CD critique. DEBUSSY par Véronique BONNECAZE, piano (1 cd PARATY 2018)

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cdCD critique. DEBUSSY par Véronique BONNECAZE, piano (1 cd PARATY 2018). Somptueuse leçon de piano, le DEBUSSY de Véronique Bonnecaze captive autant par la réalisation musicale que la justesse poétique. Le choix du Bechstein 1900 est pertinent et très fécond, rappelant combien la sonorité est une question de toucher mais aussi de mécanique, l’équilibre entre les deux, révélant évidemment le tempérament des plus grands. A notre connaissance aucun des plus grands interprètes internationaux ne partage avec Véronique Bonnecaze cette réflexion (et cette audace) sur le choix de l’instrument, en affinité avec le répertoire et l’esthétique concernés. Tous les plus médiatisés, d’Argerich à Pollini et Freire, sans omettre les talents de la nouvelle génération, de Grosvenor à Trifonov (Malofeev a encore du temps pour polir davantage son propre son), et l’on ne parle pas des lolitas people (telles Yuja Wang ou Alice Sara Ott): tous sans exception jouent sur Steinway ou Yamaha voire Fazioli. Notre époque est donc au formatage sonore. Voilà donc dans le choix du piano, une approche qui se distingue… née d’un soin spécifique qui relève d’une approche artisanale. Et elle fonctionne admirablement.
Véronique Bonnecaze a elle-même souligné combien grâce au Bechstein, une marque appréciée par Claude Debussy, les mélanges et superpositions des harmonies sont comme « régénérées » grâce au piano d’époque. Cela profite aussi à cette quête spécifique du timbre qui ouvre de nouveaux espaces, cultive des sensations inédites, réinvente l’expérience de l’auditeur.
La maîtrise technique et la hauteur de vue sur le plan poétique éclatent dès « Clair de lune », extrait de Suite Bergamasque, d’après Verlaine et qui est une pièce de jeunesse (1890) : techniquement assez aisée, la séquence célèbre en très peu de notes, l’évasion vers la sensualité suspendue, porte des imaginaires ; en un jeu intérieur, c’est un nocturne amoureux, ou un souvenir intime dont la caresse produit une extase toujours renouvelée. Le jeu de Véronique Bonnecaze montre tout ce qui compose le génie de Debussy : son sens de la construction, son goût de la couleur, tout inféodés à l’intensité du souvenir qui ressuscite ; c’est comme la madeleine de Proust : une sensation qui s’électrise à mesure qu’elle est réitérée. On y retrouve dans les bémols (5 à la clé), la puissance harmonique des climats de Prélude à l’après-midi d’un faune : autre volupté souveraine. Magnifique entrée en matière pour ce programme idéalement conçu.
Séquence plus lumineuse encore, L’Isle joyeuse (1904) s’inscrit pleinement dans le choix du Bechstein : la mécanique maîtrisée exprime cet élan vers la vie, cet appel fluide et continument ondulant à l’extase… amoureuse elle aussi car Debussy sur l’île de Jersey célèbre alors sa passion pour Emma Bardac, avec laquelle il partage désormais sa vie. La matière sonore s’électrise là aussi, mais en s’allégeant, immatérielle et climatique, fusionnant l’image de l’île et le vent marin qui glisse et s’évade. Véronique Bonnecaze convoque idéalement ce Debussy poète, ivre de la sensation, collectionneur des climats, grand alchimiste des éléments mêlés et sublimés.

Avec Images de 1907 (2è série), nous sommes encore dans l’enivrement des sens, servi par une technique de plus en plus allusive, picturale, et … quasi abstraite. « Poissons d’or » désigne les poissons scintillants dans l’onde (les « Goldfishes » des anglais) dont l’écriture exprime l’immatérialité active, la sensation fugitive des écailles et de l’oeil du poisson, en mouvement permanent, que le jeu de la pianiste embrase littéralement par sa digitalité là encore picturale, essentielle, vibratile. Précise, la palette des nuances ainsi restituée renvoie au panneau laqué chinois que possédait Debussy et qui représentait des poissons de nacre et d’or. Davantage qu’une description, c’est la sensation même su sujet ; l’impressionnisme de Debussy cristallise la forme évanescente du poisson dont le piano exprime la station mobile, le mouvement lui-même.
On relève cette même qualité vibratile du toucher dans « Et la lune descend sur le temple qui fut » dont l’orientalisme égrène sa matière cristalline et presque froide en une évocation qui suscite là aussi la vision poétique et picturale.
La force de l’évocation chez Debussy est de fusionner le temps et l’espace à travers un tissu sonore d’une volupté harmonique à la fois dense et vaporeuse. Véronique Bonnecaze nous fait écouter tout cela ; au compositeur poète et peintre, l’interprète détecte et révèle aussi le visionnaire cinéaste, car Debussy compose en images et en mouvement, avec un sens de la composition qui cite immédiatement des cadrages précis.

debussy-portrait-dossier-centenaire-2018C’est évidemment le cas des Préludes (Premier Livre : 1909-1910), aux titres évocateurs qui sont autant d’épisodes immédiatement caractérisés, de vrais tableaux riches en timbres, couleurs, harmonies rares et changeantes, porteuses de nuances sonores jamais conçues jusque là avec autant de force et de raffinement. Le compositeur stimule notre imaginaire : le vif argenté et foudroyant des Collines d’Anacapri ; le tumulte incisif, puissant et ciselé de Ce qu’a vu le vent d’Ouest (encore un épisode qui fusionne mouvement et image) ; la respiration allusive flattant l’archaïsme feutré de la Fille aux cheveux de lin ; les trois derniers Préludes enchantent par leur identité et leur violence maîtrisées. Debussy fait surgir sa Cathédrale engloutie au lever du soleil (pour ensuite s’enfoncer dans la mer) : en une série d’arches et de portiques qui gagnent à chaque passage l’épaisseur et le poids du mystère ; l’ampleur du monument jaillit, se dessine à mesure qu’il s’enfonce. Il y a ces deux mouvements simultanés qui pourtant se réalisent dans l’immatérialité du secret : l’ampleur sonore comme un jeu d’orgue fusionne aussi ici l’air et l’eau.

Puis Véronique Bonnecaze, synthétisant la fantaisie illimitée et libre de Mendelssohn inspiré par Shakespeare (Songe d’une nuit d’été), exprime l’humeur de Puck, le lutin espiègle et aérien, à la fois capricieux et fantasque qui avec Obéron, manipule, trompe, envoûte les amants perdus, égarés… En un jeu comme fugace et magistralement esquissé, la pianiste convoque ce monde nocturne enchanté et d’une subtilité arachnéenne qui s’accomplit dans la dernière phrase telle une ultime esquive à peine perceptible.

Du chien, du caractère et du panache,  l’esprit taquin de Minstrels résonne dans sa succession quasi heurtée et finalement très jazzy de formules à la Satie. La vitalité rythmique qui souligne aussi le goût du jeu, une facétie quasi enfantine chez Debussy, transparaît clairement dans la lecture de Véronique Bonnecaze.

CLIC_macaron_2014Fluide, ondulante, La plus que lente (1910) déploie ce somptueux abandon mais avec un sens de la retenue et du caprice… digne de Ravel. Là encore le style est élégantissime, et le toucher caressant, amusé. On ne saurait imaginer meilleur récital concluant ainsi l’année Debussy en France. Magistral récital.

 

 

 

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VOIR  le TEASER vidéo du cd DEBUSSY / Bechstein 1900 par Véronique Bonnecaze (1 cd PARATY)

http://www.classiquenews.com/video-teaser-veronique-bonnecaze-joue-debussy-bechstein-1900-1-cd-paraty/

 

 

 

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AGENDA / CONCERT

Dimanche 3 février 2019 // 16h
A la Ferme de Villefavard, Limousin
2, impasse de la Cure de l’Église – 87190 Villefavard

 

 

 

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PROGRAMME DEBUSSY par Véronique Bonnecaze

1. Clair de lune (1890)
2. L’Isle Joyeuse (1903-1904)
Images, 2e série (1907)
3. Cloches à travers les feuilles
4. Et la lune descend sur le temps qui fut
5. Poissons d’or
Préludes, Livre I (1909-1910)
6. I. Danseuses de Delphes
7.II. Voiles
8. III. Le Vent dans la plaine
9. IV. « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir »
10.V. Les Collines d’Anacapri
11. VI. Des pas sur la neige
12. VII. Ce qu’a vu le vent d’Ouest
13. VIII. La Fille aux cheveux de lin
14. IX. La Sérénade interrompue
15. X. La Cathédrale engloutie
16. XI. La Danse de Puck
17. XII. Minstrels
18. XIII. La plus que lente L.121 (1910)
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Enregistrement réalisé en mars 2018 à la Ferme de Villefavard sur piano C. Bechstein 1900 - Prise de son, montage, mastering : Cyrille Métivier
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LIRE aussi notre présentation du CD DEBUSSY / Bechstein 1900 par Véronique Bonnecaze (1 cd PARATY)

http://www.classiquenews.com/veronique-bonnecaze-joue-debussy/

CD DEBUSSY événement : Récital Claude DEBUSSY par Véronique BONNECAZE (1 cd Paraty)

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cdVIDEO, teaser. VERONIQUE BONNECAZE joue DEBUSSY... Pour PARATY, la pianiste Véronique BONNECAZE joue Debussy sur un piano Bechstein 1900. Parution aujourd’hui vendredi 25 janvier 2019. Version française (© studio CLASSIQUENEWS.TV – Réalisation : PA PHAM) –  Enregistré à la Ferme de Villefavard en mars 2018 sur un piano Bechstein, le nouveau cd de la pianiste française Véronique Bonnecaze clôt l’année du centenaire Debussy 2018 et crée l’événement en début 2019, tant le geste pianistique, le choix des pièces et celui du piano (un Bechstein restauré pour l’occasion) et leur enchaînement suscitent l’admiration. Pianiste et compositeur, Debussy réinvente le langage pianistique au début du XXè, en étroite connivence avec les mondes poétiques et littéraires. En ambassadrice inspirée, Véronique Bonnecaze détecte les allitérations et connotations allusives de l’écriture d’un Debussy poète ; le choix du Bechstein de 1900 est légitime car Debussy travaillait sur ce type de clavier qui permet des recherches et des trouvailles aussi subtiles que spécifiques en particulier sur les étagements harmoniques… : Véronique BONNECAZE s’affirme ici CLIC_macaron_2014comme une debussyste de premier plan. L’interprète aborde des intemporels sublimes tels Clair de lune, L’Isle joyeuse ; mais aussi les perles d’une ineffable ferveur du Livre I des Préludes (1909 – 1910), dont Danseuse de Delphes, Les Collines d’Anacapri, Ce qu’a vu le vent d’ouest, la Cathédrale engloutie, la Danse de Puck… Son album est l’une des plus éblouissantes réussites de l’année Debussy, édité par le label français fondé par Bruno Procopio, PARATY. CD événement et CLIC de classiquenews de janvier 2019.

 

 

 

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LIRE ici notre présentation “premières impressions ” du cd DEBUSSY par Véronique Bonnecaze, prochains concerts de la pianiste au fluide poétique irrésistible
http://www.classiquenews.com/veronique-bonnecaze-joue-debussy/

bonnecaze-veronique-debussy-paraty-cd-evenement-clic-de-classiquenews-582-classiquenews-critique-cd-debussy-cd-concert

 

 

 

 

LIRE aussi notre COMPTE RENDU du CONCERT Récital Liszt Debussy par Véronique Bonnecaze, au Cercle France Amériques, le 14 janvier 2019, premier concert de lancement du cd DEBUSSY / BECHSTEIN 1900 par Véronique BONNECAZE (1 cd PARATY)

 

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cdCOMPTE-RENDU, concert. PARIS, cercle France-Amériques, le 14 janvier 2019. Véronique BONNECAZE, piano. LISZT, DEBUSSY. Il fallait bien attendre la fin de l’année Debussy (et donc au delà) pour disposer enfin d’une main sûre, d’une pensée entière capable d’en comprendre et la construction révolutionnaire et l’infini poétique : si l’année Debussy 2018 est bel et bien derrière nous, janvier 2019 nous renvoie à cette (triste car timide) année de célébration du centenaire, mais ici revivifiée avec éclat et pertinence grâce à l’approche de la pianiste Véronique Bonnecaze. L’expérience du concert confirme la réussite de son disque dédié au grand Claude, que fait paraître le label Paraty, ce 25 janvier 2019. Le cercle France-Amériques accueille son premier concert de lancement. LIRE la critique complète ici

 

 

 

COMPTE-RENDU, concert. PARIS, cercle France-Amériques, le 14 janvier 2019. Véronique BONNECAZE, piano. LISZT, DEBUSSY

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cdCOMPTE-RENDU, concert. PARIS, cercle France-Amériques, le 14 janvier 2019. Véronique BONNECAZE, piano. LISZT, DEBUSSY. Il fallait bien attendre la fin de l’année Debussy (et donc au delà) pour disposer enfin d’une main sûre, d’une pensée entière capable d’en comprendre et la construction révolutionnaire et l’infini poétique : si l’année Debussy 2018 est bel et bien derrière nous, janvier 2019 nous renvoie à cette (triste car timide) année de célébration du centenaire, mais ici revivifiée avec éclat et pertinence grâce à l’approche de la pianiste Véronique Bonnecaze. L’expérience du concert confirme la réussite de son disque dédié au grand Claude, que fait paraître le label Paraty, ce 25 janvier 2019. Le cercle France-Amériques accueille son premier concert de lancement.

 
 
 
 

Pictural, poétique : le Debussy de Véronique Bonnecaze

 
 

Le Debussy enivré, poétique de Véronique BONNECAZE 
 

Pour commencer, il faut chauffer le clavier et affiner la projection sonore du Bechstein dans la salle écrin XVIIIè en blanc et or (salon central du premier étage de l’Hôtel le Marois) ; les œuvres de Liszt le permettent (3 extraits des Années de Pèlerinage – La Suisse) : profondeur méditative et intimité qui s’électrise progressivement de La Vallée d’Obermann ; vitalité coulante, claire, secrêtement allusive d’au bord d’une source… la voici cette sensation qui semble vécue sur le motif naturel et que Debussy explore après Franz. Puis c’est la puissance narrative et la force sonore quasi abstraite d’Orage qui fait imploser le cadre linguistique… LISZT, génie éloquent et dramatique déploie une dramaturgie mystique, à force de détails expressifs, autant d’éléments qui mettent en condition l’interprète. Et lui permettent de parcourir le clavier, d’éprouver la mécanique…

Véronique Bonnecaze a bien raison de croiser les deux tempéraments. Jouer Liszt puis Debussy nous paraît excellent. Le premier, lyrique et démonstratif, compose le plus engageant des débuts de programme ; mais il n’est pas que virtuose : il est aussi poète, et même atonal, comme Nuage gris, dans sa matière flottante, évocatrice et suspendue, nous le rappelle. C’est en réalité une transition idéale vers le mystère et les tableaux sensoriels d’un Debussy, absolument inclassable. Et Debussy lui-même put écouter le Maître, détailler sa fabuleuse technicité, servante d’une ardeur spirituelle hors normes.

 

C’est tout le mérite de Véronique Bonnecaze que de nous livrer, et mieux, nous dévoiler, Claude Debussy à la fois immédiatement proche, et fabuleusement abstrait. La technique est sûre, les mains dans le clavier, et la pensée déjà habitée par la poésie évanescente, suggestive du magicien Claude. La pianiste joue quelques pièces extraites de son nouvel album à paraître chez PARATY. Ce sont 5 joyaux qui composent la matière allusive des Préludes. Tous paysages pianistiques d’un fini souverain, aux titres évocateurs, qui rappellent combien le compositeur fut amateur et connaisseur de poésie ; poète, Debussy écrit comme un peintre, maniant la couleur, en alchimiste. Liszt demeure à distance de son sujet, comme pour mieux contempler puis nous transmettre la noblesse de l’architecture. En esthète idéaliste, il contemple et célèbre le grand dessein universel en exprimant l’extase souvent spirituelle voire mystique que cela suscite chez lui ; à l’inverse, en sensuel et d’une modernité picturale, Debussy, lui, palpite et vibre dans la matière de l’air, de l’eau ; tout respire chez lui la sensation organique des éléments : il est dans le sujet. Mais une matière aux vapeurs harmoniques qui enchantent, dont Véronique Bonnecaze rétablit le chant fluide et continu, les vibrations spécifiques, la constellation d’éclats nuancés qui transforme le piano en théâtre naturel, où se lovent amoureusement souvenirs et sensations.

« Le vent dans la plaine » est à la fois chant aérien et traversée dans l’espace ; « Les collines d’Anacapri » sont des rires, un appel à l’embarquement où les rythmes crépitent comme des éclairs finement ciselés ; le toucher fin et précis, le sens des respirations, la justesse du rubato détaillent toute la magie de l’ensevelissement et du secret dans « Des pas sur la neige », jusqu’à la sensation de la matière neigeuse elle-même… Impressionniste, Debussy l’est incontestablement ; comme Monet sur le sujet des Nymphéas, le compositeur se place dans le motif, en plein air, au cœur du saisissement sensoriel qui en découle.

Puis, après la fureur flamboyante de « Ce qu’a vu le vent d’Ouest », (qui clôt pour la soirée, le cycle extraits des Préludes), avouons notre totale adhésion aux visions et sensations de « Poissons d’or » (extrait d’Images) dont la pianiste des mieux inspirées exprime jusqu’à la suspension de l’animal aquatique dans l’onde, jouant des transparences et des miroitements de l’écriture. Eau, espace, temps fusionnent ; s’électrisent.

 

Le récital s’achève sur la texture aérienne de « l’Isle joyeuse » et l’infinie tendresse de « Clair de lune ». A-t-on mieux joué, a-t-on mieux compris la lyre poétique et énigmatique de Debussy ? Cette moisson de voluptueuses sensations qui fécondent l’imaginaire confirme les affinités de Véronique Bonnecaze avec les mondes picturaux de Debussy, et son disque à paraître le 25 janvier chez Paraty s’annonce comme l’événement de l’année Debussy 2018 en France, son couronnement à un mois près. A suivre.

 
 
 
 

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COMPTE-RENDU, concert. PARIS, cercle France-Amériques (Hôtel Le Marois, le 14 janvier 2019. Véronique BONNECAZE, piano. LISZT, DEBUSSY. Extraits du cd Debussy par Véronique Bonnecaze (Bechstein 1900), 1 cd Paraty à paraître le 25 janvier 2019.

  
 

LIRE aussi notre présentation du CD DEBUSSY par Véronique BONNECAZE

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cdEnregistré à la Ferme de Villefavard en mars 2018 sur un piano Bechstein, le nouveau cd de la pianiste française Véronique Bonnecaze clôt l’année du centenaire Debussy 2018 et crée l’événement en début 2019, tant le geste pianistique, le choix des pièces et celui du piano (un Bechstein restauré pour l’occasion) et leur enchaînement suscitent l’admiration. Pianiste et compositeur, Debussy réinvente le langage pianistique au début du XXè, en étroite connivence avec les mondes poétiques et littéraires. En ambassadrice inspirée, Véronique Bonnecaze détecte les allitérations et connotations allusives de l’écriture d’un Debussy poète…

 

 

 

VOIR le TEASER vidéo DEBUSSY par Véronique BONNECAZE

 

 debussy-bonnecaze-piano-bechstein-1900-cd-evenement-critique-cd-concert-classiquenews-debussy-2018-2019

  
 
 
 

VIDEO, teaser. VERONIQUE BONNECAZE joue DEBUSSY (Bechstein 1900, 1 cd Paraty)

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cdVIDEO, teaser. VERONIQUE BONNECAZE joue DEBUSSY... Pour PARATY, la pianiste Véronique BONNECAZE joue Debussy sur un piano Bechstein 1900. Parution le 25 janvier 2019. Version française (© studio CLASSIQUENEWS.TV – Réalisation : PA PHAM) –  Enregistré à la Ferme de Villefavard en mars 2018 sur un piano Bechstein, le nouveau cd de la pianiste française Véronique Bonnecaze clôt l’année du centenaire Debussy 2018 et crée l’événement en début 2019, tant le geste pianistique, le choix des pièces et celui du piano (un Bechstein restauré pour l’occasion) et leur enchaînement suscitent l’admiration. Pianiste et compositeur, Debussy réinvente le langage pianistique au début du XXè, en étroite connivence avec les mondes poétiques et littéraires. En ambassadrice inspirée, Véronique Bonnecaze détecte les allitérations et connotations allusives de l’écriture d’un Debussy poète ; le choix du Bechstein de 1900 est légitime car Debussy travaillait sur ce type de clavier qui permet des recherches et des trouvailles aussi subtiles que spécifiques en particulier sur les étagements harmoniques… : Véronique BONNECAZE s’affirme ici CLIC_macaron_2014comme une debussyste de premier plan. L’interprète aborde des intemporels sublimes tels Clair de lune, L’Isle joyeuse ; mais aussi les perles d’une ineffable ferveur du Livre I des Préludes (1909 – 1910), dont Danseuse de Delphes, Les Collines d’Anacapri, Ce qu’a vu le vent d’ouest, la Cathédrale engloutie, la Danse de Puck… Son album est l’une des plus éblouissantes réussites de l’année Debussy, édité par le label français fondé par Bruno Procopio, PARATY. CD événement et CLIC de classiquenews de janvier 2019.

 
 
 
 

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LIRE ici notre présentation “premières impressions ” du cd DEBUSSY par Véronique Bonnecaze, prochains concerts de la pianiste au fluide poétique irrésistible
http://www.classiquenews.com/veronique-bonnecaze-joue-debussy/

 
 
 
 

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Véronique BONNECAZE joue DEBUSSY

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cdPARIS, lundi 14 janv 2019, 19h30. DEBUSSY par Véronique Bonnecaze. Centenaire DEBUSSY 2018 : le cd événement par Véronique BONNECAZE. Enregistré à la Ferme de Villefavard en mars 2018 sur un piano Bechstein, le nouveau cd de la pianiste française Véronique Bonnecaze clôt l’année du centenaire Debussy 2018 et crée l’événement en début 2019, tant le geste pianistique, le choix des pièces et celui du piano (un Bechstein restauré pour l’occasion) et leur enchaînement suscitent l’admiration. Pianiste et compositeur, Debussy réinvente le langage pianistique au début du XXè, en étroite connivence avec les mondes poétiques et littéraires. En ambassadrice inspirée, Véronique Bonnecaze détecte les allitérations et connotations allusives de l’écriture d’un Debussy poète ; le choix du Bechstein de 1900 est légitime car Debussy travaillait sur ce type de clavier qui permet des recherches et des trouvailles aussi subtiles que spécifiques en particulier sur les étagements harmoniques… : Véronique BONNECAZE s’affirme ici comme une debussyste de premier plan. L’interprète aborde des intemporels sublimes tels Clair de lune, L’Isle joyeuse ; mais aussi les perles d’une ineffable ferveur du LIvre I des Préludes (1909 – 1910), dont Danseuse de Delphes, Les Collines d’Anacapri, Ce qu’a vu le vent d’ouest, la Cathédrale engloutie, la Danse de Puck… Son album est l’une des plus éblouissantes réussites de l’année Debussy, édité par le label français fondé par Bruno Procopio, PARATY. CD événement et CLIC de classiquenews de janvier 2019. Véronique Bonnecaze publie cet album jubilatoire le 25 janvier 2019 et joue des extraits du cycle qu’elle a enregistré au cours de plusieurs concerts de lancement :

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Les 14 puis 26 janvier, le 3 février 2019
CONCERTS DEBUSSY par Véronique Bonnecaze
3 concerts de lancement

 
 
 

Lundi 14 janvier 2019 // 19h30
Cercle France-Amériques
9, avenue Franklin D Roosevelt 75008 Paris
Concert suivi d’une rencontre avec l’artiste autour d’un cocktail

 
 
 

Samedi 26 janvier 2019 //
L’Atelier de Peter Wielick
Place de Bronckart, 18-20 – 4000 Liège – Belgique

 
 
 

Dimanche 3 février 2019 // 16h
A la Ferme de Villefavard, Limousin
2, impasse de la Cure de l’Église – 87190 Villefavard

 
 
 

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TOUTES LES INFOS sur le site
www.veroniquebonnecaze.com
https://www.veroniquebonnecaze.com

et aussi sur
PARATY.FR
http://paraty.fr/#

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VOIR LE TEASER DU CD Debussy par Véronique Bonnecaze (1 cd Paraty / 25 janvier 2019) – Distribution Harmonia Mundi / PIAS

https://youtu.be/MK1_b6oan9Y

 
 
 

bonnecaze véronique cd debussy classiquenews annonce critique cd

 
 
 

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PROGRAMME DEBUSSY par Véronique Bonnecaze

 
 
 

1. Clair de lune (1890)
2. L’Isle Joyeuse (1903-1904)
Images, 2e série (1907)
3. Cloches à travers les feuilles
4. Et la lune descend sur le temps qui fut
5. Poissons d’or

Préludes, Livre I (1909-1910)
6. I. Danseuses de Delphes
7.II. Voiles
8. III. Le Vent dans la plaine
9. IV. « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir »
10.V. Les Collines d’Anacapri
11. VI. Des pas sur la neige
12. VII. Ce qu’a vu le vent d’Ouest
13. VIII. La Fille aux cheveux de lin
14. IX. La Sérénade interrompue
15. X. La Cathédrale engloutie
16. XI. La Danse de Puck
17. XII. Minstrels
18. XIII. La plus que lente L.121 (1910)

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Enregistrement réalisé en mars 2018 à la Ferme de Villefavard sur piano C. Bechstein 1900 - Prise de son, montage, mastering : Cyrille Métivier

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CENTENAIRE DEBUSSY 2018

 
 
 
EN LIRE PLUS : dossier CENTENAIRE DEBUSSY 2018
, le bilan d’une année de célébration bien timide : le cd qui paraît en janvier 2019 chez Paraty, outre l’affirmation du tempérament de la pianiste Véronique Bonnecaze, rétablit avec éclat le génie du compositeur pour le piano… Une réalisation bienvenue qui clôt de façon superlative les célébrations Debussy en France.