ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLEANS : Ă  la ConquĂȘte de l’Ouest

orleans-orchestre-symphonique-concert-conquete-ouest-marius-stieghorst-annonce-critique-concert-par-classiquenews-infos-actualites-musique-classique-concerts-operas-festivalsORLÉANS, 9 et 10 fĂ©v 2019 : A la conquĂȘte de l’Ouest. Grand concert symphonique Ă  OrlĂ©ans sous la direction du directeur musical de l’Orchestre Symphonique, Marius Stieghorst. Le programme affiche le cap vers le grand ouest, Ă©clectique, Ă©nergisant mais surtout cohĂ©rent. Tout d’abord, mosaĂŻque d’écritures et de sensibilitĂ©s diverses inspirĂ©es par l’horizon amĂ©ricain, de Ives Ă  Gershwin, de Schulhoff Ă  Stravinsky
 autant de mises en bouches qui exigent une forte caractĂ©risation instrumentale, pour le plat de consistance, sommet de l’inspiration amĂ©ricaine de Dvorak : la Symphonie n°9 du Nouveau Monde.

 
 
 

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SAMEDI 9 FÉVRIER 2019 à 20h30boutonreservation
DIMANCHE 10 FÉVRIER 2019 à 16h00
ThĂ©Ăątre d’ORLEANS
SALLE TOUCHARD

ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Marius STIEGHORST, direction
Saxophoniste soliste : Vincent DAVID

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PrĂ©sentation du concert  
 
 
« À LA CONQUÊTE DE L’OUEST »

CHARLES IVES – The Unanswered Question (La Question sans rĂ©ponse)
Conçue en 1908, rĂ©visĂ©e entre 1930 et 1935, The Unanswered Question suit le travail et les interrogations de Charles Ives concernant la relation des hommes au cosmos. A l’immensitĂ© de l’Univers, en son mystĂšre impĂ©nĂ©trable, Ives inscrit la question du sens de la vie humaine : pourquoi l’ĂȘtre et le nĂ©ant ? Que vaut et oĂč va la destinĂ©e humaine ?

 
 
 

GEORGE GERSHWIN – Lullaby
Originellement pour quatuor Ă  cordes, Lullaby connaĂźt un nouveau souffle dans sa version pour orchestre Ă  cordes. En orchestrateur des mieux inspirĂ©s, Gershwin sait calibrer l’ivresse irrĂ©pressible du blues naissant, occurrence spĂ©cifiquement amĂ©ricaine, selon la subtilitĂ© et l’art de la suggestion propres aux impressionnistes français, Ravel et Debussy qu’il admire particuliĂšrement.

 
 
 

ERWIN SCHULHOFF – Hot-Sonate, pour saxophone alto et orchestre
Schulhoff affirme un tempĂ©rament trĂšs original et personnel dans l’utilisation entre autres du saxophone alto, instrument soliste concertant qui semble imposer face Ă  l’orchestre, le chant dĂ©terminant du jazz, autant dans l’autoritĂ© des rythmes, la sĂ©duction des harmonies, que des effets singuliers produits par la technique propre Ă  l’instrument ainsi mis en avant (glissandi, 
) / VINCENT DAVID, saxophoniste soliste.

 
 
 

IGOR STRAVINSKY – Circus Polka
Ce pourrait ĂȘtre le portrait d’un Ă©lĂ©phant, potache, burlesque, plus caricatural que compatissant pour l’animal : Ă  la demande du chorĂ©graphe George Balanchine pour un numĂ©ro d’élĂ©phants du cirque Barnum, Circus Polka est Ă©laborĂ©e pendant le seconde guerre mondiale en 1942. C’est une page musicale conçue Ă  des fins expressives essentiellement sur un ton caustique, facĂ©tieux dont les pointes sarcastiques sont rĂ©servĂ©es au trio dĂ©lurĂ©, dĂ©jantĂ© en diable : clarinette, cor et trombone.

 
 
   
 
 

ANTON DVORAK – Symphonie n°9 en mi mineur, op.95, B178, dite « Du Nouveau Monde » ComposĂ©e en 1893, crĂ©e le 15 dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e au Carnegie Hall de New York par l’Orchestre philharmonique de New York sous la direction d’Anton Seidl, la 9Ăš Symphonie de Dvorak tĂ©moigne de l’enthousiasme de Dvorak pendant son sĂ©jour aux States.

 
 
 

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RESERVATIONS / INFORMATIONS PRATIQUES
‱ Lieu : Salle Touchard – ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans
‱ Tarifs : Cat.1 : 28/25€ ; Cat. 2 : 25/23/13€
RĂ©servations : ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans : 02 38 62 75 30, du mardi au samedi de 13h Ă  19h, Ă  partir de 14h ou
sur le site HelloAsso :
https://www.helloasso.com/associations/orleans-concerts
‱ Site Web : www.orchestre-orleans.com

 
 
 

stieghorst marius portrait maestro copyright tonje thoresen classiquenews

 

Portrait du maestro et directeur musical de l’OSO, Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans : MARIUS STIEGHORST (© T. Thoresen)

 
 
 

VĂ©ronique BONNECAZE joue DEBUSSY

bonnecaze vĂ©ronique cd debussy classiquenews annonce critique cdPARIS, lundi 14 janv 2019, 19h30. DEBUSSY par VĂ©ronique Bonnecaze. Centenaire DEBUSSY 2018 : le cd Ă©vĂ©nement par VĂ©ronique BONNECAZE. EnregistrĂ© Ă  la Ferme de Villefavard en mars 2018 sur un piano Bechstein, le nouveau cd de la pianiste française VĂ©ronique Bonnecaze clĂŽt l’annĂ©e du centenaire Debussy 2018 et crĂ©e l’évĂ©nement en dĂ©but 2019, tant le geste pianistique, le choix des piĂšces et celui du piano (un Bechstein restaurĂ© pour l’occasion) et leur enchaĂźnement suscitent l’admiration. Pianiste et compositeur, Debussy rĂ©invente le langage pianistique au dĂ©but du XXĂš, en Ă©troite connivence avec les mondes poĂ©tiques et littĂ©raires. En ambassadrice inspirĂ©e, VĂ©ronique Bonnecaze dĂ©tecte les allitĂ©rations et connotations allusives de l’écriture d’un Debussy poĂšte ; le choix du Bechstein de 1900 est lĂ©gitime car Debussy travaillait sur ce type de clavier qui permet des recherches et des trouvailles aussi subtiles que spĂ©cifiques en particulier sur les Ă©tagements harmoniques
 : VĂ©ronique BONNECAZE s’affirme ici comme une debussyste de premier plan. L’interprĂšte aborde des intemporels sublimes tels Clair de lune, L’Isle joyeuse ; mais aussi les perles d’une ineffable ferveur du LIvre I des PrĂ©ludes (1909 – 1910), dont Danseuse de Delphes, Les Collines d’Anacapri, Ce qu’a vu le vent d’ouest, la CathĂ©drale engloutie, la Danse de Puck
 Son album est l’une des plus Ă©blouissantes rĂ©ussites de l’annĂ©e Debussy, Ă©ditĂ© par le label français fondĂ© par Bruno Procopio, PARATY. CD Ă©vĂ©nement et CLIC de classiquenews de janvier 2019. VĂ©ronique Bonnecaze publie cet album jubilatoire le 25 janvier 2019 et joue des extraits du cycle qu’elle a enregistrĂ© au cours de plusieurs concerts de lancement :

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Les 14 puis 26 janvier, le 3 février 2019
CONCERTS DEBUSSY par VĂ©ronique Bonnecaze
3 concerts de lancement

 
 
 

Lundi 14 janvier 2019 // 19h30
Cercle France-Amériques
9, avenue Franklin D Roosevelt 75008 Paris
Concert suivi d’une rencontre avec l’artiste autour d’un cocktail

 
 
 

Samedi 26 janvier 2019 //
L’Atelier de Peter Wielick
Place de Bronckart, 18-20 – 4000 LiĂšge – Belgique

 
 
 

Dimanche 3 février 2019 // 16h
A la Ferme de Villefavard, Limousin
2, impasse de la Cure de l’Église – 87190 Villefavard

 
 
 

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TOUTES LES INFOS sur le site
www.veroniquebonnecaze.com
https://www.veroniquebonnecaze.com

et aussi sur
PARATY.FR
http://paraty.fr/#

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VOIR LE TEASER DU CD Debussy par VĂ©ronique Bonnecaze (1 cd Paraty / 25 janvier 2019) – Distribution Harmonia Mundi / PIAS

https://youtu.be/MK1_b6oan9Y

 
 
 

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cd

 
 
 

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PROGRAMME DEBUSSY par VĂ©ronique Bonnecaze

 
 
 

1. Clair de lune (1890)
2. L’Isle Joyeuse (1903-1904)
Images, 2e série (1907)
3. Cloches Ă  travers les feuilles
4. Et la lune descend sur le temps qui fut
5. Poissons d’or

Préludes, Livre I (1909-1910)
6. I. Danseuses de Delphes
7.II. Voiles
8. III. Le Vent dans la plaine
9. IV. « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir »
10.V. Les Collines d’Anacapri
11. VI. Des pas sur la neige
12. VII. Ce qu’a vu le vent d’Ouest
13. VIII. La Fille aux cheveux de lin
14. IX. La Sérénade interrompue
15. X. La Cathédrale engloutie
16. XI. La Danse de Puck
17. XII. Minstrels
18. XIII. La plus que lente L.121 (1910)

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Enregistrement réalisé en mars 2018 à la Ferme de Villefavard sur piano C. Bechstein 1900 - Prise de son, montage, mastering : Cyrille Métivier

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CENTENAIRE DEBUSSY 2018

 
 
 
EN LIRE PLUS : dossier CENTENAIRE DEBUSSY 2018
, le bilan d’une annĂ©e de cĂ©lĂ©bration bien timide : le cd qui paraĂźt en janvier 2019 chez Paraty, outre l’affirmation du tempĂ©rament de la pianiste VĂ©ronique Bonnecaze, rĂ©tablit avec Ă©clat le gĂ©nie du compositeur pour le piano… Une rĂ©alisation bienvenue qui clĂŽt de façon superlative les cĂ©lĂ©brations Debussy en France.

 
 
 
 
 
 

EN DIRECT SUR LE NET : Kirill Petrenko dirige le German National Youth Orchestra (gratuit)

EN DIRECT SUR LE NET : Kirill Petrenko dirige le German National Youth Orchestra. En direct et en accĂšs libre, suivez ce concert Ă©vĂ©nement avec KIRILL PETRENKO et l’Orchestre des jeunes national allemand / German National Youth Orchestra / BundesJugendOrchester, une phalange avec laquelle le nouveau directeur musical du Philharmoniker Berliner aime travailler. Outre la complicitĂ© engageante du maestro et des instrumentistes, ce concert cĂ©lĂšbre aussi le jubilĂ©, soit les 50 ans de l’orchestre germanique. Au programme : les classiques du XXĂš, Bernstein et Stravinsky, mais aussi une Ɠuvre contemporaine signĂ©e William Kraft : Concerto n°1 pour timbales avec en soliste, le timbalier principal du Berliner Philharmoniker, Wieland Welzel

 

 

 

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Mercredi 9 janvier 2019 Ă  20h

CONCERT EN DIRECT,gratuit
Live streaming sur le site du BERLINER PHILHARMONIKER

VOIR LE CONCERT
www.digitalconcerthall.com / BERLINER PHILHARMONIKER

 

  

 
 

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Programme :

Leonard Bernstein
West Side Story, Symphonic Dances

William Kraft
Concerto No. 1 for Timpani and Orchestra ‹/ Soliste : Wieland Welzel, timpani / timbales
‹Igor Stravinsky
Le Sacre du printemps

 

 

  

 

 

CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU. MARCO POLO, le carnet de mirages

marco-polo-carnet-de-mirages-collection-1001-notes-le-concert-de-l-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-cd-review-la-critique-cd-le-concert-par-classiquenewsCHD, FE COMTE : 1er – 14 fĂ©v 2019. Marco Polo : carnet de mirages, Le Concert de l’Hostel-Dieu. Frank-Emmanuel Comte et son ensemble de musiciens et chanteurs, Le Concert de l’Hostel Dieu publient un nouvel album qui est aussi un somptueux programme en concert. La tournĂ©e commence dĂ©but fĂ©vrier 2019. C’est un voyage musical sur les traces de Marco Polo, le voyageur infatigable dont le parcours est dit et racontĂ©, vĂ©cu et commentĂ© par le slameur COCTEAU MOT LOTOV (qui signe aussi l’adaptation du Livre des Merveilles, source originale du dit programme). C’est au final un cycle de mĂ©lodies, airs et intermĂšdes instrumentaux, fruit d’un compagnonage artistique rĂ©alisĂ© aussi avec la complicitĂ© du Duo Madjnoun. Le texte ciselĂ© et dĂ©clamĂ© explore la course et le cheminement de Marco entre Orient et Occident ; slam-poĂ©sie, musiques baroques italiennes et musiques persanes fusionnent ; ils rĂ©alisent l’enthousiasme et la dĂ©couverte, l’ivresse et la tension, l’attraction des mondes inconnus, l’imaginaire qui naĂźt de la fascination pour le merveilleux Ă  dĂ©fricher et Ă  comprendre… qui ont portĂ© jusqu’en ExtrĂȘme-Orient, le dĂ©couvreur – explorateur. A travers les mirages de Marco, comme inspirĂ©es du Livre des Merveilles, rĂ©cit des voyages du cĂ©lĂšbre marchand vĂ©nitien, ce sont toutes les nouvelles conquĂȘtes instrumentales du Concert de l’Hostel-Dieu, ouvragĂ©es par le maĂźtre capitaine, navigateur inspirĂ© (Ă  l’orgue positif), Franck-Emmanuel Comte.

 

 

MARCO AU PAYS DES MERVEILLES
 Le programme prĂ©sentĂ© par Le Concert de l’Hostel-Dieu et Franck-Emmanuel COMTE Ă©voque aussi l’heureuse et florissante VENISE Ă  l’ùre des grandes conquĂȘtes mĂ©diterranĂ©ennes, quand la SĂ©rĂ©nissime se rĂȘvait conquĂ©rante d’un Orient luxueux, lui aussi flamboyant. La CitĂ  de Marco Polo et ses rues Ă©troites rappelle aussi souks et bazars des villes orientales. Les palais vĂ©nitiens, jusqu’à San Marco, la Basilique et ses bulbes moyen-orientaux, empruntent leurs profils et leur vocabulaire Ă  Byzance et Ă  l’architecture arabe. La Porte de l’Orient, Porta Orientalis ressuscite ainsi grĂące aux instrumentistes de ce concert hors normes dont les textes sont empruntĂ©s Ă  Marco Polo lui-mĂȘme et son Livre des Merveilles, et de la poĂ©sie Soufi.
Par la voix et les mots du slameur Cocteau Mot Lotov, prend vie la figure du voyageur défricheur Marco Polo, ses voyages au Pays de Samarkand

 

 

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Franck-Emmanuel Comte (© Jean Combier)

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Tournée MARCO POLO, le carnet des Merveillesboutonreservation
Du 1er au 14 février 2019
6 sessions / représentations à ne pas manquer
RESERVATIONS, INFORMATIONS
sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU

http://www.concert-hosteldieu.com/diffusion/le-lab/marco-polo/

 

1er février 2019
PĂŽle culturel Agora Ă  Limonest (69)

3 février 2019
L’Embarcadùre à Montceau-les-Mines (71)

4 février 2019
Représentation scolaire
Théùtre Sainte-HélÚne à Lyon (69)

5 février 2019
Théùtre Sainte-HélÚne à Lyon (69)

8 février 2019
Théùtre Gaston Bernard à Chùtillon-sur-Seine (21)

14 février 2019
1001 Notes en Limousin (87)
 

 
boutonreservation

 

 

 

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Programme :

 

 

Polo au rapport : Ciaccona, Johann Hiernonymus Kapsberger
Aller voir, aller vers : Ân DĂ©lbarĂ© Man, chanson perse
Coutume de la femme Ă  l’étranger : Amarilli, Stefano Landi
On raconte moult fables : Slam a cappella
Cocacin : Se l’aura spira tutta vezzosa, Girolamo Frescobaldi
Bñzñ, poùme de Abou Saeid Abolkheir : Toccata l’arpeggiata, Johann
Hiernonymus Kapsberger
Le trĂšs grand dĂ©sert : Chant libre NavĂą et AlĂą Éy PirĂ© FarzĂąneh, chanson
perse
Les assassins : Passacaglia, Johann Hiernonymus Kapsberger /
Passacaglia, Tomaso Antonio Vitali
Ma trĂšs grande douleur : Augellin, Stefano Landi
Pour les marchands : Éy Tir, chanson perse
La prison incrédule : Slam a cappella
Ghamé TÎ, poÚme de Hafez : La bella noeva, Anonyme

 

 

 

LE CONCERT DE L’HOSTEL DIEU – DUO MADJNOUN – COCTEAU MOT LOTOV
Musiciens : Franck-Emmanuel Comte : orgue positif, direction
NolwenN Le Guern : viole, violone, rébab
Nicolas Muzy : théorbe, luth
Navid Abbassi : tar, chant / David Brule y : percussions iraniennes et orientales
Adaptation du Livre des Merveilles de Marco Polo, Ă©criture et slam :
COCTEAU MOT LOTOV (Lionel Lerch)
Direction artistique et arrangements : Franck-Emmanuel Comte

 

 

FRANCK-EMMNUEL COMTE réinvente le Baroque

 

 Franck-Emmanuel Comte (© Jean Combier)

 

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+ D’infos sur le site du Concert de L’HOSTEL-DIEU / Franck-Emmanuel Comte, direction

 

 

 

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Nouvelle Clémence de Titus à TOURCOING

MOZART wolfgang vienne 1780 1790 classiquenews 1138381-portrait-wolfgang-amadeus-mozartTOURCOING, 3-7 fĂ©vrier 2019. MOZART : La ClĂ©mence de Titus. CrĂ©Ă© au ThĂ©Ăątre National de Prague le 6 septembre 1791, sur le livret de Caterino MazzolĂ  d’aprĂšs Pietro Metastasio, l’opĂ©ra « La ClĂ©mence de Titus » est l’ultime « opera seria » de Mozart, commandĂ© l’annĂ©e de sa mort, pour le couronnement de LĂ©opold II sacrĂ© roi de BohĂšme. L’Ɠuvre de circonstance devient par le gĂ©nie mozartien, chef d’oeuvre absolu, encore mĂ©sestimĂ©, et qui illustre l’idĂ©al du politique vertueux, une vision influencĂ©e par l’esprit des LumiĂšres, Leopold, alors qu’il Ă©tait Grand-Duc de Toscane, dĂ©cide la fin des pratiques de torture et abolit la peine de mort.  Sur le mĂ©tier de son autre chef d’oeuvre, la FlĂ»te enchantĂ©e, Mozart voulait composer La Titus en allemand comme La FlĂ»te, mais le thĂ©Ăątre destinataire (l’opĂ©ra de Prague) a Ă©tĂ© construit pour produire des opĂ©ras italiens (il y a crĂ©Ă© Don Giovanni).
Mozart imagine Ă  Rome, Titus, vertueux, est promis Ă  BĂ©rĂ©nice, (la princesse orientale lui a transmis les valeurs morales les plus hautes
). Or dans la capitale impĂ©riale, l’empereur est la proie d’une trahison et d’un complot contre sa personne. Vitellia qui aime Titus, manipule le meilleur ami de Titus, Sextus (d’auant plus facilement que ce dernier aime Vitellia).
Dans ce nƓud passionnel et politique, Titus rĂ©vĂšle sa valeur : la responsabilitĂ©, la justice, la clĂ©mence. A son contact, mĂȘme la perfide et haineuse Vitellia se transforme et Ă©volue. En associant Ă©motion, sentiment et devoir, Mozart rĂ©alise un sommet de l’inspiration seria. La ClĂ©mence de Titus est un opĂ©ra Ă  rĂ©Ă©valuer d’urgence.
Le compositeur qui écrit aussi le Requiem (laissé inachevé), conçoit des ensembles qui annonce le final à la Rossini : synthÚse dramatique et réunion des personnages qui dans ce temps suspendu, expriment chacun leur propre pensée et sentiments.
Parmi les instruments choisis qui colorent la partition, la clarinette de basset pour Sextus, le cor de basset pour le grand air de Vitellia au II (oĂč l’intrigante bascule en une rĂ©vĂ©lation intime qui la rend enfin plus humaine et compatissante). Pour Ă©crire les parties de chacun de ces instruments, Mozart profite de sa proximitĂ© avec son frĂšre de loge, Anton Stadler (1753-1812), joueur virtuose de cor de basset et clarinettiste
 il a inventĂ© la clarinette de basset avec l’aide du fabricant Theodor Lotz. Toute l’action mĂšne Ă  la scĂšne finale, Ă©loquente manifestation des vertus du pouvoir : la clĂ©mence de Titus avec laquelle l’empereur accepte de pardonner Ă  tous ceux qui ont voulu le tuer. Avant de mourir, Mozart nous laisse un message humaniste et profondĂ©ment fraternel.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : La Clémence de Titus
Opéra en deux actes
3 représentations, Du 3 au 7 février 2019

OPÉRA, CRÉATION, dùs 10 ans
2h45
ITALIEN SURTITRE FRANÇAIS

Dimanche 3 février 2019 15h30
Mardi 5 février 2019 20h
Jeudi 7 février 2019 20h

TOURCOING, Théùtre Municipal Raymond Devos
de 6 à 45€
RÉSERVEZ
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/la-clemence-de-titus/

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‹Tito / Titus : JĂ©rĂ©my Duffau, tĂ©nor
Vitellia : Clémence Tilquin, soprano
Sesto : Amaya Dominguez, mezzo-soprano
Annio : Ambroisine Bré, soprano
Servilia : Juliette Raffin Gay, soprano
Publio : Marc Boucher, baryton-basse

ChƓur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Emmanuel Olivier

Mise en scÚne : Christian Schiaretti
Chef de chant : Flore Merlin

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titus-clemence-mozart-1791-opera-tourcoing-atelier-lyrique-de-tourcoing-fevrier-2019-annonce-dossier-presentation

DVD, ballet, critique. Alice’s Adventures in Wonderland : Christopher Wheeldon (chorĂ©graphie / Joby Talbot, musique). Royal Ballet – ROH, (1 dvd Opus Arte, 2017).

alice adventures in wonderland royal opera house royal opera house royal balletDVD, ballet, critique. Alice’s Adventures in Wonderland : Christopher Wheeldon (chorĂ©graphie / Joby Talbot, musique). Royal Ballet – ROH, (1 dvd Opus Arte, 2017). Inusable Alice enchantĂ©e, dĂ©fricheuse des mondes parallĂšles et souvent comme dans la lecture de Christopher Wheeldon (crĂ©Ă© en 2011 dĂ©jĂ ), d’un onirisme haut en couleurs et tableaux dĂ©jantĂ©s. Son ballet en 3 actes est devenu un « must to see », Ă  Covent Garden, portĂ© par the Royal Ballet. Les profils psychologiques sont bien dessinĂ©s, la tension dramatique permanente, la chorĂ©graphie aussi enlevĂ©e et rythmĂ©e que l’histoire de Lewis Caroll est variĂ©e et surprenante. Wheeldon accentue surtout l’esprit Fantaisie et comĂ©die musicale, style Magicien d’Oz, en humanisant les protagonistes qui se pressent autour d’Alice, laquelle revĂȘt des allures de Lolita adolescente trĂšs « fifille » / entendez « girly », soulignant son romantisme sucrĂ©, acidulĂ©, lequel s dĂ©ploie en particulier avec le valet de cƓur. Les uns crieront Ă  la dĂ©naturation de la poĂ©sie, Ă©nigmatique, fantasque de Caroll, les autres applaudiront l’efficacitĂ© d’une production formatĂ©e comme une revue et une sĂ©rie de tableaux dĂ©lurĂ©s.

L’Alice, facĂ©tieuse et serpentine de Lauren Cuthbertson captive par sa silhouette effilĂ©e, souple, harmonieuse ; Federico Bonelli donne du corps et de l’élĂ©gance au personnage ailleurs secondaire du valet de cƓur. De mĂȘme la ballerine espagnole Laura Morera incarne avec dĂ©lices visible et beaucoup de crĂ©dibilitĂ© l’hystĂ©rique souveraine castratrice et hystĂ©rique Ă  souhait. Tous rĂ©pondent Ă  la conception gĂ©nĂ©rale qui prĂŽne un monde de fantaisie pure Ă  la Terry Gilliam. Par la caractĂ©risation rĂ©ussie de chaque personnage du conte, la cohĂ©rence de l’esthĂ©tique visuelle, cette Alice revisite le monde merveilleux de Caroll avec beaucoup de piquant, de drĂŽlerie, de rythme.

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DVD, ballet, critique. Alice’s Adventures in Wonderland : Christopher Wheeldon (chorĂ©graphie / Joby Talbot, musique). Dancers of the Royal Ballet – Royal Opera House, 2017 (1 dvd Opus Arte)

PALMARES 2018. Les 5 CLICS de CLASSIQUENEWS 2018

CLIC_macaron_2014PALMARES 2018. Les CLICS de CLASSIQUENEWS 2018. Chaque dĂ©but d’annĂ©e, l’occasion est trop forte d’établir une synthĂšse de ce qu’a donnĂ© de meilleur l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Alors pour 2018, voilĂ  ce que la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS a particuliĂšrement apprĂ©ciĂ©, parfois annoncĂ© et suivi. Quel est le palmarĂšs 2018 des meilleures rĂ©alisations dans le registre de la musique classique, au rayon opĂ©ra, musique baroque, piano, mais aussi livres, cd et dvd ?

 
 
 

Le TOP 5 de CLASSIQUENEWS
Année 2018

 
 
 
 
 
 

Meilleure production d’un opĂ©ra

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L'OpĂ©ra de TOURS rĂ©ussit la crĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin d'OffenbachLes FĂ©es de Jacques Offenbach prĂ©sentĂ© par l’OPERA DE TOURS
Benjamin Pionnier crĂ©e l’évĂ©nement Ă  TOURS en septembre 2018 et bien avant l’annĂ©e Offenbach 2019 (bicentenaire de la naissance en 1819) : grĂące au chef et directeur de l’OpĂ©ra, voici (enfin) la crĂ©ation mondiale de l’opĂ©ra Les FĂ©es de Jacques Offenbach, une offrande conçu par l’auteur des Contes d’Hoffmann, Ă  la fois onirique et violente, fantastique et dĂ©senchantĂ©e qui est ici en 2018, restituĂ© en français – l’original avait Ă©tĂ© donnĂ© Ă  Vienne en Allemand, depuis lors jamais repris dans sa version originelle. Production Ă©vĂ©nement qui marque d’une pierre blanche les projets OFFENBACH, d’autant plus attendus en 2019. VOIR notre reportage vidĂ©o et LIRE notre comtpe rendu des FĂ©es d’Offenbach, crĂ©ation mondiale Ă  l’OpĂ©ra de Tours

 
 
 
 
 
 

Meilleure révélation

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mass-bersntein-orches-national-de-lille-critique-classiquenewsMASS de Leonard Bernstein : l’Orchestre National de Lille nous a surpris puis stupĂ©fait dans cette restitution d’un rituel liturgique de grande ampleur dont Bernstein dĂ©cortique la mĂ©canique en soulignant ses limites et ses dĂ©rives, jusqu’à la rĂ©conciliation fraternelle finale. En juin 2018, Alexandre Bloch confirme la justesse de ses choix de rĂ©pertoire et participe ainsi de façon remarquable Ă  l’annĂ©e Bernstein 2019 (Centenaire de la naissance). Une expĂ©rience d’autant mieux rĂ©ussie qu’elle a dĂšs son amorce, Ă©troitement associĂ© le public dans le dĂ©roulement du spectacle, tout en impliquant un nombre significatif de collectifs et d’ensemble sur la rĂ©gion Hauts de France. RĂ©vĂ©lation artistique et belle expĂ©rience sociale et humaine. VOIR notre reportage vidĂ©o MASS de Bernstein / Alexandre Bloch, Orch National de Lille (juin 2018)

 
 
 
 
 
 

Meilleure production de musique baroque

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FOLIA-concert-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-cd-review-critique-cd-classiquenews-mourad-merzouki-critique-balletBallet FOLIA du Concert de l’HOSTEL DIEU et Franck-Emmanuel Comte.
La Folia de Mourad Merzouki. Le Concert de l’Hostel-Dieu / Franck Emmanuel Comte (direction). Les Nuits de FourviĂšre, le 4 juin 2018. AprĂšs un prĂ©lude cosmique, la basse obligĂ©e prend la parole et organise en rythmes baroques ce qui semblait ĂȘtre jusqu’alors une colonie mĂȘlĂ©e, confuse
 de corps et de sphĂšres. Mais si le verbe agit, la musique envoĂ»te et sĂ©duit
 elle canalise le flux et bientĂŽt tout s’organise par la danse, vĂ©ritable transe souveraine qui dĂ©sormais dirige les mouvements du corps de danseurs : la chorĂ©graphie peut naĂźtre et s’épanouir. Tandis que surgit depuis une grosse citrouille, -lanterne magique aux contours surrĂ©alistes Ă  la JĂ©rĂŽme Bosh-, la voix de la soprano Heather Newhouse entonnant sa mĂ©lodie entĂȘtante, hymne sensuel Ă  la folie : qui peut dire qu’il n’est pas fou ? ; ainsi les huit musiciens du Concert de l’Hostel Dieu en parfaite harmonie /dialogue avec les danseurs (dix-sept danseurs de la Compagnie KĂ€fig), expriment le jeu libĂ©ratoire de la folie musicale. C’est l’équilibre du monde qui est en jeu : d’oĂč cette terre sphĂ©rique que porte le danseur, dont la rotation semble incertaine, soumise Ă  des forces qui la rendent exposĂ©s, fragile, au bord du prĂ©cipice. Comment ne pas penser alors au dĂ©sordre planĂ©taire qui est le nĂŽtre ? Et comment ne pas penser le cycle musical jouĂ© comme la nostalgie d’une sociĂ©tĂ© harmonieuse, celle d’un globe qui aurait retrouver son axe ? En de nombreuses reprises et sĂ©quences, les danseurs tournent et dansent autour du globe. LIRE notre COMPTE RENDU du Ballet FOLIA / FE Comte / Le Concert de l’HOSTEL-DIEU

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-ballet-la-folia-de-mourad-merzouki-le-concert-de-lhostel-dieu-franck-emmanuel-comte-direction-les-nuits-de-fourviere-le-4-juin-2018/

VOIR sur le site d’ARTE le ballet dans son intĂ©gralitĂ© (durĂ©e : 1h09mn) :
https://www.arte.tv/fr/videos/082953-000-A/folia-de-mourad-merzouki-aux-nuits-de-fourviere/ 
 
 
 
 
 

Meilleur cd d’opĂ©ra

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2 cd d’opĂ©ra ex aequo : En 2018, Ă  l’unanimitĂ©, ce sont 2 cd d’opĂ©ra, romantique français qui ont suscitĂ© l’enthousiasme de la RĂ©daction de classiquenews
 Deux ouvrages de surcroĂźt peu connus de leur auteur. Au plaisir de l’écoute s’ajoute celui de la dĂ©couverte.

Les PĂȘcheurs de perles de Bizet
cd-pentatone-les-pecheurs-de-perles-bizet-orch-national-de-lille-alexandre-bloc-fuchs-dubois-sempey-les-cris-de-paris-annonce-cd-evenement-par-classiquenewsBIZET : les PĂȘcheurs de perles, 1864. Nouvelle version complĂšte. ONL Orchestre National de LILLE / A Bloch ( 2 cd Pentatone, 2017). PERLE DISCOGRAPHIQUE. On peut reconnaĂźtre au nouveau directeur musical de l’ONL Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, une extension remarquable du rĂ©pertoire de l’Orchestre lillois, le prolongement d’une tradition commencĂ©e, cultivĂ©e avec le chef fondateur Jean-Claude Casadesus, et qui aujourd’hui, affirme ce symphonisme passionnant, ainsi dĂ©diĂ© Ă  l’opĂ©ra. Souvent minorĂ©, sousestimĂ©, l’opĂ©ra de jeunesse de Bizet, Les PĂȘcheurs de Perles, appartient Ă  cet orientalisme soit disant “sucrĂ©, artificiel” propre au XIXĂš, un “sous-Carmen”, ou “sous-LakmĂ©â€, selon que certains le rattache nĂ©gativement Ă  l’opĂ©ra de LĂ©o Delibes, lui aussi orientalisant. Pourtant ici, ce que rĂ©ussit fort bien Alexandre Bloch, la puissance d’un orchestre surtout dramatique donc efficace, colorĂ©, orchestrĂ© avec raffinement (donc orientalisant) s’impose Ă  nous, dans un geste et une lecture globale qui soignent les Ă©quilibres, la clartĂ© voire la transparence de la pĂąte orchestrale.

http://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/ 
 
 

Ascanio de Saint-Saëns
ASCANIO critique cd annonce review par classiquenews St-Saens-ASCANIO-parutionSAINT-SAËNS : Ascanio, 1890 (Tourniaire, 2017, 3 cd B records). Le label B-records crĂ©e l’évĂ©nement en octobre 2018 en dĂ©diant une Ă©dition luxueuse Ă  l’opĂ©ra oubliĂ© de Saint-SaĂ«ns, Ascanio, crĂ©Ă© en mars 1890 Ă  l’OpĂ©ra de Paris. C’est aprĂšs le grand opĂ©ra romantique fixĂ© par Meyerbeer au milieu du siĂšcle, l’offrande de Saint-SaĂ«ns au genre historique, et comme les Huguenots de son prĂ©dĂ©cesseur (actuellement Ă  l’affiche de l’OpĂ©ra Bastille), un ouvrage qui s’inscrit Ă  l’époque de la Renaissance française sous la rĂšgne de François Ier, quand le sculpteur et orfĂšvre Benvenuto Cellini travaillait pour la Cour de France. Saint-SaĂ«ns sait traiter la fresque lyrique avec un sens maĂźtrisĂ© de la couleur et de la mĂ©lodie : d’autant que, au moment oĂč il fait reprĂ©senter Ascanio, le genre, objet de critiques de plus en plus sĂ©vĂšres, se cherche une nouvelle forme, capable de prĂ©senter une vĂ©ritable alternative au wagnĂ©risme ambiant. AprĂšs Etienne Marcel (1879), Henri VIII ( 1883), Ascanio revitalise un sujet français et historique, tout en prenant rĂ©fĂ©rence au Benvenuto Cellini de Berlioz qui a prĂ©cĂ©dĂ© et dont lui aussi, la carriĂšre Ă  l’OpĂ©ra sera brĂšve.
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-saint-saens-ascanio-1890-tourniaire-3-cd-b-records-geneve-2017/

 
 
 
 
 
 

Ă  suivre

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à suivre pour de nouveaux titres récompensés par la rédaction de CLASSIQUENEWS

LILLE, ONL. JC CASADESUS / V REPIN. FASCINATIONS RUSSES

tchaikovsky portrait par classiquenewsCLIC D'OR macaron 200LILLE, ONL, jeudi 17 janv 2019. JC CASADESUS / REPIN. FASCINATIONS RUSSES : Tchaikovsky / Glazounov : l’ñme russe Ă  Saint-PĂ©tersbourg. VoilĂ  le nouveau jalon de l’itinĂ©raire symphonique auquel nous convie Jean-Claude Casadesus, chef lĂ©gendaire et fondateur du National de Lille, au cours de cette saison 2018 – 2019. A mi parcours, le 17 janvier, l’idĂ©e est appĂ©tissante, en mettant en relation Tchaikovski le maudit et le classique et formellement lĂ©chĂ© Glazounov (mort Ă  Neuilly sur Seine, le 21 mars 1936). Au dĂ©but du siĂšcle, l’autodidacte magnifique, Ă©lĂšve privĂ© de Rimsky (avec lequel il orchestre l’opĂ©ra de Borodine, Prince Igor en 1887), compose son ballet Raymonda, quelques symphonies (n°3 Ă  7), et son Concerto pour violon, alors qu’il est devenu en 1899, professeur au Conservatoire de Saint-Petersbourg. Le programme du concert lillois permet de retrouver, serviteur zĂ©lĂ© et esthĂšte du son, le violoniste devenu rare en France Vadim Repin que l’on retrouve avec bonheur dans le Concerto de Glazounov.
REPIN vadim violon lille ONL concert jean claude casadesus fascinations russes 17 janv annonce concert classiquenews critique ©Repim_328px_18-19Le gĂ©nie orchestrateur du compositeur s’affirme ici, d’autant que Glazounov en 1904 est aussi sur le mĂ©tier de sa derniĂšre symphonie n°8. Instrumentiste habile, l’auteur s’essaye lui-mĂȘme aux rudiments du violon pour Ă©crire le Concerto : en deux mouvements enchaĂźnĂ©s (Moderato, andante / Finale : allegro), la partition redouble de virtuositĂ© solaire, d’un Ă©quilibre olympien qui exige beaucoup du soliste, en particulier dans la derniĂšre partie de l’Andante oĂč le jeu prodigieux du violoniste doit faire entendre deux instruments. Le feu conclusif, entre panache de la fanfare et Ă©nergie de la danse emporte toute rĂ©serve et pudeur, vers une cime joyeuse et Ă©blouissante.

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Concert «  fascination russe »boutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 17 janvier 2019, 20h

http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/fascinations-russes/

CHOSTAKOVITCH
Ouverture de fĂȘte

GLAZOUNOV
Concerto pour violon et orchestre

TCHAÏKOVSKI
Symphonie n°6, “PathĂ©tique”

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION: JEAN-CLAUDE CASADESUS‹ / VIOLON: VADIM REPIN
AprĂšs le concert, bord de scĂšne
avec Jean-Claude Casadesus
et Vadim Repin
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

 

 

 

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Symphonie n°6 Pathétique de Tchaikovsky
tchaikovski piotr-Tchaikovsky-530-855CrĂ©Ă©e Ă  Saint-PĂ©tersbourg le 16 octobre 1893, la 6Ăš symphonie est le sommet spirituel et introspectif de la littĂ©rature tchaikovskyenne : un Everest de la poĂ©sie intime et interrogative parfois inquiĂšte voire angoissĂ©e. Annonçant ce mĂȘme sentiment de terreur intĂ©rieure sublimĂ©e d’un Chostakovtich Ă  venir. La 6Ăš Symphonie captive de bout en bout par l’engagement des musiciens, qui doivent entre Ă©lectricitĂ© et embrasement mais intĂ©rieurs, exprimer la traversĂ©e dans l’autre monde
Dans le dernier mouvement (conçu comme un « long adagio », selon sa correspondance avec son neveu chĂ©ri Vladimir Davydov qui en le dĂ©dicataire), et au cours de l’exposition ultime, Ă©nigmatique, de la Sarabande finale, le chant orchestral entonne une danse sacrale, noire, vertigineuse, vĂ©ritable exposĂ© et mise Ă  nu, d’une vĂ©ritĂ© secrĂšte, sourde, qui terrasse finalement tout le cycle
 Cette conscience et cette sincĂ©ritĂ© dans l’intention globale et la construction de la symphonie ultime de Piotr Illiytch affirme une quĂȘte inĂ©dite, qui assure le passage du vivant au mort, en un renoncement obligĂ© pas toujours serein. Aux portes de sa prochaine agonie, la PathĂ©tique raconte la derniĂšre odyssĂ©e du compositeur Ă  la maniĂšre d’un Livre des morts, soit autant de paysages Ă  la fois intime, personnels (donc secrets voire Ă©nigmatiques), puis terrassĂ©s, angoissĂ©s, comme saisis par l’ineffable du tragique. La terreur se fait priĂšre.
Que sera le geste de JC Casadesus ? Il tĂ©moignera d’une expĂ©rience musicale unique Ă  ce jour, nourrie par sa complicitĂ© avec les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille. Entre la premiĂšre exĂ©cution (pilotĂ©e par l’auteur) dont la direction incertaine suscita un certain malaise, et la reprise sous la baguette de Napravnik, portĂ©e en triomphe, Piotr Illiytch Ă©tait mort, terrassĂ© par un scandale liĂ© Ă  la menace d’une rĂ©vĂ©lation de son homosexualitĂ©. Ainsi la 6Ăš recueille la derniĂšre pensĂ©e de l’immense synphoniste emportĂ© dans la nuit du 18 nov 1893.

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TOURNEE EN REGION

En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Violon : Esther Yoo

Boulogne-sur-Mer Théùtre
vendredi 18 janvier 20h
Infos et réservations au 03 21 87 37 15 ou sur www.ville-boulogne-sur-mer.fr

Aire-sur-la-Lys Le ManĂšge
samedi 19 janvier 20h
Infos et réservations au 03 74 18 20 26

 

 

 

 

 

 

LIVRES, Ă©vĂ©nement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous Ă©crit » / Lettres du compositeur au Figaro – JACQUES OFFENBACH 2019 (Editions Actes Sud Beaux Arts)

LIVRES, Ă©vĂ©nement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous Ă©crit » / Lettres du compositeur au Figaro – JACQUES OFFENBACH 2019 (Editions Actes Sud Beaux Arts). En couverture, Offenbach en Pulcinella / Polichinelle violoniste, tel un OrphĂ©e lunaire, mais sur le mode caricatural, au regard de son visage aux traits exagĂ©rĂ©s, celui du juif au nez tombant jusqu’au menton, aux lunettes dĂ©sormais emblĂ©matiques


JACQUES OFFENBACH, compositeur médiatique

offenbach-jacques-nous-ecrit-actes-sud-lettres-au-figaro-critique-livre-compte-rendu-livre-book-review-classiquenews-9782330117276Ainsi Offenbach fĂȘtĂ© en 2019 pour le bicentenaire de sa naissance (1819), paraĂźt comme toujours : incontournable sur la scĂšne du divertissement lyrique, mais conspuĂ©, dĂ©naturĂ©, parodié  Les lettres rĂ©unies ici, annotĂ©es, commentĂ©es, analysĂ©es dĂ©montrent l’intelligence d’un auteur des boulevards qui avait dĂ©jĂ  tout compris de la sociĂ©tĂ© mĂ©diatique qui est la nĂŽtre au XXIĂš : une conscience affĂ»tĂ©e, celle d’un communicant trĂšs pertinent. De 1854 jusqu’à sa mort, Jacques Offenbach adresse au Figaro pour publication des dizaines de lettres : arguments publicitaires, dĂ©fenses aux attaques qui lui sont faites, informations amusantes et piquantes propres Ă  un esprit impertinent et fantaisiste : un artiste dĂ©lirant qui manie aussi Ă  mots couverts la critique espiĂšgle et l’irrĂ©vĂ©rence contre toutes les formes de pouvoir. Lecteur et commentateur inspirĂ©, Jean-Claude Yon, initiateur de cette collection Ă©pistolaire de premiĂšre qualitĂ©, nous mĂšne au cƓur de la pensĂ©e mĂ©diatique de l’auteur de La Belle HĂ©lĂšne, de La PĂ©richole, des Comtes d’Hoffmann. Livre Ă©vĂ©nement, grande critique Ă  venir dans le MAG CD DVD LIVRES de CLASSIQUENEWS.COM

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LIVRES, Ă©vĂ©nement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous Ă©crit » / Lettres du compositeur au Figaro. Editions Actes Sud Beaux-Arts / Palazzetto Bru Zane – Parution : janvier, 2019 / 11,0 x 17,6 / 480 pages – ISBN 978-2-330-11727-6 – Prix indicatif : 13€
https://www.actes-sud.fr/catalogue/musique/m-offenbach-nous-ecrit

 

 

Symphonie n°1 TITAN de Mahler à LILLE

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, le 1er FEV 2019 : Symphonie TITAN de MAHLER. Voici le premier concert d’un cycle Ă©vĂ©nement qui devrait marquer la saison symphonique 2019. L’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler proposĂ© par Alexandre BLOCH, directeur musical de l’Orchestre National de Lille. La premiĂšre symphonie de Mahler est composĂ©e de janvier Ă  mars 1888. Mahler a 28 ans. Comme compositeur, il a remportĂ© un premier succĂšs avec Die drei Pintos d’aprĂšs les esquisses inachevĂ©es de Weber. Il a toujours souhaitĂ© composer. Avec la Symphonie “Titan”, Mahler se met au diapason de la Nature, surpuissante, Ă©nigmatique, aussi dĂ©concertante que fascinante.
Alors chef d’orchestre au thĂ©Ăątre de Leipzig, il a profitĂ© de la pĂ©riode de deuil consĂ©cutive Ă  la mort de l’Empereur Guillaume Ier, pour s’atteler Ă  sa seule vraie passion : l’écriture. En dĂ©coule, la composition de son “poĂšme symphonique”. La crĂ©ation a lieu Ă  la Philharmonie de Budapest, le 20 novembre 1889.
Comme Mozart et son Don Giovanni mieux compris hors de Vienne qu’en terre germanique, mĂȘme cas de figure pour Gustav : ses Ɠuvres ne sont pas acceptĂ©es ni en Autriche ni en Allemagne. Trop moderne, trop «  vulgaires », trop bavardes et autobiographiques.

 
 
  
 

Cycle Gustav Mahler Ă  LILLE
ALEXANDRE BLOCH présente la Symphonie TITAN,
PREMIER NÉ, INCOMPRIS (1888),
essai gĂ©nial Ă  l’Ă©chelle du Cosmos


 
 
 

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Mais il semble que la crĂ©ation Ă  Budapest n’ait pas Ă©tĂ© une expĂ©rience heureuse : Mahler laisse l’audience dans un climat d’incertitude, puis d’indignation. La claque est mĂȘme sĂ©vĂšre : « par la suite, tout le monde m’a fui, terrorisĂ©, et personne n’a osĂ© me parler de mon oeuvre! », Ă©crit-il amer. En 1891, il rejoint Hambourg oĂč il est nommĂ© premier chef au Stadt-Theater. Il aura l’occasion de diriger Ă  nouveau son Ɠuvre, en octobre 1893, au programme « Titan, poĂšme musical en forme de symphonie ». Le public applaudit quand la critique s’insurge contre la vulgaritĂ© d’une subjectivitĂ© excessive. De fait, de son vivant, la premiĂšre symphonie restera un « enfant de douleur », une Ɠuvre jamais vraiment comprise, ni analysĂ©e Ă  sa juste mesure.

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsD’emblĂ©e dans cette premiĂšre symphonie, amorce et annonce du cycle orchestral qui va suivre, et l’un des plus impressionnants pour le XXĂš – l’équivalent des symphonies de Beethoven pour le XIXĂš, le gĂ©nie dĂ©miurgique et visionnaire de Mahler s’impose avec une hauteur de vue inouĂŻe. Comme s’il Ă©tait en prĂ©sence des forces primitives universelles, celles qui dĂ©cident de l’avenir et du temps, de la Nature et donc de l’humanitĂ©, Mahler ressent tout cela Ă  l’échelle du cosmos : la Titan est une dĂ©claration de crĂ©ation, le chant d’une Ă©nergie et d’une puissance premiĂšres, Ă  l’aube des mythes fondateurs. L’ampleur du souffle comme le raffinement de l’orchestration, avec des alliances de timbres somptueuses, nous saisissent littĂ©ralement. Tout dĂ©coule de ce « printemps naissant et qui ne finit pas » dont parle le compositeur.
Le destin, le mystĂšre de l’univers, le bouillonnement primordial qui sont Ă  la source de toute genĂšse s’expriment ici, mais avec l’espoir d’une pleine conscience aiguisĂ©e (1er mouvement et sa fanfare d’ouverture, qui placĂ©e dans la coulisse convoque la rĂ©sonance du cosmos
) ; avec une charge parodique, finalement sombre voire dĂ©sespĂ©rĂ©e et fantastique « à la Calot » (Ă  l’évocation du cortĂšge des animaux de la forĂȘt dans le 2Ăš mouvement: s’y prĂ©cise l’idĂ©alisme enivrĂ©, la dĂ©pression ironique
 en un bain de sentiments mĂȘlĂ©s qui n’appartiennent qu’à l’auteur) ; avec un sentiment personnel de ressentiment, d’amertume voire de souffrance chaotique (trĂšs perceptible dans la polyphonie complexe et trĂšs moderne du 3Ăš mouvement, Ă  partir de la mĂ©lodie « FrĂšre Jacques », dĂ©calĂ©e, dĂ©construite, sublimĂ©e
). Comment de la mĂȘme maniĂšre passer sous silence, les Ă©tagement vertigineux du dernier mouvement, le plus long presque 20 mn (selon les versions et lectures), oĂč les cuivres somptueux comme spectaculaires font imploser le cadre symphonique lĂ©guĂ© par Beethoven, Brahms
 Jamais le langage symphonique, aprĂšs Wagner s’entend, ne fut aussi marquĂ© et colorĂ© par une sensualitĂ© empoisonnĂ©e, vĂ©nĂ©neuse, d’une lascive et pĂ©nĂ©trante torpeur. Exigeant, expĂ©rimentateur et poĂšte sonore unique comme singulier, Gustav Mahler ne cesse au fur et Ă  mesure des auditions de son Ɠuvre, de reprendre instrumentation et orchestration, en particulier en 1897, puis en 1906.

Hugo Papbst Ă©claire le travail de Mahler sur le mĂ©tier de la Titan : « A propos de l’utilisation des timbres et des notes Ă©crites pour chaque instrument, en particulier dans la partie extrĂȘme de leur tessiture, les Ă©crits de Mahler sont Ă©loquents : il s’agit pour le musicien de travailler la pĂąte instrumentale, d’inaugurer en quelque sorte une nouvelle gamme de rĂ©sonances, un travail exceptionnel dans la matiĂšre et la texture, comme le ferait un peintre, en plasticien rĂ©formateur, sur le registre des tons et des nuances de la palette : « Plus tard dans la Marche, les instruments ont l’air d’ĂȘtre travestis, camouflĂ©s. La sonoritĂ© doit ĂȘtre ici comme assourdie, amortie, comme si on voyait passer des ombres ou des fantĂŽmes. Chacune des entrĂ©es du canon doit ĂȘtre clairement perceptible. Je voulais que sa couleur surprenne et qu’elle attire l’attention. Je me suis cassĂ© la tĂȘte pour y arriver. J’ai finalement si bien rĂ©ussi que tu as ressenti toi-mĂȘme cette impression d’étrangetĂ© et de dĂ©paysement. Lorsque je veux qu’un son devienne inquiĂ©tant Ă  force d’ĂȘtre retenu, je ne le confie pas Ă  un instrument qui peut le jouer facilement, mais Ă  un autre qui doit faire un grand effort pour le produire et ne peut y parvenir que contraint et forcĂ©. Souvent mĂȘme, je lui fais franchir les limites naturelles de sa tessiture. C’est ainsi que contrebasses et basson doivent piailler dans l’aigu et que les flĂ»tes sont parfois obligĂ©es de s’essouffler dans le grave, et ainsi de suite  », prĂ©cise-t-il Ă  son amie, Nathalie Bauer-Lechner, en 1900.
Passionnante explication qui nous immerge dans la magie du grand chaudron symphonique.

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Cycle intĂ©grale Mahler / saison 2018 – 2019

Vendredi 1er février 2019
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, 20h

MAHLER, Symphonie n°1 « TITAN »
couplé avec (en ouverture du concert) :
MOZART
Ouverture des Noces de Figaro
Concerto pour cor et orch n°4
Rondo pour cor et orchestre
(soliste : Alec Franck-Guillaume, cor)

Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH, direction

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/titan/

 
 
 

 
 
  
 
 

Programme joué auparavant en tournée :
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Dunkerque Le Bateau Feu
mardi 29 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 28 51 40 40 ou sur lebateaufeu.com

Valenciennes Le Phénix
jeudi 31 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 27 32 32 32 ou sur lephenix.fr

 
 
 
 
 
 

APPROFONDIR
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LIRE AUSSI notre prĂ©sentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

 
 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

 
 
 

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

 
 
  
 

9Ăšme Symphonie de Gustav Mahler Ă  l'OpĂ©ra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (Ă©tĂ© 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du 
 XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’échelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son 
 en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

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VAL D’ISERE : Festival CLASSICAVAL, ski et musique de chambre

classicalval-2019-val-disere-annonce-programme-concerts-classiquenews-2019VAL D’ISERE, Festival CLASSICAVAL 1 : 21 – 24 janvier 2019. En SAVOIE, neige et musique de chambre : l’équation se dĂ©ploie Ă  Val d’IsĂšre chaque mois de janvier puis en mars, grĂące au festival d’hiver CLASSICAVAL, qui se dĂ©roule ainsi en deux sĂ©quences. La premiĂšre a lieu du lundi 21 au jeudi 24 janvier 2019, 4 journĂ©es privilĂ©giĂ©es, associant concerts Ă  18h30 dans l’église du village (l’écrin baroque Saint Bernard de Menthon), et ski sur les pistes enneigĂ©es pendant la journĂ©e.

 

 

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26Ăšme Ă©dition
Festival Classicaval 2019
Opus 1 du 21 au 24 janvier 2019
Opus 2 du 11 au 14 mars 2019
Le 26Ăš festival de musique classique « Classicaval » se dĂ©roule d’abord en janvier (sous la direction artistique de la pianiste Anne-Lise Gastaldi), puis en mars (sous la direction artistique de FrĂ©dĂ©ric Lagarde).

 

 

 

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SKIEURS et MÉLOMANES Ă  VAL d’ISERE
 La tradition musicale Ă  Val d’IsĂšre est dĂ©jĂ  ancienne, remontant Ă  1993 lorsque l’avalin de coeur et mĂ©lomane passionnĂ©, Jean Reizine, accordait dĂ©jĂ  prĂ©sence de grands solistes et jeunes tempĂ©raments, aux joies de la glisse et des cimes enneigĂ©es. Ainsi est nĂ© le festival de musique classique et de la neige : CLASSICAVAL. Voir notre reportage vidĂ©o CLASICAVAL (Ă©dition 2016) : le cycle de concerts sait profiter du charme d’un village de montagne qui a conservĂ© son authenticitĂ©, offrant aussi des hĂ©bergements pour tous les goĂ»ts et toutes les attentes. Rien n’égale le plaisir d’un concert en partage, aprĂšs une journĂ©e de glisse ou de promenade dans la montagne couverte de neige
 Aujourd’hui, quatre de ses Ă©lĂšves perpĂ©tuent la magie du festival CLASSICAVAL Ă  Val d’IsĂšre : Anne-Lise Gastaldi, FrĂ©dĂ©ric Lagarde, David LefĂšvre et Elena Rozanova.
Chaque directeur artistique a Ă  cƓur de cultiver la chaleur des rencontres, la magie et le rythmes des concerts, la qualitĂ© et la cohĂ©rence des programmes proposĂ©s.

  

 

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Festival CLASSICAVAL Ă  VAL D'ISERE

 

  

 

 

CLASSICAVAL, OPUS 1

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Anne-Lise Gastaldi, pianiste du Trio George Sand, s’intĂ©resse Ă  la correspondance des arts, entre littĂ©rature et musique en particulier (elle fonde le festival les JournĂ©es Musicales Marcel Proust Ă  Cabourg). Conçu par une musicienne, la programmation de CLASSICAVAL opus 1 sait cultiver les affinitĂ©s comme l’intimitĂ© magicienne entre les artistes invitĂ©s, ce pour chaque programme. Artistes prĂ©sents Ă  Classicaval en janvier 2019 :

 

 

 

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Anne-Lise Gastaldi, piano
Roland Pidoux, violoncelle
Karine Jean-Baptiste, violoncelle
Valentina Igoshina, piano
Claude di Benedetto, guitare
Virginie Buscail, violon
Lorraine Campet, contrebasse
Lucas Henri, contrebasse
Violaine Despeyroux, alto

Roland Pidoux, invitĂ© d’honneur
AprĂšs ses Ă©tudes au Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris, Roland Pidoux mĂšne en parallĂšle une carriĂšre de concertiste et de chambriste. En 1969, il est engagĂ© Ă  l’Orchestre de l’OpĂ©ra de Paris, puis Ă  l’Orchestre National de France comme violoncelle solo de 1978 Ă  1987. Avec le pianiste Jean-Claude Pennetier et le violoniste RĂ©gis Pasquier il forme un trio qui obtient un vif succĂšs auprĂšs du public en France et Ă  l’Etranger, notamment aux Etats-Unis oĂč ils sont rĂ©guliĂšrement engagĂ©s. A l’instar de son maĂźtre AndrĂ© Navarra, Roland Pidoux, a enseignĂ© de 1988 Ă  2012 au CNSMD de Paris.

 

 

 

 

 

 

Programmation musicale

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Les concerts ont lieu Ă  18h30
dans l’église de Val d’IsĂšre, au cƓur du village

 
 

 
 

JOUR 1 : Mardi 22 janvier 2019
Mozart et Schubert

Wolfgang Amadeus Mozart 
Sérénade K. 525 « Une petite musique de nuit »
Pour cordes avec contrebasse
Allegro/ Romance/ Menuet et trio/ Rondo
Franz Schubert 
Quintette avec piano D.667 « La Truite »
Allegro vivace/ Andante/ Scherzo/
ThĂšme et variations/ Allegro

 

 

JOUR 2 : Mercredi 23 janvier 2019
De Bach Ă  Piazolla

Jean-SĂ©bastien Bach
Sonate en trio BWV 530, pour deux violons et contrebasse
Deux chorals, pour mandoline, violoncelle et contrebasse
Recitativo BWV 594, pour violoncelle et cordes
Cantate « Actus Tragicus », pour piano à quatre mains
(transcription de G. Kurtag)
Aria de la 3e suite en ré, pour cordes

Jean-SĂ©bastien Bach
Ave Maria pour violon et piano
(transcription de Charles Gounod)

Astor Piazzolla  
Ave Maria, pour contrebasse

Gerardo Matos-Rodriguez
Pavane op. 50 pour flûte et cordes

Jorge Cardoso 
Milonga, pour guitare, violoncelle et contrebasse

Astor Piazzolla
Oblivion, pour violoncelle et cordes

Astor Piazzolla  
Libertango, pour tous les musiciens
 

 

JOUR 3 : Jeudi 24 janvier 2019
Beethoven / Liszt / Moussorgsky

Ludwig van Beethoven
Sonate pour piano op.27 n.2 « Clair de lune »
Adagio sostenuto/ Allegretto/ Presto agitato

Franz Liszt
Liebestraum n.3
(RĂȘve d’amour)

Franz Liszt
PremiĂšre lĂ©gende : Saint-François d’Assise
« La prédication aux oiseaux »

Modeste Moussorgsky  
Tableaux d’une exposition

Promenade/ Gnomus / Promenade / Le vieux chĂąteau /
Promenade/ Tuileries. Disputes d’enfants aprùs jeux/
Bydlo / Promenade / Ballet des Poussins dans leurs Coques /
Samuel Goldenberg et Schmuyle/ Promenade / Limoges.
Le marché/ Catacombes. Sepulcrum romanum /
La cabane sur Pattes de Poule / La grande porte de Kiev

 

 

Retrouvez toute la programmation détaillée sur :
https://www.festival-classicaval.com/janvier_programme19.php

 

 

 

 

 
 

 
 

Le Off du festival

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Lundi 21 janvier 2019 – AVANT-GOÛT MUSICAL
19h – HĂŽtel “Aigle des neiges” prĂ©ambule du Festival,
Rencontre avec les artistes de Classicaval 2019.
Sur rĂ©servation auprĂšs de l’Office de Tourisme.

 

 

 

Mardi 22 janvier 2019 – LE PIANO DES NEIGES
10h – 16h – Sommet de Solaise
Un piano chaussĂ© de patins glisse sur les pistes de Val d’IsĂšre.
Le piano est Ă  disposition du public. Claude di Benedetto et sa guitare Ă©lectrique accompagnent le piano des neiges, rendez-vous Ă  10h en haut de Solaise.
19h30 – Vin d’honneur, Maison Marcel Charvin – En face de l’église
À l’issue du concert d’ouverture, le public est conviĂ© Ă  une rencontre amicale avec les musiciens autour d’un vin d’honneur.

 

 

 

Mercredi 23 janvier 2019‹ – VISITE GUIDÉE “LE BAROQUE INVITE CLASSICAVAL”
10h – Église de Val d’IsĂšre – Laissez-vous conter l’histoire de l’église de Saint Bernard de Menthon. Visite animĂ©e par un guide en prĂ©sence des musiciens du festival.
Tarif : 6€ adulte, 2€ enfants (5-14ans), gratuit pour les spectateurs du Festival. Inscriptions obligatoires à l’Office de Tourisme.
 

 

Jeudi 24 janvier 2019 – DÉCOUVERTE MUSICALE
10h – Église de Val d’IsĂšre
À l’occasion du Festival, les Ă©lĂšves de l’école primaire de Val d’IsĂšre dĂ©couvrent en musique plusieurs extraits du rĂ©pertoire en compagnie d’Anne-Lise Gastaldi, Claude di Benedetto et des musiciens du festival.

 

 

 

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INFORMATIONS et RESERVATIONS
Opus 1 du festival CLASSICAVAL 2019
21, 22, 23 et 24 janvier 2019
https://www.valdisere.com/agenda/classicaval/

 

 
 

 

 

 

 

OFFRE SPECIALE

HĂ©bergement pendant CLASSICAVAL 2019

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Du samedi 19 au samedi 26 janvier 2019,
ou du dimanche 20 au dimanche 27 janvier 2019
1 semaine

 

 

 

en appartement
à partir de 136 euros / personne 

https://www.valdisere.com/offres-speciales/classicaval/

 

 

 

en hĂŽtel
à partir de 571 euros / personne 

https://www.valdisere.com/offres-speciales/classicaval-en-hotel/

 

 

 

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Détail des offres packagées

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https://www.valdisere.com/agenda/classicaval/

Offre packagée sur mesure pour tous les mélomanes amoureux de la montagne / Cette offre comprend :
- Une semaine en hĂŽtel ou en appartement du samedi 19 au samedi 26 janvier (ou du dimanche 20 au dimanche 27 janvier 2019)
Une invitation au cocktail musical d’inauguration lundi 21 janvier, à 19h à l’Aigle des Neiges

AccĂšs privilĂ©giĂ© aux concerts CLASSICAVAL (21 – 24 janvier 2019)
- Un concert au choix au tarif unique de 11€ par concert et par personne (au lieu de 18 € par adulte prix public) ou le PASS « 3 soirĂ©es de concert » les 22, 23 et 24 janvier + une visite guidĂ©e de l’église baroque Saint Bernard de Menthon au tarif unique de 31€ par personne (au lieu de 45 € par adulte prix public).

Et en option, des prestations à tarif négocié :
Forfait de ski 6 jours
Balade en raquettes
Location de matériel de ski

Détails des offres et réservations en ligne :
https://www.valdisere.com/agenda/classicaval/

 

 

 

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Pour toute information,
Office de TOURISME de VAL d’ISERE
Place Jacques Mouflier
BP 228 73 155 Val d’Isùre cedex
04 79 06 06 60
https://www.valdisere.com

 

 

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A SUIVRE
 CLASSICAVAL opus 2
Rendez-vous pour le second opus du 11 au 14 mars 2019, Frédéric Lagarde et ses musiciens vous embarquent pour un voyage en Orient.

 

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Stiffelio de Verdi

VERDI_442_Giuseppe_Verdi_portraitFrance 2. VERDI : Stiffelio, jeudi 24 janvier 2019, minuit. MĂȘme en ses annĂ©es «  de galĂšre » (de 1842 Ă  1850) comme il le dit lui-mĂȘme, le jeune Verdi maĂźtrise comme personne la coupe frĂ©nĂ©tique et dramatique, rĂ©ussissant Ă  rĂ©gĂ©nĂ©rer par son nerf et sa fougue virile, le genre opĂ©ratique dans l’Italie romantique, bientĂŽt libĂ©rĂ©e du joug autrichien. Tous ses opĂ©ras, avec leur action qui porte la volontĂ© et l’autodĂ©termination des peuples rĂ©voltĂ©s, trouvent un Ă©cho immĂ©diat auprĂšs du peuple italienne, cette nation qui n’est pas encore unifiĂ©e mais qui est sur le point de l’ĂȘtre. On insistera jamais assez sur la modernitĂ© et l’actualitĂ© prĂ©Ă©minente des ouvrages verdiens Ă  leur Ă©poque. Verdi est en phase avec la vibration de son temps et rĂ©pond, entretient, nourrit l’élan libertaire et l’esprit rĂ©volutionnaire des Italiens.
En 8 années, le compositeur génial compose prÚs de 14 opéras, depuis le triomphe de Nabucco, son premier succÚs.
Conçu en 1850, quasi simultanĂ©ment Ă  Rigoletto, Stiffelio Ă©voque les souffrances d’un Pasteur trompĂ© par sa femme. Le sujet, scandaleux, dĂ©clencha les foudres de la censure : Verdi dut revoir sa copie originelle. L’amour, le devoir
 y forment un terreau fertile en confrontations et situations conflictuelles, entre Stiffelio (vrai tĂ©nor verdien, Ă  la fois passionnĂ© et tendre, d’une nouvelle Ă©paisseur psychologique) et son Ă©pouse Lina. Au couple principal (Stiffelio / Lina), Verdi imagine aussi, celui du pĂšre et de sa fille, Stankar / Lina, tout autant fouillĂ© et bouleversant : leurs scĂšnes trĂšs ciselĂ©es, rĂ©vĂ©lant une relation profonde et complexe, annoncent sur le mĂȘme thĂšme, – pĂšre / fille, Rigoletto (Gilda), ou Simon Boccanegra (Amelia)
 ne relation essentielle dans les opĂ©ras de maturitĂ© de Verdi, lui-mĂȘme, ayant Ă©tĂ© particuliĂšrement foudroyĂ© par le destin car il perdit son Ă©pouse et ses deux filles

A Venise, la mise en scĂšne de Johannes Weigand, dans cette production prĂ©sentĂ©e en 2016 Ă  La Fenice, reste claire et intense, rĂ©duite Ă  un immense portail mĂ©tallique, ouvert ou fermĂ© selon les sĂ©quences dramatiques, Ă©voquant le temple oĂč prĂȘche Stiffelio, le cimetiĂšre, l’intĂ©rieur du chĂąteau


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Argument / Synopsis :

Le pasteur Stiffelio prĂŽne la vertu et l’amour fraternel, alors qu’il est trahi par son Ă©pouse laquelle aime passionnĂ©ment le jeune aristocrate Raffaele. Le pĂšre de Lina est personnellement affectĂ© par la dĂ©loyautĂ© de sa fille Lina : il assassinera son amant. ConfrontĂ©s Ă  ce crime dĂ©sastreux et injuste pour la victime, Stiffelio et Lina se retrouvent, savent se pardonner
 dans l’amour de Dieu.

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France 2: “Au clair de la lune” – “Stiffelio” de Giuseppe Verdi – jeudi 24 janvier 2019 Ă  minuit

OpĂ©ra en trois actes de Giuseppe Verdi‹sur un livret de Francesco Maria Piave,  d’aprĂšs Le Pasteur ou l’Ă©vangile au foyer d’Émile Souvestre et EugĂšne Bourgeois,  crĂ©Ă© le 16 novembre 1850 au Teatro Grande de Trieste.

Orchestre et chƓur de La Fenice de Venise
Direction musicale : Daniele Rustioni
ChƓur et Orchestre du Teatro La Fenice
Mise en scĂšne : Johannes Weigand

Distribution
Stiffelio : Stefano Secco
Lina : Julianna Di Giacomo
Stankar : Dimitri Platanias
Raffaele : Francesco Marsiglia
Jorg : Simon Lim
Federico di Frengel : Cristiano Olivieri
Dorotea : Sofia Koberidze

Enregistré en janvier 2016, au Teatro La Fenice

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VERDI_402_Giuseppe-Verdi-9517249-1-402NOTRE AVIS. Nul doute que le nerf du jeune chef Daniele Rustioni apporte Ă  cette production de Stiffelio, opĂ©ra mĂ©connu mais superbe en intensitĂ©, l’énergie idĂ©ale. Dans cette version de 1850, et sur le livret de Piave, qui Ă©crit aussi celui de Rigoletto contemporain, la partition Ă©blouit par sa coupe dramatique, faisant se succĂ©der duos, trios, quatuor (jusqu’au septuor), sans interruption et avec une rĂ©elle gradation expressive et musicale, que permet quand elle est servie parfaitement, l’écriture continue d’un Verdi peu adepte des airs fermĂ©s. Comme Luisa Miller d’aprĂšs Schiller, Stiffelio est un drame noir, oĂč les passions s’embrasent et crĂ©pitent. Vivant, percutant, Ă  l’aise dans le rĂŽle-titre, le tĂ©nor Stefano Secco relĂšve le dĂ©fi de la passion noire qui traverse l’esprit impuissant du prĂȘtre dĂ©muni (mĂȘme s’il est missionnĂ© par Dieu). On note un lĂ©ger manque de naturel chez la Lina de Julianna Di Giacomo et chez le Stankar de Dimitri Platanias dont le bronze vocal cependant emporte l’adhĂ©sion. Leur couple vocal gagne en vraisemblance et intensitĂ©. Production rĂ©alisĂ©e Ă  la Fenice en janvier et fĂ©vrier 2016. DurĂ©e : 2h

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COMPTE RENDU, DANSE. Berlin, Staatsballet Berlin, le 4 nov 2018. LA BAYADERE, Ratmansky d’aprùs Petipa

COMPTE RENDU, DANSE. Berlin, Staatsballet Berlin, le 4 nov 2018. LA BAYADERE, Ratmansky d’aprĂšs Petipa. DANSE ORIENTALE et THEATRALE. Restituer la tradition des ballets impĂ©rieux russes selon l’excellence du chorĂ©graphe Marius Petitpa, tel est le dĂ©fi depuis quelques annĂ©es du chorĂ©graphes russe Alexei Ratmansky, actuellement en rĂ©sidence Ă  l’American Ballet Theater. Il a dĂ©jĂ  reconstruit Le Corsaire (Bolshoi), Paquita (Munich), La Belle au bois dormant (Scala), Le Lac des cygnes (ZĂŒrich). En novembre et dĂ©cembre 2018, Ratmansky reconstitue donc La BayadĂšre pour le Staatsballet de Berlin.

 

 

 

A Berlin, Ratmansky reconstitue Les BayadĂšres de Petitpa
Jusqu’au 9 fĂ©vrier 2019

 

 
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A partir des notations chorĂ©graphiques et croquis du chorĂ©graphe, il est possible de restituer une recrĂ©ation, forcĂ©ment subjective, c’est une relecture contemporaine de la gestuelle et de l’esthĂ©tique dĂ©veloppĂ©es par Petipa Ă  la fin du XIXĂš.
Le Français aprĂšs avoir servi pendant 60 ans, les Ballets russes impĂ©riaux a laissĂ© un corpus de mouvements et postures qui ont Ă©tĂ© transcrits dans des carnets, sous sa dictĂ©e, de son vivant pour les archives du Mariinski (Alphabet des mouvements du corps humain du danseur Vladimir Stepanov). Avec la RĂ©volution russe, les carnets passent aux States, aujourd’hui propriĂ©tĂ© de l’UniversitĂ© d’Harvard (Collection Sergueiev, soit 24 ballets annotĂ©s et dĂ©crits dans le dĂ©tail).
Ratmansky a consultĂ© cette source et dĂ©montrĂ© depuis lors combien les soit disantes versions Petipa, en cours jusqu’au dĂ©but 2000, sont en rĂ©alitĂ© trĂšs Ă©loignĂ©es de l’art Petipa.

i_La_Bayadere_Alexei_Ratmansky-9DĂ©jĂ  du vivant de Petipa, qui assistait alors en fin de carriĂšre Ă  la reprise de ses ballets, se plaignait dĂ©jĂ  de leur dĂ©naturation par le geste impropre des nouveaux chorĂ©graphes et danseurs russes. Avec la RĂ©volution, les spectateurs ont Ă©cartĂ© le raffinement et l’élĂ©gance pour n’applaudir que la pure acrobatie, Ă©lĂ©ment le plus hĂ©roĂŻque propre Ă  exalter l’idĂ©al rĂ©volutionnaire et bolchĂ©vique.
Ainsi Ă  ce jour la restitution la plus marquante de Ratmansky demeure La BayadĂšre (crĂ©Ă©e en 1877), et remarquablement bien notĂ©e et dĂ©crite, avec souvent absent, le dernier acte oĂč le temple est dĂ©truit (Ă©voquĂ©e par la vidĂ©o); Ratmansky Ă©carte les crĂ©ations postĂ©rieures, propre au fantasme bolchĂ©vique : « pas de deux du voile », mais rĂ©tablit plutĂŽt la danse des « fleurs de lotus », comme toute la pantomime, et prĂšs d’une trentaine de BayadĂšres dans l’acte des Ombres (Petipa en avait prĂ©vu quasi 50 !).

Plus intĂ©ressant encore, La BayadĂšre de Petipa dĂ©montre un souci d’exactitude dans l’évocation orientale, en liaison avec l’apport des expos universelles. La musique de Ludwig Minkus se rĂ©vĂšle idĂ©alement dansante et dramatique : le manuscrit est conservĂ© au Mariinsky.
ImmĂ©diatement dans cette restitution (plutĂŽt que reconstitution), la cohĂ©rence renforcĂ©e du drame collectif saisit par sa justesse et l’acuitĂ© des nerfs de l’action. Exit les solos impressionnants (celui par exemple de l’IdĂŽle dorĂ©e qui ont pourtant fait le succĂšs du ballet)


Ratmansky s’interroge sur le style acrobatique des danseurs de l’époque de Petitpa (technique de la « petite batterie ») : il n’y est pas question des sauts spectaculaires et des solos virtuoses donc. Petipa Ă©tait prĂ©occupĂ© par la situation dramatique, les groupes, le tableau global, plutĂŽt que le geste isolĂ© de la prima ballerina ou du premier danseur. Ainsi s’inscrit l’intĂ©gralitĂ© de la pantomime comme pilier de cette narration retrouvĂ©e, oĂč le geste allusif et chorĂ©graphique rĂ©tablit le continuum du ballet : le thĂ©Ăątre et les enjeux psychologiques sont remarquablement rĂ©affirmĂ©s dans un ballet auparavant peu apprĂ©ciĂ© pour la cohĂ©rence et sa capacitĂ© Ă  exprimer une histoire. Un travail autant de chorĂ©graphe que de dramaturge.

Staatsballett-Berlin-La-Bayadere-14-728x485Evidemment la Gamzatti (Evelina Godunova) perd de son importance, dansant surtout en fin d’action. Couple Ă©tincelant, le Solor du trĂšs classique et solide Daniil Simkin qui a rejoint la troupe berlinoise, comme la subtile et palpitante Nikiya d’Anna Ol, actrice autant que danseuse. VoilĂ  donc une nouvelle version qu’il faut absolument connaĂźtre, aux cĂŽtĂ©s de celle toujours triomphante dĂ©fendue par l’OpĂ©ra de Paris /version Noureev (1992) -

 

  

 
 

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COMPTE RENDU, danse. Berlin. Staatsoper unter den Linden, le 4 novembre 2018. La BayadĂšre, ballet en 4 actes. Ludwig Minkus / Marius Petipa / restitution, arrangement, complĂ©ments : Alexei Ratmansky. DĂ©cors, costumes : JĂ©rĂŽme Kaplan. Anna Ol (Nikiya) ; Daniil Simkin (Solor) ; Evelina Godunova (Gamzatti) ; solistes et corps de ballet du Staatsballett Berlin. Staatskapelle Berlin / Victorien Vanoosten, direction – Illustrations : © Yan REVZAOV

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A l’affiche du Staatsballet BERLIN, La BayadĂšre version Petipa originelle, par Alexei Ratmansky, jusqu’au 9 fĂ©vreier 2019
https://www.staatsballett-berlin.de/en/spielplan/la-bayadere/09-11-2018/719

 

 

 

 

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LA BAYADERE, approfondir

Présentation de la BayadÚre, Opéra de Paris, Noureev (1992)
http://www.classiquenews.com/la-bayadere-de-rudolf-noureev/
Le prĂ©texte de cet orientalisme est l’Inde enchanteresse des BayadĂšres qui existent pour hypnotiser : aventure amoureuse, trahison et donc vengeance, rivalitĂ©s entre deux femmes Ă©prises (Nikiya, bayadĂšre, esclave et danseuse hindoue, aux arabesques fascinantes – Gamzati, princesse, fille de Raja) : La BayadĂšre emprunte son dĂ©ploiement au genre du grand ballet classique et romantique, dont la forme spectaculaire cristallise le goĂ»t pour l’Orient. Mais Petipa rĂ©ussit aussi un drame psychologique et aussi spectaculaire : le point d’orgue est l’acte III, celui des ombres (ombres jaillissantes tel un collier de perles, rĂ©pĂ©tant Ă  l’infini une silhouette obsĂ©dante et lascive, totalement enivrante
 comme la thĂ©orie des cygnes blancs dans Le Lac des cygnes de Tchaikovski, autre sommet du ballet classique) : l’acte III des ombres est bien l’image la plus forte de ce ballet fĂ©erique, lui-mĂȘme comble de la magie orientaliste.

 

 

CATEL Charles-Simon_CatelSur le mĂȘme thĂšme des BAYADERES, consultez aussi l’opĂ©ra de CATEL : Les BayadĂšres, ouvrage sanguinaire et frĂ©nĂ©tique post gluckiste et romantique (1810) / CD. Catel: Les BayadĂšres, 1810. Deux annĂ©es aprĂšs un Amadis pĂ©tillant et lĂ©ger (2010), d’un dramatisme finement ciselĂ©, -coup de gĂ©nie du fils Bach invitĂ© en France Ă  servir le genre tragique en 1779-,  le chef Didier Talpain nous revient dans cet enregistrement de la mĂȘme eau, dĂ©voilant un Catel datĂ© de 1810 : fresque lyrique Ă  grand effectif, d’un orientalisme enchanteur pour lequel l’équipe de musiciens rĂ©unis renouvelle un sans faute ; le chef retrouve la quasi mĂȘme Ă©quipe de chanteurs et surtout le formidable orchestre Musica Florea, articulĂ©, jamais Ă©pais ni lourd, d’une expressivitĂ© naturelle indiscutablement idĂ©al s’agissant

http://www.classiquenews.com/cd-catel-les-bayaderes-1810-talpain-2012/

 

 

 

 

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CONCERT DU NOUVEL AN Ă  VIENNE, aujourd’hui Ă  11h (France 2)

nouvel-an-2019-concert-vienne-new-year-s-concert-2019-vienna-philharmonia-christian-thielemann-concert-cd-critique-par-classiquenews-582-the_vienna_philharmonic_and_chri_55-1FRANCE 2, aujourd’hui, 11h. CONCERT DU NOUVEL AN Ă  VIENNE (Musikverein). C’est dĂ©sormais le rituel de chaque nouveau passage au nouvel an : les valses de Johann Strauss pĂšre et fils : une dose irrĂ©sistible de raffinement et d’élĂ©gance (viennoise) pour souligner (et fĂȘter) le passage Ă  la nouvelle annĂ©e. Que nous rĂ©servera 2019 ? Augurons Ă  tout le moins, de nouvelles offres accessibles pour la transition Ă©cologique, une justice fiscale enfin rĂ©alisĂ©e, moins d’arrogance de nos politiques et de nos Ă©lus sensĂ©s nous reprĂ©senter, une façon nouvelle, collective et pacifiste de manifester
 et un pouvoir plus humain, proche, rĂ©actif. Evidemment Ă  l’époque des Strauss pĂšre et fils, dans ce tte Vienne fin de siĂšcle, les Ă©vĂ©nements historiques et les Ă©volutions sociĂ©tales avaient peu de chose en commun avec notre actualitĂ©, celle des gilets jaunes et du Jupiter Ă©lysĂ©en
 Gageons que 2019 amĂ©liore la vie de chacun. Avec toujours, l’émotion musicale en partage et en intensitĂ©.
strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Cette annĂ©e pour le 1er janvier 2019, le chef autrichien Christian Thielemann grand wagnĂ©rien et straussien de grande classe (autrichienne) assure le pilotage du concert philharmonique le plus mĂ©diatisĂ© de l’annĂ©e. LIRE aussi notre critique LIVRE la dynastie STRAUSS pĂšre & fils (Actes Sud)

FRANCE 2, FRANCE MUSIQUE, Mardi 1er janvier 2019, 11hlogo_france_musique_DETOURE
Vienna Philharmonic / Christian Thielemann, directionfrance2-logo
2019 New Year’s Concert
VISITER le site du Philharmonique de Vienne / Christian Thielemann
http://www.wienerphilharmoniker.at/concerts/concert-detail/event-id/%209913

Diffusion en direct sur France Musique et France 2

 

 

 

 

 

Programme annoncé :

 

Carl Michael Ziehrer: Schönfeld March op. 422*

Josef Strauß: Transactions Waltz op. 184

Josef Hellmesberger (ii): Elfin Dance

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Express, polka schnell op. 311**

Pictures of the North Sea, waltz op. 390

Eduard Strauß: Post-Haste, polka schnell op. 259

 

 

pause

 

 

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils) : Overture to the operetta The Gypsy Baron

Josef Strauß: The Ballerina op. 227**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Artists’ Life, waltz op. 316

The BayadĂšre, polka schnell op. 351

Eduard Strauß: Opera SoirĂ©e, polka française op. 162**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Eva Waltz from the opera Knight Pázmán**

CsĂĄrdĂĄs from the opera Knight PĂĄzmĂĄn

Egyptian March op. 335

Joseph Hellmesberger (ii): Entr’acte Waltz**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): In Praise of Women, polka mazur op. 310

Josef Strauß: Music of the Spheres, waltz op. 235

 

 

RITUEL DE FIN :

Marche de Radetzky (Johann STRAUSS pĂšre)

Le Beau Danube Bleu (Johann STRAUSS fils)

 

 

 

 

Programme 2019 à paraßtre en dvd et cd chez SONY classical fin janvier 2019 :

 

nouvel-an-2019-concert-vienne-new-year-s-concert-2019-vienna-philharmonia-christian-thielemann-concert-cd-critique-par-classiquenews-582-the_vienna_philharmonic_and_chri_55-1

DANSE. Opéra bastille, le 31 décembre 2018. Les Adieux de Karl Paquette, danseur étoile.

paquette-karl-danseur-etoile-opera-de-paris-adieux-de-karl-paquette-concert-critique-compte-rendu-sur-classiquenewsDANSE. OpĂ©ra bastille, le 31 dĂ©cembre 2018. Les Adieux de Karl Paquette, danseur Ă©toile. Le lundi 31 dĂ©cembre 2018 Ă  19h30 Ă  l’OpĂ©ra Bastille, le danseur Étoile Karl Paquette (42 ans) fait ses adieux sur la scĂšne de la maison parisienne dans le rĂŽle de l’Acteur-vedette dans le ballet Cendrillon (rĂŽle-titre tenu par Valentine Colasante ; chorĂ©graphie de Rudolf Noureev, musique de Prokofiev). Le danseur Ă©toile tire ainsi sa rĂ©vĂ©rence ce soir, aprĂšs avoir Ă©bloui le corps de ballet de l’OpĂ©ra de Paris depuis 32 ans, 25 ans comme « étoile » (il obitnet ce titre suprĂȘme Ă  l’issue de la reprĂ©sentation de Casse-Noisette / chorĂ©graphie de Rudolf Noureev, le 31 dĂ©cembre 2009. L’Acteur-vedette est l’un de ses rĂŽles fĂ©tiches, aux cĂŽtĂ©s de Iñigo (Paquita) / chorĂ©graphie de Pierre Lacotte ; DĂ©mĂ©trius et Bottom dans Le Songe d’une nuit d’étĂ© (John Neumeier) ; Abderam et Jean de Brienne dans Raymonda, Benvolio et RomĂ©o dans RomĂ©o et Juliette ; L’Esclave, L’Idole dorĂ©e et Solor dans La BayadĂšre ; Le Gitan et Basilio dans Don Quichotte ; Rothbart et Siegfried dans Le Lac des cygnes ; Drosselmeyer-Le Prince dans Casse-Noisette (Rudolf Noureev) ; Phoebus dans Notre-Dame de Paris ; Le FrĂšre de Marie dans Clavigo (Roland Petit) ; Afternoon of a Faun, le DeuxiĂšme homme dans The Cage, En Sol, In The Night (Jerome Robbins)
 L’éclectisme du rĂ©petoire dĂ©fendu, incarnĂ© par Karl Paquette souligne la diversitĂ© des genres et des styles portĂ©s par l’OpĂ©ra de Paris, mais aussi la facilitĂ© et l’inspiration que le danseur Ă©toile a su en dĂ©duire.

Karl Paquette a Ă©tĂ© formĂ© dans le studio de danse de Max Bozzoni oĂč il a cotoyĂ©, au moment oĂč la star des planches s’appelait Patrick Dupond : AgnĂšs Letestu, Nicolas Le Riche, AurĂ©lie Dupont
 avec ses derniers, la danseur a appris l’importance de la discipline et de la tĂ©nacitĂ©. Du plaisir aussi, malgrĂ© l’effort requis. Chez Bozzoni, Karl Paquette a prĂ©parĂ© puis rĂ©ussi l’examen d’entrĂ©e Ă  l’Ecole de danse de l’OpĂ©ra de Paris (1987). Il devait rejoindre le corps de Ballet de l’OpĂ©ra de Paris Ă  17 ans (1994).

VISITER le site de l’OpĂ©ra Bastille / OpĂ©ra national de Paris, soirĂ©e des adieux de Karl Paquette / Cendrillon de Prokofiev / Noureev

https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/ballet/cendrillon

CONCERT DU NOUVEL AN A VIENNE (1er janvier 2019)

nouvel-an-2019-concert-vienne-new-year-s-concert-2019-vienna-philharmonia-christian-thielemann-concert-cd-critique-par-classiquenews-582-the_vienna_philharmonic_and_chri_55-1FRANCE2, FRANCE MUSIQUE, Mardi 1er janvier 2019, 11h. CONCERT DU NOUVEL AN. C’est dĂ©sormais le rituel de chaque nouveau passage au nouvel an : les valses de Johann Strauss pĂšre et fils : une dose irrĂ©sistible de raffinement et d’élĂ©gance (viennoise) pour souligner (et fĂȘter) le passage Ă  la nouvelle annĂ©e. Que nous rĂ©servera 2019 ? Augurons Ă  tout le moins, de nouvelles offres accessibles pour la transition Ă©cologique, une justice fiscale enfin rĂ©alisĂ©e, moins d’arrogance de nos politiques et de nos Ă©lus sensĂ©s nous reprĂ©senter, une façon nouvelle, collective et pacifiste de manifester
 et un pouvoir plus humain, proche, rĂ©actif. Evidemment Ă  l’époque des Strauss pĂšre et fils, dans ce tte Vienne fin de siĂšcle, les Ă©vĂ©nements historiques et les Ă©volutions sociĂ©tales avaient peu de chose en commun avec notre actualitĂ©, celle des gilets jaunes et du Jupiter Ă©lysĂ©en
 Gageons que 2019 amĂ©liore la vie de chacun. Avec toujours, l’émotion musicale en partage et en intensitĂ©.
strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Cette annĂ©e pour le 1er janvier 2019, le chef autrichien Christian Thielemann grand wagnĂ©rien et straussien de grande classe (autrichienne) assure le pilotage du concert philharmonique le plus mĂ©diatisĂ© de l’annĂ©e. LIRE aussi notre critique LIVRE la dynastie STRAUSS pĂšre & fils (Actes Sud)

FRANCE 2, FRANCE MUSIQUE, Mardi 1er janvier 2019, 11hlogo_france_musique_DETOURE
Vienna Philharmonic / Christian Thielemann, directionfrance2-logo
2019 New Year’s Concert
VISITER le site du Philharmonique de Vienne / Christian Thielemann
http://www.wienerphilharmoniker.at/concerts/concert-detail/event-id/%209913

Diffusion en direct sur France 2

 

 

 

 

 

Programme annoncé :

 

Carl Michael Ziehrer: Schönfeld March op. 422*

Josef Strauß: Transactions Waltz op. 184

Josef Hellmesberger (ii): Elfin Dance

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Express, polka schnell op. 311**

Pictures of the North Sea, waltz op. 390

Eduard Strauß: Post-Haste, polka schnell op. 259

 

 

pause

 

 

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils) : Overture to the operetta The Gypsy Baron

Josef Strauß: The Ballerina op. 227**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Artists’ Life, waltz op. 316

The BayadĂšre, polka schnell op. 351

Eduard Strauß: Opera SoirĂ©e, polka française op. 162**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Eva Waltz from the opera Knight Pázmán**

CsĂĄrdĂĄs from the opera Knight PĂĄzmĂĄn

Egyptian March op. 335

Joseph Hellmesberger (ii): Entr’acte Waltz**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): In Praise of Women, polka mazur op. 310

Josef Strauß: Music of the Spheres, waltz op. 235

 

 

RITUEL DE FIN :

Marche de Radetzky (Johann STRAUSS pĂšre)

Le Beau Danube Bleu (Johann STRAUSS fils)

 

 

 

 

Programme 2019 à paraßtre en dvd et cd chez SONY classical fin janvier 2019 :

 

nouvel-an-2019-concert-vienne-new-year-s-concert-2019-vienna-philharmonia-christian-thielemann-concert-cd-critique-par-classiquenews-582-the_vienna_philharmonic_and_chri_55-1

La Schubertiade de Sceaux : Schubert, Brahms, Schumann

sceaux la schubertiade de sceaux hotel de ville saison sur classiquenewsSCEAUX, Sam 19 janv 2019. 17h30 : alto / piano, L Hennino / PK Atanassov. Duo de charme, alto / piano, le nouveau concert prĂ©sentĂ© dans le cadre de la Schubertiade de Sceaux, et dans la salle principale de l’HĂŽtel de ville, met l’accent sur une facette passionnante de la musique de chambre : le dialogue entre deux instruments aux moirures complices
 le pianiste Pierre-Kaloyann Atanassov quitte son trio (Trio Atanassov) le temps de ce programme et joue avec l’une des altistes les plus prometteuses de sa gĂ©nĂ©ration, LĂ©a Hennino, dans un programme d’Ɠuvres romantiques, associant Schubert, Schumann, Brahms. L’opus D 821 Ă©tait originellement pour piano et arpeggione. L’arpeggione est un ancien instrument entre la guitare et le violoncelle, expĂ©rimentation qui rĂ©sulte d’une commande de son ami Vincenz Schuster, guitariste affirmĂ© ; l’arpeggione n’avait que 6 cordes, rendant extrĂȘmement difficile sa maĂźtrise : l’instrument nouveau ne s’imposa pas et l’Ɠuvre est aujourd’hui surtout jouĂ© par l’alto ou le violoncelle. La Sonate Arpeggione de Schubert (1824) comprend trois mouvements (allegro moderato, adagio, allegretto). Lumineuse et profonde, l’Ɠuvre porte qualitĂ©s et caractĂšres de Schubert : nostalgie, finesse, renoncement poĂ©tique, tendresse rĂȘveuse et mĂ©lancolie Ă©thĂ©rĂ©e
 avec dans variations et reprises, une rĂ©flexion personnelle sur le sens et la direction de l’écriture mĂ©lodique.

 

 

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Léa Hennino, alto  -  Pierre-Kaloyann Atanassov, piano

   

 

Brahms johannes concertos pianos orchestre par adam laloum nelson freire critique annonce par classiquenewsL’opus 120 de Brahms comprend deux sonates (composĂ©es Ă  l’étĂ© 1894, initialement pour piano et clarinette, et transcrites plus tard par le compositeur pour alto et piano). Pierre-Kaloyann Atanassov et LĂ©a Hennino jouent la n° 2 en mi bĂ©mol majeur. La transcription n’entame en rien l’élĂ©gance d’une Ɠuvre de la pleine maturitĂ© (les deux Sonates sont ses ultimes piĂšces dans le genre) : multiplicitĂ© mouvante de l’écriture en variations (dont Brahms a le gĂ©nie), surtout riche exploitation du timbre sombre, parfois Ăąpre et amer de l’alto que le compositeur aime passionnĂ©ment comme Berlioz avant lui. A noter l’Allegro appassionato, fiĂ©vreux et serein Ă  la fois, exprime au plus prĂšs, les deux faces de la passion brahmsienne, Eros et Tanatos, – l’équivalent du doublĂ© ambivalent : Florestan / Eusebius de Schumann. Jamais l’élan poĂ©tique et l’architecture faussement simple des deux derniĂšres Sonates n’ont Ă  ce point fusionnĂ©. La Sonate est l’un des sommets de l’inspiration chambriste de Brahms.

Enfin, de Schumann, les deux instrumentistes interprĂštent MĂ€rchenbilder, soit 4 piĂšces trĂšs contrastĂ©es inspirĂ©es de vieilles lĂ©gendes populaires : il s’agit des (trop) rares partitions du rĂ©pertoire Ă©crites initialement pour alto et piano.

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SCEAUX (92), La Schubertiadeboutonreservation
HĂŽtel de Ville
Samedi 19 janvier 2019, 17h30

 

 
Schubert: Sonate Arpeggioneschubert-franz-schubertiade-concert-annonce-par-classiquenews
Schumann: FantasiestĂŒcke op. 73
Brahms: Scherzo de la sonate FAE
Brahms: Sonate op. 120 n° 2 en mi bémol majeur

LĂ©a Hennino, alto
Pierre-Kaloyann Atanassov, piano

 

 

RESERVATION
http://www.schubertiadesceaux.fr/pierre-kaloyann-atanassov-et-lea-hennino-19-janvier-2019/

Renseignements
06 72 83 41 86 – schubertiadesceaux@orange.fr

 

   

 

MASTERCLASS PRÉALABLE :

A 11h45 « A vous la scÚne » :

Master-classe publique de Pierre-Kaloyann Atanassov Ă  destination d’un ensemble amateur sĂ©lectionnĂ©, suivie de la prestation publique de l’ensemble / En coproduction avec Proquartet Centre EuropĂ©en de Musique de Chambre.

 

   

   

 

La RĂ©surrection de NEUKOMM, Le Couronnement de MOZART

COURONNEMENT et RÉSURRECTION Ă  TOURCOING et VERSAILLESTOURCOING, le 11 janvier 2019. MOZART, NEUKOMM, ATL Atelier Lyrique de Tourcoing. Programme rĂ©jouissant, cĂ©lĂ©bratif, et d’une rare Ă©lĂ©gance : L’Atelier Lyrique de Tourcoing se pare de couleurs majestueuses en janvier 2019 ; au programme, la Messe du Couronnement de Mozart, d’une lumiĂšre et d’une certitude Ă  toute Ă©preuve : composĂ©e en 1779, elle fait partie des partitions sacrĂ©es avec le Requiem (lui inachevĂ©) que Mozart nous laisse en hĂ©ritage, – emblĂšmes de son Ă©tonnante invention et conception dramatique ; l’oratorio la RĂ©surrection de Neukomm qui fut le grand dĂ©fenseur de Mozart aprĂšs sa mort (en 1791donc), et le crĂ©ateur de nombre de ses Ɠuvres dans le Nouveau Monde et jusqu’au BrĂ©sil.  Son oratorio prolonge le raffinement et le dramatisme de Mozart jusque dans la premier tiers du XIXĂš romantique 


 

 



MOZART-portrait-romantique-mozart-genie-xviii-siecle-portrait-opera-compte-rendu-par-classiquenews-critique-comptes-rendus-concerts-par-classiquenews-mozart-et-salieriLa Messe du couronnement cĂ©lĂšbre la consĂ©cration politique de l’empereur du Saint Empire Germanique Leopold II comme roi de BohĂšme, qui eut lieu Ă  Prague en 1791. Pourtant Mozart l’écrit 12 ans plus tĂŽt en 1779. La partition est choisie par Salieri, alors maĂźtre de chapelle de la Cour, qui la dirige pour cette occasion royale. La Messe tĂ©moigne de la maturitĂ© de Wolfgang au dĂ©but des annĂ©es 1780 – ampleur de la conception esthĂ©tique et orchestrale : le cadre classique et formel y implose par le souffle nouveau dĂ©volu Ă  l’orchestre ; Mozart est passĂ© par Mannheim, et ses formidables symphonistes.  Dans l’Agnus Dei, le dĂ©but du solo de soprano prĂ©figure dĂ©jĂ  la mĂ©lancolie ineffable de la Comtesse (« Dove sono i bei momenti ») de l’opĂ©ra Les Noces de Figaro, Ă©crit 7 ans plus tard.

 

 

neukomm-sigismond-compositeur-portrait-par-classiquenewsLa RĂ©surrection de Sigismund Neukomm est une crĂ©ation mondiale car jamais jouĂ©e en France. Elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e Ă  Londres en 1828, et jouĂ©e une seule fois avec 3 solistes, un chƓur, suivant le mĂȘme plan que l’oratorio de Haendel, La Resurrezione (Ă©crit en 1708). Avant Tourcoing et Versailles en janvier 2019, la partition oubliĂ©e de Neukomm, a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e au QuĂ©bec (LIRE ici notre critique du concert MOZART et NEUKOMM, au festival CLASSICA de Saint-Lambert, en juin 2018) ; l’opus dĂ©ploie une imagination entre Mozart et Weber, mĂȘlant raffinement instrumental et souffle de l’orchestre, tout en citant en plusieurs sĂ©quences l’opĂ©ra romantique allemand Ă  l’époque de Neukomm.

L’Atelier Lyrique de Tourcoing poursuit ainsi le travail du regrettĂ© Jean Claude Malgoire qui s’est efforcĂ© il y a longtemps dĂ©jĂ , de raviver la mĂ©moire de Neukomm, français d’adoption nĂ© Ă  Salzbourg, Ă©lĂšve de Michael et Joseph Haydn, compositeur de prĂšs de 2000 Ɠuvres pour la plupart conservĂ©es Ă  la BibliothĂšque Nationale de France
 C’est d’ailleurs Ă  la BNF que JC Malgoire le dĂ©fricheur, jamais en reste d’une pĂ©pite oubliĂ©e, a dĂ©couvert la partition de La RĂ©surrection.

Le concert rĂ©pond Ă  la demande du ChĂąteau de Versailles qui est  demeurĂ© sous le charme de Sigismund Neukomm depuis que la Messe de Requiem Ă  la mĂ©moire de Louis XVI a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  la Chapelle Royale. Dans La RĂ©surrection, mĂȘme prĂ©Ă©minence dĂ©volue au chƓur, qui commente ce qui est Ă©voquĂ© par les chanteurs solistes. Voici l’un des chef-d’Ɠuvres de Neukomm. RĂ©vĂ©lation Ă  suivre.

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CONCERT MOZART / NEUKOMM
Messe du couronnement / La RĂ©surrection

 

 

Vendredi 11 janvier 2019  à 20hboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos

 

 

Dimanche 13 janvier 2019 Ă  16h
VERSAILLES Chapelle Royaleboutonreservation

 

 

dĂšs 8 ans – 1h30
LATIN/ALLEMAND

 

 

MESSE DU COURONNEMENT
Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)
en ut majeur KV 317
créée le 23 mars 1779

LA RESURRECTION
Sigismund Neukomm(1778-1858)
oratorio – achevĂ© d’écrire Ă  Paris le 29 dĂ©cembre 1828

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Laetitia Grimaldi, soprano
Pauline Sabatier, mezzo (Mozart)
Antoine Bélanger, ténor
Marc Boucher, baryton

ChƓur de Chambre de Namur
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Leonardo Garcia Alarcon
Coproduction Festival Classica (Saint Lambert, Canada)

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LIRE aussi notre critique du concert MOZART / NEUKOMM donné à Boucherville, Québec, le 5 juin 2018 :

boucherville festival classica 6 juin concert neukomm et mozart marc boucher baryton laetitia grimaldi spitzer soprano _generale_du_concertCOMPTE-RENDU, concert. BOUCHERVILLE (QuĂ©bec), le 5 juin 2018. Festival Classica. Mozart, Neukomm (La RĂ©surection, rĂ©crĂ©ation). Temps fort de la 8Ăš Ă©dition du Festival CLASSICA au QuĂ©bec, le concert « fermé », dans l’église trĂšs Ă©lĂ©gante de Boucherville, au bord du Saint-Laurent. Le programme devait ĂȘtre dirigĂ© par le chef Jean-Claude Malgoire, dĂ©cĂ©dĂ© brutalement en avril dernier, si grand artiste passionnĂ© par le dĂ©frichement et qui continue de marquer la redĂ©couverte actuelle de Neukomm. C’est lui qui ressuscitait dĂ©jĂ  la version du Requiem de Mozart, telle que la partition fut achevĂ©e par le compositeur autrichien (Libera me final). Neukom, bien que contemporain de Beethoven, reste hermĂ©tique aux excĂšs expressifs du grand Ludwig. Il s’engage plutĂŽt pour le dernier Mozart et sa diffusion ainsi au BrĂ©sil (lors d’un fameux sĂ©jour transatlantique rĂ©alisĂ© de 1816 Ă  1821 : la cĂ©lĂšbre mission française au BrĂ©sil). Sigismond (von) Neukomm (1778-1858), fut Ă©lĂšve de Michael Haydn, avant de servir Ă  Vienne, son frĂšre Joseph, comme confident et disciple. De ce dernier, Neukomm apprit les rudiments de son mĂ©tier, partageant avec le concepteur de la CrĂ©ation (1799), ce goĂ»t pour le travail Ă©lĂ©gant, mesurĂ©, classique, pourtant d’un raffinement absolu servant un dramatisme toujours lumineux et nerveux. Dans les faits, alors que Beethoven rĂ©volutionne le genre symphonique, Neukomm cultive et prolonge le goĂ»t et l’esprit des LumiĂšres avec un Ă©quilibre aristocratique. LIRE la critique du concert dans son intĂ©gralitĂ©

 

  

  

 

SALZBOURG, Festival de PentecĂŽte 2019 : 7-10 juin 2019. Voci celesti

salzburg salzbourg logo 2016 0104_festspiele_023SALZBOURG, Festival de PentecĂŽte 2019 : 7-10 juin 2019. Voci celesti – heavenly voices / Voix cĂ©lestes, avec ce titre gĂ©nĂ©rique, le Festival de PentecĂŽte de Salzbourg poursuit sa collaboration avec la mezzo Cecilia Bartoli, une pause de musique baroque dans la citĂ© de Wolfgang et qui occupe l’affiche de Salzbourg le 2Ăšme week end de juin, soit du jeudi 7 au dimanche 10 juin 2019. Dans son album dĂ©diĂ©, intitulĂ© Sacrificium (octobre 2009, LIRE ici notre crtiique du cd Sacrificium / http://www.classiquenews.com/cecilia-bartoli-sacrificium2-cd-decca/.

sacrificium cecilia bartoli cd critique annonce classiquenews dossier castrats par cecilia bartoli salzbourg pentecote 2018 withsun 2019Cecilia Bartoli y rendait il y a 10 ans dĂ©jĂ  un hommage appuyĂ© aux victimes de la castration, les divos, castrats adulĂ©s, fruit de l’école napolitaine au XVIIIĂš, et dont le chant lĂ©gendaire, Ă  en croire tous les tĂ©moignages et les rĂ©cits d’époque, Ă©tait digne de louanges. Leur gloire se poursuit encore aujourd’hui, et nombre de divas fĂ©minines donc (mezzo, altos : Cecilia Bartoli, Vivica Genaux, Ann Hallenberg aujourd’hui) ou les contre tĂ©nors actuels dont les Fagioli, Cencic, et le plus rĂ©cemment adulĂ© Jakob Orlinski
) tentent d’égaler l’agilitĂ©, la musicalitĂ©, la puissance. Ils avaient comme nom Ă  l’époque de Haendel et de Porpora : Giacomelli, Caffarelli, surtout Farinelli, Senesino
 mais aussi Porporino, Carestini, Balatri
 Leur fabuleuse virtuositĂ©, le trouble de ses voix aigues dans des corps virils, le decorum qui encadre chaque prestation
 continuent encore de fasciner et inspirent toujours les chanteurs contemporains.

 

 

 

Salzbourg : Cavalleria Rusticana pour le festival de PĂąques

 

 

 

Parmi les temps forts de cette nouvelle Ă©dition Ă  Salzbourg, l’opĂ©ra de Haendel, ALCINA les 7 et 9 juin 2019 (avec Cecilia Bartoli dans le rĂŽle-titre ; Sandrine Piau en Morgana
 Les Musiciens du Prince / Gianluca Capuano, direction), suite logique des deux productions lyriques prĂ©cĂ©demment prĂ©sentĂ©es in loco, sorte de fil rouge de la programmation (Giulio Cesare in Egitto et Ariodante) ; Polifemo de Nicolo Porpora (Cencic, Petrou : le 8), La Morte d’Abele du vĂ©nitien Caldara (Julie Fuchs, Christophe Dumaux, Lea Desandre, Nuria Rial, Il canto di Orfeo, Bachchor Salzburg /GL Capuano, direction : le 9), Stabat Mater de Pergolesi avec C Bartoli, Franco Fagioli, le 10 juin, 11h)
 etc…

 

 

 

 

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VOIR toute la programmation du Festival de Pentecîte de Salzbourg, sur le site du Festival de Salzbourg / Salzburg Whitsun Festival : 7 – 10 June 2019

https://www.salzburgerfestspiele.at/en/tickets/calendar?season=6

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sacrificium cecilia bartoli cd critique annonce classiquenews dossier castrats par cecilia bartoli salzbourg pentecote 2018 withsun 2019CD critique. Cecilia Bartoli: Sacrificium (2 cd DECCA, 2009). En un double album particuliĂšrement soignĂ© sur le plan Ă©ditorial, les enregistrements rĂ©alisĂ©s en fĂ©vrier et mars 2009 en Espagne Ă  Valladolid Ă©clairent en particulier l’acrobatie vocale coloratura de l’écriture de Nicola Porpora (1686-1768), maĂźtre essentiel de la musique pour castrats au XVIIIĂš siĂšcle. Ambassadrice de choc et de charme pour la cause des castrĂ©s devenus chanteurs, Cecilia Bartoli ajoute les maniĂšres d’autres compositeurs dont les opĂ©ras sĂ©rias mettaient en scĂšne les divins “musici” dans des airs de virtuositĂ© dramatique, taillĂ©s pour leur divin gosier
 ainsi 2 airs de Carl Heinrich Graun (circa 1703-1759), extraits de ses ouvrages Demofoonte et Adriano in Siria (1746) qui touchent par leur tendresse digne et blessĂ©e; mais aussi paraissent Leonardo Leo (1694-1744), Leonardo Vinci (circa 1696-1730), Francesco Araia (1709-1770)
 soit 11 airs enflammĂ©s entre tendresse hallucinĂ©e et rage expressionniste, atteignant des cimes vocales vertigineuses. LIRE notre critique complĂšte du cd de Ceclia Bartoli / SACRIFICIUM (Decca, 2009)

 

CD critique. LES ROUTES DE L’ESCLAVAGE – JORDI SAVALL : 2 cd Livre + 1 dvd ALIA VOX 2015

routes-de-l-esclavage-jordi-savall-concert-dvd-cd-critique-classiquenews-grand-format-530LES ROUTES DE L’ESCLAVAGE – JORDI SAVALL : 2 cd Livre + 1 dvd ALIA VOX 2015. Durant plus de 4 siĂšcles, entre 1492 (et bien avant en vĂ©ritĂ©) et 1888 (date de l’abolition de l’esclavage au BrĂ©sil), plus de 25 millions d’Africains ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s par les colons europĂ©ennes, rĂ©duits en esclavage. Le programme de livre disque offre la parole et la mĂ©moire aux descendants des victimes en esclavage au BrĂ©sil, au Mali, Ă  Madagascar, en Colombie, au Mexique, en Bolivie. Ainsi se prĂ©cise l’horreur d’un commerce et d’une exploitation Ă©dictĂ©s en systĂšme de sociĂ©tĂ© qui est le fruit d’une entente triangulaire (Europe, Afrique, Nouveau Monde). Musicien dĂ©fricheur, engagĂ© et humaniste, Jordi Savall en dĂ©duit ce concert hommage qui met en lumiĂšre les interactions culturelles nĂ©es de la barbarie humaine. Pour conjurer leur souffrance, souvent la musique a Ă©tĂ© pour les esclaves africains, une source de rĂ©confort voire de rĂ©sistance. Le concert a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© et crĂ©Ă© Ă  Saint-Denis en 2015, puis enregistrĂ© et filmĂ© lors du 10Ăš Festival de Musique et Histoire pour un Dialogue Interculturel Ă  l’Abbaye de Fontfroide, Narbonne.
Les textes et les sĂ©quences musicales dans leur variĂ©tĂ© et leur style attestent d’une affirmation viscĂ©rale, salutaire en dĂ©pit de l’horreur vĂ©cue par des millions de femmes, hommes, et enfants ainsi asservis. La parole des griots dialogue avec l’espoir ou la douceur ensanglantĂ©e des Villancicos de negros, mestisos, 
 negrillas, gugurumbĂ©s
 L’improvisation lĂ  encore qui s’appuie sur une solide transmission des pratiques traditionnelles Ă  travers les siĂšcles, rend vivants de nombreux tableaux souvent tragiques, que la flamboyante musique et les chants incarnĂ©s colorent d’un souffle Ă  la fois Ă©vocatoire et enivrant.
Le concert suit la chronologie d’une longue et progressive exploitation, organisĂ©e Ă  l’échelle mondiale, oĂč pour rĂ©pondre au besoin en main d’Ɠuvre, les esclaves dĂ©portĂ©s arrivent en Algarve (1444), dans les colonies anglaises (1620), Ă  la Barbade (rĂ©cit de 1657), Louis XIV affirmant dĂ©sormais son « code noir » – bible des sanctions Ă  infliger aux rĂ©calcitrants-, depuis 1685, en application jusqu’en 1848. Le CD2 commence d’ailleurs dans cette Ă©vocation qui entame l’éclat du Roi Soleil. Perle de rĂ©sistance et d’autodĂ©termination admirable, le rĂ©cit de 1782, qui est la requĂȘte de Belinda, esclave, devant le CongrĂšs du Massachussets ! un geste en prĂ©ambule Ă  l’abolition de 1848, et plus rĂ©cemment encore, le « Pouquoi nous ne pouvons plus attendre » de Martin Luther King en 1963


CLIC D'OR macaron 200Les musiques et les chants, les textes et les rĂ©cits se succĂšdent ainsi, d’une bouleversante poĂ©sie, incarnĂ©s magnifiquement par les instrumentistes habituels de La Capella Reial de Catalunya et d’HespĂšrion XXI, ainsi que par la prĂ©sence des interprĂštes invitĂ©s dont les excellents artistes du Mali (interprĂštes inouĂŻs des chants de tradition griotte). Le choix des timbres associĂ©s, la magie allusive des percussions, la sincĂ©ritĂ© des chants façonnent un rĂ©quisitoire et un hommage d’une humanitĂ© irrĂ©sistible. En bonus, l’éditeur, outre un excellent livret trĂšs documentĂ© (comme tous les titres de la collection « Raices & Memoria, ici le vol. XXIV) ajoute le dvd qui est la captation de ce concert mĂ©morable Ă  Fontfroide, le 19 juillet 2015.

 

 

 

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routes-de-l-esclavage-cd-livre-dvd-jordi-savall-fontfroide-critique-compte-rendu-concert-review-cd-classiquenews-ob_bd8c8c_pochette-reCD, livre-cd, Ă©vĂ©nement. LES ROUTES DE L’ESCLAVAGE – JORDI SAVALL / 2 cd Livre ALIA VOX - Live 2015 + DVD : 2h07mn – Avec La Capella Reial de Catalunya, HespĂ©rion XXI, Bakary Sangare, Maria Juliana Linhares, Tembembe Ensamble Continuo, KassĂ© Mady Diabate, ensemble 3M (BallakĂ© Sissoko, Driss el Maloumi et Rajery), Mamani Keita, Nana KouyatĂ©, Tanti KouyatĂ© … CLIC de CLASSIQUENEWS

 

TOURCOING. La RĂ©surrection de Neukomm, le Couronnement de Mozart

COURONNEMENT et RÉSURRECTION Ă  TOURCOING et VERSAILLESTOURCOING, le 11 janvier 2019. MOZART, NEUKOMM, ATL Atelier Lyrique de Tourcoing. Programme rĂ©jouissant, cĂ©lĂ©bratif, et d’une rare Ă©lĂ©gance : L’Atelier Lyrique de Tourcoing se pare de couleurs majestueuses en janvier 2019 ; au programme, la Messe du Couronnement de Mozart, d’une lumiĂšre et d’une certitude Ă  toute Ă©preuve : composĂ©e en 1779, elle fait partie des partitions sacrĂ©es avec le Requiem (lui inachevĂ©) que Mozart nous laisse en hĂ©ritage, – emblĂšmes de son Ă©tonnante invention et conception dramatique ; l’oratorio la RĂ©surrection de Neukomm qui fut le grand dĂ©fenseur de Mozart aprĂšs sa mort (en 1791donc), et le crĂ©ateur de nombre de ses Ɠuvres dans le Nouveau Monde et jusqu’au BrĂ©sil.  Son oratorio prolonge le raffinement et le dramatisme de Mozart jusque dans la premier tiers du XIXĂš romantique 


 

 



MOZART-portrait-romantique-mozart-genie-xviii-siecle-portrait-opera-compte-rendu-par-classiquenews-critique-comptes-rendus-concerts-par-classiquenews-mozart-et-salieriLa Messe du couronnement cĂ©lĂšbre la consĂ©cration politique de l’empereur du Saint Empire Germanique Leopold II comme roi de BohĂšme, qui eut lieu Ă  Prague en 1791. Pourtant Mozart l’écrit 12 ans plus tĂŽt en 1779. La partition est choisie par Salieri, alors maĂźtre de chapelle de la Cour, qui la dirige pour cette occasion royale. La Messe tĂ©moigne de la maturitĂ© de Wolfgang au dĂ©but des annĂ©es 1780 – ampleur de la conception esthĂ©tique et orchestrale : le cadre classique et formel y implose par le souffle nouveau dĂ©volu Ă  l’orchestre ; Mozart est passĂ© par Mannheim, et ses formidables symphonistes.  Dans l’Agnus Dei, le dĂ©but du solo de soprano prĂ©figure dĂ©jĂ  la mĂ©lancolie ineffable de la Comtesse (« Dove sono i bei momenti ») de l’opĂ©ra Les Noces de Figaro, Ă©crit 7 ans plus tard.

neukomm-sigismond-compositeur-portrait-par-classiquenewsLa RĂ©surrection de Sigismund Neukomm est une crĂ©ation mondiale car jamais jouĂ©e en France. Elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e Ă  Londres en 1828, et jouĂ©e une seule fois avec 3 solistes, un chƓur, suivant le mĂȘme plan que l’oratorio de Haendel, La Resurrezione (Ă©crit en 1708). Avant Tourcoing et Versailles en janvier 2019, la partition oubliĂ©e de Neukomm, a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e au QuĂ©bec (LIRE ici notre critique du concert MOZART et NEUKOMM, au festival CLASSICA de Saint-Lambert, en juin 2018) ; l’opus dĂ©ploie une imagination entre Mozart et Weber, mĂȘlant raffinement instrumental et souffle de l’orchestre, tout en citant en plusieurs sĂ©quences l’opĂ©ra romantique allemand Ă  l’époque de Neukomm.

L’Atelier Lyrique de Tourcoing poursuit ainsi le travail du regrettĂ© Jean Claude Malgoire qui s’est efforcĂ© il y a longtemps dĂ©jĂ , de raviver la mĂ©moire de Neukomm, français d’adoption nĂ© Ă  Salzbourg, Ă©lĂšve de Michael et Joseph Haydn, compositeur de prĂšs de 2000 Ɠuvres pour la plupart conservĂ©es Ă  la BibliothĂšque Nationale de France
 C’est d’ailleurs Ă  la BNF que JC Malgoire le dĂ©fricheur, jamais en reste d’une pĂ©pite oubliĂ©e, a dĂ©couvert la partition de La RĂ©surrection.

Le concert rĂ©pond Ă  la demande du ChĂąteau de Versailles qui est  demeurĂ© sous le charme de Sigismund Neukomm depuis que la Messe de Requiem Ă  la mĂ©moire de Louis XVI a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  la Chapelle Royale. Dans La RĂ©surrection, mĂȘme prĂ©Ă©minence dĂ©volue au chƓur, qui commente ce qui est Ă©voquĂ© par les chanteurs solistes. Voici l’un des chef-d’Ɠuvres de Neukomm. RĂ©vĂ©lation Ă  suivre.

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CONCERT MOZART / NEUKOMM
Messe du couronnement / La RĂ©surrection

Vendredi 11 janvier 2019  à 20hboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos

 

 

Dimanche 13 janvier 2019 Ă  16h
VERSAILLES Chapelle Royaleboutonreservation

 

 

dĂšs 8 ans – 1h30
LATIN/ALLEMAND

 

 

MESSE DU COURONNEMENT
Wolfgang Amadeus Mozart(1756-1791)
en ut majeur KV 317
créée le 23 mars 1779

LA RESURRECTION
Sigismund Neukomm(1778-1858)
oratorio – achevĂ© d’écrire Ă  Paris le 29 dĂ©cembre 1828

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Laetitia Grimaldi, soprano
Pauline Sabatier, mezzo (Mozart)
Antoine Bélanger, ténor
Marc Boucher, baryton

ChƓur de Chambre de Namur
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Leonardo Garcia Alarcon
Coproduction Festival Classica (Saint Lambert, Canada)

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LIRE aussi notre critique du concert MOZART / NEUKOMM donné à Boucherville, Québec, le 5 juin 2018 :

boucherville festival classica 6 juin concert neukomm et mozart marc boucher baryton laetitia grimaldi spitzer soprano _generale_du_concertCOMPTE-RENDU, concert. BOUCHERVILLE (QuĂ©bec), le 5 juin 2018. Festival Classica. Mozart, Neukomm (La RĂ©surection, rĂ©crĂ©ation). Temps fort de la 8Ăš Ă©dition du Festival CLASSICA au QuĂ©bec, le concert « fermé », dans l’église trĂšs Ă©lĂ©gante de Boucherville, au bord du Saint-Laurent. Le programme devait ĂȘtre dirigĂ© par le chef Jean-Claude Malgoire, dĂ©cĂ©dĂ© brutalement en avril dernier, si grand artiste passionnĂ© par le dĂ©frichement et qui continue de marquer la redĂ©couverte actuelle de Neukomm. C’est lui qui ressuscitait dĂ©jĂ  la version du Requiem de Mozart, telle que la partition fut achevĂ©e par le compositeur autrichien (Libera me final). Neukom, bien que contemporain de Beethoven, reste hermĂ©tique aux excĂšs expressifs du grand Ludwig. Il s’engage plutĂŽt pour le dernier Mozart et sa diffusion ainsi au BrĂ©sil (lors d’un fameux sĂ©jour transatlantique rĂ©alisĂ© de 1816 Ă  1821 : la cĂ©lĂšbre mission française au BrĂ©sil). Sigismond (von) Neukomm (1778-1858), fut Ă©lĂšve de Michael Haydn, avant de servir Ă  Vienne, son frĂšre Joseph, comme confident et disciple. De ce dernier, Neukomm apprit les rudiments de son mĂ©tier, partageant avec le concepteur de la CrĂ©ation (1799), ce goĂ»t pour le travail Ă©lĂ©gant, mesurĂ©, classique, pourtant d’un raffinement absolu servant un dramatisme toujours lumineux et nerveux. Dans les faits, alors que Beethoven rĂ©volutionne le genre symphonique, Neukomm cultive et prolonge le goĂ»t et l’esprit des LumiĂšres avec un Ă©quilibre aristocratique. LIRE la critique du concert dans son intĂ©gralitĂ©

LILLE. Jean-Claude Casadesus joue la 6Ăš de Tchaikovsky

tchaikovsky portrait par classiquenewsCLIC D'OR macaron 200LILLE, ONL, jeudi 17 janv 2019. JC CASADESUS / REPIN. FASCINATIONS RUSSES : Tchaikovsky / Glazounov : l’ñme russe Ă  Saint-PĂ©tersbourg. VoilĂ  le nouveau jalon de l’itinĂ©raire symphonique auquel nous convie Jean-Claude Casadesus, chef lĂ©gendaire et fondateur du National de Lille, au cours de cette saison 2018 – 2019. A mi parcours, le 17 janvier, l’idĂ©e est appĂ©tissante, en mettant en relation Tchaikovski le maudit et le classique et formellement lĂ©chĂ© Glazounov (mort Ă  Neuilly sur Seine, le 21 mars 1936). Au dĂ©but du siĂšcle, l’autodidacte magnifique, Ă©lĂšve privĂ© de Rimsky (avec lequel il orchestre l’opĂ©ra de Borodine, Prince Igor en 1887), compose son ballet Raymonda, quelques symphonies (n°3 Ă  7), et son Concerto pour violon, alors qu’il est devenu en 1899, professeur au Conservatoire de Saint-Petersbourg. Le programme du concert lillois permet de retrouver, serviteur zĂ©lĂ© et esthĂšte du son, le violoniste devenu rare en France Vadim Repin que l’on retrouve avec bonheur dans le Concerto de Glazounov.
REPIN vadim violon lille ONL concert jean claude casadesus fascinations russes 17 janv annonce concert classiquenews critique ©Repim_328px_18-19Le gĂ©nie orchestrateur du compositeur s’affirme ici, d’autant que Glazounov en 1904 est aussi sur le mĂ©tier de sa derniĂšre symphonie n°8. Instrumentiste habile, l’auteur s’essaye lui-mĂȘme aux rudiments du violon pour Ă©crire le Concerto : en deux mouvements enchaĂźnĂ©s (Moderato, andante / Finale : allegro), la partition redouble de virtuositĂ© solaire, d’un Ă©quilibre olympien qui exige beaucoup du soliste, en particulier dans la derniĂšre partie de l’Andante oĂč le jeu prodigieux du violoniste doit faire entendre deux instruments. Le feu conclusif, entre panache de la fanfare et Ă©nergie de la danse emporte toute rĂ©serve et pudeur, vers une cime joyeuse et Ă©blouissante.

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Concert «  fascination russe »boutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 17 janvier 2019, 20h

http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/fascinations-russes/

CHOSTAKOVITCH
Ouverture de fĂȘte

GLAZOUNOV
Concerto pour violon et orchestre

TCHAÏKOVSKI
Symphonie n°6, “PathĂ©tique”

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION: JEAN-CLAUDE CASADESUS‹ / VIOLON: VADIM REPIN
AprĂšs le concert, bord de scĂšne
avec Jean-Claude Casadesus
et Vadim Repin
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

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Symphonie n°6 Pathétique de Tchaikovsky
tchaikovski piotr-Tchaikovsky-530-855CrĂ©Ă©e Ă  Saint-PĂ©tersbourg le 16 octobre 1893, la 6Ăš symphonie est le sommet spirituel et introspectif de la littĂ©rature tchaikovskyenne : un Everest de la poĂ©sie intime et interrogative parfois inquiĂšte voire angoissĂ©e. Annonçant ce mĂȘme sentiment de terreur intĂ©rieure sublimĂ©e d’un Chostakovtich Ă  venir. La 6Ăš Symphonie captive de bout en bout par l’engagement des musiciens, qui doivent entre Ă©lectricitĂ© et embrasement mais intĂ©rieurs, exprimer la traversĂ©e dans l’autre monde
Dans le dernier mouvement (conçu comme un « long adagio », selon sa correspondance avec son neveu chĂ©ri Vladimir Davydov qui en le dĂ©dicataire), et au cours de l’exposition ultime, Ă©nigmatique, de la Sarabande finale, le chant orchestral entonne une danse sacrale, noire, vertigineuse, vĂ©ritable exposĂ© et mise Ă  nu, d’une vĂ©ritĂ© secrĂšte, sourde, qui terrasse finalement tout le cycle
 Cette conscience et cette sincĂ©ritĂ© dans l’intention globale et la construction de la symphonie ultime de Piotr Illiytch affirme une quĂȘte inĂ©dite, qui assure le passage du vivant au mort, en un renoncement obligĂ© pas toujours serein. Aux portes de sa prochaine agonie, la PathĂ©tique raconte la derniĂšre odyssĂ©e du compositeur Ă  la maniĂšre d’un Livre des morts, soit autant de paysages Ă  la fois intime, personnels (donc secrets voire Ă©nigmatiques), puis terrassĂ©s, angoissĂ©s, comme saisis par l’ineffable du tragique. La terreur se fait priĂšre.
Que sera le geste de JC Casadesus ? Il tĂ©moignera d’une expĂ©rience musicale unique Ă  ce jour, nourrie par sa complicitĂ© avec les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille. Entre la premiĂšre exĂ©cution (pilotĂ©e par l’auteur) dont la direction incertaine suscita un certain malaise, et la reprise sous la baguette de Napravnik, portĂ©e en triomphe, Piotr Illiytch Ă©tait mort, terrassĂ© par un scandale liĂ© Ă  la menace d’une rĂ©vĂ©lation de son homosexualitĂ©. Ainsi la 6Ăš recueille la derniĂšre pensĂ©e de l’immense synphoniste emportĂ© dans la nuit du 18 nov 1893.

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TOURNEE EN REGION

En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Violon : Esther Yoo

Boulogne-sur-Mer Théùtre
vendredi 18 janvier 20h
Infos et réservations au 03 21 87 37 15 ou sur www.ville-boulogne-sur-mer.fr

Aire-sur-la-Lys Le ManĂšge
samedi 19 janvier 20h
Infos et réservations au 03 74 18 20 26

CD, critique. IBN BATTUTA, le voyageur de l’Islam : 1304 – 1377 (2 cd Alia Vox, Jordi Savall).

IBN BATTUTA voyageur de l islam jordi savall critique cd classiquenews AVSA9930 Ibn Battura critique cd review classiquenewsCD, critique. IBN BATTUTA, le voyageur de l’Islam : 1304 – 1377 (2 cd Alia Vox, Jordi Savall). Voici la somme littĂ©raire et musicale, voire philosophique qui a occupĂ©, esprit et pratique instrumentale, Jordi Savall en 2014 puis 2016 – puisque l’enregistrement de ce nouveau double cd, a Ă©tĂ© enregistrĂ© en deux Ă©tapes. A nouveau, le chef catalan Ɠuvre pour l’expĂ©rience fraternelle, ressuscitant musique et texte qui dans l’histoire passĂ©e, attestent de rapprochements bĂ©nĂ©fiques. Il y est question d’un voyage historique au XIVĂš siĂšcle, dont les valeurs, – atemporelles-, valent Ă©clairage pour notre temps ; oĂč Ă  travers les lieux et les rencontres Ă©voquĂ©es s’intensifient et s’enrichissent les valeurs humaines, surtout humanistes et fraternelles, celles qui inspirent depuis ses dĂ©but, le chef et gambiste catalan Jordi Savall.

 

 

 

La Rihla de Battuta,
aux sources des métissages et des rencontres heureuses

 

 

 

Sur les traces du prophĂšte Mahomet qui exhortait ses fidĂšles au mouvement, aux voyages « à la recherche du savoir et de la connaissance 
 jusqu’au confins de la Chine». Ainsi s’inscrit la « Rihla », comme genre littĂ©raire, Ă  la fois rĂ©cit et tĂ©moignage, carnet de voyage, expĂ©rience humaine et fraternelle rĂ©alisĂ©e aux limites du monde connu d’alors (dĂšs le XIIĂš siĂšcle)
 Le voyage d’IBN BATTUTA est prĂ©cĂ©dĂ© par celui de Ibn Jubayr (1145-1217), le premier grand voyageur arabe originaire de Xativa (Valencia).
Jordi Savall s’intĂ©resse ici aux mondes et rencontres rapportĂ©s par IBN BATTUTA dont le rĂ©cit de voyage (rihla) a Ă©tĂ© traduit, commentĂ©, dĂ©cryptĂ©, publiĂ© par l’historienne Margarida Castells et le poĂšte et arabiste Manuel Forcano (Ă©ditions Proa Ă  Barcelone, 2005 : une nouvelle Ă©dition qui renforce l’attractivitĂ© d’un texte rĂ©vĂ©lĂ© dĂšs la 2Ăš moitiĂ© du XIXĂš). Le voyageur note les moeurs et les coutumes des terres explorĂ©s, dont certaines pratiques le choquent comme le cas de femmes impudiques aux Maldives, qui ne se couvrent pas le buste ni les seins (alors le droit matriarcal Ă©tait Ă  l’honneur, respectĂ© par la souveraine de l’üle)


Musulman, Battuta (nĂ© Ă  Tanger en 1304) a loisir d’écrire ses aventures de 1325 Ă  1354 ; il s’y montre sous des abords qui peuvent surprendre aujourd’hui ; rĂ©pudie et adopte, puis Ă©carte nombre de concubines a cours de ses pĂ©riples. Ainsi s’épaissit un rĂ©cit transcrit dĂšs 1356 par le jeune Ă©rudit Ibn Juzzay Ă  la demande du sultan du Maroc. Son pĂ©riple commence avec le pĂšlerinage Ă  la Mecque (haij) dĂšs 1325 : sur la route de l’Arabie, il traverse l’Afrique du Nord, l’Égypte, la Palestine et la Syrie. Puis, dĂ©couvre aprĂšs son Ă©tape Ă  la Mecque, la Perse (1326), l’Irak, l’Afrique de l’Ouest, et navigue jusqu’à Kilwa (actuelle Tanzanie), aprĂšs ĂȘtre passĂ© Ă  Mogadiscio, Mombasa et Zanzibar. Au retour, il visite Oman et le Golfe persique avant de se rendre de nouveau Ă  La Mecque.
En 1330, il reprend la route pour l’Inde 
 par l’Égypte, la Syrie, Constantinople, l’Asie Mineure, la Mer Noire et l’Afghanistan. Il restera ainsi huit ans en Inde, employĂ© par Muhammad Tughluq, le sultan de Delhi et devient juge (qadi). Puis cap vers la Chine (1341), par les Maldives, le Sri Lanka (ex Ceylan), la Birmanie et Sumatra
 avant de rejoindre Canton. Un dernier voyage le mĂšne ensuite au Sahara, jusqu’au Soudan, pour se fixer au maroc dĂ©finitivement Ă  partir de 1355.

SAVALL-582-390-jordi-savall-l-orfeo-reeditionJordi Savall Ă©voque musicalement les voyages vers le sud et l’est d’Ibn Battuta. Tout en contextualisant l’étendue d’une pĂ©rĂ©grination en soi impressionnante, rĂ©alisĂ© par un jeune homme encore voyageur au dĂ©but de sa cinquantaine
 Des repĂšres historiques sont Ă©voquĂ©s : la mort de Marco Polo (1324), le voyage Ă  bord d’une nef catalane (1346), la conquĂȘte de la Sardaigne et Pierre IV sur l’üle (1353), la Bataille de Baeza (1368), son arrivĂ©e Ă  Constantinople (1334). Concernant son avancĂ©e en Afrique, dans la Grenade de l’Al-Andalus, dans le Proche ou le grand Orient (Inde et Chine), chansons et danses traditionnelles Ă©voque chaque lieu. L’improvisation tient ici une place essentielle, comme preuve que la transmission par l’oralitĂ© et la pratique de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration s’est rĂ©alisĂ©e sans discontinuitĂ© jusqu’à nos jours ; comme libertĂ© d’un geste musical qui respire avec l’expĂ©rience et la sensibilitĂ© de chaque musicien interprĂšte.
Chaque concert live enregistrĂ© prĂ©serve l’intensitĂ© de ce geste collectif qui est avant tout le fruit d’une complicitĂ© Ă  plusieurs, entre instrumentistes et chanteurs : le CD 1 / Premiers voyages est le concert donnĂ© Ă  Abu Dhabi, dans l’Emirates Palace-Auditorium le 20 vovembre 2014 (les textes sont rĂ©citĂ©s en Arabe et en Anglais), / le CD 2 / derniers voyages (Ă  partir de « Voyage au centre de l’Asie  : 1335 », Ă©tait le programme donnĂ© Ă  Paris (Philharmonie), en novembre 2016 (textes en Français). Le parcours s’achĂšve avec la mort du voyageur en 1377.

Alchimiste et grand orfĂšvre des timbres anciens et traditionnels, Jordi Savall mĂȘle avec beaucoup de finesse et de goĂ»t les alliages les plus imprĂ©vus, tĂ©moignant dĂšs le moyen Ăąge d’’une riche palette sonore : vielle, rebec, rebab mĂ©diĂ©val, cistre, luth mĂ©diĂ©val, organetto, chalemie, flĂ»tes, cornemuses, et percussions diverses 
 pour les musiques occidentales mĂ©diĂ©vales ; et pour l’évocation des contrĂ©es et cultures approchĂ©es par Battuta, instrumentarium des plus variĂ©s selon les peuples rencontrĂ©s : oud marocain et ney (piĂšces arabes), oud turc, qanun et kaval (Turquie), le santur (Irak et Perse), le rebab et le zir baghali (Afghanistan), le sarod et la tabla (Inde et Maldives), le pipa et le zheng (Chine), enfin la kora et la valiha (comme Ă©vocations du Mali).
CLIC D'OR macaron 200Les instrumentistes d’HespĂšrion XXI ressuscitent ainsi l’époque de Battuta, celle de Byzance et de l’empire Ottoman (Maroc, Syrie, Bulgarie, GrĂšce et Turquie
) ; l’Afrique, le proche-Orient et le grand Orient avec l’Inde et la Chine. A travers la diversitĂ© des rythmes, sonoritĂ©s, textes, styles ainsi incarnĂ©s, Jordi Savall rĂ©alise avec ses troupes, ce mĂ©tissage fraternel oĂč l’Autre et le DiffĂ©rent sont le sujet d’une quĂȘte permanente. Et dans la musique, la rĂ©alisation d’une expĂ©rience humaine souvent bouleversante. Au final, IBN BATTUTA est bien aux cĂŽtĂ©s de Marco Polo, l’un des voyageurs et curieux, les plus actifs Ă  son Ă©poque. Tous deux ont rĂ©unis l’Occident et l’Orient. Ils ont montrĂ© cette idĂ©e de fraternitĂ© des peuples qui fondent avec justesse et poĂ©sie, tout le travail du chef Catalan, depuis toujours, prophĂšte du rapprochement et de la rĂ©conciliation des nations.

CD, livre cd, Ă©vĂ©nement, critique. IBN BATTUTA, le voyageur de l’Islam – 2 sacd ALIA VOX - 2014, 2016. HespĂšrion XXXI, Jordi Savall / 1h18 + 1h08.

https://www.alia-vox.com/fr/catalogue/ibn-battuta-le-voyageur-de-lislam-1304-1377/

 

 

 

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TRACKLISTING

CD1 : 1304-1335 (live nov 2014)
1-2. 1304 · Tanger. Narration : Naissance d’Ibn battuta 
 / Bismillah ir-Rahman
3-4. 1311-1315 · ApogĂ©e de l’Empire musulman du Mali. Taqsim : Valiha / Kouroukanfouga (instr.) – Mali
5-6. 1324 · Mort de Marco Polo. Narration : Le cĂ©lĂšbre voyageur meurt Ă  Venise 
 / Plainte grĂšcque
7. 1325 · Maroc – Égypte. Taqsim : Oud / Narration : À l’ñge de 21 ans, Ibn Battuta de Tanger

8-9. 1326 · Le Caire – JĂ©rusalem – Damas. Narration : Ibn Battuta remonte le Nil 
 / Kevoque (instr.)
10-11. À Damas. RĂ©c. I. Battuta : C’est l’un des Ă©difices les plus surprenants 
 / Qays ibn al-Moullawwah
12-13. 1326 · Mort d’Osman Ier. / Taqsim : Oud & Kaval / Nihavent (Chant ottoman)
14. 1326 · Arabie : la Mecque. Taqsim : Ney & Oud / Narration : AprĂšs une visite 

15-16. Danse de l’ñme, Taqsim / RĂ©c. I. Battuta : La majoritĂ© de ceux 
 / Sallatu Allah
17. 1326-27 · Irak – Perse. Narr. : Une fois / RĂ©c. I. Battuta : La partie occidentale de Bagdad. / Chahamezrab
18. Taqsim – Neveser · Hal asmar
19. 1328-1330 · YĂ©men – Zanzibar. Narration : AprĂšs la Perse et l’Irak 

20. Véro (instr.) / Récité I. Battuta : Depuis la ville de Mogadiscio 

21-22. 1329 · Bataille de Pelekanon. Narration: Bataille 
 / Der makām-ı HĂŒseynÄ« SakÄ«l-i – Anon. Ottoman
23-24. 1331 · Oman et le Golfe Persique. Narration : Revenu de son pĂ©riple 
 / Talaa’ al-badr ‘aleina
25-26. 1332-1333 · Anatolie. Narration : Ibn Battuta prendra deux ans
 / SufĂ­ Dance (instr.)
27. 1334 · Ukraine – Constantinople. Narration : Depuis la cĂŽte turque de la Mer Noire 

28-29. RĂ©c. I. Battuta : Notre arrivĂ©e dans la grande Constantinople 
 / En to stavro pares tosa – Chant byzantin
30. Samarcande. ĐŻŃĐ”Đœ ĐŒĐ”ŃĐ”Ń† ĐČДч ĐžĐ·ĐłŃ€ŃĐ°ĐČĐ° (Une lune claire se lĂšve) / RĂ©c. I. Battuta : Ensuite, je me suis dirigé 
31. 1334-1335 · L’Asie centrale. Impro: Tabla / Narration : Ibn Battuta quitte Constantinople 

32. Laïla Djñn (instr.) – Chant-danse de Kabul (Afghanistan)

CD2 : 1335-1377 (live, nov 2016)
1.2 1335 · Voyage au centre de l’Asie. LaĂŻla DjĂąn (instr.) – Chant-danse de Kabul (Afghanistan)
3. 1336 · Fondation du royaume de Vijayanagar. RĂ©c. I. Battuta : Au centre du vaisseau 

4. Muddhu gare yashoda (Raga) – Sarod & Tabla
5-6. 1344 · Voyage aux Ăźles Maldives. RĂ©c. I. Battuta : Les habitants des Îles 
 / Raga: Sarod & Tabla
7. 1345 · Voyage au Sud de l’Asie, Ă  Sandabur (Goa) et en Chine. / é«˜ć±±æ”æ°Ž Gao shan liu shui
8. Impro.: Zheng / RĂ©c. I. Battuta : Les Chinois sont des infidĂšles adorant des idoles 

9. 1345 · DĂ©but de la colonisation chinoise de l’Asie du Sud-ouest. 蕉çȘ—ć€œé›š Jiao chuang ye yu
10. Chanson dansée « Ya bourdaeyn »
11. 1346 · Le grand retour au Maroc, Bagdad et Alep (1348). RĂ©c. I. Battuta : Je partis de Tunis par mer 

12. Quant ai lo mont consirat – Anonyme catalan (Chant spirituel)
13-14. 1350 · Al-Andalus. Il visite Grenade. RĂ©c. I. Battuta : Depuis Alhamma 
 / Fiyachia – Trad. arabe
15. 1352 · Ibn Battuta traverse le Sahara. Anonyme arabe : ‘Al maya, ‘Al maya (Chanson dansĂ©e)
16-17. 1353 · Il visite l’Empire de Mali. RĂ©c. I. Battuta : Parmi tous les peuples 
 / Danse impĂ©riale (impro.)
18. 1354 · Pierre III conquĂȘte Sardaigne. Isabella (Stampitta)
19. 1356 · Zhu Yuanshang se rĂ©volte contre les Mongols. / 怩汱äč‹æ˜„ Tian shan zhi chun
1357 · Ibn Battuta, dÚs son retour à Fez, débute la chronique de ses Voyages : La Rihla.
20. 1359 · Murat I succĂšde Ă  son pĂšre le sultan Ohrhan Gazi. Der makām Çargah sirto (instr.)
21. 1368 · Battaile de Baeza. Anonyme : Cerco de Baeza (Romance de la FrontiÚre, CMP 106)
22. 1368 · Les Yuan Mongols sont expulsĂ©s de PĂ©kin. èĄŒèĄ— Xing jie – Sud-est de la Chine
23. 1377 · Mort d’Ibn Battuta. / Lamentation arabe : Li Saheb : Chant de la sĂ©paration – Taqsim

 

 

 

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Les FrĂšres Jussen et l’Orchestre National de Lille

LILLE, le 10 janv 19. JUSSEN brothers, MOZART, MENDELSSOHN. En janvier 2019, l’Orch national de Lille joue la carte de la jeunesse talentueuse, invitant les deux frĂšres pianistes Arthur et Lucas Jussen, et la cheffe d’orchestre corĂ©enne Eun-Sun KIM pour un Mendelssohn des plus Ă©vocateurs


249_1.broers-jussen-p0456903-websiteLes FrĂšres JUSSEN
 Jouer en duo est un exercice dĂ©licat d’ajustement, d’écoute, de complicitĂ© et parfois de grĂące en partage. Au clavier rares les duos d’interprĂštes capables de relever les dĂ©fis du quatre mains concertants. Les sƓurs LabĂšque, le duo Berlinskaia / Ancelle doivent leur entente Ă  une secrĂšte et inaltĂ©rable alliance : liens de sang pour les premiĂšres ; noces inspirĂ©es complĂ©mentaires pour les seconds. Les frĂšres Jussen, nĂ©erlandais de charme, tous deux ĂągĂ©s d’une vingtaine, illustrent les promesses d’une complicitĂ© astucieuse qui fait merveille ici dans le double concerto pour piano et orchestre de Mozart. Ils ont des gueules d’anges blonds, mais ont le tempĂ©rament allumĂ© voire parfois inspirĂ© (voir ci aprĂšs leur Schubert sur Youtube). CĂŽte Ă  cĂŽte, les deux pianistes affinent et cisĂšlent l’art des accents et la motricitĂ© rythmique.
Le Concerto pour deux piano de Mozart est un sommet de fusion facĂ©tieuse et tendre pour deux voix unies, celles du jeune compositeur et de sa sƓur Nanerl, composĂ© pour leur tournĂ©e europĂ©enne en 1779.

mendelssohn elias cd felix-mendelssohn-bartholdy_jpg_240x240_crop_upscale_q95MENDELSSOHN sur le motif Ă©cossais
 Puis, le programme complĂšte ce tableau de la fraternitĂ© heureuse, en retenant de Mendelssohn (dont on rappellera aussi le talent de sa sƓur Fanny), deux passionnantes partitions : l’évocation de la grotte de Fingal (site naturel qui avait tant impressionnĂ© en Ecosse en 1829, le jeune compositeur voyageur par ses amas de roches rectangulaires agencĂ©es comme des tuyaux d’orgue. Enfin, l’Orchestre National de Lille conclut le cycle par un sommet romantique, la Symphonie n°3 « écossaise » : achevĂ©e en 1842 (et crĂ©Ă©e Ă  Leipzig au Gewandhaus) : symphonie pastorale ou plutĂŽt climatique, l’Ecossaise de Mendelssohn s’inspire des paysages d’Ecosse, ses highlands et ses brumes vaporeuses qui exaltent l’esprit de contemplation et de mĂ©ditation poĂ©tique.

L’écriture contrapuntique du premier mouvement (andante, allegro, andante) dĂ©veloppe une architecture foisonnante et sĂ»re dont l’énoncĂ© continu et trĂšs classique (forme sonate bithĂ©matique mozartienne), sans pause ni silence rappelle aussi combien Mendelssohn a analysĂ© JS Bach, dont il est le premier promoteur Ă  Leipzig. On notera aprĂšs l’Adagio (en la majeur) d’une sĂ©rĂ©nitĂ© parfois grave, le souffle du dernier et quatriĂšme mouvement allegro guerriero, oĂč rayonne un sentiment de puissance quasi martial, portĂ© d’abord par un rugissement spectaculaire tel un orage, puis dĂ©ployĂ© avec une grandeur noble ; une rĂ©fĂ©rence dĂ©fĂ©rente Ă  la souveraine Ă  laquelle est dĂ©diĂ© l’Ɠuvre : la Reine Victoria elle-mĂȘme qui exprima sa faveur pour le jeune allemand en voyage dans les Îles Britanniques (« MajestĂ€t der Königin Victoria von England »).

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LILLE, jeudi 10 janvier 2019boutonreservation
Auditorium du Grand SiĂšcle, 20h

Repris au palais des Beaux-Arts de CHARLEROI
vendredi 11 janvier 2019, 20h

MENDELSSOHN
Les HĂ©brides, “La Grotte de Fingal”, ouverture

MOZART
Concerto n°10 pour deux pianos

MENDELSSOHN
Symphonie n°3, “Écossaise”

Orchestre National de Lille
DIRECTION : EUN-SUN KIM‹PIANO : LUCAS ET ARTHUR JUSSEN

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/legendes-ecossaises/

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VISITER le site des frĂšres pianistes Lucas et Arthur JUSSEN
http://arthurandlucasjussen.com/en/home

VOIR les FrĂšres JUSSEN
https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=2Bygq-SIUqA

 

SCHUBERT : Fantaisie Seoul Arts center, Corée 2014

https://www.youtube.com/watch?v=UyjzqPPXDcw

JUSSEN Arthur lucas

Illustration : Arthur et Lucas Jussen © Carli HermÚs

ONL,VALSES de STRAUSS par l’Orchestre National de Lille

©matheuz_328px_18-19LILLE, NORD, les Valses des Strauss, ONL,13 dĂ©c>5 janv 2019. Le pĂšre nĂ© en 1804, le dernier fils mort en 1899
 la famille STRAUSS couvre ainsi tout un siĂšcle, que l’on dit romantique et qui fut aussi marquĂ© par l’essor formidable de l’écriture orchestrale, adaptĂ©e au cadre stimulant de la Valse. La Vienne fin de siĂšcle, semble donner le ton et le diapason de l’élĂ©gance et du raffinement social et mondain.

 

 

 

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Parfum impĂ©rial et fanĂ©, mais terriblement raffinĂ©, comme singuliĂšrement sensuel – malgrĂ© un puritanisme de façade, comme en Angleterre (autre Empire), oĂč le corsetĂ© des robes et des costumes masculins se devaient de craquer, dans la danse sublimĂ©e par les Strauss, pĂšre et fils : la sulfureuse valse Ă  trois temps s’impose toujours Ă  nous comme une ivresse irrĂ©sistible, codifiĂ©e mais sublimĂ©e par les timbres de l’orchestre symphonique.
Pour donner corps Ă  cette jubilation des sens, en couleurs et en rythmes contrastĂ©s et spĂ©cifiques, selon l’écriture du pĂšre ou des fils (Johann, Edouard, Josef
), l’Orchestre National de Lille invite le chef Diego Matheus pour un cycle enivrant de concerts festifs et raffinĂ©s, qui comprend 3 dates Ă  Lille, les 13, 16 et 18 dĂ©c (Auditorium du Nouveau SiĂšcle), et aussi rayonnant en rĂ©gion, pour 6 dates, les 14 (Carvin), 15 (Sainghin-en-MĂ©lantois, 19 (Valenciennes), 20 dĂ©cembre (Maubeuge), puis 4 janvier (Sin-le-Noble), et 5 janvier 2019 (Longuenesse). Illustration : Johann II Strauss (DR)

 

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Cycle BAL DE L’EMPEREURboutonreservation
La Marche de Radetzky (Johann pĂšre)
Le Beau Danube bleu (Johann fils)
Valses et polkas des Strauss, pĂšre et fils
(Johann, Josef, Eduard, Hellmesberger, Lanner, Suppé, Waldteufel
)

LILLE, Nouveau SiĂšcle
jeudi 13 déc 2018, 20h
dim 16 déc 2018, 17h
mardi 18 déc 2018, 20h

Toutes les infos sur le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/bal-de-lempereur/

 
 
 
 
PUIS,
 
 
 
SIN LE NOBLE, Salle Henri Martel, vendredi 4 janvier 2019, 20h

LONGUENESSE, Scenen, samedi 5 janvier 2019, 20h  
 
   
 
 

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A NOTER
ThĂ© dansant, dim 16 dĂ©c 2018, 15h (Lille, Nouveau SiĂšcle). Pour danseurs tous niveaux, chevronnĂ©s, amateurs, novices : « partagez un tour de piste » – accĂšs gratuit selon disponibilitĂ© (rĂ©servations, informations conseillĂ©es)

Pour la billetterie des concerts en rĂ©gion, consultez la page BAL DE L ‘EMPEREUR sur le site de l’Orchestre National de Lille : les rĂ©servations se font directement auprĂšs des salles

Orchestre National de Lille
30 Place MendĂšs France BP 70119 / 59027 Lille cedex
+33 (0)3 20 12 82 40
Accueil-billetterie : 3 place MendĂšs France
Ouvert du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

 
 
 
 
 

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UNE AFFAIRE DE FAMILLE… D’un gĂ©nie orchestrateur, Ă©mergent les pĂ©pites du fils (Johann II) : Le Beau Danube bleu (1867), La valse de l’Empereur : vĂ©ritable manifeste esthĂ©tique de la Vienne impĂ©riale de François-Joseph et de son Ă©pouse « Sissi ». Si les trois temps assurent le rebond et l’élan (du dĂ©sir ainsi amorcĂ©, cultivĂ©, porté ), le quatriĂšme qui en est dĂ©duit, se fait toujours attendre
 car il ne vient pas. Cette irrĂ©solution cristallise la pulsion premiĂšre, viscĂ©rale d’une danse – transe, Ă  l’érotisme Ă©vident et qui en son temps, fut taxĂ© d’abord, de perversitĂ©, d’immoralitĂ©, d’indĂ©cence.

Mais le fils bĂ©nĂ©ficia de la gloire dĂ©jĂ  Ă©tablie du nom Strauss, affirmĂ© par son pĂšre avant lui (Johnn I); aprĂšs avoir enfantĂ© d’un chef d’oeuvre qui Ă©voque aussi l’esprit de toute une Ă©poque, la fameuse Marche de Radetsky (pour la fĂȘte de la rĂ©conciliation, le 22 sept 1849, pour le retour d’Italie du fameux marĂ©chal), Johann pĂšre meurt le 25 septembre 1849 Ă  
 45 ans. Une gloire chasse l’autre,
 c’est ensuite dans la seconde moitiĂ© du XIXĂš, que le fils dĂ©trĂŽna le pĂšre, redoublant de raffinement orchestral, de verve et d’imagination ciselĂ©es (Ă  partir d’un concert tremplin au Casino Dommayer, le 15 octobre 1844), rĂ©Ă©crivant dĂ©sormais le roman familial aussi, car c’et bien Johann Strauss II qui supplanta tous les autres, obligeant mĂȘme son frĂšre Josef Ă  reprendre la direction de l’orchestre du clan, pilotant les tournĂ©es de plus en plus Ă©reintantes, il devait mourir de surmenage Ă  43 ans


 

 

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LIRE aussi notre critique complùte de l’excellent ouvrage JOHANN STRAUSS (Actes Sud / oct 2017)

http://www.classiquenews.com/livre-critique-compte-rendu-johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-par-alain-duault-collection-classica-actes-sud/

 
 
 
 
 

TOURS, concert symphonique : L’Apprenti Sorcier

Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursTOURS, OpĂ©ra. Les 12 et 13 janvier 2019 : L’Apprenti sorcier
 VoilĂ  pour premier concert symphonique de l’annĂ©e 2019, un programme haut en couleurs, vĂ©ritable itinĂ©raire symphonique, nĂ©cessitant de l’orchestre, une facultĂ© Ă  exprimer toute situation dramatique, comme s’il s’agissait d’un opĂ©ra, mais sans les voix. De surcroĂźt sur le thĂšme de la magie et des magiciens
 Sous la direction du maestro Benjamin Pionnier, qui est aussi le directeur de l’OpĂ©ra de Tours, les 5 compositeurs choisis abordent l’écriture orchestrale comme de puissants magiciens ; habiles en sortilĂšges et tableaux particuliĂšrement suggestifs.

L’ouverture d’Humperdinck (HĂ€nsel et Gretel) confirmera l’admiration du compositeur pour
 Wagner. Lequel est jouĂ© en seconde sĂ©quence, et en une invocation magique au feu : les flammes que suscite Wotan, grĂące au dieu du feu, son complice depuis L’Or du Rhin, Loge, esprit aĂ©rien et terriblement astucieux, sont celles qui permettent Ă  la Walkyrie favorite, BrĂŒnnhilde, d’ĂȘtre protĂ©gĂ© sur son rocher oĂč elle repose ; sans les flammes saintes, la divine vierge serait livrĂ©e au tout venant. Il faut un hĂ©ros pour oser franchir la muraille crĂ©pitante
 Ce sera Siegfried, son futur Ă©poux.
Dans ce final de la Walkyrie, l’opĂ©ra les plus tendre et amoureux de la TĂ©tralogie, Wagner compose une page symphonique d’une exceptionnelle force dramatique, oĂč le pĂšre des dieux, exprime ses adieux Ă  sa fille chĂ©rie. Cet acte de renoncement et d’impuissance marque surtout la dĂ©but de son dĂ©clin
 En perdant sa fille aimĂ©e, Wotan devient le Wanderer, un patriarche errant, dĂ©truit intimement.
Contemporain de la dĂ©ferlante wagnĂ©riste en Europe, L’Apprenti Sorcier de Paul Dukas date de 1897, une Ă©poque oĂč pourtant par rĂ©action, les compositeurs français revendiquent la suprĂ©matie de la musique française face Ă  celle germanique, en particulier dans le genre de la musique de chambre et de l’écriture orchestrale.
Le poĂšme est en rĂ©alitĂ© un scherzo symphonique; Dukas s’inspire de Goethe (Der Zauberlehrling de 1797) : le jeune apprenti sorcier se laisse dĂ©passer par la magie qu’il a suscitĂ© ; en pilotant un balai pour remplir une bassine d’eaux, il se trouve rapidement submergĂ© par le sortilĂšge ; l’inondation menace quand le maĂźtre paraĂźt et rompant le charme, cesse le dĂ©sordre. Dukas oppose et mĂȘle Ă  la fois les deux thĂšmes du balai enchantĂ© et de la joie de l’Apprenti : tout se prĂ©cipite bientĂŽt, s’emballe (quand par la hĂąche qu’il croyait salvatrice, l’Apprenti dĂ©double Ă  l’infini le balai envoĂ»tĂ©)
 Jusqu’au chaos tumultueux, avant que ne surgisse le MaĂźtre excĂ©dĂ© mais contrĂŽlĂ© qui semble gifler son Ă©lĂšve audacieux et inconscient, grĂące aux quatre notes ultimes. Walt Disney en 1937, dans le film FANTASIA, immortalise la force Ă©vocatoire de la musique, offrant des images inoubliables Ă  cet emballement progressif, qui aprĂšs l’impuissance du jeune apprenti, fait paraĂźtre dĂ©finitif et indiscutable la sentence finale du MaĂźtre. L’écriture de Dukas excelle dans le genre du poĂšme symphonique descriptif, usant avec un raffinement extrĂȘme les timbres des bois (clarinette basse, 3 bassons, 1 contrebasson
 ce dernier pour exprimer le sortilĂšge infernal qui dĂ©multiplie les balais porteurs des sceaux d’eau
).

La SorciĂšre de midi de Dvorak est trop peu connue et mĂ©rite amplement d’ĂȘtre jouĂ©e au concert ; quand pour conclusion de cette immersion orchestral et magique, Benjamin Pionnier a choisi la suite pour orchestre extraite d’Harry Potter Ă  l’école des sorciers. John Williams s’y dĂ©lecte Ă  Ă©voquer le pouvoir surnaturel et fantastique des adolescents devenus magiciens, souvent dĂ©passĂ©s par le pouvoir et les forces qu’ils convoquent
 Programme passionnant et prometteur Ă  Tours, en ce mois de janvier 2019.

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TOURS, Opéra.
Concert Symphonique : L’Apprenti Sorcier
Samedi 12 janvier 2019 – 20h
Dimanche 13 janvier 2019 – 17h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/l-apprenti-sorcier-12-13-jan

Programme

Engelbert HUMPERDINCK
Ouverture de HĂ€nsel et Gretel

Richard WAGNER
La Walkyrie : Adieux de Wotan et Magie du feu

Paul DUKAS
L’Apprenti Sorcier

Antonín DVOƘÁK
La SorciĂšre de midi (Polednice), B.196 (Op. 108)

John WILLIAMS
Suite Symphonique Harry Potter Ă  l’école des sorciers

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Conférences
Samedi 12 janvier – 19h
Dimanche 13 janvier – 16h
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

Opéra de TOURS
Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00
Contactez-nous
Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

CHEFS. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : le directeur musical Alexandre BLOCH prolongĂ© jusqu’en 2024

CHEFS. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : le directeur musical Alexandre BLOCH prolongĂ© jusqu’en 2024. Ivan Renar, PrĂ©sident de l’Orchestre National de Lille, sur proposition de François Bou, Directeur gĂ©nĂ©ral et en accord avec le Conseil d’Administration, a prolongĂ© le mandat de directeur musical actuel : Alexandre Bloch jusqu’en juillet 2024.

 

 

Orchestre National de Lille
ALEXANDRE BLOCH prolongé

 
 

 

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Directeur musical de l’Orchestre National de Lille depuis septembre 2016, le chef français Alexandre Bloch – 33 ans – poursuit sa 3Ăšme saison lilloise. Depuis plus de deux ans et demi, Alexandre Bloch a su insuffler une nouvelle dynamique tant sur le plan artistique avec les musiciens de l’Orchestre (nombreux renouvellements au sein des pupitres dont la nouvelle violon solo Ayako Tanaka), qu’au niveau de la programmation en proposant de nouveaux formats – Smartphony, concert connectĂ© / Just Play, une plongĂ©e interactive dans l’Orchestre, les Babyssimos, cinĂ©-concerts pour les petits Ă  partir de 2 ans ; sans omettre la relaxation musicale pour les futures mamans.

En collaboration Ă©troite avec François Bou, Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Orchestre depuis septembre 2014, Alexandre Bloch diffuse et dĂ©fend avec cƓur et Ă©nergie, la signature « Orchestre National de Lille » : sur le plan discographique avec des enregistrements saluĂ©s par la critique (Grammophon Magazine, le Monde, TĂ©lĂ©rama, OpĂ©ra Magazine, Diapason, Classica, France Musique, Res Musica, 
 et bien sĂ»r Classiquenews
) : Les PĂȘcheurs de perles de Bizet chez Pentatone (enregistrement de mai 2017 / CLIC de CLASSIQUENEWS / VOIR notre reportage vidĂ©o) ; le premier disque de la violoncelliste belge Camille Thomas chez Deutsche Grammophon, Ă©galement sur le plan territorial notamment Ă  travers les nombreux dĂ©placements en rĂ©gion Hauts-de-France et les invitations rĂ©guliĂšres Ă  la Philharmonie de Paris et dans de grands festivals (Radio France Ă  Montpellier, Festival Enescu de Bucarest), mais aussi en portant le projet social et artistique DEMOS depuis fĂ©vrier 2017 avec 95 enfants non musiciens issus de 9 communes de la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille.

EngagĂ©, curieux et gĂ©nĂ©reux, ALEXANDRE BLOCH est attentif Ă  l’insertion professionnelle des jeunes chefs d’orchestre en organisant un concours de chef assistant en partenariat avec l’Orchestre de Picardie et l’ Orchestre National d’Ile-de-France : LĂ©o Margue la saison derniĂšre ou encore actuellement Jonas Ehrler ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de ce tremplin qui Ɠuvre pour la professionnalisation et la reconnaissance des talents les plus prometteurs.

Pour CLASSIQUENEWS, Alexandre BLOCH a dĂ©montrĂ© non seulement son haut professionalisme dans l’audace et le choix artistique qui rĂ©vĂšle un goĂ»t pour l’ouverture et la dĂ©mocratisation du concert symphonique, mais aussi un tempĂ©rament charismatique. En tĂ©moigne sa fabuleuse incursion dans l’univers humaniste, fraternel de LEONARD BERNSTEIN, dĂ©voilant pour cĂ©lĂ©brer le centenaire du compositeur amĂ©ricain, l’actualitĂ© et la poĂ©tique dĂ©jantĂ©e de sa partition inclassable MASS : une expĂ©rience musicale qu’il a su partager entre instrumentistes, chanteurs, choristes et surtout public. VOIR notre reportage vidĂ©o de MASS par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille / juin 2018.

Retrouvez ALEXANDRE BLOCH et L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE sur FRANCE 2, dans la reprise attendue du GRAND ECHIQUIER, jeudi 20 dĂ©cembre 2018, 20h50
www.france.tv/france-2/le-grand-echiquier

 

 

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INTEGRALE GUSTAV MAHLER 2019

En 2019, ALEXANDRE BLOCH et l’Orchestre National de Lille proposent l’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler, une immersion exceptionnelle dans l’univers d’un gĂ©nie de l’orchestre, Ă©largissant l’expĂ©rience orchestrale au dĂ©but du XXĂš siĂšcle, dans des proportions et une sonoritĂ© jamais Ă©coutĂ©e avant lui…. LIRE notre prĂ©sentation de l’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler par ALEXANDRE BLOCH et l’Orchestre National de Lille (Ă  partir du 1er fĂ©vrier 2019)

Avec ce renouvellement, l’Orchestre National de Lille poursuit donc sa nouvelle Ă©tape et relĂšve le dĂ©fi d’une grande institution musicale du XXIĂšme siĂšcle.

 

 

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CONCERT DU NOUVEL AN Ă  VIENNE

nouvel-an-2019-concert-vienne-new-year-s-concert-2019-vienna-philharmonia-christian-thielemann-concert-cd-critique-par-classiquenews-582-the_vienna_philharmonic_and_chri_55-1FRANCE MUSIQUE, Mardi 1er janvier 2019, 11h. CONCERT DU NOUVEL AN. C’est dĂ©sormais le rituel de chaque nouveau passage au nouvel an : les valses de Johann Strauss pĂšre et fils : une dose irrĂ©sistible de raffinement et d’élĂ©gance (viennoise) pour souligner (et fĂȘter) le passage Ă  la nouvelle annĂ©e. Que nous rĂ©servera 2019 ? Augurons Ă  tout le moins, de nouvelles offres accessibles pour la transition Ă©cologique, une justice fiscale enfin rĂ©alisĂ©e, moins d’arrogance de nos politiques et de nos Ă©lus sensĂ©s nous reprĂ©senter, une façon nouvelle, collective et pacifiste de manifester
 et un pouvoir plus humain, proche, rĂ©actif. Evidemment Ă  l’époque des Strauss pĂšre et fils, dans ce tte Vienne fin de siĂšcle, les Ă©vĂ©nements historiques et les Ă©volutions sociĂ©tales avaient peu de chose en commun avec notre actualitĂ©, celle des gilets jaunes et du Jupiter Ă©lysĂ©en
 Gageons que 2019 amĂ©liore la vie de chacun. Avec toujours, l’émotion musicale en partage et en intensitĂ©.
strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Cette annĂ©e pour le 1er janvier 2019, le chef autrichien Christian Thielemann grand wagnĂ©rien et straussien de grande classe (autrichienne) assure le pilotage du concert philharmonique le plus mĂ©diatisĂ© de l’annĂ©e. LIRE aussi notre critique LIVRE la dynastie STRAUSS pĂšre & fils (Actes Sud)

 

 

FRANCE MUSIQUE, Mardi 1er janvier 2019, 11hlogo_france_musique_DETOURE
Vienna Philharmonic / Christian Thielemann, direction
2019 New Year’s Concert
VISITER le site du Philharmonique de Vienne / Christian Thielemann
http://www.wienerphilharmoniker.at/concerts/concert-detail/event-id/%209913

Diffusion en direct sur France 2

 
Programme annoncé :

Carl Michael Ziehrer: Schönfeld March op. 422*

Josef Strauß: Transactions Waltz op. 184

Josef Hellmesberger (ii): Elfin Dance

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Express, polka schnell op. 311**

Pictures of the North Sea, waltz op. 390

Eduard Strauß: Post-Haste, polka schnell op. 259

pause

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils) : Overture to the operetta The Gypsy Baron

Josef Strauß: The Ballerina op. 227**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Artists’ Life, waltz op. 316

The BayadĂšre, polka schnell op. 351

Eduard Strauß: Opera SoirĂ©e, polka française op. 162**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Eva Waltz from the opera Knight Pázmán**

CsĂĄrdĂĄs from the opera Knight PĂĄzmĂĄn

Egyptian March op. 335

Joseph Hellmesberger (ii): Entr’acte Waltz**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): In Praise of Women, polka mazur op. 310

Josef Strauß: Music of the Spheres, waltz op. 235

RITUEL DE FIN :

Marche de Radetzky (Johann STRAUSS pĂšre)

Le Beau Danube Bleu (Johann STRAUSS fils)

 

 

DVD, COFFRET GREAT BALLETS From the Bolshoi vol. 2 (4 dvd, Bel Air classiques)

BOLSHOI ballet dvd critique classiquenews clic dec 2018 cadeaux dvd noel 2018 bac619-coffretdvd-bolshoi balletvol2-recto-365x519DVD, COFFRET GREAT BALLETS From the Bolshoi vol. 2 (4 dvd, Bel Air classiques). Voici le deuxiĂšme volume de la sĂ©rie de coffrets « Great Ballets from the Bolshoi », un Digistack-Collectr (4 Ballets) contenant les derniers grands succĂšs du Ballet du BolchoĂŻ. Deux noms accrĂ©ditent les enregistrements : l’Etoile Svetlana Zakharova et le chorĂ©graphe soviĂ©tique Yuri Grigorovich, deux figures dĂ©sormais emblĂ©matiques du style russe version Bolshoi. LA BAYADERE… (version de Youri Grigorovitch) rĂ©unit trois stars et une plĂ©iade de remarquables artistes du BolchoĂŻ. La production de 2013 Ă©voque les Indes orientales conçues, rĂȘvĂ©es par Minkus et Marius Petipa en 1877: s’y impose la grand solo de la BayadĂšre alors trahies et dĂ©laissĂ©e, et le tableau du royaume des ombres, Ă©vanescent et onirique. Svetlana Zakharova Ă©blouit dans le rĂŽle clĂ© de la vestale Nikiya. ElĂ©gance de la ligne, dĂ©tachĂ© Ă©lastique et souple composant un rubato aujourd’hui spĂ©cifique des plus romantiques, et visage digne, solaire, mais habitĂ© : voici le standard russe actuel de la danse colorĂ© par ce dĂ©tachement propre au Mariinsky ; Ă  ses cĂŽtĂ©s, perce le tempĂ©rament plus hĂ©roĂŻque de Maria Alexandrova qui offre Ă  la princesse Gamzatti une nouvelle profondeur. MĂȘme nuances pour le jeune danseur Vladislav Lantratov dont le guerrier Solor se distingue par sa finesse. Youri Grigorovitch souligne la rivalitĂ© entre les deux femmes pour le bel adolescent un rien versatile. Les sauts, jetĂ©s, alanguissements affrontĂ©s ou sols des deux ballerines emportent l’adhĂ©sion.

MARCO SPADA indique clairement l’apport du travail de Pierre Lacotte au Bolshoi. Le chorĂ©graphe français reprend et modifie la version de Noureev (1980) et affine plutĂŽt une alliance mieux Ă©quilibrĂ©e entre l’élĂ©gance française et l’imagination contrastĂ©e de l’esprit russe, en particulier la poĂ©sie typique moscovite. La volontĂ© d’effets et de variations se concentre sur le jeu des bas de jambes : vĂ©locitĂ© et souplesse soutenue qui doivent contredire la pression de l’apesanteur. RĂšgne dans ce style quand mĂȘme des plus artificiels, la grĂące aĂ©rienne de l’amĂ©ricain David Hallberg ; il fait un Spada fougueux, vrai Mercure agile malgrĂ© sa noire activitĂ© de brigand. MĂȘme joie de danser et plaisir de jouer chez les danseuses transfuges du Marrinsky : Olga Smirnova et Evgenia Obraztsova (respectivement Angela et Sampietri) ; avec une nervositĂ© prĂ©cise chez les hommes : Semyon Chudin et Igor Tsvirko (Federici et Pepinelli). La valeur de cette recrĂ©ation assez rĂ©cente (2014) tient Ă  la caractĂ©risation fortement individualisĂ©e que chacun apporte Ă  son profil dansant. Belle Ă©quipe et beaux acteurs.

LE LAC DES CYGNES. En 2015, Grigorovich incarne la conception toute Bolshoi de l’art de l’onirisme : le lac immatĂ©riel convoque la matĂ©rialitĂ© des corps aussi souples que tangibles Ă  sa surface
 Une vision qui s’écarte de ce que fait et dĂ©veloppe Noureev Ă  l’Ouest. Le premier prĂ©fĂšre le collectif et son harmonie d’ensemble ; le second lui ajoute le trouble et les conflits individuels. Des regards qui sont liĂ©s au systĂšme politique qui les portent chacun, qui sont en miroir de leur situation personnelle aussi. Donc Grigorovich sculpte littĂ©ralement l’immatĂ©rialitĂ© collective des actes blancs, dont les membres ne s’économisent jamais. La recherche de rythmes et de contrastes se rĂ©alise plutĂŽt dans ce catalogue passionnant de couleurs locales, avec dessins et motifs bien spĂ©cifiques : chien et souplesse de la danse hongroise d’Angelina Karpova ; danse espagnole Ă©ruptive d’Anna Tikhomirova ; la danse de caractĂšre Ă©blouit de tous ses feux. Tout cela valorise l’émergence de la ballerina par excellence, icĂŽne de cette Ă©lĂ©gance absolue, Ă  la fois mĂ©canique et intĂ©rioritĂ©, de la principale Svetlana Zakharova, alliant technicitĂ© et froideur mesurĂ©e. Une perfection pour l’image de la femme inaccessible, et la figure dĂ©moniaque du cygne noir. D’autant qu’à ses cĂŽtĂ©s, le frĂȘle mais trĂšs assurĂ© techniquement Denis Rodkin assure le rĂŽle du Prince enivrĂ©, dĂ©sirant. Saluons tout autant les trois « amis » de ce dernier, vĂ©ritables machines physiques, emblĂ©matique de la motricitĂ© Ă  toutes Ă©preuves propres au Bolshoi : les deux danseuses : Kristina Kretova et Elizaveta Kruteleva, et surtout le bouffon acrobate trĂšs affirmĂ© d’Igor Tsvirko (que l’on retrouve aussi dans Marco Spada en Pepinelli, lire ci dessus) : ses sauts ont un ballon impressionnant. La version affirme de façon irrĂ©sistible la haute technicitĂ© et le sens dramatique des danseurs du Bolshoi aujourd’hui.

The GOLDEN AGE / L’ñge d’or : Quand le BolchoĂŻ replonge dans sa fabuleuse histoire chorĂ©graphique, il profite ici des 90 ans du maĂźtre de ballet, Yuri Grigorovich, son ancien directeur (30 annĂ©es d’un pilotage quasi tyrannique Ă  l’époque du rĂ©gime soviĂ©tique), pour reproduire l’un de ses ballets Ă  la fois techniquement abouti et politiquement correct : L’ñge d’or (1982), vĂ©ritable manifeste apparemment nostalgique d’une certaine grandeur communiste propre Ă  l’ùre stalinienne. Le sujet exploite le souffle qui naĂźt des tableaux collectifs (que Grigorovich a toujours parfaitement organisĂ©s et rĂ©glĂ©s – cette maĂźtrise a fait le triomphe de son ballet Spartacus et surtout Ivan le terrible)
. Au crĂ©dit de cette version prĂ©sentĂ© en octobre 2016, la performance et l’engagement du danseur Ă©toile en chef maffieux, Yashka : Mikhail Lobukhin dont la maĂźtrise et la grĂące expressive restent simples, naturels, d’une Ă©vidente sincĂ©ritĂ© 
 LIRE notre compte rendu complet L’ñge d’or / The Golden Age

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DVD coffret événement, critique. GREAT BALLETS from the BOLSHOI, vol 2 (4 dvd BEL AIR classiques) :
> L’Âge d’Or (2016)
> Le Lac des Cygnes (2015)
> Marco Spada (2014)
> La BayadÚre (2013)

FRANCE 3. GALA le Concert des étoiles : les opéras de Mozart.

Mozart Wolfgang portrait par classiquenews -by-Croce-1780-81FRANCE 3, vend 14 dĂ©c 2018, 21h. RĂ©cital Mozart. Le Concert des Ă©toiles rĂ©unit les plus belles voix françaises et Ă©trangĂšres, capables de chanter Mozart : legato souverain, phrasĂ©s nuancĂ©s, finesse et articulation de rĂȘve
 c’est Ă  dire capables de rĂ©aliser ce bel canto / beau chant, expression dans le cas de Mozart, des sentiments les plus profonds et les plus nobles. Tendresse, vertige amoureux, dĂ©sir, langueur, passion et panique
 rien n’a Ă©tĂ© omis ni Ă©cartĂ© par le compositeur qui savait mieux que personne exprimer la texture dĂ©licate des sentiments humains.

PrĂ©sentation de l’émisison par France 3 : « Wolfgang Amadeus Mozart est l’un des compositeurs les plus jouĂ©s Ă  travers le monde. GĂ©nie prĂ©coce, il composa une Ɠuvre unique en son genre par sa profusion et son universalitĂ©, qui demeure l’une des plus jouĂ©es dans le monde.
À travers les plus grands airs et morceaux de son rĂ©pertoire, de grands artistes lyriques et instrumentistes venus du monde entier vont se produire sur la scĂšne du ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es, pour cĂ©lĂ©brer l’un des plus grands compositeurs de l’histoire de la musique classique : Wolfgang Amadeus Mozart.
L’émission alterne des images d’archives de grands interprĂštes mozartiens, des mises en scĂšne marquantes de ses opĂ©ras, ainsi que des airs d’opĂ©ra et des extraits d’Ɠuvres instrumentales interprĂ©tĂ©s sur la scĂšne du ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es par une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’artistes de renommĂ©e internationale. »

Au programme, plusieurs airs et scÚnes des opéras mozartiens ; avec les artistes interprÚtes suivants :
Julie Fuchs (soprano)
Olga Peretyatko (soprano)
Sabine Devieilhe (soprano)
Christina Gansh (soprano)
Aleksandra Kurzak (soprano)
Karine Deshayes (mezzo)
Marianne Crebassa (mezzo)
Michael Spyres (ténor)
Florian Sempey (baryton)
Luca Pisaroni (baryton basse)
Andreas Ottensamer (Ă  la clarinette)
Mathilde Calderini (Ă  la flute)
Xavier de Maistre (Ă  la harpe)
Nicolas Ramez (au cor)
Adam Laloum (au piano)

france3 logo 2019 2019Pour les fĂȘtes de NoĂ«l 2018, France 3 promet un prochain rv lyrique dĂ©diĂ© Ă  l’art de l’unique diva, premiĂšre belcantiste exemplaire, Maria Callas. A suivre.

JUSTICE. Dialogue des Carmélites version Tcherniakov, à nouveau autorisé

poulenc dialogues des carmelites DVD presentation affaire tcherniakov par classiquenews BAC461 cover BD Dialogues CarmĂ©litesJUSTICE. La version de l’opĂ©ra de Poulenc Dialogues des CarmĂ©lites version Tcherniakov sera diffusĂ©e et Ă©ditĂ©e en DVD selon le dernier arrĂȘt de la Cour d’appel de Versailles, en date du 30 novembre 2018. Ainsi se termine une pĂ©ripĂ©tie judiciaire et artistique trĂšs passionnante. Le cas de cette production Munichoise du sommet lyrique de Poulenc avait suscitĂ© un vif dĂ©bat : la libertĂ© du metteur en scĂšne peut-elle aller jusqu’à rĂ©Ă©crire la partition et le livret originaux ? Oui dans le cas de Tcherniakov qui avait imaginĂ© une nouvelle fin pour l’opĂ©ra de Poulenc, au risque de porter atteinte Ă  sa signification et sa cohĂ©sion originelles. Ainsi selon le metteur en scĂšne russe, Blanche de la Force sauve toutes ses consƓurs du Carmel de la guillotine, alors que Poulenc respectant l’histoire, les faisait mourir, et de quelle façon, dans une fin bouleversante et terrifiante.

LibertĂ© de l’interprĂšte ou respect de l’Ɠuvre originale ?

Depuis 2012, les ayants-droit de Poulenc et de Bernanos souhaitaient interdire la diffusion TV sur la chaĂźne Mezzo et la commercialisation du DVD et du Blu-ray de l’enregistrement du spectacle captĂ© au Bayerische Staatsoper de Munich en mars 2010. La Cour d’appel de Versailles juge ces demandes « irrecevables », confirmant le jugement rendu par la Cour de Cassation en 2017, et condamne en novembre 2018, les appelants Ă  payer 2000€ Ă  chacun des dĂ©fendeurs : le Land de BaviĂšre, Bel Air Media et Mezzo au titre de l’article 700 du Code de ProcĂ©dure Civile.

Le motif invoquĂ© par la justice dĂ©fend la crĂ©ativitĂ© de l’interprĂšte, en l’occurrence celle du metteur en scĂšne : les choix artistiques et interprĂ©tatifs de Dmitri Tcherniakov n’ont pas menĂ© Ă  une « dĂ©naturation » des Ɠuvres de Poulenc et de Bernanos, la dĂ©cision faisant prĂ©valoir la libertĂ© de crĂ©ation du metteur en scĂšne.

QUE PENSER DE CE JUGEMENT ? Evidemment tout artiste ne doit pas ĂȘtre entravĂ© dans sa dĂ©marche de crĂ©ation. Mais dans le cas d’une Ɠuvre prĂ©existante (et non d’une crĂ©ation ou nouvelle Ɠuvre), il appartient aussi de respecter ce qui fait sa valeur et sa force, ce qui lui assure son sens et sa cohĂ©rence. Qu’un metteur en scĂšne veuille rĂ©viser la signification d’une oeuvre en modifiant sa conclusion certes, mais alors que les spectateurs soient clairement informĂ©s sur ce qu’ils voient et Ă©coutent. Imaginons de nouveaux spectateurs qui n’ont jamais vu Dialogues des CarmĂ©lites de Poulenc et en dĂ©couvrent l’histoire selon la version de Tcherniakov : 
 Ils risquent alors d’ĂȘtre dĂ©concertĂ©s en souhaitant ensuite dĂ©couvrir l’oeuvre originelle. Il convient donc d’expliquer et de prĂ©ciser la nature du spectacle dont il est question, qui est une « relecture » subjective. Ces choses Ă©tant dites, l’ambiguitĂ© qui fait trouble et confusion est levĂ©e. D’autres productions devraient voir le jour, suscitant des dĂ©bats aussi vifs. Pour juger sur piĂšce, il faut Ă©videmment voir la production munichoise ainsi filmĂ©e en BaviĂšre en mars 2010.

Le dvd et le blu ray sont disponibles dĂ©sormais sur le site de l’éditeur Bel Air classiques.

VOIR LE TEASER de Dialogues des Carmélites de Poulenc, version Tcherniakov 2010 :
https://www.youtube.com/watchv=IurMFTyM3M4&mc_cid=b3f375ada0&mc_eid=d3873e37bf

Concert CHOSTAKOVITCH, DSCH Ensemble

SHOSTA-CHOSTAKOVITCH-CD-PARATY-critique-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-PARATY_718232_Shostakovich_Ensemble_COUV_HMPARIS, INVALIDES. CHOSTAKOVICH Ens. Sam 15  dĂ©c 18. CHOSTAKOVITCH rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©… IntĂ©grale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dmitri CHOSTAKOVITCH. Pour lancer son nouvel enregistrement discographique (coffret CHOSTAKOVITCH 2 CD Ă©ditĂ© par PARATY, le DSCH Ensemble / Ensemble Schostakovitch joue les piĂšces du disque, premiĂšre intĂ©grale de la musique pour cordes et piano de Dmitri Chostakovtich, une somme musicale dont la valeur est indiscutable tant l’implication et la complicitĂ© des solistes rĂ©unis par le pianiste portugais Filipe PINTO-RIBEIRO dĂ©fendent avec conviction et sensibilitĂ©, les mondes expressifs, incandescents voire hallucinĂ©s et Ă©nigmatiques, abstraits et introspectifs
 du compositeur russe (cf le mouvement lent de la Sonate pour violon et piano, ici enregistrĂ© et jouĂ© par F Pinto-Ribeiro et le violoniste canadien Corey Cerosek).
Autre argument soulignant la musicalitĂ© de l’approche collective, toutes les cordes sont de facture historique plutĂŽt prestigieuse s’agissant de Cory Cerovsek (Stradivarius « Milanollo, 1728), Isabel Charisius (alto « ABQ », Laurentius Storioni, 1780), solistes inspirĂ©s aux cĂŽtĂ©s du violoncelliste Adrian Brendel 

C’est peu dire que Chostakovitch a dĂ©posĂ© dans sa musique de chambre pour piano les clĂ©s de son ĂȘtre profond (dont le motif DSCH, dĂ©coulant des notes de la gamme correspondant aux initiales). Les niveaux de lecture sont multiples. La grande richesse de la musique exige des instrumentistes une concentration absolue et un engagement Ă©motionnel, permanent. Les dĂ©fis sont Ă©levĂ©s, voilĂ  qui promet et assure aux spectateurs une nouvelle expĂ©rience de chambrisme ardent autant qu’habitĂ©.

 

 

 

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MusĂ©e de l’ArmĂ©e, INVALIDES
Samedi 15 décembre 2018, 16h
Salle Turenne
Prix unique : 10 euros
(8 euros : solidaritĂ© et – de 26 ans)

DSCH – Shostakovich Ensemble
Avec Filipe Pinto-Ribeiro (piano), Corey Cerovsek (violon), Adrian Brendel (violoncelle)
Concert de lancement du coffret cd Intégrale Chostakovitch
Concerto de Lançamento do duplo CD Integral de Schostakovich

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.musee-armee.fr/programmation/concerts/detail/de-mozart-a-chostakovitch.html

 

 

 

Programme :

Chostakovitch, Trio n°1 PoÚme, en ut mineur, opus 8, pour piano et cordes
Mozart, Trio en ut majeur, K. 548, pour piano et cordes
Chostakovitch, Sonate en ré mineur, opus 40, pour violoncelle et piano
Mozart, Sonate en mi mineur, K. 304, pour violon et piano
Chostakovitch, Trio n°2 en mi mineur, opus 67, pour piano et cordes

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Concert repris le 18 décembre 2018 à Lisbonne

18 DEZEMBRO 2018 I 21h
CENTRO CULTURAL DE BELÉM, LISBOA / PORTUGAL
DSCH – Shostakovich Ensemble: com Filipe Pinto-Ribeiro, Corey Cerovsek e Adrian Brendel
Concerto de Lançamento do duplo CD Integral de Schostakovich
Obras de Mozart e Schostakovich [+ info]
https://www.ccb.pt/Default/pt/Programacao/Musica?a=1584

 

 

 

schostakovich ensemble dsch dmitri chostakovitch classiquenews

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PrĂ©sentation du concert par le MusĂ©e de l’armĂ©e, Invalides
150 ans sĂ©parent les naissances de ces deux gĂ©nies de l’histoire de la musique – Mozart (1756) et Chostakovitch (1906). Les deux compositeurs seront mis Ă  l’honneur pour ce concert de lancement du double album de l’IntĂ©grale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dimitri Chostakovich. Le DSCH – Ensemble Chostakovitch a Ă©tĂ© fondĂ© par le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro en 2006, l’annĂ©e du centenaire de naissance du compositeur Dmitri Chostakovitch. Sa formation est Ă  gĂ©omĂ©trie variable constituant ainsi une plate-forme de rencontre et d’interaction de musiciens d’excellence. L’ensemble a collaborĂ© avec des musiciens tels Renaud Capuçon, Pascal MoraguĂšs, JosĂ© van Dam, Michel Portal, Gary Hoffman, GĂ©rard CaussĂ© entre autres. Filipe Pinto-Ribeiro est un des musiciens portugais les plus reconnus au niveau national et international. Il a Ă©tĂ© nommĂ© rĂ©cemment en tant que Steinway Artist. Pour ce concert en particulier, l’Ensemble Chostakovitch compte avec la participation du grand violoniste canadien Corey Cerovsek qui jouera le lĂ©gendaire Stradivarius “Milanollo” de 1728, un violon jouĂ© par Christian Ferras, Giovanni Battista Viotti et NicollĂČ Paganini. Le britannique Adrian Brendel, un des plus grands violoncellistes actuels, parcourt le monde en tant que soliste et chambriste. Dans sa vaste discographie compte Les Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven enregistrĂ©es avec son pĂšre Alfred Brendel.

 
 

CRITIQUE CD

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SHOSTA-CHOSTAKOVITCH-CD-PARATY-critique-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-PARATY_718232_Shostakovich_Ensemble_COUV_HMNOTRE CRITIQUE DU COFFRET CHOSTAKOVITCH par le DSCH Ensemble / CD Ă©vĂ©nement, SHOSTAKOVICH / CHOSTAKOVITCH : complete chamber music for piano and strings / DSCH – Shostakovich ensemble (2 cd PARATY). Ce pourrait bien ĂȘtre le coffret Ă©vĂ©nement de 2018 : l’intĂ©grale des oeuvres pour musique de chambre pour piano et cordes de Dmitri Chostakovitch – Jamais une telle somme majeure pour l’expression musicale du XXĂš siĂšcle n’avait Ă©tĂ© rĂ©unie en un seul coffret : c’est chose faite grace Ă  l’initiative du pianiste Filipe Pinto-Ribeiro et son DSCH – Ensemble Chostakovitch / Shostakovich Ensemble. Âpre et intense, profonde voire lugubre, inquiĂšte et angoissĂ©e, mais d’une ineffable tendresse humaine, la musique de Dmitri Chostakovitch Ă  l’époque de la terreur stalinienne sait porter le masque de la distance, faussement indiffĂ©rente, pour mieux ciseler une absolue comprĂ©hension de la nature humaine, dans ses contradictions, ses horreurs et sa grandeur. A l’écoute de cette musique pudique et intime (sous la voile d’un cynisme distanciĂ©), relevant les dĂ©fis de l’écoute collective, et du jeu chambriste le plus raffinĂ©, les 4 solistes rĂ©unis autour de Filipe PINTO-RIBEIRO, – tous individualitĂ©s fortes capables aussi de se fondre dans une Ă©tonnante sonoritĂ© collective-, rĂ©alisent en 2 cd, pour le label PARATY, une intĂ©grale Ă©vĂ©nement, vĂ©ritable accomplissement qui s’avĂšre ĂȘtre la rĂ©fĂ©rence nouvelle.

 
 

TEASER VIDEO

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SHOSTAKOVICH-CHOSTAKOVITCH-ensmeble-pinto-ribeiro-complete-chamber-music-for-strings-and-piano-video-par-classiquenews-PARATY-2-cd-set-boxVOIR le TEASER VIDEO du coffret SHOSTAKOVICH IntĂ©grale piano / cordes musique de chambre (PARATY) / DSCH Ensemble – Ensemble Shhostakovich
http://www.classiquenews.com/teaser-video-chostakovitch-integrale-de-la-musique-de-chambre-pour-piano-et-cordes-paraty-productions/

Un Chostakovitch / Shostakovich dĂ©poussiĂ©rĂ©, habitĂ©, rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© : sincĂšre et vrai. Coffret Ă©vĂ©nement, CLIC de CLASSIQUENEWS 2018, Ă©lu meilleur cd de l’annĂ©e 2018 (RĂ©alisation studio CLASSIQUENEWS.TV).

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Raymonda de Petipa Ă  Saint-Petersbourg (centenaire Petipa 2018)

PETIPA-classiquenews-portrait-critique-annonce-ballet-centenaire-petipa-2018Marius_Petipa_-1898ARTE, le 23 dĂ©c 2018, 22h30. RAYMONDA. Le ThĂ©Ăątre Mariinsky cĂ©lĂšbre dans ce programme le bicentenaire de Marius Petipa (nĂ© le 11 mars 1818) avec l’un de ses derniers grands ballets romantiques, Raymonda (1898) crĂ©Ă© sur la mĂȘme scĂšne du Mariinsky, 120 ans plus tĂŽt. L’ex danseur, nĂ© Ă  Marseille, devenu maĂźtre de ballet aux seins des thĂ©Ăątres impĂ©riaux russes (dĂšs 1869 : BolshoĂŻ Ă  Saint-PĂ©tersbourg, Mariinsky, Ermitage
 ), renouvelle et enrichit considĂ©rablement le ballet romantique : rĂ©Ă©quilibrant cahque partie dĂ©volue aux corps du ballet, aux solistes : d’ailleurs mĂȘme s’il privilĂ©gie la virtuositĂ© de la ballerina, premiĂšre danseuse, Petipa n’oublie pas pour autant la tenue trĂšs technique et Ă©lĂ©gantissime du premier danseur. La cohĂ©rence de l’action, conçu comme un vĂ©ritable drame concorut Ă  valoriser ce ballet romantique, nouvelle figure de l’ancien ballet d’action.
Avant Raymonda, Petipa crĂ©e un corpus de rĂ©fĂ©rence pour le ballet romantique que l’on appelle aussi « ballet classique » : Coppelia et Giselle en 1884 ; La Belle au bois dormant, musique de Tchaikovski (1890) ; La Sylphide et Casse-noisette (1892) ; Le Lac des cygnes (1895)


Le chorĂ©graphe fait de la danse un art Ă  part entiĂšre, qui exprime tous les jalons de l’intrigue, et qui n’est plus ce divertissement souvent invraissemblable. Mais Petipa va plus loin : dans l’acte final (l’acte III, celui des Noces au palais du Roi), le Grand pas hongrois rĂ©servĂ© Ă  la ballerine devient un morceau autonome, dĂ©tachĂ© de l’action et qui cĂ©lĂšbre l’idĂ©al absolu de la danse pure


Dans un Moyen Âge fantasmĂ©, le ballet met en scĂšne une jeune noble, Raymonda, attristĂ© car la croisade a ravi son fiancĂ©, Jean de Brienne. SimultanĂ©ment le prince sarrasin Abderrahmane tombe amoureux de la jeune femme.

EnregistrĂ© le 28 mai 2018 au ThĂ©Ăątre Mariinsky de Saint-PĂ©tersbourg, le grand ballet a Ă©tĂ© crĂ©Ă© sur la mĂȘme scĂšne par Marius Petipa, alors ĂągĂ© de 80 ans, il y a tout juste cent vingt ans. DestinĂ© Ă  marquer, entre autres festivitĂ©s, le bicentenaire de la naissance du maĂźtre du ballet classique, beaucoup plus reconnu par sa Russie d’adoption que par la France qui l’a vu naĂźtre, ce spectacle fastueux reprend la version de la chorĂ©graphie originale de Petipa, revisitĂ©e par Konstantin Sergeyev, lointain successeur de Petipa.

Le livret inspirĂ© par la lĂ©gende mĂ©diĂ©vale mĂȘle danse pure et action, danse classique et influences folkloriques russes en une mosaĂŻque d’images et de tableaux, variĂ©s et contrastĂ©s. La ballerine Viktoria Terechkina, l’une des stars du Mariinsky, porte avec maestria cette Ɠuvre oĂč se mĂ©langent rĂȘverie, violence, sensualitĂ©. La technique de l’école russe se dĂ©ploie ici, avec une virtuositĂ©, une prĂ©cision gestuelle, une distanciation parfois froide
 mais dont l’élĂ©gance force l’admiration.

Sur le plan musical, Glazounov ĂągĂ© de 32 ans, Ă©labore une partition raffinĂ©e, colorĂ©e, d’une sensualitĂ© digne. L’orchestration se rapproche de l’opĂ©ra le Prince Igor de Borodine, que Glazounov achĂšve avec l’aide de son maĂźtre, RImski-Korsakov.

ARTE, le 23 dĂ©c 2018, 22h30. Ballet RAYMONDA, musique de Glazounov – chorĂ©graphie de Marius Petipa.

LILLE, VALSES de NoĂ«l par l’Orchestre National de Lille

©matheuz_328px_18-19LILLE, NORD, les Valses des Strauss, ONL,13 dĂ©c>15 janv 2019. Le pĂšre nĂ© en 1804, le dernier fils mort en 1899
 la famille STRAUSS couvre ainsi tout un siĂšcle, que l’on dit romantique et qui fut aussi marquĂ© par l’essor formidable de l’écriture orchestrale, adaptĂ©e au cadre stimulant de la Valse. La Vienne fin de siĂšcle, semble donner le ton et le diapason de l’élĂ©gance et du raffinement social et mondain.

 

 

 

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Parfum impĂ©rial et fanĂ©, mais terriblement raffinĂ©, comme singuliĂšrement sensuel – malgrĂ© un puritanisme de façade, comme en Angleterre (autre Empire), oĂč le corsetĂ© des robes et des costumes masculins se devaient de craquer, dans la danse sublimĂ©e par les Strauss, pĂšre et fils : la sulfureuse valse Ă  trois temps s’impose toujours Ă  nous comme une ivresse irrĂ©sistible, codifiĂ©e mais sublimĂ©e par les timbres de l’orchestre symphonique.
Pour donner corps Ă  cette jubilation des sens, en couleurs et en rythmes contrastĂ©s et spĂ©cifiques, selon l’écriture du pĂšre ou des fils (Johann, Edouard, Josef
), l’Orchestre National de Lille invite le chef Diego Matheus pour un cycle enivrant de concerts festifs et raffinĂ©s, qui comprend 3 dates Ă  Lille, les 13, 16 et 18 dĂ©c (Auditorium du Nouveau SiĂšcle), et aussi rayonnant en rĂ©gion, pour 6 dates, les 14 (Carvin), 15 (Sainghin-en-MĂ©lantois, 19 (Valenciennes), 20 dĂ©cembre (Maubeuge), puis 4 janvier (Sin-le-Noble), et 5 janvier 2019 (Longuenesse). Illustration : Johann II Strauss (DR)

 

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Cycle BAL DE L’EMPEREURboutonreservation
La Marche de Radetzky (Johann pĂšre)
Le Beau Danube bleu (Johann fils)
Valses et polkas des Strauss, pĂšre et fils
(Johann, Josef, Eduard, Hellmesberger, Lanner, Suppé, Waldteufel
)

LILLE, Nouveau SiĂšcle
jeudi 13 déc 2018, 20h
dim 16 déc 2018, 17h
mardi 18 déc 2018, 20h

Toutes les infos sur le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/bal-de-lempereur/

 

 

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A NOTER
ThĂ© dansant, dim 16 dĂ©c 2018, 15h (Lille, Nouveau SiĂšcle). Pour danseurs tous niveaux, chevronnĂ©s, amateurs, novices : « partagez un tour de piste » – accĂšs gratuit selon disponibilitĂ© (rĂ©servations, informations conseillĂ©es)

Pour la billetterie des concerts en rĂ©gion, consultez la page BAL DE L ‘EMPEREUR sur le site de l’Orchestre National de Lille : les rĂ©servations se font directement auprĂšs des salles

Orchestre National de Lille
30 Place MendĂšs France BP 70119 / 59027 Lille cedex
+33 (0)3 20 12 82 40
Accueil-billetterie : 3 place MendĂšs France
Ouvert du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

 

 

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UNE AFFAIRE DE FAMILLE… D’un gĂ©nie orchestrateur, Ă©mergent les pĂ©pites du fils (Johann II) : Le Beau Danube bleu (1867), La valse de l’Empereur : vĂ©ritable manifeste esthĂ©tique de la Vienne impĂ©riale de François-Joseph et de son Ă©pouse « Sissi ». Si les trois temps assurent le rebond et l’élan (du dĂ©sir ainsi amorcĂ©, cultivĂ©, porté ), le quatriĂšme qui en est dĂ©duit, se fait toujours attendre
 car il ne vient pas. Cette irrĂ©solution cristallise la pulsion premiĂšre, viscĂ©rale d’une danse – transe, Ă  l’érotisme Ă©vident et qui en son temps, fut taxĂ© d’abord, de perversitĂ©, d’immoralitĂ©, d’indĂ©cence.

Mais le fils bĂ©nĂ©ficia de la gloire dĂ©jĂ  Ă©tablie du nom Strauss, affirmĂ© par son pĂšre avant lui (Johnn I); aprĂšs avoir enfantĂ© d’un chef d’oeuvre qui Ă©voque aussi l’esprit de toute une Ă©poque, la fameuse Marche de Radetsky (pour la fĂȘte de la rĂ©conciliation, le 22 sept 1849, pour le retour d’Italie du fameux marĂ©chal), Johann pĂšre meurt le 25 septembre 1849 Ă  
 45 ans. Une gloire chasse l’autre,
 c’est ensuite dans la seconde moitiĂ© du XIXĂš, que le fils dĂ©trĂŽna le pĂšre, redoublant de raffinement orchestral, de verve et d’imagination ciselĂ©es (Ă  partir d’un concert tremplin au Casino Dommayer, le 15 octobre 1844), rĂ©Ă©crivant dĂ©sormais le roman familial aussi, car c’et bien Johann Strauss II qui supplanta tous les autres, obligeant mĂȘme son frĂšre Josef Ă  reprendre la direction de l’orchestre du clan, pilotant les tournĂ©es de plus en plus Ă©reintantes, il devait mourir de surmenage Ă  43 ans


 

 

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LIRE aussi notre critique complùte de l’excellent ouvrage JOHANN STRAUSS (Actes Sud / oct 2017)

http://www.classiquenews.com/livre-critique-compte-rendu-johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-par-alain-duault-collection-classica-actes-sud/

 

 

TOURCOING, nouvelle La Clémence de Titus de Mozart

MOZART wolfgang vienne 1780 1790 classiquenews 1138381-portrait-wolfgang-amadeus-mozartTOURCOING, 3-7 fĂ©vrier 2019. MOZART : La ClĂ©mence de Titus. CrĂ©Ă© au ThĂ©Ăątre National de Prague le 6 septembre 1791, sur le livret de Caterino MazzolĂ  d’aprĂšs Pietro Metastasio, l’opĂ©ra « La ClĂ©mence de Titus » est l’ultime « opera seria » de Mozart, commandĂ© l’annĂ©e de sa mort, pour le couronnement de LĂ©opold II sacrĂ© roi de BohĂšme. L’Ɠuvre de circonstance devient par le gĂ©nie mozartien, chef d’oeuvre absolu, encore mĂ©sestimĂ©, et qui illustre l’idĂ©al du politique vertueux, une vision influencĂ©e par l’esprit des LumiĂšres, Leopold, alors qu’il Ă©tait Grand-Duc de Toscane, dĂ©cide la fin des pratiques de torture et abolit la peine de mort.  Sur le mĂ©tier de son autre chef d’oeuvre, la FlĂ»te enchantĂ©e, Mozart voulait composer La Titus en allemand comme La FlĂ»te, mais le thĂ©Ăątre destinataire (l’opĂ©ra de Prague) a Ă©tĂ© construit pour produire des opĂ©ras italiens (il y a crĂ©Ă© Don Giovanni).
Mozart imagine Ă  Rome, Titus, vertueux, est promis Ă  BĂ©rĂ©nice, (la princesse orientale lui a transmis les valeurs morales les plus hautes
). Or dans la capitale impĂ©riale, l’empereur est la proie d’une trahison et d’un complot contre sa personne. Vitellia qui aime Titus, manipule le meilleur ami de Titus, Sextus (d’auant plus facilement que ce dernier aime Vitellia).
Dans ce nƓud passionnel et politique, Titus rĂ©vĂšle sa valeur : la responsabilitĂ©, la justice, la clĂ©mence. A son contact, mĂȘme la perfide et haineuse Vitellia se transforme et Ă©volue. En associant Ă©motion, sentiment et devoir, Mozart rĂ©alise un sommet de l’inspiration seria. La ClĂ©mence de Titus est un opĂ©ra Ă  rĂ©Ă©valuer d’urgence.
Le compositeur qui écrit aussi le Requiem (laissé inachevé), conçoit des ensembles qui annonce le final à la Rossini : synthÚse dramatique et réunion des personnages qui dans ce temps suspendu, expriment chacun leur propre pensée et sentiments.
Parmi les instruments choisis qui colorent la partition, la clarinette de basset pour Sextus, le cor de basset pour le grand air de Vitellia au II (oĂč l’intrigante bascule en une rĂ©vĂ©lation intime qui la rend enfin plus humaine et compatissante). Pour Ă©crire les parties de chacun de ces instruments, Mozart profite de sa proximitĂ© avec son frĂšre de loge, Anton Stadler (1753-1812), joueur virtuose de cor de basset et clarinettiste
 il a inventĂ© la clarinette de basset avec l’aide du fabricant Theodor Lotz. Toute l’action mĂšne Ă  la scĂšne finale, Ă©loquente manifestation des vertus du pouvoir : la clĂ©mence de Titus avec laquelle l’empereur accepte de pardonner Ă  tous ceux qui ont voulu le tuer. Avant de mourir, Mozart nous laisse un message humaniste et profondĂ©ment fraternel.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : La Clémence de Titus
Opéra en deux actes
3 représentations, Du 3 au 7 février 2019

OPÉRA, CRÉATION, dùs 10 ans
2h45
ITALIEN SURTITRE FRANÇAIS

Dimanche 3 février 2019 15h30
Mardi 5 février 2019 20h
Jeudi 7 février 2019 20h

TOURCOING, Théùtre Municipal Raymond Devos
de 6 à 45€
RÉSERVEZ
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/la-clemence-de-titus/

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‹Tito / Titus : JĂ©rĂ©my Duffau, tĂ©nor
Vitellia : Clémence Tilquin, soprano
Sesto : Amaya Dominguez, mezzo-soprano
Annio : Ambroisine Bré, soprano
Servilia : Juliette Raffin Gay, soprano
Publio : Marc Boucher, baryton-basse

ChƓur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Emmanuel Olivier

Mise en scÚne : Christian Schiaretti
Chef de chant : Flore Merlin

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titus-clemence-mozart-1791-opera-tourcoing-atelier-lyrique-de-tourcoing-fevrier-2019-annonce-dossier-presentation

Alessandro Scarlatti : Il Primo Omicidio Ă  Garnier

ABEL assassine par CAIN sculpture par classiquenews Abel, by Giovanni Dupre; (Ermitage Museum)PARIS, Palais Garnier : Scarlatti : Il Primo Omicidio, 22 janv – 23 fev 2019. C’est le coup de coeur de CLASSIQUENEWS pour le dĂ©but de l’annĂ©e lyrique 2019 : un oratorio flamboyant que Jacobs a rĂ©vĂ©lĂ© il y a plus de 20 ans Ă  prĂ©sent (1997), Ă  l’époque oĂč Harmonia Mundi savait encore produire de somptueuses rĂ©surrections baroques par le disque. Depuis la crise du marchĂ© discographique n’a cessĂ© de se renforcer entraĂźnant une rarĂ©faction des recrĂ©ations. On se fĂ©licite donc que l’OpĂ©ra de Paris et la salle Garnier accueillent ainsi un ouvrage majeur de la ferveur napolitaine, celle au carrefour des XVIIĂš et XVIIIĂš (1707 prĂ©cisĂ©ment), de la Naples conquĂ©rante, affirmant un gĂ©nie du chant lyrique aussi dĂ©veloppĂ© et raffinĂ© que Venise avant elle. La partition doit sa sĂ©duction Ă  son sujet, troublant, originel, primordial, mais aussi aux portraits ciselĂ©s par Scarlatti, du couple originel maudit (Adam et Eve) et de sa descendance elle aussi maudite, dont le profil d’Abel et de CaĂŻn, ce dernier, sanguin, jaloux, agressif, incarne l’inĂ©luctable aboutissement. Dieu reconnaĂźtra sa faute et les dĂ©fauts de sa crĂ©ation en exterminant cette mauvaise graine par le dĂ©luge
 Pour l’heure, avant Freud et Racine, voici Scarlatti pĂšre, Alessandro, qui fouille le trĂ©fonds des Ăąmes coupables ou dĂ©munies, aveugles et sans conscience ; un Scarlatti Ă  redĂ©couvrir dĂ©finitivement qui s’intĂ©resse au meurtre originel, celui perpĂ©trĂ© par CaĂŻn, et qui inscrit le dĂ©sir de meurtre aux origines de l’histoire et de la crĂ©ation humaine. Fascinant.

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Alessandro Scarlatti : Il primo omicidio
PremiĂšre Ă  l’OpĂ©ra de Paris / Nouvelle production
PARIS, Palais Garnier
13 représentations
du 24 janvier au 23 février 2019

PremiĂšre 24 janvier 2019
puis, 26, 29, 31 janvier 2019 Ă  19h30
3 et 17 fĂ©vrier Ă  14h30 – 6, 9, 12, 14, 20 et 23 fĂ©vrier 2019 Ă  19h30

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boutonreservationRÉSERVEZ votre place pour cet oratorio mis en scùne
Coup de coeur de la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/ilprimoomicidio#gallery

Caino :
Kristina Hammarström

Abel :
Olivia Vermeulen

Eva :
Birgitte Christensen

Adamo :
Thomas Walker

Voce di Dio :
Benno Schachtner

Voce di Lucifero :
Robert Gleadow

B’Rock Orchestra
Coproduction avec le Staatsoper Unter Den Linden, Berlin et le Teatro Massimo, Palerme

DĂ©roulement du spectacle :
ouverture
PARTIE I, 1h
entracte de 30 mn
PARTIE II, 1h25

Livret anonyme

La distribution n’est pas la mĂȘme que celle du disque enregistrĂ© par RenĂ© Jacobs en 1997
 mais elle promet une caractĂ©risation des personnages de ce premier drame sacrĂ©, qui pourrait ĂȘtre captivante Ă  suivre. Pour mieux prĂ©parer votre soirĂ©e Ă  Garnier, pourne rien manquer des enjeux de l’oratorio de 1707, reporter vous au disque originel de 1997 dirigĂ© par RenĂ© Jacobs, et consultez nore dossier CAÏN et ABEL, ci aprĂšs


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Jaloux, Cain assassine son propre frĂšre plus jeune car ce dernier lui semblait ĂȘtre le prĂ©fĂ©rĂ© de ses parents
 Au final c’est Dieu qui tranche et mesure la violence rentrĂ©e de CaĂŻn, en prĂ©fĂ©rant l’offrande de son jeune frĂšre Abel. La jalousie de CaĂŻn produit le premier meurtre de l’histoire humaine : une faille et une malĂ©diction pour le genre humain dans sa globalitĂ© que la civilisation actuelle doit toujours assumer.
Au dĂ©but de l’Ancien Testament, le sujet du Premier Homicide originel nous renvoie Ă  la violence contemporaine des sociĂ©tĂ©s, au pĂ©ril des guerres et des meurtres gĂ©nĂ©ralisĂ©s sur la planĂšte.
Scarlatti fait de CaĂŻn un personnage trouble,- comme tous les bourreaux Ă  l’opĂ©ra : humain et mĂȘme touchant car traversĂ© et rongĂ© par la culpabilitĂ© et le sentiment d’ĂȘtre maudit. Il est bien par ce sentiment profond, primordial, le pĂšre de l’humanitĂ© : la jalousie obsessionnelle porte Ă  la folie criminelle qui mĂšne Ă  la haine et Ă  la violence, deux actes que l’humanitĂ© n’a toujours pas rĂ©solu et qui la mĂšne Ă  sa perte.

APPROFONDIR : le dossier CaĂŻn et Abel de CLASSIQUENEWS
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Scarlatti-IL-PRIMO-OMICCIDIO-critique-annonce-oratorio-palais-garnier-paris-par-classiquenews-Abel-1844-Giovanni-Dupre--Italian-1817-1882.-marbleLa question est trop intense pour avoir Ă©tĂ© davantage traitĂ©e Ă  l’opĂ©ra ou au thĂ©Ăątre : l’homme en sociĂ©tĂ© est condamnĂ© Ă  s’autodĂ©truire. Au XIXĂš, Rodolphe Kreutzer compose son propre drame romantique mais en l’intitulant La MORT D’ABEL (1810 – 1825), le compositeur parisien a changĂ© de point de vue. NĂ©anmoins, le vrai sujet de la partition demeure l’inĂ©luctable dĂ©sir de meurtre. Un sujet originel qui reste contemporain. Il n’est que de constater l’échec des dĂ©mocraties Ă  juguler la maffia, la criminalitĂ©, la dĂ©linquance, 
 et surtout la « rĂ©Ă©ducation » des ĂȘtres par la prison. S’il y avait une conscience plus collective qu’individuelle, l’homme pourrait ĂȘtre sauvĂ©. VoilĂ  pourquoi il est en dĂ©finitive moins Ă©voluĂ© que l’animal, et inĂ©luctablement invitĂ© Ă  pĂ©rir par lui-mĂȘme.

Le premier homicide est comme Don Giovanni (la pulsion du dĂ©sir qui fait Ă©clater l’ordre social) ou Orfeo (l’impossible maĂźtrise des passions), un thĂšme qui plonge aux origines de notre humanitĂ©. Le sujet s’inscrit dans la fibre de la sociĂ©tĂ© moderne, revĂȘtant une dimension actuelle contemporaine qui nĂ©vrotique, interroge depuis Alessandro Scarlatti, donc le XVIIIĂš (premier baroque) notre identitĂ© propre au XXIĂš. Il est Ă©tonnant que des gĂ©nies de l’opĂ©ra ou de l’oratorio, tels Haendel, ou Rameau en France, ne se soient pas emparĂ© de ce sujet qui illustre la violence et la haine dont l’homme est capable. Ce questionnement nous renvoie Ă  notre Ă©chec humain, aux guerres et aux scandales, aux crimes et aux malversations qui ne cessent d’alimenter l’actualitĂ©.

LE MEURTRE ORIGINEL
La GenĂšse Ă©tablit le crime et la jalousie aux dĂ©but de l’histoire humaine.
Le meurtre d’Abel par son frĂšre CaĂŻn fascina un siĂšcle (dĂ©but du XVIIIĂš) Ă©pris de questions thĂ©ologiques. Ce premier meurtre engendre l’HumanitĂ©, inscrivant la figure ambiguĂ« de CaĂŻn comme le pĂšre de la civilisation. Dieu Ă©prouve CaĂŻn, mesure sa propension Ă  la violence. Il dĂ©voile ce qui est aux origines de l’homme : le dĂ©sir de meurtre.
AprĂšs Moses und Aron, le metteur en scĂšne Romeo Castellucci revient Ă  l’OpĂ©ra de Paris dans cet oratorio dont il explore la dimension mĂ©taphysique, ciblant l’Ɠuvre du mal dans le projet divin. Contradictoirement Ă  son sujet, la musique de Scarlatti Ă©voque le fratricide avec une douceur Ă©quivoque, « comme une fleur de la maladie ». Proche des sepolcri viennois du XVIIĂš, l’oratorio de Scarlatti analyse le sujet central Ă  travers de sublimes portraits musicaux, ceux du couple originel, Adam et Eve, confrontĂ©s Ă  la violence de leur fils Cain
 Les allĂ©gories divine et infernale sont Ă©galement prĂ©sentes, pilotant l’action en une confrontation de plus en plus tendue, Ăąpre, jusqu’à son terme tragique. + D’INFOS sur le site de l’OpĂ©ra national de paris (avec entretien vidĂ©o – court, du metteur en scĂšne RomĂ©o Castellucci :
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/ilprimoomicidio#gallery

CAIN-ABEL-meurtre-titien-tiziano-par-classiquenews-dossier-CAIN

Cain tue Abel (par Tiziano, Venise, San Giorgio Magiore, DR)

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CONCERT DE NOËL A ORLÉANS

ORLÉANS. CONCERTS de NOEL 2018. Les 15 et 16 dĂ©c 2018. Pour cĂ©lĂ©brer le temps de NoĂ«l, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans et le ChƓur Symphonique du Conservatoire d’OrlĂ©ans fusionnent leurs forces vives Ă  l’église Saint-Pierre du Martroi et offrent un somptueux Concert de NoĂ«l, une tradition Ă  prĂ©sent pour les OrlĂ©anais soucieux de vivre une grande expĂ©rience pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e.

 

 

ORLEANS-concert-de-NOEL-2018-marius-Stieghorst-concerts-annonce-sur-classiquenews

 

 

orchestre-orleans-maestro-chaf-concert-portrait-par-classiquenewsMarius Stieghorst, le chef et directeur artistique de l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, a conçu un programme particuliĂšrement original et Ă©clectique, gĂ©nĂ©reux en styles et accents contrastĂ©s, oĂč perce le timbre Ă©clatant des trompettes (Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo de Telemann), aux cĂŽtĂ©s de l’exaltation des voix (Messe Nelson de Haydn, Alma Dei creatoris de Mozart
). Pour ce concert de NoĂ«l, Marius Stieghorst confie la baguette Ă  Gildas Harnois, qui a dĂ©jĂ  dirigĂ© l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans Ă  maintes reprises. Organiste titulaire de la CathĂ©drale Sainte-Croix d’OrlĂ©ans depuis 1997, il est bien connu des OrlĂ©anais. Il est par ailleurs Chef de la Musique des Gardiens de la Paix depuis juillet 2014, formation qu’il dirige Ă  Paris et Ă  l’étranger.

 

 

SAMEDI 15 DÉCEMBRE 2018 à 20h30boutonreservation
DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018 à 16h00
ORLEANS, Église Saint-Pierre du Martroi

 

 

GEORG PHILIPP TELEMANN
Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo, TWV54 : D3

WOLFGANG AMADEUS MOZART
Alma Dei creatoris en fa majeur KV 277

JOSEPH HAYDN
Nelson Mass en ré mineur, Hob. XXII : 11

Isabelle PHILIPPE, soprano
Laure DUGUÉ, alto
Matthieu JUSTINE, ténor
Marc LABONNETTE, basse
Vincent MITTERAND – Guy-Claude CHARCELLAY- Thibault COLLONGE, trompettes
ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
ChƓur Symphonique du Conservatoire d’OrlĂ©ans / Elisabeth RENAULT, chef de chƓur
Gildas HARNOIS, direction

 

 

 

 

Présentation des oeuvres

 

 

GEORG PHILIPP TELEMANN
Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo, TWV54 : D3
Georg Philipp TELEMANN compte parmi les compositeurs les plus prolifiques et les plus novateurs de l’ñge baroque, en ce XVIIIĂš Ă©clatant, qui n’est pas encore celui des LumiĂšres, mais Ă©blouit nĂ©anmoins par la prĂ©Ă©minence dĂ©volue Ă  la musique : Telemann dirigea la musique Ă  Hambourg, maĂźtre incontestĂ© du prestige musical et culturel de la ville Ă  l’époque oĂč JS Bach son contemporain « vĂ©gĂ©tait » Ă  Leipzig, en prise avec ses employeurs indignes de son talent… MĂȘlant spectaculaire et intime, le Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo affirme le gĂ©nie de Telemann, Ă  l’écriture raffinĂ©e et dramatiquement efficace ; la partition rĂ©serve de bien belles surprises, Ă  l’image des magnifiques solos de hautbois qui apportent une touche subtile de sĂ©rĂ©nitĂ© Ă  la tonalitĂ© solennelle et majestueuse de l’Ɠuvre. Grandiose et pourtant recueillie, l’Ɠuvre s’inscrit idĂ©alement pour le temps de NoĂ«l.

 

 

WOLFGANG AMADEUS MOZART
Alma Dei creatoris en fa majeur KV 277
Mozart a composĂ© cet offertoire peu de temps aprĂšs avoir dĂ©missionnĂ© de la Cour de Salzbourg : il ne pouvait supporter les humiliations rĂ©pĂ©tĂ©es Ă  son encontre, perpĂ©trĂ©es par son employeur Coloredo. Écrite pour soprano, alto, tĂ©nor, chƓur, violons et basse continue, la partition mariale alterne avec douceur et sĂ©rĂ©nitĂ© les interventions des solistes et celles du chƓur.

 

 

JOSEPH HAYDN
Nelson Mass en ré mineur, Hob. XXII : 11
Cette messe est sans doute la plus dramatique, la plus puissante et la plus populaire des quatorze messes Ă©crites par Joseph Haydn. Écrite avec raffinement dans une tonalitĂ© sombre (rĂ© mineur), elle gĂ©nĂšre et entretient au fil de chacune de ses parties une vĂ©ritable tension lyrique. Le chef-d’Ɠuvre de Haydn est l’un des sommets de la composition liturgique Ă  l’époque des LumiĂšres. Haydn y dĂ©ploie son gĂ©nie du raffinement viennois et son goĂ»t de l’opĂ©ra.

 

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu : Église Saint-Pierre du Martroi
Tarifs : de 25/22/12€
Horaires des Concerts : samedi 15 dĂ©cembre Ă  20h30 – dimanche 16 dĂ©cembre Ă  16h00
RĂ©servations : Bureau d’OrlĂ©ans Concerts 6 rue Pothier – 45000 OrlĂ©ans (Ouvert au public de 13h Ă  18h, du lundi au samedi) TĂ©l : 02 38 53 27 13

Site Web : www.orchestre-orleans.com

 

 

 

Fidelio de choc Ă  Tourcoing

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

 
 
 

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

 
 
 

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

 
 
 

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FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

 
 
 

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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

‹ChƓur RĂ©gional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE : À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.

 
 
 

REGARD SUR FIDELIO…

Beethoven jeune 1012554_1151146791564340_4447833172979903169_nL’amour et la fidĂ©litĂ© contre la tyrannie
 Fidelio est cette femme (Leonore) travestie en homme et donc devenue Fidelio qui par amour s’infiltre dans une prison pour y libĂ©rer son mari emprisonnĂ©, laissĂ© mourant dans sa geĂŽle : Florestan. Tout l’opĂ©ra, manifeste contre la tyrannie, pour la libertĂ© universelle, prĂ©pare au grand air, monologue de Florestan, au dĂ©but de l’acte II, oĂč la victime crie comme une priĂšre dĂ©chirante, sa rĂ©volte et son destin tragique (Gott! Welch dunkel hier
).
Beethoven a tout d’abord exposĂ© les personnages : Jaquino, jeune portier de la prison Ă  SĂ©ville qui est tombĂ© amoureux de Marzelline, la fille du geĂŽlier Rocco ; mais celle ci lui prĂ©fĂšre nettement Leonore / Fidelio ; tandis que Rocco (basse) reste humain et compatissant pour la souffrance qui l’environne, Pizzaro le gouverneur a dĂ©cidĂ© d’assassiner Florestan, aprĂšs l’avoir affamĂ© dans le cachot le plus sombre et reculĂ©.
La fabuleuse ouverture (fruit de plusieurs versions qui montrent l’éloquence Ă©ruptive de l’orchestre), le quatuor vocal du I (Mir ist so wunderbar), l’air de Florestan ouvrant le II, puis le duo avec Fidelio (O namenlose Freude), avant que Rocco ne les mĂšne vers la lumiĂšre
 composent un opĂ©ra d’une puissance dramatique exceptionnelle, meilleure offrande de l’époque des LumiĂšres, au genre lyrique. La derniĂšre version de 1814 en deux actes (contrairement Ă  celle en III actes de 1805) dĂ©voile le gĂ©nie BeethovĂ©nien, aussi douĂ© Ă  l’opĂ©ra que dans l’écriture symphonique.

 
 
   
 
 

BERLIOZ 2019 : dossier pour les 150 ans de la mort

berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsBERLIOZ 2019 : les 150 ans de la mort. 2019 marque les 150 ans de la mort du plus grand compositeur romantique français (avec l’écrivain Hugo et le peintre Delacroix) : Hector Berlioz. PrĂ©cisĂ©ment le 8 mars prochain (il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  Paris, le 8 mars 1869). Triste anniversaire qui comme ceux de 2018, pour Gounod ou Debussy, ne lĂšve pas le voile sur des incomprĂ©hensions ou des mĂ©connaissances mais les augmentent en rĂ©alitĂ© ; car les cĂ©lĂ©brations souvent autoproclamĂ©es et pompeuses, n’apportent que peu d’avancĂ©es pour une juste et meilleure connaissance des intĂ©ressĂ©s. Qu’ont prĂ©cisĂ©ment apportĂ© en 2018, les anniversaires Gounod et Debussy ? Peu de choses en vĂ©ritĂ©, sauf venant de la province, soit disant culturellement plus pauvre et moins active que Paris : voyez Le PhilĂ©mon et Baucis, joyau lyrique du jeune Gounod rĂ©vĂ©lĂ© par l’OpĂ©ra de Tours / fev 2018 ; et le PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy dĂ©sormais lĂ©gendaire du regettĂ© Jean-Claude Malgoire Ă  Tourcoing / mars 2018


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berlioz-hector-582-portrait-par-classiquenews-concerts-festivals-operasS’agissant de Hector Berlioz, le dossier promet de nouvelles frustrations car les fausses idĂ©es et prĂ©jugĂ©s sont nombreux, sources d’une mĂ©sentente active entre l’auteur de la Symphonie Fantastique et de La Damnation de Faust, avec le public français.
Force et de constater l’oubli voire l’indiffĂ©rence que son Ɠuvre suscite en France (Ă  commencer par l’OpĂ©ra de Paris); et d’ailleurs qui s’intĂ©resse vĂ©ritablement aux Romantiques Français au sein de l’Hexagone ? Il n’est guĂšre que l’assiduitĂ© des Britanniques pour avoir compris, mesurĂ©, investi l’étendue des champs visionnaires du grand Hector pour leur consacrer une curiosité  et une fidĂ©litĂ©, indĂ©fectibles.

berlioz-ODYSSEY-box-set-10-CD-critique-cd-review-cd-CLIC-de-CLASSIQUENEWS-2019-dossier-BERLIOZ-150-ans-classiquenewsAinsi Colin Davis (disparu en 2013) laisse aujourd’hui une intĂ©grale qui reste pionniĂšre. D’ailleurs le coffret rĂ©alisĂ© par le LSO London Symphony Orchestra est dĂ©jĂ  publiĂ©, disponible dĂšs novembre 2018. Ainsi est fixĂ© un hĂ©ritage dĂ©cisif rĂ©alisĂ© entre 2000 et 2013… Les Londoniens ont toujours eu un temps d’avance. Comme les Russes d’ailleurs, qui du vivant du compositeur lui auront tĂ©moignĂ© une ferveur que les Français lui ont minutieusement refusĂ©e.

PLAINTIF CHRONIQUE… De lĂ  Ă  penser que l’auteur des Troyens (fresque wagnĂ©rienne sur l’AntiquitĂ© jamais reprĂ©sentĂ© dans son intĂ©gralitĂ© de son vivant) reste un Ă©ternel insatisfait, marquĂ© par la frustration et le dĂ©shonneur, voire la trahison
 c’est une ligne que certains biographes rĂ©cents franchissent sans rĂ©serves : Berlioz fut un plaintif chronique, un frustrĂ©, un incompris magnifique que son art a cependant hissĂ© au sommet grĂące Ă  cet Ă©lan ou ce dĂ©sir, jamais satisfait : l’éternelle aimĂ©e inaccessible (qu’elle s’appelle Estelle ou Juliette
 ou Harriet / OphĂ©lie) – l’équivalent français, berliozien, de l’immortelle bienaimĂ©e chez Beethoven, porte, nourrit, embrase
 une exaltation toujours prĂȘte Ă  s’enflammer pour le pire comme le meilleur. De fait, le Prix de Rome obtenu en 1830 (avec la cantate La mort de Sardanapale, un sujet que Delacroix avait traitĂ© avec le mĂȘme tempĂ©rament rĂ©volutionnaire au Salon de 1824) reste une Ă©preuve douloureuse mais rĂ©vĂšle l’obstination de Berlioz qui en composant mĂšne un combat, celui d’une modernitĂ© insolente, affirmĂ©e haut et fort contre le conservatisme ambiant. Finalement s’il se disait surtout classique (en admirateur de Gluck), Berlioz demeure dans le tempĂ©rament et la posture de solitaire impuissant, isolĂ©, tenu Ă  l’écart des fastes de la gloire officielle française, un romantique, lion impĂ©tueux, cerveau dĂ©miurgique Ă  la mesure de ses grands modĂšles
 Shakespeare et Goethe. Voici en chapitre thĂ©matisĂ© notre BERLIOZ 2019, – gĂ©nie aux facettes multiples qui a rĂ©volutionnĂ© la musique au XIXĂš, comme Rameau au XVIIIĂš, comme Debussy et Ravel au dĂ©but du XXĂš. Car Berlioz est un rĂ©volutionnaire.

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BERLIOZ-dossier-annee-2019-dossier-portrait-sur-classiquenews-vignetteDEFRICHEUR ORCHESTRAL
 L’IsĂ©rois (nĂ© Ă  la CĂŽte-Saint-AndrĂ©, le 11 dĂ©cembre 1803), n’a guĂšre la passion de NapolĂ©on ; d’ailleurs ses idĂ©es politiques sont assez fumeuses. Il s’intĂ©resse comme un Faust français Ă  explorer de nouveaux horizons, Ă©largir surtout la palette expressive de l’orchestre, « osant » de nouvelles formes, toujours Ă  partir de l’orchestre : dĂ©veloppement avec programme (et donc livret rĂ©digĂ© car Berlioz amateur de poĂ©sie et de littĂ©rature, apprĂ©cie Ă©crire ses propres livrets avant Wagner : Symphonie Fantastique de 1830, premier opus rĂ©volutionnaire), symphonie concertante (Harold en Italie, 1834), symphonie dramatique (RomĂ©o et Juliette, 1839), puis fusionnant l’orchestre et le thĂ©Ăątre : lĂ©gende dramatique (La Damnation de Faust, 1846). Toujours Berlioz repousse les possibilitĂ©s poĂ©tiques de l’orchestre, s’intĂ©ressant Ă  l’évocation spatiale, l’association des timbres, la capacitĂ© de l’orchestre Ă  dĂ©ployer un nouveau souffle, poĂ©tique donc, spirituel certainement, en tout cas, surnaturel.

 

 

shakespeare portrait de son vivant classiquenews portrait biographie vie de shakespeare 2016 400 ans classiquenewsBERLIOZ et SHAKESPEARE. S’il se passionne pour Beethoven (rĂ©vĂ©lĂ© par les concerts dirigĂ©s alors par le chef Habeneck au Conservatoire de Paris), Berlioz s’enflamme tout autant pour Hamlet de Shakespeare dont l’OphĂ©lie de l’actrice irlandaise Harriet Smithson le marque profondĂ©ment. Il Ă©pousera d’ailleurs l’actrice en 1833, mais leur union sera malheureuse. Leur fils Louis nĂ© en 1834, mourra Ă  Cuba en 1867 (32 ans). InspirĂ© par Shakespeare, Berlioz laisse une mĂ©lodie toujours peu jouĂ©e mais sommet du genre : La Mort d’OphĂ©lie (qu’en son temps, Cecilia Bartoli grava pour Decca avec une sincĂ©ritĂ© dĂ©sarmante).

 

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LE ROMANTISME D’HECTOR


 

 

Dossier spécial BERLIOZ 2019 Illustration dans les articles

 

 

Pensionnaire Ă  Rome, grĂące Ă  l’obtention de son Prix en 1830, qui lui permet de loger Ă  la Villa Medicis, Berlioz ne pense qu’à s’échapper de cette prison dorĂ©e (comme plus tard, un autre pensionnaire cĂ©lĂšbre, Debussy) ; c’est que sa fiancĂ©e (Camille) vient de lui signifier leur rupture (elle lui prĂ©fĂšre Pleyel). Berlioz ne rĂȘve que de fuite et de vengeance. Le romantisme de Berlioz se tourne plutĂŽt du cĂŽtĂ© des germaniques : Schumann, Weber, surtout Beethoven
 et bien sĂ»r la littĂ©rature, Faust (d’aprĂšs Goethe, pour sa Damnation de Faust). GĂ©rard de Nerval aurait souhaitĂ© l’assister et lui fournir des textes et des poĂšmes
 mais Hector restera toujours impermĂ©able aux propositions du poĂšte. En rĂ©alitĂ©, mĂȘme s’il demeure le plus grand inventeur pour l’orchestre, son romantisme est « classique » (« je suis un classique » ne cessera-t-il de clamer et de dĂ©montrer). Dans les faits, ce disciple inconditionnel de Gluck, qui admire surtout la dignitĂ© lumineuse de ce dernier en particulier dans ses tragĂ©dies composĂ©es pour Paris dans les annĂ©es 1770 (dont OrphĂ©e et Euryidice dont Berlioz adaptera une version pour alto, destinĂ©e Ă  la chanteuse Pauline Viardot), se rapproche de Rameau : libertĂ© poĂ©tique de l’orchestre qui dit partout la prĂ©Ă©minence de la musique dans l’explicitation et la rĂ©alisation du drame. Les Troyens, en leur deux actes nĂ©o antiques sont en rĂ©alitĂ© trĂšs proches de la conception de ma tragĂ©die baroque d’un Rameau dĂ©jĂ  Ă©pris des LumiĂšres. L’éloquence de la dĂ©clamation et surtout les dĂ©veloppements consentis Ă  l’orchestre, en particulier dans les « divertissements », rĂ©miniscences empruntĂ©es aux tragĂ©dies en musique du XVIIIĂš, attestent cette filiation plus directe qu’il n’y paraĂźt. D’ailleurs, Berlioz prolonge ce goĂ»t du timbre et de la poĂ©sie instrumentale lĂ©guĂ©e par son prĂ©dĂ©cesseur, au siĂšcle qui le prĂ©cĂšde. Rameau, Berlioz, sont des coloristes qui prĂ©parent les plus grands Ă  venir : Debussy et Ravel au dĂ©but du XXĂš.

 

 

 

 

 

VOYAGES & TOURNÉES


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BERLIOZ vignette HectorBerlioz9Trop peu estimĂ© Ă  sa juste valeur, aprĂšs de cuisants (et amers) Ă©checs dont son opĂ©ra Benvenuto Cellini (1838), puis surtout La Damnation de Faust (dĂ©c 1846), Berlioz, ruinĂ©, dĂ©pressif, se refait une santĂ© et un peu de fortune en voyageant loin de Paris, alors qu’il n’est presque plus trentenaire (38 ans, en 1841 pour son premier voyage Ă  l’étranger : Ă  Bruxelles) ; il traverse pays et dĂ©couvre paysages et villes, dans toute l’Europe, ce malgrĂ© une santĂ© fragile mais qui dĂ©montre une rĂ©elle soliditĂ© : Ă  Londres, en Allemagne (oĂč Lelio et sa Fantastique sont trĂšs apprĂ©ciĂ©s) ; surtout en Russie oĂč il rencontre une public totalement admis Ă  son esthĂ©tique et Ă  la dĂ©mesure de son orchestre
 Les voyages de Berlioz sont liĂ©s Ă  la prĂ©sence rĂ©confortante de trĂšs raisonnable de sa nouvelle Ă©pouse (aprĂšs Harriet), Marie Recio, elle aussi chanteuse, brune attachante qui plus jeune qui lui (de 10 ans), voue une indĂ©fectible admiration pour son compositeur de mari.

CHERE ALLEMAGNE
 EuropĂ©en dans l’ñme, Berlioz n’hĂ©site pas Ă  voyager pour conquĂ©rir la gloire que la France lui refuse. En dĂ©c 1842, il part Ă  Bruxelles; Francfort, Stuttgart (pour NoĂ«l) : lĂ , il dirige ses propres oeuvres (Francs Juges, des extraits de la Fantastique et d’Harold
) mais l’accueil est encore poli. A Leipzig (oĂč l’aide Mendelssohn et oĂč retrouve il Schumann qui l’admire), Berlin (oĂč il est prĂ©sentĂ© au Roi de Prusse, et rencontre Meyerbeer qu’il estime
), Ă  Dresde (oĂč Wagner sera son assistant!), 
 Berlioz gagne une nouvelle cĂ©lĂ©britĂ©. Les choses avancent concrĂštement pour Hector : Liszt n’hĂ©sitera pas Ă  faire jouer Cellini Ă  Weimar
 un soutien inimaginable Ă  Paris, car mĂȘme en 1861, – quand Berlioz n’est plus inconnu des parisiens, c’est Wagner qui sera prĂ©fĂ©rĂ© Ă  Berlioz pour Tannhauser, au dĂ©triment des Troyens du Français. L’OpĂ©ra de Paris a dĂ©cidĂ©ment bien des problĂšmes avec son propre patrimoine.

En 1845, c’est la seconde tournĂ©e en territoire germanique ; il part en Autriche (octobre 1845 – mai 1846), sĂ©journe Ă  Vienne, et jusqu’en BohĂšme (Prague, Pest, Breslau
), autant d’escales bĂ©nĂ©fiques qui stimulent l’achĂšvement de Faust. De retour Ă  Paris, et aprĂšs l’échec de La Damnation (OpĂ©ra Comique, dĂ©c 1846), Balzac conseille Ă  un Berlioz dĂ©primĂ© de partir en
 Russie.

TRIOMPHES RUSSES. Parti de Paris Ă  l’hiver 1847, Berlioz et son Ă©pouse Marie Recio rejoignent Saint-PĂ©tersbourg, capitale culturelle de l’empire de Nicolas Ier dont l’épouse la tsarine Alexandra Feodorovna les accueille car son frĂšre le roi de Prusse lui a remis une lettre de recommandation. Dirigeant l’orchestre de Saint-Petersbourg, l’auteur du TraitĂ© d’instrumentation fait fureur ; son Faust est acclamĂ©, davantage qu’à Paris (il est vrai que cela n’était pas difficile) ; Ă  Moscou, triomphe pour un Carnaval romain, RomĂ©o et Juliette, la Symphonie funĂšbre et triomphale
 Berlioz rencontre Glinka et pĂšse comme ce dernier, de tout son poids dans l’émergence de la jeune Ă©cole musicale russe. C’est au retour de Russie, que passant par Berlin, il prĂ©sente sa Damnation, laquelle ne plait pas aux compatriotes de Goethe.
En 1854, il voyage en Allemagne (aprĂšs le dĂ©cĂšs de sa premiĂšre femme l’actrice irlandaise Harriet Smithson, survenu le 3 mars); avec Marie, Berlioz dĂ©couvre l’excellence des orchestres germaniques, Ă  Hanovre (oĂč il dirige Beethoven), Ă  Dresde (succĂšs de son Faust)


berlioz Hector Berlioz_0LONDRES EN COMPLICITÉ... Juste avant les Ă©vĂ©nements rĂ©volutionnaires de 1848, Berlioz part Ă  Londres (nov 1847), dĂ©fend plusieurs concerts Ă  Drury Lane, principalement comme chef d’orchestre. Sa baguette subjugue immĂ©diatement le public anglais. Sa nature fiĂšvreuse et communicative saisit les londoniens qui ont toujours eu un goĂ»t pour les maestros Ă  tempĂ©rament. Berlioz dirige Weber, Haendel et Mozart (Les noces de Figaro). Il est devenu ce hĂ©ros national pour les anglais, admirateurs de son imagination puissante et novatrice. Pour ne pas dire expĂ©rimentale. Au retour de Londres, Berlioz rejoint Paris au bord du chaos. Son esprit classique se recompose : il crĂ©era L’Adieu des bergers Ă  la Sainte Famille, prĂ©sentĂ© avec complĂ©ments (Le Songe d’HĂ©rode, L’arrivĂ©e Ă  SaĂŻs) sous forme de trilogie sous le titre de L’Enfance du Christ (dĂ©c 1854), oratorio ancien (prĂ©sentĂ© comme datant de 1677, et dĂ» Ă  un certain Pierre DucrĂ© : immense succĂšs parisien).
Chaque sĂ©jour Ă  Londres est formateur et aussi salutaire, source devenue nĂ©cessaire pour nourrir sa confiance en lui-mĂȘme. De fait les Londoniens ont compris mieux que les français, le gĂ©nie de Berlioz : ai total, aprĂšs le sĂ©jour de 1847-1848, ce sont quatre autres Ă©pisodes outre-Manche qui permettent Ă  Hector de renouer avec l’inspiration et la santĂ© artistique : 1851, 1852, 1853, 1855. Celui qui admire Shakespeare s’en rĂ©jouit car il retrouve chez les londoniens, l’ñme de l’écrivain baroque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HECTOR & LES FEMMES

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berlioz-hector-582-portrait-par-classiquenews-concerts-festivals-operasDE CLEOPATRE Ă  ESTELLE
 Pour Berlioz, les femmes sont le grand mystĂšre. Celui qui l’inspire toute sa vie, mais tant qu’il est inaccessible et fantasmĂ©. A l’époque de ses premiĂšres vacances isĂ©roises, Estelle est cette jeune fille, pourtant plus ĂągĂ©e que lui dont il s’éprend au delĂ  de la raison alors qu’il n’a que
 11 ans. Passion juvĂ©nile irraisonnĂ©e, mais les amours de jeunesse sont les plus tenaces, indĂ©lĂ©biles. Dans la rĂ©alitĂ© les choses se dĂ©litent et gĂ©nĂšrent le chaos (cf. sa liaison embrasĂ©e puis son mariage dĂ©sastreux avec Harriet, lire ci aprĂšs).

Ainsi dans la Symphonie Fantastique de 1830, quelques mois aprĂšs l’écriture de sa cantate ClĂ©opĂątre qui avait failli lui faire obtenir le premier prix de Rome en 1829 (il l’obtiendra finalement Ă  la 4Ăš tentative en
 1830 justement, l’annĂ©e de tous les succĂšs avec la Mort de Sardanapale), le compositeur se souvient de l’ĂȘtre aimĂ©e, cette Estelle sublimĂ©e qui ne cesse de nourrir son dĂ©sir et sa quĂȘte de l’ĂȘtre idĂ©al. Dans ce premier volet d’un cycle plus vaste en deux parties intitulĂ© Episodes de la vie d’un artiste (la seconde partie s’appelle Lelio ou le retour Ă  la vie), Berlioz rĂ©forme le langage orchestral (comme le fit Beethoven Ă  son Ă©poque) tout en dĂ©livrant un message autobiographique. Qu’il s’agisse ou pas du dĂ©lire poĂ©tique d’un auteur en proie aux visions positives puis cauchemardesques suscitĂ©es par l’opium (cf. le tableau de GĂ©ricault), les deux premiers mouvements, qui suivent un schĂ©ma poĂ©tique prĂ©cisĂ©ment rĂ©digĂ© par le compositeur (RĂȘveries – passions, puis Un bal), cristallisent la quĂȘte de la femme idĂ©ale. Ils expriment surtout le conflit que cet amour provoque dans l’esprit fĂ©brile du jeune amoureux.

 

 

 

harriet smithson ophelie baerlioz 2019 classiquenewsHARRIET, drame et passion
 En 1827, comme nombre d’artistes parisiens, Berlioz dĂ©couvre sur la scĂšne de l’OdĂ©on, la force dramatique du thĂ©Ăątre de Shakespeare, surtout le charme « exotique » d’une actrice irrĂ©sistible, l’écossaise Harriet Smithson dans le rĂŽle d’OphĂ©lie. Puisqu’elle ne rĂ©pond pas Ă  ses lettres, – or on sait que la plume du compositeur Ă©galait au moins son inspiration musicale), Berlioz ambitionne de la sĂ©duire par la musique : ce sera l’enjeu de sa Symphonie Fantastique. Le motif mĂ©lodique de l’idĂ©e fixe, qui provient de sa cantate Herminie et qui structure les deux mouvements, renvoie directement Ă  l’extase amoureuse que Hector aime cultiver lorsqu’il songe Ă  celle dont il est tombĂ© amoureux. Amoureux, Berlioz est surtout frustrĂ©, car la belle investie, rĂ©siste, paraĂźt indiffĂ©rente, ne rĂ©pond pas Ă  son dĂ©sir
Harriet lui rappelle Estelle : comme elle, Harriet est plus ĂągĂ©e que lui. S’il y a de la passion dans son dĂ©sir, Berlioz est aussi dĂ©vorĂ© par l’amertume et le sentiment de l’abandon. VoilĂ  posĂ©s les mouvements Ă©motionnels de son Ăąme romantique. L’idĂ©e fixe est ainsi Ă©noncĂ©e dĂšs le dĂ©but, Ă  la fois priĂšre et mĂ©lancolie. MĂȘme dans le 3Ăš Ă©pisode de la Fantastique, l’évocation pastorale du ranz des vaches / ou scĂšne aux champs, avec dialogue de deux bergers (cor anglais et hautbois), l’idĂ©e fixe refait surface mais cette fois, avec un sentiment de panique larvĂ©e, d’abandon, associant faibles espoirs et rĂ©elles craintes.

 

Un Ă©vĂ©nement prĂ©cĂ©dent en Italie reste mĂ©morable
 Cet Ă©lan solitaire, impuissant puis frustrĂ© voire rĂ©voltĂ© s’était dĂ©jĂ  produit Ă  Rome, aprĂšs avoir obtenu le Premier Prix de Rome, Berlioz, pensionnaire Ă  la Villa Medicis, apprend que sa fiancĂ© Marie Moke lui prĂ©fĂšre Camille Pleyel.

 

PrĂ©sente lors de la reprise de la Fantastique en 1832, Harriet lui accorde enfin de l’intĂ©rĂȘt. En 1833, Berlioz la presse de ses assiduitĂ©s, enfin obtient sa main
 pour un mariage (Liszt est leur tĂ©moin) qui sera marquĂ© par la dĂ©pression, l’incomprĂ©hension, la jalousie et enfin la sĂ©paration. De faible constitution, Harriet lui donnera cependant un fils, Louis nĂ© en 1834. Harriet est alitĂ©e, malade et probablement dĂ©pressive, depuis qu’elle ne joue plus sur les planches des thĂ©Ăątres, quand Berlioz conçoit son chef d’Ɠuvre entre opĂ©ra et symphonie, RomĂ©o et Juliette (1838). L’ivresse sensuelle de l’air de Juliette, le premier air chantĂ© de la « symphonie dramatique avec choeur et solistes », exprime dĂ©sormais la passion intacte mais frustrĂ©e d’un cƓur entier Ă  (re)prendre (celui de Berlioz). Harriet s’éteindra en 1854 (53 ans) : le couple s’était dĂ©jĂ  sĂ©parĂ© depuis 10 ans.

 

 

RECIO marie soprano berlioz 2019 dossier berlioz 2019 classiquenews MarieMARIE RECIO
 nouvelle Ă©toile Ă©mergeant au dĂ©but des annĂ©es 1840, la nouvelle aimĂ©e s’appelle Marie Recio, plus jeune de 10 ans que lui : admirative et aimante, elle a la santĂ© pour le suivre partout dans ses voyages (Ă  la diffĂ©rence d’Harriet). Berlioz forme mĂ©nage avec Marie Ă  partir de 1844. De fait, Marie saura l’aider, le rassurer et mĂȘme gĂ©rer avec un sens des affaires, les contrats et les modalitĂ©s des engagements. PlutĂŽt Ă©lancĂ©e et brune, Marie est chanteuse, et expĂ©rimentĂ©e. Elle chante les Nuits d’étĂ© (1841, dĂ©diĂ©es Ă  Louise Bertin) sous le pilotage de Berlioz lui-mĂȘme, preuve de la qualitĂ© de cette voix de soprano, probablement ciselĂ©e pour la mĂ©lodie et l’extase poĂ©tique. Elle sera prĂ©sente surtout pour le grand voyage de reconstruction, en Russie, Ă  partir de l’hiver 1847, quand Berlioz est dĂ©truit aprĂšs l’insuccĂšs de son opĂ©ra, prĂ©cisĂ©ment sa lĂ©gende dramatique, La Damnation de Faust (crĂ©Ă©e Ă  l’OpĂ©ra-Comique en dĂ©c 1845).

 

 

 

 

A suivre : Berlioz critique musical / les goûts de Berlioz

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DISCOGRAPHIE

Retrouvez ici les meilleures rĂ©alisations discographiques, les dvd Hector Berlioz Ă©ditĂ©s Ă  l’occasion de l’annĂ©e BERLIOZ 2019 :

 

berlioz-ODYSSEY-box-set-10-CD-critique-cd-review-cd-CLIC-de-CLASSIQUENEWS-2019-dossier-BERLIOZ-150-ans-classiquenewsCD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. BERLIOZ ODYSSEY : LSO / The complete Sir COlin Davis recordings (15 cd LSO, 2000-2013). Berliozien, Sir Colin Davis l’est avant tout autre. Et bien avant les français, tant le chef britannique a dĂ©montrĂ© non sans argument sa passion pour la musique romantique française, exploitant toutes les ressources du LSO LONDON SYMPHONY ORCHESTRA, orchestre chatoyant et dramatique, d’une rare efficacitĂ© et plus encore, Ă  la fois Ă©lĂ©gant et nerveux, dans les pages les plus mĂ©ritantes de notre Hector national
 si peu compris, et Ă©valuĂ© Ă  sa juste mesure par ses compatriotes qui encore en 2019, continueront de le bouder : un musicien humainement dĂ©testable et jamais content, Ă  l’aune du compositeur, plus spectaculaire que poĂšte. Le dĂ©saccord entre notre pays et Berlioz ne date pas d’hier et se poursuit. On veillera Ă  suivre les cĂ©lĂ©brations de l’annĂ©e BERLIOZ 2019. Or Ă  BERLIOZ revient le mĂ©rite aprĂšs Rameau, avant Debussy et Ravel, de rĂ©inventer l’orchestre français, douĂ© d’une sensibilitĂ© inouĂŻe pour la couleur, le timbre, l’orchestration. DAVIS nous indique tout cela, grĂące Ă  une baguette infiniment ardente, articulĂ©e, dĂ©taillĂ©e
 amoureuse de la couleur berliozienne. VoilĂ  qui avant l’annĂ©e 2019, nous comble dĂ©jĂ . Le disque satisfait notre attente, car avouons le, nous n’attendons rien de l’annĂ©e Berlioz Ă  venir. EN LIRE +

 

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LIRE :

berlioz-hector-bruno-messina-150-ans-celebration-berlioz-2018-par-classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. Bruno Messina : BERLIOZ (Actes Sud). VoilĂ  une biographie heureuse qui est le fruit d’un travail personnel et d’un compagnonage avec l’un des compositeurs les plus essentiels et les plus ambivalents aussi de l’histoire de la musique romantique française. Hector Berlioz (mort le 8 mars 1869) fut autant cĂ©lĂ©brĂ© que critiquĂ© ; Ă©cartĂ© qu’adulĂ© ; fascinant autant qu’exaspĂ©rant
 D’ailleurs, le texte de l’auteur commence non sans raison par souligner le portrait d’un homme qui se plaint en permanence, de tout, de son Ă©poque, de son Ă©tat, de lui-mĂȘme
 Berlioz en maladif, dĂ©pressif, neurasthĂ©nique ? L’angle est original et trĂšs bien senti. Le reste de ce texte biographique de premiĂšre importance pour qui veut comprendre le crĂ©ateur de la Symphonie fantastique, de la Damnation de Faust, du Requiem, des Troyens, se rĂ©vĂšle passionnant voire essentiel. VoilĂ  donc un apport majeur pour les cĂ©lĂ©brations BERLIOZ 2019 (150 Ăš anniversaire de la mort)qui promettent mieux que les actuels anniversaires 2018 Debussy, Gounod et Bernstein.
Parution annoncé le 14 nov 2018. EN LIRE PLUS

 

Ă  suivre…

TOURCOING : nouveau FIDELIO de BEETHOVEN

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

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FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

‹ChƓur RĂ©gional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.