ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS : saxOphonique !

concert-orchestre-symphonique-orleans-annonce-critique-saxophonique-classiquenewsORLÉANS, Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, les 26, 27 fĂ©v 2022. CONCERT SaxOphonique ! À l’initiative des professeurs de saxophone du Conservatoire d’OrlĂ©ans, le festival Sax’Ophonies se tiendra du 21 au 27 fĂ©vrier Ă  OrlĂ©ans. L’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans offre ainsi de valoriser un instrument peu connu qui fut pourtant utilisĂ© par Ambroise Thomas dans Hamlet ! On l’entend d’abord au sein de l’orchestre dans la CrĂ©ation du Monde de Milhaud, puis le Quatuor Zahir, laurĂ©at de plusieurs prix internationaux, interprĂšte le trop mĂ©connu concerto de Jean Martinon. En conclusion, la partition concertante entre saxophone, trombone basse, batterie et orchestre, dans laquelle Martial Solal rĂ©unit jazz et classique. Au terme d’un voyage au son du saxophone, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans joue « Appalachian Spring » qui transporte jusqu’au sommet des montagnes du Nord-Est amĂ©ricain. La partition de Copland, symphoniste amĂ©ricain flamboyant, Ă©lĂšve de Nadia Boulanger Ă  Fontainbleau (1921), fut crĂ©Ă©e en 1944 Ă  l’initiative de la chorĂ©graphe Martha Graham qui dansait le premier rĂŽle de ce ballet hors normes. Copland devait recevoir dans la foulĂ©e, le Prix Pulitzer pour la musique 1945. DĂšs 1945, Serge Koussevitzky enregistrait la Suite symphonique tirĂ©e du Ballet initialement Ă©crit pour 13 instruments (avec le Symphonique de Boston). Le titre a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© par Martha Graham Ă  Copland, Ă  partir des premiers vers d’un poĂšme du recueil « The Bridge » de Hart Crane.

Pour le concert SaxOphonique, l’Orchestre Symphonique accueille Ă  la direction, Quentin Hindley, neveu du regrettĂ© chef Jean-Marc Cochereau.

 

 

 

SaxOphonique !
ORLÉANS, ThĂ©Ăątre
samedi 26 fĂ©vrier 2022 – 20h30boutonreservation
dimanche 27 fĂ©vrier 2022 – 16h
SALLE TOUCHARD – THÉÂTRE D’ORLÉANS

RĂ©servez vos places
directement sur le site de l’Orchestre d’OrlĂ©ans
http://www.orchestre-orleans.com/concert/saxophonique/

 

 

 

MILHAUD – La crĂ©ation du Monde
MARTINON – Concerto pour quatuor de saxophones
SOLAL – Concerto pour saxophone et orchestre
COPLAND – Appalachian Spring

ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Direction : Quentin Hindley
Saxophone : Jean-Charles Richard ;
Quatuor Zahir : Guillaume Berceau, Sandro Compagnon, Florent Louman, Joakim Ciesla

 

 

 

 

 

 

‱ RÉSERVATIONS : RĂ©servations auprĂšs du ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans
Boulevard Pierre SĂ©gelle – 45000 OrlĂ©ans.
du mardi au samedi de 13h Ă  19h
02 38 62 75 30 (Ă  partir de 14h).
‱ Billetterie en ligne
www.helloasso.com/associations/orleans-concerts

 

 

 

 

 

 

ZAHIR : 4 saxophones enivrés

klarthe records ZAHIR quatuor de saxos critique CLIC de classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, critique. ZAHIR (1 cd Klarthe records). ZAHIR signifie en arabe, ce qui est “visible”, ce qui occupe en permanence la vision et l’esprit
 Ce quatuor de saxos (nĂ© en 2015) Ă©cartent tous ses concurrents par son audace, la libertĂ© du geste, une virtuositĂ© naturelle et souple, sa ligne artistique, ses lumineux engagements. Velours mordant et caractĂ©risĂ© : le son du Quatuor ZAHIR enchante littĂ©ralement et berce dans l’excellente transcription du Quatuor de Borodine (rĂ©alisĂ©e par le sxo soprano Guillaume Berceau) ; un Borodine revivifiĂ©, transcript, sublimĂ© dont le charme d’esprit populaire dĂšs son premier Allegro caressant sĂ©duit immĂ©diatement par l’équilibre des quatre instruments (quatuor vocal plutĂŽt que quatuor Ă  cordes : c’est Ă  dire saxophones soprano, alto, tĂ©nor, baryton). Le souci de la caractĂ©risation, le sens du dialogue entre les parties, la trĂšs fine conception du format sonore, d’une subtilitĂ© rĂ©jouissante, la fluiditĂ© de l’écriture qui fait passer d’un instrument Ă  l’autre, de surcroĂźt dans une prise de son « tournante », ni trop proche ni trop Ă©loignĂ©e, mais ronde et presque dansante, souligne l’extrĂȘme ductilitĂ© lumineuse des Zahir (pulsion dansĂ©e, organiquement trĂšs soignĂ©e du Scherzo). La tendresse simple du Notturno seduit tout autant, jusqu’au trĂšs beau mystĂšre grave du dĂ©but du Finale avant la sĂ©quence plus vive, trĂšs animĂ©e, idĂ©alement caractĂ©risĂ©e elle aussi dans l’enchaĂźnement des sĂ©quences successives. Jaillit une expressivitĂ© assumĂ©e, jamais tendue ni outrĂ©e grĂące Ă  la recherche constante et exaucuĂ©e d’un sublime Ă©quilibre sonore.
L’audace de ce premier cd fait miroir avec une curiositĂ© tout azimut, qui fait de ZAHIR, outre un idĂ©al esthĂ©tique, un laboratoire musicale. D’oĂč une implication totale dans la dĂ©fense des partitions contemporaines. LIRE notre critique complĂšte du cd ZAHIR (Klarthe records)