Le Trouvère de Verdi avec Anna Netrebko à Vérone sur FRANCE 5

LIEGE. Jérusalem de Giuseppe Verdi FRANCE 5, sam 20 juillet 2019, VERDI : LE TROUVERE, 22h20. Un couple d’amants éprouvés, martyrisés ; un comte (di Luna), jaloux, haineux, sans scrupules… Verdi n’épargne rien ni personne pour que brûle le drame. Le choix du livret Cammarano d’après le roman de Guttiérrez (El Trovador, 1836) s’avère très efficace … au diapason de la musique : prenante, passionnée, où dominent les grands airs solistes et le chœur quasiment permanent. L’opéra est créé à Rome (Teatro Apollo, janvier 1953), puis représenté à Paris (Théâtre Italien, décembre 1854). Dans ce fantastique épique, pas de place pour la langueur car les héros ont à peine le temps d’exprimer leur passion avant de mourir…

Le point culminant de ce lyrique spectaculaire et saisissant étant porté par le personnage de la sorcière, Azucena – rôle inouï pour contralto dramatique (elle annonce Amneris dans Aida) : voix des ténèbres qui fait surgir le grand frisson lugubre de la mort et de la vengeance implacable… sans le savoir ici, les deux rivaux affrontés jusqu’à la mort, sont … deux frères auxquels on a caché leur réelle filiation.

Les Arènes de Vérone sont l’équivalent des Chorégies d’Orange en France : un lieu dévolu au genre lyrique qui couronne les stars lyriques.
Aucun doute que la soprano austro russe Anna Netrebko triomphe encore dans le rôle angélique ardent qu’elle a chanté à Salzbourg, Berlin entre autres. Sa Leonora brûle d’amour, se consume littéralement sur les planches.
A l’affiche de l’édition Vérone 2019, et pour 5 dates, dans la mise en scène de Franco Zeffirelli.
On reste moins convaincu par le Manrico (le Trouvère) du ténor Yusiv Eyvazov au chant beaucoup moins intense et fin de « La Netrebko » (son épouse à la ville).

 

 verone-trovatore-trouvere-netrebko-arte-france-musique-opera-critique-par-classiquenews-diffusion-juillet-2019

 

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PLUS d’infos sur la production véronaise sur le site du Festival d’opéra de Vérone
https://www.arena.it/arena/en/shows/trovatore-2019.html

Distribution
Autres chanteurs : Luca Salsi (Luna), Dolora Zajick (Asucena) … Arena di Verona Orchestra, Chorus, Corps de Ballet and Technical team / Pier Giorgio Morandi, direction. Mise en scène : Franco Zeffirelli.
Durée : circa 2h40 / entracte après les acte I et II


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APPROFONDIR

LIRE aussi nos articles et dossiers ANNA NETREBKO chante Leonora dans Le Trouvère / Il Trovatore de Verdi : http://www.classiquenews.com/tag/leonora/

Paris, Opéra Bastille. Anna Netrebko chante LeonoraARTE. Vendredi 15 août 2014, 20h50. Verdi : Le Trouvère. Anna Netrebko.  Salzbourg, août 2014 : voici assurément l’un des événements lyriques du festival autrichien créé en 1922 par le trio légendaire Strauss / Hoffmannsthal / Reinhardt. C’est qu’aux côtés des Mozart, Beethoven, Strauss, les grands Verdi n’y sont pas si fréquents. Créé à Rome en 1853, d’après El Trovador de Gutiérrez, 1836), Le Trouvère de Verdi saisit par sa fièvre dramatique, une cohérence et une caractérisation musicale indiscutable malgré la complexité  romanesque de l’intrigue. L’action se déroule en Espagne, dans la Saragosse du XVème, où le conte de Luna est éconduit par la dame d’honneur de la princesse de Navarre, Leonora dont il est éperdument amoureux : la jeune femme lui préfère le troubadour Manrico.  Dans le camps gitan, Azucena, la mère de Manrico, est obsédée par l’image de sa mère jetée dans les flammes d’un bûcher, et de son jeune frère, également consommé par le feu. Manrico décide de fuir avec Leonora. Mais il revient défier Luna car sa mère est condamnée à périr sur le bûcher elle aussi.  Emprisonné par Luna avec sa mère, Manrico maudit Leonora qui semble s’être finalement donnée au Conte : elle a feint et s’est versée le poison pour faire libérer son aimé. En vain, Luna comprenant qu’il n’aura jamais celle qu’il aime (à présent morte), ordonne l’exécution par les flammes de Manrico. Au comble de l’horreur, Azucena lui avoue qu’il vient de tuer son propre frère : leur mère avait échanger les enfants sur le bûcher. De sorte que l’opéra s’achève sur la vengeance d’Azucena (elle a enfin vengé la mort de sa mère par Luna) et le sacrifice des deux amants (Leonora et Manrico). La mezzo apparemment démunie a manipulée le baryton jaloux, vengeur… aveuglé par sa haine jalouse pour son cadet qui s’avère être son propre frère… EN LIRE PLUS
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