Dans l'ample vaisseau de la Cathédrale de Mayence, Renée Fleming retrouve le goût du chant sacré qu'elle avait connu adolescente aux Etats-Unis.
Renée Fleming, adolescente, aimait rejoindre sa mère, soliste dans une église de Rochester. La jeune fille découvre alors un riche répertoire, d'hymnes et d'oratorios dont elle approfondit encore l'étude auprès d'Arleen Auger, en Allemagne. Le répertoire sacré n'est donc pas, s'agissant de "La" diva d'aujourdh'ui, l'effet d'un caprice ni la satisfaction d'une opportunité marketing.
Selon une tradition incarnée avant elle par Jessye Norman, Renée Fleming aborde dans cette soirée familliale plusieurs airs baroques, extraits du Messie de Haendel (Rejoice greatly), "Dank sei dir, Herr" (attribué à Haendel), le "Laudamus te" de la Messe en ut de Mozart ; les immanquables, pour une célébration de ce type, "Ave Maria" de Schubert, "Panis Angelicus" de Franc ; quelques raretés aussi : "Maria Wiegenlied" de Reger, Abdendsegen extrait d'Hänsel und Gretel d'Umperdinck, et surtout, "l'Adieu aux bergers", extrait de l'enfance du Christ de Berlioz...
Difficile de ne pas succomber aux charmes de la soprano glamour qui d'ailleurs n'a pas hésité à chanter plusieurs bonus complémentaires.
Voix perlée et séductrice, charnelle mais aussi d'une ferveur sincère, "la Fleming" captive en chanteuse avérée et actrice lyrique célèbre. Son timbre plein et rond s'accorde idéalement au volume de la cathédrale de Mayence. On en demande pas davantage à ce concert live du 13 novembre 2005 : offrir une belle leçon de chant et, accomplir une célébration collective pour la fête de Noël.
Renée Fleming, soprano
Mainzer Chor
Die Deutscche Kammerphilharmonie Bremen
Trevor Pinnock, direction
Sortie en France : début novembre 2006
Carl Fisher -
dimanche 15 octobre 2006