LE TRIO ATANASSOV sur tous les fronts : cd & concerts

TRIO ATANASSOV : nouveau cd, concerts les 3, 7 dĂ©cembre (Paris, Cortot puis Sceaux). Riche actualitĂ© pour le Trio français ATANASSOV. Les trois musiciens illustrent avec tempĂ©rament le chic “Ă  la française” (titre de leur dernier album Ă©ditĂ© chez PARATY) ; ils jouent quasiment le programme de leur disque Ă  Sceaux pour la Schubertiade de Sceaux, samedi 7 dĂ©cembre 2019 Ă  17h30, salon de l’HĂŽtel de Ville…

Paraty_987 Ko-_1-Chic-a-la-francaise-Trio-Atanassov-qual30LIRE notre critique du cd Chic Ă  la française / Trio Atanassov : “De Debussy, le Trio en sol est une piĂšce de jeunesse vite oubliĂ©e par l’auteur et qui plus est, est restĂ©e inachevĂ©e (dans le 4Ăš mouvement). Pourtant elle tĂ©moigne de sa premiĂšre maniĂšre, encore « romantique », rappelant Saint-SaĂ«ns, Franck et Massenet ; la partition dut animer les soirĂ©es de musique de chambre organisĂ©es par la protectrice de Tchaikovski, la baronne Nadejda von Mack qui employa le jeune pianiste Debussy en 1880, dans ses dĂ©placements en Italie (Fiesole). Les 3 musiciens du Trio Atanassov aborde chaque sĂ©quence avec Ă©loquence et tension : nonchalance heureuse et tension mesurĂ©e (Andantino) ; vivacitĂ© nerveuse et engagĂ©e comme celle d’une conversation oĂč chacun chante et affirme sa partie (Scherzo) ; puissance suave et nostalgique de l’Andante ; enfin, insouciance et lĂ©gĂšretĂ© vive du Finale.” LIRE la critique complĂšte ici

 

 

 

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Concerts de lancement
du CD “Chic à la française” *

 

 

3 décembre 2019 | Paris | 20h *
Salle Cortot
“Les Pianissimes » : Dvoƙák, Schubert, Ravel

 

 

7 décembre 2019 | Sceaux | 17h30 *
« La Schubertiade de Sceaux“
Présenté par Frédéric Lodéon
Debussy, Boulanger, Schubert (quintette « La truite »)

 Avec Manuel Vioque-Judde & Benoßt Levesque

 

 

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trioatanassov.com

 

 

 

 

 

 

CD, critique. Chic à a française : Trio Atanassov. Debussy, Hersant, Ravel (1 cd Paraty)

atanassov-trio-cd-chic-a-la-francaise-cd-critique-reviex-cd-classiquenews-schubertiade-de-sceaux-atanassovCD, critique. Chic Ă  a française : Trio Atanassov. Debussy, Hersant, Ravel (1 cd Paraty – enregistrĂ© en avril 2018). Le Chic Ă  la française se rĂ©pand dans les 3 piĂšces ici choisies, chacune trĂšs forte en sensations comme en caractĂšres. RĂ©unir les 3 relĂšve dĂ©jĂ  d’un dĂ©fi. De Debussy, le Trio en sol est une piĂšce de jeunesse vite oubliĂ©e par l’auteur et qui plus est, est restĂ©e inachevĂ©e (dans le 4Ăš mouvement). Pourtant elle tĂ©moigne de sa premiĂšre maniĂšre, encore « romantique », rappelant Saint-SaĂ«ns, Franck et Massenet ; la partition dut animer les soirĂ©es de musique de chambre organisĂ©es par la protectrice de Tchaikovski, la baronne Nadejda von Mack qui employa le jeune pianiste Debussy en 1880, dans ses dĂ©placements en Italie (Fiesole).

Les 3 musiciens du Trio Atanassov aborde chaque sĂ©quence avec Ă©loquence et tension : nonchalance heureuse et tension mesurĂ©e (Andantino) ; vivacitĂ© nerveuse et engagĂ©e comme celle d’une conversation oĂč chacun chante et affirme sa partie (Scherzo) ; puissance suave et nostalgique de l’Andante ; enfin, insouciance et lĂ©gĂšretĂ© vive du Finale.

Le cas de la piĂšce de Philippe Hersant, longue rĂ©flexion de 20 mn, se rĂ©vĂšle fascinant : c’est la partition qui rĂ©vĂšle l’étendue de la palette expressive des interprĂštes. FascinĂ© par le Baroque français du XVIIĂš et surtout ici, Marin Marais, Philippe Hersant choisit comme un emblĂšme fĂ©cond, la sonnerie de l’église Sainte-GeneviĂšve du Mont que Marais a traitĂ© dans « la gamme et autres morceaux  » de 1723. Hersant en dĂ©duit une suite de variations en trio qui sĂ©duit par la grande Ă©conomie formelle, laquelle n’empĂȘche pas une diversitĂ© d’épisodes. En une succession de « souvenirs » et de stratifications qui offre un Ă©tagement sonore de la mĂ©moire sollicitĂ©e, la piĂšce emprunte maints chemins et parcours que chaque instrument traverse diffĂ©remment.
C’est une partition souterraine et liquide, parsemĂ©e d’éclairs post romantiques et fantastiques (au piano) ; oĂč passent aussi citations et formules baroques (aux cordes)
 frĂ©missements, instabilitĂ©, intranquillitĂ© voire inquiĂ©tude ; au milieu de la piĂšce, se prĂ©cise l’effet de cloche et de carillon (la sonnerie qui apparaĂźt dans le titre mĂȘme de l’Ɠuvre), qui affirmĂ©e progressivement, crĂ©e la tension, en un balancement tragique, de plus en plus panique ; sĂ©quence crĂ©pitante, suractivitĂ© qui laisse s’accentuer des micro Ă©pisodes tendus, interrogatifs, des Ă©clairs et crĂ©pitements proches de cauchemar. Dans ce chaos sobre, le piano panique cherche un Ă©quilibre toujours reportĂ© ; il tente d’apaiser le feu des cordes qui tranchent, et citent des ornements baroques (violon), en une superposition captivante de chants simultanĂ©s (parfois en tĂ©lĂ©scopages discordants et volontaires) dont la voix, en conclusion, se perd et s’effiloche comme un carillon devenu songe qui n’a pas peut-ĂȘtre jamais existĂ©. L’acuitĂ© expressive, comme le glissement poĂ©tique sont dynamisĂ©s par le souci du dĂ©tail et des Ă©quilibres sonores. Dans un labyrinthe musical aux changements permanents, le Trio Atanassov ne perd jamais le fil.

Le Trio de Ravel confirme la complicitĂ© toute en onctuositĂ© expressive des trois instrumentistes. D’abord, ils expriment la dĂ©licatesse affleurante et ses climats d’une pudeur infinie du premier mouvement (ModĂ©rĂ©), vraie invitation au songe intime, secret. Pantoum se cabre, se rebiffe, plein de panache et de fier hispanisme. Les trois complices redoublent d’accents tranchĂ©s et vivaces. Plus recueilli et sombre sans gravitĂ© asphyxiante, la Passacaille Ă©largit la texture sonore encore en une opulence expressive que les trois instrumentistes soulignent avec intensitĂ©. Le Finale exacerbe encore davantage les contrastes jusqu’à la saturation, rappelant combien le Trio de Ravel est une Ɠuvre qui a Ă©tĂ© conçue dans des heures sombres d’aoĂ»t 1914 : la conclusion comme Ă©perdue, assĂ©nĂ©e, enivrĂ©e appelant Ă  la mobilisation totale. Riche en dĂ©fis, le programme confirme la haute musicalitĂ© du Trio Atanassov.

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CD, critique. CHIC A LA FRANCAISE : Trio Atanassov. Debussy, Hersant, Ravel (1 cd Paraty – enregistrĂ© en avril 2018). Perceval Gilles, violon / Sarah Sultan, violoncelle / Pierre-Kaloyann Atanassov, piano.

CD annonce. TRIO ATANASSOV : «  Chic Ă  la française «  (Hersant, Ravel, Debussy – 1 cd PARATY)

Paraty_987 Ko-_1-Chic-a-la-francaise-Trio-Atanassov-qual30CD annonce. TRIO ATANASSOV : «  Chic Ă  la française «  (Hersant, Ravel, Debussy – 1 cd PARATY). Le nouveau cd du Trio Atanassov (fondĂ© en 2007) nous vaut un programme qui choisit le CHIC Ă  la française comme fil conducteur, soit donc, la trilogie « emblĂ©matique » comprenant Hersant, Debussy et
 le sublime Trio de Ravel. ClartĂ©, Ă©lĂ©gance, finesse, raffinement, 
 sont ici autant de caractĂšres distinctifs qui marquent un rĂ©pertoire et inspirent des interprĂštes soucieux de le servir. Le Trio Atanassov retient donc des Ɠuvres qu’il a dĂ©fendues rĂ©guliĂšrement au cours de ses tournĂ©es (depuis ses dĂ©buts au Musikverein de Vienne), une gĂ©nĂ©alogie de signatures dont il aime exprimer et partager cette exception spĂ©cifiquement française « dotĂ©e d’un riche sens de la couleur et des proportions, et faisant rimer passion avec distinction ».

Philippe Hersant ressuscite ici Marin Marais et toute la poĂ©sie intĂ©rieure du XVIIĂš, sa nostalgie comme son Ă©conomie. Le Trio Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent dans le 2Ăš concert des Atanassov. InĂ©puisable autant qu’indicible et inexplicable, le Trio de Ravel (Saint-Jean de Luz, 1914) est un sommet de l’onirisme musical français ; c’est une immersion dans l’hypersensible et la mĂ©moire enchantĂ©e qui retrouve dans son Ă©mission, le miracle d’une insouciance curieuse et Ă©merveillĂ©e (raffinement rythmique du scherzo, baptisĂ© « pantoum »). Jamais le gĂ©nie de Ravel n’a Ă©tĂ© aussi loin dans l’introspection secrĂšte et intime.
Plus rĂ©cemment inscrit dans les concerts du Trio Atanassov, le Trio de Debussy partage avec celui de Ravel, cette intelligence des nuances, ce goĂ»t naturelle de la poĂ©sie, mais non encore enrichie de l’expĂ©rience car il s’agit d’une Ɠuvre de jeunesse (1880) quand le jeune Claude Ă©tait alors pianiste au service de la protectrice de Tchaikovsky, la saisissante Mme Von Meck.

 

 

 

Prochaine critique du cd CHIC A LA FRANCAISE / TRIO ATANASSOV (1 cd PARATY), dans le mag cd dvd livres de classiquenews, le jour de parution : le 29 nov 2019.

 

 

 

 

Concerts de lancement
du CD “Chic Ă  la française” *

 

 

3 décembre 2019 | Paris | 20h *
Salle Cortot
“Les Pianissimes » : Dvoƙák, Schubert, Ravel

 

 

 

7 décembre 2019 | Sceaux | 17h30 *
« La Schubertiade de Sceaux
Présenté par Frédéric Lodéon
Debussy, Boulanger, Schubert (quintette « La truite »)

Avec Manuel Vioque-Judde & BenoĂźt Levesque

 

 

 

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, concert. SCEAUX, HDV, le 30 mars 2019. La Schubertiade de Sceaux. SCHUBERT : Quatuor Elmire

schubertiade-sceaux-leaderboard-18-19-190-800-VIGNETTE-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. SCEAUX, HDV, le 30 mars 2019. La Schubertiade de Sceaux. SCHUBERT : Quatuor Elmire (dernier concert de la saison 2018 – 2019). Voilà assurĂ©ment un programme modĂšle pour la nouvelle et fabuleuse Schubertiade de Sceaux dans les Hauts de Seine. « ModĂšle » car l’Ɠuvre la plus bouleversante et profonde de Franz Schubert est ici servie par une jeune phalange d’une maturitĂ© dĂ©jĂ  prometteuse (ils n’ont que 3 ans, regroupĂ©s en quatuor depuis 2016) : les quatre instrumentistes du Quatuor Elmire (pour comprendre le choix de leur nom, voyez du cĂŽtĂ© de MoliĂšre et de son Tartuffe)

D’abord « chauffĂ©s » par l’équilibre et l’élĂ©gance en rien artificiels du Quatuor de Beethoven (Quatuor op. 18 n°3, trĂšs proche de la finesse d’un Haydn), les quatre musiciens abordent le dernier Quatuor de Schubert, avec un 2Ăš violoncelle (Quintette), en intensitĂ© et intĂ©rioritĂ©. Ils (et elle : car le 2Ăš violoncelle est assumĂ©e par Sarah Sultan, transfuge pour l’occasion du Trio Atanassov) dessinent les paysages crĂ©pusculaires suspendus du Wanderer Franz en longues phrases profondes, dĂ©veloppant articulation flexible (violon 1 et violoncelle 1), Ă©coute continue, surtout sonoritĂ© d’un souffle et d’une justesse nuancĂ©e 
 proprement saisissante.

L’Ɠuvre jamais Ă©ditĂ©e du vivant de l’auteur, est intense et tragique, c’est un « testament musical » composĂ© pendant l’étĂ© 1828, deux mois avant la mort de Schubert.

 

 

 

sceaux la schubertiade de sceaux hotel de ville saison sur classiquenewsDans la salle de rĂ©union de l’Hotel de Ville de Sceaux, les musiciens sculptent la matiĂšre ardente, crĂ©pitante et mordante aussi du premier mouvement (Allegro ma non troppo) : entrĂ©e en matiĂšre fortement charpentĂ©e dont les jeunes instrumentistes excellent Ă  exprimer la carrure, le relief parfois Ăąpre et mĂȘme vĂ©hĂ©ment, comme les derniers assauts d’une conscience Ă  la fois dĂ©cuplĂ©e et …foudroyĂ©e. Puis vient l’admirable Adagio, nocturne Ă©perdu, suspendu, dont il font en une plongĂ©e progressive et calibrĂ©e, rythmĂ©e selon les pizz enchanteurs du 2Ăš violoncelle, une rĂ©flexion ample, dĂ©finitive, lugubre sur la mort, la finalitĂ© de toute chose
 C’est comme si Schubert nous faisaient plonger au delĂ  de l’expĂ©rience sensible, au delĂ  de la conscience, dans des eaux inconnues qui toujours questionnent le sens d’une vie terrestre, et jusqu’oĂč pouvons-nous aller ? Jusqu’oĂč pouvons-nous nous perdre dans cette quĂȘte infinie, qui est dĂ©couverte, exploration mais aussi chute et ensevelissement ? Nous Ă©garer hors de l’espace et au delĂ  du temps mesurable, voilĂ  l’une des Ă©preuves que nous rĂ©serve Schubert et que permet la musique. SinguliĂšrement.
Dans ce parcours introspectif d’une exceptionnelle acuitĂ©, les Elmire sont des guides d’une prodigieuse activitĂ©, faisant briller et rougir ce chant de l’au-delĂ , d’une sincĂ©ritĂ© et d’un dĂ©nuement ultime. La clartĂ© du contrepoint, la lisibilitĂ© des rĂ©ponses, l’activitĂ© filigranĂ©e et parfaitement articulĂ©e de tous les contrechants, comme la ligne mĂ©lodique Ă  la fois sobre et flexible du violon I (Scherzo, puis Allegretto final) n’en finissent pas d’enchanter, d’enivrer, de nous hypnotiser.

 

 

 

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A la sĂ»retĂ© de leur geste, les jeunes instrumentistes produisent aussi une sonoritĂ© dĂ©lectable, Ă  la fois claire et puissante, jamais forcĂ©e ni Ă©paisse et qui grĂące Ă  un rĂ©glage de l’acoustique de la salle, se rĂ©alise idĂ©alement. Ajoutons que le premier violon et le violoncelle sont d’une facture historique contemporaine, assurant Ă  l’ensemble cette Ă©tonnante ossature, ferme, solide, carrĂ©e, continĂ»ment Ă©quilibrĂ©e.

Il fallait donc attendre le dernier concert de la premiĂšre saison de la Schubertiade de Sceaux pour atteindre aux Ă©thers mĂ©taphysiques et spirituels d’un Schubert touchĂ© par la grĂące, voyageur, questionneur, explorateur de l’ñme humaine. Ce programme est d’autant plus mĂ©morable qu’il assure un tremplin Ă  une jeune formation parmi les plus douĂ©es de la nouvelle gĂ©nĂ©ration de chambristes français. Aucun disque encore, car ils attendent de progresser. Mais Ă  Sceaux (oĂč ils jouaient ensemble pour la premiĂšre fois l’odyssĂ©e spirituelle de Schubert), la rĂ©vĂ©lation et la confirmation d’une intelligence collective qu’il faut dĂ©sormais suivre.

 

 

 

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Saluons le discernement et l’appui du Maire de Sceaux, Philippe Laurent, impliquĂ© depuis son dĂ©but pour la rĂ©ussite de la nouvelle saison de concerts. Il ne s’agit pas seulement d’un appui logistique (la salle de rĂ©union de l’HĂŽtel de ville devient salle de concert en un transfert pour nous exemplaire : ainsi le lieu des dĂ©libĂ©rations publiques et citoyennes se fait aussi comme naturellement Ă©crin de culture proposĂ© Ă  tous).
Il s’agit aussi de poursuivre dans la durĂ©e ce que la musique classique et l’expĂ©rience de la musique de chambre peut apporter dans la vie de la citĂ© : un temps de rĂ©flexion dans un planning quotidien qui en manque considĂ©rablement ; une pause qui devient comme ce soir, baume pour l’ñme et pour l’esprit. Mais le lien entre la MunicipalitĂ© et la pratique de la musique de chambre ne date pas d’aujourd’hui ; la conversation en musique qui est le point le plus abouti de la pratique chambriste remonte au temps oĂč les Lowenguth (Alfred puis Jacqueline) dĂ©fendaient Ă  Sceaux dĂ©jĂ  une saison de musique de chambre. L’acte est emblĂ©matique et presque militant en soi : comment ne pas Ă©tablir un parallĂšle alors entre l’exercice de la musique de chambre, et le dĂ©fi du dialogue et de la conversation sur la place publique, d’autant plus actuellement oĂč le « grand dĂ©bat » a suscitĂ© une vaste adhĂ©sion des français ? L’écoute et le goĂ»t de la combinaison, la rĂ©ussite d’une expĂ©rience collective sont Ă  n’en pas douter des dĂ©fis permanents, jamais acquis
 mais dans leur accomplissement, porteurs de progrĂšs sociĂ©tal et civique. VoilĂ  une rencontre du politique et de la culture, rĂ©solue, heureuse, durable.

 

 

 

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Souhaitons que le dialogue Ă©tabli entre le Maire de Sceaux et Elisabeth Atanassov, directrice gĂ©nĂ©rale des La Schubertiade de Sceaux ne s’interrompe jamais : la place de la culture et de la musique classique cultivent des valeurs fondamentales pour notre cadre de vie et la rĂ©alisation du vivre ensemble : partage, ouverture, curiositĂ©, comprĂ©hension, rĂ©flexion
 un modĂšle de sociĂ©tĂ© en sorte. Ce soir, annoncĂ©e dans le programme de salle, les trĂšs nombreux festivaliers de la Schubertiade de Sceaux ont pu dĂ©couvrir un avant-goĂ»t de la saison prochaine. L’aventure continue donc. A suivre sur classiquenews.com. Illustrations : les musiciens du concert du 30 mars / Philippe Laurent, Maire de Sceaux et Elisabeth Atanassov (DR / Mairie de Sceaux)

 

 

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, concert. SCEAUX, La Schubertiade, le 30 mars 2019. Haydn, Schubert (Quintette pour deux violoncelles). Quatuor Elmire. Dernier concert de la saison 2018 – 2019.

 

 

 

LIRE aussi notre annonce présentation du concert du Quatuor ELMIRE, sam 30 mars 2019 à Sceaux, La Schubertiade de Sceaux
http://www.classiquenews.com/le-quatuor-elmire-a-la-schubertiade-de-sceaux-2/

LIRE aussi notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison 1 de La Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019 :
http://www.classiquenews.com/sceaux-la-schubertiade-nouvelle-saison-de-musique-de-chambre-des-le-13-octobre-2018/

LIRE aussi notre entretien avec Elisabeth Aranassov, directrice générale des La Schubertiade de Sceaux :
http://www.classiquenews.com/sceaux-la-schubertiade-nouvelle-saison-de-musique-de-chambre-des-le-13-octobre-2018/

COMPTE-RENDU, concert. SCEAUX, La Schubertiade, le 10 nov 2018. « Un fil, la vie, un simple fil » Trio Atanassov / Alain Carré

Schubertiade de Sceaux Logo copiable logo 2018COMPTE-RENDU, concert. SCEAUX, La Schubertiade, le 10 nov 2018. « Un fil, la vie, un simple fil » Trio Atanassov (Perceval Gilles, Sarah Sultan et Pierre-Kaloyann Atanassov) / Alain CarrĂ©, rĂ©citant. Hommage aux soldats de la PremiĂšre Guerre. Le sujet du programme Ă©tait opportun en ce week end du 11 novembre 2018, centenaire de l’Armistice. Elisabeth Atanassov, directrice de la Schubertiade de Sceaux ajoute Ă  cette cĂ©lĂ©bration bienvenue, plusieurs piĂšces d’un violoniste virtuose, soldat enrĂŽlĂ© sur le front de la barbarie (1914-1918), devenu compositeur : Lucien Durosoir. En prĂ©sence des descendants du musicien, le concert est surtout un spectacle percutant oĂč le verbe est Ă©noncĂ©, projetĂ©, incarnĂ© par le diseur acteur Alain CarrĂ©. La vie dans les tranchĂ©es – humide, alcoolisĂ©e, nausĂ©abonde
 pour le dire d’un mot, inhumaine est ainsi Ă©voquĂ©e par le dĂ©tail et l’anecdote, Ă  travers des citations de la correspondance du soldat Durosoir Ă  sa mĂšre ; Ă  travers le tĂ©moignage complĂ©mentaire contenu dans les Carnets de guerre de Maurice MarĂ©chal.
Ponctuant le texte, plusieurs fragments musicaux sont jouĂ©s par le Trio Atanassov (Perceval Gilles, violon / Sarah Sultan, violoncelle / Pierre-Kaloyann Atanassov, piano) : on y dĂ©tecte l’intensitĂ© suggestive et qui semble recueillir les cris et l’impuissance dans la bataille, des Ɠuvres choisies signĂ©es Ravel (l’extraordinaire poĂ©tique de Pantoum, qui est le second mouvement de son sublime Trio de 1914), Beethoven, Schumann
 De cette mise en dialogue du texte et de la musique, ce sont certainement les partitions de Durosoir qui se dĂ©tachent par leur acuitĂ© Ă©motionnelle, Ă  la fois enivrante et recueillie (PriĂšre Ă  Marie de 1949, pour violon et piano : la piĂšce conclut avec beaucoup de sensibilitĂ© le programme). Comme on reste saisi par cette modernitĂ© palpitante qui porte et embrase le premier mouvement de son Trio en si mineur de 1927. Comme de nombreux auteurs marquĂ©s par la guerre, et davantage : qui ont affrontĂ© l’ignominie la plus terrifiante, Lucien Durosoir semble retisser un fil salvateur dans l’acte mĂȘme de composer ; toute son Ɠuvre qui suit ses annĂ©es de traumatisme, exprime et transcende cette Ă©preuve inimaginable.

durosoir lucien violon portrait annocne concert par classiquenewsComme le dit Debussy, la musique commence oĂč s’arrĂȘtent les mots : la formule est idĂ©ale dans le cas de Lucien Durosoir dont l’intensitĂ© et la pudeur de l’écriture musicale, en disent infiniment plus que bien des discours. La rĂ©ussite de ce « spectacle », Ă  la fois concert, Ă  la fois tĂ©moignage rĂ©citĂ© (et excellemment par l’incantatoire Alain CarrĂ©) vient de cet Ă©quilibre tĂ©nu et ici idĂ©al entre la vĂ©hĂ©mence du mot cru, et la parure musicale qui semble l’enrober, dans les fragments de musique qui ponctuent les rĂ©cits. On ne pouvait imaginer meilleure proposition, en hommage aux soldats massacrĂ©s, Ă©prouvĂ©s sur le champs de bataille entre 1914 et 1918.
A l’issue de ce deuxiĂšme rv, il apparaĂźt comme une Ă©vidence que par la qualitĂ© de l’offre musicale et la diversitĂ© des concerts dans leur forme et leur dĂ©roulement, La Schubertiade de Sceaux a dĂ©sormais trouvĂ© son rythme de croisiĂšre (dans l’HĂŽtel de Ville mĂȘme) et surtout son public. L’idĂ©e de proposer aux rĂ©sidents citoyens, un concert de musique de chambre dans les espaces municipaux, est exemplaire.
Prochain rv, samedi 8 dĂ©cembre 2018 : Quatuor Modigliani (au programme : Mozart, Schubert et surtout Debussy, pour fĂȘter le centenaire de la mort en 2018).

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COMPTE-RENDU, concert. SCEAUX, La Schubertiade, le 10 nov 2018. « Un fil, la vie, un simple fil »  / Trio Atanassov (Perceval Gilles, Sarah Sultan et Pierre-Kaloyann Atanassov / Alain Carré, récitant.

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LIRE notre compte-rendu du concert du 13 octobre 2018 : Programme Schubert par le Trio Atanassov / La Schubertiade de Sceaux
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-sceaux-92-le-13-octobre-2018-la-schubertiade-de-sceaux-recital-schubert-trio-atanassov/

VISITEZ le site du Trio Atanassov : www.trioatanassov.com

LIRE aussi notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison musicale La Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019 et ses 6 concerts Ă©vĂ©nements.  
 
 

SCEAUX, La Schubertiade : Superbe concert Durosoir, Ravel, Schumann.. Trio Atanassov

schubertiade-sceaux-leaderboard-18-19-190-800-VIGNETTE-classiquenewsSCEAUX (92), sam 10 nov 2018. TRIO ATANASSOV : Durosoir, Ravel, Bridge
 Voici dĂ©jĂ  la 2Ăš session de la Schubertiade de Sceaux, cycle Ă©vĂ©nement de musique de chambre autour de Schubert, proposĂ©, dĂ©fendu par le Trio Atanassov. AprĂšs une premiĂšre inaugurale, 100% Schubert qui a eu lieu le 13 octobre dernier, – bain enivrant dans l’imaginaire si trouble et tendre de Franz Schubert, les interprĂštes de ce 2Ăš rv Ă  Sceaux, rendent hommage Ă  la musique du compositeur Lucien Durosoir, violoniste et compositeur, qui fut soldat sur le front de la premiĂšre guerre, dont le tempĂ©rament marque les esprits ; une Ɠuvre idĂ©ale qui permet Ă  la Schubertiade de Sceaux de fĂȘter aussi le centenaire de l’Armistice 1918, 
 un certain 11 novembre.

  

 

La Ville de Sceaux lance sa nouvelle saison musicale : "la Schubertiade"

 

 

 

Le spectacle « Un fil, la vie, un simple fil » rĂ©unit les 3 instrumentistes du Trio Atanassov (Perceval Gilles, Sarah Sultan et Pierre-Kaloyann Atanassov, respectivement violon, violoncelle, piano / cf notre photo), et aussi le comĂ©dien et metteur en scĂšne Alain CarrĂ© pour Ă©voquer l’expĂ©rience de la guerre et des tranchĂ©es vĂ©cue par Lucien Durosoir, Ă  travers sa musique et ses mots (lettres envoyĂ©es du front Ă  sa mĂšre). Des extraits des Carnets de guerre de Maurice MarĂ©chal seront Ă©galement lus en alternance avec les compositions de Lucien Durosoir, mais aussi de Ravel, Schumann, Bridge, Beethoven et YsaĂże.

sceaux la schubertiade de sceaux hotel de ville saison sur classiquenewsUne exposition et une courte confĂ©rence de Luc Durosoir, fils du musicien, qui a retrouvĂ© les Ɠuvres de son pĂšre (que lui-mĂȘme refusait de publier) au dĂ©but du XXIĂšme siĂšcle, enrichissent l’apport du concert. Pluridisplinaire et gĂ©nĂ©reuse, l’offre de La Schubertiade de Sceaux croise musique, histoire, littĂ©rature afin d’honorer l’Ɠuvre d’un virtuose marquĂ© par la monstruositĂ© de la guerre, qui, aprĂšs sa dĂ©mobilisation, dĂ©cida de se retirer du monde pour composer. Tout un symbole.

 
 

 
 

Sur le front, le matricule 4857
durosoir lucien violon portrait annocne concert par classiquenewsEau chaude en guise de cafĂ©, pain sec, lever matinal Ă  4h et demi
 Rester immobile, quel que soit le temps. Attendre. Observer, se cacher
 « Il ne faut pas ĂȘtre maniaque, devenir trĂšs dur, simple et endurant, telle est la devise Ă  laquelle il faut s’efforcer. Par endurant, je ne dis pas seulement lutter contre la fatigue, mais aussi le climat froid et la pluie « . Le soldat sur le front Ă©crit couchĂ© car pas de table ni de chaise
 sa vie est dure, terne ; c’est Ă  Caen en 1914, au moment oĂč il apprend entre autres la mort du compositeur AlbĂ©ric Magnard, tuĂ© par les allemands
 « Il a Ă©tĂ© fusillĂ© dans sa maison de Baron parce qu’il avait tirĂ© deux Uhlans qui enfonçaient sa grille. C’est sĂ»rement une grande perte pour nous », Ă©crit Lucien Durosoir – matricule 4857, dans son « cher carnet » 
Peu Ă  peu, aprĂšs avoir Ă©tĂ© un temps (premier) impressionnĂ©, le soldat s’habitue Ă  la proximitĂ© avec les cadavres : «  je veillerai dans la nuit au milieu des cadavres comme cela arrive souvent, sans mĂȘme y songer ».
Et comme pour se donner du courage : ”Certainement la guerre est le plus Ă©pouvantable des flĂ©aux, mais il faut la subir et nous n’y pouvons rien, et dans le cas prĂ©sent nous dĂ©fendons notre pays, nos libertĂ©s et l’amour de notre race”.  Le quotidien est terrible ; le goĂ»t de la guerre, Ă  vomir. Insupportable mais inĂ©vitable. Tel est la vie du soldat Durosoir, en un temps foudroyĂ© et glaçant, que les extraits musicaux enrichissent et colorent tout au long de la reprĂ©sentation. Dans la dĂ©termination et dans l’espoir. C’est un humanisme admirable : « Certes, je ne puis savoir ce que le sort me rĂ©serve, mais si je venais Ă  disparaĂźtre, ce Ă  quoi il ne faut pas penser, songe que ce sacrifice, que bien d’autres que moi ont consenti, a Ă©tĂ© fait pour sauver notre pays et les enfants, c’est-Ă -dire l’avenir, c’est pour eux que nous avons supportĂ© tant de souffrances. Il faudrait donc t’intĂ©resser Ă  des enfants, Ă  des musiciens, occupe-toi et soutiens des jeunes violonistes, cela occupera ta vie et sera une façon de me prolonger
 «  Ă©crit-il Ă  sa mĂšre.

  

  

 

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SCEAUX (92), HĂŽtel de ville
Samedi 10 novembre 2018, 17h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.schubertiadesceaux.fr/un-fil-la-vie-un-simple-fil-10-novembre-2018/

 

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  Liste des oeuvres musicales jouées pendant le spectacle :

Eugùne Ysaÿe : “Obsession” (1923), extrait de la Sonate pour violon seul N°2
Maurice Ravel : “Pantoum” , 2ùme mouvement du Trio en la (1914)
Lucien Durosoir : 1er mouvement du Trio en si mineur (1926-27)
Frank Bridge : 2Úme et 3Úme mouvements du Trio n°2 (1929)
Robert Schumann :  ”l’oiseau prophĂšte” extrait des “ScĂšnes de la forĂȘt”
Ludwig van Beethoven : 4Úme mouvement de la Sonate op.30 n°2 pour violon et piano
Robert Schumann : 2Úme et 3Úme mouvement du trio N° 1 en ré mineur
Lucien Durosoir : 2Ăšme et 3Ăšme mouvements du Trio en si mineur
Lucien Durosoir : “priùre à Marie” (1949) pour violon et piano

 

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LIRE notre compte-rendu du concert du 13 octobre 2018 : Programme Schubert par le Trio Atanassov / La Schubertiade de Sceaux
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-sceaux-92-le-13-octobre-2018-la-schubertiade-de-sceaux-recital-schubert-trio-atanassov/

 

 

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VISITEZ le site du Trio Atanassov : www.trioatanassov.com

https://www.trioatanassov.com

LIRE aussi notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison musicale La Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019 et ses 6 concerts Ă©vĂ©nements.

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Superbe concert Durosoir, Ravel, Schumann… Ă  Sceaux

schubertiade-sceaux-leaderboard-18-19-190-800-VIGNETTE-classiquenewsSCEAUX (92), sam 10 nov 2018. TRIO ATANASSOV : Durosoir, Ravel, Bridge
 Voici dĂ©jĂ  la 2Ăš session de la Schubertiade de Sceaux, cycle Ă©vĂ©nement de musique de chambre autour de Schubert, proposĂ©, dĂ©fendu par le Trio Atanassov. AprĂšs une premiĂšre inaugurale, 100% Schubert qui a eu lieu le 13 octobre dernier, – bain enivrant dans l’imaginaire si trouble et tendre de Franz Schubert, les interprĂštes de ce 2Ăš rv Ă  Sceaux, rendent hommage Ă  la musique du compositeur Lucien Durosoir, violoniste et compositeur, qui fut soldat sur le front de la premiĂšre guerre, dont le tempĂ©rament marque les esprits ; une Ɠuvre idĂ©ale qui permet Ă  la Schubertiade de Sceaux de fĂȘter aussi le centenaire de l’Armistice 1918, 
 un certain 11 novembre.

 

La Ville de Sceaux lance sa nouvelle saison musicale : "la Schubertiade"

 

 

 

Le spectacle « Un fil, la vie, un simple fil » rĂ©unit les 3 instrumentistes du Trio Atanassov (Perceval Gilles, Sarah Sultan et Pierre-Kaloyann Atanassov, respectivement violon, violoncelle, piano / cf notre photo), et aussi le comĂ©dien et metteur en scĂšne Alain CarrĂ© pour Ă©voquer l’expĂ©rience de la guerre et des tranchĂ©es vĂ©cue par Lucien Durosoir, Ă  travers sa musique et ses mots (lettres envoyĂ©es du front Ă  sa mĂšre). Des extraits des Carnets de guerre de Maurice MarĂ©chal seront Ă©galement lus en alternance avec les compositions de Lucien Durosoir, mais aussi de Ravel, Schumann, Bridge, Beethoven et YsaĂże.

sceaux la schubertiade de sceaux hotel de ville saison sur classiquenewsUne exposition et une courte confĂ©rence de Luc Durosoir, fils du musicien, qui a retrouvĂ© les Ɠuvres de son pĂšre (que lui-mĂȘme refusait de publier) au dĂ©but du XXIĂšme siĂšcle, enrichissent l’apport du concert. Pluridisplinaire et gĂ©nĂ©reuse, l’offre de La Schubertiade de Sceaux croise musique, histoire, littĂ©rature afin d’honorer l’Ɠuvre d’un virtuose marquĂ© par la monstruositĂ© de la guerre, qui, aprĂšs sa dĂ©mobilisation, dĂ©cida de se retirer du monde pour composer. Tout un symbole.

 

 

Sur le front, le matricule 4857
durosoir lucien violon portrait annocne concert par classiquenewsEau chaude en guise de cafĂ©, pain sec, lever matinal Ă  4h et demi
 Rester immobile, quel que soit le temps. Attendre. Observer, se cacher
 « Il ne faut pas ĂȘtre maniaque, devenir trĂšs dur, simple et endurant, telle est la devise Ă  laquelle il faut s’efforcer. Par endurant, je ne dis pas seulement lutter contre la fatigue, mais aussi le climat froid et la pluie « . Le soldat sur le front Ă©crit couchĂ© car pas de table ni de chaise
 sa vie est dure, terne ; c’est Ă  Caen en 1914, au moment oĂč il apprend entre autres la mort du compositeur AlbĂ©ric Magnard, tuĂ© par les allemands
 « Il a Ă©tĂ© fusillĂ© dans sa maison de Baron parce qu’il avait tirĂ© deux Uhlans qui enfonçaient sa grille. C’est sĂ»rement une grande perte pour nous », Ă©crit Lucien Durosoir – matricule 4857, dans son « cher carnet » 
Peu Ă  peu, aprĂšs avoir Ă©tĂ© un temps (premier) impressionnĂ©, le soldat s’habitue Ă  la proximitĂ© avec les cadavres : «  je veillerai dans la nuit au milieu des cadavres comme cela arrive souvent, sans mĂȘme y songer ».
Et comme pour se donner du courage : ”Certainement la guerre est le plus Ă©pouvantable des flĂ©aux, mais il faut la subir et nous n’y pouvons rien, et dans le cas prĂ©sent nous dĂ©fendons notre pays, nos libertĂ©s et l’amour de notre race”.  Le quotidien est terrible ; le goĂ»t de la guerre, Ă  vomir. Insupportable mais inĂ©vitable. Tel est la vie du soldat Durosoir, en un temps foudroyĂ© et glaçant, que les extraits musicaux enrichissent et colorent tout au long de la reprĂ©sentation. Dans la dĂ©termination et dans l’espoir. C’est un humanisme admirable : « Certes, je ne puis savoir ce que le sort me rĂ©serve, mais si je venais Ă  disparaĂźtre, ce Ă  quoi il ne faut pas penser, songe que ce sacrifice, que bien d’autres que moi ont consenti, a Ă©tĂ© fait pour sauver notre pays et les enfants, c’est-Ă -dire l’avenir, c’est pour eux que nous avons supportĂ© tant de souffrances. Il faudrait donc t’intĂ©resser Ă  des enfants, Ă  des musiciens, occupe-toi et soutiens des jeunes violonistes, cela occupera ta vie et sera une façon de me prolonger
 «  Ă©crit-il Ă  sa mĂšre.

 

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SCEAUX (92), HĂŽtel de ville
Samedi 10 novembre 2018, 17h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.schubertiadesceaux.fr/un-fil-la-vie-un-simple-fil-10-novembre-2018/

 

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  Liste des oeuvres musicales jouées pendant le spectacle :

Eugùne Ysaÿe : “Obsession” (1923), extrait de la Sonate pour violon seul N°2
Maurice Ravel : “Pantoum” , 2ùme mouvement du Trio en la (1914)
Lucien Durosoir : 1er mouvement du Trio en si mineur (1926-27)
Frank Bridge : 2Úme et 3Úme mouvements du Trio n°2 (1929)
Robert Schumann :  ”l’oiseau prophĂšte” extrait des “ScĂšnes de la forĂȘt”
Ludwig van Beethoven : 4Úme mouvement de la Sonate op.30 n°2 pour violon et piano
Robert Schumann : 2Úme et 3Úme mouvement du trio N° 1 en ré mineur
Lucien Durosoir : 2Ăšme et 3Ăšme mouvements du Trio en si mineur
Lucien Durosoir : “priùre à Marie” (1949) pour violon et piano

 

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LIRE notre compte-rendu du concert du 13 octobre 2018 : Programme Schubert par le Trio Atanassov / La Schubertiade de Sceaux
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SCEAUX (92), sam 10 nov 2018. TRIO ATANASSOV : Durosoir, Ravel, Bridge


schubertiade-sceaux-leaderboard-18-19-190-800-VIGNETTE-classiquenewsSCEAUX (92), sam 10 nov 2018. TRIO ATANASSOV : Durosoir, Ravel, Bridge
 Voici dĂ©jĂ  la 2Ăš session de la Schubertiade de Sceaux, cycle Ă©vĂ©nement de musique de chambre autour de Schubert, proposĂ©, dĂ©fendu par le Trio Atanassov. AprĂšs une premiĂšre inaugurale, 100% Schubert qui a eu lieu le 13 octobre dernier, – bain enivrant dans l’imaginaire si trouble et tendre de Franz Schubert, les interprĂštes de ce 2Ăš rv Ă  Sceaux, rendent hommage Ă  la musique du compositeur Lucien Durosoir, violoniste et compositeur, qui fut soldat sur le front de la premiĂšre guerre, dont le tempĂ©rament marque les esprits ; une Ɠuvre idĂ©ale qui permet Ă  la Schubertiade de Sceaux de fĂȘter aussi le centenaire de l’Armistice 1918, 
 un certain 11 novembre.

 

La Ville de Sceaux lance sa nouvelle saison musicale : "la Schubertiade"

 

 

 

Le spectacle « Un fil, la vie, un simple fil » rĂ©unit les 3 instrumentistes du Trio Atanassov (Perceval Gilles, Sarah Sultan et Pierre-Kaloyann Atanassov, respectivement violon, violoncelle, piano / cf notre photo), et aussi le comĂ©dien et metteur en scĂšne Alain CarrĂ© pour Ă©voquer l’expĂ©rience de la guerre et des tranchĂ©es vĂ©cue par Lucien Durosoir, Ă  travers sa musique et ses mots (lettres envoyĂ©es du front Ă  sa mĂšre). Des extraits des Carnets de guerre de Maurice MarĂ©chal seront Ă©galement lus en alternance avec les compositions de Lucien Durosoir, mais aussi de Ravel, Schumann, Bridge, Beethoven et YsaĂże.

sceaux la schubertiade de sceaux hotel de ville saison sur classiquenewsUne exposition et une courte confĂ©rence de Luc Durosoir, fils du musicien, qui a retrouvĂ© les Ɠuvres de son pĂšre (que lui-mĂȘme refusait de publier) au dĂ©but du XXIĂšme siĂšcle, enrichissent l’apport du concert. Pluridisplinaire et gĂ©nĂ©reuse, l’offre de La Schubertiade de Sceaux croise musique, histoire, littĂ©rature afin d’honorer l’Ɠuvre d’un virtuose marquĂ© par la monstruositĂ© de la guerre, qui, aprĂšs sa dĂ©mobilisation, dĂ©cida de se retirer du monde pour composer. Tout un symbole.

 

 

Sur le front, le matricule 4857
durosoir lucien violon portrait annocne concert par classiquenewsEau chaude en guise de cafĂ©, pain sec, lever matinal Ă  4h et demi
 Rester immobile, quel que soit le temps. Attendre. Observer, se cacher
 « Il ne faut pas ĂȘtre maniaque, devenir trĂšs dur, simple et endurant, telle est la devise Ă  laquelle il faut s’efforcer. Par endurant, je ne dis pas seulement lutter contre la fatigue, mais aussi le climat froid et la pluie « . Le soldat sur le front Ă©crit couchĂ© car pas de table ni de chaise
 sa vie est dure, terne ; c’est Ă  Caen en 1914, au moment oĂč il apprend entre autres la mort du compositeur AlbĂ©ric Magnard, tuĂ© par les allemands
 « Il a Ă©tĂ© fusillĂ© dans sa maison de Baron parce qu’il avait tirĂ© deux Uhlans qui enfonçaient sa grille. C’est sĂ»rement une grande perte pour nous », Ă©crit Lucien Durosoir – matricule 4857, dans son « cher carnet » 
Peu Ă  peu, aprĂšs avoir Ă©tĂ© un temps (premier) impressionnĂ©, le soldat s’habitue Ă  la proximitĂ© avec les cadavres : «  je veillerai dans la nuit au milieu des cadavres comme cela arrive souvent, sans mĂȘme y songer ».
Et comme pour se donner du courage : ”Certainement la guerre est le plus Ă©pouvantable des flĂ©aux, mais il faut la subir et nous n’y pouvons rien, et dans le cas prĂ©sent nous dĂ©fendons notre pays, nos libertĂ©s et l’amour de notre race”.  Le quotidien est terrible ; le goĂ»t de la guerre, Ă  vomir. Insupportable mais inĂ©vitable. Tel est la vie du soldat Durosoir, en un temps foudroyĂ© et glaçant, que les extraits musicaux enrichissent et colorent tout au long de la reprĂ©sentation. Dans la dĂ©termination et dans l’espoir. C’est un humanisme admirable : « Certes, je ne puis savoir ce que le sort me rĂ©serve, mais si je venais Ă  disparaĂźtre, ce Ă  quoi il ne faut pas penser, songe que ce sacrifice, que bien d’autres que moi ont consenti, a Ă©tĂ© fait pour sauver notre pays et les enfants, c’est-Ă -dire l’avenir, c’est pour eux que nous avons supportĂ© tant de souffrances. Il faudrait donc t’intĂ©resser Ă  des enfants, Ă  des musiciens, occupe-toi et soutiens des jeunes violonistes, cela occupera ta vie et sera une façon de me prolonger
 «  Ă©crit-il Ă  sa mĂšre.

  

 

SCEAUX (92), HĂŽtel de ville
Samedi 10 novembre 2018, 17h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.schubertiadesceaux.fr/un-fil-la-vie-un-simple-fil-10-novembre-2018/

 
 

 

  Liste des oeuvres musicales jouées pendant le spectacle :

Eugùne Ysaÿe : “Obsession” (1923), extrait de la Sonate pour violon seul N°2
Maurice Ravel : “Pantoum” , 2ùme mouvement du Trio en la (1914)
Lucien Durosoir : 1er mouvement du Trio en si mineur (1926-27)
Frank Bridge : 2Úme et 3Úme mouvements du Trio n°2 (1929)
Robert Schumann :  ”l’oiseau prophĂšte” extrait des “ScĂšnes de la forĂȘt”
Ludwig van Beethoven : 4Úme mouvement de la Sonate op.30 n°2 pour violon et piano
Robert Schumann : 2Úme et 3Úme mouvement du trio N° 1 en ré mineur
Lucien Durosoir : 2Ăšme et 3Ăšme mouvements du Trio en si mineur
Lucien Durosoir : “priùre à Marie” (1949) pour violon et piano
 

 
 

 
 

 

 

LIRE notre compte-rendu du concert du 13 octobre 2018 : Programme Schubert par le Trio Atanassov / La Schubertiade de Sceaux
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VISITEZ le site du Trio Atanassov : www.trioatanassov.com

https://www.trioatanassov.com

LIRE aussi notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison musicale La Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019 et ses 6 concerts Ă©vĂ©nements. 

 
 

 
 

 

COMPTE-RENDU, concert. SCEAUX (92), le 13 octobre 2018. La Schubertiade de Sceaux. RĂ©cital SCHUBERT. Trio Atanassov.

schubertiadeCOMPTE-RENDU, concert. SCEAUX (92), le 13 octobre 2018. La Schubertiade de Sceaux. RĂ©cital SCHUBERT. Trio Atanassov. En dialogue et en complicitĂ©, les trois instrumentistes du TRIO ATANASSOV ont inaugurĂ© ce 13 octobre 2018, le nouveau cycle Ă©vĂ©nement Ă  Sceaux, La Schubertiade de 
 Sceaux. Une initiative qui renoue avec le riche passĂ© musical de la citĂ© scĂ©enne oĂč la musique de chambre a son public. En jouant Ă  chaque concert une Ɠuvre de Franz Schubert, les musiciens cĂ©lĂšbrent surtout l’esprit de partage et cette fraternitĂ© heureuse et discrĂšte qui renforce ce qui fonde la paix et l’harmonie : le respect et l’estime de soi et des autres. Pour preuve, ce concert 100% Schubert, – une monographie musicale bienvenue pour lancer la nouvelle saison Ă  Sceaux, dont le prĂ©sentateur, cultivĂ© et enjouĂ©, n’est autre que FrĂ©dĂ©ric LodĂ©on, voix radiophonique qui rĂ©tablit les enjeux de chaque piĂšce, non sans humour.

En prĂ©sence de l’Ambassadeur d’Autriche Ă  Paris, les musiciens enchaĂźnent les piĂšces, toutes invitation Ă  l’introspection et au repli intime, Schubert Ă©tant passĂ© maĂźtre dans l’expression de la Sensucht, cette pensĂ©e vagabonde, humeur de l’errance et d’une indicible mĂ©lancolie ; pas suspension dĂ©pressive, mais hypersensibilitĂ© pour le songe, l’inouĂŻ, le surgissement de la poĂ©sie pure.
trio-atanassov-schuebrtiade-de-sceaux-concert-critique-par-classiquenews-la-schubertiade-de-sceauxDe style comme de nuances, les 3 instrumentistes (Perceval Gilles, Sarah Sultan et Pierre-Kaloyann Atanassov, respectivement violon, violoncelle, piano) ne manquent pas; sachant nĂ©gocier trĂšs intelligemment avec une salle qui n’est pas de concert et une acoustique plutĂŽt sĂšche, ils sont capable de convoquer et diffuser l’atmosphĂšre amicale des Schubertiades viennoises, quand Franz, entourĂ© de ses proches, cultivait l’entente musicale, et suscitait l’écoute croisĂ©e, jouant lui-mĂȘme au piano, accompagnant les chanteurs ou ses amis instrumentistes


L’esprit de famille rĂšgne aussi sur ce cycle de sĂ©quences enivrĂ©es qui bercent par leur richesse allusive : la mĂšre du pianiste, Pierre-Kaloyann Atanassov (fondateur du Trio en 2007), Elisabeth Atanassov, tourne les pages, complicitĂ© suprĂȘme d’une gĂ©nĂ©ration Ă  l’autre, qui cultive ce goĂ»t de la profondeur et de la finesse offertes en partage. Le tableau est admirable comme le programme du concert.

Ils ont déjà à leur actif, un premier cd de musique de chambre (Smetana, Dvorak). On retrouve ce soir les qualités qui distingue le Trio : clarté des intentions, sens des nuances, lisibilité du cadre, écoute supérieure entre eux.
ATANASSOV-trio-pierre-kaloyann-atanassov-entretien-par-classiquenews-la-schubertiade-de-sceaux-par-classiquenewsToutes les facettes de Schubert sont exprimĂ©es, de la Sonatensatz D 28, sa premiĂšre partition cordes / piano, – dĂ©jĂ  fĂ©brile, contrastĂ©e (Ă©crite en 1812, Ă  15 ans) ; au sublime Trio opus 100 de 1827 (un an avant sa mort), – immortalisĂ© par Stanley Kubrick dans le film Barry Lindon (suivant en cela l’usage de Fritz Lang dans Docteur Mabuse (1922), en particulier son Andante con moto, d’une vivacitĂ© rythmique, Ă  la fois percussive et hallucinĂ©e
 sereine et intense (Ă  partir de la chanson suĂ©doise « le soleil se couche », conscience chez Schubert de sa fin prochaine ?
). La mĂ©lodie Ă©noncĂ©e sonne comme un dĂ©tachement tranquille et comme la prĂ©science de la fin, une marche funĂšbre qui n’a de triste et sombre que son nom ; 
 Ă©quation indicible entre la tendresse et la mort. Sans omettre le Notturno D 897, de la mĂȘme pĂ©riode, immersion et plongĂ©e dans l’autre monde, tel un voyage sans retour
 dont le caractĂšre suspendu annonce directement l’Andante de son ultime Quintette pour violoncelle (conçu Ă  l’Automne 1828, quelques semaines avant de mourir). S’y dĂ©ploie cette nuance inexprimable, jeu d’un oxymore Ă  dĂ©chiffrer par tous les interprĂštes : adagio apassionnato. Ici la traversĂ©e est d’un autre monde, vers l’autre rive, en modulations et passages aussi divers que tĂ©nus, cheminement de l’ombre et du murmure, en clair-obscur.

Chez Schubert rĂšgne une Ă©vidence qui semble simple, mais affirme trĂšs vite une saisissante profondeur ; ce jeu entre l’insouciance feinte et le sentiment plus grave qui Ă©treint, se dĂ©ploie ici sans entrave, avec la libertĂ© de l’entente, dans le geste complice des 3 musiciens.
Une certaine Ă©loquence facĂ©tieuse dans les reprises nous a beaucoup amusĂ©, en particulier dans le dernier mouvement du Trio opus 100, Ɠuvre majeure qui a figurĂ© au programme du seul concert public comprenant Ă  Vienne (Musikverein) des piĂšces de Schubert (de surcroĂźt jouĂ©es par des interprĂštes familiers de Beethoven). On ne pouvait rĂȘver meilleur programme et interprĂštes plus engagĂ©s pour inaugurer ce nouveau festival de musique de chambre Ă  Sceaux.

schubertiade-sceaux-leaderboard-18-19-190-800-VIGNETTE-classiquenewsRendez-vous est pris pour la prochaine session de la Schubertiade de Sceaux, samedi 10 novembre (17h30) : ici mĂȘme, Ă  l’HĂŽtel de Ville de Sceaux : concert « un fil, la vie, un simple fil », oeuvres de Lucien Durosoir, concert spectacle par le Trio Atanassov et le comĂ©dien et metteur en scĂšne, Alain CarrĂ©, en rĂ©citant, Ă  partir des lettres du soldat, adressĂ©es Ă  sa mĂšre depuis le front
 Les piĂšces de Durosoir ainsi rĂ©vĂ©lĂ©es sont associĂ©es aux composition de Beethoven, Schumann, Ravel, …

LIRE notre prĂ©sentation complĂšte de la saison La SCHUBERTIADE DE SCEAUX 2018 – 2019 :
http://www.classiquenews.com/sceaux-la-schubertiade-saison-2018-2019-du-13-octobre-2018-au-30-mars-2019/

Programme du concert du samedi 10 novembre 2018, 17h30 :

EugĂšne YsaĂże : “Obsession” (1923), extrait de la Sonate pour violon seul N°2
Maurice Ravel : “Pantoum” , 2Ăšme mouvement du Trio en la (1914)
Lucien Durosoir : 1er mouvement du Trio en si mineur (1926-27)
Frank Bridge : 2Úme et 3Úme mouvements du Trio n°2 (1929)
Robert Schumann :  ”l’oiseau prophĂšte” extrait des “ScĂšnes de la forĂȘt”
Ludwig van Beethoven : 4Úme mouvement de la Sonate op.30 n°2 pour violon et piano
Robert Schumann : 2Úme et 3Úme mouvement du trio N° 1 en ré mineur
Lucien Durosoir : 2Ăšme et 3Ăšme mouvements du Trio en si mineur
Lucien Durosoir : “priĂšre Ă  Marie” (1949) pour violon et piano

Le Trio Atanassov joue Schubert Ă  Sceaux

schubertiade-sceaux-leaderboard-18-19-190-800-VIGNETTE-classiquenewsSCEAUX (92). Sam 13 oct 2018. TRIO ATANASSOV : SCHUBERT. Sceaux inaugure ce 13 octobre, sa nouvelle saison de musique de chambre : la Schubertiade de Sceaux, cĂ©lĂ©bration dans l’esprit de Schubert et de ses amis, d’une fraternitĂ© heureuse, artistique, complice… Le cycle inĂ©dit ressuscite une tradition musicale bien ancrĂ©e dans la ville Ă©lĂ©gante du 92. On se souvient des fĂȘtes lĂ©gendaires qu’a donnĂ© la Duchesse du Maine, patronne des arts et passionnĂ©e par la musique, insomniaque, offrant des concerts et spectacles dans son vaste domaine en son chĂąteau de Sceaux


Le premier concert de la (nouvelle) et trĂšs lĂ©gitime SCHUBERTIADE de SCEAUX a lieu ce samedi 13 octobre 2018, Ă 17h30, Ă  l’HĂŽtel de Ville de Sceaux (salle Erwin GĂŒldner). A l’affiche l’excellent Trio Atanassov dans un programme qui cĂ©lĂšbre un compositeur prĂ©sent dans chaque session de la saison musicale de la Schubertiade, Franz SCHUBERT. Lire notre prĂ©sentation complĂšte de la nouvelle saison de musique de chambre Ă  Sceaux, la bien nommĂ©e Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019

atanassov-trio-musique-de-chambre-concert-schubert-sceaux-concert-annonce-par-classiquenews

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Programme

Concert inaugural de La Schubertiade, présenté par Frédéric Lodéon.
EntiĂšrement consacrĂ© Ă  Franz Schubert, l’un des maitres de la musique de chambre et qui allie intimitĂ©, intensitĂ©, spontanĂ©itĂ©.

Le Trio Atanassov joue

La Sonatensatz, D. 28
Ɠuvre inachevĂ©e de jeunesse (Schubert l’écrit alors qu’il n’a que quinze ans !) : c’est sa premiĂšre partition pour cordes et piano ;

puis, deux de ses derniÚres piÚces :
Le fameux Trio op. 100 et
Le Notturno D.897
composĂ©s en 1827 Ă  l’aube de sa disparition Ă  trente-et-un ans le 19 novembre 1828. Des Ɠuvres «  bouleversantes, nĂ©es du sentiment tragique de l’existence qui habite au plus au point le compositeur
 expression d’une mĂ©lancolie indicible mais aussi voyage intĂ©rieur qui est aussi songe et rĂȘve suspendu d’une indicible et trĂšs juste sincĂ©ritĂ©.
Dialogue, complicitĂ©, Ă©coute, virtuositĂ© mais intĂ©rieure, souffle et respiration filigranĂ©e, prĂ©cision apportĂ©e dans le dessin de l’architecture comme dans l’ossature et le relief de chaque nuance
 il ne manque rien Ă  l’approche des trois instrumentistes du Trio Atanassov. Un trio intensĂ©ment sensible qui accorde intensitĂ© et grande finesse. Concert incontournable.

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RESERVEZ VOTRE PLACE
Trio ATANASSOV
Samedi 13 octobre 2018, 17h30
HĂŽtel de Ville de Sceaux
http://www.schubertiadesceaux.fr/la-programmation/edition-2018-2019/

Plus d’informations sur le Trio Atanassov : www.trioatanassov.com
https://www.trioatanassov.com

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SCEAUX : SCHUBERT par le TRIO ATANASSOV

schubertiade-sceaux-leaderboard-18-19-190-800-VIGNETTE-classiquenewsSCEAUX (92). Sam 13 oct 2018. TRIO ATANASSOV : SCHUBERT. Sceaux inaugure ce 13 octobre, sa nouvelle saison de musique de chambre : la Schubertiade de Sceaux, cĂ©lĂ©bration dans l’esprit de Schubert et de ses amis, d’une fraternitĂ© heureuse, artistique, complice… Le cycle inĂ©dit ressuscite une tradition musicale bien ancrĂ©e dans la ville Ă©lĂ©gante du 92. On se souvient des fĂȘtes lĂ©gendaires qu’a donnĂ© la Duchesse du Maine, patronne des arts et passionnĂ©e par la musique, insomniaque, offrant des concerts et spectacles dans son vaste domaine en son chĂąteau de Sceaux


Le premier concert de la (nouvelle) et trĂšs lĂ©gitime SCHUBERTIADE de SCEAUX a lieu ce samedi 13 octobre 2018, Ă 17h30, Ă  l’HĂŽtel de Ville de Sceaux (salle Erwin GĂŒldner). A l’affiche l’excellent Trio Atanassov dans un programme qui cĂ©lĂšbre un compositeur prĂ©sent dans chaque session de la saison musicale de la Schubertiade, Franz SCHUBERT. Lire notre prĂ©sentation complĂšte de la nouvelle saison de musique de chambre Ă  Sceaux, la bien nommĂ©e Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019

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Programme

Concert inaugural de La Schubertiade, présenté par Frédéric Lodéon.
EntiĂšrement consacrĂ© Ă  Franz Schubert, l’un des maitres de la musique de chambre et qui allie intimitĂ©, intensitĂ©, spontanĂ©itĂ©.

Le Trio Atanassov joue

La Sonatensatz, D. 28
Ɠuvre inachevĂ©e de jeunesse (Schubert l’écrit alors qu’il n’a que quinze ans !) : c’est sa premiĂšre partition pour cordes et piano ;

puis, deux de ses derniÚres piÚces :
Le fameux Trio op. 100 et
Le Notturno D.897
composĂ©s en 1827 Ă  l’aube de sa disparition Ă  trente-et-un ans le 19 novembre 1828. Des Ɠuvres «  bouleversantes, nĂ©es du sentiment tragique de l’existence qui habite au plus au point le compositeur
 expression d’une mĂ©lancolie indicible mais aussi voyage intĂ©rieur qui est aussi songe et rĂȘve suspendu d’une indicible et trĂšs juste sincĂ©ritĂ©.
Dialogue, complicitĂ©, Ă©coute, virtuositĂ© mais intĂ©rieure, souffle et respiration filigranĂ©e, prĂ©cision apportĂ©e dans le dessin de l’architecture comme dans l’ossature et le relief de chaque nuance
 il ne manque rien Ă  l’approche des trois instrumentistes du Trio Atanassov. Un trio intensĂ©ment sensible qui accorde intensitĂ© et grande finesse. Concert incontournable.

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RESERVEZ VOTRE PLACE
Trio ATANASSOV
Samedi 13 octobre 2018, 17h30
HĂŽtel de Ville de Sceaux
http://www.schubertiadesceaux.fr/la-programmation/edition-2018-2019/

Plus d’informations sur le Trio Atanassov : www.trioatanassov.com
https://www.trioatanassov.com

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