Verdi: the complete works75 cd Decca (présentation)


Verdi


the complete works

75 cd Decca

Vous pensiez tout connaître de Verdi: certes les incontournables chefs d’oeuvre de la maturité, les opéras des années 1850-1890 principalement qui s’articulent à partir et dans le sillon tracé par le fameuse trilogie de 1851-1853 : Rigoletto, Il Trovatore, La Traviata… c’est évidemment les sommets du lyrisme romantique à l’italienne à l’époque de Gounod, Bizet, Saint-Saëns et évidemment Wagner (avec lequel Verdi son strict contemporain, nés tous les deux en 1813, a la passion des drames de Schiller…), comptant ensuite parmi nos ouvrages préférés: Simon Boccanegra, Don Carlos, Otello, Falstaff (1893, écrit à 80 ans !)… tous ces ouvrages sont défendus dans le coffret édité par Decca, sous la direction de grands chefs (Giulini, Erich Kleiber, Muti, Abbado, Solti, Sinopoli, Karajan…) avec les plus grands interprètes verdiens (Ileana Cotrubas dans La Traviata, Pietro Capucilli pour Boccanegra, l’Ernani et le Ricccardo de Pavarotti dans Un Bal masqué, Un ballo in maschera…, l’Otello de Placido Domingo, le Carlo de Carlo Bergonzi, le Posa de Fischer-Dieskau, Renato Bruson en Falstaff)… Mais le coffret de 75 cd édité par Universal pour centenaire Verdi 2013 offre aussi tous les joyaux méconnus (musique de chambre, mélodies, musiques scéniques, de ballets, intermèdes…) et aussi sa musique sacrée: Quatro Pièces Sacrées, Requiem et aussi Messe Solennelle.


Tout Verdi en 75 cd

L’apport le plus bénéfique reste certainement tous les opéras de jeunesse et de première maturité, d’Oberto (1839) à Stiffelio (1850), une vaste fresque où l’amour affronte le devoir et la violence des armes, où la ferveur religieuse rencontre l’élan patriotique des peuples affrontés: ainsi sont révélés et idéalement présentés: Oberto, Un Giorno di regno, Ernani, surtout I due Foscari, ces deux derniers opéras de 1844 ; Foscari est emblématique à ce titre: défendu par un trio de choc propre à la fin des années 1970 sous la direction de l’ambitieux Lamberto Gardelli à Vienne (Capucilli,Carreras,Ricciarelli) : Verdi y traite l’impuissance des puissants et la trame de la malédiction : le doge Foscari à Gênes doit renoncer à l’intérêt de sa famille et faire le malheur de ses proches… lieu et thèmes seront abordés ensuite à nouveau dans Boccanegra, près de 20 ans plus tard ; mais
encore Alzira et Attila, de 1845 et 1848 (donc contemporain des
Lohengrin et Genoveva de Wagner et Schumann), puis Il Corsaro (1848),
surtout Luisa Miller, chef d’oeuvre schillérien de 1849, enfin Stiffelio
(1850). Vous ne manquerez pas non plus le plaisir de (re)découvrir
Aroldo de 1857, composé entre Boccanegra I et Un Ballo in maschera.
Verdi y recycle la matière de son premier Stiffelio et recompose un nouvel opéra intitulé Aroldo : le prêtre Stiffelio devenu le chevalier Aroldo y apprend le renoncement, l’expérience du pardon. Verdi se révèle aussi dans ses œuvres trop vite écartées des théâtres. En offrant le catalogue complet des ouvrages, le coffret et ses 28 opéras récapitulent l’écriture géniale d’une vie dédiée au théâtre lyrique. Saluons l’apport éditorial des 2 livrets remarquablement conçus: synopsis avec marquage des plages concernées au fur et à mesure de l’action et des situations clés, présentations synthétiques, distributions, introduction à la vie et à l’œuvre de Verdi… rien ne manque car l’essentiel est présent et argumenté.
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Le coffret dévoile des partitions de première qualité, d’autant plus opportunes pour l’année du centenaire Verdi 2013. Edition majeure. Lire notre présentation complète du coffret Verdi the complete works 75 cd Decca. Autour de 150 euros, cette boîte exhaustive est outre sa qualité artistique, une véritable affaire.

Verdi: the complete works 75 cd Decca 478 4916.

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