Titus de Mozart. Discographie

La Clemenza di Tito,
bibliographie & discographie

mozart1790Bibliographie

PlutĂŽt, contre Titus
RĂ©my Stricker, opĂ©ras de Mozart., rĂ©solument voire farouchement hostile Ă  une partition dĂ©corative qui ne rĂ©vĂšle pas le Mozart de la FlĂ»te. Le lecteur lira avec intĂ©rĂȘt les lettres et l’analyse du travail sur IdomĂ©nĂ©e.

PlutĂŽt, pour Titus
Jean et Brigitte Massin, Mozart. Fayard, 1970 puis 1990 ; et,

J.V. Hocquart, Mozart, l’amour, la mort. Seguier-Archimbaud 1987.

Programme de l’opĂ©ra national de Paris, production saison 1998/1999

Notice de Nikolaus Harnoncourt accompagnant son enregistrement CD de Titus (Teldec, Zurich mars 1993)

Livret du Titus dont un texte remarquablement argumentĂ© et annotĂ© par RenĂ© Jacobs, accompagnant l’enregistrement du chef flamand qui vient de paraĂźtre chez Harmonia mundi.

Discographie :
Nos 5 versions de référence

Istvan Kertesz, 1967
La plus ancienne version discographique continue de convaincre grĂące Ă  sa conception dramatique d’une rare Ă©nergie. Pour l’éternitĂ©, le Sesto de Berganza place la barre trĂšs haute. Point faible : le continuo accompagnant les recitatifs simples: dĂ©laissĂ© au profit des seuls airs avec orchestre (2 cds Decca).

John Eliot Gardiner, 1990
EnregistrĂ© sur le vif au Queen elizabeth Hall de Londres en 1990, le Titus du chef britannique affirme une trĂšs sĂ»re assise poĂ©tique, parfois distanciĂ©e, qui rigidifie le cadre et souvent attĂ©nue le tragique des caractĂšres. Conforme au visuel de couverture (un dĂ©cor pompĂ©ien), la peinture des passions humaines respecte presque trop Ă  la lettre l’esprit du seria, quitte Ă  contredire le coup de fouet que lui rĂ©serve un Mozart sur-occupĂ© mais impliquĂ©, soucieux d’en faire « un vĂ©ritable opĂ©ra ». C’est Ă  peine si malgrĂ© la noblesse du style, on croit que Vitellia (Julia Varady) Ă©prouve cette mĂ©tamorphose capitale dans son grand air : « Non piĂč di fiori ». Bien peu d’effroi et de culpabilitĂ©. Trop lisse bien que dans la fosse parfaitement animĂ©e, (comme les chƓurs du Monteverdi Choir et le Titus de Anthony Rolfe Johnson), la lecture mĂȘme « en live » a du mal Ă  soutenir la comparaison avec l’expressionnisme nourri d’audaces et d’ñpretĂ© de Nikolaus Harnoncourt (Teldec 1993). 2 cds 431-806 2 Archiv produktion.

Nikolaus Harnoncourt, 1993
Cette version a ses inconditionnels comme ses dĂ©tracteurs invĂ©tĂ©rĂ©s. Comme pour son Idomeneo, coulĂ© dans l’acier le plus dur, Harnoncourt jamais Ă  court d’une invention ou d’un risque, chauffe ses solistes mais avec un sens de la passion et aussi de la tendresse, inouĂŻ. Les hĂ©ros de la fable romaine souffrent, palpitent, dĂ©sespĂšrent et pardonnent. Intrigues et manipulations mais aussi  grandeur de la Rome rĂȘvĂ©e par un Mozart crĂ©pusculaire. Avec les lectures complĂ©mentaires de Jacobs et de Mackerras, celle-ci forme le trio des versions rĂ©centes, incontournables.
Avec Philip Langridge (Titus), Lucia Popp (Vitellia), Ruth Ziesak (Servilia), Ann Murray (Sesto), Dolores Ziegler (Annio), Laszlo Polgar (Publio), ChƓur et orchestre de l’OpĂ©ra de Zurich, direction musicale : Nikolaus Harnoncourt. 2 cds Teldec 4509-90857-2.

René Jacobs, 2006
Scrupuleux Ă  restituer l’esprit cornĂ©lien du drame, le chef flamand entend dĂ©poussiĂ©rer la langue mĂ©tastasienne selon le souffle palpitant que lui a prodiguĂ© le dernier Mozart. Incandescence articulĂ©e des voix, Titus humain et tendre, Vitellia Ă©ruptive, Sesto anthologique, direction imaginative, fruitĂ©e, nerveuse, voici la premiĂšre des deux versions incontournables publiĂ©es en 2006.
Distribution : Mark Padmore (Tito), Alexandrina Pendatchanska (Vitellia), Bernarda Fink (Sesto),  Marie-Claude Chappuis (Annio), Sunhae Im (Servilia), Sergio Foresti (Publio), RIAS Kammerchor, Freiburger Barockorchester. (2 cds Harmonia mundi). Lire notre critique.

Sir Charles Mackerras, 2006
DistanciĂ©e, avec une patine classicisante qui souligne l’esprit d’un opĂ©ra Ă  l’antique, la lecture d’un grand mozartien, s’impose tout autant que celle de RenĂ© Jacobs d’un incomparable relief palpitant. Ici, la cohĂ©rence du plateau vocal, la jubilation oxygĂ©nĂ©e du Scottish chamber orchestra (tous les pupitres dĂ©monterent une Ă©vidente joie, un Ă©clat solaire), la direction exceptionnellement nuancĂ©e, dĂ©taillĂ©e de Mackerras, offre une version indiscutable. Valeur sĂ»re : le Sesto de Magdalena Kozena, les chƓurs vĂ©hĂ©ments et autoritaires. Lire notre critique.

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