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Entrée thématique: musique du XXeS


Chroniques trouvées: 176

Dukas: Ariane et Barbe-Bleue (Denève, Liceu, 2011). 1 dvd Opus Arte
Barcelone, juin 2011 : le Liceu accueille la production créée en 2005 à Zurich, essentiellement fermée, en un espace sans guère de porte de secours, où chaque encadrement menace...

Berg: Wozzeck (Currentzis, 2010)
Création réussie de Wozzeck de Berg à Moscou (novembre 2010) sous la baguette de Currentzis. Pas de temps morts, ni de dilution dans cette arène inhumaine: tout ici s'accomplit, se délite, se précipite et s'effondre de l'intérieur pour s'anéantir dans le silence...

Puccini:Il Trittico, 1918. Il Tabarro, Suor Angelica, Gianni Schicchi (Pappano, 2011)
Pappano dirige le triptyque puccinien d'Il Tritico à Londres. Plateau enthousiasmant mais baguette parfois lourde... Puccini: Il Tritticco, 1918. Il Tabarro, Suor Angelica, Gianni Schicchi. Royal Opera chorus and orchestra. Antonio Pappano, direction. Enregistré à Londres en septembre 2011. 3 dvd Opus Arte OA 1070 D.

Puccini: Il Trittico (1918): Il Tabarro, Suor Angelica, Gianni Schicchi. 3 dvd Opus Arte (Pappano, septembre 2011)
Il Trittico de Puccini à Londres. A la tête des équipes du Royal Opera House de Londres, Antonio Pappano emporte côute que coûte la cohérence de ce théâtre en 3 facettes. Globalement le niveau vocal est excellent mais la direction pêche par son manque de finesse et de clarté. Nonobstant cette infime réserve, la tenue générale de ce coffret de 3 dvd est indiscutable.

Puccini: La Fanciulla del West (Voigt, Luisotti, 2011)
Metropolitan Opera, New York. Production du centenaire de La Fanciulla del West... Si le chef et l'orchestre confondent lyrisme et épanchement sirupeux (Luisotti a souvent la main lourde: problème de volume, d'expression, de style... hollywoodiens?), la diva Deborah Voigt dans le rôle titre sauve les meubles, ceux d'une production ambitieuse qui a clairement les moyens matériels (décors et lumière) de l'évènement...

Jules Massenet: Don Quichotte. José Van Dam ( Minkowski, mai 2010)
En dépit des insuffisances de l'orchestre, la tenue souveraine de l'immense José Van Dam, le concours du trio qu'il forme avec ses partenaires les plus proches (Sancho, Dulcinée), accréditent largement le présent enregistrement en dvd.

R. Strauss: Die Frau Ohne Schatten (Thielemann, Salzbourg, 2011)
Salzbourg, juillet 2011: le plus ancien festival de musique classique au monde reprend un ouvrage historique, viscéralement ancré dans sa longue tradition lyrique: La Femme sans ombre (Die Frau Ohne Schatten) est bien l'opéra le plus ambitieux de Richard Strauss co fondateur en 1922 avec son librettiste Hugo von Hoffmannsthal et Max Reinhardt du festival autrichien.

Strauss: Capriccio (Fleming,Davis, 2011)
Tous les chanteurs sont impliqués, et dans la globalité, plutôt justes; se détachent La Roche de Peter Rose, l'étonnant Barry Banks en ténorissimo italiano. Il n'est pas d'oeuvre plus incisive et troublante sur l'opéra; quand Strauss questionne le genre lyrique, il sait s'enflammer et prendre parti pour un art véritable: c'est ce que montre cette production new yorkaise où domine toujours le diamant éblouissant de la divina Fleming dans le rôle de sa carrière...

Strauss: Die Liebe der Danae (Litton, 2011)
Première au dvd. Sur les planches de l'Opéra berlinois (Deutsche Oper), la production récente brosse avec franchise la situation de départ, en particulier le désarroi du roi Pollux, le père de Danaé, criblé de dettes, poursuivi par créanciers et huissiers... lesquels d'ailleurs n'hésitent pas à tout saisir: tableaux (des amours de Jupiter par Ingres, Corrège...)...

Tribute to Jerome Robbins (Opéra national de Paris, 2008)
Le programme présenté à Paris en septembre 2008 permet de revoir la subtilité stylistique des étoiles parisiennes: Marie-Agnès Gillot (En Sol, Triade); Laetitia Pujol (Triade); surtout Claire-Marie Osta et Agnès Letestu comme Benjamin Pech et Nicolas Le Riche dans In the night (1970): variations nocturnes où Robbins relit l'attraction-aimantation du pas de deux

Les Chaussons rouges (Powell, Pressburger, 1948)
La réalisation, l'imaginaire qui déborde et porte le rêve chorégraphique de Vicky, le ballet-lui-même qui est le point d'orgue dramatique de l'action enrichissent ce chef d'oeuvre visuel qui malgré son sujet tragique, grâce à la beauté et l'intelligence de sa forme, reste un hymne atemporel donc légendaire à la danse. Magistral.

Berg: Lulu (Petibon, Boder, 2010)
Liceu, novembre 2010. La Lulu d'Olivier Py recycle le costume de femme nue que portait déjà Patricia Petibon dans les Contes d'Hoffmann: c'est qu'ici, l'opéra offre un portrait absolu, radical de la féminité; un regard cynique et barbare qui se poursuit ainsi d'une production à l'autre sur le corps de la même cantatrice...

Balanchine: Jewels (Gergiev, Kirov, 2006)
Joyaux (Jewels), triptyque chorégraphique conçu par le maître du ballet néoclassique, Balanchine est créé en 1967 à New York et devient l'emblème de la compagnie fondée par le chorégraphe russe expatrié, le New York City Ballet. C'est un hymne autobiographique aux 3 écoles de danses...

Puccini: Turandot (Nelsons, 2010)
Turandot scéniquement pompeuse mais vocalement intéressante: Marina Poplavskaya est une éloquente Liu, tendue et sophistiquée; Maria Guleghina a la puissance et l'aigu flûté, atteignant souvent des sonorités de poupée animale

Pelléas et Mélisande: le chant des aveugles (Béziat, 2008)
Comment filmer un opéra? A cette question toujours délicate, Philippe Béziat apporte sa réponse.

Le Baroque Nomade en Ethiopie, à la rencontre des Azmari (2009,2010)
En 2009, les artistes du Baroque Nomade (dont la soprano vedette Cyrille Gerstenhaber) et les Ethiopiens contemporains (l'improvisatrice Salamnech ou le danseur Melaku Belay...) réactivent l'éclat d'une rencontre inoubliable.

Silvesterkonzert 2010: Garanca, Dudamel
Quand Berlin fête la Saint-Sylvestre 2010... La beauté de la voix de Garanca et la tenue de l'orchestre sous la baguette du sémillant Dudamel, séduisent incontestablement, même si dans un autre récital lyrique, le jeune maestro complice de Juan Diego Florez parvient à une finesse de ton autrement supérieure...

Strauss: Salome (Mattila, Summers, 2008)
Même si elle est dans la seconde partie de sa déjà riche carrière lyrique, Karita Mattila certes en 2008, n'a ni la voix ni le physique de la jeune Salomé, créature pubère fatale Lolita dont l'érotisme doit transpirer à chaque tirade et susciter l'appétit de son beau père, le tétrarque Hérode. Mattila assure néanmoins sa prise de rôle grâce à sa vocalità charnelle et crépusculaire,...

Puccini: Madama Butterfly (Racette, Summers, 2009)
Patricia Racette éblouit et captive par son charisme d'une finesse déchirante... L'orchestre du Met et les choeurs très présents sous la direction de Patrick Summers ajoutent à la pleine réussite de cette production éblouissante, grâce au charisme tragique mais toujours humain de la diva, grâce à l'intelligence de la réalisation scénique réalisée par le britannique Minghella...

Puccini: Tosca (Verrett, Pavarotti, Conlon, 1978)
Partenaire du duo mythique Verrett/Pavarotti, James Conlon, jeune maestro à ses débuts, exalte le propos, accuse les accents d'une partition faite pour rugir et palpiter. Le feu est sur la scène et vient aussi de l'orchestre.

Zemlinsky: Der Zwerg. Ullman: Der Zerbrochene krug (Conlon, 2008)
La production de l'Opéra de Los Angeles, enregistrée en mars 2008, reste mémorable, d'une grâce velazquienne et d'une vérité souvent bouleversante grâce à la tenue vocal du nain, incarné par le baryton Rodrick Dixon: il a la justesse émotionnelle, ce maintien ridicule des chevaliers monstrueux...

Puccini: Tosca (Mattila, Alvarez, 2009)
C'est peu dire que la soprano finnoise Karita Mattila est Floria Tosca: ardente et féline, (d'une sauvagerie carnassière même dans la scène du meurtre du Baron calculateur, assénant à sa victime un second coup de couteau!), tendre et candide aussi, c'est une diva accomplie, douée d'une couleur vocale prenante, d'une sensibilité active, d'un vrai talent de tragédienne...

R. Strauss: Elektra (Watson, Thielemann, 2010)
La mise en scène de Herbert Wernicke (créée à Munich en 1997 et reprise ici en février 2010 au festival de Baden Baden) a gardé sa violence cynique, son ivresse sensuelle. C'est beau, fort, irrésistible...

R. Strauss: Ariadne auf Naxos (Levine, 2003)
Quoiqu'il en soit, la production, très classique voire illustrative dans ses décors sans surprise, tient le cap. Même le Bacchus de Richard Margison ne faiblit pas. C'est un Strauss sans fièvre mais d'une honnête implication...

Janacek: Katia Kabanova (Mattila, Belohlavek, 2008)
Madrid, Teatro Real, décembre 2008. Robet Carsen met en scène Karita Mattila dans l'un des rôles de sa carrière: l'identification de la soprano au personnage d'une héroïne, rurale déchirante par sa force morale, de plus en plus en décalage avec son milieu dont sa liberté dénonce l'archaïsme destructeur...

Puccini: La Fanciulla del West (Rizzi, 2009)
Touchante Minnie à Amsterdam... Sens de la phrase chez la soprano d'une féminité subtile et conquérante, et à ses côtés, bel canto aux aigus polis du ténor font toute la réussite de cette production qui mêle onirisme et réalité, rêve américain et pluie de dollars, coeur de femme et monde d'hommes... La mise en scène est limpide, riche en idées jamais envahissantes

Berg: Lulu (Pappano, 2009)
Lulu de choc à Londres en 2009... voilà une production irréprochable, au rythme haletant, aux acteurs chanteurs convaincants; s'il n'était la direction chambriste mais parfois absente de Pappano, nous aurions gagné un absolu en dvd. Superbement étouffant et obsessionnel.

Julia Fischer: violon & piano. Grieg, Saint-Saëns (2008)
Malgré la direction atone et carrée, raide et sans imagination de Matthias Pintscher, un comble pour les deux partitions si ciselées-, la soliste a contrario de ce geste sans séduction, redouble de sensibilité, d'activité, d'intériorité... son jeu au piano et au violon demeure continûment palpitant et sensible. Quelle musicienne !

Mirella Freni: A life devoted to Opera (Stocker, 2010)
Née en 1935 à Modène, Mirella Freni fut la soprano préférée de Karajan qui a tout de suite été conquis par son sens dramatique. Pour ses 75 ans, Mirella Freni, chanteuse célébrée, femme accomplie, méritait bien ce documentaire légitimement élogieux.

La danse. Le ballet de l'Opéra de Paris (Frederick Wiseman)
Les séquences de travail répétition puis performances (générales?) vues depuis les coulisses sont ponctuées par des vues de l'Opéra Bastille la nuit, et des rues de Paris, observées depuis les terrasses sommitales de l'Opéra... C'est une ville d'artistes dans la ville, où étoiles et chorégraphes révisent leur métier, des heures durant... pour quelques secondes d'ivresse et de pure féerie au moment du spectacle...

Puccini: La Fanciulla del West (Veronesi, 2005)
Le chef reste fin et engagé; la mise en scène est claire et sans fautes de goût. Et sur la scène rayonne la complicité d'un couple à la ville à la scène, Daniela Dessi et Fabio Armiliato. Convaincant

Carlos Kleiber: coffrets des 80 ans (Deutsche Grammophon)
Pour les 80 ans du chef mythique Carlos Kleiber, né le 3 juillet 1930, décédé en 2004, Deutsche Grammophon édite deux coffrets anniversaires spécial 80 ans (12 cd + 10 dvd). C'est l'intégrale des enregistrements audio et vidéo du chef d'orchestre légendaire qui fut le contemporain de Karajan, dépassant souvent ce dernier par l'intensité et la justesse de sa pensée musicale, comme chef lyrique et symphonique. La valeur des deux coffrets est immense.

Donizetti: L'Elixir d'amore (Villazon, Callegari, 2005)
Pour Villazon et rien que pour lui. Son Nemorino souffre, palpite, porté par une intensité dramatique saisissante : Voici un acteur chanteur qui vit avec passion son personnage, en évitant par sa jeunesse et sa vitalité, un jeu qui sera parfois emphatique par la suite

Gustavo Dudamel, Los Angeles Philharmonic: The Inaugural Concert (2009)
Adams, Mahler: deux compositeurs qu'abordent comme un adoubement officiel, le jeune maestro Dudamel et le Los Angeles Philharmonic... Généreux, concentré, Dudamel nous offre une lecture dont la prise live, restitue la sincérité, la grâce, l'humanité profonde et vivante. Quel chef et quel orchestre!

Jules Massenet : Thaïs (Lopez-Cobos, 2008)
Au Met, Thaïs médite sa condition de courtisane et renonce superbement... Soirée mémorable, certes estampillée "Met": avec mise en scène et jeu d'acteurs sans surprises et costumes de scène du dernier glamour (signé Christian Lacroix) qui rendent La Fleming plus rayonnante et sexy que jamais.

Stravinsky: L'oiseau de feu, le Sacre du printemps (Gergiev, 2008)
Gergiev et ses troupes s'en donnent à coeur joie: la transe slave rejaillit sur les interprètes du Mariinsky. Tout le plateau et la fosse, électrisés par un chef félin et nerveux, nous offre dans cette captation de juin 2008, l'une des lectures les plus animales du Sacre.

Valery Gergiev: "you cannot start without me" (2008)
Gergiev à Saint-Pétersbourg, à Londres, à Moscou, à New York... L'intérêt du portrait offre le profil du manager, celui qui équilibre activité de danse et d'opéra, au Mariinsky; mais il s'agit aussi d'un formidable portrait de musicien au travail....

Concert du Nouvel An à Vienne (Georges Prêtre, 2010)
Rare les Concerts du Nouvel An aussi sensibles, intelligents où le geste et la complicité se réalisent au service d'un programme totalement neuf voire audacieux. Au regard de son succès auprès du public viennois et des millions de téléspectateurs dans le monde, au rendez vous de ce direct si apprécié, la performance n'a pas usurpé sa réputation ni son statut...

Claude Debussy: Pelléas et Mélisande (Dessay, De Billy, 2009)
Vienne, janvier 2009: sur la scène du Neue Opernhaus, le chef Bertrand de Billy articule le dramatisme ciselé de Pelléas. et sur les planches, seule la confondante et éblouissante Natalie Dessay incarne une Mélisande scintillante, fine, imprévisible dans sa vivacité émotionnelle juste...

Coffret dvd des 111 ans de Deutsche Grammophon
Pour ses 111 ans, Deutsche Grammophon édite un coffret anniversaire de 13 dvd, regroupant plusieurs documents audio et vidéo des grands chefs qui ont fait le prestige et la réussite de la marque en or: Böhm, Furtwängler, Carlos Kleiber, Karajan, Claudio Abbadon. Pas de musique baroque... mais le coeur de son répertoire: opéra et musique romantique, de Bizet et Strauss, à Verdi, Tchaïkovski et Wagner, sans omettre Mozart et Beethoven... 13 dvd anthologiques. La sélection s'impose d'elle-même.

Franz Lehar: La veuve Joyeuse (Korsten, 2006)
A l'Opéra de Lyon, en décembre 2006, la magie vient essentiellement des chanteurs. Dans ce jeu trouble, où "séduire sans épouser" s'impose malgré le miracle de l'amour qui pointe sans qu'on l'attende, le duo du couple Missia Palmieri/ le Prince Danilo grâce à Véronique Gens et Ivan Ludlow (baryton), s'impose: chanteurs tout en finesse et aussi acteurs indiscutables

Caballé: Beyond Music (2003)
Portrait intimiste en famille, témoignages d'interprètes et de partenaires, évocation de ses grands rôles... voici sans réserve, un superbe portrait de la diva catalane Montserrat Cabbalé. Indispensable

Giacomo Puccini: Edgar, 1889 (David, 2008)
Tout le Puccini à venir est contenu dans les 4 actes d'Edgar, ici restitués grâce à un travail de récolement de la version complète originale détenue par la petite fille du compositeur qui détenait l'orchestration originelle du dernier acte (pas moins de 40 minutes, d'une ardente dramaturgie, aussi capitale que le déroulement du III, lequel est aussi une réussite totale, avec ses fausses funérailles!).

Richard Strauss: Der Rosenkavalier (Thielemann, 2009)
Scène féerique et illusoire conçue depuis 1995 par Wernicke, hélas mort depuis, ce Rosenkavalier repris en 2009 à Baden Baden captive grâce à la tenue vocale de Fleming, Kaufmann, Damrau sous la direction voluptueuse et symphonique de Thielemann. Un must!

Schoenberg/Mahler: Pelléas, Symphonie n°4 (Abbado, 2006)
Chez Abbado, Mahler gagne un surcroît d'âme, de profondeur, de richesse trouble et ambivalente. Rien n'est dit clairement, que l'infinie musicalité d'une vision à la fois tendre et désenchantée, souriante et funèbre (adagio). Son Pelléas version Schoenberg profite d'un geste ciselé et pédagogique... magistrale approche.

Massenet: Thaïs (Noseda, 2008)
Production luxueuse, parfois plus chorégraphique que lyrique, cette Thaïs turinoise gagne en souffle (grâce à la fosse attentive et précise de Noseda) ce qu'elle perd en finesse émotionnelle et psychologique: les chanteurs hélas ne maîtrisent que rarement l'articulation de la langue de Massenet. Malgré ses réserves, le spectacle visuel est total

Nikolaï Lugansky, piano: Janacek, Prokofiev, Liszt (Verbier, 2008)
Jeu percussif mais si admirablement mesuré, profondeur et sincérité, économie et sobriété, Tension, intériorité: d'emblée la musique n'est pas une affaire légère. Ce récital enregistré au festival de Verbier 2008 nous l'indique: le pianiste russe Nikolaï Lugansky est un poète à part, qui "flotte" dans les oeuvres pour mieux nous en révéler la secrète et parfois impénétrable activité...

Riccardo Zandonai: Francesca da Rimini (2004, Barbacini)
Témoignage convaincant en provenance du festival lyrique de Macerata. Mais cette production de l'été 2004 rend pleinement justice à une oeuvre méconnue, créée à Turin en 1914, de surcroît très bien écrite, fidèle dans son écriture à la passion destructrice et radicale des deux amants maudits: Zandonai connaît son Wagner et son Verdi...

Sibelius: 5è symphonie (Salonen, 2007)
Salonen est un grand sibélien. Le concert de Verbier 2008 nous le montre: la baguette à la fois tendue et juvénile du chef finnois, en parfaite fusion avec l'orchestre de Verbier 2007, majoritairement composé de jeunes instrumentistes., fait merveille, à la fois concentrée et précise, fluide et expressive: à l'écoute du monde intérieur et jaillissant du compositeur si proche de l'élément naturel...

Jan Schmidt-Garre: Furtwängler's Love
Le réalisateur a construit subtilement son scénario: insérant dans l'évocation de leur rencontre puis de leur mariage en 1943, plusieurs extraits sonores de ses nombreuses déclarations sur l'art du chef, sur la musique, et ambition première à ses yeux, sur son activité de compositeur. Furtwängler incarne certainement, avant la spécialisation contemporaine que nous connaissons, le dernier des "chefs- compositeurs".

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