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VOS CRITERES DE RECHERCHE SONT: TOUS LES DVD

Chroniques trouvées: 344

Stravinsky: L'oiseau de feu, le Sacre du printemps (Gergiev, 2008)
Gergiev et ses troupes s'en donnent à coeur joie: la transe slave rejaillit sur les interprètes du Mariinsky. Tout le plateau et la fosse, électrisés par un chef félin et nerveux, nous offre dans cette captation de juin 2008, l'une des lectures les plus animales du Sacre.

Gaetano Donizetti: Lucia di Lammermoor (Armiliato, 2009)
Sur la scène du Metropolitan de New York en février 2009, la soprano Anna Netrebko s'impose plus intense, féminine, rayonnante et juste que jamais... au sommet de ses possibilités vocales, la diva la plus glamour de l'heure incarne une héroïne blessée et sacrifiée, convaincante. Un rôle décisif pour sa déjà brillante carrière...

Haydn: Les Sept paroles du Christ en Croix (savall, 2006)
Haydn à ... Cadiz. La rencontre de l’élégance viennoise et de l’austérité piétiste ibérique produisent avec justesse un mariage détonant qui fait tout le sel de ce témoignage vidéo. Un must dans la vidéographie de Jordi Savall et une version de référence, comme son équivalent au disque (mieux enregistré cependant), pour la partition.

Valery Gergiev: "you cannot start without me" (2008)
Gergiev à Saint-Pétersbourg, à Londres, à Moscou, à New York... L'intérêt du portrait offre le profil du manager, celui qui équilibre activité de danse et d'opéra, au Mariinsky; mais il s'agit aussi d'un formidable portrait de musicien au travail....

Concert du Nouvel An à Vienne (Georges Prêtre, 2010)
Rare les Concerts du Nouvel An aussi sensibles, intelligents où le geste et la complicité se réalisent au service d'un programme totalement neuf voire audacieux. Au regard de son succès auprès du public viennois et des millions de téléspectateurs dans le monde, au rendez vous de ce direct si apprécié, la performance n'a pas usurpé sa réputation ni son statut...

Tchaïkovski: The Sleeping Beauty (Vassilev, 1994)
Même si la production remonte à novembre 1994, soit il y a 15 ans, l'équipe réunie sur les planches du Royal Opera House Covent Garden mérite les louanges. Viviana Durante fait une princesse endormie à l'élégance racée; Zoltan Solymosi offre son port non moins gracieux à la figure du libérateur d'Aurore

Adam: Giselle (Zakharova, Bolle. Scala, 2006)
Svetlana Zakharova donne chair et sang à la ressuscitée Giselle, devenue Willi: mais elle sait aussi s'imposer par sa dignité et sa compassion. Dans le sillon de Fanny Hessler qui créa le rôle à La Scala, la danseuse Ukrainienne s'impose dans un rôle taillé pour sa rayonnante sensibilité. Production scaligène mémorable...

Claude Debussy: Pelléas et Mélisande (Dessay, De Billy, 2009)
Vienne, janvier 2009: sur la scène du Neue Opernhaus, le chef Bertrand de Billy articule le dramatisme ciselé de Pelléas. et sur les planches, seule la confondante et éblouissante Natalie Dessay incarne une Mélisande scintillante, fine, imprévisible dans sa vivacité émotionnelle juste...

Mozart: les amours de Bastien et Bastienne (Buchvald, 2007)
Production vocalement et scéniquement mémorable... Les interprètes acteurs, danseurs (assemblée de satyres malicieux), chanteurs soulignent par leur jeunesse et leur intensité la justesse de cet opéra des débuts de Mozart.

Mozart: Le Nozze di Figaro (Böhm, 1966)
A Salzbourg, pour le festival 1966, Karl Böhm fait des prodiges... Incroyable impression de troupe dans un festival aussi prestigieux... le couple à la ville à la scène Mathis/Berry s'impose évidemment en Cherubino/Figaro... ... Même la Susanne de Reri Grist et la Comtesse de Claire Watson sont sans défauts.

Coffret dvd des 111 ans de Deutsche Grammophon
Pour ses 111 ans, Deutsche Grammophon édite un coffret anniversaire de 13 dvd, regroupant plusieurs documents audio et vidéo des grands chefs qui ont fait le prestige et la réussite de la marque en or: Böhm, Furtwängler, Carlos Kleiber, Karajan, Claudio Abbadon. Pas de musique baroque... mais le coeur de son répertoire: opéra et musique romantique, de Bizet et Strauss, à Verdi, Tchaïkovski et Wagner, sans omettre Mozart et Beethoven... 13 dvd anthologiques. La sélection s'impose d'elle-même.

Franz Lehar: La veuve Joyeuse (Korsten, 2006)
A l'Opéra de Lyon, en décembre 2006, la magie vient essentiellement des chanteurs. Dans ce jeu trouble, où "séduire sans épouser" s'impose malgré le miracle de l'amour qui pointe sans qu'on l'attende, le duo du couple Missia Palmieri/ le Prince Danilo grâce à Véronique Gens et Ivan Ludlow (baryton), s'impose: chanteurs tout en finesse et aussi acteurs indiscutables

Caballé: Beyond Music (2003)
Portrait intimiste en famille, témoignages d'interprètes et de partenaires, évocation de ses grands rôles... voici sans réserve, un superbe portrait de la diva catalane Montserrat Cabbalé. Indispensable

Gluck: Orphée et Eurydice (Alagna, 2008)
Rien de très marquant in fine dans cette production guère poétique, au réalisme mortuaire surligné à gros traits. Le spectacle frappe surtout grâce à l'engagement du ténor français Roberto Alagna. C'est lui seul qui rétablit dans une mise en scène artificielle, l'émotion d'une action qui a trop souffert de son actualisation.

Clara de Helma Sanders-Brahms (2009)
Bodega films édite au dvd le film que Helma Sanders-Brahms a dédié à la figure exceptionnelle de Clara Schumann: pianiste virtuose, mère attentionnée, épouse fidèle mais inquiète au chevet de son époux de plus en plus atteint ... Ce portrait de femme, l'un des plus grands esprits féminins de l'Allemagne romantique sort chez Bodega films en dvd à partir du 19 novembre 2009...

Giacomo Puccini: Edgar, 1889 (David, 2008)
Tout le Puccini à venir est contenu dans les 4 actes d'Edgar, ici restitués grâce à un travail de récolement de la version complète originale détenue par la petite fille du compositeur qui détenait l'orchestration originelle du dernier acte (pas moins de 40 minutes, d'une ardente dramaturgie, aussi capitale que le déroulement du III, lequel est aussi une réussite totale, avec ses fausses funérailles!).

Richard Strauss: Der Rosenkavalier (Thielemann, 2009)
Scène féerique et illusoire conçue depuis 1995 par Wernicke, hélas mort depuis, ce Rosenkavalier repris en 2009 à Baden Baden captive grâce à la tenue vocale de Fleming, Kaufmann, Damrau sous la direction voluptueuse et symphonique de Thielemann. Un must!

Schoenberg/Mahler: Pelléas, Symphonie n°4 (Abbado, 2006)
Chez Abbado, Mahler gagne un surcroît d'âme, de profondeur, de richesse trouble et ambivalente. Rien n'est dit clairement, que l'infinie musicalité d'une vision à la fois tendre et désenchantée, souriante et funèbre (adagio). Son Pelléas version Schoenberg profite d'un geste ciselé et pédagogique... magistrale approche.

Massenet: Thaïs (Noseda, 2008)
Production luxueuse, parfois plus chorégraphique que lyrique, cette Thaïs turinoise gagne en souffle (grâce à la fosse attentive et précise de Noseda) ce qu'elle perd en finesse émotionnelle et psychologique: les chanteurs hélas ne maîtrisent que rarement l'articulation de la langue de Massenet. Malgré ses réserves, le spectacle visuel est total

Tan Dun: concerto de papier "paper concerto" (Dun, 2007)
Paper Concerto: papier froissé, déchiré, "sifflé", "chanté", frappé... Avec cet opus 2007, Tan Dun dévoile une écriture défricheuse et expérimentale étonnante, d'autant que tout ici prend racine, avec une cohérence liée à son expérience personnelle et ses origines chinoises, dans son enfance, en complément de son autre grand talent sur la scène lyrique,

Nikolaï Lugansky, piano: Janacek, Prokofiev, Liszt (Verbier, 2008)
Jeu percussif mais si admirablement mesuré, profondeur et sincérité, économie et sobriété, Tension, intériorité: d'emblée la musique n'est pas une affaire légère. Ce récital enregistré au festival de Verbier 2008 nous l'indique: le pianiste russe Nikolaï Lugansky est un poète à part, qui "flotte" dans les oeuvres pour mieux nous en révéler la secrète et parfois impénétrable activité...

Puccini: La Rondine (Villaume, 1998)
Direction inspirée, carressante. Voix féminines onctueuses et allusives (Magda et Lisette)... sous la direction irréprochable d'Emmanuel Villaume, cette nouvelle version ne viendrait-elle pas tout bonnement occuper la place de référence de l'oeuvre au dvd? Elle en a du moins, tous les arguments...

Francesco Zandonai: Francesco da Rimini (2004, Barbacini)
Témoignage convaincant en provenance du festival lyrique de Macerata. Mais cette production de l'été 2004 rend pleinement justice à une oeuvre méconnue, créée à Turin en 1914, de surcroît très bien écrite, fidèle dans son écriture à la passion destructrice et radicale des deux amants maudits: Zandonai connaît son Wagner et son Verdi...

Sibelius: 5è symphonie (Salonen, 2007)
Salonen est un grand sibélien. Le concert de Verbier 2008 nous le montre: la baguette à la fois tendue et juvénile du chef finnois, en parfaite fusion avec l'orchestre de Verbier 2007, majoritairement composé de jeunes instrumentistes., fait merveille, à la fois concentrée et précise, fluide et expressive: à l'écoute du monde intérieur et jaillissant du compositeur si proche de l'élément naturel...

Jan Schmidt-Garre: Furtwängler's Love
Le réalisateur a construit subtilement son scénario: insérant dans l'évocation de leur rencontre puis de leur mariage en 1943, plusieurs extraits sonores de ses nombreuses déclarations sur l'art du chef, sur la musique, et ambition première à ses yeux, sur son activité de compositeur. Furtwängler incarne certainement, avant la spécialisation contemporaine que nous connaissons, le dernier des "chefs- compositeurs".

Mozart: Idomeneo (Nagano, 2008)
Vision décalée signée Dieter Dorn pour cette version d'Idoménée,Idomeneo qui inaugure en juin 2008 le nouveau théâtre Cuvillés de Munich, flambant neuf. Le quatuor vocal dominé par les 2 ténors (Ainsley et Breslik) retient l'attention et souligne le conflit racinien entre le père et le fils. Production originale et captivante sous la baguette d'un Nangano sans chichi...

Tchaïkovski: La dame de Pique (Ozawa, 1992)
Orchestre palpitant sous la direction affûtée et franche d'Ozawa, Lisa ardente et juste de Mirella Freni, ce live viennois de 1992 captive dans son ensemble, même si l'on reste plus réservé quant à l'Herman d'Atlantov et la Comtesse de Mödl...

Ludwig van Beethoven: Fidelio (Mehta, 2006)
Dans le duo principal Leonore/Florestan, Waltraud Meier (ailleurs superbe Kundry ou Isolde) et Peter Seiffert s'imposent au sommet du tableau humain, tragique, grandiose, radical. Tempéraments vocaux (et scéniques) de première qualité, les deux chanteurs époustouflent de bout en bout...

Mozart: Les Noces de Figaro (Welser-Möst, 2008)
Voilà un travail d'équipe parfaitement huilé et qui scéniquement (en rien trahi par le transfert au dvd), séduit de bout en bout. Alchimie collective: la signature désormais de la fabrique zürichoise? Remarquables Nozze!

Eugène D'Albert (1864-1932): Tiefland (Welser-Möst, 2006)
Dans la mise en scène sombre et ténébriste de Matthias Hartmann (qui situe le drame dans l'Espagne de Franco), où les montagnes sont changées en laboratoire à expériences sanguinolentes (Prologue), les personnages paraissent comme des ombres habitées par l'autre monde, frappés par le destin, plus absentes, hallucinées que strictement narratives.

Jacques Offenbach: Les Contes d'Hoffmann (Py, 2008)
Des Contes d'Hoffmann, Olivier Py fait un voyage lugubre et saisissant. Le metteur en scène à Genève en 2008, y décrypte le sombre, le profond languide, le caverneux introspectif, la pâleur gothique et fantastique de ce paysage sans retour. Accablant, terrifiant mais quelle poésie!

Piotr Anderszewski: Voyageur intranquille (Monsaingeon, 2008)
A quoi pense Anderszewski en son fort intérieur? Pourquoi jouer? Pourquoi spécifiquement Chopin ou le "divin" Mozart? Ce road train-movie a des allures de voyage révélateur. Ce pourrait être une chronique écrite dans un train, le journal d'un musicien interrogatif destiné à ses fans, surtout à lui-même. L'image reste pudique heureusement et l'apport est pertinent sur le plan musical.

Mozart : Don Giovanni (Mackerras, 2008)
La valeur de cette reprise d'une lecture créée en 2002, se focalise essentiellement sur la force convaincante du plateau des solistes. Dominée par le Don Giovanni, sanguin, animal, obscène de Keenlyside; par la palpitante et ardente Elvira de DiDonato, parfaitement canalisés par la baguette très allante de Mackerras...

John Neumeier : La Dame aux camélias (Opéra de Paris, 2008)
Le ballet romantique imaginé par Neumeier s’appuie comme le roman de Dumas sur la force évocatoire du souvenir : l'action suit une série de réitérations à la Proust dans lequel le filtre de la subjectivité affûtée (presque maladive, incarnée par Armand) opère... La version produite à Paris répond de ce point de vue, à notre attente.

Mozart: Zaïde (Sellars, Langrée, 2008)
Pour ses 60 ans, en 2008, Aix s'offre ce Mozart redessiné par Peter Sellars. Déjà présenté avant Aix à Vienne, Londres, le spectacle musical en mimodrame mérite absolument d'être vu et donc d'être transféré au dvd.

Coffret Walter Felsenstein (7 opéras: 1956-1973)
En réalisateur scrupuleux, Felsentstein valide chacune de ses options théâtrales en fonction de sa cohérence visuelle; le jeu des interprètes est réglé comme s'il s'agissait d'acteurs; le résultat est le plus souvent saisissant, alliant pure magie, vérité et aussi justesse expressive...

Julia Varady, le passage du flambeau (Berlin, 2007)
La diva explique ce en quoi l'enseignement lui apporte un baume à l'âme, d'autant qu'elle ne chante plus désormais sur scène. Ce qui éclate devant la caméra, c'est sa vibration radicale de tragédienne née, chez Mozart comme chez Verdi ou Massenet (Charlotte dans Werther), sans omettre Ponchielli (La Gioconda)... Tout l'art vocal de "La Varady" est là, devant nous, face à la caméra: la chanteuse a conservé le diamant incandescent de sa voix magicienne désormais réservé à ses élèves privilégiés...

Leos Janacek: Petite renarde rusée (Engel, Russel Davis, 2008)
La production d'André Engel rôdée sur les planches du Théâtre des Champs-Élysées, profite à Bastille de la rapidité du changement automatisé des décors: il s'en dégage une fluidité qui émeut et souligne la profonde vérité humaine de la fable apparemment animalière. Lecture sobre, efficace, non dénuée de poésie ni d'universalité...

Olivier Messiaen: Saint-François d'Assise (Audi, Metzmaher, 2008)
En témoin et lecteur pointilleux de l'inactivité extatique de la partition d'Olivier Messiaen, Pierre Audi signe une mise en scène épurée, économe. Sur la scène de l'Opéra d'Amsterdam, l'américain Rod Gilfry incarne un Saint-François ardent et humain qui rompt avec la raideur pourtant légendaire de José Van Dam, créateur du rôle-titre...

Tchaïkovski: Eugène Onéguine (Tcherniakov, 2008)
Au dvd, les brûlantes visions, incandescentes et poétiques du metteur en scène Dmitri Tcherniako, ne faiblissent pas. Bien au contraire. Le travail sur le jeu d'acteur, qui souvent renouvelle totalement les épisodes et les situations, se montre éloquent, pertinent, juste. D'une scène à l'autre, dans une vaste salle à manger, autour d'une table colossale, les personnages se livrent sans mesurer leur force au grand banquet du monde...

Donizetti: Maria Stuarda (Antonacci, 2008)
Ecouter aujourd'hui Maria Stuarda dont le titre indique de quel parti se réclament les auteurs, dans le sillon tracé par Schiller dès 1800, permet de mesurer la modernité d'une oeuvre théâtrale, intense, unique par ses rôles féminins. L'Elisabeth d'Anna Caterina Antonacci porte très haut la réalisation scaligène de 2008: imprécation, projection, intensité...

Haendel: Tamerlano (McCreesh, 2008)
Superbe spectacle madrilène d'avril 2008. Domingo superstar maîtrise l'éloquence haendélienne avec force, profondeur, intensité, dont l'éclat est rehaussé par le feu dramatique et tragique de Paul McCreesh. La réalisation est mémorable, hissée au firmament par un dieu chanteur, d'une étonnante audace défricheuse, à l'intelligence baroque, indiscutable.

Franz Schubert: Alfonso und Estrella (Harnoncourt, 1997)
Ici le pouvoir de l'amour impose peu à peu sa loi généreuse dans un monde soumis à la force et la sauvagerie: Harnoncourt dès 1997, prend partie pour faire reconnaître l'opéra de Schubert composé à l'époque du Freischütz, en 1821. Mise en scène lisible et respectueuse des relations entre protagonistes, direction fine et détaillée, plateau cohérent. Que demander de plus?

Joni Mitchell: The Fiddle and the Drum (Alberta Ballet, 2007)
Sur le plan de l'écriture chorégraphique, pas d'élégance posée et rythmique, ni d'esthétisme gestuel mais une action très précise qui suit chacune des chansons en tableaux vivants, particulièrement fluides, portés par l'énergie plastique des jeunes corps enlacés, rarement affrontés. L'humanisme engagé de la chanteuse et plasticienne canadienne Joni Mitchell ne pouvait trouver meilleur manifeste à son travail musical...

Gay, Britten: The Beggar's Opera (Davies, 1963)
Mordant sous ses airs "baroques" (non encore baroqueux), grinçant et acide, satirique et dénonciateur, fin analyste des vices humains: l'opéra des Gueux de Gay avait tout pour plaire au compositeur britannique moderne. Voir et revoir cette production pourtant "vieille" de 46 ans (!) captive toujours...

Toscanini in his own words (Weinstein, 2008)
Maestro légendaire, Arturo Toscanini demeure, avec Furtwängler, l'une des baguettes les plus unanimement célébrées. Le scénario du film, monté comme une fiction familiale reprend les conversations que son fils Walter a enregistrées à son insu pendant les trois dernières années de sa vie, Le docu-fiction inédit révèle plusieurs aspects inconnus du chef italien.

Giuseppe Verdi: La forza del destino (Mehta, 2007)
Au total, rien de transcendant dans cette production florentine du Mai Musical 2007, ni traversée ni transportée par l'urgence terrifiante, la main implacable du destin. Heureusement la présence et surtout l'engagement progressif de Violeta Urmana réchauffe la prestation, qui reste cependant bien classique...

Haendel: Semele (Bartoli, Christie, 2007)
Voici une production heureusement filmée qui affiche ses arguments bienfaisants en pleine année Haendel. Sans la diva romaine, la production eut été guindée, trompant le public par un surcroît de sophistication: baguette raide de Christie, conception froide d'un Carsen. La diva Bartoli en est la vraie vdedette!

Jonathan Dove: Pinocchio (Parry, 2007)
Réalisé par le North Opera, créé au Leeds Grand Theatre, le 21 décembre 2007, l'ouvrage sert incontestablement le mythe de Collodi: acteurs fins et vivants, orchestre précis, mordant, lyrique, mise en scène et décors très efficaces. Destiné d'abord aux enfants, le spectacle ne laisse rien dans l'ombre: il est fidèle à l'âpreté parfois terrifiante (et magique) du conte originel

Robert Schumann: Genoveva (Harnoncourt, 2008)
Première au dvd ! Le seul opéra de Schumann, Genoveva, couronnant le travail musical du début des années 1850, reste écarté, méconnu, oublié, mésestimé. La vision écorchée et tendue mais passionnante d'Harnoncourt, certes attisée et rugueuse par les options de Kusej, se révèle convaincante: Genoveva est bien un pur chef-d'oeuvre de l'opéra romantique

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