ARTE. Don Pasquale à l’Opéra de Hambourg

L'Elisir d'amor de DONIZETTI à l'Opéra de TOURSARTE, Dim 29 mai 2022, 23h50. DONIZETTI : Don Pasquale. Vieux filou encore vert, Don Pasquale entend déshériter son neveu Ernesto et s’entête à vouloir prendre femme au risque de perdre la paix et l’harmonie. Le barbon ne manque de toupet en prenant la fiancée de son neveu (Norina), sûr qu’il fait un bon tour… C’était mal évaluer l’intelligence des jeunes amants qui avec l’aide du Docteur Malatesta, se vengent en retournant la situation à leur avantage ; en fin d’action, Don Pasquale se sépare de l’incontrôlable épouse et supplie Ernesto de revenir chez lui. L’opéra de Hambourg en avril 2022 affiche l’opéra de Donizetti, sommet romantiquecréé en 1843, qui renouvelle l’intelligence des comédies déjantées de Rossini.

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Opéra bouffe en 3 actes – durée : 2h30)
Livret de Giovanni Ruffini
Orch Philharmonique de Hambourg
David Bösch, mise en scène
Matteo Beltrami, direction
Distribution :
Ambrogio Maestri (Don Pasquale)
  -  Danielle de Niese (Norina)  -  
Kartal Karagedik (Dottore Malatesta)  -  
Levy Sekgapane (Ernesto)  -  
Jóhann Kristinsson (Notario)

Sur ARTE, dim 29 mai 2022, 23h50
EN REPLAY sur ARTEconcert, dès le 29 mai 2022 à 18h jusqu’au 28 août 2022, ici :
https://www.arte.tv/en/videos/105456-000-A/gaetano-donizetti-don-pasquale/

 

 

 

 

 

 

Approfondir
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Un vieux barbon rêve de faire ” d’une pierre deux coups ” : déshériter son neveu trop rebelle à son goût et lui ravir sa jeune fiancée. Mais la belle a plus
d’un tour dans son sac… elle se montre même d’une violence insupportable
pour ce vieillard devenu son époux et qui pensait gouter pour ses vieux
jours au miel d’une jeune beauté tout à fait soumise. 
Le trio vocal principal emprunte à la tradition du Buffa italien le plus classique.
L’intrigue puise directement son inspiration dans la commedia dell’arte : Don 
Pasquale figure ainsi Pantalone, son neveu Ernesto le Pierrot amoureux,
Malatesta le rusé Scapin et Norina, la douce Colombine.
Donizetti compose l’oeuvre en un temps record, onze jours si l’on en croit sa
correspondance, non sans mettre à contribution plusieurs de ses ouvrages
précédents. Le résultat est sans conteste l’une des plus éblouissantes
illustrations du genre bouffe au XIXe siècle.
 Tous les ingrédients semblent rassemblés pour servir au mieux le génie de Donizetti.
Sur le sujet remâché de celui qui est pris à son propre piège (comme Falstaff de Verdi, d’après Shakespeare), Donizetti revisite Rossini et brosse une exquise galerie de portraits. C’est comme toujours une subtile guerre des classes ou la femme fausse proie facile, se fait puissante dominatrice, sirène manipulatrice prête à tout pour triompher …. et vaincre le phalo qui se cache en tout homme: Don Pasquale qui pensait tout connaitre du sexe dit “faible” l’apprend à ses dépends.
Pourquoi ce Don Pasquale ? Créé au Théâtre des Italiens à Paris en 1843, le Don Pasquale donizettien approfondit plus encore la veine comique de Rossini en brossant un portrait de vieux troublant et magnifique, blessé et bouleversant jamais vu ailleurs, et bientôt accompli chez le vieux Verdi, celui de Falstaff. Le barbon devient figure de la désolation, âme crépusculaire impuissante et si naïve, véritable Don quichotte domestique.

 

 

 

 

 

 

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