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Entrée thématique: jeunes talents


Chroniques trouvées: 80

Strauss: Die Liebe der Danae (Litton, 2011)
Première au dvd. Sur les planches de l'Opéra berlinois (Deutsche Oper), la production récente brosse avec franchise la situation de départ, en particulier le désarroi du roi Pollux, le père de Danaé, criblé de dettes, poursuivi par créanciers et huissiers... lesquels d'ailleurs n'hésitent pas à tout saisir: tableaux (des amours de Jupiter par Ingres, Corrège...)...

Tribute to Jerome Robbins (Opéra national de Paris, 2008)
Le programme présenté à Paris en septembre 2008 permet de revoir la subtilité stylistique des étoiles parisiennes: Marie-Agnès Gillot (En Sol, Triade); Laetitia Pujol (Triade); surtout Claire-Marie Osta et Agnès Letestu comme Benjamin Pech et Nicolas Le Riche dans In the night (1970): variations nocturnes où Robbins relit l'attraction-aimantation du pas de deux

La petite danseuse de Degas (2010)
Le ballet écrit par Martine Kahane évoque le parcours d'une adolescente vendue sur l'autel du commerce artistique propre à la fin du XIXè: les scènes et les tableaux s'enchaînent et le profil de la petite danseuse se précise avec une cruauté réaliste des plus touchantes

Baroque Académie, le jardin des voix
Les 10 chanteurs sélectionnés (en 2006, à Paris, Londres, mais pas à New York où le niveau est trop faible) - originaires de toutes les nations (Mexique, Israël, Italie, Pologne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France...) se retrouvent en 2007 au Théâtre de Caen pour travailler (pendant 3 semaines) un programme millimétré, de Monteverdi à Hadyn sous la direction du chef d'origine écossaise William Christie...

Tchaïkovski: Tcherevitchki (Polianichko, 2009)
En 1887, Tchaïkovski (47 ans) maîtrise le drame musical : cette adaptation sur la scène lyrique de la nouvelle de Noël de Gogol fonctionne à merveille dans ses enchaînements et par la beauté enivrante de la musique: Tchaïkovski la considérait comme l'une de ses pièces maîtresse! Superbe révélation.

Chopin à l'opéra (Schmidt-Garre, 2010)
A la campagne dans la maison de Nohant de Georges Sand, Chopin se ressource au bon air mais en récapitulant avec le recul, à bonne distance de Paris; ce qui demeure sa grande découverte vécue dans la capitale française: l'opéra. Les divas de l'époque, sopranos légendaires ou mezzos non moins mémorables comme Maria Malibran, Pauline Viardot ont été déterminantes dans l'élaboration de son propre langage pianistique...

Julia Fischer: violon & piano. Grieg, Saint-Saëns (2008)
Malgré la direction atone et carrée, raide et sans imagination de Matthias Pintscher, un comble pour les deux partitions si ciselées-, la soliste a contrario de ce geste sans séduction, redouble de sensibilité, d'activité, d'intériorité... son jeu au piano et au violon demeure continûment palpitant et sensible. Quelle musicienne !

Wagner: Lohengrin (Kaufmann, Nagano, 2009)
Même si Nagano reste indécis, et la mise en scène sans souffle poétique ni fantastique, ce Lohengrin bénéficie d'une incarnation magistrale... A voir pour le soleil sanguin et félin de Jonas Kaufmann qui réussit sa prise de rôle: divin immortel au début, l'être miraculeux, nouvel helden ténor, y devient humain aux accents blessés particulièrement investis ...

Donizetti: L'Elixir d'amore (Villazon, Callegari, 2005)
Pour Villazon et rien que pour lui. Son Nemorino souffre, palpite, porté par une intensité dramatique saisissante : Voici un acteur chanteur qui vit avec passion son personnage, en évitant par sa jeunesse et sa vitalité, un jeu qui sera parfois emphatique par la suite

Gustavo Dudamel, Los Angeles Philharmonic: The Inaugural Concert (2009)
Adams, Mahler: deux compositeurs qu'abordent comme un adoubement officiel, le jeune maestro Dudamel et le Los Angeles Philharmonic... Généreux, concentré, Dudamel nous offre une lecture dont la prise live, restitue la sincérité, la grâce, l'humanité profonde et vivante. Quel chef et quel orchestre!

Mozart: les amours de Bastien et Bastienne (Buchvald, 2007)
Production vocalement et scéniquement mémorable... Les interprètes acteurs, danseurs (assemblée de satyres malicieux), chanteurs soulignent par leur jeunesse et leur intensité la justesse de cet opéra des débuts de Mozart.

Mozart: Idomeneo (Nagano, 2008)
Vision décalée signée Dieter Dorn pour cette version d'Idoménée,Idomeneo qui inaugure en juin 2008 le nouveau théâtre Cuvillés de Munich, flambant neuf. Le quatuor vocal dominé par les 2 ténors (Ainsley et Breslik) retient l'attention et souligne le conflit racinien entre le père et le fils. Production originale et captivante sous la baguette d'un Nangano sans chichi...

Piotr Anderszewski: Voyageur intranquille (Monsaingeon, 2008)
A quoi pense Anderszewski en son fort intérieur? Pourquoi jouer? Pourquoi spécifiquement Chopin ou le "divin" Mozart? Ce road train-movie a des allures de voyage révélateur. Ce pourrait être une chronique écrite dans un train, le journal d'un musicien interrogatif destiné à ses fans, surtout à lui-même. L'image reste pudique heureusement et l'apport est pertinent sur le plan musical.

John Neumeier : La Dame aux camélias (Opéra de Paris, 2008)
Le ballet romantique imaginé par Neumeier s’appuie comme le roman de Dumas sur la force évocatoire du souvenir : l'action suit une série de réitérations à la Proust dans lequel le filtre de la subjectivité affûtée (presque maladive, incarnée par Armand) opère... La version produite à Paris répond de ce point de vue, à notre attente.

Julia Varady, le passage du flambeau (Berlin, 2007)
La diva explique ce en quoi l'enseignement lui apporte un baume à l'âme, d'autant qu'elle ne chante plus désormais sur scène. Ce qui éclate devant la caméra, c'est sa vibration radicale de tragédienne née, chez Mozart comme chez Verdi ou Massenet (Charlotte dans Werther), sans omettre Ponchielli (La Gioconda)... Tout l'art vocal de "La Varady" est là, devant nous, face à la caméra: la chanteuse a conservé le diamant incandescent de sa voix magicienne désormais réservé à ses élèves privilégiés...

Tchaïkovski: Eugène Onéguine (Tcherniakov, 2008)
Au dvd, les brûlantes visions, incandescentes et poétiques du metteur en scène Dmitri Tcherniako, ne faiblissent pas. Bien au contraire. Le travail sur le jeu d'acteur, qui souvent renouvelle totalement les épisodes et les situations, se montre éloquent, pertinent, juste. D'une scène à l'autre, dans une vaste salle à manger, autour d'une table colossale, les personnages se livrent sans mesurer leur force au grand banquet du monde...

Joni Mitchell: The Fiddle and the Drum (Alberta Ballet, 2007)
Sur le plan de l'écriture chorégraphique, pas d'élégance posée et rythmique, ni d'esthétisme gestuel mais une action très précise qui suit chacune des chansons en tableaux vivants, particulièrement fluides, portés par l'énergie plastique des jeunes corps enlacés, rarement affrontés. L'humanisme engagé de la chanteuse et plasticienne canadienne Joni Mitchell ne pouvait trouver meilleur manifeste à son travail musical...

Gala Tchaïkovsky (Scala, 2007)
Production divertissante à La Scala, en ce 31 décembre 2007: heureusement, le couple Bolle / Semionova brûle les planches scaligènes avec grâce et élégance...

Gluck: Orphée et Eurydice, Alceste (Gardiner, Wilson, 1999)
En rééditant au dvd les deux productions événements de l'ère Jean-Pierre Brossmann au Châtelet à Paris, représenté en 1999, -il y a déjà 10 ans-, Emi Classics souligne la justesse de lectures aussi léchées qu'épurées. Le duo Gardiner/Wilson souligne dans le théâtre "réformé" du sieur Gluck, sa maîtrise formelle, son obsession de la simplicité expressive, en un mot, sa vérité.

Richard Strauss: Salomé (Harding, 2007)
La vision de cette production restitue à l'opéra de Strauss, toute sa violente sauvagerie, sa sensualité vénéneuse, son trop fort pouvoir d'envoûtement. Quelle musique! La fosse scaligène embrasée par le jeune Harding, époustoufle littéralement par sa tenue détaillée, sa nervosité dramatique.

Uwe Scholz, Le Sacre du printemps (2003)
Captations fascinantes, riche autant qu'émouvant documentaire (qui a obtenu non sans raison le Fipa d'argent 2007): ce dvd très complet, associant représentations et documentaire, dévoile le génie contradictoire et difficile d'Uwe Scholz, surdoué de la danse contemporaine

Jean-Philippe Rameau: Castor et Pollux (Rousset, 2008)
Le spectacle de Pierre Audi recrée un espace atemporel, d'une très belle épure formelle qui met dans la lumière, la force morale des héros. Chanteurs investis, fosse souple et héroïque. Voici un Rameau de bien belle facture

Purcell: Dido & Aeneas (Waltz, 2005)
La réalisation visuelle, qui associe étroitement la beauté des corps dans l'eau, doublée ainsi avec l'expressivité fantastique de la musique si moderne de Purcell à son époque, accomplit ici un enchantement scénique comme rarement. Scène foisonnante, voire expérimentale, l'opéra baroque revisité par Sasha Waltz déroule de nouveaux attraits expressifs

Offenbach: La vie parisienne (Pelly, Rouland, 2007)
Ambassadeur enchanté chez Offenbach, Pelly confirme sa pleine réussite dans cette production délectable. Aucune fausse note dans cette approche millimétrée du théâtre où Offenbach triomphe grâce à la finesse de l'interprétation. C'est que l'humour et la vision grinçante de la société corrompue jusqu'à la moelle, n'empêche pas la sincérité des airs ni le délire "rossinien" des situations

The promise of Music (2007)
A voir ses jeunes vibrer et exulter en interprétant Tchaïkovsky, mais aussi Rossini, Mozart, Beethoven, et Mahler... on se laisse porter par l'exemplarité d'un projet pour l'avenir: changer notre monde grâce à la musique, et sauver notre civilisation grâce à la culture... Caracas et ses orchestre d'enfants musiciens, nous montrent l'exemple. Le passage réussi de l'utopie à la réalité. Incontournable.

Richard Strauss: Salomé (Jordan, 2008)
McVicar exprime le souffle vénéneux et pestilentiel de la Judée pervertie, en proie à l'érotisme immoral de la princesse de Judée... Décors somptueux et clairs, chanteurs engagés dont Thomas Moser en Hérode libidineux. Grande réussite

Piotr Ilyich Tchaïkovsky : Eugène Onéguine (Barenboim, 2007)
Saluons dans le rôle titre, l’impeccable Peter Mattei. Voici un Onéguine en voyageur désabusé totalement révolutionnaire auquel ses partenaires savent répondre avec cohérence. Dans la fosse Salzbourgeoise (août 2007), Barenboim tire les ficelles d'un drame romantique fièvreux et tragique

Igor Stravinsky: The Rake's progress (Ono, 2007)
Sous la baguette de Kazushi Ono, à la direction honorable et d'une constante tension, le plateau vocal est d'une belle cohérence. Lepage nous offre l'une de ses meilleures mises en scène. Un régal et l'une des productions de La Monnaie, ère Foccroulle, parmi les plus réussies.

Tomas Breton: La Verbena de la Paloma (Roa, 2006)
Nuit d'été madrilène, flamboyante et tendre, cette première en dvd de la Verbena de la Paloma fait son entrée de façon magistrale. Les amateurs de Zarzuela seront comblés et les néophytes commenceront d'urgence par ce titre pour se familiariser avec au genre. Spectacle euphorisant.

Stefano Landi: Il Sant'Alessio, 1632 (Christie, 2007)
L'équipe Lazar, Christie rééclaire l'opéra sacré de Landi avec justesse. La production captive par sa cohérence, théâtre fervent et passionnant, embrasée comme une épure spirituelle, grâce à l'intensité du chant de Max Emmanuel Cencic et, à un degré moindre, de Philippe Jaroussky...

Fazil Say, alla turca (Courkamp, 2005)
C'est un espiègle engagé, à l'âme brûlante, au jeu déterminé et chantant. Fazil Say, pianiste et compositeur, conserve enfouie et tenace, cette vocation à la réflexion et à la compréhension intime et profonde des choses. Autant de couleurs personnelles qui éclairent son jeu et sa façon de vivre la musique. Portrait captivant

Wolfgang Amadeus Mozart: Le Nozze di Figaro (Pappano, 2006)
Scène vivante, interprètes en phase, mise en scène fluide qu'exalte la beauté de l'image, il ne manque rien à cette lecture vive et juste. Sous une direction musicale moins heurtée, nous aurions aucun doute atteint un état de grâce. La réalisation visuelle et scénique sont impeccables. Spectacle magnifique.

Adolphe Adam: Giselle (Pujol, Hilaire, 2006)
Myrtha élégante (Marie-Agnès Gillot), Giselle millimétrée (Laëtita Pujol), Albrecht impeccable (Laurent Hilaire), la production de Giselle, défendue par les étoiles parisiennes déploie plus d'un argument. Soirée cohérente de haute facture...

Franz Schubert par Jean-François Zygel (2007)
Cette nouvelle leçon de musique se rapproche plus du concert thématisé et commenté que d'une session magistrale sur la vie et les périodes de création du compositeur. Mine enjouée, complice et confidente, et aussi, traits pertinents qui captivent: telle est la clé d'une leçon réussie. Version Zygel. Le charme opère.

Richard Strauss: Ariadne auf Naxos (Dohnanyi, 2006)
Tout en affirmant la pertinence de la vision de Claus Guth, entre poésie et cynisme, la production s'appuie sur la cohérence miraculeuse qui circule entre la fosse et le plateau. Magistral.

Jacqueline Du Pré (Nupen, 2007)
Le réalisateur britannique Christopher Nupen élabore un poignant hommage et brosse le portrait d'une jeune femme, morte à 42 ans, d'une exquise sensibilité. Le dvd édité en 2007 a été élu "meilleur documentaire de l'année" lors de la 4ème édition des Midem Classical Awards (janvier 2008).

Roland Petit: Proust ou les intermittences du coeur (2007)
Fidèle à son approche chorégraphique de la littérature, Roland Petit adapte pour la première fois l'oeuvre proustienne sur la scène. La haute tenue des danseurs rend admirablement hommage à l'écriture chorégraphique...

Les Arts Florissants: Actéon, Dido & Aeneas (2001)
Voilà un programme qui offre une juste démontrastion du geste vocal défendu par les Arts Florissants aujourd'hui: une alliance équilibrée de nervosité et de précision expressive.

Wolfgang Amadeus Mozart: La Flûte enchantée (Harnoncourt, 2007)
L'opéra revit grâce à ce type de lecture critique, engagée, mordante, "vivante" qui renouvelle totalement la saveur de modernité et d'impertinence des oeuvres du répertoire. Et l'on sait que Mozart ne manquait ni d'audace ni de sens critique. Production dépoussiérée donc captivante.

Ferrucio Busoni: Doktor Faust (P. Jordan, 2006)
Que penser de ce Faust Busonien qui associe le trio Hampson/Grüber/Jordan? Au final, oeuvre aussi méconnue que fascinante, interrogeant les formes et le sens de la musique théâtrale, interprètes engagés: cette version vidéo est un nouveau titre incontournable de cette fin d'année 2007!

Frank Scheffer: "Tan Dun, Tea". Broken silence
Pour recevoir le thé, il faut être comme le bol qui le recueille: vide. Qui peut s'avouer qu'il a fait le vide en lui-même pour recevoir l'univers et le monde? L'enseignement du thé nous renvoie à l'essence de notre vie: humilité, connaissance de soi, sérénité. Tan Dun ajoute, ce qui est complémentaire, l'harmonie avec ce qui nous environne.

Jiri Kylian: Bella Figura, Birth-Day, Sleepless
Voici le meilleur du Kylian récent: Bella Figura, Birth-Day, Sleepless. Posséder ce coffret relève d'un acte de foi dans l'art chorégraphique: le tryptique ainsi composé est un hymne hypnotique à la beauté et au mystère. Sublime.

Jean-François Zygel: "les clefs de l'orchestre" (2): Ravel, le Boléro
Jean-François Zygel a raison de nous ouvrir les yeux, en reconnaissant le Boléro de Ravel, telle la première partition qui rompt avec le romantisme . C'est un hymne triomphal qui manifeste la puissance de la danse...

Giachino Rossini: La Pietra del Paragone (Spinosi, 2007)
Hier Vivaldien, aujourd'hui Rossinien, Jean-Christophe Spinosi fait feu de tout bois, révélant avec tempérament et joie, la vitalité d'une bombe musicale composée par le jeune Rossini âgé de 20 ans...

Francesco Cavalli: Didone (Biondi, 2006)
On se souvient d'une production éclairante de ce chef-d'oeuvre de Cavalli, créé en 1641 sur les planches de l'Opéra Comique à Paris, sous la direction de Christophe Rousset. Biondi ne démérite pas, bien au contraire. Le Vivaldien impétueux s'entend à exprimer les langueurs affectives vénitienne du premier baroque...

Franz Schubert: Fierrabras (Welser-Möst, 2006)
La cohérence de la production zürichoise rétablit une oeuvre "forte" et profonde dans l'oeuvre lyrique de Schubert. L'équipe Guth/Welser-Möst ressuscite une oeuvre maîtresse du milieu viennois des années 1820...

Preljocaj: Le songe de Médée (2004)
Cathartique et brillamment formel, le modelage auquel se livre Preljocaj à l'endroit de ses danseurs, s'avère passionnant. Sublime.

Prokofiev: L'Amour des Trois Oranges (Sokhiev, 2004)
L'opéra est un théâtre des métamorphoses propre à surprendre le spectateur que la caméra de Don Kent conduit à merveille. Tant par sa tension scénique que son indiscutable cohérence vocale et musicale, la réalisation est un spectacle éblouissant.

Giacomo Puccini: Tosca (Chailly, 1998)
Dans la mise en scène âpre, violente et synthétique de Nikolaus Lehnhoff, qui éclaire et balise le déroulement de l'action, l'attente se porte évidemment sur les voix. D'emblée, le trio Mario/Tosca/Scarpia fonctionne à merveille, grâce à l'engagement subtil et juste des trois chanteurs. Spectacle total!

Debussy: La chute de la maison Usher (Foster, 2006)
La beauté des décors, et plus encore leur expression énigmatique autant que suffocante, ajoute à la réussite globale. Dans un vaste écrin fermé, dont les parois vitrées qui reçoivent la pluie, Roderick ne paraît en effet avoir aucune issue. Violence, asphyxie, sacrifice, anéantissement... Spectacle mémorable.

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