ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : Lanboert Wilson chante WEILL

lambert-wilson_slide_328px_19-20LILLE, ONL. WEILL par LANBERT WILSON, 4, 5 mars 2020. Lambert Wilson chante Kurt Weill, en 3 concerts : les 4 et 5 mars 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille; puis le 6 au ThĂ©Ăątre de BĂšthune. L’Orchestre National de Lille aime diversifier son rĂ©pertoire, en tĂ©moigne ce programme prometteur, hors des sentiers battus, oĂč le gĂ©nie mĂ©lodique de Kurt Weill est incarnĂ© par le comĂ©dien et chanteur Lambert Wilson ; l’Orchestre National de Lille sous la direction de Bruno Fontaine saura dĂ©fendre quant Ă  lui l’une des Ă©critures les plus raffinĂ©es au dĂ©but du XXĂš siĂšcle, rĂ©alisant ce souffle symphonique incomparable, entre opĂ©ra et cabaret, qui assure la puissance et la sĂ©duction des airs et chansons conçus par Kurt Weill (1900 – 1950). Le programme prĂ©sentĂ© au Nouveau SiĂšcle de Lille propose un voyage entre les 3 pĂ©riodes crĂ©atrices de Kurt Weill : de Berlin, Paris, New-York. Car le compositeur aprĂšs avoir Ă©bloui le Berlin des annĂ©es 1930, fuit l’Allemagne devenue nazi, et se fixe un temps Ă  Paris, avant de rejoindre New York.

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Mercredi 4 mars 2020, 20hboutonreservation
Jeudi 5 mars 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction et piano : Bruno Fontaine
Chant : Lambert Wilson

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/lambert-wilson-chante-kurt-weill/

Tarifs: 5 Ă  55€ – RĂ©servations sur www.onlille.com
et à la Boutique de l’Orchestre,
3 place Mendùs France – LILLE –
Renseignements 03 20 12 82 40
(du lundi au vendredi 10h-18h)

Egalement en région Hauts-de-France :
Vendredi 6 mars au Théùtre de BÈTHUNE à 20h30

ProphĂšte et visionnaire,
Weill rĂ©invente l’opĂ©ra populaire et rĂ©aliste

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WEILL kurt opera concert festival concerts annonces critique classiquenews musique classique newsA partir de 1927, quand il collabore Ă©troitement avec l’homme de thĂ©Ăątre Bertold Brecht, Kurt Weill rĂ©alise enfin ce thĂ©Ăątre musical, loin des codes artificiels de l’opĂ©ra, un nouveau type de drame en musique, plus proche de la rue et plus rĂ©aliste. Le duo incarne un Ăąge d’or de la vie berlinoise aprĂšs au moment de la dĂ©pression de 1929 et jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1930. Leur coopĂ©ration durera 6 annĂ©es d’une complicitĂ© fĂ©conde et miraculeuse. PĂ©riode bĂ©nie et fragile, liĂ©e Ă  la fugace RĂ©publique de Weimar, auquel Weill et Brecht offrent un miroir artistique particuliĂšrement captivant.

Au programme du concert de Lambert Wilson et de l’Orchestre National de Lille, le songspiel, commande du Festival de Baden-Baden, Mahagonny (1927) ; puis L’OpĂ©ra de quatre sous, d’aprĂšs la piĂšce de John Gay The Beggar’s Opera Ă©crite en 1728 dont les deux compĂšres, alors en villĂ©giature sur la CĂŽte d’Azur, (10 aoĂ»t 1928) font un miroir de la sociĂ©tĂ© dĂ©cadente de la RĂ©publique de Weimar oĂč rĂšgnent cynisme et barbarie Ă  tous les Ă©tages, surtout dans les bas fonds ( triomphe est rĂ©servĂ© Ă  la « Complainte de Mackie » Ă©crite Ă  la fin

Puis c’est « Grandeur et DĂ©cadence de la Ville de Mahagonny », derniĂšre version du premier songspiel de 1927 ; le nouveau drame, apologie d’une sociĂ©tĂ© pourrie par la corruption et la manipulation, est crĂ©Ă© en 1930 Ă  Leipzig et immĂ©diatement portĂ© Ă  l’index comme vivement critiquĂ© par les nazis Ă©mergeants, d’autant que le compositeur, juif et iconoclaste, devient une cible dĂ©signĂ©e. Weill y dĂ©ploie une trĂšs virulente diatribe contre le conformisme petit bourgeois. En fuite, il se fixe un temps Ă  Paris, le temps d’yn prĂ©senter entre autres, un chef d’oeuvre inclassable, entre poĂ©sie et dĂ©sespoir Les 7 pĂ©chĂ©s capitaux (mars 1933), rĂ©cemment prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Tours (LIRE notre compte rendu des 7 pĂ©chĂ©s capitaux de Kurt Weill, avril 2019 : https://www.classiquenews.com/opera-de-tours-les-7-peches-capitaux-de-kurt-weill/ )

Lambert Wilson Ă©voque aussi le travail de Weill avec Cocteau, qui Ă©crit Es regnet, un texte fantaisiste, emblĂ©matique de la verve poĂ©tique et de l’imaginaire de l’écrivain français. A Paris, Weill compose aussi sur des textes français comme en tĂ©moigne le standard absolu « Marie-Galante », inspirĂ© du roman de Jacques DĂ©val : une amoureuse y exprime sa nostalgie de la terre natale aprĂšs son exil forcĂ© au Panama. ComplĂštent l’évocation du sĂ©jour parisien de Weill, deux autres chansons irrĂ©sistibles : « Je ne t’aime pas » , plein d’ironie, de dĂ©tachement, de poĂ©sie et de tendresse dont la trame est liĂ©e Ă  sa courte sĂ©paration avec son Ă©pouse Lotte Lenya
 ; et surtout « Youkali », habanera voluptueuse qui convoque la terre promise, ce paradis inaccessible. Un dĂ©menti Ă  la rĂ©alitĂ© de l’Allemagne hitlĂ©rienne.
Ayant rejoint les Etats-Unis en 1935, Kurt Weill compose des musiques pour le cinĂ©ma (comme Korngold) ; parmi ses plus succĂšs dans le nouveau monde 
 Lady in the Dark (1941), sur les textes d’Ira Gershwin : portrait dĂ©capant d’une rĂ©dactrice de mode. Virtuose de la mĂ©lodie, gĂ©nie de l’orchestration aussi, Weill en AmĂ©rique absorbe les caractĂšres de la ComĂ©die musicale amĂ©ricaine et les fusionne avec l’opĂ©ra et ce thĂ©Ăątre rĂ©aliste dont il a le secret depuis sa collaboration avec Bertold Brecht.

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AU PROGRAMME

Kurt Weill 

OPERA DE QUAT’ SOUS
Ouverture orchestrale / Die Moritat von Mackie Messer / Die   ZĂŒhalter   Ballade   /   Kanonensong   /   Zweites Dreigroschenfinale / « Wo von lebt der Mensch? »

GRANDEUR  ET  DECADENCE  DE  LA  VILLE  DE MAHAGONNY
Prélude / Alabama song / Comme on fait son lit, on se couche

CHANSONS ALLEMANDES
Es regnet / Das Lied von den Braunen
MARIE-GALANTE
Ouverture orchestrale / « scÚne du dancing » / Le Grand Lustucru

CHANSONS FRANCAISES
Je ne t’aime pas / Youkali

STREET SCENE
Ouverture orchestrale / Love life – This is the life

LADY IN THE DARK
Ouverture / This is new / My ship / Girl of the moment / ‱Dialogue en musique…. / Girl of the moment #2 


Voir le programme complet sur le site de
l’Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/lambert-wilson-chante-kurt-weill/

 

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Autour du concert Ă  LILLE
Prélude « Brecht / Weill »
Par les étudiants des départements
jazz et art dramatique du Conservatoire de Tourcoing
Mercredi 4 mars 2020, 18h45
(EntrĂ©e libre dans la limite des places disponibles pour les personnes munies d’un billet du concert)

En bord de scùne Rencontres  avec Lambert Wilson et Bruno Fontaine à l’issue des concerts lillois

THAMOS, Roi d’Egypte de MOZART

Mozart Wolfgang portrait par classiquenews -by-Croce-1780-81ARTE. MOZART : THAMOS, Dim 1er mars, 00h40. Thamos, König in Ägypten, K. 345/336a (Thamos, roi d’Égypte) est inspirĂ© du drame du baron franc maçon Tobias Philipp von Gebler. Mozart en compose la musique de scĂšne dans le style de l’opĂ©ra italien mais chantĂ© en allemand, entre 1773 et 1780. L’Ɠuvre est d’abord crĂ©Ă©e en 1784. AchevĂ©e, la partition comprend 3 chƓurs, 4 entractes dans un style contrastĂ©, vif, nerveux, propre au Sturm und drang, tempĂȘte et passion. S’y confirme un sens architectural symphonique et un souffle nouveau dans la conception des Ă©quilibres instrumentaux, une vigueur et une force conquĂ©rante qui prĂ©figure ce que Wolfgang rĂ©ussira dans l’opĂ©ra symphonique Idomeneo
 En cours de correction, Mozart modifie, humanise le rĂŽle du grand prĂȘtre (prĂ©figuration de Zarastro de La FlĂ»te EnchantĂ©e). Le fils de RamsĂšs, Thamos doit ĂȘtre couronnĂ© mais l’ancien pharaon Menes qui a Ă©tĂ© destituĂ© par RamsĂšs, souhaite se venger en imposant sa fille Tharsis, dĂ©guisĂ©e sous les traits de la dĂ©esse SaĂŻs dont est Ă©pris Thamos. Le couple d’intrigants PhĂ©ron et Mirza tente de prendre le pouvoir. Thamos parvient Ă  dĂ©masquer ses ennemis (PhĂ©ron et Mirza)
 Mais comme dans La FlĂ»te enchantĂ©e Ă  venir, autre drame de passage selon les valeurs maçonniques, l’amour vainc tout. Et le grand PrĂȘtre, siĂšge de sagesse, peut marier Thamos et Tharsis.

 

 

 

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VIDEO

 

 

Mozart: Thamos, King of Egypt | Kammerorchester Basel | Giovanni Antonini | Holger Kunkel – Une somptueuse version de Thamos sans chƓur et sans solistes, qui restitue la force expressive de l’orchestre trĂšs “Sturm une Drang” et aussi le texte dramatique…

 

 

 

 

 

CD événement : STURM UND DRANG 1 / The Mozartists, Ian Page et Chiara Skerath, soprano (1 cd Signum classics, janv 2019)

STURM-UND-DRANG-MOZARTISTS-IAN-PAGE-cd-signum-classics-review-critique-classiquenews-CLIC-de-classiquenews-opera-symphonie-critiqueCD Ă©vĂ©nement : STURM UND DRANG 1 / The Mozartists, Ian Page et Chiara Skerath, soprano (1 cd Signum classics, janv 2019) – Voici le premier volet d’un cycle annoncĂ© de 7 qui d’abord confirme l’excellence expressive du collectif dirigĂ© par le britannique Ian PAGE, de toute Ă©vidence en affinitĂ© avec le rĂ©pertoire servi ; puis c’est l’intelligence d’un programme somptueux et original, idĂ©alement agencĂ© qui fusionne avec pertinence plusieurs joyaux de l’opĂ©ra avec deux remarquable perles symphoniques signĂ©es Beck (maĂźtre de Mannheim) et Haydn : soit le vivier foisonnant d’idĂ©es et de maĂźtrise auquel s’est confrontĂ© Mozart. Le superbe programme symphonique montre combien les annĂ©es 1760 Ă  1770 dans l’écriture orchestrale, annonce l’essor romantique. PrĂ©classique et surexpressif, voire frĂ©nĂ©tique et dĂ©jĂ  romantique, le style de Gluck tel qu’il se dĂ©ploie sombre, lugubre, puis tumultueux, Ă©ruptif dans la formidable Chaconne (scĂšne final de son Don Juan) qui prĂ©figure bien des effets chez Haydn, Mozart et jusqu’au premier Beethoven, tout en renouant avec l’électrisation rythmique et le gĂ©nie mĂ©lodique du Vivaldi des Quatre Saisons. L’enchaĂźnement des deux airs lyriques s’avĂšre emblĂ©matique lui aussi : l’ample air, langoureux, inquiet et dolent de Fetonte du napolitain Jommelli (Ombre que tacite qui sede / ouvrage crĂ©Ă© en 1768, inspirĂ© du PhaĂ©ton de Lully de 1683) ; puis l’air de Haydn qui complĂšte Jommelli (La Canterina, 1766) qui sait aussi crĂ©piter, elle aussi frĂ©nĂ©tique, entre alarme et tempĂȘte affective. PriĂšre, exultation, imploration et incantation : tout est dĂ©jĂ  lĂ .

Passion Ă©ruptive du Sturm und Drang
The Mozartists et Ian Page au sommet

IanPage-1-e1517575314281Vrai manifeste du Sturm und Drang, tempĂȘte et passion : la premiĂšre des deux symphonies, celle de Franz Ignaz BECK, natif de Mannheim, idĂ©al ambassadeur du style Mannheim, frĂ©nĂ©tique et pĂ©taradante qui vrombit, exigeant des cordes une tenue d’archet Ă©lastique et fluide. Les cabrures des cordes, la vibration narquoise des cors et trompettes (d’époque) ajoute Ă  la superbe caractĂ©risation des Ɠuvres par The Mozartits, en permanence irrĂ©sistibles et inspirĂ©s. Leur style exprime chaque nuance de ce style Sturm und Drang prĂ©romantique. Beck est fondamental dans l’expansion europĂ©enne de ‘l’euphorie’ Mannheim (source Ă  laquelle Mozart puise pour Idomeneo et dĂ©jĂ  Thamos)
 Beck est Ă  Naples, Marseille et surtout Bordeaux au dĂ©but des annĂ©es 1780, oĂč il participe dĂ©jĂ  Ă  l’essor du Grand ThĂ©Ăątre. Il meurt Ă  Bordeaux en 1809.
The Mozartists Ă©clairent avec finesse et nuances, dans la flexibilitĂ© idoine, la qualitĂ© des climats expressifs requis, du dĂ©chainement intempestif du premier mouvement (Allegro con spirito) Ă  la langueur flottante, quasi Ă©vanescente de l’Andante qui suit ; du Minuetto, jouĂ© scherzando et articulĂ© avec son Ă©pisode central austĂšre, plus rustique, au Presto final, aussi affĂ»tĂ© qu’un duel d’épĂ©es, avec en opposition rĂ©jouissante, la rondeur caustique des cors superbement rĂ©glĂ©s. La tension qui naĂźt d’épisodes aussi contrastĂ©s, renforce l’impact poĂ©tique et expressif de cette symphonie (opus 3 n°3, 1760), entre hallucination, Ă©clairs fantastiques et langueur mystĂ©rieuse, l’une des meilleures Ă©crites par Beck parmi ses 
 24 parvenues.

L’expressivitĂ© atteint un niveau supĂ©rieur encore dans l’air du napolitain Traetta : Sofonibe, Reine dĂ©sespĂ©rĂ©e, ici dĂ©chirĂ©e, implorante dont la trĂšs crĂ©dible soprano Chiara Skerath n’hĂ©site pas Ă  faire retentir les cris de la souffrance la plus vive. Celle d’une Ăąme possĂ©dĂ©e, submergĂ©e mĂȘme par sa peine et la trahison dont elle est la victime languissante et impuissante.
EnchainĂ©e la Symphonie n°49 « Passion » de Haydn semble faire Ă©cho Ă  la peine profonde de Sofonibe ; l’équilibre sonore des Mozartists sous la conduite impeccable de leur directeur musical Ian Page, se dĂ©ploie de façon splendide ; le chef cisĂšle et caresse la vibration sombre et funĂšbre mĂȘme du premier mouvement Adagio (12 mn) dont couleur et respiration rappellent le Requiem de Mozart
 Le Menuet affiche la dĂ©contraction d’une danse haendĂ©lienne ; et le Presto, vif et heureux, sidĂšre par sa soif de chanter et de conquĂ©rir. Jubilatoire.
Fabuleux programme lyrique et symphonique, STURM UND DRANG 1 plonge au cƓur de la fournaise symphonique propre aux annĂ©es 1760 oĂč Gluck, Jommelli, Traetta au thĂ©Ăątre dialoguent avec le symphonisme exaltĂ©, contrastĂ© des non moins passionnants Beck et Haydn. Superbe parcours. VoilĂ  un nouvel accomplissement qui confirme notre enthousiasme vis Ă  vis des Mozartists, collectif aux programmes toujours originaux, impliquĂ©s, exaltants. Il est temps de les entendre en France. VƓu exaucĂ© le 20 mai prochain (il Ă©tait temps ! d’autant que CLASSIQUENEWS est le premeir mĂ©dia Ă  les avoir distinguĂ©s et dĂ©fendus : lire ci aprĂšs nos autres critiques The MOZARTISTS).

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CLIC D'OR macaron 200CD Ă©vĂ©nement : STURM UND DRANG 1 / The Mozartists, Ian Page et Chiara Skerath – EnregistrĂ© en janvier 2019 Ă  Londres – 1 cd Signum classics – CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2020. Parution annoncĂ© en mai 2020

https://signumrecords.com/product/sturm-und-drang-volume-1/SIGCD619/
 

Présentation du cd / programme sur le site du label SIGNUM classsics

This is the first project in a seven-volume series exploring the ‘Sturm und Drang’ movement, which swept through all art forms in the between the early 1760s and 1780s. The purpose of this movement were to frighten and perturb through the use of wild and subjective emotional means of expression. This series of ‘Sturm und Drang’ recordings incorporates iconic compositions by Mozart, Gluck and, above all, Joseph Haydn, but it also includes largely forgotten or neglected works by less familiar names. The music featured on this disc was all composed in the 1760s. It includes ballet and opera as well as symphonies, but is drawn together by the hallmarks of the remarkably visceral and dynamic style of music that we now call ‘Sturm und Drang’.

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A ÉCOUTER / dĂ©couvrir le 22 juin 2020, 20h30boutonreservation
LA SEINE MUSICALE (92, Hauts de Seine)
https://www.laseinemusicale.com/spectacles-concerts/the-mozartists_e642
 

 Programme

Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie K19a
Johann Christian Bach / Wolfgang Amadeus Mozart, Adriano in Siria, “Cara la dolce fiamma”
Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie n° 4
Joseph Haydn, Berenice (extraits)
Joseph Haydn, Symphonie n° 99

C’est dans la capitale britannique que Mozart – alors ĂągĂ© de moins de 10 ans – compose ses premiĂšres symphonies. C’est aussi lĂ  qu’il entend l’opĂ©ra de Johann Christian Bach, Adriano in Siria, dont il Ă©crira dix cadences ornementales pour l’air Cara la dolce Mamma. C’est encore Ă  Londres que Joseph Haydn apprendra la mort de Mozart et crĂ©era la Symphonie n° 99. The Mozartists, dirigĂ©s par Ian Page, nous font dĂ©couvrir ce rĂ©pertoire mĂ©connu.

Durée : 1h15 sans entracte

Distribution :‹ Chiara Skerath, soprano
The Mozartists‹  /  Ian Page, direction

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PLUS D’INFOS sur le site de THE MOZARTISTS
https://www.classicalopera.co.uk/whats_on/mozart-et-haydn-a-londres/

 

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EINSTEIN ON THE BEACH

Glass_wilson_einstein_on_the_beach_operaFRANCE MUSIQUE, sam 7 mars 2020, 20h. EINSTEIN OF THE BEACH. Philip Glass signe ainsi son premier opĂ©ra « minimaliste » d’une lenteur rĂ©gĂ©nĂ©ratrice – selon les mots de Childs, aprĂšs l’explosion nihiliste de la culture pop, le minimalisme envisage une nouvelle Ăšre artistique
 soit un flux rĂ©pĂ©titif, suspendu, enivrant, hypnotique de 5h d’activitĂ© musicale. Pour rompre l’effet de lassitude, Bob Wilson intĂšgre une voix rĂ©citante qui scande des chiffres rĂ©pĂ©tĂ©s, des notes de la gamme d’ut majeur Ă©noncĂ©es en français, des textes vaguement poĂ©tiques Ă©crits par un jeune auteur Christopher Knowles, jeune autiste repĂ©rĂ© et suivi par Wilson, et d’autres textes rĂ©digĂ©s aussi par Lucinda Childs
 CrĂ©Ă© le 25 juillet 1976 Ă  l’OpĂ©ra-ThĂ©Ăątre d’Avignon dans le cadre du Festival, l’opĂ©ra Einstein on the beach, malgrĂ© son sujet, – scientifique-, reste un jalon majeur de l’écriture moderne au XXĂš siĂšcle, touchant par son originalitĂ© formelle et sa grande invention visuelle. Un ovni onirique sans Ă©quivalent alors. Une certaine Ă©lite artistique amĂ©ricaine, rĂ©unissant comme un art total Ă  la façon des Ballets Russes au dĂ©but du siĂšcle : danse (Childs), musique (Glass), dramaturgie, mise en scĂšne, dĂ©cors (Wilson), s’imposait alors sur la scĂšne internationale aprĂšs leur consĂ©cration française en Avignon.

L’OpĂ©ra en quatre actes, Einstein on the beach renaissait aussi dans les annĂ©es 2010, par ses trois concepteurs re sollicitĂ©s (surtout la chorĂ©graphe Lucinda Childs invitĂ©e Ă  Ă©crire de glass wilson childs einstein on the beach dvd chatelet dvd review critique dvd classiquenews CLIC novembre 2016 1474030354_OA1178Dnouveaux ballets) pour une nouvelle tournĂ©e amĂ©ricaine puis europĂ©enne passant par Montpellier (2012), puis Paris (au ChĂątelet en janvier 2014 : la captation vidĂ©o a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e / LIRE ici notre critique du dvd Einstein on the beach).
http://www.classiquenews.com/dvd-einstein-on-the-beach-chatelet-2014-glass-wilson-childs-the-lucinda-childs-dance-company-the-philip-glass-ensemble-2-dvd-opus-arte/

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Concert donné le 27 septembre 2019 à 20h30 au Palais de la musique et des congrÚs, Salle Erasme à Strasbourg dans le cadre du Festival Musica.

Philip Glass
Einstein on the Beach
Opéra en quatre actes
Christopher Knowles, auteur
Samuel M. Johnson, auteur Lucinda Childs, auteur
Suzanne Vega, narratrice
Collegium Vocale de Gand dirigé par Maria van Nieukerken
Ictus
Direction : Georges-Elie Octors

L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE endeuillĂ© par la disparition brutale de l’un de ses musiciens, HervĂ© BRISSE

logo_ONL_2016L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE endeuillĂ© par la disparition brutale de l’un de ses musiciens, HervĂ© BRISSE. Dans un communiquĂ© datĂ© de lundi dernier 24 fĂ©vrier 2020, l’ONL LILLE / Orchestre National de Lille a exprimĂ© sa douleur suite Ă  la disparition d’HervĂ© Brisse, tuba solo de l’Orchestre depuis 1978 :

” Les musiciens et l’ensemble des collaborateurs de l’Orchestre National de Lille ont appris avec douleur le dĂ©cĂšs d’HervĂ© Brisse ce vendredi 21 fĂ©vrier 2020. Excellent musicien, passionnĂ© et gĂ©nĂ©reux, HervĂ© avait rejoint l’Orchestre National de Lille comme tuba solo en 1978. Il avait participĂ© activement au rayonnement de l’Orchestre auprĂšs de Jean-Claude Casadesus puis ces derniĂšres annĂ©es auprĂšs d’Alexandre Bloch. Toutes nos pensĂ©es vont Ă  sa famille et ses trĂšs nombreux amis.

Jean-Claude Casadesus, fondateur de la phalange lilloise a exprimé sa trÚs grande émotion :
« La disparition brutale de notre ami HervĂ© Brisse me bouleverse. Je veux tout d’abord ici dire Ă  sa famille du fond de mon cƓur combien, bien que je sache la pauvretĂ© des mots dans ces si douloureuses circonstances, toute la part que je prends Ă  leur chagrin !  Je connaissais HervĂ© depuis ses 16 ans Ă©poque oĂč je l’avais accueilli comme Tuba dans l’orchestre des jeunes de l’Orchestre de Paris que m’avait confiĂ© Daniel BarenboĂŻm. TrĂšs vite je l’ai engagĂ© comme Tuba solo au sein de l’Orchestre National de Lille oĂč son talent a fait merveille pendant plus de quarante ans ! J’adresse mes condolĂ©ances profondes et bien tristes Ă  tous ses proches.»

 

 

BRISSE-herve-tuba-solo-orchestre-national-de-lille-classiquenews-UGO-PONTE

 

 

Alexandre Bloch, Directeur musical a tenu Ă  adresser dĂšs l’annonce du dĂ©cĂšs, un message de soutien Ă  l’ensemble des Ă©quipes de l’Orchestre National de Lille trĂšs touchĂ©es par cette triste nouvelle :
« Les mots sont absents. Mais je souhaite cependant vous envoyer ce message de soutien. HervĂ© nous a quittĂ©s, tragiquement. Et sa mĂ©moire restera, j’en suis sĂ»r, gravĂ©e dans notre Orchestre. Beaucoup d’entre vous connaissaient HervĂ© depuis bien plus longtemps que moi, mais HervĂ© Ă©tait pour moi le premier musicien de l’Orchestre National de Lille que j’ai rencontrĂ©, lorsqu’il est venu me chercher au Conservatoire de Lille pour co-diriger avec lui une Fanfare de Bernard Cavanna Ă  l’occasion du 30Ăšme anniversaire de l’Orchestre National de Lille. Je vous envoie Ă  toutes et Ă  tous le plus de courage et de rĂ©confort possible dans ces heures douloureuses. Prenez soin de vous, de vos familles et que la vie continue d’ĂȘtre fiĂšre, artiste, thĂ©Ăątrale, pleine d’humour, sincĂšre, et musicienne comme l’était notre cher HervĂ© ! »

Biographie d’HervĂ© BRISSE

HervĂ© Brisse a intĂ©grĂ© l’Orchestre National de Lille en 1978. FormĂ© aux Conservatoire d’Amiens, Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris (CNSMP), il a obtenu de nombreux Prix Internationaux. Professeur au Conservatoire de Roubaix depuis 1985, il a Ă©galement Ă©tĂ© enseignant au CNSM de Paris de 1995 Ă  2002 et poursuivait une carriĂšre de plus de 2O ans Ă  travers la musique de chambre avec les Quintettes de cuivres Jean-Baptiste Arban et Magnifica. En tant que soliste : il jouait notamment le Concerto de Ralph Vaughan Williams, il a participĂ© Ă  la crĂ©ation française du Concerto de John Williams, a crĂ©Ă© les Concertos de Renaud Gagneux, de Bernard Kroll et de Yves Prin avec l’Orchestre National de Lille, de Cannes, de Massy
 Avec un parcours jalonnĂ© de nombreuses rĂ©alisations de projets liant le monde professionnel et le monde amateur, il a menĂ© de frĂ©quentes actions pĂ©dagogiques dans les milieux associatifs et dans le domaine de l’Éducation Nationale. Nombre de ses Ă©lĂšves sont devenus musiciens professionnels et enseignants. HervĂ© Brisse Ă©tait Ă©galement actif dans les mĂ©dias : producteur sur France Musique et Directeur artistique de collection thĂ©matique pour France 3. Depuis 2004, il Ă©tait conseiller artistique de Lille 3000 et dirigeait l’Orchestre d’Harmonie de Lille-Fives. Le MinistĂšre de la Culture lui avait dĂ©cernĂ© le titre d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres et en novembre 2016, puis Ă©levĂ© au grade de Chevalier dans l’Ordre National du MĂ©rite.”

 

 

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vidéos :

 

HervĂ© Brisse s’était prĂȘtĂ©, il y a quelque temps, Ă  une courte interview pour le site internet de l’Orchestre National de Lille : www.onlille.com/saison_19-20/musiciens

 

 

mass-bernstein-lille-orchestre-national-compte-rendu-critique-classiquenews-alexandre-blochCLASSIQUENEWS avait eu l’opportunitĂ© d’interroger HervĂ© BRISSE en juin 2018 Ă  l’occasion du reportage vidĂ©o spĂ©cial dĂ©diĂ© Ă  MASS de Leonard Bernstein : Ă  4’16 : HervĂ© Brisse (intervenant alors comme directeur musical de l’Orchestre d’Harmonie de Lille-Fives participant ainsi Ă  la rĂ©alisation de MASS) prĂ©cise la musique traditionnelle locale jouĂ©e avant le marching band au prĂ©alable de la partition de Bernstein

VOIR le reportage MASS de Bernstein par l’Orchestre National de LILLE : https://www.classiquenews.com/reportage-video-onl-orchestre-national-de-lille-mass-de-bernstein-alexandre-bloch-juin-2018/ 
 

La RĂ©daction de CLASSIQUENEWS se joint Ă  la douleur de l’Orchestre et de ses musiciens.

 

 

Illustration

Photo d’HervĂ© Brisse lors de sa derniĂšre tournĂ©e avec l’Orchestre National de Lille au Cadogan Hall de Londres le 29 janvier 2020

Opéra Bastille : Nouvelle Manon de Massenet

massenet jules portrait classiquenewsPARIS, Bastille : nouvelle MANON de Massenet : 26 fev – 10 avril 2020 – Massenet contrairement Ă  ce qu’il dĂ©clare dans Souvenirs (souvent rĂ©Ă©criture idĂ©alisatrice sujette Ă  caution), compose Manon sur une longue durĂ©e Ă  partir du livret de Meilhac et Gille. La composition s’accĂ©lĂšre surtout en 1882, aprĂšs la crĂ©ation milanaise d’HĂ©rodiade. Du genre opĂ©ra-comique, la partition comporte quelque scĂšnes parlĂ©es, surtout un personnage issu du thĂ©Ăątre comique XVIIIĂš chantĂ© par un « trial », c’est Ă  dire un tĂ©nor lĂ©ger : le vieux Guillot de Morfontaine qui malgrĂ© son Ăąge avancĂ© en pince pour Manon; mais celle-ci acceptant puis rechignant ses cadeaux exorbitants, ne pourra guĂšre Ă©chapper Ă  la vengeance du vieux satire blessĂ© ; Massenet cite surtout le style français rococo et galant (ballet du Cours la Reine dans un style purement Louis XV et Pompadour). Pour le rĂŽle titre, le compositeur a subtilement mĂȘlĂ© les diverses facettes d’un personnage qui est tout sauf superficiel : attachant. Le rĂŽle exige virtuositĂ© coloratoure et dramatisme intense. Il faut autant exprimer la frivolitĂ© triomphante de la jeune coquette que le dĂ©sarroi sincĂšre de la courtisane coupable et amoureuse


D’aprĂšs le roman de l’abbĂ© PrĂ©vost (1731), Manon de Massenet prĂ©cĂšde l’opĂ©ra Ă©ponyme (Manon Lescaut) de Puccini (1893). AprĂšs son opĂ©ra, Massenet compose une suite chambriste Ă  Manon, Le portrait de Manon (1894), oĂč il resserre encore son Ă©criture et approfondit sa nostalgie du grand style, mais sur un mode intimiste nouveau, trĂšs proche du thĂ©Ăątre.
Dans Manon, premiĂšre lecture (crĂ©ation Ă  l’OpĂ©ra Comique, le 19 janvier 1884), Massenet rĂ©invente le personnage central de la jeune femme, frivole et amoureuse, fragile et trop lĂ©gĂšre 
 le rĂŽle est brillamment incarnĂ© par les meilleures sopranos de la Belle Epoque: Marie Heilbronn (qui meurt trop tĂŽt Ă  35 ans en mars 1886), puis Sibyl Sylberson (Ă  partir de 1891 Ă  l’OpĂ©ra Comique)


Massenet soigne le brio des airs solistes: air du rĂȘve de Des Grieux (comme une romance ancienne); grand air brillant et virtuosissime pour la soprano vedette : “je marche sur tous les chemins” (air du Cours La Reine) et depuis lors, emblĂšme de toute coloratoure qui se respecte, lĂ  mĂȘme oĂč a brillĂ© sans pareille, Beverly Sills, sur les traces de la crĂ©atrice du rĂŽle, Marie Heilbronn.
Plus que dans Carmen de Bizet, Manon ose des tournures nouvelles, faisant Ă©voluer en permanence l’écriture du discours vocal : air, arioso, drame chantĂ©; la prosodie de Massenet est fine et libre, d’une libertĂ© et d’une invention remarquables. Le grand duo amoureux Ă  Saint-Sulpice oĂč la sirĂšne sĂ©ductrice reconquiert son ancien amant devenu abbĂ© (!) est l’un des sommets de l’opĂ©ra et l’épisode prosodique le plus rĂ©ussi Ă  ce titre.

 

 

 

 

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PARIS, Opéra Bastille
du 26 février au 10 avril 2020
3h25 avec 2 entractes
RĂ©servez directement vos places sur le site de l’OpĂ©ra de Paris
https://www.operadeparis.fr/saison-19-20/opera/manon

La distribution alterne deux Ă©quipes : avec Pretty Yende / Amina Edris dans le rĂŽle titre, Benjamin Bernheim / Stephen Costello (le chevalier DesGrieux), Ludovic TĂ©zier (Lescaut)
 Dans la nouvelle mise en scĂšne de Vincent Huguet.

 

 

 

 

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RĂ©inventer le style Pompadour
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Massenet en homme du XIXĂšme rĂ©invente le XVIIIĂš dĂ©crit pourtant avec prĂ©cision par l’AbbĂ© PrĂ©vost dans son roman qui se dĂ©roule Ă  Paris au dĂ©but des annĂ©es 1720
 le Cours la Reine est une pure invention du compositeur. Lescaut n’est plus le frĂšre mais le cousin de la belle Manon. Celle-ci ne meurt pas dans le dĂ©sert amĂ©ricain mais sur la route du Havre et elle a assez de discernement malgrĂ© sa fatigue et son Ă©puisement pour, juste avant d’expirer, admirer le diamant de la premiĂšre Ă©toile du soir

Avec le tableau du Cours la Reine, vĂ©ritable image fantasmatique d’un XVIIIĂš redessinĂ© par Massenet et ses librettistes, le directeur de l’OpĂ©ra Comique, Carvalho, mise sur les effets visuels et spectaculaires, grĂące aux dĂ©cors spĂ©cialement conçus pour la production: le public venu applaudir Marie Heilbronn dans le rĂŽle de Manon et le cĂ©lĂšbre tĂ©nor Alexandre Talazac, se passionne pour l’opĂ©ra: pas moins de 78 reprĂ©sentations pour la seule annĂ©e 1884. Un triomphe et l’a confirmation que Massenet reste le plus grand crĂ©ateur Ă  l’opĂ©ra en cette fin du XIXĂšme.

Synopsis
Manon Lescaut fuit Ă  Paris avec le Chevalier des Grieux pour Ă©chapper au couvent. Mais les amants sans le sou dĂ©chantent vite et dans le Paris de la RĂ©gence (devenu l’emblĂšme du style Pompadour dans l’opĂ©ra de Massenet), Manon quitte Des Grieux pour vendre ses charmes aux nobles assidus; devenu abbĂ© Ă  Saint-Sulpice, Des Grieux ne peut rĂ©sister aux avances de son ancienne maĂźtresse venue le reconquĂ©rir
 ils se remettent ensemble; il joue et gagne; mais c’est compter sans la vengeance des puissants; Manon est dĂ©portĂ©e et meurt dans le bras d’un Des Grieux, impuissant.

 
PrĂ©sentation de l’Ɠuvre par l’OpĂ©ra de Paris :

Lorsque l’abbĂ© PrĂ©vost signe en 1731 L’Histoire du chevalier  des Grieux et de Manon Lescaut – qui inspirera Ă  Massenet sa Manon – c’est le tableau d’une Ă©poque qu’il nous livre : celle de la RĂ©gence, qui voit la vieille sociĂ©tĂ© s’éteindre tandis qu’une nouvelle semble naĂźtre, pleine de la promesse d’une libertĂ© nouvelle. C’est entre ces mondes qu’évolue Manon, fuyant le couvent pour embrasser les chemins du dĂ©sir et de la transgression, et se jeter Ă  corps perdu dans une passion brĂ»lante et autodestructrice avec des Grieux. Une parenthĂšse s’ouvre, qui se refermera dans la douleur et dans la nuit. Le metteur en scĂšne Vincent Huguet s’affranchit du taffetas historique de l’oeuvre pour en faire ressurgir toute la violence.

 

 

 

 

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ACTE I - AMIENS

Le vieux Guillot de Morfontaine, entourĂ© de ses maĂźtresses Poussette, Javotte et Rosette, dĂźne bruyamment en compagnie de BrĂ©tigny. DĂ©barque une foule de voyageurs parmi lesquels la jeune Manon. Elle est accueillie par son cousin Lescaut, chargĂ© de la conduire au couvent. La belle ne passe pas inaperçue et Guillot tente de la sĂ©duire en faisant Ă©talage de sa richesse. Lescaut l’éloigne et recommande Ă  Manon de se tenir sage pendant qu’il s’encanaille dans le cabaret voisin. RestĂ©e seule, Manon rĂȘve Ă  la vie qu’on lui interdit. L’arrivĂ©e du chevalier des Grieux la tire de sa mĂ©lancolie : les deux jeunes gens tombent amoureux au premier regard et dĂ©cident de s’enfuir Ă  Paris.

ACTE II – PARIS

Le jeune couple vit dans un appartement de fortune. Des Grieux lit Ă  Manon la lettre qu’il vient d’écrire Ă  son pĂšre dans laquelle il lui annonce son intention de l’épouser. Ils sont interrompus par Lescaut, accompagnĂ© de BrĂ©tigny que Manon reconnaĂźt immĂ©diatement malgrĂ© son dĂ©guisement. Un jeu de dupes se met en place : Lescaut prĂ©tend se rĂ©concilier avec des Grieux, tandis que BrĂ©tigny informe Manon que son amant sera rendu de force Ă  son pĂšre le soir mĂȘme. En Ă©change de son silence, il lui promet de faire d’elle la reine du Tout-Paris. MalgrĂ© son amour sincĂšre, Manon accepte le marchĂ© et se rĂ©signe Ă  changer de vie. Des Grieux s’aperçoit de son trouble, mais il est trop tard : il est enlevĂ© sous les protestations de Manon.

ACTE III – PREMIER TABLEAU LE COURS-LA-REINE

C’est jour de fĂȘte au Cours-la-Reine. Poussette, Javotte et Rosette s’amusent en cachette de Guillot tandis que Lescaut fait le joli coeur. Manon fait une entrĂ©e trĂšs remarquĂ©e et proclame devant la foule de ses admirateurs l’urgence de profiter de la jeunesse. Elle surprend une conversation entre BrĂ©tigny et le comte des Grieux et apprend que le chevalier a dĂ©cidĂ© de se retirer du monde et d’entrer au sĂ©minaire. Guillot, qui espĂšre sĂ©duire Manon et l’enlever Ă  BrĂ©tigny, a fait venir pour elle le Ballet de l’OpĂ©ra, mais la jeune femme quitte la fĂȘte prĂ©cipitamment pour aller retrouver des Grieux.

ACTE III – SECOND TABLEAU SAINT-SULPICE

Des Grieux vient de prononcer un sermon qui a beaucoup impressionnĂ© les dĂ©votes. Son pĂšre tente encore une fois de le dissuader d’entrer dans les ordres, mais le jeune homme reste inflexible. Cependant l’arrivĂ©e de Manon le trouble au plus haut point. Elle le supplie de lui pardonner sa trahison. Des Grieux est tiraillĂ© entre son dĂ©sir et ses rĂ©solutions. Il finit par cĂ©der au charme de Manon et s’enfuit une nouvelle fois avec elle.

ACTE IV – L’HÔTEL DE TRANSYLVANIE

Les dĂ©penses de Manon ont Ă©puisĂ© les ressources de des Grieux. Pour se refaire, il se laisse entraĂźner dans un tripot oĂč Lescaut a ses habitudes. MalgrĂ© ses rĂ©ticences et son dĂ©goĂ»t pour les jeux d’argent, il engage une partie avec Guillot dont il rafle les mises coup sur coup. Sa chance insolente irrite son adversaire qui l’accuse de tricherie. Guillot sort en menaçant le couple et revient peu aprĂšs avec la police qui arrĂȘte Manon et des Grieux avec la bĂ©nĂ©diction de son pĂšre.

ACTE V – LA ROUTE DU HAVRE

Sur une route qui mĂšne vers Le Havre, des Grieux et Lescaut attendent le passage du convoi des filles condamnĂ©es Ă  la dĂ©portation. Lescaut rĂ©ussit Ă  acheter la complicitĂ© des gardes pour que Manon et des Grieux puissent rester un moment seuls. La jeune femme s’accuse d’avoir gĂąchĂ© leur amour et implore le pardon. Des Grieux la rassure, tente de lui redonner espoir. Mais Manon est trop Ă©puisĂ©e. Elle meurt dans ses bras en rĂȘvant Ă  leur bonheur passĂ©.

Opéra-Comique en cinq actes et six tableaux. Musique de Jules Massenet.
Livret de Henri Meilhac et Philippe Gille d’aprĂšs le roman de l’abbĂ© PrĂ©vost (Histoire du Chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut). Éditions Leduc-Heugel.
Créé à Paris, Opéra-Comique, le 19 janvier 1884.

 
 

Concerto pour piano de CLARA SCHUMANN

clara-schumann-piano-robert-schumann-concerto-pour-pianoARTE, dim 8 mars 2020, 18h55. CLARA SCHUMANN : Concerto pour piano, opus 7. En 2019, Ă  Leipzig, sous la direction d’Andris Nelsons, l’Orchestre du Gewandhaus interprĂšte le “Concerto pour piano” de Clara Schumann (1819-1896), nĂ©e alors il y a deux siĂšcles. L’épouse de Robert Schumann, compositrice comme lui, et surtout immense virtuose pour le piano, mĂ©ritait bien cet hommage pour son bicentenaire.
CrĂ©atrice prĂ©coce ĂągĂ©e de seulement 14 ans, le Concerto pour piano en la mineur indique un tempĂ©rament Ă©toilĂ©e, lumineux, d’une passion tendre et somptueuse mĂȘme, d’une Ă©tonnante vibration et sensibilitĂ© si l’on pense Ă  l’ñge de la jeune compositrice.

Le piano amoureux de Clara

Clara le joue Ă  Leipzig Ă  16 ans, en 1835, sous la direction de Felix Mendelssohn qui dirigeait alors l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. RĂ©servĂ©e, secrĂšte, la jeune femme exprime une Ă©motivitĂ© pianistique qui respire et sait Ă©largir le champs musical. Son Concerto pour piano respire ample, rĂ©serve des plages d’éloquente langueur enivrĂ©e
 Trois mouvements enchaĂźnĂ©s : Allegro maestoso / Romance : andante non troppo con grazia / allegro non troppo. L’Andante « avec grĂące » et dĂ©jĂ  certaines sĂ©quences du premier Allegro font jaillir cette tendresse ardente (le violoncelle solo dans la Romance
 annonçant mais de façon aĂ©rienne Brahms qui a tant aimĂ© lui aussi Clara), effusion qui scellera le destin de Clara Ă  celui de Robert, union parfaite et lĂ©gendaire, unique dans l’Histoire de la musique europĂ©enne, et dont le vocable « RARO », personnage de l’imaginaire de Robert, reste l’emblĂšme. Ra de Clara, Ro de Robert, l’équation miraculeuse d’oĂč naĂźtront sous la plume des deux auteurs, tant de pages remarquables. En Ă©cho Ă  l’ivresse pianistique prĂ©coce de son Ă©pouse tant adorĂ©e, Robert Ă©crira lui aussi son Concerto pour piano, chef d’oeuvre tout autant, que crĂ©a Ă©videmment Clara en 1846
 au Gewandhaus de Leipzig.

 

 

 

ARTE, dim 8 mars 2020, 18h55. CLARA SCHUMANN : Concerto pour piano, opus 7 – LEIPZIG, 2019, concert pour le bicentenaire de CLARA SCHUMANN (1819-1896)

 

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NOTRE AVIS : pas sĂ»r que cette version convainc tout Ă  fait : la pianiste lettone Lauma Skride a un jeu Ă©pais et lourd, en rien nuancĂ© ni dĂ©taillĂ© et la direction d’Andris Nelsons malgrĂ© tout le bien que l’on pense de lui chez Chostakovitch ou Bruckner, peine lui aussi Ă  ciseler une Ă©criture qui regarde davantage vers Mozart, Chopin voire Tchaikovsky que Brahms et Rachmaninov
 Pour nous erreur de casting.

Autre Ɠuvre au programme la Symphonie n° 1 du mari de Clara, Robert Schumann.

 

 

 

 

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VOIR un extrait du concert CLARA SCHUMANN sur ARTE
https://www.arte.tv/fr/videos/091195-000-A/clara-schumann-concerto-pour-piano-en-la-mineur/

 

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VOIR sur Youtube : le Concerto pour piano de Clara Schumann / Beethovensaal Liederhalle Stuttgart, 2015 / Orchesterverein Stuttgart, direction : Alexander Adiarte / Diana Brekalo, piano. La séquence est trÚs mal cadrée, mais le son convenable révÚle un jeu expressif qui sait nuancer


https://www.youtube.com/watch?v=X4rhHiPUltE

 

 

 

 

 

Concerto pour violoncelle d’Edward ELGAR

ELGAR-edawrd-critique-cd-concert-opera-classiquenews-portrait-focus-classiquenews-edward-elgar-1-1551094201ARTE, Dim 1er mars 2020, 18h55. ELGAR : Concerto pour violoncelle. Daniel MĂŒller-Schott interprĂšte le “Concerto pour violoncelle et orchestre op.85″ d’Edward Elgar (1919)  -  Le violoncelliste Daniel MĂŒller-Schott interprĂšte le Concerto pour violoncelle d’Edward Elgar avec l’Orchestre philharmonique de Rotterdam, dirigĂ© par le chef d’orchestre britannique sir Mark Elder. Chef-d’Ɠuvre postromantique au XXĂš, la partition compte parmi les Ɠuvres emblĂ©matiques du “premier moderniste anglais”, comme le qualifiait son contemporain Richard Strauss. Nostalgie et douleur de la sĂ©paration s’y expriment puissamment, suivies d’un sursaut combatif, que le violoncelliste fait rĂ©sonner dans toute son Ă©loquente introspection. Aucune complexitĂ© ici mais la vibration d’une profondeur qui sait aussi externaliser avec un style propre au compositeur officiel de lĂšre victorienne. Le concert a lieu dans le musĂ©e Lenbachhaus de Munich : musique et art graphique ; le concert Ă©tait aussi une performance incluant la rĂ©alisation d’un graffiti, Ă©laborĂ© par Daniel MĂŒller-Schott et l’un de ses amis, le street artist Daniel Man.

RĂ©cemment le violoncelliste nouvelle gĂ©nĂ©ration SHEKU a enregistrĂ© pour DECCA, une version trĂšs convaincante du mĂȘme concerto pour violoncelle d’ELGAR, vĂ©ritable pilier du rĂ©pertoire des violoncellistes actuels. LIRE ici notre CD, critique. SHEKU : ELGAR : Concerto pour violoncelle (LSO, Rattle – 1 cd DECCA 2019).
sheku-violoncelle-review-critique-cd-classiquenews-decca-clic-de-classiquenews-ELGAR-london-symph-orchestraLe Concerto d’Elgar (opus 85) est dense, entiĂšrement dĂ©volu au chant solo du violoncelle, ce dĂšs l’Adagio d’ouverture. L’écriture est serrĂ©e, faire valoir de l’expressivitĂ© parfois Ăąpre de l’orchestre ; un peu trop Ă©pais dans la lecture de Rattle avec le LSO (London Symph Orchestra). L’agilitĂ© et la prĂ©cision du soliste exprime son jeu Ă©loquent et habitĂ©, qui contraste souvent avec le bloc, dur et « pompier » de l’orchestre ; distinguons de fait, l’agilitĂ© aĂ©rienne et pleine de subtilitĂ© qui rĂ©vĂšle chez Sheku, un talent pour une volubilitĂ© arachnĂ©enne.

 

 

 

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arte_logo_2013ARTE, Dim 1er mars 2020, 18h55. ELGAR : Concerto pour violoncelle. Daniel MĂŒller-Schott interprĂšte le “Concerto pour violoncelle et orchestre op.85″ d’Edward Elgar (1919)

 

 

 

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VIDÉOS

 

VOIR un extrait du concert « Sir Edward Elgar & Graffiti »
https://www.arte.tv/fr/videos/068381-000-A/sir-edward-elgar-graffiti/

 

 

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PERLE DU NET : Jacqueline Du PrĂ© joue le Concerto pour violoncelle d’ELGAR, sous la direction de son Ă©poux Daniel Barenboim

 

 

 

 

METZ : L’Arsenal fait son festival BEETHOVEN

METZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, ARSENAL : 13 – 15 mars 2020. BEETHOVEN 2020. Pleins feux sur l’écriture puissante, personnelles, volontaire et introspective du gĂ©nie romantique par excellence : Beethoven. AprĂšs Haydn, la CitĂ© musicale-Metz souffle les 250 ans de Ludwig, nĂ© le 16 dĂ©cembre 1770 Ă  Bonn.
Au programme de ce nouveau temps fort Ă  METZ, l’intĂ©grale des Trios (en 3 concerts) : violon, violoncelle, piano par François-FrĂ©dĂ©ric Guy, Tedi Papavrami, Xavier Phillips les 14 mars (17h et 20h) puis 15 mars Ă  16h. En ouverture de ce cycle Beethoven, l’Arsenal de Metz prĂ©sente BABY DOLL, ven 13 mars 2020, 20h, avec l’Orchestre BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1National de Metz, performance orchestrale et chorĂ©graphique Ă  partir de la matiĂšre Ă©ruptive et dansante de la 7Ăš symphonie de Beethoven. La partition suit de 7 ans la 6Ăš Symphonie dite « pastorale », hymne lumineux et fraternel Ă  notre mĂšre Nature, source de vie comme d’harmonie miraculeuse. La 7Ăšme est crĂ©Ă©e en dĂ©c 1813 Ă  l’UniversitĂ© de Vienne. Auparavant, Beethoven a composĂ© plusieurs chefs d’oeuvres : le Trio l’Archiduc, le Concerto pour piano l’Empereur. DĂšs sa premiĂšre rĂ©alisation, la Symphonie suscite un grand succĂšs, surtout son 2Ăš mouvement (jaillissement rythmique continu en forme d’Allegretto, en place du traditionnel Andante / Adagio ou mouvement lent) et Wagner, quoique rĂ©ducteur voire caricatural dans sa dĂ©claration, l’affubla d’une mention depuis reprise et qui d’une certaine maniĂšre synthĂ©tise son essence pulsionnelle Ă©nergique et conquĂ©rante : « ApothĂ©ose de la danse ».

 

 

 

 

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MARATHON BEETHOVEN Ă  METZ

Ven 13 mars 2020, 20h
BABY DOLL
Objet symphonique et chorégraphique à partir de la 7Ú de Beethoven
Orchestre national de Metz – Yom
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/baby-doll

On sait Beethoven « politique », douĂ© d’une exigence morale, humaniste, fraternelle comme peu avant lui. Partant de ce principe, Marie-Eve Signeyrole dĂ©duit de la 7Ăš Symphonie et de son Ă©lan pulsionnel irrĂ©pressible, une performance nouvelle, « objet symphonique et migratoire » ou Baby Doll prend la figure d’une jeune femme Hourria, jeune ErythrĂ©enne de 14 ans, mariĂ©e et dĂ©jĂ  veuve, qui fuit le pays de l’horreur avec son enfant pour gagner Paris
 C’est un voyage oĂč le prĂ©texte symphonique beethovĂ©nien permet un nouveau drame chorĂ©graphique sur le thĂšme de la migration « Les quatre mouvements de la 7e Symphonie de Beethoven, ponctuĂ©s par la clarinette de Yom, l’entourent comme un berceau de repos Ă©ternel. »

 

 

 

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Intégrale des TRIOS de BEETHOVEN

Sam 14 mars 2020
15h : Ă©crire de la musique de chambre / le laboratoire Beethoven
17h : Trios de Beethoven 1
20h : Trios de Beethoven 2

Dim 15 mars 2020
16h : Trios de Beethoven 3

INFOS, RESERVATIONS : https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/beethoven

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 LIRE AUSSI notre ENTRETIEN avec François-Frédéric GUY : JOUER BEETHOVEN

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Francois-Frederic-GUY-Integrale-des-concertos-pour-piano-Ludwig-van-Beethoven-Printemps-des-Arts-Monte-Carlo-2019-1BEETHOVEN 2020. ENTRETIEN avec François-FrĂ©dĂ©ric GUY, piano. Le pianiste François-FrĂ©dĂ©ric Guy a une actualitĂ© bien chargĂ©e. Rien d’étonnant Ă  cela pour cet artiste qui a tissĂ© tant de liens intimes avec le compositeur Ă  l’honneur cette annĂ©e 2020, Ludwig van Beethoven, et qui en fait figure de spĂ©cialiste en France et jusqu’en Asie. Entre des Ă©vĂšnements de grande envergure, comme les cinq concertos donnĂ©s en une seule soirĂ©e au ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es avec l’excellent Orchestre de Chambre de Paris (le 18 janvier dernier, lire ci aprĂšs notre compter rendu complet), la Folle JournĂ©e de Nantes consacrĂ©e Ă  Beethoven, et bientĂŽt l’intĂ©grale des Trios Ă  l’Arsenal de METZ (mars 2020), ce musicien passionnĂ© a pris le temps de se poser pour nous entretenir de sa vie avec Beethoven, mais pas seulement
 Lire notre entretien complet François-FrĂ©dĂ©ric GUY : FOREVER BEETHOVEN

 

 

 

 

 

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GUY beethoven _francois-frederic-guyPASS BEETHOVEN : Profitez de tous les événements et concerts BEETHOVEN 2020 en mars à METZ grùce au pass spécial : -30% à partir de 3 spectacles choisis parmi le cycle Beethoven
VOIR L’OFFRE, ACHETEZ ici, dirctement sur le site de la CitĂ© musicale METZ
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LIRE AUSSI notre dossier BEETHOVEN 250 ans 2020
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

 

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner Ă©videmment) sera cĂ©lĂ©brĂ© tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le gĂ©nie de la forme symphonique, le chercheur et l’expĂ©rimentateur dans le cadre du Quatuor Ă  cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle
 Le gĂ©nie de Ludwig van Beethoven nĂ© en 1770, mort en 1827)accompagne et Ă©blouit l’essor du premier romantisme, quand Ă  Vienne se disperse l’hĂ©ritage de Haydn (qui deviendra son maĂźtre fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intĂ©resse mais si diffĂ©remment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard Ă  la musique, gĂ©nie tardif donc (n’ayant rien composĂ© de trĂšs convaincant avant ses cantates Ă©crites en 1790 Ă  20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un Ă©lu sachant transmettre un message spirituel Ă  l’humanitĂ©. Le fait qu’il devienne sourd, accrĂ©dite davantage la figure du solitaire maudit, habitĂ© et rongĂ© par son imagination crĂ©ative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincĂ©ritĂ© de son gĂ©nie, par l’intelligence de son caractĂšre pourtant peu facile, Ă  sĂ©duire et cultiver les amitiĂ©s. Ses rencontres se montrent souvent dĂ©cisives pour l’évolution de sa carriĂšre et de sa reconnaissance. Pour souligner combien le gĂ©nie de Beethoven est inclassable, singulier, CLASSIQUENEWS dresse le portrait de la vie de Beethoven (en 4 volets), puis distingue 4 Ă©pisodes de sa vie, particuliĂšrement dĂ©cisifs


 

 

 

 

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DON QUICHOTTE Ă  TOURS

 

Chaliapine dans Don Quichotte 02TOURS, OpĂ©ra. MASSENET : Don Quichotte, les 6, 8 et 10 mars 2020. Don Quichotte est fou d’amour pour DulcinĂ©e mais celle-ci est bien trop volage. Le coeur brisĂ©, le pauvre Chevalier devient un objet de moquerie
 Heureusement, il peut toujours compter sur son fidĂšle Sancho. Massenet livre pour l’OpĂ©ra de Monte Carlo sa propre vision du Chevalier Ă  la triste figure en fĂ©v 1910, avec dans les rĂŽles du Chevalier et de DulcinĂ©e, le lĂ©gendaire Fedor Chaliapine et Louise Arbell, deux illustres vedettes du chant lyrique au dĂ©but du siĂšcle. La comĂ©die hĂ©roĂŻque est en 5 actes et dĂ©bute par le dĂ©fi lancĂ© par DulcinĂ©e Ă  Don Quichotte : elle se rĂ©serve pour lui s’il lui restitue un collier dĂ©robĂ© par des brigands
 Le Chevalier s’exĂ©cute alors en une quĂȘte de lui-mĂȘme, oĂč il guerroie contre les moulins Ă  vent (« GĂ©ants cavaliers ») ; retrouve les brigands qui l’enchaĂźnent mais lui restituent le collier, touchĂ©s par sa dignitĂ© morale (on rĂȘve : depuis quand les escrocs ont des valeurs morales ?). Don Quichotte le rend Ă  DulcinĂ©e qui ingrate, se dĂ©robe mais prend le bijou. A l’agonie, Don Quichotte peut avant de mourir, offrir l’üle promise Ă  son fidĂšle Sancho, et pardonner Ă  la belle arrogante (DulcinĂ©e) qui se repend
 En 1910, Massenet intĂšgre les scintillements oniriques et mystĂ©rieux voire Ă©nigmatiques de Debussy (PellĂ©as crĂ©Ă© en 1902) ; s’il ne rĂ©siste pas comme Ă  son habitude et comme Puccini aussi, Ă  peindre un beau portrait de l’hĂ©roĂŻne (tous les opĂ©ras ou presque de Massenet porte le nom de femmes : Esclarmonde, ThaĂŻs, Manon, ClĂ©opĂątre, 
), le compositeur brosse du Chevalier un tableau saisissant de vĂ©ritĂ© et d’humanité  que n’aurait pas reniĂ© CervantĂšs.

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Vendredi 6 mars 2020 – 20hboutonreservation
Dimanche 8 mars 2020 – 15h
Mardi 10 mars 2020 – 20h

Nouvelle production

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directement sur le site de l’OpĂ©ra de TOURS
http://www.operadetours.fr/don-quichotte

Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

Samedi 29 fĂ©vrier- 14h30  – ConfĂ©rence
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

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don-quichotte-opera-massenet-critique-annonce-classiquenewsComédie héroïque en cinq actes
Livret d’Henri Cain d’aprĂšs Le Chevalier de la Longue Figure de Jacques Le Lorrain, inspirĂ© du roman de Miguel de CervantĂšs – CrĂ©Ă©e Ă  Monte Carlo le 24 fĂ©vrier 1910

Nouvelle production
Coproduction OpĂ©ra de Tours – OpĂ©ra de Saint-Étienne

Durée : environ 2h30 avec entracte

Direction musicale : Gwennolé Rufet
Mise en scÚne : Louis Désiré
DĂ©cors & Costumes : Diego Mendez-Casariego
LumiĂšres : Patrick MĂ©Ă©ĂŒs

Don Quichotte : Nicolas Cavallier
Dulcinée : Julie Robard-Gendre
Sancho : Pierre-Yves Pruvot
Pedro : Marie Petit-Despierres
Garcias : Marielou Jacquard
Rodriguez : Carl Ghazarossian
Juan Olivier : Trommenschlager
Chef des bandits : Philippe Lebas

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

 don-quichotte-massenet-opera-critique-annonce-classiquenews-opera-de-tours-classiquenews-fevrier-2020

 

 

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VIDEO

Il existe des pages d’archives de la composition de Chaliapine en Don Quichotte pour le cinĂ©ma (PABST, 1933)

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Et aussi une bande d’avril 1927 dans laquelle Fedor Chaliapine incarne Don Quichotte mourant..

https://www.youtube.com/watch?v=ZBmhAdetlnc

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TOURCOING : FX Roth dirige les 8Ăš et 9Ăš de Beethoven sur instruments historiques

roth_francois_xavier-roth-maestro-chef-d-orchestreTOURCOING, le 6 mars 2020 : CONCERT BEETHOVEN, Symph 8 et 9. Les SiĂšcles. François-Xavier Roth. Sur les traces de Ludwig dont 2020 marque le 250Ăš anniversaire de la naissance, en dĂ©c 1770 Ă  Bonn, l’orchestre sur instrument d’époque Les SiĂšcles « cĂ©lĂšbre la joie et la fraternitĂ© des peuples » Ă  travers les 2 derniĂšres symphonies de Beethoven, les n°8 et n°9. Beethoven fut un humaniste Ă  la fraternitĂ© concrĂšte et sincĂšre qui s’exprime Ă©videmment dans l’élan exaltĂ©, conquĂ©rant de son Ă©criture, en particulier dans la derniĂšre, avec chƓur et solistes, comme s’il s’agissait d’un opĂ©ra symphonique. Pour les SiĂšcles Ă  venir, en fils de la RĂ©volution française, Ludwig proclame « Embrassez-vous, millions d’ĂȘtres » ; ce goĂ»t du partage et d’un destin commun oĂč chaque homme est frĂšre, illumine et inspire le flux irrĂ©pressible de la Symphonie n°9, pendant profane de sa Missa Solemnis, autre volet majeur de son inspiration et partition strictement contemporaine de la 9Ăš.

 

 

Nouveau directeur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
François-Xavier Roth dirige Les Siùcles pour les 250 ans de Ludvig


BEETHOVEN fraternel et visionnaire
sur instrument d’époque

BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1Dans le dernier volet, Beethoven met en musique l’Hymne Ă  la joie de Friedrich von Schiller, selon un plan tracĂ© dĂšs ses vingt-deux ans : c’est une priĂšre ardente adressĂ©e Ă  tous les ĂȘtre humains, en les exhortant Ă  la joie, l’amitiĂ©, la fraternitĂ©. Il fusionne dans son oeuvre tous ses idĂ©aux, sa psychologie tourmentĂ©e, sa volontĂ© de fer et sa gĂ©nĂ©rositĂ© en un style artistique personnel. Comme le chant des instruments, la voix des solistes et du chƓur chante l’avĂšnement d’un monde nouveau, d’une sociĂ©tĂ© enfin rĂ©conciliĂ©e et pacifiĂ©e
 Une vision toujours actuelle et jamais rĂ©alisĂ©e. L’intĂ©rĂȘt du concert est d’offrir une lecture musicale et esthĂ©tique de premier plan, utilisant les instruments de l’époque de Beethoven, au moment de la composition et de la crĂ©ation des deux massifs symphoniques ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s Ă  Tourcoing, soit des annĂ©es 1820. Concert Ă©vĂ©nement.

 

TOURCOING-ROTH-6-mars-582

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TOURCOING, Théùtre Municipal R. Devosboutonreservation
BEETHOVEN : SYMPHONIES N°8 et N°9
Gala Beethoven (250e anniversaire)
Vendredi 6 mars 2020 Ă  20h

INFOS, RESERVATIONS
achetez directement sur le site de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/symphonie-n9/

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SYMPHONIES N°8 et N°9
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Interprétation sur les instruments classiques de 1820
Allegro, ma non troppo, un poco maestoso ;
Molto vivace ;
Adagio molto e cantabile ;
Presto

Composition achevée en février 1824
Création le 7 mai 1824 à Vienne sous la direction de Michael Umlauf
avec la collaboration du violoniste Ignaz Schuppanzigh

Jenny Daviet, soprano
Judith Thielsen, mezzo-soprano
Edgaras Montvidas, ténor
William Thomas, basse

Ensemble Aedes
(Chef de chƓur : Mathieu Romano)
ChƓur RĂ©gional Hauts-de-France
(Chef de chƓur : Éric Deltour)

Les SiĂšcles
François-Xavier Roth, direction

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TARIFS
25€, 23€, 10€ -28 ans, 6€ -18 ans
BILLETTERIE EN LIGNE
www.atelierlyriquedetourcoing.fr
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/symphonie-n9/

I

SCEAUX, le Quatuor HermĂšs joue Schubert et Janacek Ă  La Schubertiade

Schubertiade de Sceaux Logo copiable logo 2018SCEAUX, La Schubertiade, le 29 fĂ©v 2020 : Quatuor HermĂšs. Prochain programme Ă©vĂ©nement Ă  Sceaux car la Schubertiade Ă  l’invitation de son directeur artistique le pianiste Pierre-Kaloyann Atanassov, reçoit ce 29 fĂ©vrier Ă  17h30, Ă  l’HĂŽtel de Ville, le Quatuor HermĂšs. L’ensemble accueille depuis peu son nouveau violoncelliste Yann Levionnois, nouvel Ă©lĂ©ment qui a engagĂ© un renouvellement du fonctionnement, de l’écoute et aussi de la sonoritĂ© du Quatuor français. « C’est un grand changement pour nous car nous avions la mĂȘme Ă©quipe depuis nos dĂ©buts. S’ouvrir Ă  un nouveau musicien suppose de changer certaines habitudes et doit nous permettre de devenir encore meilleurs. C’est une chance pour le quatuor d’accueillir un violoncelliste extraordinaire » prĂ©cise Omer Bouchez, premier violon.

 

 

Programme :

Haydn : Quatuor op. 20 n° 4
Janáček : Quatuor n°2 « lettres intimes »
Schubert : Quatuor « la jeune fille et la mort ».

Les quatre instrumentistes du Quatuor HERMES
Omer Bouchez et Elise Liu, violons,
Yung-Hsin Lou Chang, alto
Yan Levionnois, violoncelle.

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quatuor hermes concert sceaux schubertiade annonce critique classiquenews haydn schubert janacek critique classiquenews

 

SCEAUX, HĂŽtel de Ville
Samedi 29 février 2020, 17h30
Quatuor HermĂšs

INFORMATIONS, RÉSERVATIONS
https://www.schubertiadesceaux.fr/la-programmation/edition-2019-2020/

 

Le mĂȘme jour Ă  11h30, La Schubertiade de Sceaux prĂ©sente « A vous la scĂšne » – en partenariat avec ProQuartet – centre europĂ©en de musique de chambre. Ce 29 fĂ©vrier, une masterclass sera dĂ©livrĂ©e par Pierre-Kaloyann Atanassov au duo de violons E&O, suivie d’une prestation publique du duo. EntrĂ©e libre.

La Schubertiade de Sceaux – ‹Lieu du concert: HĂŽtel de ville de Sceaux (92), 122 rue Houdan‹ – Samedi 29 fĂ©vrier 2020 17h30 (et 11h30) – ‹Renseignements: 06 72 83 41 86 – ‹RĂ©servations: www.schubertiadesceaux.fr/billetterie/

 

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VIDEO Quatuor HermĂšs

Le Quatuor HermĂšs interprĂšte le mouvement lent du Quatuor Ă  cordes de Claude Debussy en direct des FlĂąneries Musicales de Reims.
(Juillet 2016)

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Illustration : DR, © L Kanko

 

 

JANACEK : Quatuor n°2 « Lettres intimes » (1928)

Le dernier amour de LEOS JANACEK

kamila janacekL’oeuvre est totalement soumise Ă  la passion amoureuse que voue le compositeur Ă  son aimĂ©e, Kamila Stösslova: “j’ai commencĂ© Ă  Ă©crire quelques chose de beau. Il contiendra notre vie. Je l’appelle “lettres d’amour”. Ainsi, voici en musique, l’expression d’un serment particuliĂšrement vivace, ardent, d’une indĂ©fectible Ă©nergie communicative. Le compositeur choisit un instrument mis en avant: Ă©videmment, la viole d’amour (remplacĂ© in fine par l’alto). Le concert permet de mesurer combien le choix de Janacek pour la viole d’amour Ă©tait juste ; mais son remplacement par l’alto Ă©claire tout autant ce jaillissement des sens et une nouvelle voluptĂ© qui fait jour dans l’écriture de Janacek, alors comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© par son dernier amour
 Kamila.

ComposĂ©e du 29 janvier au 17 fĂ©vrier 1928, la partition est Ă©crite dans la fulgurance, celle d’une passion qui submerge
 D’ailleurs, les musiciens doivent veiller Ă  leur jeu prĂ©cis, intense autant dans l’expression Ă©motionnelle que dans la spiritualitĂ© d’un amour ainsi exaltĂ© et secrĂštement (Ă  peine) cĂ©lĂ©brĂ©. Aujourd’hui, les lettres Ă©changĂ©es entre le compositeur et Kamila indiquent l’intensitĂ© des sentiments en jeu, l’échange des serments Ă  l’Ɠuvre. Miroir des humeurs de l’artiste, vĂ©ritable canevas des sentiments de l’homme Ă©pris, le Quatuor « Lettres intimes » est un autre accomplissement psychologique dans l’oeuvre de Janacek
 L’oeuvre est crĂ©Ă©e dans l’intimitĂ© de la maison de l’auteur Ă  Hukvaldy, les 18 puis 25 mai 1928. Le compositeur ne devait pas assister Ă  la premiĂšre publique (11 septembre 1928): il Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© le 12 aoĂ»t prĂ©cĂ©dent. PortĂ© par un tel Ă©branlement de l’ñme, le Quatuor, le dernier de Janacek fusionne architecture et spiritualitĂ©, avec des effets expressifs expĂ©rimentĂ©s dans ses opĂ©ras antĂ©rieurs, non des moindres, Katya Kabanova, L’Affaire Makropoulos
 (jeu sul ponticello con sordina). Il en dĂ©coule une vibration sourde et viscĂ©rale d’une rĂ©elle puissance poĂ©tique.

La force de l’Ɠuvre tient Ă  la soliditĂ© de son matĂ©riau mĂ©lodique et rythmique, empruntĂ© aux Ɠuvres prĂ©cĂ©dentes ; or plutĂŽt que d’une mosaĂŻque Ă©parse de citations combinĂ©es, Janacek Ă©difie une nouvelle cathĂ©drale dont les Ă©lĂ©ments s’associe en un tout organique d’une Ă©vidente unitĂ©.

1. L’Andante, agitĂ©, a la libertĂ© de la forme rhapsodique, exprimant le miracle de la premiĂšre rencontre, vĂ©cue, Ă©noncĂ©e (au violon I) comme un jaillissement exaltĂ©, inespĂ©ré 

2. L’Adagio est plus intense et ardent encore, construit sur deux motifs chantĂ©s Ă  l’alto ; il y faut une clartĂ© simultanĂ©e des quatre voix.

3. Moderato : s’y enchevĂȘtrent berceuse russe, sarabande du violon I (Ă©lectrique) en un mouvement irrĂ©pressible, voire panique qui semble fixer une jubilation proche de la 
 dĂ©tresse.

janacek4. L’Allegro fait la synthĂšse de ce qui a prĂ©cĂ©dĂ©, avec de claires citations des opĂ©ras Katya Kabanova (thĂšme de la Volga), surtout De la maison des morts (motif de la rĂ©demption) – La texture s’enrichit encore en rĂ© bĂ©mol majeur, et avec une violence presque dure, comme un ultime triomphe sur la vie qui s’achĂšve ; celle de Janacek septuagĂ©naire, alors saisi par le miracle d’un dernier amour. Au final, vie intime est chant musical se mĂȘle Ă©troitement ; ils forment en 1928, l’une des partitions de musique de chambre la plus personnelle, puissante, originale du dĂ©but du XXĂš siĂšcle.

Durée : presque 30 mn.

 

 

Vikingur Olafsson joue Glass et Adams

john-adamsFRANCE MUSIQUE. Vendredi 28 fĂ©vrier 2020, 20h. VĂ­kingur Ólafsson joue Adams, Ian Bostridge chante Baudelaire, OP de Radio France dirigĂ© par John Adams. Concert Ă©vĂ©nement sur France Musique : le compositeur John Adams dirige le Philharmonique de Radio France : Stravinsky, Debussy et surtout son Concerto pour piano en crĂ©ation française avec l’islandais rĂ©cemment appelĂ© le Gloud islandais, le trĂšs convaincant Vikingur Olafsson, champion de l’écurie Deutsche Grammophon, comme Daniil Trifonov et Yuja Wang


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Programme du concert :

Igor Stravinsky (1882-1971) :
Le Chant du rossignol, poÚme symphonique  (1917)

Debussy :
Cinq chansons de Charles Baudelaire
Adams :
Le Livre de Baudelaire (1993)
Ian Bostridge, ténor
Orchestre Philharmonique de Radio France
Direction : John Adams

Philip Glass  (né en 1937)
Extraits de Glassworks (1982) :
Opening n°1 (pour orchestre)
Étude n°3 et n°9 (1994) par Víkingur Ólafsson, piano

John Adams (né en 1947) :
Concerto pour piano n°2,
“Must the Devil Have All the Good Tunes?”
(2018 – CrĂ©ation française)
Víkingur Ólafsson, piano
Orchestre Philharmonique de Radio France
Direction : John Adams

olafsson-vikingur-rameau-debussy-dg-deutsche-grammophon-annonce-cd-critique-review-classiquenewsLe pianiste islandais, VIKINGUR OLAFSSON, aprÚs 2 premiers cd édités par DG Deutsche Grammophon, dédiés à Glass et JS Bach, sort son 3Ú cd, un parcours personnel particuliÚrement convaincant réunissant Debussy et Rameau, filiation / dialogue éblouissant en couleurs, articulation, onirisme
 LIRE ici notre annonce du cd Rameau / Debussy par Vikingur Olafsson (DG), à paraßtre en mars 2020.

Dmitry Masleev joue Tchaikovsky

FRANCE MUSIQUE, le 27 fĂ©v 2020, direct : Dmitry Masleev joue Tchaikovski. Jeune prodige laurĂ©at du Concours Tchaikovsky 2015, le pianiste sibĂ©rien Dmitry Masleev vient d’ĂȘtre choisi pour jouĂ© le Concert pour piano et orchestre n°1 de Tchaikovski, ce 27 fĂ©vrier, Auditorium de Radio France sous la direction d’Emmanuel Krivine.

Dmitry MASLEEVLe pianiste Behzod Abduraimov, souffrant, est contraint d’annuler son interprĂ©tation du concerto pour piano et orchestre n°1 de TchaĂŻkovski ce jeudi 27 fĂ©vrier avec l’Orchestre National de France dirigĂ© par Emmanuel Krivine. Il est remplacĂ© par le pianiste Dmitry Masleev, vainqueur du concours TchaĂŻkovski 2015. NĂ© Ă  Ulan-Ude (SibĂ©rie), Dmitry Masleev a fait ses Ă©tudes au Conservatoire de Moscou en compagnie de Mikhail Petukhov. Le pianiste a Ă©ditĂ© un excellent cd Scarlatti pour l’articulation, Shostakovitch (pour les couleurs et les caractĂšres Ă©motionnels) chez Melodya, lire ici la critique du cd Scarlatti, Shostakovitch sur classiquenews :
https://www.classiquenews.com/cd-critique-scarlatti-chostakovitch-dmitry-masleev-piano-1-cd-melodyia/

Programme du direct du 27 fév 2020, 20h

Ernest Chausson
Symphonie opus 20

Piotr Ilyitch TchaĂŻkovski
Concerto pour piano et orchestre n°1

Dmitry Masleev, piano
Orchestre National de France
Emmanuel Krivine, direction

FRANCE MUSIQUE, le 27 fév 2020, direct : Dmitry Masleev joue Tchaikovski. A partir de 19h45

Dmitry MASLEEVCD, critique. SCARLATTI, CHOSTAKOVITCH
 Dmitry MASLEEV, piano. (1 cd Melodyia). Il ne faut pas rester sur l’impression trĂšs sage en couverture et qui assimile le candidat pianiste Ă  un avatar d’Harry Poter
 Les premiers disques sont en gĂ©nĂ©ral des dĂ©clarations d’intention, l’expression d’un jardin personnel qui affirme un geste, un monde sonore, une approche prĂ©liminaire appelĂ©e Ă  connaĂźtre des dĂ©veloppements postĂ©rieurs. S’agissant du pianiste russe Dmitry MASLEEV (nĂ© en mai 1988), la promesse s’avĂšre consistante et le plaisir qui en dĂ©coule, majeur. C’est une rĂ©vĂ©lationque confirme son Premier Prix au XVĂš Concours Tchaikovsky Ă  Moscou (2015, l’annĂ©e oĂč avait Ă©tĂ© remarquĂ© aussi Debargue qui obtenait alors un 4Ăš Prix) : car le toucher et la conception dynamique du pianiste trentenaire affirment un grand talent qui s’appuie d’abord sur une technicitĂ© exigeante, sensible, jamais dĂ©monstrative. Le jeu est naturel, allant, sans posture d’aucune sorte. Les Scarlatti coule comme une onde jaillissante avec un sens de l’articulation manifeste…

OPÉRA : VENISE. Reconstruction du Teatro San Cassiano

SanCassiano-UNE-recreation-venise-opera-classiquenews-newsVENISE. Reconstruction du Teatro San Cassiano. Venise que les derniĂšres prĂ©visions scientifiques dĂ©signent comme particuliĂšrement exposĂ©e au dĂ©rĂšglement climatique et en particulier aux risques de submersion (cf les derniĂšres acquas altas) s’apprĂȘte Ă  revivre l’ñge d’or oĂč la citĂ  fut le centre europĂ©en de l’opĂ©ra
 C’est le projet d’opĂ©ra le plus spectaculaire rĂ©cemment annoncĂ© en Europe : le San Cassiano oĂč ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s au XVIIIĂš les opĂ©ras de Vivaldi devrait revoir le jour. C’est le thĂ©Ăątre public le premier construit Ă  Venise en 1637 et dĂšs lors le plus emblĂ©matique de l’histoire lyrique de la CitĂ …
A l’époque de l’ñge d’or de l’opĂ©ra, Venise, foyer majeur du genre, regroupait plus de 30 thĂ©Ăątres lyriques ; les plus grands compositeurs s’y sont produits : Hasse, Legrenzi, Monteverdi, Vivaldi, le jeune Haendel (Agrippina)
 Paul Atkin a confirmĂ© le projet de la reconstruction du teatro San Cassiano, sis dans la paroisse San Cassiano, et au XVIIĂš propriĂ©tĂ© de la famille Tron. L’Andromeda de Benedetto Ferrari (1603-1681) inaugure le thĂ©Ăątre ; puis parmi les plus illustres ouvrages, l’Egisto de Cavalli en 1643. La derniĂšre reprĂ©sentation eut lieu en 1807 et le Teatro San Cassiano fut dĂ©moli en 1812, Ă  la suite de plusieurs incendies.
Le projet comprend la reconstruction du thĂ©Ăątre baroque avec sa machinerie ; une capacitĂ© de 500 places (contre 900 Ă  l’époque oĂč il Ă©tait en activitĂ©) ; la volontĂ© de faire rayonner l’opĂ©ra baroque selon la pratique historiquement informĂ©e (sur instruments anciens) ; dĂ©velopper un centre de recherche dĂ©diĂ© Ă  l’interprĂ©tation et la mise en scĂšne baroque (gestuelle, dĂ©cor, machinerie). Le lieu de construction reste encore inconnu ; le site d’origine Ă©tant aujourd’hui un jardin privĂ©.
Le nouveau San Cassiano jouera les opéras du XVIIÚ et du XVIIIÚ. venise-san-cassiano-recontrcution-projet-2020-opera-news-classiquenews-san-cassiano-venice-veniseDeux ensembles sont associés au projet : le Venice Baroque Orchestra et son directeur musical Andrea Marcon ; The Academy of Ancient Music, deux phalanges qui incarnent la double identité du projet italo-anglais. La mezzo suédoise Ann Hallenberg a été nommée ambassadrice du projet pour la résurrection du San Cassiano à Venise.

 

 

 

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PLUS D’INFOS sur le site du SAN CASSIANO
https://www.teatrosancassiano.it/en

Ricostruzione del primo teatro d’opera pubblico al mondo, Venezia (1637). Reconstructing the world’s first public opera house, Venice (1637). www.teatrosancassiano.it

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VOIR la vidéo du projet San Cassiano / entretien, présentation de Paul Atkin :
https://vimeo.com/364753344

 

 

 

 

 

 

Nouvelle MANON de Massenet Ă  l’OpĂ©ra Bastille

massenet jules portrait classiquenewsPARIS, Bastille : nouvelle MANON de Massenet : 26 fev – 10 avril 2020 – Massenet contrairement Ă  ce qu’il dĂ©clare dans Souvenirs (souvent rĂ©Ă©criture idĂ©alisatrice sujette Ă  caution), compose Manon sur une longue durĂ©e Ă  partir du livret de Meilhac et Gille. La composition s’accĂ©lĂšre surtout en 1882, aprĂšs la crĂ©ation milanaise d’HĂ©rodiade. Du genre opĂ©ra-comique, la partition comporte quelque scĂšnes parlĂ©es, surtout un personnage issu du thĂ©Ăątre comique XVIIIĂš chantĂ© par un « trial », c’est Ă  dire un tĂ©nor lĂ©ger : le vieux Guillot de Morfontaine qui malgrĂ© son Ăąge avancĂ© en pince pour Manon; mais celle-ci acceptant puis rechignant ses cadeaux exorbitants, ne pourra guĂšre Ă©chapper Ă  la vengeance du vieux satire blessĂ© ; Massenet cite surtout le style français rococo et galant (ballet du Cours la Reine dans un style purement Louis XV et Pompadour). Pour le rĂŽle titre, le compositeur a subtilement mĂȘlĂ© les diverses facettes d’un personnage qui est tout sauf superficiel : attachant. Le rĂŽle exige virtuositĂ© coloratoure et dramatisme intense. Il faut autant exprimer la frivolitĂ© triomphante de la jeune coquette que le dĂ©sarroi sincĂšre de la courtisane coupable et amoureuse


D’aprĂšs le roman de l’abbĂ© PrĂ©vost (1731), Manon de Massenet prĂ©cĂšde l’opĂ©ra Ă©ponyme (Manon Lescaut) de Puccini (1893). AprĂšs son opĂ©ra, Massenet compose une suite chambriste Ă  Manon, Le portrait de Manon (1894), oĂč il resserre encore son Ă©criture et approfondit sa nostalgie du grand style, mais sur un mode intimiste nouveau, trĂšs proche du thĂ©Ăątre.
Dans Manon, premiĂšre lecture (crĂ©ation Ă  l’OpĂ©ra Comique, le 19 janvier 1884), Massenet rĂ©invente le personnage central de la jeune femme, frivole et amoureuse, fragile et trop lĂ©gĂšre 
 le rĂŽle est brillamment incarnĂ© par les meilleures sopranos de la Belle Epoque: Marie Heilbronn (qui meurt trop tĂŽt Ă  35 ans en mars 1886), puis Sibyl Sylberson (Ă  partir de 1891 Ă  l’OpĂ©ra Comique)


Massenet soigne le brio des airs solistes: air du rĂȘve de Des Grieux (comme une romance ancienne); grand air brillant et virtuosissime pour la soprano vedette : “je marche sur tous les chemins” (air du Cours La Reine) et depuis lors, emblĂšme de toute coloratoure qui se respecte, lĂ  mĂȘme oĂč a brillĂ© sans pareille, Beverly Sills, sur les traces de la crĂ©atrice du rĂŽle, Marie Heilbronn.
Plus que dans Carmen de Bizet, Manon ose des tournures nouvelles, faisant Ă©voluer en permanence l’écriture du discours vocal : air, arioso, drame chantĂ©; la prosodie de Massenet est fine et libre, d’une libertĂ© et d’une invention remarquables. Le grand duo amoureux Ă  Saint-Sulpice oĂč la sirĂšne sĂ©ductrice reconquiert son ancien amant devenu abbĂ© (!) est l’un des sommets de l’opĂ©ra et l’épisode prosodique le plus rĂ©ussi Ă  ce titre.

 

 

 

 

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PARIS, Opéra Bastille
du 26 février au 10 avril 2020
3h25 avec 2 entractes
RĂ©servez directement vos places sur le site de l’OpĂ©ra de Paris
https://www.operadeparis.fr/saison-19-20/opera/manon

La distribution alterne deux Ă©quipes : avec Pretty Yende / Amina Edris dans le rĂŽle titre, Benjamin Bernheim / Stephen Costello (le chevalier DesGrieux), Ludovic TĂ©zier (Lescaut)
 Dans la nouvelle mise en scĂšne de Vincent Huguet.

 

 

 

 

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RĂ©inventer le style Pompadour
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Massenet en homme du XIXĂšme rĂ©invente le XVIIIĂš dĂ©crit pourtant avec prĂ©cision par l’AbbĂ© PrĂ©vost dans son roman qui se dĂ©roule Ă  Paris au dĂ©but des annĂ©es 1720
 le Cours la Reine est une pure invention du compositeur. Lescaut n’est plus le frĂšre mais le cousin de la belle Manon. Celle-ci ne meurt pas dans le dĂ©sert amĂ©ricain mais sur la route du Havre et elle a assez de discernement malgrĂ© sa fatigue et son Ă©puisement pour, juste avant d’expirer, admirer le diamant de la premiĂšre Ă©toile du soir

Avec le tableau du Cours la Reine, vĂ©ritable image fantasmatique d’un XVIIIĂš redessinĂ© par Massenet et ses librettistes, le directeur de l’OpĂ©ra Comique, Carvalho, mise sur les effets visuels et spectaculaires, grĂące aux dĂ©cors spĂ©cialement conçus pour la production: le public venu applaudir Marie Heilbronn dans le rĂŽle de Manon et le cĂ©lĂšbre tĂ©nor Alexandre Talazac, se passionne pour l’opĂ©ra: pas moins de 78 reprĂ©sentations pour la seule annĂ©e 1884. Un triomphe et l’a confirmation que Massenet reste le plus grand crĂ©ateur Ă  l’opĂ©ra en cette fin du XIXĂšme.

Synopsis
Manon Lescaut fuit Ă  Paris avec le Chevalier des Grieux pour Ă©chapper au couvent. Mais les amants sans le sou dĂ©chantent vite et dans le Paris de la RĂ©gence (devenu l’emblĂšme du style Pompadour dans l’opĂ©ra de Massenet), Manon quitte Des Grieux pour vendre ses charmes aux nobles assidus; devenu abbĂ© Ă  Saint-Sulpice, Des Grieux ne peut rĂ©sister aux avances de son ancienne maĂźtresse venue le reconquĂ©rir
 ils se remettent ensemble; il joue et gagne; mais c’est compter sans la vengeance des puissants; Manon est dĂ©portĂ©e et meurt dans le bras d’un Des Grieux, impuissant.

 

 
PrĂ©sentation de l’Ɠuvre par l’OpĂ©ra de Paris :

Lorsque l’abbĂ© PrĂ©vost signe en 1731 L’Histoire du chevalier  des Grieux et de Manon Lescaut – qui inspirera Ă  Massenet sa Manon – c’est le tableau d’une Ă©poque qu’il nous livre : celle de la RĂ©gence, qui voit la vieille sociĂ©tĂ© s’éteindre tandis qu’une nouvelle semble naĂźtre, pleine de la promesse d’une libertĂ© nouvelle. C’est entre ces mondes qu’évolue Manon, fuyant le couvent pour embrasser les chemins du dĂ©sir et de la transgression, et se jeter Ă  corps perdu dans une passion brĂ»lante et autodestructrice avec des Grieux. Une parenthĂšse s’ouvre, qui se refermera dans la douleur et dans la nuit. Le metteur en scĂšne Vincent Huguet s’affranchit du taffetas historique de l’oeuvre pour en faire ressurgir toute la violence.

 

 

 

  

 

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ACTE I - AMIENS

Le vieux Guillot de Morfontaine, entourĂ© de ses maĂźtresses Poussette, Javotte et Rosette, dĂźne bruyamment en compagnie de BrĂ©tigny. DĂ©barque une foule de voyageurs parmi lesquels la jeune Manon. Elle est accueillie par son cousin Lescaut, chargĂ© de la conduire au couvent. La belle ne passe pas inaperçue et Guillot tente de la sĂ©duire en faisant Ă©talage de sa richesse. Lescaut l’éloigne et recommande Ă  Manon de se tenir sage pendant qu’il s’encanaille dans le cabaret voisin. RestĂ©e seule, Manon rĂȘve Ă  la vie qu’on lui interdit. L’arrivĂ©e du chevalier des Grieux la tire de sa mĂ©lancolie : les deux jeunes gens tombent amoureux au premier regard et dĂ©cident de s’enfuir Ă  Paris.

ACTE II – PARIS

Le jeune couple vit dans un appartement de fortune. Des Grieux lit Ă  Manon la lettre qu’il vient d’écrire Ă  son pĂšre dans laquelle il lui annonce son intention de l’épouser. Ils sont interrompus par Lescaut, accompagnĂ© de BrĂ©tigny que Manon reconnaĂźt immĂ©diatement malgrĂ© son dĂ©guisement. Un jeu de dupes se met en place : Lescaut prĂ©tend se rĂ©concilier avec des Grieux, tandis que BrĂ©tigny informe Manon que son amant sera rendu de force Ă  son pĂšre le soir mĂȘme. En Ă©change de son silence, il lui promet de faire d’elle la reine du Tout-Paris. MalgrĂ© son amour sincĂšre, Manon accepte le marchĂ© et se rĂ©signe Ă  changer de vie. Des Grieux s’aperçoit de son trouble, mais il est trop tard : il est enlevĂ© sous les protestations de Manon.

ACTE III – PREMIER TABLEAU LE COURS-LA-REINE

C’est jour de fĂȘte au Cours-la-Reine. Poussette, Javotte et Rosette s’amusent en cachette de Guillot tandis que Lescaut fait le joli coeur. Manon fait une entrĂ©e trĂšs remarquĂ©e et proclame devant la foule de ses admirateurs l’urgence de profiter de la jeunesse. Elle surprend une conversation entre BrĂ©tigny et le comte des Grieux et apprend que le chevalier a dĂ©cidĂ© de se retirer du monde et d’entrer au sĂ©minaire. Guillot, qui espĂšre sĂ©duire Manon et l’enlever Ă  BrĂ©tigny, a fait venir pour elle le Ballet de l’OpĂ©ra, mais la jeune femme quitte la fĂȘte prĂ©cipitamment pour aller retrouver des Grieux.

ACTE III – SECOND TABLEAU SAINT-SULPICE

Des Grieux vient de prononcer un sermon qui a beaucoup impressionnĂ© les dĂ©votes. Son pĂšre tente encore une fois de le dissuader d’entrer dans les ordres, mais le jeune homme reste inflexible. Cependant l’arrivĂ©e de Manon le trouble au plus haut point. Elle le supplie de lui pardonner sa trahison. Des Grieux est tiraillĂ© entre son dĂ©sir et ses rĂ©solutions. Il finit par cĂ©der au charme de Manon et s’enfuit une nouvelle fois avec elle.

ACTE IV – L’HÔTEL DE TRANSYLVANIE

Les dĂ©penses de Manon ont Ă©puisĂ© les ressources de des Grieux. Pour se refaire, il se laisse entraĂźner dans un tripot oĂč Lescaut a ses habitudes. MalgrĂ© ses rĂ©ticences et son dĂ©goĂ»t pour les jeux d’argent, il engage une partie avec Guillot dont il rafle les mises coup sur coup. Sa chance insolente irrite son adversaire qui l’accuse de tricherie. Guillot sort en menaçant le couple et revient peu aprĂšs avec la police qui arrĂȘte Manon et des Grieux avec la bĂ©nĂ©diction de son pĂšre.

ACTE V – LA ROUTE DU HAVRE

Sur une route qui mĂšne vers Le Havre, des Grieux et Lescaut attendent le passage du convoi des filles condamnĂ©es Ă  la dĂ©portation. Lescaut rĂ©ussit Ă  acheter la complicitĂ© des gardes pour que Manon et des Grieux puissent rester un moment seuls. La jeune femme s’accuse d’avoir gĂąchĂ© leur amour et implore le pardon. Des Grieux la rassure, tente de lui redonner espoir. Mais Manon est trop Ă©puisĂ©e. Elle meurt dans ses bras en rĂȘvant Ă  leur bonheur passĂ©.

Opéra-Comique en cinq actes et six tableaux. Musique de Jules Massenet.
Livret de Henri Meilhac et Philippe Gille d’aprĂšs le roman de l’abbĂ© PrĂ©vost (Histoire du Chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut). Éditions Leduc-Heugel.
Créé à Paris, Opéra-Comique, le 19 janvier 1884.

 

 
 

 

64Ăšme GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY 2020 : 17 juillet – 6 septembre 2020 : « WIEN ».

WIEN gstaad menuhin festival VIENNE festival 2020 classiquenews VIENNE GSTAAD MENUHIN festival annonce critique classiquenews64Ăšme GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY 2020 : 17 juillet – 6 septembre 2020 : « WIEN ». Comment rĂ©ussir un festival estival qui chaque annĂ©e surprend, Ă©blouit, fait communier public et artistes, tout en s’inscrivant harmonieusement dans le territoire oĂč les concerts se dĂ©roulent ? Prenez plusieurs tĂȘtes d’affiches parmi les tempĂ©raments les plus convaincants et impliquĂ©s (Jonas Kaufmann, Mitsuko Uchida, Sol Gabetta, Patricia Kopatchinskaja, Yuja Wang
), un orchestre maison prĂȘt Ă  relever tous les dĂ©fis (le Gstaad Festival Orchestra), un cycle d’acadĂ©mies ou masterclasses qui Ă©lectrise les jeunes musiciens comme les chefs de demain sous le regard captivĂ©s du public (Conducting Academy ou AcadĂ©mie de direction d’orchestre), invitez un instrumentiste emblĂ©matique en rĂ©sidence cette annĂ©e le clarinettiste Andreas Ottensammer ; proposez des complicitĂ©s entre les artistes invitĂ©s dans des concerts dĂ©sormais attendus, inĂ©dits ; cultivez des fils rouges qui offrent des thĂ©matiques fĂ©dĂ©ratrices comme VIENNE cette annĂ©e (aprĂšs PARIS en 2019) ou Ă©videmment BEETHOVEN (250 ans oblige)
 Et voilĂ  un cocktail irrĂ©sistible qui promet de nouveaux instants de pure magie musicale.

 

 

 

 

MUSIQUE ET NATURE

 

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Mais le Festival de GSTAAD ne serait pas ce qu’il est devenu sans le goĂ»t visionnaire de son directeur artistique Christoph Muller, sans la beautĂ© de cette nature suisse, unique au monde, qui rappelle aussi que le festival de GSTAAD est surtout un festival en pleine nature, comptant des sites prĂ©servĂ©s au charme pastoral inĂ©galĂ©, (pĂąturages, lacs, cimes alpines
) sur fond de montagnes parmi les plus grandioses d’Europe.

CHRISTOPH MULLER a choisi cette annĂ©e de cĂ©lĂ©brer Vienne, capitale de la valse et du classicisme, ville musicale oĂč Haydn, Mozart, Beethoven, Brahms, Mahler, Schönberg ont vĂ©cu et Ă©crit leurs chefs d’oeuvre
 Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2020 met l’accent sur l’Ă©ventail de son fantastique patrimoine, des joyaux italiens chers Ă  la cour impĂ©riale de l’Ă©poque baroque jusqu’aux pages les plus modernes voires grinçantes propres Ă  l’inimitable «SchmĂ€h» – l’humour viennois –, sans omettre les grands maĂźtres, Beethoven en tĂȘte, incontournable en cette annĂ©e de 250e anniversaire, avec plus de vingt concerts tout ou partie dĂ©diĂ©s (Ɠuvres orchestrales, musique de chambre, piĂšces mĂ©connues
).

 

 TOUS LES CONCERTS SONT OUVERTS A LA RÉSERVATION :

PLUS D’INFOS sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2020
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/wien

 boutonreservation

 

 

 

 

 

 

64Ăšme GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2020
(Gstad, Saanen, Rougemont, Launen
 Saanenland, Suisse)

QUELQUES TEMPS FORTS

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Constellation de stars en 2017: le tĂ©nor Jonas Kaufmann (en vedette dans Fidelio sous la baguette de Jaap van Zweden), les chefs baroques, RenĂ© Jacobs (Ă  l’assaut deux soirs de suite de la “Missa solemnis” de Beethoven) et Christophe Rousset (dirigeant ses Talens Lyriques dans “La FlĂ»te enchantĂ©e” de Mozart), le contre-tĂ©nor Philippe Jaroussky (escortĂ© de L’Arpeggiata) ; la pianiste Yuja Wang de retour avec le violoniste Leonidas Kavakos, l’acteur Klaus Maria Brandauer (qui lira des textes de Beethoven et Wagner en dialogue avec le piano de Sebastian Knauer), le violoniste Renaud Capuçon dans les trop rares Romances de Beethoven sous la baguette de Sylvain Cambreling ; la modernitĂ© visionnaire et la substances exprimentale des “Variations Diabelli” par Mitsuko Uchida ; l’intĂ©grale des Sonates et Partitas pour violon seul de Bach sous l’archet d’Isabelle Faust ; le retour de Sir Antonio Pappano Ă  la tĂȘte de son AcadĂ©mie Saint-CĂ©cile de Rome dans la 7Ăšme symphonie de Beethoven


DEUX OPERAS en version de concert: “Fidelio” de Beethoven (Jonas Kaufmann, l’Orchestre du Festival GFO Gstaad Festival Orchestra, Jaap Von Zweeden) et “La flĂ»te enchantĂ©e” de Mozart (Christophe Rousset et ses talents Lyriques, avec Sandrine Piau).

LA RESIDENCE D’ANDREAS KAUFMANN : La rĂ©sidence du clarinettiste Andreas Ottensamer marquĂ©e par des rencontres inĂ©dites avec la violoniste Patricia Kopatchinskaja, la violoncelliste Sol Gabetta, les pianistes Dejan Lazic et Sebastian Knauer, le chanteur Bela Koreny, les iconiques Wiener SĂ€ngerknaben, ainsi que les baguettes en herbe de la Gstaad Conducting Academy.

RÉCITALS INÉDITS
 Des rĂ©citals de haut vol dans les magnifiques Ă©glises du territoire portĂ©s par les chanteurs Elsa Dreisig, Brigitte Geller et Daniel Belle ; les pianistes Andras Schiff, Grigory Sokolov, Christian Zacharias, Alexander Melnikov, Jeremy Menuhin ; les violonistes Daniel Hope, Patricia Kopatchinskaya et Christel Lee ; les Quatuors Casals, Chiaroscuro, Carmina et Hagen


SOIRÉES SOUS LA TENTE
 sous la tente du Festival de Gstaad: le pianiste corĂ©en Seong-Jin Cho dans le 2e concerto de Rachmaninov aux cĂŽtĂ©s de Jaap van Zweden et du Gstaad Festival Orchestra; Daniel Lozakovich, Edgar Moreau et Sergei Babayan Ă  l’assaut du Triple de Beethoven en compagnie de Vasily Petrenko et du Royal Philharmonic de Londres; Jan Lisiecki dans le 2e concerto de Chopin sous la baguette de Sir Antonio Papano; un gala d’opĂ©rette viennoise animĂ© par la soprano Polina Pasztircsak, Johannes Wildner et son Wiener Johan Strauss Orchester.

Le Gstaad Festival Orchestra, l’orchestre “maison” est dirigĂ© par Jaap van Zweden, chef du prestigieux New York Philharmonic depuis la saison 2018-2019. Il se produit non seulement durant le festival mais Ă©galement en tournĂ©e dans toute l’Europe et participe activement Ă  la Gstaad Conducting Academy.

 

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Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY ce sont aussi :

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‱ Une plongĂ©e dans la musique ancienne avec le trompettiste Gabor Boldoczki, le flĂ»tiste Ă  bec Maurice Steger ou encore le claveciniste Jean Rondeau.
‱ Une plateforme pour jeunes solistes : les six “MatinĂ©es des Jeunes Etoiles”
Des moments de musique hors des sentiers battus : le retour de la trompettiste norvégienne Tine Helseth et de son ensemble 100% cuivré et 100% féminin tenThing; le voyage Vienne-Rio de Janeiro proposé par la mandoliniste-vedette Avi Avital ou encore le spectacle de Breakdance aux couleurs de Mozart proposé sur la scÚne de la Tente de Gstaad.

Sans omettre

‱ Une offre acadĂ©mique toujours plus importante : Conducting / direction, Piano, Strings / Cordes, Voice / Chant, Baroque Academy/ semaines d’orchestre pour les jeunes et les amateurs, avec son lot de masterclass portĂ©es par des professeurs comme Jaap van Zweden, Sir Andras Schiff, Silvana Bazzoni Bartoli (la mĂšre de Cecilia Bartoli) ou Maurice Steger prĂ©cĂ©demment citĂ©.
Un vaste Ă©ventail de programmes “dĂ©couvertes” pour les enfants et les familles sous le label “Gstaad Discovery” .

SURTOUT, La plateforme digitale et vidéo du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL :
Une plateforme de streaming baptisĂ©e “Gstaad Digital Festival” qui permet de vivre ou revivre les meilleurs moments du festival tout au long de l’annĂ©e. Le contenu est dĂ©jĂ  trĂšs riche : il permet de mesurer la diversitĂ© et les risques rĂ©alisĂ©s par les artistes dans le cadre du GSTAAD MENUHIN Festival chaque annĂ©e. L’édition 2020 annonce plusieurs surprises et Ă©vĂ©nements dont des lirect LIVE et de nouveaux concerts inĂ©dits


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64Úme GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY 2020 : toutes les infos, les réservations ici

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 TOUS LES CONCERTS SONT OUVERTS A LA RÉSERVATION :

PLUS D’INFOS sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2020
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/wien

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ENTRETIEN avec JEAN MULLER, piano. A l’occasion de son 2Ăš volume des Sonates de Mozart Ă©ditĂ© par HĂ€nssler (fĂ©vrier 2020)

ENTRETIEN avec JEAN MULLER, piano. A l’occasion de son 2Ăš volume des Sonates de Mozart Ă©ditĂ© par HĂ€nssler (fĂ©vrier 2020), le pianiste luxembourgeois Jean Muller rĂ©pond aux questions de CLASSIQUENEWS. L’intĂ©grale en cours et qui comprendra Ă  l’horizon 2022 (printemps) 5 volumes, s’annonce dĂ©jĂ  comme une version de rĂ©fĂ©rence, tant par la justesse des intentions poĂ©tiques, que l’éloquence articulĂ©e que sait y dĂ©ployer l’interprĂšte. Jean Muller a raison de souligner combien le classicisme de Mozart Ă  Vienne incarne un Ăąge d’or esthĂ©tique, oĂč la forme fusionne avec le sens. Rien n’est donc purement dĂ©coratif ici. Et malgrĂ© son jeune Ăąge, Wolfgang bouleverse Ă  bien des Ă©gards. C’est bien le propre du pianiste que d’éclairer ici, sur son propre Steinway D, la sincĂ©ritĂ© et la profondeur sous le masque de l’invention et aussi de la facĂ©tie. Entretien pour classiquenews.

 

 

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Illustrations : portrait de JEAN MULLER © Kaupo Kikkas

 

 

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CLASSIQUENEWS.COM / CNC : A travers ce 2Ăš volume, quelle image vous faĂźtes-vous de Mozart ?

JEAN MULLER : J’imagine un Mozart lumineux et tendre avec, traversant toutes les Sonates de ce 2Ăš volume, l’humour. D’ailleurs la tonalitĂ© de rĂ© majeur (Sonates K311 et K 284) est celle de la joie.

 

 

 

CLASSIQUENEWS.COM / CNC : En effet, le programme de ce volume 2 s’articule surtout à partir des Sonates K 311 qui ouvre le cycle, et la 284 avec laquelle il s’achùve. Pour quelle raison les avez vous choisies et pourquoi dans cet ordre ?

Mozart_1780JEAN MULLER : La K284, qui fait partie des Sonates munichoises, est la plus longue Ă©crite par Mozart ; son plan fabuleux comprend les 12 variations qui constituent le 3Ăš et dernier mouvement. Elle frappe immĂ©diatement par sa richesse, son imagination, son inventivitĂ©; et aussi par sa difficultĂ© technique qui engage l’interprĂšte. C’est incroyable de mesurer l’intelligence de Mozart, capable de fondre ce qui relĂšve du Baroque, dans le format de la sonate classique ; et plutĂŽt que de se diluer, il surprend par la cohĂ©rence de la conception. Je n’imaginais pas commencer le programme avec cette piĂšce ample et copieuse, puis poursuivre avec les autres sonates. Les 12 Variations sont plus digestes en fin de cycle. D’autant plus que la Sonate K311, pourtant chronologiquement composĂ©e aprĂšs, offre un superbe prĂ©ambule, lĂ©ger, brillant, nerveux aussi car Mozart est alors Ă  Mannheim oĂč il intĂšgre tous les caractĂšres du style classique local. Tout cela s’entend dans la Sonate K311, nourrie d’équilibre et d’humour.

 

 

 

CLASSIQUENEWS.COM / CNC : L’humour est partout prĂ©sente dans votre approche. Concevez-vous un humour particulier chez Mozart ? Par exemple, comparĂ© Ă  celui de Haydn


JEAN MULLER : Dans le cas de Haydn, l’humour est portĂ© par la recherche de l’effet comique voire du ridicule ; dans le cas de Mozart, je dĂ©cĂšle un caractĂšre plus enjouĂ©, de la tendresse et une grande fraternitĂ©. S’y dĂ©voile un sens de l’humain impressionnant couplĂ© Ă  l’esprit du jeu permanent. D’ailleurs, c’est ce que l’on constate dans sa correspondance, oĂč il invente des mots conformĂ©ment Ă  ce goĂ»t innĂ© du jeu.

 

 

 

CLASSIQUENEWS.COM / CNC : Comment Mozart aborde-t-il la forme sonate ?

JEAN MULLER : Avec cet esprit facĂ©tieux et humoristique dont nous avons parlĂ©. D’un schĂ©ma et d’une maniĂšre de pensĂ©e comme d’écrire, Mozart fait une forme vivante ; la Sonate est pour lui un laboratoire. Comme l’a trĂšs bien expliquĂ© le musicologue amĂ©ricain Charles Rosen, la Sonate est le fruit de l’antagonisme nĂ© entre deux tonalitĂ©s. AprĂšs avoir exposĂ© la tonalitĂ© de base puis la seconde, la rĂ©exposition en fait la synthĂšse et rĂ©sout enfin le conflit. Mozart joue avec tout cela. Il montre sa maĂźtrise du genre, ainsi les 1er et 3Ăšme mouvements de la K332 (volume 1). Il peut mĂȘme organiser une sonate sans plan prĂ©dĂ©fini, comme c’est le cas de la K331, la fameuse Sonate « alla turca ».

 

 

 

Propos recueillis en février 2020

 
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muller-jean-piano-hanssler-sonatas-mozart-review-annonce-cd-critique-classiquenewsCD. JEAN MULLER : Sonates pour piano de Mozart VOL 2 (1 cd HĂ€nssler) – parution fĂ©vrier 2020 – CLIC de Classiquenews – Lire notre critique complĂšte des Sonates de Mozart par Jean MĂŒller, vol 2 : 
  « Et l’interprĂšte grĂące Ă  une articulation qui soigne les phrasĂ©s (admirable suspension millimĂ©trĂ©e des reprises et des fins de phrases), insuffle un idĂ©al d’élĂ©gance tout au long d’un jeu pourtant expressif et trĂšs contrastĂ©. PĂ©tillant et flexible. » – extrait de la critique par Ernst Van Beck.

https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-mozart-jean-muller-sonates-vol-2-1-cd-hanssler-2016/

 
 

ECOUTER JEAN MULLER en concert
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JS BACH / MOZART / BEETHOVEN
Pour l’annĂ©e Beethoven, Jean Muller prĂ©pare un nouveau programme dans lequel il dĂ©voile le lien entre L’Offrande musicale de Bach, la fantaisie en ut de Mozart, l’opus 111 de Beethoven
 S’y prĂ©cisent des filiations et des correspondances cachĂ©es qu’expliquerait la dĂ©couverte par Mozart et Beethoven du thĂšme du Roi (FrĂ©dĂ©ric II de Prusse) prĂ©sent dans l’Offrande musicale que le baron von Swieten aurait fait connaĂźtre Ă  Mozart comme Ă  Beethoven Ă  Vienne. Programme, et rĂ©vĂ©lation passionnante aussi, Ă  dĂ©couvrir et Ă  Ă©couter au 2Ăš semestre 2020.

 

 

AGENDA
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BONN, le 19 juillet 2020

FRANKFURT, Alte Oper, le 11 septembre 2020

BERLIN, le 5 octobre, Philharmonie de Berlin

Novembre 2020
18 : Musikverein,Vienne
26 : Frankfurt, Schumann-Gesellschaft
30 : Philharmonie du Luxembourg

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VISITEZ le site de JEAN MULLER
https://www.pianistjm.com

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VIDEOS

Jean MULLER /  Mozart: Piano Sonatas Vol. 1 | English subtitles

https://www.youtube.com/watch?v=F9dmV3Z1Bt8

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Jean Muller / teaser / Mozart : Piano Sonatas Vol. 2

https://www.youtube.com/watch?v=P-mXdHRBuGk

 

Les Huguenots Ă  GenĂšve

meyerbeer classiquenews 220px-Meyerbeer_d'aprĂšs_P._Petit_b_1865GENEVE, 26 fev – 8 mars 2020. Les Huguenots de MEYERBEER.  Le Grand OpĂ©ra français des annĂ©es 1830 qui prolonge le modĂšle fixĂ© par Rossini dans Guillaume Tell (1829) s’inscrit en lettres d’or grĂące au gĂ©nie de Meyerbeer, historien et dramaturge sur la scĂšne lyrique (grĂące aussi au talent du poĂšte Scribe dont le livret des Huguenots crĂ©Ă© en 1835 marque un sommet dramatique). La France de Louis Philippe revisite son histoire et affronte la violence de ses heures les plus sanglantes. mais il faut toute la maĂźtrise des deux excellents crĂ©ateurs, Meyerbeer et Scribe pour rĂ©ussir leur Huguenots qui relĂšvent Ă  la fois de la peinture d’histoire et du drame sentimental plus intimiste. La construction de l’opĂ©ra rĂ©vĂšle le talent des deux auteurs : la vie intime et le drame personnel se confrontent au souffle de l’épopĂ©e tragique collective. La machine historique broie les individus ; rien n’y fait, l’histoire se rĂ©alise en sacrifiant ses enfants les plus attachants : c’est depuis Shakespeare et sa vision de RomĂ©o et Juliette, pris dans les filets de la guerre ancestrale entre Capulets et Montaigus, une loi propre aux sociĂ©tĂ©s humaine. Y a t il vĂ©ritablement intelligence collective ? PlutĂŽt folie gĂ©nĂ©rale selon le pessimiste Ă©pique de Meyerbeer et Scribe. Ainsi le spectateur assiste Ă  la progressive prĂ©paration des Ă©vĂ©nements aux actes I, II et III : avec force couleurs locales et dĂ©tails historicisant pour mieux accentuer le rĂ©alisme historique propre Ă  la Renaissance ; Raoul raconte sa rencontre amoureuse, Marcel chante son choral luthĂ©rien pendant le banquet du duc de Nevers (I) ; de la gĂ©nĂ©reuse et pacificatrice Marguerite de Navarre offrant la main de Valentine Ă  Raoul, Ă  la jalousie aveugle, irraisonnĂ©e de ce dernier suite Ă  malentendu (II) ; Valentine Ă©pouse alors Nevers qui refuse de se joindre au massacre (III). Tout se met ainsi en place pour que le spectateur mesure l’ampleur de l’impuissance amoureuse face Ă  la course de l’Histoire : le duo entre la catholique Valentine et le luthĂ©rien / huguenot Raoul du IV, ne peut guĂšre empĂȘcher l’holocauste prĂ©parĂ© et accompli dans le V.

L’architecture des Huguenots Ă©gale les meilleurs scĂ©narios cinĂ©matographiques.‹Mais pour rĂ©ussir l’opĂ©ra de 1835, il faut aussi rĂ©unir sur les planches un quatuor de solistes horspairs, aussi virtuoses et puissants, fins et intelligibles qu’acteurs: Raoul, Valentine, Marguerite de Navarre, Nevers
 La crĂšme de la crĂšme. Les Huguenots restent avec Robert le Diable, l’ouvrage le plus applaudi au XIXĂš Ă  l’opĂ©ra de Paris. Il faudra nĂ©anmoins aller Ă  GenĂšve pour en mesurer l’intacte force de fascination.

 

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MEYERBEER : Les Huguenots, 1836boutonreservation
GENEVE, Opéra. Du 26 fev au 8 mars 2020

RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’OpĂ©ra de GenĂšve
https://www.gtg.ch/les-huguenots/

 

 

 

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Grand opéra de Giacomo Meyerbeer
Livret d’Eugùne Scribe et Émile Deschamps
Créé à Paris en 1836

DISTRIBUTION

Marguerite de Valois : Ana Durlovski
Raoul de Nangis : John Osborn · Mert SĂŒngĂŒ1
Marcel : Michele Pertusi
Urbain : LĂ©a Desandre
Le Comte de Saint-Bris : Laurent Alvaro
Valentine de Saint-Bris : Rachel Willis-SĂžrensen
Le Comte de Nevers : Alexandre Duhamel
De Tavannes : Anicio Zorzi Giustiniani
De Cossé : Florian Cafiero
De Thoré / Maurevert : Donald Thomson
De Retz : Tomislav Lavoie
MĂ©ru : Vincenzo Neri
Archer : Harry Draganov
Une coryphée : Iulia Surdu
Une dame d’honneur : CĂ©line Kot
Bois-Rosé / Le valet : Rémi Garin

Orchestre de la Suisse Romande
ChƓur du Grand ThĂ©Ăątre de GenĂšve

Direction musicale : Marc Minkowski
Mise en scĂšne et dramaturgie : Jossi Wieler & Sergio Morabito
Scénographie et costumes : Anna Viebrock
LumiĂšres : Martin Gebhardt
Chorégraphie : Altea Garrido
Direction des chƓurs : Alan Woodbridge

Avec une viole d’amour prĂȘtĂ©e exceptionnellement
par le MusĂ©e d’art et d’histoire de GenĂšve

DerniÚre fois au Grand Théùtre de GenÚve en 1927
En coproduction avec le Nationaltheater Mannheim
Durée : approx. 5h avec deux entractes inclus
Chanté en français avec surtitres en anglais et français

 

 

 

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Joyce DiDonato chante Agrippina de Haendel en direct du MET

agrippina-joyce-didonato-metropolitan-opera-opera-baroqueEN DIRECT du MET : le 29 fĂ©v 2020. HAENDEL : AGRIPPINA, Joyce DiDonato. CinĂ©mas PathĂ©. C’est l’une des divas les plus charismatiques de l’heure, actrice autant que chanteuse et mĂȘme tragĂ©dienne (elle l’a encore montrĂ© en Didon et Marguerite chez Berlioz (Les troyens puis La damnation de Faust), Joyce DiDonato sait ciseler son tempĂ©rament de louve et de dragon comme peu, offrant Ă  sa conception d’Agrippina, la mĂšre conquĂ©rante de NĂ©ron, un visage viscĂ©ral voire hallucinĂ©, mais profondĂ©ment humain. C’est ce qui ressort de ses diverses prises du rĂŽle, en concert, sur scĂšne (dirigĂ©e par Barrie Kosky), et dans cette mise en scĂšne de David McVicar, production « dĂ©jĂ  voue » comme disent les agnlo-saxons, Ă  La Monnaie et au TCE, vision acide du pouvoir romain oĂč les manipulations d’Agrippina ressortent quasi monstrueuses. A ses cĂŽtĂ©s, un parterre de chanteurs aguerris Ă  la passion haendĂ©lienne : Kate Lindsey (NĂ©ron, le fils d’Agrippine), Brenda Rae (PoppĂ©e dont est Ă©pris NĂ©ron), Iestyn Davies (Ottone, le favori de l’empereur Claude qu’il a choisi comme successeur), Matthew Rose (Claude)
 Direction musicale : Harry Bicket

 

 

 

 

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EN DIRECT du MET : le 29 fĂ©v 2020. HAENDEL : AGRIPPINA, Joyce DiDonato – dans les salles en France Ă  partir de 18h55

 

 

 
 

 

 
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PLUS D’INFOS sur le site du Metropolitan Opera de New York / Agrippina de Handel
https://www.metopera.org/season/2019-20-season/agrippina/

VOIR ici le réseau des cinémas Pathé diffusant en direct Agrippina de Haendel
https://www.pathelive.com/agrippina-19-20

Diffusion : salle de cinéma Pathé / radio SiriusXM channel 75 : https://www.siriusxm.com/metropolitanopera

A vivre aussi en streaming sur www.metopera.org
https://www.metopera.org/season/on-demand/

 

 

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EXTRAIT VIDEO
Joyce DiDonato sings “Pensieri, voi mi tormentate” (from Agrippina, HWV 6, Act 2)
https://www.youtube.com/watch?v=0v3MzJ7mqKU

Air le plus long dĂ©volu Ă  la primadonna, dans lequel l’intrigante politique est tourmentĂ©e soudainement par les remords et la pensĂ©e qu’elle tomber et Ă©chouer dans son projet de mettre son fils NĂ©ron sur le trĂŽne impĂ©rial – c’est Ă  dire d’obtenir de l’empereur Claude qu’il reconnaisse ce fils qui n’est pas le sien


 

 

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CD : ERATO vient de publier l’Agrippina de Joyce DiDonato avec une distribution diffĂ©rente de celle new yorkaise :
LIRE notre critique du cd Erato Joyce DiDonato chante Agrippina de Haendel – CLIC de classiquenews de fĂ©vrier 2020
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-handel-agrippina-didonato-fagioli-vistoli-3-cd-erato-2019/

didonato-joyce-agrippina-fagioli-pisaroni-orlinski-vistoli-lemieux-maxim-EMELYANYCHEV-il-pomo-doro-cd-opera-cd-review-opera-concert-orchestre-classiquenews-gd-formatEXTRAIT de notre critique : Joyce DiDonato, Agrippina impérieuse

«  Haendel invente littĂ©ralement des scĂšnes mythiques indissociables de l’histoire mĂȘme du genre opĂ©ra : le Baroque fabrique ici une scĂšne promise Ă  un grand avenir sur les planches, en particulier Ă  l’ñge romantique : comment ne pas songer Ă  l’air des bijoux de Marguerite du Faust de Gounod, en Ă©coutant « Vaghe perle », premier air qui dĂ©peint la badine et lĂ©gĂšre Poppea, ici premiĂšre coquette magnifique en sa vacuitĂ© profonde ?
Sur cet Ă©chiquier, oĂč l’ambition et les manigances flirtent avec folie et dĂ©sir de meurtre, triomphe Ă©videmment Agrippine, parce qu’elle est sans scrupule ni morale, et pourtant hantĂ©e par l’échec, ainsi que le dĂ©voile l’air sublime du II comme nous l’avons soulignĂ© (« Pensieri, voi mi tormentate ») : diva ardente et volubile, viscĂ©ralement ancrĂ©e dans la passion exacerbĂ©e, Joyce DiDonato souligne la louve et le dragon chez la mĂšre de NĂ©ron, avec les moyens vocaux et l’implication organique, requis. C’est elle qui rĂšgne incontestablement dans cet enregistrement, comme l’indique du reste le visuel de couverture : Agrippina / Joyce trĂšs Ă  l’aise, en majestĂ© sur le trĂŽne
. » par Camille de Joyeuse

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PALMARES. 27Ăšmes VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE 2020 : Marie Perbost, Alexandre Kantorow…

victoires-de-la-musique-classique-21-fev-2020-classiquenews-logo-vignettePALMARES. 27Ăšmes VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE 2020 – En direct sur France 3 et France Musique, ce vendredi 21 fĂ©vrier Ă  21h depuis l’Arsenal de Metz, – et avec le concours de l’excellent Orchestre National de Metz, dirigĂ© par son directeur musical, David Reiland, la soirĂ©e visant Ă  distinguer les « meilleurs artistes et rĂ©alisations » pour l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente (2019) a proclamĂ© ses « Victoires », ainsi, dans 6 catĂ©gories :

 

 

Soliste instrumental
Alexandre Kantorow, piano

Artiste lyrique
Benjamin Bernheim, ténor
Karine Deshayes, mezzo-soprano

Révélation, soliste instrumental
Gabriel Pidoux, hautbois

Révélation, artiste lyrique
Marie Perbost, soprano

Compositeur
Camille PĂ©pin – The Sound of Trees, pour clarinette, violoncelle solo et orchestre (crĂ©ation / France)

Enregistrement
Saint-SaĂ«ns – Piano Concertos Nos. 3, 4 &5 “L’Egyptien” – Alexandre Kantorow – Bis

 

 

 

 

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NOTRE AVIS : les Victoires en perte de représentativité ?
Bien sĂ»r nous nous fĂ©licitons des distinctions ainsi Ă©mises. Mais interrogeons nous sur le reprĂ©sentativitĂ© de la filiĂšre musique classique en France oĂč, comme ce fut le cas hier soir Ă  travers le palmarĂšs, aucune rĂ©compense n’a Ă©tĂ© remise concernant le spectacle vivant (et oui il y a bien des opĂ©ras en France
), concernant aussi la vitalitĂ© hexagonale en musique baroque (vivier d’ensembles et d’initiatives parmi les plus passionnantes
), concernant enfin l’apport le plus important des deux dĂ©cennies passĂ©es, les instruments d’époque
 Ne pas reconnaĂźtre tout cela Ă  travers une Victoire, c’est effacer tout un pan de la crĂ©ativitĂ© française qui fait aujourd’hui la musique classique. Que reprĂ©sente aujourd’hui les Victoires de la musique classique ? Il y a a bien un problĂšme sĂ©rieux de reprĂ©sentativitĂ© lĂ  aussi
 Et si les Victoires devaient se rĂ©inventer ? C’est tout ce qu’on leur souhaite pour l’édition prochaine.

 

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LIRE aussi notre annonce des 27Ăš Victoires de la musique classique :
https://www.classiquenews.com/27e-victoires-de-la-musique-classique-2020/

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous y Ă©tions : comptes- rendus et critiques des concerts, spectacles majeurs en 2020

degas_opera_orchestre_comptes_rendus_382Tous les spectacles Ă  l’affiche (concerts, opĂ©ras, ballets, rĂ©citals, festivals mais aussi hommages, cĂ©lĂ©brations, concours et galas …) sont minutieusement analysĂ©s par la ” RĂ©daction spectacle vivant ” de classiquenews. Voici les meilleures propositions que nous avons souhaitĂ© couvrir, oĂč nous Ă©tions, spectacles et plateaux qui mĂ©ritent un tĂ©moignage, un compte rendu, un Ă©clairage critique. A lire, pour connaĂźtre toutes les raisons pour lesquelles il fallait y ĂȘtre …

 

 

Comptes-rendus, critiques de spectacles

sommaire

 

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DISCERNEMENT, EXPLICATIONS… Ici, la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS distingue l’essentiel et le captivant, l’innovation et la prise de risque… ou bien aime remettre les choses au point sur un spectacle ou un artiste … Suivez le travail des interprĂštes : chanteurs, instrumentistes, chefs qui font l’actualitĂ© et retiennent l’attention des rĂ©dacteurs de CLASSIQUENEWS…

 

LIRE ici nos COMPTES RENDUS antérieurs : 2019, 2018, 2017 à 2013

 

 

 

2020

 

Cliquer sur l’illustration pour accĂ©der au compte rendu complet, Ă  la critique intĂ©grale

 

 

 

 

FÉVRIER  2020 

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COMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. PARIS, OpĂ©ra-Comique, le 20 fĂ©v 2020. BOIELDIEU : La Dame blanche. Pauline Bureau / Julien Leroy. Le soir de la premiĂšre de La Dame Blanche, le 10 dĂ©cembre 1825, les musiciens de l’OpĂ©ra-Comique (oĂč l’on reprend donc l’ouvrage ces jours-ci
) vinrent donner la sĂ©rĂ©nade à François-Adrien Boieldieu sous ses fenĂȘtres. Quand il s’agit de faire monter tout le monde chez le Maestro, il y eut des problĂšmes de place. Rossini, qui habitait le mĂȘme immeuble, ouvrit son appartement …

 Retour de la Dame Blanche Ă  l’OpĂ©ra-Comique

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nezet-seguin-yannick-opera-concert-classiquenews-portrait-critique-cdCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. PARIS, TCE, le 17 fev 2020. R. Strauss : La Femme sans ombre. Yannick NĂ©zet-SĂ©guin / v. de concert. Le tout-Paris lyrique semble s’ĂȘtre donnĂ© rendez-vous au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es pour l’un des concerts les plus attendus de la saison, la saisissante Femme sans ombre (1919) de Richard Strauss. DĂšs les premiĂšres mesures de cet ouvrage hors normes (voir notre prĂ©sentation : http://www.classiquenews.com/yannick-nezet-seguin-dirige-la-femme-sans-ombre-de-r-strauss/ ) et rarissime en France, l’ensemble plĂ©thorique des forces rĂ©unies gronde et impose la concentration : l’assistance venue en nombre semble Ă©couter comme un seul homme le rĂ©cit symbolique et initiatique de cette femme en quĂȘte d’humanitĂ©, sur fond d’éclat orchestral digne du Strauss de la Symphonie alpestre contemporaine (1915). Si le livret n’évite pas un certain statisme, expliquant le recours Ă  une version de concert (comme Ă  Verbier l’an passé https://www.classiquenews.com/compte-rendu-opera-verbier-le-22-juil-2019-strauss-die-frau-ohne-schatten-la-femme-sans-ombre-siegel-gergiev/ ), le souffle straussien emporte tout sur son passage, en mĂȘlant avec virtuositĂ© toutes les ressources orchestrales Ă  sa disposition.

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PAUSET-kafka-opera-dijon-annonce-critique-classiquenews-chatiments-pauset-dijon-gilles-abegg-critiqueopera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. DIJON, OpĂ©ra le 14 fĂ©v 2020. PAUSET : Les chĂątiments (crĂ©ation). Orch Dijon Bourgogne, Emilio Pomarico. CrĂ©ation mondiale trĂšs attendue du nouvel opĂ©ra de Brice Pauset. InspirĂ© de trois textes majeurs de Kafka, cet opĂ©ra singulier rĂ©active le genre du litteraturoper magnifiĂ© par une scĂ©nographie spectaculaire. AprĂšs le parodique et jouissif Wonderful de Luxe, le nouvel opus de Brice Pauset redonne ses lettres de noblesse au thĂ©Ăątre chantĂ©. Le texte qu’il met en musique n’est pas Ă  proprement parler une rĂ©Ă©criture des trois ouvrages de Kafka (Le verdict, La mĂ©tamorphose et La colonie pĂ©nitentiaire), qui constituent les trois sections de l’Ɠuvre (la seconde Ă©tant elle-mĂȘme dĂ©coupĂ©e en trois sections), mais une adaptation qui reprend littĂ©ralement Kafka dans le texte, comme l’avait fait par exemple Dusapin pour son PerelĂ , d’aprĂšs le roman Ă©ponyme de Palazzeschi.

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john-adamsCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. LYON, OpĂ©ra, le 13 fĂ©v 2020. ADAMS, I Was Looking the Ceiling and then I Saw the Sky. Studio de l’OpĂ©ra de Lyon, Vincent Renaud. AprĂšs plusieurs productions remarquĂ©es Ă  Paris, Ă  la MJC de Bobigny et au ChĂątelet, le musical de John Adams est prĂ©sentĂ© Ă  Lyon, au thĂ©Ăątre de la Croix-Rousse, dans une mise en scĂšne efficace du Roumain Eugen Jebeleanu. Une jeune Ă©quipe de chanteurs, issue du Studio Opera de Lyon dĂ©fend avec panache cette comĂ©die musicale engagĂ©e.

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L'Orchestre RĂ©gion Centre Tours joue la 6Ăšme de TchaokovskiCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. MARSEILLE, OpĂ©ra, le 13 fĂ©v 2020. TCHAIKOVSKI : EugĂšne OnĂ©guine. Tuohy / Garichot. Le chef amĂ©ricain Robert Tuohy, mĂ©connaissant sans doute les montagnes russes, ces hauts et ces bas qui peuvent l’ĂȘtre aussi bipolaires psychiquement, ne semble connaĂźtre, de la Russie, qu’une vaste et surtout morne plaine comme ce Waterloo, oĂč au moins un hĂ©ros de l’Ɠuvre, le Prince GrĂ©mine, contribua Ă  battre NapolĂ©on Ă  plate couture.

 

ONÉGUINE (EU)GÊNÉ PAR LE CHEF

 

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balanchine opera abstille serenade concerto barrocoCOMPTE-RENDU, critique danse. PARIS, Bastille, le 12 fĂ©vrier 2020. BALANCHINE. Trois oeuvres de danse Ă©lĂ©gante, graphique, propre Ă  la premiĂšre pĂ©riode amĂ©ricaine de Balanchine le gĂ©orgien prĂ©cisent aux parisiens l’art du chorĂ©graphe, hantĂ© par l’idĂ©al classique fait d’ordre, de clartĂ©, d’épure. Balanchine est passĂ© par le dĂ©corum des ballets impĂ©riaux Ă  Saint-PĂ©tersbourg ; le goĂ»t de la crĂ©ation en passant aussi les Ballets Russes Ă  Paris ; autant d’élĂ©ments d’un art dĂ©sormais personnel et Ă©clectique que le New York City Ballet conserve avec une passion jalouse. Dans SĂ©rĂ©nade (1934), la chorĂ©graphie la plus riche et la plus fluide de notre point de vue, Balanchine cĂ©lĂšbre la pulsion et l’élĂ©gance de son maĂźtre Tchaikovski, acclimatĂ©e Ă  le dĂ©tente des corps new yorkais qu’il dĂ©couvre l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente lors de son installation aux USA dĂšs 1933 ; sans omettre le souvenir d’un romantisme Ă©purĂ©, quasi athlĂ©tique dans l’esprit des Sylphides de son autre maĂźtre Fokine
 On y goĂ»te la ligne Ă©purĂ©e, le caractĂšre nocturne, lunaire dont le sujet reste l’élĂ©gance de la danse. Le corps de ballet se montre aĂ©rien, fluide, comme libĂ©rĂ© dans ce format pourtant trĂšs trĂšs Ă©crit.

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Kafka_portraitCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. DIJON, le 12 fĂ©v 2020. PAUSET : Les ChĂątiments d’aprĂšs Kafka. CrĂ©ation. En faisant un opĂ©ra d’aprĂšs les 3 textes de Kafka, «LES CHÂTIMENTS» (adaptĂ©s par Stephen Sazio), Brice Pauset qui rĂ©pond Ă  la commande de l’OpĂ©ra de Dijon, trouve la voie juste et la forme fluide entre partition orchestrale et flux thĂ©Ăątral. Les tĂ©nĂšbres bien manifestes dans le texte kafkaien font place pourtant ici Ă  une certaine Ă©motion diffuse grĂące Ă  la composition de Pauset qui Ă©claire de l’intĂ©rieur le triptyque, souhaitĂ© par Kafka lui-mĂȘme (portrait ci contre), Le Verdict (1912), La MĂ©tamorphose (1912) et Dans la Colonie pĂ©nitentiaire (1914). Des textes sombres et violents oĂč se jouent la relation du fils au pĂšre, des individus Ă  la loi, 
 non sans humour. Et mĂȘme un rire continu qui retrouve comme une libertĂ© cachĂ©e dans l’écriture kafkaienne. Une verve dĂ©sespĂ©rĂ©e et cynique mais qui est tendresse pour une humanitĂ© maudite, condamnĂ©e, corrompue par ses contradictions crasses.

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COMPTE-RENDU, concert. PARIS, Studio de l’Ermitage, le 9 fĂ©v 2020. QUINTETO RESPIRO / CUAREIM QUARTET + NATASCHA ROGERS  -  Le studio de l’Ermitage Ă  Paris en connivence avec l’éditeur Klarthe offre une somptueuse soirĂ©e riche en mĂ©tissages et saveurs inĂ©dites ; y paraissent deux phalanges bien chaloupĂ©es, chacune leur univers instrumental et poĂ©tique trĂšs singularisĂ© : le QUINTETO RESPIRO et le CUAREIM QUARTET qui renouvellent Ă  leur façon l’idĂ©al de mĂ©tissages rĂ©ussis, calibrĂ©s, enivrants. En fĂ©vrier 2020, les deux ensembles Ă©ditent leur nouvel album chez Klarthe Records. Deux offrandes trĂšs sĂ©duisantes. Ce concert marquait le lancement des deux programmes.

ENIVRANTS MÉTISSAGES

herencia-vertisite quinteto respiro tango concert cd critique review classiquenewsQUINTETO RESPIRO : Tango traditionnel et rĂ©gĂ©nĂ©ré  les 5 instrumentistes du Quinteto Respiro insuffle une approche originale et lĂ©gitime au Tango ; ce dĂšs leur crĂ©ation en 2009.  Depuis leur rencontre avec le compositeur et pianiste argentin Gustavo Beytelmann, les 5 complices cultivent leur passion du tango enrichie des conseils et enseignements des maĂźtres en la matiĂšre : J.J Mosalini, Ramiro Gallo, ou encore l’Orquesta Tipica Silencio, entre autres
 le sens du chambrisme, leur Ă©coute, la complicitĂ© qui les animent, singularisent un sens irrĂ©sistible des rythmes et une palette scintillante, Ă  la fois feutrĂ©e mais terriblement cadencĂ©e en couleurs et en accents…. LIRE notre critique complĂšte

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Éblouissante ETOILE de Chabrier Ă  TOURCOINGCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. TOURCOING, Atelier lyrique, le 9 fĂ©v 2020. CHABRIER : L’Etoile.  Avec Carl Ghazarossian, Alain Buet, Ambroisine BrĂ©, Nicolas Rivenq
 Alexis Kossenko / Jean-Philippe Desrousseaux
 A l’occasion d’une visite dans les Hauts-de-France, on ne saurait trop conseiller de faire halte Ă  Tourcoing, troisiĂšme ville de la rĂ©gion aprĂšs Lille et Amiens ; qui peut s’enorgueillir d’avoir vu naĂźtre des compositeurs aussi illustres que Gustave Charpentier ou Albert Roussel. Indissociable de la personnalitĂ© charismatique de son fondateur Jean-Claude Malgoire (1940-2018),  l’Atelier lyrique de Tourcoing donne depuis 1981 une rĂ©sonance internationale Ă  cette ancienne capitale du textile, reconnue pour cette ambition artistique de haut niveau. DĂ©sormais, il revient à François-Xavier Roth (nĂ© en 1971) de prendre la relĂšve du regrettĂ© Malgoire Ă  la direction artistique de l’Atelier lyrique, tandis qu’Alexis Kossenko (nĂ© en 1977) fait de mĂȘme Ă  la tĂȘte de l’orchestre sur instruments d’époque, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy.

 

EBLOUISSANTE ETOILE A TOURCOING 

 

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Lazuli / Laoula : Ambroisine Bré et Anara Khassenova  © Simon Gosselin

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DON CARLOS LIEGE ARRIVABENI PRALAFERA OPERA critique classiquenews vue generaleCOMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. LIEGE, ORW, le 8 fĂ©v 2020. VERDI : Don Carlos, 1866. Kunde, Arrivabeni / di Pralafera. La version française de Don Carlos semble faire un retour en force sur les scĂšnes franco-belges, comme en tĂ©moignent les spectacles rĂ©cemment produits à Paris, Lyon et Anvers – Ă  chaque fois dans des mises en scĂšnes diffĂ©rentes. Place cette fois Ă  une nouvelle production trĂšs attendue de l’OpĂ©ra royal de Wallonie, qui relĂšve le dĂ©fi d’une version sans coupures, Ă  l’exception du ballet, telle que prĂ©sentĂ©e par Verdi lors des rĂ©pĂ©titions parisiennes de 1866. On le sait, avant mĂȘme la premiĂšre, l’ouvrage subira un charcutage on ne peut plus discutable afin de rĂ©duire sa durĂ©e totale (de plus de 3h30 de musique), avant plusieurs remodelages les annĂ©es suivantes. La dĂ©couverte de cette version “originelle” a pour avantage de rendre son Ă©quilibre Ă  la rĂ©partition entre scĂšnes politiques chorales et tourments amoureux individuels, tout en assurant une continuitĂ© louable dans l’inspiration musicale. A l’instar de Macbeth, Verdi n’hĂ©sita pas, en effet, Ă  rĂ©Ă©crire des pans entiers de l’ouvrage lors des modifications ultĂ©rieures, au risque d’un style moins homogĂšne.

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schreker die schmied von gent opera vlaamse flanderen critique review opera classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. ANVERS, OpĂ©ra flamand, le 7 fĂ©vrier 2020. Schreker : Der Schmied von Gent. Alejo PĂ©rez / Ersan Mondtag. D’annĂ©e en annĂ©e, l’hĂ©ritage lyrique de Franz Schreker (1878-1934) ne cesse d’ĂȘtre explorĂ© dans toute sa diversitĂ©, au disque mais Ă©galement sur scĂšne. Avant Irrelohe (1922) prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Lyon dĂšs le 24 mars prochain, place au Forgeron de Gand / Der Schmied von Gent (1932), dernier opĂ©ra du grand rival de Richard Strauss en son temps. On doit Ă  l’intĂ©rĂȘt conjoint de l’OpĂ©ra flamand, en coproduction avec le Nationaltheater Mannheim, le nouvel Ă©clairage donnĂ© Ă  cet ouvrage montĂ© pour la derniĂšre fois voilĂ  dix ans Ă  Chemnitz (heureusement gravĂ© par CPO) : ça n’est lĂ  que justice, tant Schreker fait montre d’une inspiration foisonnante dans l’éclectisme musical, en un style proche de Kurt Weill pour le parlĂ©-chantĂ© et l’ambiance de cabaret, tandis que les ruptures verticales expressionnistes font davantage penser au Hindemith de Cardillac ( https://www.classiquenews.com/tag/cardillac/ ). L’Autrichien quitte ainsi les expĂ©rimentations fraichement accueillies de Christophorus (1929), dĂ©diĂ© Ă  Arnold Schönberg, pour embrasser un style virtuose oĂč s’entremĂȘlent chansons populaires flamandes et pastiches de musiques anciennes, avant un acte III rayonnant oĂč la tonalitĂ© retrouve davantage ses droits (rappelant le Korngold du Miracle d’HĂ©liane

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laloum adam pinao concertos brahms cd sony review cd cd critique par classiquenewsCOMPTE-RENDU, Concert. PARIS, TCE, le 5 fĂ©v. 2020. RĂ©cital SCHUBERT. A LALOUM, piano. Adam Laloum, longue silhouette fragile avec son allure de statue de Giacometti, se glisse vers le piano sur la large scĂšne du ThĂ©Ăątre des Champs ÉlysĂ©es dans une lumiĂšre tamisĂ©e avec derriĂšre lui l’or chaud du rideau de scĂšne. Il ne faut pas se fier Ă  la vue car la puissance du pianiste n’est pas un vain mot quand on pense au programme titanesque qui attend le jeune musicien trentenaire. En effet les trois derniĂšres sonates de Schubert dans un programme de plus de deux heures mettent Ă  nue l’interprĂšte. D’autres pianistes s’y sont risquĂ©s, techniquement impeccables mais malhabiles à tenir sur toute la longueur, la richesse des images de Schubert, son besoin d’émotions perpĂ©tuellement changeantes et une capacitĂ© Ă 

 

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giselle adam paris baulac kessels ballet critique classiquenews fev 2020COMPTE-RENDU, ballet. PARIS, OpĂ©ra National de Paris, le 5 fĂ©vrier 2020. Giselle. Corelli, Perrot, Petitpa, Bart, Polyakov, chorĂ©graphie. LĂ©onore Baulac, Germain Louvet, Etoiles. Ballet de l’opĂ©ra. Adolphe Adam, musique. Retour de Giselle, ballet romantique par excellence, Ă  l’OpĂ©ra National de Paris. Le chef spĂ©cialiste Koen Kessels est Ă  la direction de l’Orchestre Pasdeloup, dĂ©sormais habituĂ© du Palais Garnier, et en trĂšs bonne forme le soir de notre venue. Les jeunes Etoiles LĂ©onore Baulac et Germain Louvet interprĂštent les rĂŽles protagonistes, accompagnĂ©s des Premiers Danseurs François Alu et Hannah O’Neill pour un quatuor principal de grand impact !

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COMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. LYON, le 3 fĂ©v 2020. PUCCINI, Tosca. Orch et chƓur de l’OpĂ©ra de Lyon, Daniele Rustioni / Ch. HonorĂ©. Production trĂšs controversĂ©e venue du Festival d’Aix de l’étĂ© dernier, la Tosca iconoclaste de Christophe HonorĂ© nous a pleinement convaincu. Une lecture virtuose, Ă©mouvante et cohĂ©rente, un hymne Ă  la crĂ©ation artistique magnifiĂ© par une distribution d’exception et une direction magistrale du maestro Rustioni.

 

Tosca, Boulevard Solitude

 

tosca malfitanoComme souvent, les lectures opĂ©ratiques de Christophe HonorĂ©trahissent son univers cinĂ©matographique. Sur scĂšne, le dispositif impressionnant rappelle un plateau de cinĂ©ma : plusieurs piĂšces reconstituĂ©es, beaucoup d’élĂ©ments, de figurants, des Ă©crans qui projettent des extraits cĂ©lĂšbres de Tosca, avec Catherine Malfitanoau ChĂąteau Saint-Ange, en compagnie de Placido Domingo, la Callas, etc. La patte de l’écrivain apparaĂźt Ă©galement avec quelques citations, dont celle de Proust (un peu trop appuyĂ©e Ă  notre goĂ»t) : on ne peut reprocher Ă  un metteur en scĂšne de rĂ©agir en fonction de sa sensibilitĂ©, de son ethos, si sa proposition est dĂ©fendable scĂ©niquement, ce qui est incontestablement le cas ici. L’originalitĂ© de sa lecture repose sur l’idĂ©e, certes arbitraire, de doubler le rĂŽle de Tosca avec celui de la prima Donna et de faire de celle-ci une vieille cantatrice jadis adulĂ©e qui revient sur sa prestigieuse carriĂšre. Une idĂ©e qui rappelle l’intrigue de Sunset Boulevard, rĂ©fĂ©rence qui ne fait que renforcer cette lecture trĂšs…

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MASSENET---saint-etienne-Letexier-lacombe-desire-opera-critique-classiquenews_don_quichotte_margaux_klein__9_COMPTE-RENDU, opĂ©ra. SAINT-ETIENNE, le 2 fĂ©v. 2020. MASSENET, Don Quichotte. Orch. Symph. Saint-Etienne Loire, J. Lacombe/L. DĂ©sirĂ©. Nouvelle production du trop rare Don Quichotte de Massenet. Une trĂšs belle rĂ©ussite scĂ©nique, malgrĂ© un plateau vocal inĂ©gal et une direction d’orchestre en demi-teintes. Loin de la vision enjouĂ©e et plus dĂ©lirante de Laurent Pelly avec un JosĂ© Van Dam impĂ©rial pour ses adieux en 2012 Ă  la Monnaie, la lecture de Louis DĂ©siré de l’un des derniers succĂšs de Massenet (crĂ©Ă© Ă  l’opĂ©ra de Monte-Carlo en 1910 d’aprĂšs une piĂšce de l’obscur Jacques Le Lorrain) est au contraire Ă©purĂ©e et met l’accent sur l’humanitĂ© christique du hĂ©ros espagnol.

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COMPTE-RENDU, opĂ©ra. TOULOUSE, Capitole, le 2 fĂ©v 2020. WAGNER : Parsifal. BORY / BEERMANN, KOCH, SCHUKOFF. Peut-on rĂȘver plus extraordinaire production de l’oeuvre si «hors normes» de Richard Wagner ? Les comparaisons avec Strasbourg qui monte sa production au mĂȘme moment seront certainement intĂ©ressantes tant tout semble les diffĂ©rencier. Je dois pourtant reconnaitre que je resterai Ă  Toulouse afin d’assister Ă  plusieurs reprĂ©sentations de ce Parsifal si rĂ©ussi. Il sera difficile de dĂ©velopper tout ce que j’ai Ă  dire sur ce spectacle total tant il est riche. Je serai moins long sur les voix car ailleurs elles ont Ă©tĂ© bien analysĂ©es. C’est tout simplement le quatuor vocal le plus abouti actuel qui puisse se s’écouter aujourd’hui, pour une version parfaitement cohĂ©rente. Voix sublimes de jeunesse, de puissance, de timbres rares et de phrasĂ©s somptueux. Chanteurs-acteurs beaux et convaincants. La prise de rĂŽle de Sophie Koch en Kundry est magistrale, de voix, de timbre, de jeux et de style. Tout y est : de la quasi animalitĂ© Ă  la plus Ă©lĂ©gante sĂ©duction , en particulier la souffrance contenue dans ce rĂŽle complexe. Sophie Koch est une Kundry qui va conquĂ©rir le monde tant elle est dĂ©jĂ  accomplie.

 

PARSIFAL EN MAJESTÉ

9c - Parsifal - Nikolai Schukoff (Parsifal) - crÇdit Cosimo Mirco Magliocca

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paino cmapus 2020 affiche classiquenewsCOMPTE-RENDU, concours. PONTOISE, le 2 fĂ©vrier 2020. CONCOURS PIANO CAMPUS 2020. Le 19Ăšme Concours International Piano Campus s’est dĂ©roulĂ© du 31 janvier au 2 fĂ©vrier Ă  Pontoise. Les Ă©preuves Ă©liminatoires ont permis d’entendre les douze candidats sĂ©lectionnĂ©s dans un programme de 30 mn dont l’Ɠuvre imposĂ©e Ă©tait cette annĂ©e une piĂšce de la compositrice Germaine Tailleferre, « Seule dans la forĂȘt ». Les trois finalistes retenus, le français Virgile Roche (21 ans), l’italien Davide Scarabottolo (18 ans), et le russe Timofei Vladimirov (18 ans), se sont produits sur la scĂšne du ThĂ©Ăątre des Louvrais dimanche 2 fĂ©vrier, devant un jury prĂ©sidĂ© par la pianiste Hisako Kawamura (Prix Clara Haskil 2007 et auparavant elle-mĂȘme laurĂ©ate du concours Piano Campus). Le compositeur Fabien Waksman, Ă©galement membre du jury, est l’auteur de la piĂšce contemporaine imposĂ©e, « Black Spirit », pour piano et orchestre, donnĂ©e en crĂ©ation mondiale par les trois jeunes pianistes. Tout de suite l’énoncĂ© du palmarĂšs: …

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porgy-and-bess-metropolitan-opera-new-york-critique-annonce-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. NEW YORK, Met, le 1er fĂ©v 2020. GERSHWIN : Porgy and Bess.David Robertson / James Robinson. Avec Wozzeck, dirigĂ© par Yannck NĂ©zet-SĂ©guin, voici l’autre production Ă©vĂ©nement qui atteste de l’excellente santĂ© artistique du Met
 Porgy and Bess (1935) fait un retour remarquĂ© et rĂ©ussi sur la scĂšne du Met aprĂšs plus de 30 annĂ©es d’absence, avec retransmission en direct en bonus, – trĂšs apprĂ©ciĂ©. L’opĂ©ra black que Georg Gershwin Ă©crit avec son frĂšre Ira (pour le livret) doit ĂȘtre chantĂ© par une distribution uniquement black : clause respectĂ©e ici Ă  la lettre
 La mise en scĂšne de James Robinson ressuscite ainsi le village de Catfish Row et ses habitants si attachants. Pour dĂ©cor unique, une vaste rĂ©sidence d’un Ă©tat du sud amĂ©ricain, oĂč l’action prend place dans chaque piĂšce ; sa mobilitĂ© puisque le dispositif tourne sur lui-mĂȘme dynamise tous les ensembles, en particulier les danses et les chƓurs dont le souffle collectif si essentiel au sujet est assurĂ© par le chƓur du Met trĂšs bien chauffĂ© (trĂšs rĂ©ussi, solide et prenant, choeur « Gone, gone, gone »). La ferveur en Dieu relĂšve toujours cette humanitĂ© tant de fois mise Ă  terre


 

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JANVIER  2020 

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 György Vashegyi : le Baroque Français au sommetCOMPTE-RENDU, concert sacrĂ©. Paris, TCE, le 29 janv 2020. MOZART : Requiem. Emoke Barath, Anthea Pichanick, Zachary Wilder, Istvan Kovacs. Orfeo Orchestra, Purcell Choir. Gyorgy Vashegyi, direction. Programme latin et sacrĂ© au ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es avec cette production des Grandes Voix autour du chef d’Ɠuvre liturgique de Mozart, son dernier opus, le Requiem en rĂ© mineur. L’orchestre hongrois Orfeo Orchestra avec le Purcell Choir sont par leur fondateur, figure importante du renouveau de la musique baroque en Hongrie, Gyorgy Vashegyi. Le maestro a Ă©tĂ© distinguĂ© Ă  plusieurs reprises sur classiquenews pour ses excellentes lectures des opĂ©ras baroques français de Rameau (  NaĂŻs, 2017  /  les Indes Galantes, 2018) à Mondonville (Grands Motets, 2015). La distribution des solistes est rayonnante de talent, composĂ©e de la soprano Emoke Barath, la contralto Anthea Pichanick, le tĂ©nor Zachary Wilder et le baryton Istvan Kovacs.

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guy-piano-classiquenews-concert-critique-annonce-concert-classique-François-FrĂ©dĂ©ric-Guy-Photo-Caroline-Doutre-11-320x213COMPTE-RENDU, critique, concert. PARIS, TCE, le 18 janv 2020. BEETHOVEN / FF GUY : les 5 Concertos pour piano. François-FrĂ©dĂ©ric GUY, piano et direction. Orchestre de Chambre de Paris, THÉÂTRE DES CHAMPS ÉLYSÉES, Paris, 18 janvier 2020. Les 5 concertos pour piano de Beethoven.  La cĂ©lĂ©bration des 250 ans de la naissance de Beethoven a commencĂ© en ce dĂ©but d’annĂ©e dans la monumentalitĂ©, avec l’intĂ©gralitĂ© de ses concertos pour piano donnĂ©s en une soirĂ©e, une folie que le compositeur n’aurait pas condamnĂ©e – rappelons-nous ce soir du 22 dĂ©cembre 1808 Ă  Vienne: crĂ©ation du quatriĂšme concerto, mais aussi des symphonies 5 et 6, que « complĂ©taient » l’aria « Ah, perfido! », la Fantaisie pour piano opus 77 et la Fantaisie chorale opus 80! Un vĂ©ritable dĂ©fi relevĂ© par ses interprĂštes, l’Orchestre de Chambre de Paris et le pianiste François-FrĂ©dĂ©ric Guy, tous en grande forme, devant le public enthousiaste du ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es plein Ă  craquer.

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MUTI riccardo Muti_120128_041_crop_Todd_Rosenberg-e1365787405319COMPTE-RENDU, concert. PARIS, Philharmonie, le 17 janvier 2020. Wagner : Le Vaisseau fantĂŽme (ouverture), Hindemith : Symphonie “Mathis le Peintre”, Dvoƙák : Symphonie n° 9 “Du Nouveau Monde”. Alors qu’il nous a dĂ©jĂ  gratifiĂ© du privilĂšge de la lecture de ses mĂ©moires https://www.classiquenews.com/livres-riccardo-muti-prima-la-musica-larchipel/, le grand chef napolitain Riccardo Muti (78 ans) n’en finit pas d’assurer une prĂ©sence rĂ©guliĂšre Ă  Paris d’annĂ©e en annĂ©e, le plus souvent avec l’Orchestre national de France en tant que chef invitĂ©, ou plus logiquement avec “son” Orchestre symphonique de Chicago, dont il est le directeur musical depuis 2010. C’est prĂ©cisĂ©ment avec la prestigieuse formation amĂ©ricaine qu’on le retrouve Ă  la Philharmonie pour l’un des concerts les plus attendus de la saison – pour preuve la salle remplie Ă  craquer ce vendredi soir.

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bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. AprĂšs une Symphonie n°8 « des Mille » rĂ©alisĂ©e en nov 2019, jalon Ă©blouissant d’un cycle qui restera mĂ©morable, voici en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020, la fin de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’ONL LILLE Orchestre National de Lille et son directeur Alexandre Bloch : la 9Ăš, vĂ©ritable testament musical et spirituel. Les auditeurs l’ont remarquĂ© comme les musiciens eux-mĂȘmes : il s’est passĂ© quelque chose avec les 5Ăš et 6Ăš symphonies ; rondeur et prĂ©cision accrues, rĂ©flexes plus naturels, onctuositĂ© et profondeur, servies par un relief instrumental d’un fini impeccable
 de fait, jouer sur la durĂ©e l’intĂ©gralitĂ© des symphonies et de façon ainsi chronologique, aura porter bĂ©nĂ©fice Ă  l’écoute et Ă  la cohĂ©rence du collectif lillois. Alexandre Bloch depuis son arrivĂ©e en 2016 aura fondamentalement fait Ă©voluer et enrichit l’expĂ©rience des musiciens, n’hĂ©sitant pas Ă  Ă©largir le rĂ©pertoire (jusqu’à l’opĂ©ra, avec Les PĂȘcheurs de Perles de Bizet, juin 2017), ou « oser » des partitions monstrueuses rĂ©putĂ©es injouables (MASS de Bernstein, juin 2018). Ce cycle Mahler s’inscrit dans un mouvement Ă  la fois de renouvellement et d’accomplissement pour l’Orchestre.

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Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursCOMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, OpĂ©ra, le 11 janvier 2020. Concert du nouvel An, OSRCVLT, Benjamin Pionnier. Strauss, Tchaikovsky, Brahms
 Superbe soirĂ©e qui donne du baume au cƓur en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020 Ă  Tours. Le chef Benjamin Pionnier, directeur gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra de Tours, poursuit son travail avec les musiciens maison ; une collaboration qui est marquĂ©e par un Ă©largissement significatif du rĂ©pertoire ; par l’accroissement de l’expĂ©rience musicale grĂące Ă  l’invitation faite Ă  d’autres chefs invitĂ©s aux profils variĂ©s, ce qui est toujours profitable pour rĂ©duire les effets de la routine ; par des actions nouvelles vers les jeunes publics (l’OpĂ©ra de Tours a Ă©tĂ© l’un des premiers Ă©tablissements lyriques Ă  lancer les « concerts bĂ©bé »   depuis lors, complets tout au long de la saison)
 ELEGANCE VIENNOISE A TOURS…
Ce soir, c’est l’esprit viennois et la magie des valses des Strauss, pĂšre et fils qui s’exportent de Vienne Ă  Tours. Il faut toute la premiĂšre partie (Ouverture des Joyeuses CommĂšres de Windsor de Nicolai, Suite de Casse-Noisette opus 71, 
) pour chauffer les instruments, pour que le collectif atteigne une volubilitĂ© expressive, une Ă©vidente lĂ©gĂšretĂ©.

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dvorak_antonin3COMPTE-RENDU, opĂ©ra. GAND, OpĂ©ra flamand, le 11 janvier 2019. Dvorak : Rusalka. Giedrė Ć lekytė / Alan Lucien Øyen. Nouveau directeur artistique de l’OpĂ©ra flamand / Opera Ballet Vlaanderen, depuis le dĂ©but de la saison 2019-2020, Jan Vandenhouwe s’est fait connaĂźtre en France comme dramaturge, notamment Ă  l’occasion de son travail avec Anne Teresa de Keersmaeker pour le Cosi fan tutte prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Paris (voir notre compte-rendu dĂ©taillĂ© en 2017- https://www.classiquenews.com/cosi-fan-tutte-sur-mezzo/). Avec cette nouvelle production de Rusalka (1901), c’est Ă  nouveau Ă  un chorĂ©graphe qu’est confiĂ©e la mission de renouveler notre approche de l’un des plus parfaits chefs d’Ɠuvre du rĂ©pertoire lyrique : en faisant appel au norvĂ©gien Alan Lucien Øyen, artiste en rĂ©sidence au Ballet national Ă  Oslo, Vandenhouwe ne rĂ©ussit malheureusement pas son pari, tant l’imaginaire visuel minimaliste ici Ă  l’oeuvre, rĂ©duit considĂ©rablement les possibilitĂ©s dramatiques offertes par le livret.

 

 

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yvain_maurice comedie operette classiquenews _02COMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. PARIS, AthĂ©nĂ©e LJ, le 8 janvier 2020. YVAIN : YES ! Les Brigands, PM Barbier / Galard – Hatisi. Quand on voit revenir Yes de Maurice Yvain sur les scĂšnes de plusieurs maisons, on ne peut que se rĂ©jouir. L’ouverture du rĂ©pertoire du Palazzetto Bru-Zane et sa nouvelle exploration de l’opĂ©rette est un beau geste vers un rĂ©pertoire trop souvent oubliĂ©, mĂ©sestimĂ© voire mĂ©prisĂ©. Yes est un chef d’Ɠuvre calibrĂ© au millimĂštre par Maurice Yvain et Albert Willemetz. Duo mythique de l’opĂ©rette, ils peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme les Mozart et Da Ponte des AnnĂ©es Folles. Yes, crĂ©Ă©e en 1928 au ThĂ©Ăątre des Capucines est originellement composĂ© pour deux pianos. La partition est d’une richesse digne du livret. L’intrigue fabuleuse conte les dĂ©boires filiaux et amoureux du riche playboy Maxime Gavard, fils du « roi de la vermicelle ». La musique mĂȘle Ă  la fois jazz, swing, fox-trot et rythmes latinos.

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COMPTE-RENDU, opĂ©ra, critique. MARSEILLE, OpĂ©ra, le 3 janv 2020. OFFENBACH : Barbe Bleue. Laurent Pelly. Pas la veuve, Barbe-bleue, mais le veuf joyeux comme il se dĂ©finit lui-mĂȘme : « O guĂ©, jamais veuf ne fut plus gai ! » mais Ă©trange mono-manique du mariage qui semble ne pouvoir accĂ©der Ă  la femme que dans le cadre de l’institution matrimoniale.

 Monogame en série

thumbnail_3 P1200061  photo Christian DRESSE 2019

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musikverein saal concert du nouvel an 2016njk14_TRY_0497COMPTE-RENDU, critique, concert du NOUVEL AN 2020. VIENNE, Musikverein, le 1er janvier 2020. STRAUSS
 Wiener Phil. Andris Nelsons
, direction. Le concert du NOUVEL AN Ă  VIENNE, ce 1er janvier 2020 marque les dĂ©buts dans cet exercice du chef letton Andris Nelsons (41 ans), musicien dĂ©jĂ  familier des instrumentistes viennois, avec lesquels il a enregistrĂ© l’intĂ©grale des Symphonies de Beethoven pour DG Deutsche Grammophon. GRISANT MAIS PAS EBLOUISSANT… C’est aussi un concert de gala qui ouvre les festivitĂ©s des 150 ans de la crĂ©ation du Musikverein, salle mythique, dite la boĂźte Ă  chaussure magique, dans laquelle tous les concerts du Nouvel An se sont dĂ©roulĂ©s. Polka rapide composĂ©e par Edouard Strauss (le dernier de la fratrie Strauss, aux cĂŽtĂ©s de Johann II et Josef ; celui qui a brĂ»lĂ© partitions et matĂ©riel d’orchestre sous un coup de folie) : Le caractĂšre gĂ©nĂ©ral de cette annĂ©e est dĂ©voilĂ© dĂšs la premiĂšre Ɠuvre choisie par le chef pour son premier Concert du Nouvel An : de Carl Michael Ziehrer, Die Landstreicher / Les Vagabonds (Ouverture). Le chef letton affirme d’emblĂ©e sans prĂ©ambule une joie militaire, galop Ă  la Offenbach, un rien pĂ©taradant (avec coups de piccolos) ; musique un peu trop dĂ©corative et narrative pour un dĂ©but : la sonoritĂ© est un rien tendue qui manque de dĂ©tente, de souplesse. Heureusement, ce raffinement viennois qui nous manquait tant, surgit Ă  l’éclosion de la valse finale : mais Ziehrer ne maĂźtrise pas l’orchestration comme Johann II et ses frĂšres ; cela sonne un peu raide et sec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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rubinstein-demon-opera-de-bordeaux-critique-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. BORDEAUX, Grand ThĂ©Ăątre, le 31 dĂ©c 2020. Anton RUBINSTEIN: Le DĂ©mon. Dans l’opĂ©ra rare d’Anton Rubinstein, Le dĂ©mon (1875), soit donc contemporain de Carmen de Bizet, l’ange diabolique renonce Ă  l’amour en acceptant que la mortelle meurt Ă  leur premier baiser tentateur ; elle rejoindre les Ă©lus, mais lui, sera condamnĂ© aux vertiges de l’enfer destructeur. La vision manque cependant d’épaisseur pour nos cerveaux habituĂ©s aux scĂ©narios noirs des sĂ©ries vedette : ce dĂ©mon inspirĂ© de Lermontov et de Pouchkine est d’un fil et d’une Ă©toffe un rien, trop fins. Pas sur que l’intrigue et le drame soient retenu par l’industrie cinĂ©matographique actuelle.

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LILLE, ONL : LOCKING FOR BEETHOVEN, nouveau Ballet de Farid Berki

LOCKING FOR BEETHOVEN danse orchestre national de lille annonce concert critique classiquenews Berki_carre_328px_19-20LILLLE, ONLILLE, les 28 et 29 fĂ©v 2020. LOCKING FOR BEETHOVEN (danse). CrĂ©ation de Farid Berki. TrĂšs impliquĂ© sur la scĂšne des mĂ©tissages (sociaux autant qu’artistiques), Farid Berki cultive et stimule la curiositĂ© vers les autres, le partage, l’enrichissement commun. En somme, l’humanitĂ© ne peut avancer que multiple et plurielle. Ses spectacles se nourrissent des tĂ©lĂ©scopages, nĂ©s au carrefour des cultures et des disciplines
 l’équation hip hop et Stravinsky (Stravinsky remix, 2015) illustrait une approche dĂ©complexĂ©e et gĂ©nĂ©reuse dont le travail profite aujourd’hui Ă  la nouvelle crĂ©ation chorĂ©graphique dĂ©diĂ©e aux musiques de Beethoven, « Locking for Beethoven », nouvelle production qui s’inscrit parmi les cĂ©lĂ©brations des 250 ans de la naissance du compositeur nĂ© Ă  Bonn.

 

 

Entre danse et musique, hip hop et romantisme


Métissages Beethovéniens

 

 
Farid Berki lance le dĂ©bat de l’appartenance Ă  l’Europe, interroge la notion de racines communes et du partage collectif Ă  travers l’hymne Ă  la joie, chant final de la 9Ăš symphonie et qui est aussi l’hymne europĂ©en. Le chorĂ©graphe dĂ©cloisonne les genres et les disciplines, fusionne, entrechoque et produit
 Ici la lĂ©gĂšretĂ©, propice Ă  l’éclosion du poĂ©tique s’incarne par la prĂ©sence d’une circassienne (selon un principe dĂ©jĂ  vu dans Soul dragon, prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Shanghai en 2004). Pour Beethoven, en complicitĂ© avec les musiciens de l’Orchestre National de Lille ONLILLE, et aussi le compositeur Antoine HervĂ© qui arrange la matĂ©riau beethovĂ©nien originel, Farid Berki explore toujours les champs expressifs nĂ©s du croisement de la danse et de la musique : ici une bande propre et cohĂ©rente transcrite Ă  partir de la grande Fugue opus 133, la Sonate au clair de lune, le 2Ăš mouvement de la 7Ăš symphonie, l’Ode Ă  la joie de la 9Ăš, des extraits des Quatuors Ă  cordes n°11, 13, 14
 le flux musical pour quatuor ou orchestre, qui en dĂ©coule, Ă©carte toute notion d’assemblage ou de « zapping » ; chez le furieux autant que rĂ©volutionnaire Beethoven, l’énergie de la danse qui en dĂ©coule est tellurique, voire « explosive », produisant autant de variations scĂ©nographiĂ©es et incarnĂ©es, en fusion avec le rythme musical, ou dĂ©tachĂ© de lui comme un contrepoint et un commentaire. Soit un spectacle de danse avec 6 danseurs et 1 circassienne
 portĂ© par la compagnie de danse fondĂ© en 1994 par Farid Berki, « Melting Spot ».

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LOCKING FOR BEETHOVENboutonreservation
LILLE, Auditorium Nouveau SiĂšcle
Vendredi 28 février 2020, 14h30
Samedi 29 février 2020, 16h

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE
Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/locking-for-beethoven/

Concert repris Ă 
Valenciennes, le 19 mai 2020

Direction : LĂ©o Margue  /  ‹Orchestre National de Lille  /  ‹Compagnie Melting Spot‹  /  ChorĂ©graphie : Farid Berki  /  ‹Piano : Antoine HervĂ©  /  ‹Dj Malik Berki  /  ‹Six danseurs; Une circassienne

AprĂšs Stravinski Remix en 2015 – ballet hip-hop sur l’Oiseau de feu de Stravinski sous la baguette d’Alexandre Bloch, et Kaleidoscope sur les musiques d’Haydn et Mozart en 2017, l’Orchestre National de Lille, le chef LĂ©o Margue, la compagnie Melting Spot et le chorĂ©graphe Farid Berki renouent pour crĂ©er Locking for Beethoven l’annĂ©e du 250Ăšme anniversaire du compositeu

64Ăš GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : 17 juil – 6 sept 2020. LOCATION OUVERTE

WIEN gstaad menuhin festival VIENNE festival 2020 classiquenews VIENNE GSTAAD MENUHIN festival annonce critique classiquenewsGSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2020 (64Ăš) : WIEN / VIENNE 17 juil – 6 septembre 2020. RĂ©servez dĂšs Ă  prĂ©sent pour l’étĂ© 2020 : le Gstaad Menuhin ouvre sa programmation Ă  la location (tous les concerts sont dĂ©sormais ouverts Ă  la rĂ©servation). Le premier festival de musique classique en Suisse cĂ©lĂšbre VIENNE et la musique viennoise. AprĂšs PARIS Ă  l’étĂ© 2019, VIENNE est la nouvelle capitale culturelle et surtout musicale, fĂȘtĂ©e par le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL Ă  partir du 17 juillet 2020. LĂ  encore, la rĂ©ussite de l’évĂ©nement le plus captivant parmi les Ă©vĂ©nements suisses de l’étĂ©, vient de cette trĂšs Ă©troite connivence entre la magie des lieux et Ă©crins accueillants les concerts, et la qualitĂ© des programmes dĂ©fendus par les interprĂštes invitĂ©s. La ligne artistique associe exigence, raffinement, Ă©lĂ©gance
 normal puisque nous sommes ainsi sollicitĂ©s pour une immersion viennoise. Les programmes inĂ©dits, la complicitĂ© artistique, l’ouverture et la rencontre sont aussi au rendez-vous. La crĂšme des artistes (jeunes talents Ă  suivre, professionnels dĂ©jĂ  adulĂ©s) et des programmes prometteurs s’affichent ainsi Ă  GSTAAD : Jonas Kaufmann, Yuja Wang, Isabelle Faust, le clarinettiste nĂ© Ă  Vienne, Andreas Ottensamer Ă  qui est confiĂ©e une rĂ©sidence prometteuse, Elsa Dreisig, Patricia Kopatchinskaja, Seong-Jin Cho, Jan Lisiecki, Daniel Lozakovich, Edgar Moreau
 et tant d’autres (lire ici  nos temps forts immanquables pour cet Ă©tĂ© 2020).

 

 

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GSTAAD 2020 célÚbre Beethoven
et l’élĂ©gance viennoise

 

 

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Les sommets alpins dans le Saanenland cĂ©lĂšbrent la magie des faiseurs de Valses ; le classicisme souverain incarnĂ© par la triade divine : Haydn, Mozart, Beethoven ; le romantisme et l’avant garde : Bruckner, Mahler, Schönberg
 Directeur artistique et intendant du Festival, Christoph MĂŒller propose de cĂ©lĂ©brer ce qui fait toujours la magie de Vienne : « tout l’Ă©ventail de son fantastique patrimoine, des joyaux italiens chers Ă  la cour impĂ©riale de l’Ă©poque baroque jusqu’aux pages les plus modernes et grinçantes, caractĂ©ristiques de l’inimitable «SchmĂ€h» – l’humour viennois –, en passant par les grands maĂźtres, Beethoven en tĂȘte, littĂ©ralement incontournable en cette annĂ©e de 250e anniversaire, avec plus de vingt concerts tout ou partie dĂ©diĂ©s. ». En ouverture du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, la Missa Solemnis de Beethoven, les 17 puis 18 juillet 2020 : dans l’Ă©glise de Saanen, une superbe entrĂ©e en matiĂšre et un must absolu !
Dans les faits, sont annoncĂ©s pour ce 64Ăš Festival estival Ă  Gstaad, 65 concerts du 17 juillet au 6 septembre 2020, propices Ă  cĂ©lĂ©brer l’élĂ©gance viennoise.

 

 

 

 

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 64Úme GSTAAD MENUHIN Festival

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TOUTES LES INFOS SUR LE SITE :

www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr

 

 

 

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FESTIVALS 2020. MUSIQUE ET MEMOIRE : 27Úme édition, du 17 juillet au 2 août 2020 (Vosges du Sud)

musique-memoire-vosges-du-sud-festival-2020-annonce-critique-classiquenewsFESTIVALS 2020. MUSIQUE ET MEMOIRE : 27Ăšme Ă©dition, du 17 juillet au 2 aoĂ»t 2020 (Vosges du Sud)  -  14 concerts Ă©vĂ©nements avec les ensembles a nocte temporis, Faenza, La RĂȘveuse, le CaravansĂ©rail, Les Meslanges, Les Surprises, la violoniste Alice Julien-LaferriĂšre, le flĂ»tiste Pierre Hamon, le claveciniste Yoann Moulin, les organistes Jean-Charles Ablitzer, Jean-Luc Ho et Yves Rechsteiner
 Chaque Ă©tĂ©, Musique et MĂ©moire confirme sa place d’écrin laboratoire pour les ensembles et les tempĂ©raments Ă©mergeants de la scĂšne baroque en France.

Parmi les temps forts cette annĂ©e, dans le cadre de l’édition 2020, distinguons en particulier la rĂ©sidence de l’ensemble a nocte temporis (3 concerts exceptionnels les 24, 25 et 26 juillet 2020) ; le renouveau de l’orgue historique de la Basilique St Pierre de Luxeuil-les-Bains avec 2 concerts trĂšs prometteurs, les 1er et 2 aoĂ»t 2020). Festival Ă©vĂ©nement classiquenews

 

 ACTE I
Les 17, 18, 19 juillet 2020

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Vendredi 17 juillet, Lucile Richardot et Faenza,
le voyage d’Anne de la Barre au Septentrion

Samedi 18 juillet,
La RĂȘveuse, Purcell’s Devotional Songs & Anthems

Dimanche 19 juillet,
Yoann Moulin, Midsummer night’s dream

Dimanche 19 juillet,
La RĂȘveuse, Londres 1700

 

 

 

 

 

 ACTE II
Les 23, 24, 25, 26 juillet 2020

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Jeudi 23 juillet, Pierre Hamon,
Los pasos perdidos

Vendredi 24 juillet,
a nocte temporis, Dumesny, haute-contre de Lully

Samedi 25 juillet,
a nocte temporis, Ma belle brunette

Dimanche 26 juillet,
Le Caravansérail, Bach

Dimanche 26 juillet,
a nocte temporis, The Dubhlinn Gardens

 

 

 

 

 

ACTE III
Les 30, 31 juillet – 1er, 2 aoĂ»t 2020

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Jeudi 30 juillet,
Jean-Charles Ablitzer et Les Meslanges,
Hymnes pour les principales festes
de Jehan Titelouze Ă  Nicolas de Grigny

Vendredi 31 juillet,
Jean-Luc Ho, Johann Sebastian Bach

Samedi 1er août,
Jean-Luc Ho et Les Meslanges,
Nicolas de Grigny, messe pour les principales festes

Dimanche 2 août,
Alice Julien-Lafferiùre, Suites à ma maniùre


Dimanche 2 août,
Yves Rechsteiner et Les Surprises,
l’hĂ©ritage de Rameau

 


RÉSERVEZ VOS PLACES

Billetterie en ligne désormais accessible 

 musique_et_memoire-6730

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La programmation 2020 complĂšte
https://musetmemoire.com/2020/01/15/programme-2020/

 

musique-memoire-vosges-du-sud-festival-2020-annonce-critique-classiquenews

 

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L’entretien de Fabrice Creux, directeur artistique, pour Classiquenews.com (extrait) :

 

creux-fabrice-musique-et-memoire-festival-Fabrice-Creux,-directeur-artistiqueCNC CLASSIQUENEWS : Vous avez dĂ©jĂ  dĂ©voilĂ© une grande partie de la 27Ăš Ă©dition 2020 du Festival Musique & MĂ©moire. On remarque la forte prĂ©sence de programmes spĂ©cifiques et des talents les plus engagĂ©s de la nouvelle gĂ©nĂ©ration d’interprĂštes. Audace artistique et forts tempĂ©raments sont-ils de fait les caractĂšres distinctifs du Festival ?

FABRICE CREUX : Le festival Musique et MĂ©moire a un goĂ»t prononcĂ© pour l’exploration des rĂ©pertoires, mais aussi (et surtout) pour la dĂ©couverte des nouvelles gĂ©nĂ©rations d’interprĂštes. J’ai souvent qualifiĂ© cet Ă©vĂ©nement de la scĂšne baroque de festival « laboratoire » et je crois que l’édition 2020 en sera une parfaite illustration.

Ainsi, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, le festival s’est taillĂ© une identitĂ© forte permettant au territoire rĂ©investi, de diffuser l’idĂ©e et l’expĂ©rience d’une aventure humaine et culturelle dĂ©sormais incontournable dans le paysage des festivals de l’étĂ©.

Musique et MĂ©moire est portĂ© par cette idĂ©e forte et gĂ©nĂ©ratrice de porter au-devant du public un projet artistique exigeant lui permettant de dĂ©couvrir des artistes trĂšs engagĂ©s dans leur choix artistique…. Ă  suivre ici

 

 

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CONCERTS GRATUITS sur le TERRITOIRE
Un festival qui dĂ©fend l’accessibilitĂ© de la musique et des concerts


orphee aux enfers charpentier vox luminis nocte temporis meunier mechelen cd alpha critique opera baroque classiquenewsA NOCTE TEMPORIS en médiathÚques
L’ensemble fondĂ© par le tĂ©nor flamand Reinoud von Mechelen commence Ă  Musique et MĂ©moire une rĂ©sidence propice Ă  l’émergence et l’approfondissement de plusieurs programmes inĂ©dits


Musique irlandaise avec Anna Besson
La flĂ»tiste de l’ensemble a nocte temporis, Anna Besson (Ă©galement membre du Quatuor Nevermind) joue la musique irlandaise du XVIIIe siĂšcle : « The Dubhlinn Gardens ».
La musique traditionnelle irlandaise, jardin personnel cultivĂ© depuis l’enfance inspire Ă  l’interprĂšte un programme qui s’appuie aussi sur sa formation auprĂšs de flĂ»tistes irlandais (apprentissage essentiellement oral), sur sa propre expĂ©rience avec la flĂ»te en bois puis la flĂ»te traversiĂšre baroque et l’interprĂ©tation historique.
Le programme « The Dubhlinn Gardens » regroupe plusieurs airs parmi les plus populaires dans l’Irlande du XVIIIe siĂšcle, Ă  une Ă©poque oĂč musique traditionnelle et musique « savante » sont Ă©galement considĂ©rĂ©es. La collection de flĂ»tes traversiĂšres d’Anna Besson Ă©claire les danses spĂ©cifiques et le style qui leur est propre.

 

 

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5 dates sur le territoire des VOSGES DU SUD
Gratuit, tout public

VOSGES DU SUD : le Festival Musique & MĂ©moire diffuse l'excellence au Pays des 1000 Ă©tangs

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Mardi 7 avril, 18 h,
Lure, bibliothĂšque municipale

Mercredi 8 avril, 9 h,
Vaivre-et-Montoille, médiathÚque (espace des Fauvettes)

Mercredi 8 avril, 15 h,
Saint-Loup-sur-Semouse, médiathÚque

Mercredi 8 avril, 19 h,
Jussey, médiathÚque

Vendredi 10 avril, 19 h,
Héricourt, médiathÚque

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 Toutes les infos sur le site du Festival Musique & Mémoire 2020

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COMPTE-RENDU, critique danse. PARIS, Bastille, le 12 février 2020. BALANCHINE. Sérénade, Concerto Barroco, Les 4 Tempéraments

balanchine opera abstille serenade concerto barrocoCOMPTE-RENDU, critique danse. PARIS, Bastille, le 12 fĂ©vrier 2020. BALANCHINE. Trois oeuvres de danse Ă©lĂ©gante, graphique, propre Ă  la premiĂšre pĂ©riode amĂ©ricaine de Balanchine le gĂ©orgien prĂ©cisent aux parisiens l’art du chorĂ©graphe, hantĂ© par l’idĂ©al classique fait d’ordre, de clartĂ©, d’épure. Balanchine est passĂ© par le dĂ©corum des ballets impĂ©riaux Ă  Saint-PĂ©tersbourg ; le goĂ»t de la crĂ©ation en passant aussi les Ballets Russes Ă  Paris ; autant d’élĂ©ments d’un art dĂ©sormais personnel et Ă©clectique que le New York City Ballet conserve avec une passion jalouse. Dans SĂ©rĂ©nade (1934), la chorĂ©graphie la plus riche et la plus fluide de notre point de vue, Balanchine cĂ©lĂšbre la pulsion et l’élĂ©gance de son maĂźtre Tchaikovski, acclimatĂ©e Ă  le dĂ©tente des corps new yorkais qu’il dĂ©couvre l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente lors de son installation aux USA dĂšs 1933 ; sans omettre le souvenir d’un romantisme Ă©purĂ©, quasi athlĂ©tique dans l’esprit des Sylphides de son autre maĂźtre Fokine
 On y goĂ»te la ligne Ă©purĂ©e, le caractĂšre nocturne, lunaire dont le sujet reste l’élĂ©gance de la danse. Le corps de ballet se montre aĂ©rien, fluide, comme libĂ©rĂ© dans ce format pourtant trĂšs trĂšs Ă©crit.

Concerto Barocco (1941) sur la musique de Bach, reconstruit un Ă©difice baroque oĂč les danseurs sont les piliers d’une architecture mouvante. Mais on sent les danseurs un rien tendus dans la synchronisation des ensembles.
Les Quatre TempĂ©raments (1946) Ă©difient quant Ă  un contrepoint visuel dialoguant avec les 4 variations de Paul Hindemith. La danse exprime les humeurs de l’homme en une vaste variation cyclique trĂšs rigoureusement dessinĂ©e elle aussi, dont les contours Ă©voquent Ă©videmment l’activitĂ© et les buildings de New York, nouvelle citĂ© dans le cƓur de Balanchine. Tout s’écoule dans une nonchalance millimĂ©trĂ©e oĂč triomphent essentiellement l’équilibre et la puretĂ© des lignes corporelles. De sorte que la sophistication parfois envahissante chez Balanchine est Ă©cartĂ©e grĂące Ă  l’emprise d’un naturel qui respire. Une sorte d’évocation d’un paradis dansant. Incontournable.

 

 

 

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COMPTE RENDU, critique danse. Cycle George Balanchine, du 3 fĂ©v au 1er mars 2020 – Paris,  OpĂ©ra Bastille. SĂ©rĂ©nade (Tchaikovski), Concerto Barroco (JS Bach : Concerto pour 2 violons BWV 1043), Les Quatre tempĂ©raments (Hindemith : thĂšme et 4 variations) – Etoiles et Corps de Ballet de l’OpĂ©ra de Paris.

https://www.operadeparis.fr/saison-19-20/ballet/george-balanchine

L’Apollon citharĂšde du Louvre

apollon_webSCULPTURE. Le Louvre appelle aux dons pour L’Apollon CitharĂšde de PompĂ©i (jusqu’au 28 fĂ©vrier 2020). Les statues antiques en bronze sont exceptionnelles sur le marchĂ©. Beaucoup ont Ă©tĂ© fondues. Le Louvre organise un appel aux dons (opĂ©ration « tous mĂ©cĂšnes ») pour acheter une remarquable statue Ă  la cire perdue d’un Apollon CitharĂšde, c’est Ă  dire Ă  la cithare (ou Ă  la lyre), soit la figure musicienne du dieu solaire par excellence. En un dĂ©hanchĂ© trĂšs fĂ©minin et un style qui rappelle PraxitĂšle, la statue assez grande : 68 cm de hauteur, datĂ©e II et Ier siĂšcles avant JC (fin du style hellĂ©nistique), a Ă©tĂ© retrouvĂ©e Ă  Pompei au dĂ©but du XXĂš. La silhouette est androgyne, la musculature molle et ronde ; le visage et sa coiffure Ă  la raie centrale, plus fĂ©minins que virils. Depuis sa dĂ©couverte, le bronze antique est demeurĂ©e dans des collections privĂ©es.

Apollon citharĂšde dit aussi musagĂšte (ballet nĂ©o classique par Stravinsky) apparaĂźt comme dieu des arts (et des muses). C’est sous cet aspect qu’il est placĂ© au sommet du toit de l’OpĂ©ra Garnier : Apollon brandit en levant les bras sa lyre toute d’or. Sur l’Olympe, Apollon enchante le sĂ©jour des dieux en les abreuvant de musique, chant, danse : l’équation qui constitue l’opĂ©ra. A l’origine, bergers et bouviers chantent et dansent, cĂ©lĂ©brant le culte d’Apollon, dieu protecteur des troupeaux. MaĂźtre du spectacle et de l’illusion, Apollon maĂźtrise enfin l’art divinatoire et l’oracle. Son temple Ă  Delphes honore celui qui manifeste les ordres de Zeus

Objectif : collecter 800 000 euros d’ici le 28 fĂ©vrier 2020. Prix de vente : 6,7 millions d’euros. Le musĂ©e du Louvre via la SociĂ©tĂ© des Amis du Louvre a dĂ©jĂ  recuilli 3,5 millions d’euros.

PLUS D’INFOS sur le site des Amis du Louvre / Apollon citarùde

 

 

CD, coffret. BEETHOVEN, BELCEA QUARTET : the complete string quartets / Intégrale des quatuors à cordes (8 cd Alpha)

BELCEA strings quartet complete string quartets beethoven cd review critique classiquenewsCD, coffret. BEETHOVEN, BELCEA QUARTET : the complete string quartets / IntĂ©grale des quatuors Ă  cordes (8 cd Alpha). Alors que le coffret Ă©vĂ©nement le seul consistant et complet cĂ©lĂ©brant l’annĂ©e Beethoven 2020, Ă©ditĂ© par Deutsche Grammophon, sĂ©lectionne les remarquables Emerson, TakĂĄcs, Hagen, pour les Quatuors Ă  cordes de Ludwig, Alpha rĂ©Ă©dite les non moins passionnants instrumentistes du Quatuor Belcea dont voici l’intĂ©grale en 8 cd. Depuis leurs dĂ©buts (Londres, 1994), Beethoven inspire et structure la complicitĂ© des Belcea. C’est ce qui ressort de leur premiĂšre intĂ©grale en 2011 / 2012, jouĂ©e en concert, Ă  la fois premier accomplissement et aussi rĂ©vĂ©lation d’une passion partagĂ©e par les 4 instrumentistes. La voici cette rĂ©volution du langage musical rĂ©alisĂ© par Ludwig sur 30 annĂ©es, en 16 Quatuors. OĂč mĂȘme les silences sont mĂ©tamorphosĂ©s par le surcroĂźt de sens exprimĂ© dans la musique. L’acuitĂ© des nuances, le souffle, la respiration, la hauteur de vue qui Ă©claire chaque Quatuor comme pris de dessus, rĂ©vĂ©lant son architecture formelle et son flux intĂ©rieur, surprennent, saisissent, convainquent. La maĂźtrise et lâ€˜Ă©coute, Ă©videntes, sont souples ; ni sĂ©cheresse, ni duretĂ©, mais un chant continu qui respire et s’exalte. Dans la profondeur, l’intensitĂ©, la gravitĂ© aussi. Les musiciens chauffent la matiĂšre sonore tels les forgerons d’une lave matricielle dont la vibration lumineuse ouvre au delĂ  du XIXĂš, vers Ligeti et les sĂ©rialistes. Nous voici confrontĂ©s puis immergĂ©s dans le chaudron de la modernitĂ© la plus pure. Le cadre formel se dissout, atteint un degrĂ© de conscience exacerbĂ©e, et nous parle d’avenir. La puissance et la finesse s’accordent pour exprimer ce jaillissement continu de l’expĂ©rimentation.

TOURCOING, Symphonies n°8 et 9. BEETHOVEN sur instruments d’Ă©poque (1820)

roth_francois_xavier-roth-maestro-chef-d-orchestreTOURCOING, le 6 mars 2020 : CONCERT BEETHOVEN, Symph 8 et 9. Les SiĂšcles. François-Xavier Roth. Sur les traces de Ludwig dont 2020 marque le 250Ăš anniversaire de la naissance, en dĂ©c 1770 Ă  Bonn, l’orchestre sur instrument d’époque Les SiĂšcles « cĂ©lĂšbre la joie et la fraternitĂ© des peuples » Ă  travers les 2 derniĂšres symphonies de Beethoven, les n°8 et n°9. Beethoven fut un humaniste Ă  la fraternitĂ© concrĂšte et sincĂšre qui s’exprime Ă©videmment dans l’élan exaltĂ©, conquĂ©rant de son Ă©criture, en particulier dans la derniĂšre, avec chƓur et solistes, comme s’il s’agissait d’un opĂ©ra symphonique. Pour les SiĂšcles Ă  venir, en fils de la RĂ©volution française, Ludwig proclame « Embrassez-vous, millions d’ĂȘtres » ; ce goĂ»t du partage et d’un destin commun oĂč chaque homme est frĂšre, illumine et inspire le flux irrĂ©pressible de la Symphonie n°9, pendant profane de sa Missa Solemnis, autre volet majeur de son inspiration et partition strictement contemporaine de la 9Ăš.

 

 

Nouveau directeur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
François-Xavier Roth dirige Les Siùcles pour les 250 ans de Ludvig


BEETHOVEN fraternel et visionnaire
sur instrument d’époque

BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1Dans le dernier volet, Beethoven met en musique l’Hymne Ă  la joie de Friedrich von Schiller, selon un plan tracĂ© dĂšs ses vingt-deux ans : c’est une priĂšre ardente adressĂ©e Ă  tous les ĂȘtre humains, en les exhortant Ă  la joie, l’amitiĂ©, la fraternitĂ©. Il fusionne dans son oeuvre tous ses idĂ©aux, sa psychologie tourmentĂ©e, sa volontĂ© de fer et sa gĂ©nĂ©rositĂ© en un style artistique personnel. Comme le chant des instruments, la voix des solistes et du chƓur chante l’avĂšnement d’un monde nouveau, d’une sociĂ©tĂ© enfin rĂ©conciliĂ©e et pacifiĂ©e
 Une vision toujours actuelle et jamais rĂ©alisĂ©e. L’intĂ©rĂȘt du concert est d’offrir une lecture musicale et esthĂ©tique de premier plan, utilisant les instruments de l’époque de Beethoven, au moment de la composition et de la crĂ©ation des deux massifs symphoniques ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s Ă  Tourcoing, soit des annĂ©es 1820. Concert Ă©vĂ©nement.

 

TOURCOING-ROTH-6-mars-582

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TOURCOING, Théùtre Municipal R. Devosboutonreservation
BEETHOVEN : SYMPHONIES N°8 et N°9
Gala Beethoven (250e anniversaire)
Vendredi 6 mars 2020 Ă  20h

INFOS, RESERVATIONS
achetez directement sur le site de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/symphonie-n9/

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SYMPHONIES N°8 et N°9
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Interprétation sur les instruments classiques de 1820
Allegro, ma non troppo, un poco maestoso ;
Molto vivace ;
Adagio molto e cantabile ;
Presto

Composition achevée en février 1824
Création le 7 mai 1824 à Vienne sous la direction de Michael Umlauf
avec la collaboration du violoniste Ignaz Schuppanzigh

Jenny Daviet, soprano
Judith Thielsen, mezzo-soprano
Edgaras Montvidas, ténor
William Thomas, basse

Ensemble Aedes
(Chef de chƓur : Mathieu Romano)
ChƓur RĂ©gional Hauts-de-France
(Chef de chƓur : Éric Deltour)

Les SiĂšcles
François-Xavier Roth, direction

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TARIFS
25€, 23€, 10€ -28 ans, 6€ -18 ans
BILLETTERIE EN LIGNE
www.atelierlyriquedetourcoing.fr
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/symphonie-n9/

I

CinĂ©-Concert Ă  LILLE : le Retour du Jedi par l’ONLILLE Orchestre National de Lille

star-wars-retour-jedi_slide_328px_19-20LILLE, ONL, les 21 et 22 fĂ©v 2020. STAR WARS : Le Retour du Jedi. CinĂ©-concert. ExpĂ©rience inoubliable Ă  Lille en ce mois de fĂ©vrier oĂč l’Orchestre National de Lille propose une immersion complĂšte dans l’univers fantastique et Ă©pique de la Guerre des Etoiles / STAR WARS, Ă  travers la projection de l’épisode 6 : « Le retour du Jedi » avec le concours de l’Orchestre qui rĂ©alise en temps rĂ©el la parure symphonique inscrite dans le scĂ©nario. Sorti au grand Ă©cran en 1983, Le Retour du Jedi conclut la premiĂšre trilogie de Star Wars. C’est l’épisode 6 (selon l’ordre chronologique du drame). OpĂ©ra galaxique, on ne compte plus les atouts de sa dramaturgie cinĂ©matographique qui mĂȘle astucieusement les intrigues du bien contre le mal (Luke Skywalker versus Dark Vador), de l’amitiĂ© indĂ©fectible (Luke Skywalker / Solo), de l’amour aussi (Solo aime la princesse Leia)
 Ses Ewoks (les habitants attendrissants de la lune forestiĂšre de la planĂšte Endor, qui rĂ©apparaĂźtront en 2019 dans l’épisode L’ascension de Skywalker), son sens du spectacle en font l’un des Ă©pisodes les plus populaires de la saga. Mais l’attrait de la fresque revient aussi, surtout Ă  la formidable enveloppe orchestrale composĂ©e par John Williams et qui confĂšre au film son Ă©tonnante force expressive et spectaculaire.

Star_Wars,_Ă©pisode_VI_-_Le_Retour_du_Jedi_logoDernier volet de la Trilogie originelle (avant l’essor des prĂ©quelles), Le retour du Jedi fait suite ainsi aux Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents : Un nouvel espoir, puis l’Empire contre-attaque. A l’époque oĂč l’Empire galactique dont l’impĂ©rialisme est une claire rĂ©fĂ©rence aux nazis, construit sa nouvelle base gĂ©nĂ©rale (l’étoile de la mort), les rebelles et combattants de l’Alliance concentrent toutes leurs forces pour anĂ©antir cette Ă©toile noire, axe du mal, d’autant que l’Empereur Palatine s’y rend pour inspecter l’avancĂ©e des travaux. Le jeune hĂ©ros Luke Skywalker prend conscience de sa force et souhaite ralier Ă  la cause de l’Alliance, son pĂšre, le redoutable Dark Vador. Les lois du sang et la tendresse ensevelie seront-elles plus fortes que la tentation du pouvoir absolu ?
Le tournage est rĂ©alisĂ© pendant toute l’annĂ©e 1982, aux studios de Pinewood (Angleterre) et en Californie. Pour le 20Ăš anniversaire de la sortie du premier Ă©pisode de Star Wars (Un nouvel espoir), George Lucas corrige certaines scĂšnes et les retraite numĂ©riquement, perfectionnant certains effets visuels.

La partition rĂ©vĂšle un sens rĂ©el de la texture symphonique et tisse une vĂ©ritable symphonie dans laquelle les thĂšmes de la Force, de la Marche impĂ©riale et de Luke se dĂ©ploient avec finesse et raffinement. Pour dĂ©peindre les adorables Ewoks, armĂ©e des peluches qui aident Luke et Solo Ă  vaincre le mal, le compositeur exploite un large choix de percussions insolites (claves, maracas, mĂ©tallophones
) Le rĂ©sultat, comme toujours avec Williams, est irrĂ©sistible et prodigieusement efficace. D’un scintillement enivrant. Rien de tel que la diffusion du film avec la rĂ©alisation de la musique par l’Orchestre National de Lille : expĂ©rience mĂ©morable pour tous.

 

 

 

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Star Wars : Le Retour du Jedi

Vendredi 21 février 2020, 20hboutonreservation
Samedi 22 février 2020, 18h30
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Musique originale de John Williams
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction : Ernst van Tiel

RESERVEZ VOTRE PLACE directement sur le site de l’ONL LILLE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/star-wars-le-retour-du-jedi/

Projection sur grand Ă©cran et orchestre en direct
En version originale, sous-titrée en français
Presentation licensed by Disney Concerts in association with 20th Century Fox,
Lucasfilm Ltd., and Warner / Chappell Music. © 2017 & TM LUCASFILM LTD.
ALL RIGHTS RESERVED

Star Wars : Le Retour du Jedi
Film américain de Richard Marquand / Co-écrit par George Lucas et Lawrence Kasdan

 

 

 

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VIDEO BANDE ANNONCE
Le retour du Jedi, 1983

 

 
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18732395&cfilm=25803.html

 

 

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Star Wars: The Return of the Jedi
The Return of the Jedi concludes the first Star Wars trilogy. Its sense of grandeur and the dramatic underpinnings make this one of the best-loved episodes of the saga. The themes of the Force, the Imperial March and Luke all metamorphose with dazzling virtuosity. The result, as always with Williams, is irresistible and wonderfully powerful.

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SCEAUX. Le Quatuor HermĂšs joue Haydn, Schubert, Janacek (lettres intimes)

Schubertiade de Sceaux Logo copiable logo 2018SCEAUX, La Schubertiade, le 29 fĂ©v 2020 : Quatuor HermĂšs. Prochain programme Ă©vĂ©nement Ă  Sceaux car la Schubertiade Ă  l’invitation de son directeur artistique le pianiste Pierre-Kaloyann Atanassov, reçoit ce 29 fĂ©vrier Ă  17h30, Ă  l’HĂŽtel de Ville, le Quatuor HermĂšs. L’ensemble accueille depuis peu son nouveau violoncelliste Yann Levionnois, nouvel Ă©lĂ©ment qui a engagĂ© un renouvellement du fonctionnement, de l’écoute et aussi de la sonoritĂ© du Quatuor français. « C’est un grand changement pour nous car nous avions la mĂȘme Ă©quipe depuis nos dĂ©buts. S’ouvrir Ă  un nouveau musicien suppose de changer certaines habitudes et doit nous permettre de devenir encore meilleurs. C’est une chance pour le quatuor d’accueillir un violoncelliste extraordinaire » prĂ©cise Omer Bouchez, premier violon.

 

 

Programme :

Haydn : Quatuor op. 20 n° 4
Janáček : Quatuor n°2 « lettres intimes »
Schubert : Quatuor « la jeune fille et la mort ».

Les quatre instrumentistes du Quatuor HERMES
Omer Bouchez et Elise Liu, violons,
Yung-Hsin Lou Chang, alto
Yan Levionnois, violoncelle.

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quatuor hermes concert sceaux schubertiade annonce critique classiquenews haydn schubert janacek critique classiquenews

 

SCEAUX, HĂŽtel de Ville
Samedi 29 février 2020, 17h30
Quatuor HermĂšs

INFORMATIONS, RÉSERVATIONS
https://www.schubertiadesceaux.fr/la-programmation/edition-2019-2020/

 

Le mĂȘme jour Ă  11h30, La Schubertiade de Sceaux prĂ©sente « A vous la scĂšne » – en partenariat avec ProQuartet – centre europĂ©en de musique de chambre. Ce 29 fĂ©vrier, une masterclass sera dĂ©livrĂ©e par Pierre-Kaloyann Atanassov au duo de violons E&O, suivie d’une prestation publique du duo. EntrĂ©e libre.

La Schubertiade de Sceaux – ‹Lieu du concert: HĂŽtel de ville de Sceaux (92), 122 rue Houdan‹ – Samedi 29 fĂ©vrier 2020 17h30 (et 11h30) – ‹Renseignements: 06 72 83 41 86 – ‹RĂ©servations: www.schubertiadesceaux.fr/billetterie/

 

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VIDEO Quatuor HermĂšs

Le Quatuor HermĂšs interprĂšte le mouvement lent du Quatuor Ă  cordes de Claude Debussy en direct des FlĂąneries Musicales de Reims.
(Juillet 2016)

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Illustration : DR, © L Kanko

 

 

JANACEK : Quatuor n°2 « Lettres intimes » (1928)

Le dernier amour de LEOS JANACEK

kamila janacekL’oeuvre est totalement soumise Ă  la passion amoureuse que voue le compositeur Ă  son aimĂ©e, Kamila Stösslova: “j’ai commencĂ© Ă  Ă©crire quelques chose de beau. Il contiendra notre vie. Je l’appelle “lettres d’amour”. Ainsi, voici en musique, l’expression d’un serment particuliĂšrement vivace, ardent, d’une indĂ©fectible Ă©nergie communicative. Le compositeur choisit un instrument mis en avant: Ă©videmment, la viole d’amour (remplacĂ© in fine par l’alto). Le concert permet de mesurer combien le choix de Janacek pour la viole d’amour Ă©tait juste ; mais son remplacement par l’alto Ă©claire tout autant ce jaillissement des sens et une nouvelle voluptĂ© qui fait jour dans l’écriture de Janacek, alors comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© par son dernier amour
 Kamila.

ComposĂ©e du 29 janvier au 17 fĂ©vrier 1928, la partition est Ă©crite dans la fulgurance, celle d’une passion qui submerge
 D’ailleurs, les musiciens doivent veiller Ă  leur jeu prĂ©cis, intense autant dans l’expression Ă©motionnelle que dans la spiritualitĂ© d’un amour ainsi exaltĂ© et secrĂštement (Ă  peine) cĂ©lĂ©brĂ©. Aujourd’hui, les lettres Ă©changĂ©es entre le compositeur et Kamila indiquent l’intensitĂ© des sentiments en jeu, l’échange des serments Ă  l’Ɠuvre. Miroir des humeurs de l’artiste, vĂ©ritable canevas des sentiments de l’homme Ă©pris, le Quatuor « Lettres intimes » est un autre accomplissement psychologique dans l’oeuvre de Janacek
 L’oeuvre est crĂ©Ă©e dans l’intimitĂ© de la maison de l’auteur Ă  Hukvaldy, les 18 puis 25 mai 1928. Le compositeur ne devait pas assister Ă  la premiĂšre publique (11 septembre 1928): il Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© le 12 aoĂ»t prĂ©cĂ©dent. PortĂ© par un tel Ă©branlement de l’ñme, le Quatuor, le dernier de Janacek fusionne architecture et spiritualitĂ©, avec des effets expressifs expĂ©rimentĂ©s dans ses opĂ©ras antĂ©rieurs, non des moindres, Katya Kabanova, L’Affaire Makropoulos
 (jeu sul ponticello con sordina). Il en dĂ©coule une vibration sourde et viscĂ©rale d’une rĂ©elle puissance poĂ©tique.

La force de l’Ɠuvre tient Ă  la soliditĂ© de son matĂ©riau mĂ©lodique et rythmique, empruntĂ© aux Ɠuvres prĂ©cĂ©dentes ; or plutĂŽt que d’une mosaĂŻque Ă©parse de citations combinĂ©es, Janacek Ă©difie une nouvelle cathĂ©drale dont les Ă©lĂ©ments s’associe en un tout organique d’une Ă©vidente unitĂ©.

1. L’Andante, agitĂ©, a la libertĂ© de la forme rhapsodique, exprimant le miracle de la premiĂšre rencontre, vĂ©cue, Ă©noncĂ©e (au violon I) comme un jaillissement exaltĂ©, inespĂ©ré 

2. L’Adagio est plus intense et ardent encore, construit sur deux motifs chantĂ©s Ă  l’alto ; il y faut une clartĂ© simultanĂ©e des quatre voix.

3. Moderato : s’y enchevĂȘtrent berceuse russe, sarabande du violon I (Ă©lectrique) en un mouvement irrĂ©pressible, voire panique qui semble fixer une jubilation proche de la 
 dĂ©tresse.

janacek4. L’Allegro fait la synthĂšse de ce qui a prĂ©cĂ©dĂ©, avec de claires citations des opĂ©ras Katya Kabanova (thĂšme de la Volga), surtout De la maison des morts (motif de la rĂ©demption) – La texture s’enrichit encore en rĂ© bĂ©mol majeur, et avec une violence presque dure, comme un ultime triomphe sur la vie qui s’achĂšve ; celle de Janacek septuagĂ©naire, alors saisi par le miracle d’un dernier amour. Au final, vie intime est chant musical se mĂȘle Ă©troitement ; ils forment en 1928, l’une des partitions de musique de chambre la plus personnelle, puissante, originale du dĂ©but du XXĂš siĂšcle.

Durée : presque 30 mn.

 

 

FESTIVAL BEETHOVEN Ă  METZ

METZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, ARSENAL : 13 – 15 mars 2020. BEETHOVEN 2020. Pleins feux sur l’écriture puissante, personnelles, volontaire et introspective du gĂ©nie romantique par excellence : Beethoven. AprĂšs Haydn, la CitĂ© musicale-Metz souffle les 250 ans de Ludwig, nĂ© le 16 dĂ©cembre 1770 Ă  Bonn.
Au programme de ce nouveau temps fort Ă  METZ, l’intĂ©grale des Trios (en 3 concerts) : violon, violoncelle, piano par François-FrĂ©dĂ©ric Guy, Tedi Papavrami, Xavier Phillips les 14 mars (17h et 20h) puis 15 mars Ă  16h. En ouverture de ce cycle Beethoven, l’Arsenal de Metz prĂ©sente BABY DOLL, ven 13 mars 2020, 20h, avec l’Orchestre BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1National de Metz, performance orchestrale et chorĂ©graphique Ă  partir de la matiĂšre Ă©ruptive et dansante de la 7Ăš symphonie de Beethoven. La partition suit de 7 ans la 6Ăš Symphonie dite « pastorale », hymne lumineux et fraternel Ă  notre mĂšre Nature, source de vie comme d’harmonie miraculeuse. La 7Ăšme est crĂ©Ă©e en dĂ©c 1813 Ă  l’UniversitĂ© de Vienne. Auparavant, Beethoven a composĂ© plusieurs chefs d’oeuvres : le Trio l’Archiduc, le Concerto pour piano l’Empereur. DĂšs sa premiĂšre rĂ©alisation, la Symphonie suscite un grand succĂšs, surtout son 2Ăš mouvement (jaillissement rythmique continu en forme d’Allegretto, en place du traditionnel Andante / Adagio ou mouvement lent) et Wagner, quoique rĂ©ducteur voire caricatural dans sa dĂ©claration, l’affubla d’une mention depuis reprise et qui d’une certaine maniĂšre synthĂ©tise son essence pulsionnelle Ă©nergique et conquĂ©rante : « ApothĂ©ose de la danse ».

 

 

 

 

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MARATHON BEETHOVEN Ă  METZ

Ven 13 mars 2020, 20h
BABY DOLL
Objet symphonique et chorégraphique à partir de la 7Ú de Beethoven
Orchestre national de Metz – Yom
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/baby-doll

On sait Beethoven « politique », douĂ© d’une exigence morale, humaniste, fraternelle comme peu avant lui. Partant de ce principe, Marie-Eve Signeyrole dĂ©duit de la 7Ăš Symphonie et de son Ă©lan pulsionnel irrĂ©pressible, une performance nouvelle, « objet symphonique et migratoire » ou Baby Doll prend la figure d’une jeune femme Hourria, jeune ErythrĂ©enne de 14 ans, mariĂ©e et dĂ©jĂ  veuve, qui fuit le pays de l’horreur avec son enfant pour gagner Paris
 C’est un voyage oĂč le prĂ©texte symphonique beethovĂ©nien permet un nouveau drame chorĂ©graphique sur le thĂšme de la migration « Les quatre mouvements de la 7e Symphonie de Beethoven, ponctuĂ©s par la clarinette de Yom, l’entourent comme un berceau de repos Ă©ternel. »

 

 

 

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Intégrale des TRIOS de BEETHOVEN

Sam 14 mars 2020
15h : Ă©crire de la musique de chambre / le laboratoire Beethoven
17h : Trios de Beethoven 1
20h : Trios de Beethoven 2

Dim 15 mars 2020
16h : Trios de Beethoven 3

INFOS, RESERVATIONS : https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/beethoven

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GUY beethoven _francois-frederic-guyPASS BEETHOVEN : Profitez de tous les événements et concerts BEETHOVEN 2020 en mars à METZ grùce au pass spécial : -30% à partir de 3 spectacles choisis parmi le cycle Beethoven
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LIRE AUSSI notre dossier BEETHOVEN 250 ans 2020
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

 

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner Ă©videmment) sera cĂ©lĂ©brĂ© tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le gĂ©nie de la forme symphonique, le chercheur et l’expĂ©rimentateur dans le cadre du Quatuor Ă  cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle
 Le gĂ©nie de Ludwig van Beethoven nĂ© en 1770, mort en 1827)accompagne et Ă©blouit l’essor du premier romantisme, quand Ă  Vienne se disperse l’hĂ©ritage de Haydn (qui deviendra son maĂźtre fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intĂ©resse mais si diffĂ©remment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard Ă  la musique, gĂ©nie tardif donc (n’ayant rien composĂ© de trĂšs convaincant avant ses cantates Ă©crites en 1790 Ă  20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un Ă©lu sachant transmettre un message spirituel Ă  l’humanitĂ©. Le fait qu’il devienne sourd, accrĂ©dite davantage la figure du solitaire maudit, habitĂ© et rongĂ© par son imagination crĂ©ative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincĂ©ritĂ© de son gĂ©nie, par l’intelligence de son caractĂšre pourtant peu facile, Ă  sĂ©duire et cultiver les amitiĂ©s. Ses rencontres se montrent souvent dĂ©cisives pour l’évolution de sa carriĂšre et de sa reconnaissance. Pour souligner combien le gĂ©nie de Beethoven est inclassable, singulier, CLASSIQUENEWS dresse le portrait de la vie de Beethoven (en 4 volets), puis distingue 4 Ă©pisodes de sa vie, particuliĂšrement dĂ©cisifs


 

 

 

 

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La Dame Blanche revient Ă  l’OpĂ©ra Comique

BOIELDIEU portrait par classiquenews 800px-Fr-Adrien_BoieldieuPARIS, BOIELDIEU : La Dame Blanche, 20 fĂ©v – 1er mars 2020. OpĂ©ra comique. Nouvelle production et belle rĂ©vĂ©lation plutĂŽt prometteuse grĂące Ă  La Dame Blanche du rouennais François-Adrien Boieldieu (1775 – 1834), compositeur romantique français bien oubliĂ© aujourd’hui en particulier sur les scĂšnes françaises, chorĂ©graphiques et lyriques. La Dame blanche fut pourtant un immense succĂšs dĂšs sa crĂ©ation in loco. L’ouvrage en 3 actes est crĂ©Ă© en dĂ©c 1825, et s’inspire du roman gothique fantastique de Walter Scott (Ă©galement mis en musique par Bellini et Rossini)
 Le monastĂšre et Guy Mannering. C’est un drame qui profite de sa longue expĂ©rience lyrique marquĂ©e Le Calife de Bagdad (1800), sans omettre tous les opĂ©ras (9 au total) Ă©crits pour le Tsar Alexandre Ier, entre 1804 et 1814. Boieldieu, admirĂ© par Berlioz, incarne Ă  la suite de GrĂ©try, l’élĂ©gance et la subtilitĂ© parisienne, dĂ©pourvu de tout ornement gratuit. Wagner encensait Les deux nuits (1829) touchĂ© par « la grĂące » et qui inspira Lohengrin (marche nuptiale). Il succĂšde Ă  MĂ©hul comme AcadĂ©micien (1817). Pendant la Terreur, Boieldieu poursuit sa carriĂšre, douĂ© pour les fugues entre autres. A l’époque oĂč rĂšgne l’opĂ©ra comique MĂ©dĂ©e de Cherubini (1797), Boieldieu souffle la vedette Ă  l’Italien pourtant vĂ©nĂ©rĂ©, avec Zoraime et Zulmare crĂ©Ă© au Feydeau, thĂ©Ăątre des drames hĂ©roĂŻques plutĂŽt que des comĂ©dies lĂ©gĂšres ou patriotiques (prĂ©sentĂ©es Ă  Favart). Adam est son Ă©lĂšve.

La Dame Blanche, jouĂ©e 1637 fois entre 1825 et 1900, est l’un des plus grands succĂšs lyriques Ă  Paris. L’ouvrage offre une Ă©criture qui fait la synthĂšse entre Donizetti, Bellini, Bizet
. entre autres et introduit dans le style de Scott, le genre Troubadour et gothique, funambulique et fantastique, spectral et onirique. Son format et son inspiration annonce Robert le diable de Meyerbeer, Faust de Gounod (et jusqu’au TrĂ©sor de Rackam le rouge de HergĂ©.)
 Boieldieu fixe ainsi le goĂ»t gothique et romantique des annĂ©es 1820 pour les spectres de femmes dĂ©cĂ©dĂ©es, hantant chĂąteaux ou sites forestiers.

boieldieu-la-dame-blanche-opera-critique-annonce-opera-classiquenews-boieldieu-par-BoillyIl existe au musĂ©e des BA de Rouen, un remarquable portrait, dans le style de David, sobre et presque Ă©purĂ©, lui aussi touchĂ© par lâ€˜Ă©lĂ©gance, de Boieldieu par Boilly, vers 1800 (DR) : le citoyen Boieldieu affirme une subtilitĂ© moins extravagante que les dĂ©lires costumiers des « Incroyables » du Directoire. Main droite sur le clavier de son pianoforte, le compositeur semble en pleine inspiration, dans l’admiration de 
 Gluck dont le buste domine la composition et la partition ouverte sur le piano.

La production de la Salle Favart qui reprend l’un de ses drames historiques, regroupe plusieurs solistes français, prometteurs : Philippe Talbot (George / Julien), Elsa Benoit (Anna / La dame blanche), JĂ©rome Boutillier (Gaveston), Yann Beuron (Dickson), Aude ExtrĂ©mo (Marguerite), Sophie Marin-Degor (Jenny),
 sous la direction de Julien Leroy.

 

 

 

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PARIS, Opéra Comiqueboutonreservation
BOIELDIEU : La Dame Blanche
20 fĂ©v – 1er mars 2020
RĂ©servez vos places
directement sur le site de l’OpĂ©ra Comique
https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/dame-blanche

 

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6 représentations à PARIS
20 février 2020 20h
22 février 2020 20h
24 février 2020 20h
26 février 2020 20h
28 février 2020 20h
1er mars 2020 20h

Orchestre national d’Île de France
Julien LEROY, direction
Pauline Bureau, mise en scĂšne

 

 

 

SYNOPSIS / ARGUMENT
George BROWN revient sur le lieu laissĂ© Ă  l’abandon du chĂąteau des comtes d’Avenel. Depuis la mort du dernier descendant Julien, le site va ĂȘtre rachetĂ© par l’intendant Gaveston (I). Un spectre, la Dame Blanche, hantant le domaine, donne rv Ă  George le soir mĂȘme pour qu’il se porte acquĂ©reur du chĂąteau lors des enchĂšres prochaines (II). GrĂące Ă  la vieille servante Marguerite, Anna qui est la Dame Blanche, retrouve le trĂ©sor de la famille, qui permet Ă  George d’acquĂ©rir le chĂąteau : l’intendant Gaveston dĂ©voile la supercherie mais George est Julien, le descendant qui avait disparu : il peut Ă©pouser Anna Ă  la fin du drame.

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VIDEO extraits

 

ENTRETIEN Opéra Comique 2020
PrĂ©sentation de l’opĂ©ra par Julien Leroy, directeur musical
(durĂ©e : 4’24)
Auber devait crĂ©er son dernier opĂ©ra mais empĂȘchĂ©, c’est Boieldieu avait en rĂ©serve un ouvrage dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© et finalisĂ© ; c’est donc la Dame blanche qui
Adam son Ă©lĂšve Ă©crit l’ouverture, d’une Ă©lĂ©gance digne de son maĂźtre
 EfficacitĂ© dramatique, Ă©quilibre dialogues et musique, hommage Ă  GrĂ©try, culture, Ă©rudition, jeu des citations (bel canto) de Rossini et des ficelles du genre opĂ©ra comique, Ă©lĂ©gance et subtilitĂ© de la partition


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OUVERTURE, composĂ©e par Adam, l’Ă©lĂšve de Boieldieu – durĂ©e : 8mn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel SĂ©nĂ©chal chante La Dame Blanche – durĂ©e : 8mn
« Viens, gentille dame »  / Paris, 1961 – Pierre Stoll, direction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yannick NĂ©zet-SĂ©guin dirige la Femme sans ombre de R STRAUSS

Le STRAUSS de Yannick NĂ©zet-SĂ©guinPARIS, TCE, Lun 17 fĂ©v 2020, 18h30. STRAUSS: Die Frau ohne Schatten. Yannick NĂ©zet-SĂ©guin dirige Ă  Paris : cela ne se manque pas. MĂȘme malgrĂ© la toux particuliĂšrement prĂ©sente au TCE
 A la tĂȘte du Philharmonique de Rotterdam, le chef quadra quĂ©bĂ©cois, Yannick NĂ©zet-SĂ©guin dirige une version de concert de la sublime Femme sans ombre de Richard Strauss
 Grande premiĂšre au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es : La Femme sans ombre de Richard Strauss, qui n’avait jamais Ă©tĂ© donnĂ©e auparavant Avenue Montaigne, permet d’écouter le maestro Yannick NĂ©zet-SĂ©guin pour lequel l’Ɠuvre est aussi une premiĂšre fois. Il ne posera sa baguette que pour remonter sur scĂšne dĂšs le lendemain et diriger la 5e de Mahler (mar 18 fĂ©v 2020, mĂȘme lieu, 19h30).
Le clou de cette prĂ©sence Ă  Paris reste l’opĂ©ra que Strauss Ă©crit avec son librettiste familier, l’écrivain Hugo von Hofmannsthal avec lequel il conçoit aussi Ariadne auf Naxos et Le Chevalier Ă  La Rose : un duo exceptionnel comme celui qui formĂšrent Mozart et da Ponte, et avant eux encore Monteverdi et Busenello.

PARIS, TCE
Lundi 17 février 18h30

La Femme sans ombre / Richard Strauss
Die Frau ohne Schatten

Avec Lise Lindstrom, Michaela Schuster, Elza van den Heever, Stephen Gould, Michael Volle, Katrien Baerts, Bror Magnus TĂždenes, Andreas Conrad, Michael Wilmerin, Thomas Oliemans, Nathan Berg.

Rotterdams Philharmonisch Orkest
Rotterdam Symphony Chorus
MaĂźtrise de Radio France (direction : Sofi Jeannin)

Richard Strauss, un "gĂ©nie contestĂ©"AprĂšs Elektra, Le Chevalier Ă  la rose et Ariane Ă  Naxos, Hugo von Hofmannsthal Ă©crit en 1919 un quatriĂšme livret pour Richard Strauss. La Femme sans ombre, prend la forme d’un conte initiatique, dans l’esprit de la FlĂ»te enchantĂ©e de Mozart, – comme Le Chevalier Ă  la rose ressuscitait l’esprit des Noces de Figaro
. Ce conte n’oppose pas comme on peut le lire souvent, mais relie plutĂŽt le couple formĂ© par l’empereur et l’impĂ©ratrice au modeste mĂ©nage du teinturier et de la teinturiĂšre.
SĂ©same indispensable Ă  une future maternitĂ©, car l’empereur pĂ©trifiĂ© souhaite une descendance, l’ImpĂ©ratrice infertile se met en quĂȘte de l’ombre qui lui fait dĂ©faut. La nourrice la mĂšne dans le monde barbare des hommes : les dĂ©flagrations et le bruit de l’humanitĂ© imparfaite s’entendent alors ; c’est le vacarme des combats et de la guerre qui dĂ©chire l’Europe de la premiĂšre guerre. La partition est dans ce sens inouĂŻe. Bouleversante mĂȘme.
L’impĂ©ratrice se rapproche du teinturier (Barak) et de sa femme ; elle convainc la pauvre mortelle d’échanger son ombre contre richesses et amour.
Mais la faute morale, et la culpabilitĂ© rongent l’impĂ©ratrice ; elle juge que la femme du teinturier a Ă©tĂ© trompĂ©e ; prise de remords, elle refuse de boire le breuvage qui rĂ©soudrait son problĂšme (de couple), et c’est ce sacrifice compassionnel – au centre d’une scĂšne orchestrale et dramatique parmi les plus dĂ©chirantes du thĂ©Ăątre straussien, qui lui confĂšre finalement une ombre humaine. Le rite et le passage ont Ă©tĂ© bĂ©nĂ©fique pour l’impĂ©ratrice qui a su se montrer Ă  la hauteur de l’épreuve : d’ombre flottante et Ă©vanescente au dĂ©but, elle a gagnĂ© une Ăąme, une conscience humaine, car elle a souffert avec la femme du teinturier, a Ă©prouvĂ© l’indigence de sa condition. Elle a vu l’autre. Et l’a considĂ©rĂ©. VoilĂ  qui fait de La Femme sans ombre un ouvrage clĂ© dans la quĂȘte thĂ©Ăątral, poĂ©tique et spirituelle de Strauss : l’opĂ©ra n’est pas une apologie de la conjugualitĂ© et de la maternitĂ© ; c’est davantage en rĂ©alitĂ© : l’accomplissement d’un rite de fraternitĂ© oĂč l’on comprend, l’impĂ©ratrice en premier lieu, que le sort de chacun est liĂ© aux autres.

hofmannsthal Hugo_von_Hofmannsthal richard straussL’Orient convoquĂ©, l’incertitude oĂč flotte l’impĂ©ratrice, hors du monde des hommes ; les apparitions de l’empereur (avec superbe solo de violoncelle) ; l’irrĂ©alitĂ© du faucun qui paraĂźt comme un guide constant pour l’initiĂ©e
 orchestre une partition flamboyante, fĂ©erique, fantastique, Ă©nigmatique mais aussi terrible et terrifiante mĂȘme dans sa reprĂ©sentation de l’humanitĂ© (chez le couple de Barak et de sa femme). Il faut beaucoup de contrĂŽle, un sens des Ă©quilibres, pour manier l’orchestre dĂ©mesurĂ© de Strauss, pourtant aux accents mozartiens, conjuguĂ© au choeur et aux solistes. Un vrai dĂ©fi pour tout maestro. Qu’en sera-t-il le 17 fev au TCE Ă  Paris ?
Prochaine critique Ă  venir sur CLASSIQUENEWS
Diffusion sur France Musique le 21 mars 2020 Ă  20h

27Ăš Victoires de la musique classique 2020

victoires-de-la-musique-classique-21-fev-2020-classiquenews-logo-vignetteMETZ, Arsenal, Ven 21 fĂ©v 2020. VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE 2020. Au moins la façade affichĂ©e tient compte des derniĂšres avancĂ©es sociĂ©tales… La paritĂ© est donc Ă  l’honneur pour cette 27Ăšme cĂ©rĂ©monie des Victoires de la musique classique, avec deux compositrices nommĂ©es (Camille PĂ©pin et Betsy Jolas), la prĂ©sence d’Alondra de la Parra, cheffe d’orchestre, la Victoire d’honneur attribuĂ©e Ă  la diva austrorusse Anna Netrebko (pourtant particuliĂšrement absente en France
 bref) “qui sera prĂ©sente aussi ce soir-lĂ ” nous a t-il Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©. Le rendez vous tĂ©lĂ©gĂ©nique auquel la toile devrait enfin apporter le rayonnement qui lui manque, en particulier Ă  l’international, s’use d’annĂ©e en annĂ©e, promettant toujours un spectacle “exceptionnel” mai qui finit souvent par ennuyer.

Le milieu du classique, particuliĂšrement amidonnĂ©, a encore beaucoup Ă  apprendre des AmĂ©ricains, dans le rythme, l’ambition artistique, l’engagement aussi : moins de remerciements et plus de valeurs revendiquĂ©es, plus de convictions humanistes et fraternelles Ă  partager. Voyez les derniers Grammy Awards et la rĂ©cente cĂ©rĂ©monie des Oscars
 Franco français, l’évĂ©nement souffre de sa vision hexagonale dont les prĂ©sĂ©lections ne rendent pas compte Ă  notre humble avis, de la diversitĂ© du spectacle classique dans sa rĂ©alité MĂȘme l’autre Ă©vĂ©nement musical frĂšre, Les Victoires de la musique ont Ă©cartĂ© la catĂ©gorie “Musique du monde” : bonjour la reprĂ©sentativitĂ© d’une institution qui se veut le miroir de l’industrie musicale en France !

Concernant les 27Ăš Victoires de la musique classique, triste constat Ă©galement : il reste Ă©tonnant par exemple qu’il n’y ait pas de production lyrique soumise aux votes parmi les catĂ©gories (ce n’est pas les nouvelles productions ou crĂ©ations, vrais viviers de talents qui manquent en France !)
 aucun enregistrement non plus de de musique baroque parmi la sĂ©lection des cd : un comble ! Ouf quand mĂȘme l’orchestre Les SiĂšcles sur instruments d’Ă©poque, parmi les titres retenus : c’est bien la moindre des choses que de reconnaĂźtre en 2020, l’apport de la facture historique dans notre connaissance des oeuvres, des 17Ăš, 18Ăš et plus rĂ©cemment du 19Ăš. Quelle sera la soirĂ©e 2020 ? A suivre faute de mieux sur France 3 et France Musique, ou Ă  Metz, dans la superbe Grande salle de l’ARSENAL… si vous ĂȘtes invitĂ©s, bien sĂ»r.

 
 

 

 

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Ci dessus les artistes nommĂ©s pour les Victoires dans les catĂ©gories RĂ©vĂ©lations soliste instrumental, artiste lyrique, … (DR) 

 

Diffusion en direct France 3 et France Musique, Ă  partir de 21h
Avec l’Orchestre National de MetzDavid Reiland, direction

 

 

Catégorie Soliste instrumental :
Bertrand Chamayou, piano
Alexandre Kantorow, piano
Magali Mosnier, flûte

 

 

Catégorie Artiste lyrique :
Benjamin Bernheim, ténor
Karine Deshayes, mezzo-soprano
Elsa Dreisig, soprano

 

 

Révélation, soliste instrumental :
Théotime Langlois de Swarte, violon & violon baroque
Raphaëlle Moreau, violon
Gabriel Pidoux, hautbois

 

 

Révélation, artiste lyrique :
Kévin Amiel, ténor
AdĂšle Charvet, mezzo-soprano
Marie Perbost, soprano

 

 

Catégorie compositeur :
Francesco Filidei – L’inondation, opĂ©ra (crĂ©ation / France)
Betsy Jolas – Femme le soir, pour violoncelle et piano (crĂ©ation / France)
Camille PĂ©pin – The Sound of Trees, pour clarinette, violoncelle solo et orchestre (crĂ©ation / France)

 

 

Catégorie Enregistrement :
Berlioz – Symphonie Fantastique – Les SiĂšcles, François-Xavier Roth – Harmonia Mundi
Offenbach Colorature – Jodie Devos – Alpha
Saint-SaĂ«ns – Piano Concertos Nos. 3, 4 &5 “L’Egyptien” – Alexandre Kantorow – Bis

 

 

Les Victoire d’honneur
Philippe Jaroussky, contre-ténor
Anna Netrebko, soprano

 

 

Les invités annoncés :
Le Concert de la Loge & Julien Chauvin
Alondra de la Parra, cheffe d’orchestre
Lisa Batiashvilli, violoniste
Quatuor Ellipsos, saxophones
Marie-JosĂšphe Jude, piano
Alex Vizorek, comédien, humoriste

 

 

 

 

PLUS D’INFOS sur le site des Victoires de la musique classique 2020 / France 3
https://www.france.tv/france-3/les-victoires-de-la-musique-classique/

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : TURANDOT

pucciniLILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grĂące Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’été » (2Ăš Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau SiĂšcle. La partition est la derniĂšre transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIĂš acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition aprĂšs le suicide de Liu et le dĂ©part immĂ©diat de Timur
 ; c’est Toscanini, puccinien de la premiĂšre heure, qui demande Ă  Franco Alfano (l’auteur de Madonna Imperia d’aprĂšs Balzac, 1921) de terminer l’ouvrage avec les lourdeurs parfois emphatiques que l’on sait (duo enfin amoureux entre Calaf et Turandot : « Mio fiore mattutino »), pour la crĂ©ation de l’Ɠuvre Ă  la Scala en avril 1926.

 

Les Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille
le nouveau rv lyrique estival
prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille

 

 


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LA PRINCESSE AUX 3 ÉNIGMES… L’opĂ©ra est un mythe lyrique qui ne cesse de transporter grĂące aux diaprures et vertiges de l’orchestre ; Ă  travers la figure de la princesse chinoise, se fixe l’attrait pour les hĂ©roĂŻnes inclassables, ici hĂ©ritiĂšre des sorciĂšres et enchanteresses baroques, devenue grĂące Ă  l‘imagination de Puccini, une divinitĂ© marmorĂ©enne dont toute sensualitĂ© semble Ă©cartĂ©e : c’est une princesse, osons le dire, « frigide ». Dans certaine production, les metteurs en scĂšne prennent acte de l’inachĂšvement du drame par Puccini qui n’a pas laissĂ© de duo amoureux ; ainsi interdite de passion comme de toute tendresse, Turandot est-elle vouĂ©e Ă  la mort et se suicide en fin d’action
 Mais aujourd’hui, la fin imaginĂ©e par Alfano permet d’envisager un autre destin pour la chinoise, enfin initiĂ©e grĂące Ă  Calaf, aux dĂ©lices d’un amour pur et sincĂšre.

AprĂšs l’opĂ©ra tragique, Madama Butterfly (crĂ©Ă© sans succĂšs Ă  la Scala en fĂ©vrier 1904) oĂč il convoque un Japon de pacotille, sublimĂ© par l’opulence d’un orchestre Ă  la fois flamboyant et dramatique, Puccini aborde Ă  nouveau l’Asie, Ă  travers le portrait de la princesse chinoise Turandot. La dĂ©itĂ© rĂšgne sur un royaume transi ; ayant promis Ă  son aĂŻeule martyrisĂ©e par un Ă©tranger de la venger, en imposant Ă  chaque prince qui veut lÂ â€˜Ă©pouser, la rĂ©solution de 3 Ă©nigmes
 Turandot paraĂźt jusque lĂ  mort de Liu (au III), telle une femme glaciale, impĂ©rieuse, inflexible ; le prince Calaf qui au dĂ©but de l’opĂ©ra, ose braver l’interdit et rĂ©pondre aux 3 Ă©nigmes, affronte un roc, murĂ©, et comme pĂ©trifiĂ©e par sa haine et sa volontĂ© de vengeance.

TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenewsLes pages symphoniques Ă©voquant la Chine impĂ©riale et le faste parfois terrifiant et ennuyeux de la Cour (le trio des 3 ministres chargĂ©s des rites, PIM PAM POM), la terrifiante et solennelle confrontation de la princesse et du prince Ă©tranger au II oĂč la jeune femme Ă©voque le destin atroce de son aĂŻeule (« Questa Reggia » : un Everest pour toute soprano dramatique qui doit possĂ©der un instrument puissant, clair et agile, d’un format wagnĂ©rien
) ; l’aube au dĂ©but du III, et le cĂ©lĂšbre « Nessun dorma »  qui a fait la lĂ©gende des plus grands tĂ©nors (Pavarotti en tĂȘte) convoquent le meilleur orchestre puccinien, douĂ© de chromatisme audacieux, de couleurs, d’envolĂ©es lyriques, proprement picturales. Rien de mieux pour l’Orchestre National de Lille prĂȘt Ă  relever tous les dĂ©fis sous la direction de son directeur musical, le trĂšs impliquĂ© Alexandre Bloch.

 

 
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Alexandre Bloch © Ugo Ponte

 

 

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 Orchestre National de Lille / ONLILLE © Ugo Ponte

 
 

 
 

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PUCCINI : Turandotboutonreservation
Version de concert
Les Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille

Mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 juillet 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/turandot/

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

Calaf : Jorge de LeĂłn
David Pomeroy (concert du 8 juillet 2020)

Turandot : Ingela Brimberg
/ Miina-Liisa VÀrelÀ (concert du 8 juillet 2020)

Liu : Eri Nakamura
Timur : Nicolas Testé
Ping & le Mandarin : Philippe-Nicolas Martin
Pang : Sahy Ratia
Pang : Tividar Kiss
Altoum, empereur de Chine : Éric Huchet

Orchestre National de Lille
The Hungarian National Choir
Jeune ChƓur Des Hauts-De-France

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TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenews

 
 

 
 

TOURCOING, Symphonies n°8 et 9 de BEETHOVEN sur instruments d’Ă©poque (1820)

roth_francois_xavier-roth-maestro-chef-d-orchestreTOURCOING, le 6 mars 2020 : CONCERT BEETHOVEN, Symph 8 et 9. Les SiĂšcles. François-Xavier Roth. Sur les traces de Ludwig dont 2020 marque le 250Ăš anniversaire de la naissance, en dĂ©c 1770 Ă  Bonn, l’orchestre sur instrument d’époque Les SiĂšcles « cĂ©lĂšbre la joie et la fraternitĂ© des peuples » Ă  travers les 2 derniĂšres symphonies de Beethoven, les n°8 et n°9. Beethoven fut un humaniste Ă  la fraternitĂ© concrĂšte et sincĂšre qui s’exprime Ă©videmment dans l’élan exaltĂ©, conquĂ©rant de son Ă©criture, en particulier dans la derniĂšre, avec chƓur et solistes, comme s’il s’agissait d’un opĂ©ra symphonique. Pour les SiĂšcles Ă  venir, en fils de la RĂ©volution française, Ludwig proclame « Embrassez-vous, millions d’ĂȘtres » ; ce goĂ»t du partage et d’un destin commun oĂč chaque homme est frĂšre, illumine et inspire le flux irrĂ©pressible de la Symphonie n°9, pendant profane de sa Missa Solemnis, autre volet majeur de son inspiration et partition strictement contemporaine de la 9Ăš.

 

 

Nouveau directeur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
François-Xavier Roth dirige Les Siùcles pour les 250 ans de Ludvig


BEETHOVEN fraternel et visionnaire
sur instrument d’époque

BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1Dans le dernier volet, Beethoven met en musique l’Hymne Ă  la joie de Friedrich von Schiller, selon un plan tracĂ© dĂšs ses vingt-deux ans : c’est une priĂšre ardente adressĂ©e Ă  tous les ĂȘtre humains, en les exhortant Ă  la joie, l’amitiĂ©, la fraternitĂ©. Il fusionne dans son oeuvre tous ses idĂ©aux, sa psychologie tourmentĂ©e, sa volontĂ© de fer et sa gĂ©nĂ©rosité en un style artistique personnel. Comme le chant des instruments, la voix des solistes et du chƓur chante l’avĂšnement d’un monde nouveau, d’une sociĂ©tĂ© enfin rĂ©conciliĂ©e et pacifiĂ©e
 Une vision toujours actuelle et jamais rĂ©alisĂ©e. L’intĂ©rĂȘt du concert est d’offrir une lecture musicale et esthĂ©tique de premier plan, utilisant les instruments de l’époque de Beethoven, au moment de la composition et de la crĂ©ation des deux massifs symphoniques ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s Ă  Tourcoing, soit des annĂ©es 1820. Concert Ă©vĂ©nement.

 

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TOURCOING, Théùtre Municipal R. Devosboutonreservation
BEETHOVEN : SYMPHONIES N°8 et N°9
Gala Beethoven (250e anniversaire)
Vendredi 6 mars 2020 Ă  20h

INFOS, RESERVATIONS
achetez directement sur le site de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/symphonie-n9/

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SYMPHONIES N°8 et N°9
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Interprétation sur les instruments classiques de 1820
Allegro, ma non troppo, un poco maestoso ;
Molto vivace ;
Adagio molto e cantabile ;
Presto

Composition achevée en février 1824
Création le 7 mai 1824 à Vienne sous la direction de Michael Umlauf
avec la collaboration du violoniste Ignaz Schuppanzigh

Jenny Daviet, soprano
Judith Thielsen, mezzo-soprano
Edgaras Montvidas, ténor
William Thomas, basse

Ensemble Aedes
(Chef de chƓur : Mathieu Romano)
ChƓur RĂ©gional Hauts-de-France
(Chef de chƓur : Éric Deltour)

Les SiĂšcles
François-Xavier Roth, direction

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TARIFS
25€, 23€, 10€ -28 ans, 6€ -18 ans
BILLETTERIE EN LIGNE
www.atelierlyriquedetourcoing.fr
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/symphonie-n9/

I

TOURS, Opéra : Nouveau Don Quichotte de Massenet

 

Chaliapine dans Don Quichotte 02TOURS, OpĂ©ra. MASSENET : Don QUichotte, les 6, 8 et 10 mars 2020. Don Quichotte est fou d’amour pour DulcinĂ©e mais celle-ci est bien trop volage. Le coeur brisĂ©, le pauvre Chevalier devient un objet de moquerie
 Heureusement, il peut toujours compter sur son fidĂšle Sancho. Massenet livre pour l’OpĂ©ra de Monte Carlo sa propre vision du Chevalier Ă  la triste figure en fĂ©v 1910, avec dans les rĂŽles du Chevalier et de DulcinĂ©e, le lĂ©gendaire Fedor Chaliapine et Louise Arbell, deux illustres vedettes du chant lyrique au dĂ©but du siĂšcle. La comĂ©die hĂ©roĂŻque est en 5 actes et dĂ©bute par le dĂ©fi lancĂ© par DulcinĂ©e Ă  Don Quichotte : elle se rĂ©serve pour lui s’il lui restitue un collier dĂ©robĂ© par des brigands
 Le Chevalier s’exĂ©cute alors en une quĂȘte de lui-mĂȘme, oĂč il guerroie contre les moulins Ă  vent (« GĂ©ants cavaliers ») ; retrouve les brigands qui l’enchaĂźnent mais lui restituent le collier, touchĂ©s par sa dignitĂ© morale (on rĂȘve : depuis quand les escrocs ont des valeurs morales ?). Don Quichotte le rend Ă  DulcinĂ©e qui ingrate, se dĂ©robe mais prend le bijou. A l’agonie, Don Quichotte peut avant de mourir, offrir l’üle promise Ă  son fidĂšle Sancho, et pardonner Ă  la belle arrogante (DulcinĂ©e) qui se repend
 En 1910, Massenet intĂšgre les scintillements oniriques et mystĂ©rieux voire Ă©nigmatiques de Debussy (PellĂ©as crĂ©Ă© en 1902) ; s’il ne rĂ©siste pas comme Ă  son habitude et comme Puccini aussi, Ă  peindre un beau portrait de l’hĂ©roĂŻne (tous les opĂ©ras ou presque de Massenet porte le nom de femmes : Esclarmonde, ThaĂŻs, Manon, ClĂ©opĂątre, 
), le compositeur brosse du Chevalier un tableau saisissant de vĂ©ritĂ© et d’humanité  que n’aurait pas reniĂ© CervantĂšs.

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Vendredi 6 mars 2020 – 20hboutonreservation
Dimanche 8 mars 2020 – 15h
Mardi 10 mars 2020 – 20h

Nouvelle production

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’OpĂ©ra de TOURS
http://www.operadetours.fr/don-quichotte

Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

Samedi 29 fĂ©vrier- 14h30  – ConfĂ©rence
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

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don-quichotte-opera-massenet-critique-annonce-classiquenewsComédie héroïque en cinq actes
Livret d’Henri Cain d’aprĂšs Le Chevalier de la Longue Figure de Jacques Le Lorrain, inspirĂ© du roman de Miguel de CervantĂšs – CrĂ©Ă©e Ă  Monte Carlo le 24 fĂ©vrier 1910

Nouvelle production
Coproduction OpĂ©ra de Tours – OpĂ©ra de Saint-Étienne

Durée : environ 2h30 avec entracte

Direction musicale : Gwennolé Rufet
Mise en scÚne : Louis Désiré
DĂ©cors & Costumes : Diego Mendez-Casariego
LumiĂšres : Patrick MĂ©Ă©ĂŒs

Don Quichotte : Nicolas Cavallier
Dulcinée : Julie Robard-Gendre
Sancho : Pierre-Yves Pruvot
Pedro : Marie Petit-Despierres
Garcias : Marielou Jacquard
Rodriguez : Carl Ghazarossian
Juan Olivier : Trommenschlager
Chef des bandits : Philippe Lebas

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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VIDEO

Il existe des pages d’archives de la composition de Chaliapine en Don Quichotte pour le cinĂ©ma (PABST, 1933)

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Et aussi une bande d’avril 1927 dans laquelle Fedor Chaliapine incarne Don Quichotte mourant..

https://www.youtube.com/watch?v=ZBmhAdetlnc

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METZ : MARATHON BEETHOVEN, 13 – 15 mars 2020

METZ-concerts-operas-festivals-sur-classiquenews-saison-musicale-selection-concerts-opera-arsenal-metz-classiquenews-cite-musicale-metzMETZ, ARSENAL : 13 – 15 mars 2020. BEETHOVEN 2020. Pleins feux sur l’écriture puissante, personnelles, volontaire et introspective du gĂ©nie romantique par excellence : Beethoven. AprĂšs Haydn, la CitĂ© musicale-Metz souffle les 250 ans de Ludwig, nĂ© le 16 dĂ©cembre 1770 Ă  Bonn.
Au programme de ce nouveau temps fort Ă  METZ, l’intĂ©grale des Trios (en 3 concerts) : violon, violoncelle, piano par François-FrĂ©dĂ©ric Guy, Tedi Papavrami, Xavier Phillips les 14 mars (17h et 20h) puis 15 mars Ă  16h. En ouverture de ce cycle Beethoven, l’Arsenal de Metz prĂ©sente BABY DOLL, ven 13 mars 2020, 20h, avec l’Orchestre BEETHOVEN-portrait-dossier-beethoven-2020-classiquenews-concerts-festivals-2020-Ludwig-Van-Beethoven-1National de Metz, performance orchestrale et chorĂ©graphique Ă  partir de la matiĂšre Ă©ruptive et dansante de la 7Ăš symphonie de Beethoven. La partition suit de 7 ans la 6Ăš Symphonie dite « pastorale », hymne lumineux et fraternel Ă  notre mĂšre Nature, source de vie comme d’harmonie miraculeuse. La 7Ăšme est crĂ©Ă©e en dĂ©c 1813 Ă  l’UniversitĂ© de Vienne. Auparavant, Beethoven a composĂ© plusieurs chefs d’oeuvres : le Trio l’Archiduc, le Concerto pour piano l’Empereur. DĂšs sa premiĂšre rĂ©alisation, la Symphonie suscite un grand succĂšs, surtout son 2Ăš mouvement (jaillissement rythmique continu en forme d’Allegretto, en place du traditionnel Andante / Adagio ou mouvement lent) et Wagner, quoique rĂ©ducteur voire caricatural dans sa dĂ©claration, l’affubla d’une mention depuis reprise et qui d’une certaine maniĂšre synthĂ©tise son essence pulsionnelle Ă©nergique et  conquĂ©rante : « ApothĂ©ose de la danse ».

 

 

 

 

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MARATHON BEETHOVEN Ă  METZ

Ven 13 mars 2020, 20h
BABY DOLL
Objet symphonique et chorégraphique à partir de la 7Ú de Beethoven
Orchestre national de Metz – Yom
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/baby-doll

On sait Beethoven « politique », douĂ© d’une exigence morale, humaniste, fraternelle comme peu avant lui. Partant de ce principe, Marie-Eve Signeyrole dĂ©duit de la 7Ăš Symphonie et de son Ă©lan pulsionnel irrĂ©pressible, une performance nouvelle, « objet symphonique et migratoire » ou Baby Doll prend la figure d’une jeune femme Hourria, jeune ErythrĂ©enne de 14 ans, mariĂ©e et dĂ©jĂ  veuve, qui fuit le pays de l’horreur avec son enfant pour gagner Paris
 C’est un voyage oĂč le prĂ©texte symphonique beethovĂ©nien permet un nouveau drame chorĂ©graphique sur le thĂšme de la migration « Les quatre mouvements de la 7e Symphonie de Beethoven, ponctuĂ©s par la clarinette de Yom, l’entourent comme un berceau de repos Ă©ternel. »

 

 

 

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Intégrale des TRIOS de BEETHOVEN

Sam 14 mars 2020
15h : Ă©crire de la musique de chambre / le laboratoire Beethoven
17h : Trios de Beethoven 1
20h : Trios de Beethoven 2

Dim 15 mars 2020
16h : Trios de Beethoven 3

INFOS, RESERVATIONS : https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/beethoven

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GUY beethoven _francois-frederic-guyPASS BEETHOVEN : Profitez de tous les événements et concerts BEETHOVEN 2020 en mars à METZ grùce au pass spécial : -30% à partir de 3 spectacles choisis parmi le cycle Beethoven
VOIR L’OFFRE, ACHETEZ ici, dirctement sur le site de la CitĂ© musicale METZ
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LIRE AUSSI notre dossier BEETHOVEN 250 ans 2020
http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

 

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner Ă©videmment) sera cĂ©lĂ©brĂ© tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le gĂ©nie de la forme symphonique, le chercheur et l’expĂ©rimentateur dans le cadre du Quatuor Ă  cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle
 Le gĂ©nie de Ludwig van Beethoven nĂ© en 1770, mort en 1827) accompagne et Ă©blouit l’essor du premier romantisme, quand Ă  Vienne se disperse l’hĂ©ritage de Haydn (qui deviendra son maĂźtre fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intĂ©resse mais si diffĂ©remment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard Ă  la musique, gĂ©nie tardif donc (n’ayant rien composĂ© de trĂšs convaincant avant ses cantates Ă©crites en 1790 Ă  20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un Ă©lu sachant transmettre un message spirituel Ă  l’humanitĂ©. Le fait qu’il devienne sourd, accrĂ©dite davantage la figure du solitaire maudit, habitĂ© et rongĂ© par son imagination crĂ©ative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincĂ©ritĂ© de son gĂ©nie, par l’intelligence de son caractĂšre pourtant peu facile, Ă  sĂ©duire et cultiver les amitiĂ©s. Ses rencontres se montrent souvent dĂ©cisives pour l’évolution de sa carriĂšre et de sa reconnaissance. Pour souligner combien le gĂ©nie de Beethoven est inclassable, singulier, CLASSIQUENEWS dresse le portrait de la vie de Beethoven (en 4 volets), puis distingue 4 Ă©pisodes de sa vie, particuliĂšrement dĂ©cisifs


 

 

 

 

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ONLILLE : Jean-Claude Casadesus dirige Brahms et Dvorak

LILLE : JC CASADESUS dirige Brahms et Dvorak. Alchimie musicaleLILLE, JC CASADESSUS / ONL : Alchimie musicale, les 13 et 16 fĂ©v 2020. PremiĂšre sĂ©rie de l’annĂ©e 2020 pour l’Orchestre National de Lille,  sous la direction de son directeur fondateur Jean-Claude Casadesus ; le chef a choisi de mettre en valeur 2 solistes de l’ONLille / Orchestre National de Lille : la violoniste supersoliste Ayako Tanaka et le violoncelliste solo Gregorio Robino dans le Double concerto de Brahms (1887). En programmant ensuite la Symphonie n°9 du « Nouveau Monde » de Dvorak (1893), Jean-Claude Casadesus souligne la filiation entre les deux compositeurs : le cadet Dvorak, admiratif Ă  l’égard de Brahms, plus ĂągĂ© de 8 ans, le considĂ©rait mĂȘme comme un modĂšle absolu. SĂ©journant aux USA dĂšs sept 1892, et pendant sa direction au sein du Conservatoire de New York, Dvorak compose un hymne aux grands espaces amĂ©ricains en une ode flamboyante et intime, crĂ©Ă©e en 1893. dans les faits, et conscient d’écrire une musique nationale, – amĂ©ricaine, Dvorak s’exĂ©cute et s’inspire de Negro spiritual (chant des esclaves) pour la mĂ©lodie du 2Ăš mouvement ; rite dansĂ© amĂ©rindien pour le Scherzo ; mais la langue et la syntaxe demeurent du Dvorak pur jus.

 

 

 alchimie-musicale-jc-casadesus-concert-orch-nat-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews-Brahms-double-concerto

 

 

La violoniste supersoliste Ayako Tanaka et le violoncelliste solo Gregorio Robino en vedette pour le Double concerto de Brahms (1887)

 

   

 

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Jeudi 13 février 2020, 20hboutonreservation
Dimanche 16 février 2020, 16h
Auditorium du Nouveau SiĂšcle de LILLE

 

 

 

 

Brahms
Double Concerto pour violon et violoncelle en la mineur, op.102
Dvoƙák
Symphonie n°9 en mi mineur B.178 (op.95) « Du Nouveau Monde »

Orchestre National de Lille ONLILLE  /  Direction : Jean-Claude Casadesus‹

Violon : Ayako Tanaka
Violoncelle : Gregorio Robino

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
directement sur le site de l’ONLILLE / Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/alchimie-musicale/

 

 

Tarifs : 5 Ă  55€ – RĂ©servations sur www.onlille.com
et à la Boutique de l’Orchestre, 3 place Mendùs France – LILLE
Renseignements : 03 20 12 82 40
(du lundi au vendredi 10h-18h)

 

   

 

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LES 2 « PLUS » autour des concerts Ă  LILLE  

 
Jeudi 13 fĂ©vrier – 18h45
Prélude « Autour de Brahms »
Par les Ă©tudiants de l’École SupĂ©rieur de Musique et Danse des Hauts-de-France et du Conservatoire de Lille (EntrĂ©e libre dans la limite des places disponibles pour les personnes munies d’un billet du concert)

 

 

En bord de scĂšne
Rencontres avec Jean-Claude Casadesus et les solistes Ayako Tanaka, Gregorio Robino à l’issue des concerts lillois

 

   

 

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Egalement en région Hauts-de-France :

AMIENS, Maison de la Culture
Vendredi 14 février 2020 à 20h

GUÏNES, salle AndrĂ© Flahaut
Samedi 15 février 2020 à 20h

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Double Concerto de Brahms

 

 

BRAHMS HD pour GSTAAD reportage2018L’Opus 102, en la mineur est crĂ©Ă© en oct 1887 Ă  Cologne, sous la direction de Brahms, alors ĂągĂ© de 54 ans. Brahms se souvient Ă©videmment du triple Concerto de Beethoven, et reprend l’usage des deux instruments solistes, d’une absolue rĂȘverie poĂ©tique dans le 2Ăš mouvement de son 2Ăš Concerto pour piano (1881), initiĂ© par un splendide solo de violoncelle
 La partition scelle la rĂ©conciliation entre la violoniste virtuose Joseph Joachim et Brahms, un temps brouillĂ©s pour des vĂ©tilles. C’est la derniĂšre Ɠuvre concertante importante de Brahms. Jospeh Joachim assure alors avec le violoncelliste Robert Haussmann (membre du Quatuor Joachim) la crĂ©ation de 1887. Son architecture trĂšs Ă©laborĂ©e n’écarte pas le brio virtuose des solistes ni le raffinement d’une orchestration que l’on doit dĂ©tailler pour ne pas Ă©paissir la texture.

1. ALLEGRO : la partie du violoncelle est trĂšs largement dĂ©veloppĂ©e mais permet nĂ©anmoins aux deux instruments solistes d’heureux dialogues


2. ANDANTE (rĂ© majeur) : ample, sereine, d’une suavitĂ© millimĂ©trĂ©e (aprĂšs l’entrĂ©e par le cor et les bois), la partition centrale est l’une des plus inspirĂ©es de Brahms

3. VIVACE NON TROPPO : le violoncelle expose, le violon suit, comme dans le premier mouvement. Avant que ne se dĂ©ploie une nouvelle idĂ©e mĂ©lodique et rythmique d’influence tzigane


 

 

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