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Entrée thématique: musique baroque


Chroniques trouvées: 54

Haendel: Rinaldo (Dantone, Glyndebourne 2011)
Portant un plateau très convaincant, Ottavio Dantone, spécialiste de l'approche sur instruments d'époque, en particulier à la tête de son ensemble Academia bizantina, sait colorer les milles accents dramatiques souvent d'inspiration végétale et panthéiste de la partition...

Haendel: Giulio Cesare (Dessay, Haim, 2011)
Elle avait rater sa Manon dans une mise en scène vulgaire et laide de Coline Serreau: Natalie Dessay prend sa revanche sur la scène parisienne dans ce Giulio Cesare de Haendel. En février 2011, la diva française assure avec un vrai tempérament musical tous les airs de Cleopâtre, vraie protagoniste de l'opéra

Monteverdi: L'Incoronazione di Poppea (Christie, Jaroussky, 2010)
le Nerone de Philippe Jaroussky marque un jalon dans sa carrière: le contre-ténor chante surtout en sopraniste; ses aigus tendus et lumineux portant un désir irrépressible: jeune coucou lubrique au I, dans un costume de duvet noir, le jeune empereur paraît habité par le stupre et la luxure, sacrifiant tout au seul accomplissement de sa jouissance: en chanteur extraterrestre et halluciné...

Vivaldi: Orlando Furioso (Spinosi, 2011)
La vision est impeccable, stupéfiante, et la réalisation... parfaite de bout en bout. La distribution séduit irrésistiblement par sa force expressive, la finesse des émotions atteintes. Pour nous, le trouble vient surtout de l'excellente Jennifer Larmore, magicienne humaine, souveraine déjà perdue malgré elle...

Lully: Atys (Villégier, Christie, 2011)
Reprise légendaire... Dans la scénographie de Villégier, le théâtre que Lully souhaitait supplanter en faveur de la divine musique et du chant, reprend ses droits: sobriété, épure voire ascétisme des mouvements d'acteurs; absence des machineries féeriques et enchanteresses originelles...

Monteverdi: Orfeo (Wilson, 2009)
Seule la réalisation scénique orchestrée par le grand Bob Wilson relève le niveau: espace idéalisé qui cite la nature enchanteresse des grands peintres de la première Renaissance italienne, magie et mystère d'un espace scénique imprécis, primitif... la mise en scène restitue à la musique son pouvoir si fort d'évocation

Lully: Armide (Christie, Carsen, 2008)
Le décalages et relectures sont toujours intéressants sauf quand ils cassent comme ici la cohérence et la vérité de l'oeuvre. C'est en définitive ce trop plein de fausses idées qui font l'échec de cette production: trop brillante... trop creuse.

Baroque Académie, le jardin des voix
Les 10 chanteurs sélectionnés (en 2006, à Paris, Londres, mais pas à New York où le niveau est trop faible) - originaires de toutes les nations (Mexique, Israël, Italie, Pologne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France...) se retrouvent en 2007 au Théâtre de Caen pour travailler (pendant 3 semaines) un programme millimétré, de Monteverdi à Hadyn sous la direction du chef d'origine écossaise William Christie...

Le Baroque Nomade en Ethiopie, à la rencontre des Azmari (2009,2010)
En 2009, les artistes du Baroque Nomade (dont la soprano vedette Cyrille Gerstenhaber) et les Ethiopiens contemporains (l'improvisatrice Salamnech ou le danseur Melaku Belay...) réactivent l'éclat d'une rencontre inoubliable.

Francesco Cavalli: Ercole amante (Bolton, 2009)
L'Opéra Amstellodamois produit l'un des ouvrages fondateurs de l'opéra en France en 1662. C'est une immersion particulièrement réussie dans l'univers de la fable héroïque mêlant enchantement et facéties, mais aussi ballets (signés Lulli) en une totalité théâtrale, maîtrisée par un génie italien, Francesco Cavalli. En mannequin Action Joe à l'échelle humaine, Luca Pisaroni affirme son sens dramatique avec un panache et une finesse sans faille... Magistrale production

Cecilia Bartoli: sacrificium, the art of the castrati (Antonini, 2009)
A Caserte (Naples), "La Bartoli" fait son tour de chant: programme enchanteur où l'ambivalence et la beauté rayonnante du timbre produisent un miracle... Cafarellienne, Farinellienne... jusqu'au bout des ongles, en une agilité vocale habitée et palpitante, Cecilia Bartoli éblouit par sa prestance naturelle, son jeu scénique, ses tours et enchantements ...

Piotr Anderszewski: Voyageur intranquille (Monsaingeon, 2008)
A quoi pense Anderszewski en son fort intérieur? Pourquoi jouer? Pourquoi spécifiquement Chopin ou le "divin" Mozart? Ce road train-movie a des allures de voyage révélateur. Ce pourrait être une chronique écrite dans un train, le journal d'un musicien interrogatif destiné à ses fans, surtout à lui-même. L'image reste pudique heureusement et l'apport est pertinent sur le plan musical.

Haendel: Tamerlano (McCreesh, 2008)
Superbe spectacle madrilène d'avril 2008. Domingo superstar maîtrise l'éloquence haendélienne avec force, profondeur, intensité, dont l'éclat est rehaussé par le feu dramatique et tragique de Paul McCreesh. La réalisation est mémorable, hissée au firmament par un dieu chanteur, d'une étonnante audace défricheuse, à l'intelligence baroque, indiscutable.

Gay, Britten: The Beggar's Opera (Davies, 1963)
Mordant sous ses airs "baroques" (non encore baroqueux), grinçant et acide, satirique et dénonciateur, fin analyste des vices humains: l'opéra des Gueux de Gay avait tout pour plaire au compositeur britannique moderne. Voir et revoir cette production pourtant "vieille" de 46 ans (!) captive toujours...

Haendel: Semele (Bartoli, Christie, 2007)
Voici une production heureusement filmée qui affiche ses arguments bienfaisants en pleine année Haendel. Sans la diva romaine, la production eut été guindée, trompant le public par un surcroît de sophistication: baguette raide de Christie, conception froide d'un Carsen. La diva Bartoli en est la vraie vdedette!

Andreas Scholl, contre-ténor (2002)
En dépit des bonus, l'absence d'angle thématique, peut-être de préparation (le réalisateur a t-il senti son sujet? L'interviewé a-t-il réellement joué le jeu?), le document est d'autant plus court, moins de 50mn qu'il ne nous apprend que peu de choses sur l'immense interprète baroqueux, chantre subjugant des airs méditatifs et éthérés.

Jean-Philippe Rameau: Castor et Pollux (Rousset, 2008)
Le spectacle de Pierre Audi recrée un espace atemporel, d'une très belle épure formelle qui met dans la lumière, la force morale des héros. Chanteurs investis, fosse souple et héroïque. Voici un Rameau de bien belle facture

Purcell: Dido & Aeneas (Waltz, 2005)
La réalisation visuelle, qui associe étroitement la beauté des corps dans l'eau, doublée ainsi avec l'expressivité fantastique de la musique si moderne de Purcell à son époque, accomplit ici un enchantement scénique comme rarement. Scène foisonnante, voire expérimentale, l'opéra baroque revisité par Sasha Waltz déroule de nouveaux attraits expressifs

Stefano Landi: Il Sant'Alessio, 1632 (Christie, 2007)
L'équipe Lazar, Christie rééclaire l'opéra sacré de Landi avec justesse. La production captive par sa cohérence, théâtre fervent et passionnant, embrasée comme une épure spirituelle, grâce à l'intensité du chant de Max Emmanuel Cencic et, à un degré moindre, de Philippe Jaroussky...

Fazil Say, alla turca (Courkamp, 2005)
C'est un espiègle engagé, à l'âme brûlante, au jeu déterminé et chantant. Fazil Say, pianiste et compositeur, conserve enfouie et tenace, cette vocation à la réflexion et à la compréhension intime et profonde des choses. Autant de couleurs personnelles qui éclairent son jeu et sa façon de vivre la musique. Portrait captivant

Martha Argerich: evening Talks (1999-2001)
Devant la caméra, Martha Argerich se livre à mots couverts, sans affirmation, dans le mode du murmure, de l'improvisation... une valeur qu'elle aime par-dessus tout. Ne rien dire pour tout dire... ce "tout" passe par son jeu enchanteur. Tout l'art de l'immense pianiste, énigmatique autant que touchante, nous est ici révélé, à demi-mots. Portrait féérique.

Itzhak Perlman: "Virtuoso Violonist"
Redécouvrir la figure charismatique de l'artiste qui joue son fameux Stradivarius de 1714, que Yehudi Menuhin lui a vendu en 1986, s'avère hautement jubilatoire. Le parcours du jeune élève de la Juilliard School illustre le défi d'un jeune homme de caractère dont le handicap personnel se convertit en formidable force de dépassement et de sublimation.

Jacqueline Du Pré (Nupen, 2007)
Le réalisateur britannique Christopher Nupen élabore un poignant hommage et brosse le portrait d'une jeune femme, morte à 42 ans, d'une exquise sensibilité. Le dvd édité en 2007 a été élu "meilleur documentaire de l'année" lors de la 4ème édition des Midem Classical Awards (janvier 2008).

Les Arts Florissants: Actéon, Dido & Aeneas (2001)
Voilà un programme qui offre une juste démontrastion du geste vocal défendu par les Arts Florissants aujourd'hui: une alliance équilibrée de nervosité et de précision expressive.

Coffret Glyndebourne Diamonds (1972-1979)
Sur les cinq opéras ici enregistrés deux s'avèrent réellement passionnants (Falstaff et The Rake's progress), deux autres restent honnêtes (Macbeth et Fidelio) et le cinquième relève de la curiosité baroque non baroqueuse mais "sauvée" par la tenue vocale.

Jiri Kylian: Bella Figura, Birth-Day, Sleepless
Voici le meilleur du Kylian récent: Bella Figura, Birth-Day, Sleepless. Posséder ce coffret relève d'un acte de foi dans l'art chorégraphique: le tryptique ainsi composé est un hymne hypnotique à la beauté et au mystère. Sublime.

Orchestra! (Sir Georg Solti/Dudley Moore, 1991)
Félin, astucieux, mordant mais généreux et fin pédagogue, les programmes de la série télé "Orchestra!" destiné à guider le grand public dans le monde sonore de l'orchestre, dévoilent plusieurs facettes d'un Solti méconnu: captivant et attachant, drôle et doué d'auto-dérision...

Francesco Cavalli: Didone (Biondi, 2006)
On se souvient d'une production éclairante de ce chef-d'oeuvre de Cavalli, créé en 1641 sur les planches de l'Opéra Comique à Paris, sous la direction de Christophe Rousset. Biondi ne démérite pas, bien au contraire. Le Vivaldien impétueux s'entend à exprimer les langueurs affectives vénitienne du premier baroque...

Jean-Philippe Rameau: Zoroastre (Rousset, 2006)
Voici une version "noire" de Zoroastre, dans la mise en scène à la fois dépouillée et esthétique de Pierre Audi. La violence y sévit (l'acte IV décidément mémorable fait parler les Enfers!), le chaos est visible: saluons Opus Arte de nous offrir ce superbe spectacle qui ne perd rien de sa tension ni de son éloquence au dvd. Magnifique!

Georg Friedrich Haendel: Giulio Cesare (Mackerras, 1984)
En 1984, la production se donne les moyens d'un casting proche de l'excellence. Janet Baker incarne un "Julius Caesar", filmé en studio, chanté en anglais, sombre, intérieur, passionnel. Esthétisme visuel et décors luxueux, chant dramatique: jubilatoire!

Georg Friedrich Haendel: Teseo (Katschner, 2004)
Teseo, nouveau seria de Haendel, suit le triomphe originel et fondateur, du compositeur à Londres, Rinaldo (1711). Composé jusqu'en décembre 1712, l'opéra est représenté, avec succès, au Haymarket de Londres, dix fois, en janvier et décembre 1713.

Jean-Sébastien Bach: Suites pour violoncelle (Rostropovitch, 1991)
Le défi d'un immense interprète est ici dévoilé: interpréter Bach, en particulier ses Suites pour violoncelle seul, relève d'un engagement rare, entier, aussi physique et technicien que mental voire spirituel. En 1991, dans l'ample nef de la Basilique de Vézelay, Rostro s'attèle à son oeuvre, avec un ascétisme rigoureux, une intensité décantée que viennent adoucir, cependant, -fait propre au montage-, une courte séance d'explication, introduisant chacune des six Suites.

Martin Fraudreau: "Les enfants de Molière & de Lully" (2005)
La turquerie ridicule souhaitée par Louis XIV, et représentée devant la Cour de France, le 14 octobre 1670 à Chambord marque l'apogée d'un genre qui prélude et prépare directement à l'opéra français à venir, la tragédie lyrique. C'est aussi l'aboutissement de la collaboration entre Lully et Molière, dont la maîtrise respective, ici magistralement associée, réalise une première fusion de la comédie théâtrale et du divertissement dansé et chanté.

Sting: John Dowland: "The Journey and the labyrinth"(2006)
La qualité de la réalisation, l'esthétisme des clips alternant avec les témoignages, l'intérêt des extraits du concert live filmé à St Luke (Londres) sont de premier intérêt. Sting aborde aujourd'hui Dowland. Une figure de la pop anglaise passionnée par le baroque, quel meilleur symbole pour l'actualité et l'universalisme de la musique ancienne?

Georg Friedrich Haendel: Xerxes (Mackerras, 1988)
En 1985, pour le tricentenaire de la naissance de Haendel, le metteur en scène Nicholas Hytner traduit en anglais le livret de Serse, qui devient "Xerxes", pour une dramaturgie classicisante, sans fausse note

Georg Friedrich Haendel: Alcina (Hacker, 2000)
Comme Ariodante, Alcina plonge dans l'irréalité et le fantastique à une époque où Haendel cherche une nouvelle syntaxe dramatique. Comme Ariodante, la magicienne Alcina voit tout un monde décliner, une réalité se dérober. Et son impuissance est d'autant plus explicite que ses pouvoirs en théorie omnipotents, ne peuvent rien changer

Georg Friedrich Haendel: Ariodante (Bolton, 1996)
Entre Almira (1705) et Deidamia (1741), Haendel laisse un catalogue de près de plus de quarante opéras. L'évolution du style prend acte de la réception des oeuvres par le public londonien, volage, inconstant, difficile. Le compositeur sait se renouveler, transformer un genre académique en fresque passionnelle, dressant le portrait de caractères contrastés,

Georg Friedrich Haendel: Rinaldo (Bicket, 2001)
A l'Opéra de Munich, Harry Bicket dirige le premier grand triomphe londonien du jeune Haendel, Rinaldo, en 1711. Mise en scène brouillonne et diluée mais quatuor vocal percutant.

Georg Friedrich Haendel: Tamerlano (Pinnock, 2001)
Pour son jubilé, en 2001, le festival Haendel de Halle s'offre sous la baguette de Trevor Pinnock, l'un des ouvrages les plus accomplis et les plus noirs de Haendel. Solistes de grande classe, baguette vive et articulée: le témoignage est convaincant.

George Friedrich Haendel: Admeto (Arman,2006)
Dans un décor sans tendresse ni chaleur, où l'action analyse avec une distance clinique, la souffrance sentimentale, les chanteurs progressent avec unité et cohérence. Ce live du Festival Haendel de Halle 2006 aborde sans dérapage l'un des plus grands triomphes du compositeur sur la scène londonienne.

Claudio Monteverdi: L'incoronazione di Poppea (Harnoncourt, 1979)
Portraitistes affûtés d'une humanité corrompue, Harnoncourt et Ponnelle soulignent la barbarie en action dans cette "Poppée" sans rêve. Le tragique côtoie l'horreur mais atteint souvent le sublime grâce à un collectif vocal et instrumentiste, superlatif. Trente après sa réalisation, cette production n' a rien perdu de sa violence ni de son acuité.

Claudio Monteverdi: Ulisse (Harnoncourt, 1979)
Deuxième volet de la trilogie légendaire consacrée aux opéras de Monteverdi : plus engagée, passionnelle encore qu'Orfeo, la lecture d'Ulisse confirme l'approche visionnaire du duo Harnoncourt/Ponnelle. Incontournable.

Claudio Monteverdi: Orfeo (Harnoncourt, 1978)
En 1978, Harnoncourt joue devant les caméras son Orfeo légendaire, créé à Zürich en 1975. Trente ans après, la production se révèle indiscutable par sa tension, son intensité, son expressionnisme.

Renée Fleming: "Sacred songs" (Mayence, 2005)
Dans l'ample vaisseau de la Cathédrale de Mayence, Renée Fleming retrouve le goût du chant sacré qu'elle avait connu adolescente aux Etats-Unis.

Claudio Monteverdi: Le Couronnement de Poppée (Minkowski, 2000)
Dans cette production aixoise, tout oeuvre à l'accomplissement d'un couple de jeunes princes pervers, Nerone et Poppea, victimes d'un amour irrépressible, dévorant, destructeur. Folie terrifiante que celle des hommes livrés à leur passion incontrôlée. La mise en scène de Grüber insisite sur cette horreur à l'oeuvre.

Jiri Kylian: "black & white" ballets (1988-1991)
Même traversé par l'effroi de la mort, ou la tragédie de corps convulsifs et impuissants, l'expressionnisme de Jiri Kylian se fait grâce et poésie. Son fantastique est sublime et son ballet "Petite mort" (1991), un chef-d'oeuvre absolu.

Wolfgang Amadeus Mozart: Requiem (Harnoncourt, 1981)
En 1981, Harnoncourt défriche, teste, expérimente, comme dans ce document historique où pour aborder le Requiem de Mozart, il choisit la version de Franz Beyer, plus resserrée et moins opulente. Un film pour amateurs des couleurs baroqueuses en leurs heures les plus dépoussiérantes.

Bruno Monsaingeon: "Glenn Gould, au-delà du temps" (2006)
Bruno Monsaigeon, proche de l'artiste canadien, dresse un portrait poétique de Glenn Gould, un être traversé par la perfection musicale. Le film part en quête d'un artiste exceptionnel, lui-même en quête d'un absolu. Mi-fiction, mi- documentaire, "Glenn Gould, au-delà du temps" est une lecture personnelle sur un pianiste devenu légendaire.

Antonio Salieri: Tarare
Le livret exotique de Tarare, d'après Beaumarchais, réussit à Salieri. Même s’il vient après, l'opéra de Salieri n’a ni le souffle ni l’audace de l’Enlèvement au sérail mozartien dont il partage plus d'un élément. Pourtant après Paris où la création a lieu en 1787, Vienne ne l’entendra pas ainsi et couronnera sur la scène Salieri compositeur officiel de la Cour, en présence de l’Empereur.

La petite musique de Marie-Antoinette : Grétry et Gossec
Marie-Antoinette, adolescente rêveuse et insouciante, devenue Reine de France malgré elle, fut une protectrice des arts remarquable, qu'historiens et musicologues continuent de minimiser. L'histoire de l'art parle encore de style Louis XVI quant il faudrait plus à propos décrire le style Marie-Antoinette. Un style serti d'élégance, de pastoralisme, d'évocation fantasmatique d'un monde enchanté de bergers et d'oiseaux complices...

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