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Entrée thématique: musique pour piano


Chroniques trouvées: 32

Tribute to Jerome Robbins (Opéra national de Paris, 2008)
Le programme présenté à Paris en septembre 2008 permet de revoir la subtilité stylistique des étoiles parisiennes: Marie-Agnès Gillot (En Sol, Triade); Laetitia Pujol (Triade); surtout Claire-Marie Osta et Agnès Letestu comme Benjamin Pech et Nicolas Le Riche dans In the night (1970): variations nocturnes où Robbins relit l'attraction-aimantation du pas de deux

Pianomania
La relation hypersensible, le rapport maladif et obsessionnel à l'instrument ... Le film délivre tout cela avec tact et précision. En choisissant de passer du côté des coulisses et de la préparation d'un concert de piano, les deux réalisateurs dévoilent ce qui frotte et s'éclaire sur le plan humain...

Chopin à l'opéra (Schmidt-Garre, 2010)
A la campagne dans la maison de Nohant de Georges Sand, Chopin se ressource au bon air mais en récapitulant avec le recul, à bonne distance de Paris; ce qui demeure sa grande découverte vécue dans la capitale française: l'opéra. Les divas de l'époque, sopranos légendaires ou mezzos non moins mémorables comme Maria Malibran, Pauline Viardot ont été déterminantes dans l'élaboration de son propre langage pianistique...

Clairvaux: Or, les murs (2009)
A Clairvaux, le compositeur Thierry Machuel recueille la parole et les poèmes de prisonniers... Difficile de rester de marbre à l'écoute des textes; l'écoute en est grandie car au-delà des crimes commis, l'écoute du compositeur veut croire en l'homme, capte et souligne cette part d'humanité qui heureusement ne s'est pas, jamais, dissipée... la pudeur et l'ouverture accueillent ses paroles de détenus qui, s'ils sont privés de liberté, n'en ont pas moins gardé l'esprit, coûte que coûte.

Valery Gergiev: "you cannot start without me" (2008)
Gergiev à Saint-Pétersbourg, à Londres, à Moscou, à New York... L'intérêt du portrait offre le profil du manager, celui qui équilibre activité de danse et d'opéra, au Mariinsky; mais il s'agit aussi d'un formidable portrait de musicien au travail....

Clara de Helma Sanders-Brahms (2009)
Bodega films édite au dvd le film que Helma Sanders-Brahms a dédié à la figure exceptionnelle de Clara Schumann: pianiste virtuose, mère attentionnée, épouse fidèle mais inquiète au chevet de son époux de plus en plus atteint ... Ce portrait de femme, l'un des plus grands esprits féminins de l'Allemagne romantique sort chez Bodega films en dvd à partir du 19 novembre 2009...

Nikolaï Lugansky, piano: Janacek, Prokofiev, Liszt (Verbier, 2008)
Jeu percussif mais si admirablement mesuré, profondeur et sincérité, économie et sobriété, Tension, intériorité: d'emblée la musique n'est pas une affaire légère. Ce récital enregistré au festival de Verbier 2008 nous l'indique: le pianiste russe Nikolaï Lugansky est un poète à part, qui "flotte" dans les oeuvres pour mieux nous en révéler la secrète et parfois impénétrable activité...

Piotr Anderszewski: Voyageur intranquille (Monsaingeon, 2008)
A quoi pense Anderszewski en son fort intérieur? Pourquoi jouer? Pourquoi spécifiquement Chopin ou le "divin" Mozart? Ce road train-movie a des allures de voyage révélateur. Ce pourrait être une chronique écrite dans un train, le journal d'un musicien interrogatif destiné à ses fans, surtout à lui-même. L'image reste pudique heureusement et l'apport est pertinent sur le plan musical.

Krystian Zimerman: Schubert. Chopin (1987)
Un maître interprète dans un répertoire qu'il sert à merveille: tendresse mesurée de Chopin, Schubert sincère et vrai grâce à une sonorité et un touché lumineux et ciselés: tout l'art du grand Krystian Zimerman est déposé dans ce film mémorable

Arthur Rubinstein: in concert (1973, 1976)
Fin, stylé, d'une simplicité et d'une évidence touchante, l'art du grand Rubinstein nous est ainsi révélé dans ce document essentiel d'août 1973. D'autant que les images sont à la hauteur du témoignage. Incontournable.

Fazil Say, alla turca (Courkamp, 2005)
C'est un espiègle engagé, à l'âme brûlante, au jeu déterminé et chantant. Fazil Say, pianiste et compositeur, conserve enfouie et tenace, cette vocation à la réflexion et à la compréhension intime et profonde des choses. Autant de couleurs personnelles qui éclairent son jeu et sa façon de vivre la musique. Portrait captivant

Martha Argerich: evening Talks (1999-2001)
Devant la caméra, Martha Argerich se livre à mots couverts, sans affirmation, dans le mode du murmure, de l'improvisation... une valeur qu'elle aime par-dessus tout. Ne rien dire pour tout dire... ce "tout" passe par son jeu enchanteur. Tout l'art de l'immense pianiste, énigmatique autant que touchante, nous est ici révélé, à demi-mots. Portrait féérique.

Marcel L'Herbier: L'Argent (Zygel, 2007)
La musique composée par Jean-François Zygel renforce la fascination plurielle des images conçues par L'Herbier. Proche du style cru et réaliste de Zola qui peint un milieu certes argenté mais dépossédé de tout sens moral et humaniste, le pianiste compositeur souligne l'expressionnisme intense des images de L'Argent, tout en renforçant l'universalisme du sujet

Itzhak Perlman: "Virtuoso Violonist"
Redécouvrir la figure charismatique de l'artiste qui joue son fameux Stradivarius de 1714, que Yehudi Menuhin lui a vendu en 1986, s'avère hautement jubilatoire. Le parcours du jeune élève de la Juilliard School illustre le défi d'un jeune homme de caractère dont le handicap personnel se convertit en formidable force de dépassement et de sublimation.

Franz Schubert par Jean-François Zygel (2007)
Cette nouvelle leçon de musique se rapproche plus du concert thématisé et commenté que d'une session magistrale sur la vie et les périodes de création du compositeur. Mine enjouée, complice et confidente, et aussi, traits pertinents qui captivent: telle est la clé d'une leçon réussie. Version Zygel. Le charme opère.

Nadia Boulanger: Mademoiselle (Monsaingeon, 2007)
Celle qui abandonna l'exercice de la composition, estimant sa propre musique "inutile", se dévoile ainsi, dans la vérité des images filmées... Mystère d'un être voué aux autres, immense force d'inspiration, de communion, de partage, d'accomplissement: le film de Bruno Monsaingeon nous offre quelques aspects (déjà captivants) d'une personnalité légendaires qui en contenait tant d'autres... Magnifique.

Bruno Monsaingeon: "Notes interdites" (Rojdestvensky, 2002)
Les deux nouveaux films de Bruno Monsaingeon demeurent éblouissants d'intelligence et d'enseignements: tout en offrant une tribune libre à l'interprète (ici, la personnalité du chef Guennadi Rojdestvinsky), le réalisateur sait dévoiler l'activité salvatrice de la musique grâce au génie des compositeurs qui sous la contrainte et la terreur ont su édifier une oeuvre critique, humaine, résistante.

Piotr Ilyitch Tchaïkovski: Symphonie n°6, Sérénade (Fedoseyev, 1991)
Apreté lyrique de la Pathétique, énergie de la Sérénade, éloquence majestueuse du Concerto pour piano n°1: le témoignage (filmé en 1991 à l'Alte Oper de Francfort) est incontournable, l'un des meilleurs du "Cycle Tchaïkovski", édité par Arthaus Musik.

Olivier Mille: "Olivier Messiaen, la liturgie de cristal (2002)
Nature, rythme, enseignement et foi contemplative: rien ne manque dans ce documentaire portrait qui captive par son intelligence. Incontournable.

Herbert von Karajan: 1983-1988 (Kissin, Battle)
Le document est incontournable pour qui veut comprendre l'évolution du dernier Karajan, visiblement contrasté selon l'orchestre dirigé. Selon qu'il s'agisse à la même période du Berliner ou du Wiener Philharmoniker... avec cerise sur le gâteau, le tout jeune Evgueny Kissin.

Pavarotti forever (2007)
Coffret-hommage à l'un des plus grands ténors pucciniens du XX ème siècle. L'immense chanteur a rejoint la constellation des étoiles de l'opéra. La sélection ici regroupée se visionne comme un album d'images qui nous rappelle l'éclat et la tendresse d'une voix de légende...

Julia Varady: "song of passion" (Monsaingeon, 1998)
Deux films composent l'essentiel de ce programme plus que recommandable. Le portrait proprement dit composé d'entretiens réalisés surtout en 1998, date du tournage, et complété par de nombreux extraits de ses apparitions scéniques. L'époque du film est celle de ses adieux à la scène. Il s'agissait donc d'une période de bilan et de critique rétrospective.

Hilary Hahn: A portrait (2003-2004)
Pour Deutsche Grammophon, Benedict Mirow suit les jeunes talents. La réalisatrice accompagnait en décembre 2005, la tournée du pianiste Lang Lang en Chine, lors d'un retour aux sources émouvant. En 2004, il s'agit de capter la personnalité de la violoniste Hilary Hahn, "nomade des temps modernes" comme l'intéressée aime à le dire.

Martha Argerich & les frères Capuçon (2005)
A l'évidence, le jeu de Martha Argerich a captivé et les cigales du parc du château de Florans en ce mois de juillet 2005, et les spectateurs venus cet après midi là, l'écouter. Chacun de ses concerts est conçu comme une réunion de famille ou presque. Les deux Capuçon qui pourraient être ses fils, encore que musiciens, ils partagent la même filiation artistique, s'accordent idéalement au jeu tout en douceur et en naturel de la pianiste argentine.

Susan Graham: "the Gal from the west" (Simonnet, 2004)
Straussienne et mozartienne subtile, la mezzo américaine Susan Graham se dévoile devant la caméra d'Olivier Simonnet. Réalisation léchée, star glamour, édition dvd tout autant soignée avec livret de présentation détaillé et illustré: le coffret est un modèle dans l'art difficile du portrait de chanteur

Frank Scheffer: "Elliott Carter, a labyrinth of time" (2004)
L'homme et son destin ou l'individu révélé dans sa confrontation au temps incontournable qui s'écoule et provoque l'émergence de la sensibilité : la musique d'Elliot Carter devant la caméra de Frank Scheffer devient limpide. Le miroir des temps en devenir où cependant le chant de l'individu se précise et s'affirme peu à peu. Le réalisateur signe là, l'un de ses meilleurs documentaires. Fin, sensible, allusif : comme le travail du compositeur new-yorkais.

Bruno Monsaingeon: "Glenn Gould, au-delà du temps" (2006)
Bruno Monsaigeon, proche de l'artiste canadien, dresse un portrait poétique de Glenn Gould, un être traversé par la perfection musicale. Le film part en quête d'un artiste exceptionnel, lui-même en quête d'un absolu. Mi-fiction, mi- documentaire, "Glenn Gould, au-delà du temps" est une lecture personnelle sur un pianiste devenu légendaire.

Bela Bartok: "racines"
Hungarothon regroupe sur ce dvd, trois films documentaires écrits en 2000 pour la télévision hongroise (MTV). La narration suit le fil des pensées et des impressions du compositeur, au travers de sa riche correspondance. Collecte des musiques campagnardes, définition d'un drame en langue hongroise, recherche permanente de modernité à partir de ses "racines", journal de bord d'un compositeur nostalgique de la nature et qui dut s'exiler aux USA, non sans déchirement.

György Kurtag: "L'homme Allumette" (Judith Kele). Peter Eötvös, "la Septième porte"
Le compositeur se raconte sans détour, allant à l’essentiel : il reconnaît lui-même qu’il doit à la psychanalyse, d’être ce qu’il est : un homme reconstruit, capable d’une « tenue morale », qui sait se concentrer sur les choses essentielles. Ce qui frappe dans le documentaire c’est son écoute aux replis de l’identité refoulée et caché des êtres ; sa sensibilité vers l’autre.

La leçon de musique de Jean-François Zygel : Mozart
Grâce aux commentaires argumentés du professeur et pianiste Zygel, le portrait de Mozart se précise : le défricheur infatigable des formes nouvelles, accompagnant le style galant vers une forme libérée, plus dramatique et moins "cadrée", cette expression libre de la subjectivité qui annonce directement le romantisme d'un Schubert ou d'un Beethoven...

Franz Liszt: les années de Pèlerinage (Suisse-Italie)
En enregistrant en 1986 pour la télévision anglaise, les années de pèlerinage de Franz Liszt, Brendel s’attaque à forte partie. Exigeant de l’interprète, une technique de premier ordre, la partition éprouve aussi son imagination tant elle convoque un large panorama de sentiments romantiques.

Franz Schubert: Les trois dernières sonates (D958, D959, D960)
Quoiqu’on pense, qu’on l’a dit, écrit ou démontré, les trois dernières sonates de Schubert ne peuvent être tenues pour le testament musical du compositeur. Terrassé par la typhoïde, il est emporté en quelques mois, entre mai et novembre 1828.

 

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