2020 devrait davantage dĂ©voiler la valeur de son travail avec l’Orchestre National de Metz dont il est directeur musical depuis 2018.
Il aime exprimer l’ñme, le souffle de la musique en un geste habitĂ©, qui se fait l’expression d’un contact physique avec la matiĂšre sonore qu’il rend franche ou soyeuse, Ăąpre ou onctueuse, toujours passionnĂ©ment expressive Ă  l’adresse du public.

reiland david-reiland-2-412x332FormĂ© Ă  Bruxelles, Paris, puis au Mozarteum de Salzbourg, en poste au Luxembourg et maintenant Ă  Metz, David Reiland a su affirmer une belle Ă©nergie qui prend en compte le formidable outil qu’est la salle de concert de l’Arsenal de Metz ; son acoustique cultive la transparence qui convient idĂ©alement Ă  son agencement architecturale intĂ©rieure : dans cet Ă©crin Ă  l’élĂ©gance nĂ©oclassique, Le chef Ă  Metz entend dĂ©fendre le rĂ©pertoire du XVIIIĂš musique (Mozart et Haydn), mais aussi la musique romantique française, afin de sĂ©duire et fidĂ©liser tous les publics (surtout ceux toujours frileux Ă  l’idĂ©e de pousser les portes de l’institution pour y ressentir l’expĂ©rience orchestrale).
David Reiland dirigeait dĂ©jĂ  l’Orchestre messin dans la Symphonie n°40 de Mozart en 2015


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TOUL, Festival BACH : classe d’Orgue du Conservatoire National SupĂ©rieur de Lyon (14 juillet 2019, 15h)

BACH festival TOUL festival BACH de toul annonce presentation programme par classiquenewsTOUL, 10Ăšme FESTIVAL BACH, jusqu’au 12 octobre 2019. En 2019, le Festival Bach de la Ville de Toul fĂȘte ses 10 ans. Noyau d’une nouvelle saison festive, soulignant les 10 ans du Festival, les Grandes Orgues de la CathĂ©drale Saint-Etienne cĂ©lĂšbrent ainsi le gĂ©nie de Jean-SĂ©bastien Bach. Comme aussi les grandes pages de la musique (signĂ©es Couperin, Mozart
 ou Haendel, autre gĂ©nie et contemproain de Jean-SĂ©bastien). Ainsi il n’y a pas qu’à Leipzig que les grandes orgues de la ville abordent l’écriture de Bach en en questionnant la portĂ©e poĂ©tique comme le souffle universel. Bach est indĂ©modable ; sa musique, une source d’inspiration intacte ; les concerts et Ă©vĂ©nement (confĂ©rences, exposition
) du Festival BACH Ă  TOUL nous le prouvent encore pour sa 10Ăš Ă©dition en 2019. D’emblĂ©e, le visuel du Festival 2019 annonce la couleur (et la figure d’un Bach intemporel comme revivifiĂ©) : perruque fluo, lunettes de soleil
 c’est un star Rock.

En 10 ans, – depuis 2008, TOUL accueille le Festival Bach qui sous la direction artistique de l’organiste Pascal Vigneron marie astucieusement «  Ɠuvres populaires et programmes audacieux ». Les Festivaliers ont pu y applaudir l’approche particuliĂšre des personnalitĂ©s musicales tels l’organiste Olivier Latry, Rhoda Scott, le Quatuor Ludwig, le Choeur de l’OpĂ©ra de Stettin, le Choeur Variations de Strasbourg, l’Orchestre de Chambre du Marais 
 En 2019, les Ɠuvres majeures du Director Musices de Leipzig sont jouĂ©es, en majoritĂ© dans la CathĂ©drale Saint-Etienne de Toul : motet, cantates, grand Ricercar ; en particulier l’intĂ©grale des piĂšces pour orgue (plusieurs concerts les 23 juin, 14 juillet, 1er septembre ; Les Variations Goldberg (sujet d’un week end complet, rĂ©alisĂ©es au clavecin, Ă  l’orgue, au piano, les 29 et 30 juin 2019) ; l’intĂ©grale du Clavier bien tempĂ©rĂ©, le 7 sept, au clavecin, piano et orgue ; Concertos pour orgue (le 22 sept) ; 
 et pour conclusion de ce cycle Ă©vĂ©nement : L’Art de la fugue BWV 1080 : « Le testament musical de Johann Sebastian Bach », concert de clĂŽture le 12 octobre Ă  la CollĂ©giale Saint-Gengoult.
Les festivaliers Ă  TOUL n’omettront pas le concert Ă©vĂ©nement de l’accordĂ©oniste Richard Galliano le 15 septembre (CathĂ©drale Saint-Etienne).

toul-saint-etienne-orgue-festival-bach-de-toul-concerts-festival-BACH-TOUL-critique-concert-annonce-classiquenews

 

Grand orgue de la Cathédrale de Saint-Etienne à TOUL (DR)

 

TOUL-festival-Bach-annonce-concerts-festival-presentation-BACH-A-TOUL-2019-classiquenewsPour la 10Ăšme Ă©dition 13 concerts et rendez-vous musicaux (jusqu’au 12 octobre 2019), une grande exposition inĂ©dite sur le thĂšme de Bach et la Bible (jusqu’au 22 septembre Ă  la CathĂ©drale Saint-Etienne), une confĂ©rence consacrĂ©e Ă  l’une des plus grandes Ɠuvres de Jean SĂ©bastien Bach « L’Art de la Fugue » renouvellent notre connaissance du gĂ©nie de Leipzig. Tremplin des jeunes tempĂ©raments Ă  l’orgue, le Festival Bach de Toul met aussi en lumiĂšre les nouveaux talents des classes d’orgue du CNSMD de Lyon et de l’école de musique de Stuttgart (3 concerts intitulĂ©s « Classes d’orgue »).

Le Festival n’oublie pas de sensibiliser les plus jeunes cette annĂ©e : une programmation jeune public, inscrite dans les programmes pĂ©dagogiques des Ă©coles maternelles et primaires de la Ville de TOUL, est simultanĂ©ment dĂ©veloppĂ©e (dont les 10 et 11 oct entre autres, « L’Art de la fugue expliquĂ©e aux enfants », voir calendrier ci dessous).

FESTIVAL BACH DE TOUL 2019

Directeur artistique : Pascal Vigneron

Jusqu’au 12 octobre 2019 :
13 concerts célÚbrent BACH

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1er, 2 et 4 avril 2019 – CitĂ©a Projections Scolaires du film :
« Il était une fois Johann Sebastian Bach » de Jean Guilermou

28 avril 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne. Eric Lebrun, St-Antoine des Quinze Vingt , CNR de Saint-Maur – Choeur GrĂ©gorien de Nancy-Toul Bach – De Grigny – Boely – Widor

11 mai 2019 – 20h – CathĂ©drale Saint Etienne – Nuit des CathĂ©drales. Pascal Vigneron, Directeur du festival Bach de Toul – Choeur Consort Musica Vera. François Couperin – Messe pour les Paroisses

Un été à TOUL
pour célébrer JS BACH

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15 juin 2019 – 20h30 – CathĂ©drale Saint Etienne. Motets « jesu Meine Freude BWV 227 – « Lebet den Herren » – Cantate Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen, BWV 12
Les plus belles arias pour voix solos : J.Cassar – A.Maugard – C.Einhorn – C.Gautier – M.Heim. Orchestre de Chambre du Marais – Choeur Consort Musica Vera – Pascal Vigneron, direction

16 juin 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne. L’offrande Musicale, « Grand Ricercar Ă  6 – Suite en si mineur BWV 1067 – Cantate des Paysans BWV 2012. Johanne Cassar – C.Gautier – VĂ©ronique Reinbold – Choeur Consort Musica Vera – Dir. Jean-Baptiste Nicolas, Orchestre de Chambre du Marais – Pascal Vigneron, direction

23 juin 2019 – CathĂ©drale Saint Etienne.
La classe d’Orgue du Conservatoire National SupĂ©rieur de Paris – Professeurs : Olivier Latry – Michel Bouvard, Louis Julien – Loriane Llorca – Seoyoung ChoĂŻ – L’oeuvre d’Orgue de J. S. Bach

29 et 30 juin 2019 – MusĂ©e de Toul – CollĂ©giale Saint-Gengoult – CathĂ©drale Saint Etienne : « « Week-End des Variations Goldberg BWV 988 ». Pieter-Jan Belder, clavecin – Dimitri Vassilakis, piano – Pascal Vigneron, orgue

7 juillet 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne
Les plus belles pages de la musique baroque et classique – Bach – Haendel – Telemann – Vivaldi – Mozart.
Orchestre de Chambre du Marais, Pascal Vigneron (direction)

14 Juillet 201915h – CathĂ©drale Saint Etienne
La classe d’Orgue du Conservatoire National SupĂ©rieur de Lyon – Professeur : François Espinasse, Emmanuel Culcasi – Yanis Dubois – Fanny Cousseau
L’oeuvre d’Orgue de J. S. Bach

L’Automne Ă  TOUL
pour célébrer JS BACH

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1er Septembre 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne
La classe d’Orgue de la Musikhochschule de Stuttgart – Professeur : Jurgen Essl, Mar VaquĂ© Mur – Sören Gieseler – Shihono Higa – L’oeuvre d’Orgue de J. S. Bach

7 septembre 2019 – 19h / 8 septembre 2019 – 15h30 – CollĂ©giale Saint-Gengoult : IntĂ©grale du Clavier Bien tempĂ©rĂ© BWV 846-893. Pieter-Jan Belder, Clavecin – Dimitri Vassilakis, Piano – Pascal Vigneron, orgue. Virtualis I

15 septembre 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne Concert Exceptionnel – Richard Gallianno , AccordĂ©on

22 septembre 2019 – 16h – CathĂ©drale Saint Etienne
Bach et HĂŠndel – Concertos pour orgue – Transcriptions de Marcel DuprĂ© – Jean Paul Imbert, orgue

8 octobre 2019 – 20h – MusĂ©e d’Art de d’Histoire de Toul ConfĂ©rence en collaboration avec le CELT. « L’art de la fugue, Ă©nigme mathĂ©matique et philosophique »

10 et 11 octobre 2019 – MusĂ©e d’Art et d’Histoire de Toul Concerts scolaires « L’Art de la Fugue expliquĂ©e aux enfants »

12 octobre 2019 – 20h30 – CollĂ©giale Saint-Gengoult
L’Art de la fugue BWV 1080 – Le testament musical de Johann Sebastian Bach. Philippe Portejoie, International Sax Quartet – Pascal Vigneron , orgue. Virtualis de Concert

EXPOSITION

Exposition « BACH ET LA BIBLE, PREMIÈRE MONDIALE EN FRANÇAIS »
Jusqu’au 22 septembre 2019
CATHEDRALE SAINT-ETIENNE DE TOUL
En collaboration avec la BIBELGESELLSCHAT de LEIPZIG et AEMC2

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TOUTES LES INFOS et les modalités pratiques pour se rendre aux concerts, événements, exposition du 10Ú Festival JS BACH de TOUL sur le site du Festival Bach de TOUL
https://www.toul.fr/?festival-bach-2019-10-ans

BACH festival TOUL festival BACH de toul annonce presentation programme par classiquenews

Téléchargez la brochure du 10Ú Festival BACH de TOUL
https://www.toul.fr/IMG/pdf/livret_bach_2019-web.pdf

TOUL-festival-Bach-annonce-concerts-festival-presentation-BACH-A-TOUL-2019-classiquenews

VANNES, Académie européenne de musique ancienne 2019

VANNES-VEMI-9-eme-academie-europeenne-de-musique-ancienne-annonce-presentation-sur-classiquenewsVANNES, AcadĂ©mie europĂ©enne de musique ancienne 2019 : 4-12 juillet 2019. Chaque Ă©tĂ© le VEMI VANNES Early Music Institute, fondĂ© par Bruno Cocset (en 2011), propose son acadĂ©mie europĂ©enne (9Ăšme Ă©dition en 2019): temps privilĂ©giĂ© pour les instrumentistes d’approfondir leur expĂ©rience ; pour le public conviĂ© Ă  suivre leurs avancĂ©es, de dĂ©couvrir de nouveaux rĂ©pertoires baroques, dĂ©fendus par la nouvelle gĂ©nĂ©ration et les piliers de l’interprĂ©tation actuelle. Les jeunes apprentis instrumentistes sont de jeunes musiciens issus d’écoles supĂ©rieures  musicales  europĂ©ennes  conventionnĂ©es  avec  le  VEMI (Paris,  Lyon,  GenĂšve, Barcelone, Poznan, Amsterdam, Cluj-Napoca, Reykjavik).
En quelques annĂ©es, VANNES est devenu un centre majeur pour la pratique et la recherche sur instruments anciens. En juillet 2019, l’Institut propose comme Ă  son habitude concerts, masterclasses, confĂ©rences
 L’AcadĂ©mie europĂ©enne de musique ancienne fait rayonner l’esprit d’ouverture et de partage grĂące Ă  ses masterclasses destinĂ©es au perfectionnement des jeunes instrumentistes, grĂące aux concerts publics qui en dĂ©coulent, et qui dĂ©mocratisent l’accĂšs Ă  la musique ancienne, baroque… jusqu’au romantisme en rĂ©alitĂ©. A travers son Atelier de Lutherie, sa saison de concerts annuels, le centre de ressource comprenant une mĂ©diathĂšque / partothĂšque, l’Institut rĂ©alise tout au long de l’annĂ©e une offre unique en Europe, musicale, scientifique, artistique, humaine…

GRAND ENTRETIEN AVEC BRUNO COCSET

bruno_cocsetPour mieux comprendre les missions et les enjeux comme le fonctionnement du VEMI – Vannes Early Music Institute, et son AcadĂ©mie EuropĂ©enne de musique ancienne en juillet, LIRE notre grand entretien avec Bruno COCSET, infatigable explorateur, entrepreneur visionnaire (Propos recueillis en juin 2019, Ă  propos de la 9Ăš AcadĂ©mie EuropĂ©enne de musique ancienne)

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En juillet 2019, l’AcadĂ©mie 2019 permet de dĂ©couvrir  et  entendre  à  Vannes  la soprano  canadienne Stefanie  True, l’ensemble Tasto  Solo dirigé  de l’organetto par Guillermo  Perez avec  le  guitariste  slovĂšne Bor  Zuljan et  la  harpiste BĂ©rangĂšre Sardin, de jeunes artistes en devenir, anciens Ă©tudiants de l’AcadĂ©mie: Petr Maslan et Ciprian Campean, l’organiste Erich TĂŒrk… un colloque sur les trompes naturelles avec William Dongois, Luc Breton, Franck BernĂšde et le trompettiste Jean-François Madeuf.

Selon la tradition de l’AcadĂ©mie, les Etudiants acadĂ©miciens joueront  gratuitement  pour  le  public  lors  de  quatre  concerts « restitution », une façon pour eux de nous remercier de leur prĂ©sence Ă  Vannes, comme d’éprouver la performance en public, volet essentiel de leur future carriĂšre : concerts des 10 et 11 juillet Ă  l’HĂŽtel de Limur et concert de clĂŽture du 12 juillet en la chapelle du LycĂ©e St François-Xavier, dirigĂ© du violon par Enrico Gatti.

 

VANNES : 6Úme Académie Européenne de musique baroque

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9 Úme Académie Européenne de Musique Ancienne de Vannes
VEMI-2019-vannes-early-music-institute-festival-2019-critique-annonce-concerts-festival-opera-classiquenewsCrĂ©Ă©e en 2011, l’AcadĂ©mie EuropĂ©enne de Musique Ancienne de Vannes est le « point d’orgue » annuel  des  activitĂ©s  musicales  proposĂ©es  par  le Vannes  Early  Music  Institute  (VEMI).  Cette  AcadĂ©mie s’appuie sur des partenariats avec des Ă©coles supĂ©rieures musicales europĂ©ennes.

 

Master classes
du 4 au 12 Juillet  2019

 

 

Les professeurs :

 

Bruno Cocset : violoncelle baroque & direction artistique (5 au 12 juillet)
Enrico Gatti : violon baroque (9 au 12 juillet)
Johannes  Leertouwer : violon baroque (5 au 8 juillet)
Guido Balestracci : viole de gambe (5 au 12 juillet)
Bertrand Cuiller : clavecin (5 au 12 juillet)
Richard Myron : contrebasse & violone (5 au 12 juillet)
Maude Gratton : orgue & clavicorde (5 au 11 juillet)
Pierre Hamon : flûte à bec (4 au 8 juillet)
Marc Hantaï : flûte traversiÚre (8 au 12 juillet)

Concert d’ouverture : jeudi 4 juillet,
à 21h à la Cathédrale St Pierre de Vannes.

 

 

Les master-classes se dĂ©rouleront Ă  l’HĂŽtel de Limur
du vendredi 5 juillet au vendredi 12 juillet 2019

- cours individuels d’interprĂ©tation en prĂ©sence des autres Ă©tudiants du groupe le matin
de 9h Ă  13h
- cours collectifs et cours de musique de chambre de 15h Ă  19h
- concerts donnés par les étudiants, les professeurs et autres musiciens
- conférences, ateliers

Certaines master-classes seront ouvertes au public, sur réservation.

Concert de clÎture le vendredi 12 juillet à 21h à la chapelle de Saint-François-Xavier, à Vannes.

 

 

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CONCERTS
programmation de la 9Ú Académie Européenne de musique à ancienne à VANNES

 

 

 

Jeudi 4 juillet 2019: 21h
Vannes  Cathédrale St Pierre (payant)
Corelli  – Jacchini – Melani
Scarlatti – Haendel
Stefanie True : soprano
Jean-François Madeuf: trompĂȘte
Ensemble instrumental de l’AcadĂ©mie
Johannes Leertouwer, violon
Guido Balestracci, viole
Maude Gratton, orgue
Bertrand Cuiller, clavecin
Richard Myron, contrebasse
Bruno Cocset, violoncelle

Un concert qui mĂȘle le chant et la trompette naturelle: cantates, sonates, airs d’opĂ©ra


CINEMA
Vendredi 5 juillet: 20h
Vannes   Cinéma « La Garenne »
(payant – tarif cinĂ©ma)
« PACHAMAMA »
Film d’animation de Juan Antin (2018),
projection présentée  et  commentée  par
Pierre  Hamon,  flûtiste, qui  a  réalisé  la musique du film

TASTO SOLO
Samedi 6 juillet : 21h
Vannes, Auditorium des Carmes (payant)
Concert : « Early Modern English Music »
Cooper – Henry VIII – Aston Preston  – Anonymous

« Tasto Solo »:
Guillermo Pérez, BérangÚre Sardin, Bertrand Cuiller, Bor Zuljan
Une redécouverte à la fois intime et virtuose de la musique anglaise de la Renaissance

JOURNEE DES LAUREATS
Deux concerts en forme de « carte blanche » pour deux violoncellistes,
anciens étudiants des Ă©coles partenaires ou de l’AcadĂ©mie de Vannes et devenus professionnels

Dimanche 7 juillet: 12h
Vannes – Auditorium des Carmes
(gratuit)
Concert: « Le violoncelle bavard et chantant »
Benda – Cart  – Graziani – Galeotti Dall’Abaco – Kraft
Petr Maslan, violoncelle (Tchéquie)
Maude Gratton, clavecin
Bach – Vivaldi – Vitali – ClĂ©rambault – BarriĂšre

Dimanche 7 juillet : 17h30
Sanctuaire de Quelven Ă  Guern (56)
(gratuit)
Concert : « Simple Baroque Transylvania »

COLLOQUE
Lundi 8 juillet 2019 : Vannes, Auditorium des Carmes (gratuit)
« Trompes et Cornets:  du rituel au concert »
William Dongois, Luc Breton, Jean-François Madeuf, Frank BernÚde

14h30 : conférences
21h : concert lecture

Regard aiguisĂ© sur les trompes anciennes par des spĂ©cialistes du cornet Ă  bouquin, de la trompette naturelle, des trompes de chasse et des trompes himalayennes
 En prenant  les  trompes  et  cornets  comme  fil  directeur  de  la rencontre,  les  participants abordent  la nature  des  interrelations  entre langages musicaux et langages rituels.
Quatre communications traiteront des origines et des dĂ©veloppements d’instruments emblĂ©matiques, tels que les cornes et cornets,  trompes et trompettes naturelles, dans des sociĂ©tĂ©s contrastĂ©es. Les syllabaires qui sous-tendent  ces  pratiques  instrumentales,  ont souvent Ă©té  conçus  à  leurs  origines comme voix parallĂšles ou substitutionnelles au langage rituel proprement dit. Il s’agira ici, Ă  travers la   description   de   leurs   esthĂ©tiques   et   de   leurs modes  de   jeu respectifs,  d’attirer  l’attention  sur  la  variĂ©té  des  procĂ©dĂ©s  mis  en Ɠuvre dans diffĂ©rentes cultures pour exprimer l’inexprimable

LIMUR : Portes ouvertes

L’Hîtel de LIMUR OUVRE SES PORTES

 Mercredi 10 juillet 2019: 19h et 20h
Vannes, HĂŽtel de Limur (gratuit)

Concert : « Une nuit à Limur »
Jeudi 11 juillet 2019 : 12h
Vannes, HĂŽtel de Limur
Salon de musique
(gratuit)

Concert :  « Un midi à Limur »
Programmes travaillĂ©s par les Ă©tudiants lors des master-classes de l’AcadĂ©mie

MUSIQUE BAROQUE EN PRESQU’ILE
Jeudi 11 juillet 2019 : 21h
Arzon, Chapelle de Kerners (payant)
Concert :  « Scarlatti – Boccherini / Conversations intimes »
Les Basses Réunies: Bruno Cocset, Richard Myron, Maude Gratton, Bertrand Cuiller
Deux compositeurs emblĂ©matiques du 18e siĂšcle, musiciens Ă  la cour d’Espagne Ă  quelques
annĂ©es d’intervalle, dans une conversation imaginaire et poĂ©tique, une mise en lumiĂšre, en miroir: un contrepoint ou s’enlacent violoncelle, clavecin, pianoforte, contrebasse


CONCERT DE CLOTURE
Vendredi 12 juillet 2019: 21h
Vannes, Chapelle du Lycée St François
(participation libre)
Concerti grossi & sinfonias
Etudiants de l’AcadĂ©mie
Enrico Gatti: violon & direction
Programme travaillĂ© durant les master-classes de l’AcadĂ©mie

 

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Information - Billetterie
Ouverture de la billetterie : le 15 juin 2019
Réservation et billetterie sur le site Internet :
www.vemi.fr - Ă  partir du 18 juin

 

A la Librairie Cheminant: 19 Rue Joseph le Brix, 56000 Vannes
Ă  partir du 15 juin 2019

A l’Office du Tourisme Golfe du Morbihan Vannes Tourisme
Ă  partir du 15 juin 2019

A l’Hîtel de Limur : 31 rue Thiers, 56000 Vannes
Ă  partir du 1er juillet 2019

Sur le lieu des concerts: dans la limite des places disponibles
Accueil spectateurs :
Les places ne sont pas numérotées
Les photographies et captations vidéo sont interdites pendant les spectacles
Pour un accueil personnalisé, notamment les spectateurs en situation de handicap, merci de le  signaler dÚs la réservation des billets

TOUTES les informations et les réservations
sur le site du VEMI Vannes Early Music Institute

 

 

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Le CONCERT DE L’HOSTEL DIEU et MAX EMANUEL CENCIC, 11 juil 2019 (Wigmore Hall, UK)

LE CONCERT DE L’HOSTEL DIEU et MAX EMANUEL CENCIC en tournĂ©e. Le 11 juil 2019 Ă  Wigmore Hall. Franck Emmanuel COMTE poursuit sa formidable odyssĂ©e baroque avec ses instrumentistes du Concert de l’HOSTEL DIEU : aprĂšs avoir publier un nouveau cd dĂ©diĂ© Ă  l’Ă©mulation crĂ©ative entre Porpora et Handel Ă  Londres dans les annĂ©es 1730, chef et musiciens Ɠuvrent en complicitĂ© avec le contre-tĂ©nor Max Emanuel Cencic dans un rĂ©cital inĂ©dit intitulĂ© “Orlando”, claire rĂ©fĂ©rence aux vertiges sentimentaux du chevalier Roland, en proie aux tourments et brĂ»lures de l’amour jaloux et de la folie naissante…

cencic-emanuel-porpora-arias-decca-cd-presentation-and-review-cd-critique-par-classiquenewsLe Concert de l’Hostel Dieu annonce  sa premiĂšre collaboration avec Max Emanuel Cencic dans un programme conçu « sur mesure » pour le contre-tĂ©nor croate : « Orlando », un portrait en trois dimensions mis en musique par Handel, Vivaldi, Porpora, soit les plus grands maĂźtres de l’opera seria italien, Ă  la fois virtuose et expressionniste. Le titre rappelle le livre Ă  la fois futuriste et fantastique de Virginia Woolf dont le hĂ©ros change de sexe Ă  travers les Ăąges
 couleur trouble qui renvoie surtout au timbre si particulier du contre-tĂ©nor qui joue souvent Ă  revĂȘtir travestissements et figures de l’ambivalence
  Concerts au festival de Froville et au trĂšs select Wigmore Hall Ă  Londres.

> Pour en savoir plus cliquez ICI

http://www.concert-hosteldieu.com/diffusion/baroque-et-18eme/orlando-recital-cencic/

7 juillet 2019

Festival de Froville (54)

11 juillet 2019

Wigmore Hall (UK)

 

 

PROGRAMME & PRÉSENTATION

Extraits d’opĂ©ra d’Antonio Vivaldi (Orlando furioso), Georg Friedrich HĂ€ndel (Orlando furioso, Rinaldo) et Nicola Porpora (Angelica e Medoro). Orlando furioso est considĂ©rĂ© comme le rĂ©sumĂ© et le joyau de toute la littĂ©rature Ă©pique. L’action de ce roman de chevalerie met en scĂšne le hĂ©ros Roland qui accomplit mille exploits. ImaginĂ© par le poĂšte de la Renaissance Ludovico Ariosto, dit l’Arioste, Orlando furioso a Ă©tĂ© Ă©crit dans le dialecte de Ferrare puis adaptĂ© en toscan. L’action a pour toile de fond la guerre que mĂšne Charlemagne contre les Sarrasins.

Deux siĂšcles plus tard, le poĂšme Ă©pique devient le point commun et une source d’inspiration majeure des trois « gĂ©ants » du style baroque : Handel, Vivaldi et Porpora. Chacun compose un opĂ©ra sur le sujet. AgencĂ© sur mesure pour les caractĂ©ristiques vocales et le charisme de Max Emanuel Cencic, le nouveau programme du Concert de l’Hostel Dieu a pour fil conducteur le personnage d’Orlando, ses actions romanesques, sa rencontre avec la guerriĂšre Bradamante et la magicienne Alcina, ses Ă©lans amoureux, mais aussi sa folie
 Un rĂ©cital brillant et expressif Ă  la hauteur du souffle Ă©pique du poĂšme de l’Arioste et du talent du contre-tĂ©nor. Ici la passion amoureuse vainc le hĂ©ros guerrier : sur l’échiquier sentimental ce dernier perd la raison


 

 

 

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DERNIR CD : « DUEL »

duel-concert-de-l-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-giuseppina-bridelli-opera-cd-evenement-critique-cd-cd-review-opera-musique-classique-news-classiquenewsL’enregistrement paru chez Arcana/Outhere et qui gagne son relief musical de la confrontation entre les Ă©critures lyriques de Porpora et de handel Ă  Londres dans les annĂ©es 1730, bĂ©nĂ©ficie de la complicitĂ© entre le somptueux et ardent mezzo de la jeune Giuseppina Bridelli et de Franck-Emmanuel Comte, et ses instrumentistes du Concert de L’Hostel Dieu. Le cd DUEL paru en avril 2019 a reçu le CLIC de CLASSIQUENEWS. Le programme Duel poursuit sa tournĂ©e aprĂšs un concert au HĂ€ndel-Festpiel de Halle il est aussi Ă  Saint-Donat le 11 aoĂ»t pour la clĂŽture du Festival Bach.

https://www.youtube.com/watch?v=5RWzXj5y6Nw

Duel: Porpora and Handel in London by Giuseppina Bridelli, Le Concert de l’Hostel Dieu & F-E Comte

 

 

LIRE notre critique du cd DUEL : Porpora versus Handel par Giuseppina Bridelli et Franck-Emanuel COMTE : Le Concert de l’HOSTEL DIEU

 

 

 

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TOUTES LES INFOS, LES DATES DES CONCERTS sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU

 

 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

 

 

SCEAUX, La Schubertiade de Sceaux 2019 : 6 concerts, 12 oct 2019 – 25 avril 2020.

sceaux-schubertiade-pave-19-20SCEAUX, La Schubertiade de Sceaux 2019 : 12 oct 2019 – 25 avril 2020. La Ville de Sceaux reprend sa superbe sĂ©rie de musique de chambre, la bien nommĂ©e « Schubertiade de Sceaux » grĂące Ă  l’initiative d’Elisabeth Atanassov et du pianiste Pierre-Kaloyann Atanassov qui assure la direction artistique du cycle musical. Pour la nouvelle saison 2019 – 2020, 6 concerts sont annoncĂ©s, selon le rituel dĂ©sormais identifiĂ© par les trĂšs nombreux spectateurs : chaque samedi, Ă  17h30, Ă  l’HĂŽtel de Ville de Sceaux. Heureuse initiative oĂč le concert classique fait partie des meubles du cadre municipal. VoilĂ  un cas exemplaire de culture intĂ©grĂ©e, l’emblĂšme d’une gestion rĂ©ussie qui place l’art et la musique au cƓur de la vie citoyenne, pour l’éducation et la sensibilitĂ©, l’esthĂ©tique et le partage des citoyens.

sceaux la schubertiade de sceaux hotel de ville saison sur classiquenewsD’octobre 2019 Ă  avril 2020, l’art de la conversation en musique prend des formes diverses mais avec en fil rouge, toujours dans le respect de la Schubertiade, une partition au moins de Franz Schubert dans chaque programme
 cette saison, Schubert est mis en regard avec la musique française, de Chausson, Bizet, Saint-SaĂ«ns, Franck Ă  Ravel, Boulanger, Satie
 Souhaitons que la nouvelle affiche nous rĂ©serve d’aussi superbes surprises et rĂ©vĂ©lations que celles de l’an dernier (saison 1) avec entre autres, l’accomplissement du jeune Quatuor Elmire, remarquable phalange alliant Ă©loquence, finesse, intĂ©rioritĂ©.

La nouvelle saison met Ă  l’honneur le rĂ©cital solo (piano, avec Muza RubackytĂ©), l’engagement des formations en quatuor (HermĂšs et Taurus), et bien sĂ»r le jeu collectif, gage d’écoute et de partage (entre les musiciens, avec le public). Parrain du Festival, FrĂ©dĂ©ric LodĂ©on prĂ©sentera le concert du 7 dĂ©cembre 2019 (RĂ©cital du Trio Atanassov), un Ă©vĂ©nement au sein de la nouvelle programmation car les 3 instrumentistes du Trio Atanassov y prĂ©senteront leur nouveau disque “Chic Ă  la française” (Ă©ditĂ© Ă  l’automne 2019 par le label PARATY / Debussy, Hersant, Ravel). NouveautĂ© : double programme le 18 janvier 2020 : Ă  17h30, concert habituel ; et Ă  15h, « Bout’Schub », spectacle musical pour les enfants et leurs parents, inspirĂ© des contes de Ma MĂšre l’Oye de Maurice Ravel, sommet d’élĂ©gance et de raffinement poĂ©tique (ici jouĂ© Ă  2 pianos)


 

 

 
 

 

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saison 2019 – 2020
La Schubertiade de Sceaux
6 concerts

 

 

 

Samedi 12 octobre 2019
Stéphanie-Marie Degand (violon) et Christie Julien (piano)
Made in Franz (1)
Schubert : Fantaisie en ut D. 934
Saint-Saëns : Introduction et rondo capriccioso
Franck : Sonate
Ravel : Tzigane

 

 

 

Samedi 16 novembre 2019
Muza Rubackyté, piano
Les deux Franz : Schubert / Liszt
Schubert : Impromptu op. 90 n°3 ; Schubert/Liszt : SoirĂ©es de Vienne Valse Caprice n°6, sept Lieder ; Liszt : PremiĂšre annĂ©e de pĂšlerinage (Suisse) 

 

 

Samedi 7 décembre 2019
Présentation Frédéric Lodéon
Trio Atanassov, Manuel Vioque-Judde‹et BenoĂźt Levesque – ‹Made in Franz (2)
Perceval Gilles (violon), Sarah Sultan (violoncelle), Pierre-Kaloyann Atanassov (piano), Manuel Vioque-Judde (alto) et BenoĂźt Levesque (contrebasse)
Debussy : trio
Ernest Chausson : piĂšce op. 39 pour violoncelle et piano
Lili Boulanger : D’un matin de printemps
Schubert : quintette La truite D. 667

PrĂ©sentation du nouveau CD “Chic Ă  la française” par le Trio Atanassov (1 cd PARATY, parution annoncĂ©e : automne 2019).

 

 

 

Samedi 18 janvier 2020

15h
Bout’Schub
Spectacle musical Les contes de Ma mùre l’Oye
Ă  destination des enfants (dĂšs 6 ans).
En 1910, Maurice Ravel Ă©crit cette suite enfantine pour les enfants de ses amis. Elle tĂ©moigne du goĂ»t du musicien pour une thĂ©matique enfantine que l’on retrouvera plus tard dans L’Enfant et les SortilĂšges. Les contes qui l’ont inspirĂ© seront lus par un jeune lecteur scĂ©en. Un goĂ»ter sera proposĂ© en fin de spectacle.
Par Pierre-Kaloyann Atanassov et François Pinel,
piano à quatre mains, durée 45 minutes.

17h30
Made in Franz (3)
Alain PlanĂšs (piano) et ses anciens Ă©lĂšves du CNSM de Paris
Natacha Kudritskaya, Simon Zaoui, François Pinel et Pierre-Kaloyann Atanassov
Schubert : Variations D. 813 et D. 624, Rondo D. 951
Bizet : jeux d’enfants (extraits)
Fauré : Dolly (extraits)
Ravel : Rapsodie espagnole
Satie : morceaux en forme de poire

 

 

 

Samedi 29 février 2020
Quatuor HermĂšs
Omer Bouchez (violon), Elise Liu (violon), Yung-Hsin Lou Chang (alto) et Anthony Kondo (violoncelle)
Haydn : quatuor op. 20 n°4 ; Janáček : quatuor n°2 “lettres intimes” ; Schubert : quatuor “la jeune fille et la mort”

Samedi 25 avril 2020
Quatuor Taurus et Ronald Van Spaendonck
Wietse Beels (violon), Liesbeth Baelus (violon), Vincent Hepp (alto), Martijn Vink (violoncelle) et Ronald Van Spaendonck (clarinette)
Beethoven : Quatuor n°12 op. 127 ; Brahms : quintette avec clarinette
 

 

  

 

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RESERVATIONS et INFOS
sur le site de La Schubertiade de Sceaux

Tarifs pour un concert
Tarif plein : 31 euros (1Úre catégorie) / 28 euros (placement libre)
Tarif réduit * : 20 euros (placement libre)
Tarif enfant (de 7 Ă  14 ans) : 10 euros
Pass six concerts
- Tarif plein : 138 euros (soit 23 euros par concert)
- Tarif réduit * : 90 euros (soit 15 euros par concert)
- Tarif enfant : 30 euros (soit 5 euros par concert)

* Ă©tudiants de moins de 25 ans, handicapĂ©s, demandeurs d’emploi, Ă©lĂšves des conservatoires de musique
 
Bout’Schub
- Enfants et adultes accompagnants : 5 euros – Adultes sans enfant : 10 euros

La SCHUBERTIADE DE SCEAUX
60 rue des ChĂ©neaux – 92330 Sceaux
Renseignements : 06 72 83 41 86
schubertiadesceaux@orange.fr
RĂ©servations : schubertiadesceaux.fr
Point de vente Ă  Sceaux : Artelia Imprimerie
8 avenue de la gare – 01 41 13 74 44 (face Ă  la gare RER Robinson)
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LE TOUQUET, Festival LES PIANOS FOLIES, 15 – 21 aoĂ»t 2019. Entretien avec Yvan Offroy, directeur

PIANO FOLIES festival touquet 2014Pianos Ă  la folie ! Entretien avec Yvan Offroy, Directeur du festival des Pianos Folies du Touquet Paris-Plage, Ă  l’orĂ©e de leur onziĂšme Ă©dition (du 15 au 21 aoĂ»t). Entretien rĂ©alisĂ© le 28 juin 2019. La musique a toujours Ă©tĂ© prĂ©sente au Touquet Paris-Plage, comme en tĂ©moigne une histoire jalonnĂ©e de cĂ©lĂ©britĂ©s. DĂšs les annĂ©es 20 – annĂ©es de ses premiĂšres folies – les deux casinos de la station accueillent opĂ©rettes et opĂ©ra-comiques, sous la direction artistique d’un frĂšre de LĂ©on Blum. L’on y danse au son des CollĂ©giens de Ray Ventura et d’autres orchestres de music-hall. En 1933, Christian Ferras, fils d’un hĂŽtelier, y voit le jour. Maurice Ravel, dĂ©jĂ  gravement malade, passe ses derniers Ă©tĂ©s chez le collectionneur et mĂ©cĂšne AndrĂ© Meyer. Georges Van Parys y compose ses opĂ©rettes. Lucienne Boyer et Maurice Chevalier peuvent y croiser Django Reinhardt et Serge Lifar. Plus tard, le jeune Lucien Ginsburg – futur Serge Gainsbourg
- accompagne du clavier les agapes d’un restaurant cĂ©lĂšbre.

Ne tirez pas sur le pianiste
 » : spĂ©cialement s’il participe dĂšs 2009 Ă  l’aventure des Pianos Folies, un festival bĂąti sur le sable par Yvan Offroy, un ancien fonctionnaire territorial Ă©pris de musique et de beautĂ©. Un rĂȘve devenu, dix ans plus tard, une rĂ©alitĂ© bien vivante, qui a su rĂ©sister aux flots comme aux courants d’air politiques.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : A la crĂ©ation en 2009, le prĂ©sident du Conseil gĂ©nĂ©ral de l’époque vous donnait cinq ans pour gagner votre pari. Est-ce que le risque Ă©tait si grand ?

Yvan-OffroyYvan Offroy : Non, dans la mesure oĂč l’on avait pris dĂšs la crĂ©ation les bonnes options : le choix des plus grands pianistes actuels, pour qui, on le sait bien, le public rĂ©pond prĂ©sent. Nous avions, dĂšs le dĂ©part, l’envie de prouver que la musique classique peut ĂȘtre partagĂ© par le plus grand nombre, aussi bien par les nĂ©ophytes que par les connaisseurs, et pour cela il fallait trouver la bonne formule, pour qu’il soit accessible Ă  tous : on n’est pas obligĂ© de connaĂźtre pour apprĂ©cier la musique. D’oĂč une ouverture trĂšs large, grĂące Ă  trois options : une politique des prix, avec la moitiĂ© des concerts gratuits, et pour les autres des tarifs allant de 10 Ă  40 euros, inchangĂ©s Ă  ce jour, et des concerts aussi bien dans la pĂ©riphĂ©rie qu’au Touquet mĂȘme, pour irriguer l’ensemble du Montreuillois, et enfin le souci de l’équilibre financier, basĂ© sur un tiers de fonds privĂ©s Ă  trouver pour complĂ©ter les fonds publics – un tiers Ă©galement – et pour le dernier tiers de ressources propres. Et notre budget, 350.000 euros, est restĂ© stable Ă  travers le temps. VoilĂ  les raisons qui nous ont permis de tenir.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Malgré les changements politiques ?
Yvan Offroy : L’alternance politique n’y a rien changĂ©. D’abord parce que le conseil dĂ©partemental – d’oĂč je suis issu -, toujours de gauche, m’a suivi dĂšs le dĂ©part, de mĂȘme que la RĂ©gion, malgrĂ© son passage Ă  droite en 2015, car son PrĂ©sident, Xavier Bertrand, a bien compris les enjeux d’un festival de cette qualitĂ©, tant en termes d’économie et d’attrait touristique – avec quasiment 50% de festivaliers qui ne sont pas du Pas-de-Calais. On est devenu, Ă  en croire certains,  la Roque d’AnthĂ©ron du Nord. Nous programmons d’ailleurs souvent les mĂȘmes artistes. Et je connais bien RenĂ© Martin, avec qui j’entretiens d’excellentes relations. Le Touquet est reconnu aujourd’hui comme Ă©tant le plus grand festival de musique classique des Hauts-de-France.

La Roque, Le Touquet
 La comparaison s’arrĂȘte là
 Contrairement Ă  RenĂ© Martin, qui est Ă  la tĂȘte de toute une organisation bien structurĂ©e, je ne suis qu’un petit artisan, qui, doit tout faire lui-mĂȘme. Bien sĂ»r, je bĂ©nĂ©ficie du soutien de la municipalitĂ© et du personnel communal. Je bĂątis la programmation avec mon Ă©pouse, mais je dois tout rĂ©gler moi-mĂȘme, de la recherche des financements et des subventions aux questions quotidiennes d’intendance et de communication. On travaille encore de façon artisanale. On n’a mĂȘme pas d’agence de presse ou d’accĂšs Ă  une billetterie informatisĂ©e, promise par la municipalitĂ©. On fonde de grands espoirs – tant pour la communication que pour la billetterie – sur la future salle de concerts Maurice Ravel de 1.200 places du Palais des CongrĂšs rĂ©novĂ©, disponible dĂšs l’an prochain.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Est-ce que le fait d’avoir Ă  donner les concerts dans une salle de remplacement, cette annĂ©e comme la prĂ©cĂ©dente, a constituĂ© un handicap notable ?

Yvan Offroy : GrĂące aux efforts de la municipalitĂ© pour l’amĂ©nager, pas tant que cela. L’acoustique est tout Ă  fait acceptable. Et elle est plus fonctionnelle pour les artistes comme pour moi, avec des loges et des bureaux proches de la salle, contrairement Ă  ceux de l’ancien casino avec ses dĂ©dales.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Comment construisez- vous chaque édition ? Avez-vous pensé parfois à créer des thématiques ?

Yvan Offroy : Non, car cela est trop compliquĂ© et trop restrictif. A l’exception de l’édition 2011, consacrĂ©e en partie Ă  Ravel, qui est venu au Touquet dans les annĂ©e 30, Je remets tout Ă  plat tous les ans, en pensant toujours aux « folies » que je vais faire. Je ne veux rien faire de traditionnel ou de contrefait : chaque Ă©dition est diffĂ©rente. Je cherche Ă  inventer du nouveau. En gardant l’ñme de ce qui fait le festival : bien accueillir les artistes, les mettre en confiance – en leur parlant russe par exemple – et rĂ©pondre Ă  leur demande prioritaire : un piano pour travailler. A midi on mange tous ensemble Ă  la cantine, oĂč l’on peut faire le point, personnels, bĂ©nĂ©voles, techniciens et artistes, cela contribue Ă  l’ambiance du festival. Et l’on fait la fĂȘte aprĂšs le concert ! On est trĂšs sĂ©rieux sans jamais se prendre au sĂ©rieux. L’ñme du festival, ce n’est pas un hasard, est intimement liĂ©e Ă  la forte prĂ©sence russe : on ne vient pas juste faire un concert, on est un interprĂšte qui vient avec son cƓur et qui joue diffĂ©remment au Touquet, en harmonie avec la beautĂ© du lieu.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Comment se décide le choix des programmes ?

Yvan Offroy : On leur demande de nous faire trois propositions de programme, dans lesquels on fait notre choix, en fonction des autres concerts. Mais on peut aussi ne rien changer à un programme, comme ce sera le cas pour celui de Boris Berezovsky cette année, exceptionnel par son originalité, entre transcriptions de Rachmaninoff rarement jouées et une seconde partie entiÚrement vouée à Scriabine.

D’une Ă©dition Ă  l’autre, on a vu effectivement se succĂ©der ces jeunes talents
 pour la plupart devenus des artistes confirmĂ©s : RĂ©mi Geniet, Jean-Paul Gasparian, Julian Trevelyan, Lukas Geniusas, etc. Ils sont de plus en plus nombreux et talentueux, et c’est la mission du festival de leur offrir l’occasion de se produire. Je suis toujours enthousiasmĂ© de voir des jeunes se consacrer corps et Ăąme Ă  leur art. Un Alexandre Kantorow, venu en 2015, premier Français Ă  remporter le Concours TchaĂŻkovski, en est un parfait exemple.

Reproche rĂ©current aux Pianos Folies, la prĂ©sence trĂšs forte de pianistes issus de l’école russe
 Qu’on le veuille ou non, cela reste une Ă©cole exemplaire, de par son hĂ©ritage intellectuel et artistique, cela reste une rĂ©fĂ©rence constante, qui rĂ©siste Ă  tous les rĂ©gimes politiques et s’enrichit de leurs apports comme de leurs dĂ©fauts. D’ailleurs le gouvernement russe tient Ă  garder cette excellence, en matiĂšre culturelle, comme en tĂ©moigne la construction de nouvelles salles de concert et la multiplication des conservatoires. De son cĂŽtĂ©, Denis Matsuev est Ă  la crĂ©ation de concours de jeunes talents. Et nombre de ces pianistes russes font maintenant partie du paysage musical français, comme Mark Drobinsky, MikhaĂŻl Rudy. Et comment ne pas Ă©voquer le souvenir de Brigitte Engerer, exemplaire ambassadrice de l’école russe, qui avait acceptĂ© d’ĂȘtre la marraine du festival ? Cette dominante russe est indĂ©niable, mais cette annĂ©e par exemple, on trouvera Alexandre Tharaud, Benjamin Grosvenor, un Japonais, un AmĂ©ricain, etc. Des reprĂ©sentants de neuf nationalitĂ©s. A ceux qui me reprochent de faire revenir les mĂȘmes, je rĂ©ponds que la fidĂ©litĂ© est une valeur fondamentale pour moi. Je sais que RenĂ© Martin dĂ©fend la mĂȘme attitude.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Quelles seront les Folies de cette Ă©dition 2019 ?

Yvan Offroy : Cette annĂ©e, on ouvre sur un feu d’artifice, dans lequel on place un pianiste, FrĂ©dĂ©ric la Verde. Et l’on propose une Nuit du piano, en allant du baroque au classique : le rĂ©cital d’un contre-tĂ©nor, ThĂ©ophile Alexandre – Ă©galement danseur – accompagnĂ© au piano par Guillaume Vincent,  sera suivi par  le rĂ©cital de Anna Vinnistkaya. Cette annĂ©e, d’ailleurs, tous les arts seront reprĂ©sentĂ©s, danse, peinture, poĂ©sie avec Brigitte Fossey – une touquettoise d’adoption -, et cinĂ©ma la nuit sur la plage avec une sĂ©ance d’hommage aux pionniers du cinĂ©ma muet. Et l’on retrouvera deux de nos plus fidĂšles et prestigieux complices : NikolaĂŻ Lugansky et Boris Berezovsky. Mon seul regret est de ne pouvoir programmer d’orchestres dans cette salle. Vivement l’annĂ©e prochaine !
Autrement, il y a toujours un festival off, Ă  Etaples, sur un chantier de construction navale, Ă  Rang-du-Fliers. J’aime Ă  donner des concerts dans des lieux authentiques de vie. Quand j’étais au Conseil gĂ©nĂ©ral, j’avais ainsi fait jouer l’Orchestre de Douai dans le tunnel sous la Manche, et Ă©galement dans l’usine Renault locale. A Rang, c’est un concert annuel Ă  l’hĂŽpital : la musique remplace ce jour-lĂ  les mĂ©dicaments. Et l’on incite les jeunes et leurs parents Ă  faire de la musique en faisant entendre les Ă©lĂšves de Nicole Lasson et Nadia Offroy, mon Ă©pouse.

Folies obligent, le Festival prĂ©sente beaucoup de concerts – gratuits – en plein air. Je me souviens d’un instant magique, lors d’un rĂ©cital de Dinara Klinton au centre hippique du Touquet, lorsque deux cavaliĂšres sont passĂ©es comme dans un rĂȘve


 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Comment préparer des musiciens à jouer dans des conditions parfois difficiles ?

Yvan Offroy : GĂ©nĂ©ralement, ils acceptent ces alĂ©as sans problĂšmes. Notre souci est de les protĂ©ger au maximum, comme Ă©videmment les pianos eux-mĂȘmes. Onze ans aprĂšs leur crĂ©ation, les Pianos Folies sont bien reconnues sur le plan rĂ©gional, mais encore insuffisamment sur un plan national, me semble-t-il. Quelle en est l’explication ? Sans doute le manque de communication. Nous ne pouvons pas nous offrir les services d’une agence de presse. Je prĂŽne depuis des annĂ©es, vu le nombre de festivals, une communication au niveau de la RĂ©gion, englobant toutes ces manifestations musicales. On pourrait y travailler tous ensemble. Heureusement, cette annĂ©e voit la confirmation d’un vĂ©ritable partenariat avec Radio France. Et l’on est bien prĂ©sent sur les rĂ©seaux sociaux.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Il est un mélomane célÚbre au Touquet, le Président Macron, espérez-vous sa venue au Festival ?

Yvan Offroy : Il est le bienvenu, évidemment. Il fait partie des invités de la municipalité. Mais cela pose malheureusement des problÚmes de sécurité, spécialement dans la salle actuelle

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : 2009-2019, l’heure d’un premier bilan avant cette onziĂšme Ă©dition ?

Yvan Offroy : Certes, on pourrait faire mieux, mais toujours dans les limites de nos moyens. L’audience augmente Ă  chaque Ă©dition. Je n’ai pas honte de ma programmation, bien au contraire : chaque saison s’achĂšve sur un bilan artistique pleinement satisfaisant. Cela ne peut aller qu’en s’amĂ©liorant, tant que je peux compter sur mes trois piliers, les artistes Ă©videmment, les financeurs sans qui rien ne pourrait exister, et le public, qui pour moi est sacrĂ©. Je veux que l’ñme de ce festival soit reconnue, comme l’est celle de la Roque d’AnthĂ©ron. En ancien militant, je trouve que la musique devrait aider les hommes Ă  vivre mieux, simplement. Essayons donc d’amĂ©liorer le monde Ă  travers la musique.

Propos recueillis en juin 2019 par Marcel Weiss

 

 

 
 

 

 

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LE TOUQUET. Festival Piano folies, du 15 au 21 août 2019
INFOS et RESERVATIONS sur le site des PIANOS FOLIES LE TOUQUET Festival de piano
http://lespianosfolies.com