GSTAAD : Festival Yehudi Menuhin 2019 : la location est ouverte

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582MENUHIN GSTAAD Festival 2019 (Suisse), LOCATION OUVERTE. Le premier festival musical estival en Suisse (Ă  Saanen et Ă  Gstaad lĂ  mĂȘme oĂč Yehudi Menuhin avait repĂ©rĂ© des lieux propices Ă  la musique et aux concerts) ouvre sa billetterie : il est enfin possible de rĂ©server ses places, ce pour tous les concerts de l’édition 2019 : une foison de programmes servis par les meilleurs artistes et interprĂštes de la scĂšne actuelle : chefs, pianistes, chanteurs, orchestres
 Le 63Ăš festival Menuhin allie comme Ă  son habitude l’excellence et aussi l’audace, sans omettre aux cĂŽtĂ©s de l’équilibre de ses propositions, la sensibilisation du classique Ă  tous les publics.

Le programme dĂ©taillĂ© de l’ensemble des concerts du 63e Gstaad Menuhin Festival est dĂ©sormais en ligne : assurez-vous les meilleurs places en rĂ©servant directement sur le site du Menuhin Gstaad Festival 2019, ou par tĂ©lĂ©phone au 033 748 81 82.
Du 18 juillet au 6 septembre 2019 : 60 CONCERTS Ă  l’affiche pendant presque 2 mois. Les concerts ont lieu dans les Ă©glises du canton (Ă©crins intimistes du Saanenland), ou sous la tente Ă  Gstaad,  ample vaisseau rĂ©servĂ© aux grandes cĂ©lĂ©brations symphoniques, opĂ©ratiques, Ă©vĂ©nementielles
 Il y a pour tous les goĂ»ts Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ©.

 

 

 

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GSTAAD MENUHIN Festival 2018

 

 

 

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gstaad-menuhin-festival-2019-paris-gd-format-artistes-petibon-say-gabetta-annonce-location-par-classiquenewsMOISSON DE TEMPERAMENTS… Cette annĂ©e le Festival suisse fĂȘte PARIS, son thĂšme fĂ©dĂ©rateur. De nombreux artistes français sont prĂ©sents mais pas seulement :
L’Ă©glise de Saanen accueille cette annĂ©e HervĂ© Niquet et son Concert Spirituel dans le «Te Deum» de Charpentier (20.7), Sol Gabetta dans le 2e Concerto de Saint-SaĂ«ns (21.7), Patricia Petibon dans des airs de Mozart et de Gluck (27.7), l’organiste de Notre-Dame de Paris Olivier Latry (28.7), le trompettiste GĂĄbor Boldoczki (29.7), Andreas Ottensamer et Yuja Wang en duo (31.7), Fazil Say dans le «Clair de lune» de Debussy (2.8), Ute Lemper dans des chansons françaises et de cabaret (10.8), Bertrand Chamayou dans le 23e Concerto de Mozart (11.8), Cecilia Bartoli (23.8) ou encore Hilary Hahn dans les deux concertos pour violon de Bach avec la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (29.8). On pourra entendre sinon David Guerrier Ă  ChĂąteau-d’ƒx (22.7), Nuria Rial (5.8), Isabelle Faust (9.8), L’Arpeggiata (15.8) et Maurice Steger (4.9) Ă  Zweisimmen, l’Ensemble Janoska et BirĂ©li LagrĂšne (8.8), Christophe Rousset (20.8) et Francesco Piemontesi (26.8) Ă  Rougemont, le Quatuor Chiaroscuro (23.7) et Christian Bezuidenhout (27.8) Ă  Lauenen. Quelques-uns parmi les plus de 60 concerts proposĂ©s en 2019


 

 

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FOCUS GRANDES FORMATIONS :Vous prĂ©fĂ©rez les grands effectifs? RĂ©servez aussi vos soirĂ©es sous la Tente de Gstaad avec Seong-Jin Cho et Manfred Honeck dans «L’Empereur» de Beethoven et la «PathĂ©tique» de TchaĂŻkovski (17.8), «Carmen» en version de concert (24.8), Vilde Frang dans Bruch (25.8), Gautier Capuçon et Mikko Franck dans Haydn et la «Symphonie fantastique» de Berlioz (31.8), Klaus Florian Vogt dans Wagner (1.9), Yuja Wang et Myung-Whun Chung dans le 3e Concerto de Rachmaninov (6.9), qui sont en vente depuis le 20 dĂ©cembre dĂ©jĂ !

 

 

 

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Depuis 2 ans, le Menuhin GSTAAD Festival enrichit son offre numĂ©rique proposant Ă  la relecture et au visionnage permanent, de nombreux contenus vidĂ©os, au sein de son offre « GSTAAD DIGITAL FESTIVAL » – Actuellement, reportage sur l’un des laurĂ©ats de l’AcadĂ©mie de direction d’orchestre, organisĂ©e chaque Ă©tĂ© sous la tente / le jeune maestro Joseph Bastian, laurĂ©at du Neeme JĂ€rvi 2016 explique le fonctionnement de la «Gstaad Conducting Academy»

 

 

 

 

 

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RESERVEZ VOS PLACES

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directement sur le site du 63Ăš MENUHIN GSTAAD FESTIVAL :

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/edition-2019

 

 

 

 

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et aussi les concerts symphoniques spectaculaires
sous la tente de Gstaad

 
 
 

CD Ă©vĂ©nement,critique. SCHOECK: Das Schloss DĂŒrande / Mario Venzago (3 cd Claves)

schoeck das schloss durande mario venzago 3 cd claves critique annonce review opera classiquenews musique classique actualite s infosCD Ă©vĂ©nement, critique. SCHOECK: Das Schloss DĂŒrande (3 cd Claves). ComposĂ© de 1937 Ă  1942, soit en pleine guerre mondiale (comme l’opĂ©ra La Femme sans ombre avait Ă©tĂ© conçu pendant la premiĂšre) Das Schloß DĂŒrande, est l’une des derniĂšre grandes Ɠuvres lyriques du tonalisme post romantique, directement inspirĂ© de Richard Strauss justement, lequel avait marquĂ© lui aussi Zemlinsky, Korngold
 Le livret de Schoek est inspirĂ© de Das Schloss DĂŒrande de Joseph von Eichendorff (1788-1857) – fin janvier 2019, l’éditeur suisse CLAVES publie une nouvelle version de l’opĂ©ra de Othmar SchrƓck, en premiĂšre mondiale, vĂ©ritable Ă©vĂ©nement lyrique de l’annĂ©e 2019. 3 cd Claves

L’oeuvre laissĂ©e par Schoeck ne pouvait pas ĂȘtre produite selon sa version originale : elle mĂ©ritait d’ĂȘtre rĂ©visĂ©e pour assurer une vraisemblance. C’est le travail du chef Mario Venzago qui est demeurĂ© surtout fidĂšle Ă  l’esprit de la musique, son sens structurel et dramatique, « sa sincĂ©ritĂ© », tout en rĂ©adaptant le texte hĂ©ritĂ© du livret. De langue classique, – tonale-, la syntaxe musicale est moderne.
La version 2018 entend surtout rĂ©tablir la cohĂ©rence du projet musical, orchestral et lyrique du drame inventĂ© par Schoeck d’aprĂšs le texte d’Eichendorff. Forte de ses qualitĂ©s ainsi recouvrĂ©es, argumentĂ©es, explicitĂ©es, la partition rĂ©visĂ©e par Mario Venzago gagne une unitĂ© nouvelle qui pourrait Ɠuvrer pour son intĂ©gration au rĂ©pertoire classique et lyrique.

 

 

 

SCHOECK, le Strauss bernois

 

 

 

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Proche des nƓuds tragiques et meurtriers des drames de Schiller (que Verdi a abondamment adaptĂ© Ă  l’opĂ©ra), Eichendorff dĂ©veloppe les avatars d’un couple mal assorti (une roturiĂšre, Gabrielle / un jeune aristocrate, Armand), que pourchasse sans flĂ©chir dans sa haine vengeresse (et rĂ©volutionnaire), le propre frĂšre de Gabrielle, Renald dont on peut s’étonner de l’obstination Ă  empĂȘcher l’amour entre les deux jeunes gens. A travers, les agissements dĂ©sespĂ©rĂ©s et sanguinaires du drame, la RĂ©volution française s’accomplit ; ses fureurs, son tumulte irrĂ©sistible composent l’arriĂšre plan d’une passion maudite, sacrifiĂ©e, qui de Paris Ă  DĂŒrande, s’achĂšve et se rĂ©soud par la destruction du chĂąteau lui-mĂȘme, emblĂšme d’un monde Ă  l’agonie, impuissant, aveugle (celui du jeune et du vieux comtes, de la Morvaille aussi, icĂŽne de l’ordre monarchique) : quand DĂŒrande explose et s’écroule, ce sont tous les espoirs amoureux mais vains qui sont dĂ©truit face Ă  la folie collective. L’histoire est aussi noire et tragique que les romans et piĂšces de Schiller.
Mario Venzago restitue ce vortex symphonique continu qui rapproche Shoeck de ses ainĂ©s Strauss et de Zemilinsky de son contemporain Korngold (lui aussi extrĂȘmement douĂ© pour l’opĂ©ra) : rĂ©vĂ©lant le raffinement de cette Ă©criture intense et dramatique qui tourne autour du verbe, rendant toute la matiĂšre linguistique parfaitement audible et aussi servante de la rĂ©solution de l’action ; en un sprachgesang (parlĂ© chantĂ© continu) fluide et pilote de l’action. Une action qui est celle d’un drame noir et sanguinaire, entre sacrifice et amour digne comme on a dit de Schiller. Le chef musicologue dĂ©fend sa propre version de l’Ɠuvre avec une sincĂ©ritĂ© et une honnĂȘtetĂ© admirable. Les caracĂšres se rĂ©vĂšlent dans leur Ă©conomie expressive : lyrisme incandescent des deux amants (Gabriele et Armand) trĂšs prĂ©sent dans la denriĂšre partie (cd3), contrastant avec le cynisme du baryton de Renald, vouĂ© au diabolisme le plus cru. Nicolas s’évertue Ă  la fin Ă  rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© et l’ignominie perpĂ©trĂ©e par l’infect Renald, comme pour mieux extraire l’injustice de cette sĂ©rĂ©nade nocturne et crĂ©pusculaire qui emporte le couple amoureux finalement impuissant. Tous les chanteurs sont parfaits, en cohĂ©rence et en expressivitĂ© : chaque tessiture personnifiant idĂ©alement les enjeux du personnage ainsi rĂ©tabli. Efficace, sobre, aux Ă©quilibres Ă©loquents, la baguette du chef rĂ©ussit dans ce dĂ©fi de l’exhumation. Une perle lyrique des annĂ©es 1940 nous est ainsi (enfin) restituĂ©e. DĂ©couverte lyrique magistrale en ce dĂ©but 2019. A classer au mĂ©rite du label Claves qui a entrepris depuis quelques mois et plusieurs cd, une juste rĂ©habilitation de l’écriture d’Othmar Schoeck.

schoeck das schloss durande mario venzago 3 cd claves critique annonce review opera classiquenews musique classique actualite s infosOTHMAR SCHOECK : Das Schloss DĂŒrande (1937–1941) - OpĂ©ra en 4 actes d’aprĂšs le roman de Eichendorff – nouvelle version 2018 de Francesco Micieli daprĂšs le livret de Hermann Burte. Adaptation musicale de Mario Venzago qui assure aussi la direction musicale de cet enregistrement.

 

Distribution :
Renald Dubois – Robin Adams
Gabriele, his sister – Sophie Gordeladze
Count Armand, son of the old Count – Uwe Stickert
Prioress – Hilke Andersen
The old Count – Andries Cloete
Nicolas, the old Count’s valet – Jordan Shanahan
Countess Morvaille – Ludovica Bello
A gamekeeper / Buffon the innkeeper – Todd Boyce
A gardener’s boy, the orator of the mob, 1st huntsman – Michael Feyfar
1st nun – Jinsook Lee
2nd nun – Vilislava Gospodinova
A lawyer, 3rd huntsman – Nazariy Sadivskyy
Commissar – Andres Del Castillo
2nd huntsman, soldier – Carl Rumstadt
A policeman – David Park
A constable – Samuel Thompson
A Parisian – Carlos Nogueira
A voice – Bareon Hong

Orchestra BERNE Symphony
Mario VENZAGO, direction

Concert master – Alexis Vincent
Chorus master – Zsolt Czetner
Chorus Chor Konzert Theater Bern
RĂ©pĂ©titeur, organisation – Hans Christoph BĂŒnger

SCHOECK : Das Schloss DĂŒrande (3 cd Claves)

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200CD Ă©vĂ©nement, critique. OTHMAR SCHOECK (1866-1957): Das Schloss DĂŒrande – Berner SymphonieOrchester / Mario Venzago, direction – enregistrement rĂ©alisĂ© Ă  Bern, Suisse, en 2018 (3 cd Claves).

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de l’opĂ©ra Das Schloss DĂŒrande de Othmar Schoeck
https://www.classiquenews.com/cd-evenement-annonce-schoeck-das-schloss-durande-3-cd-claves/

 

 

 

CD, critique. SCHOECK : «VOM FISCHER UN SYNER FRU» / Le pĂȘcheur et sa femme (1 cd Claves, Winterthur 2017).

schoeck othmar pecheur femme cd critique cd review vom fischer un syner frau 1930 cd review classiquenews iw39n8uy2fcxa_600CD, critique. OTHMAR SCHOECK (1886–1957) : «VOM FISCHER UN SYNER FRU» / Le pĂȘcheur et sa femme (1 cd Claves). Comme Stravinksy ou Paul Hindemith, le suisse Othmar Schoeck dĂšs 1916, bĂ©nĂ©ficie du soutien du mĂ©cĂšne richissime Werner Reinhart (1884 –1951), trĂšs impliquĂ© depuis Winterthur dans l’essor de la musique contemporaine. Ainsi le compositeur, figure majeure de la musique suisse au XXĂš est-il accueilli dans la maison sur le lac Morat pour achever sa nouvelle cantate dramatique qu’il fait Ă©couter en premiĂšre audition Ă  ses chers protecteurs, en juin 1930, Reinhart et son Ă©pouse. L’Ɠuvre est crĂ©Ă©e Ă  Dresde en octobre 1930 sous la direction de Fritz Busch.

 

 

 

Otmar SchƓck :  postwagnerisme suisse

 

 

 

InspirĂ© de Grimm, dans une version du PĂȘcheur rĂ©Ă©crite par Otto Runge, l’ouvrage lyrique de Schoeck affirme l’emprise wagnĂ©rienne que son Ă©criture cultive. Un style flamboyant comme le sont les voeux / souhaits / dĂ©sirs, de plus en plus ambitieux du pĂȘcheur et surtout de sa femme
 vanitĂ© humaine, orgueil confinant Ă  la folie, puis morale oĂč les deux ĂȘtres misĂ©rables rĂ©apprennent la valeur de l’essentiel, l’amour et l’humilitĂ©, dans le renoncement le plus extrĂȘme. Tout le drame est construit sur une arche de tension qui s’accentue, de variations qui se complexifient
 Ă  mesure que la femme demande et exige toujours plus, jusqu’au dĂ©nuement / dĂ©nouement final.  Schoek sait suggĂ©rer le monde flottant de l’ocĂ©an primordial, d’une calme grandeur, avant la rĂ©alisation de l’action (PrĂ©lude marin) ; chaque Ă©pisode orchestral suit la gradation du dĂ©sir de la femme, de son ambition dĂ©mesurĂ©e (au 4, majestĂ© de leur nature royale ; au 6, quand elle devient papesse !
 avant de devenir dĂ©esse).
Schoeck othmar chef maestro concert opera cantate pecheur et sa femme classiquenews cd critique review cd 8S’il assume pleinement l’hĂ©ritage de Wagner, Othmar SchƓck (1886–1957) se rĂ©fĂšre ostensiblement Ă  son maĂźtre, Max Reger (1873-1916) avec lequel il Ă©tudia scrupuleusement en 1907 / 1908 Ă  Leipzig. L’apprentissage d’une sĂ©vĂ©ritĂ©, d’une rigueur surtout dont SchƓck dĂ©duit la construction impeccable de sa « cantate dramatique ». Cet enregistrement de juin 2017 enregistrĂ© Ă  Winterthur en Suisse allemande (et rĂ©alisĂ© par les ressources locales de Winterthur), dĂ©fend avec beaucoup de prĂ©cision et de sobriĂ©tĂ© la partition de SchƓck, son essence chambriste qui en fait une cantate et non pas un acte d’opĂ©ra. Il en rĂ©sulte de la part de tous les interprĂštes (dont le plateau vocal, plutĂŽt convaincant dans la caractĂ©risation du pĂȘcheur et de sa femme), une concentration qui Ă©claire de l’intĂ©rieur la partition, l’une des plus passionnantes composĂ©es en Suisse, portant et la discipline d’une forme dramatique, trĂšs proche du texte, et la tension d’une Ă©poque appelĂ©e Ă  imploser. Au dĂ©but des annĂ©es 1930, SchƓck dĂ©montre sa maestriĂ  – Ă  la fois Ă©purĂ©e et expressive, dans le genre lyrique. Captivant.

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CD, critique. OTHMAR SCHOECK (1886–1957) : Vom Fischer un syner Fru, Dramatische Kantate, Op. 43 (1928-30) / Le PĂȘcheur et sa femme, cantate dramatique, Leipzig 1930. 1 cd CLAVES, Winterthur, 2017.

Othmar Schoeck (1886-1957)‹”Vom Fischer un syner Fru”‹Dramatische Kantate, op. 43 (1928/30)

Musikkollegium Winterthur
‹Direction : Mario Venzago‹ ‹

Die Frau : Rachel Harnisch (Soprano)
‹Der Mann : Jörg DĂŒrmĂŒller (TĂ©nor)‹
Der Butt : Jordan Shanahan (Basse)‹‹‹ ‹

Text von Philipp Otto Runge nach dem MĂ€rchen der BrĂŒder Grimm

 

 

 

GSTAAD (Suisse): Festival et AcadĂ©mie Yehudi Menuhin, jusqu’au 3 septembre 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsGSTAAD (Suisse), Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 : jusqu’au 3 septembre 2016. S’il ne fallait suivre qu’un seul festival musical en Suisse cet Ă©tĂ©, ce serait assurĂ©ment celui fondĂ© il y a 60 ans par le lĂ©gendaire Yehudi Menuhin. A Gstaad, mais aussi Ă  Saanen, surtout sous la fameuse tente blanche, promesse des grands concerts symphoniques (entre autres), se dĂ©roule l’un des cycle de musique classique parmi les plus convaincants, associant les grands noms de l’interprĂ©tation actuelle sans omettre les jeunes acadĂ©miciens apprentis qui apprennent leur futur mĂ©tier et que les festivaliers peuvent suivre et encourager Ă  chaque session
, ce dans les 5 disciplines dĂ©sormais prĂ©sentes Ă  Gstaad (piano, cette annĂ©e avec Lang Lang ; chant avec la mĂšre de Cecilia Bartoli ; flĂ»te et musique baroque, enfin, volet important permettant de mesurer les progrĂšs des candidats placĂ©s Ă  la tĂȘte de l’orchestre du Festival, l’acadĂ©mie de direction d’orchestre, conduit par le maestro Neeme JĂ€rvi)


Depuis la mi juillet et en aoĂ»t et septembre 2016, GSTAAD 2016 ce sont 70 concerts dans tous les genres (rĂ©citals instrumentaux et lyriques, concerts symphoniques, musique de chambre
), soit une fĂȘte permanente Ă  voire au rythme de l’étĂ© et dans le cadre d’une nature enchanteresse oĂč les jeunes et les familles sont particuliĂšrement choyĂ©s.

 

 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60Ú édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

 

 

 

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LIRE notre compte rendu des premiers concerts du Festival 2016 (14, 15 et 16 juillet 2016) et dĂ©couvrez nos temps forts de l’édition du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016.

 

 

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VIDEO. VOIR aussi notre reportage exclusif GSTAAD 2016, rĂ©alisĂ© au moment des premiers concerts du Festival 2016 (avec les sƓurs LabĂšque, Paul McCreesh, la jeune pianiste Danae Dörken, et Christoph MĂŒller, directeur artistique et intendant du Festival
)

 

 

 

REPORTAGE : GSTAAD MENUHIN Festival & Academy, présentation

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsREPORTAGE VIDEO : notre immersion au GSTAAD Menuhin Festival & Academy (Suisse) — Depuis 60 ans (Ă  l’Ă©tĂ© 2016), le Gstaad Menuhin Festival & Academy fait rayonner depuis Gstaad et Saanen en Suisse, les valeurs du violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin dont le Centenaire de la naissance a Ă©tĂ© aussi fĂȘtĂ© en juillet 2016 : ouverture, gĂ©nĂ©rositĂ©, transmission et partage. De fait, l’actuel directeur artistique et intendant Christoph MĂŒller dĂ©fend une offre trĂšs Ă©quilibrĂ©e entre concerts et expĂ©rience pĂ©dagogique Ă  destination des musiciens amateurs et musiciens professionnels. Tous les publics sont invitĂ©s Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ© pour y dĂ©couvrir les grands interprĂštes (Lang Lang, Sol Gabetta, Katia et Marielle LabĂšque,…) mais aussi les jeunes talents (cycle des “MatinĂ©es des jeunes Ă©toiles”), s’Ă©merveiller des grands orchestres et des chefs renommĂ©s invitĂ©s sous la fameuse tente blanche Ă  les diriger… PrĂ©sentation par Christoph MĂŒller, intendant et directeur artistique. REPORTAGE EXCLUSIF © studio CLASSIQUENEWS.COM — RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham / © 2016

COMPTE RENDU des premiers concerts du Gstaad Menuhin Festival et Academy 2016 :

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsCompte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. PlutĂŽt tournĂ© vers l’Est de la Suisse c’est Ă  dire du cĂŽtĂ© germanique (vers Bern, Zurich
), le festival fondĂ© il y a 60 ans par Yehudi Menuhin Ă  Gstaad, au delĂ  de Montreux et Lausanne, dĂ©fend depuis ses dĂ©buts en 1977 et la direction du violoniste lĂ©gendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portĂ©es et qui fondent toujours la flamboyante activitĂ© de l’évĂ©nement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet Ă  septembre) : le mĂ©lange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pĂ©dagogie, d’oĂč, portĂ©es et dĂ©veloppĂ©es par Christoph MĂŒller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 acadĂ©mies, toutes promesses Ă  des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux cĂŽtĂ©s des programmes dĂ©fendus par les artistes renommĂ©s invitĂ©s, constituent tout l’intĂ©rĂȘt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une acadĂ©mie dĂ©diĂ©e aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque Ă©tĂ©, une acadĂ©mie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme JĂ€rvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’AcadĂ©mie, qui couronne un nouveau jeune maestro Ă  la tĂȘte de l’orchestre du Festival : cette annĂ©e, les festivaliers pourront suivre les avancĂ©es des candidats acadĂ©miciens les 1er, 9 puis 17 aoĂ»t (avec pour cette derniĂšre session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme JĂ€rvi au meilleur d’entre eux). LIRE notre compte rendu complet des premiers concerts 2016…

 

 

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Jonas Kaufmann chante les Wesendonck lieder de Wagner

Jonas Kaufmann est RadamĂšsFrance Musique, jeudi 30 juin 2016, 20h. Jonas Kaufmann chante les Wesendoncklieder de Wagner
 Le rĂ©cital transmis par France Musique crĂ©e l’évĂ©nement : dĂ©jĂ  la prĂ©sence Ă  Paris de Jonas Kaufmann est un rendez vous incontournable mais s’ajoute Ă  cette prĂ©sence bienvenue, le choix de la partition : exceptionnelle, la version des Wesendonck lieder de Wagner pour voix de tĂ©nor, mais un tĂ©nor rauque et chaud, aux rugositĂ©s amples si incarnĂ©es et cuivrĂ©es. Tout cela contraste avec la version habituelle pour voix de femme, soprano ou mezzo. Dans un rĂ©cital discographique dirigĂ© alors par Claudio Abbado Ă©ditĂ© alors par Decca, Jonas Kaufman, Ă©blouissait dans Wagner (Sigmund bouleversant). Nul doute que l’engagement dramatique et l’acuitĂ© Ă©motionnelle, sa gravitĂ© et sa tendresse, ce caractĂšre embrasĂ© et ivre (Ă  l’instar de son modĂšle le tĂ©nor Jon Vickers) du tĂ©nor Kaufmann illumine la partition.

WAGNER REVOLUTIONNAIRE ET FUGITIF

MariĂ© Ă  Minna depuis 1836, Richard Wagner a fui Dresde et la rĂ©pression contre les libertaires rĂ©volutionnaires dont il faisait partie. Le compositeur recherchĂ© par les autoritĂ©s a trouvĂ© refuge au bord du lac de Zurich, en 1849. Sa rencontre avec Mathilde Wesendonck en fĂ©vrier 1852 restentit comme un Ă©lectrochoc. La jeune femme, ĂągĂ©e de 24 ans, est l’épouse d’Otto Wesendonck, industriel fortunĂ© qui doit son essor Ă  la maison des soieries qu’il a fondĂ©e Ă  New York. Au choc de cette rencontre humaine, Wagner Ă©prouve une crise artistique majeure que porte sa composition nouvelle Tristan und Isolde, Ă©laborĂ© en 1854, Ă  laquelle se mĂȘle aussi la lecture de Shopenhauer, son scepticisme fĂ©condant: le musicien ressent trĂšs profondĂ©ment la solitude de l’artiste, sa malĂ©diction et son impossibilitĂ© Ă  vivre pleinement tout amour salvateur: il a certes, la capacitĂ© d’identifier la force rĂ©demptrice de l’amour suscitĂ© par la femme, mais contradictoirement, ne peut en rĂ©aliser le principe salvateur ici bas. Omniscience, impuissance, solitude, plainte et malĂ©diction: pourtant l’art de Wagner loin de se mĂ»rer en un acte fermĂ© sur lui-mĂȘme, dans son aspiration exceptionnelle, engendre l’opĂ©ra de l’avenir dont Tristan marque l’avĂšnement: opĂ©ra romantique, opĂ©ra moderne. DĂšs dĂ©cembre 1856, vivant l’amour pour Mathilde qui est une nouvelle Ă©preuve de l’impuissance et de la frustration car cette liaison n’a aucun avenir, Wagner compose les premiĂšres esquisses de Tristan.

Le Crépuscule des dieux à l'Opéra Bastille, jusqu'au 16 juin 2013

EffondrĂ©, Wagner, victime de l’amour compose en Suisse deux oeuvres embrasĂ©es, du mĂȘme bois : les Wesendonck lieder et Tristan une Isolde…

REVE D’AMOUR EN SUISSE : DE TRISTAN aux WESENDONCK. Les deux cycles amoureux sont taillĂ©s dans le mĂȘme bois, sculptĂ©s par un compositeur traumatisĂ© par ses affres sentimentaux
 De Siegfried Ă  Tristan. L’attraction de Wagner pour Mathilde s’est violemment manifestĂ©e quand Otto Wesendonck, ignorant la situation amoureuse dont il est la victime aveugle, invite le couple Wagner dans l’une de ses villas, et mĂȘme encourage le compositeur Ă  Ă©crire de nouvelles oeuvres (avril 1857). ExaltĂ© par la prĂ©sence de celle qu’il vĂ©nĂšre secrĂštement, Wagner cesse la composition de Siegfried, et se passionne pour son nouvel opĂ©ra, Tristan. A l’étĂ© 1857, Wagner organise une premiĂšre lecture du poĂšme qu’il a rĂ©digĂ©, regroupant et synthĂ©tisant toutes les lĂ©gendes sur le sujet de Tristan. Dans l’audience privĂ©e qui recueille cette premiĂšre Ă©coute, se trouvent les 3 femmes de sa vie, Mathilde l’inaccesssible, Minna, sa compagne dĂ©sormais plus supportĂ©e qu’aimĂ©e, et sa future Ă©pouse, Cosima nĂ©e Liszt, qui est alors la femme du chef Hans von BĂŒlow.
wagner_richard_opera_tetralogie_nibelungeEn octobre 1857, Richard Wagner compose les Wesendonck lieder, cycle de mĂ©lodies qui est Ă  la fois, la dĂ©claration d’amour d’un coeur Ă  l’autre, et aussi pour le compositeur, le journal poĂ©tique de ses sentiments contradictoires, entre Ă©lan, dĂ©sir, et dĂ©pression. Mathilde a transmis les cinq poĂšmes, rĂ©digĂ©s d’aprĂšs les thĂšmes de Tristan. La musique que compose Wagner est ensuite rĂ©utilisĂ©e pour l’opĂ©ra Tristan: les deux cycles de compositions sont liĂ©s. D’ailleurs, quand il prĂ©pare la publication des Wesendonck lieder en septembre 1858, Wagner sous-titre l’opus: “Etudes pour Tristan und Isolde”. Nouri par son amour pour une muse, Wagner dĂ©pose le 31 dĂ©cembre 1857, la partition du premier acte de Tristan aux pieds de Mathilde, nouvelle Isolde pour un Tristan ennivrĂ©.
L’issue semble cependant inĂ©vitable: en janvier 1858, Minna intercepte un courrier entre Richard et Mathilde: elle exige des explications et dĂ©voile l’union scandaleuse Ă  Otto Wesendonck. Les deux couples se sĂ©parent: dĂ©chirements et tensions. Rupture. DĂ©pressif, meurtris, Wagner se retire Ă  Venise
 et compose les derniers actes de Tristan. Aucun doute, le sujet de la passion amoureuse, lĂ©guĂ© par la fable mĂ©diĂ©vale a marquĂ© de façon indĂ©lĂ©bile, la vie de Wagner, comme sur le plan musical, il fĂ©conde l’oeuvre du musicien qui en a transposĂ© la difficile mais radicale expĂ©rience dans deux oeuvres dĂ©sormais emblĂ©matiques: le cycle des Wesendonck lieder, puis l’opĂ©ra de la modernitĂ©, Tristan und Isolde.

 

 

 

logo_france_musique_DETOUREFrance Musique, jeudi 30 juin 2016, 20h. Jonas Kaufmann chante les Wesendoncklieder de Wagner
 Diffusion du concert enregistré le 19 mai 2016

 

 

Liszt: Orphée
Wagner:  Wesendonck-Lieder
Bruckner:  Symphonie n° 7
Jonas Kaufmann (ténor)
Orchestre National de France
Daniele Gatti (direction)

 

 

LIRE aussi le Parsifal de Jonas Kaufmann

CD, critique : JONAS KAUFMANN, so great arias (4 cd Decca)

 

 

Elizabeth Sombart : Gala de la Fondation RĂ©sonnance

sombart-elizabeth-piano-concertos 582 594Berne (Suisse). Concert RĂ©sonnance, Elizabeth Sombart. Mardi 8 dĂ©cembre 2015. Concert Ă©vĂ©nement donnĂ© par la pianiste Elizabeth Sombart et les Ă©lĂšves et directeurs des filiales Roumanie, Espagne
 de la Fondation RĂ©sonnance (Ă©tudiants pianistes des filiales RĂ©sonnance et Ă©tudiants piano / chant du CIEPR : Centre International d’Etude de la PĂ©dagogie RĂ©sonnance). Fondatrice de la Fondation RĂ©sonnance, la pianiste Elizabeth Sombart a Ă  cƓur de diffuser et transmettre ce qu’elle a appris auprĂšs du chef Sergiu Celibidache (principes phĂ©nomĂ©nologiques de la musique)
 Un souci particulier sur le sens profond des partitions, une philosophie particuliĂšre fondĂ©e sur l’écoute et la cohĂ©rence  interne inspirent aujourd’hui une approche particuliĂšrement des oeuvres. La dĂ©monstration en sera faite lors de ce concert de gala oĂč les pĂ©dagogues de la Fondation RĂ©sonnance prĂ©sentent le travail de leurs Ă©lĂšves. Place aux accords romantiques. Au programme : Schumann, Liszt, Rachmaninov, FaurĂ© (Nocturne), sans omettre, le Concerto pour piano n°2 en fa mineur de FrĂ©dĂ©ric Chopin (sujet d’un rĂ©cent album paru sous Ă©tiquette RĂ©sonance : Elizabeth Sombart joue les 2 Concertos pour piano de FrĂ©dĂ©ric Chopin avec le Royal Philharmonic Orchestra. Pierre Vallet, direction), que la pianiste aborde Ă  Berne dans sa version chambriste, avec les musiciens du Quatuor RĂ©sonnace.

 

 

 

BERNE, Suisse. Elizabeth Sombart joue Frédéric Chopin

 

Elizabeth Sombart avec les membres du Quatuor Résonnances, heureux interprÚtes des Concertos pour piano de Frédéric Chopin (DR)

 

 

boutonreservationConcert de Gala de la Fondation RĂ©sonnance
Berne (Suisse), Yehudi Menuhin Forum
Mardi 8 décembre 2015, 19h30

Programme

Schumann, Liszt, Rachmaninov, Chopin par
Izabela Voropciuc,
(jeune Ă©lĂšve roumaine des masterclass du CIEPR);
Nino Kupreishvili,
(étudiante géorgienne des masterclass du CIEPR);
Lavinia Dragos,
(Directrice de la filiale Roumaine).

Fauré : Nocturne
Jean-Claude DĂ©nervaud,
(Directeur du CIEPR)
Berne (Suisse). Concert Résonnance, Elizabeth Sombart. Mardi 8 décembre 2015. Concert événement donné par la pianiste Elizabeth Sombart et les élÚves et directeurs des filiales Roumanie, Espagne
 de la Fondation Résonnance
Isaac Albeniz : El Albacin
Pilar Guarne,
(Directrice de RĂ©sonnance Espagne)

Rameau, Mozart
Fumi Kitamura, soprano, Ă©tudiante des Masterclass de Vincent Aguettant.

Chopin : Concerto pour piano n°2
(version piano et quatuor Ă  cordes)
Elizabeth Sombart, piano
avec le Quatuor RĂ©sonnance.

Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site de la Fondation Résonnance
RĂ©servation :
Tel : +41 (0)21 802 64 46
Mail : reservation@resonnance.org

Fondation RĂ©sonnanceresonnance elizabeth sombart concert frederic Chopin novembre 2015
Reconnue de pure utilitĂ© publique – Elizabeth Sombart, PrĂ©sidente
Avenue de Plan 9A – 1110 Morges – TĂ©l. +41.21.802.64.46 – fax +41.21.802.64.47 ccp 17-652192-9 – UBS Morges, cpte 243-G2220993.0 e-mail : info@resonnance.org – site internet : www.resonnance.org

 

 

VOIR notre reportage Elizabeth Sombart joue auprĂšs des patients en souffrance…

 

Elizabeth Sombart, piano, la musique Ă  l'hĂŽpital, rĂ©cital, RĂ©sonnanceLa musique Ă  l’hĂŽpital. La pianiste Elizabeth Sombart se dĂ©die totalement Ă  la diffusion de la musique classique hors des salles de concerts. En tĂ©moigne son rĂ©cital offert aux rĂ©sidents de la Maison Saint-Jean de Malte (Paris 19Ăšme ardt). Le programme est choisi par les rĂ©sidents ; le partage, la rencontre sont au coeur d’une expĂ©rience intense, profondĂ©ment humaniste et fraternelle. Reportage vidĂ©o exclusif CLASSIQUENEWS.COM (rĂ©alisĂ© en novembre 2013). VOIR notre reportage vidĂ©o complet

 

A 72,7%, les Suisses inscrivent la formation musicale dans leur constitution

suisse Drapeau_SuisseA 72,7%, les Suisses inscrivent la formation musicale dans leur constitution. La Suisse, un nouveau modĂšle culturel en Europe. A en croire Daniel Barenboim ou Nikolaus Harnoncourt sans omettre William Christie, 3 piliers de la musique classique actuelle, la musique permettrait de favoriser la paix entre les peuples, mieux rĂ©aliser ses aspirations spirituelles, amĂ©liorer par la transmission, l’éveil et la sensibilitĂ© des nouvelles gĂ©nĂ©rations
 Les Suisses l’auraient ils mieux compris que les autres pays europĂ©ens ? C’est en tout cas le constat du vote de dimanche dernier (21 septembre 2014) oĂč la majoritĂ© des Suisses ont acceptĂ© l’inscription de la formation musicale par le chant et la pratique musicale dans la constitution ! Un fait historique quand les autres pays nations, autoproclamĂ©es « culturelles » faisant parfois valoir leur exception culturelle, en reste toujours aux bonnes intentions et aux promesses lĂ©nifiantes. Les Suisses eux sont passĂ© Ă  l’acte. Ce qui leur vaut l’admiration gĂ©nĂ©rale.  Avec 72,7% des voix exprimĂ©es (soit plus de 1,54 millions de votants favorables), les Suisses accorderont ainsi une place importante Ă  la musique et au chant c’est Ă  dire Ă  la formation musicale dans la scolaritĂ© et les loisirs.  Au sein du palmarĂšs des villes les plus mĂ©lomanes se distinguent Geneve (82% de oui), BĂąle (81%), NeuchĂątel (75%), suivent  en Suisse romande, les cantons du Jura et de Vaud (75%), puis en Suisse allemande, Fribourg (72%), Berne (71%)


En favorisant ainsi de façon institutionnelle, dans tous les cantons et au sein de la ConfĂ©dĂ©ration Suisse, la formation musicale en particulier auprĂšs des enfants et des jeunes, la Suisse devrait produire les nouveaux talents de demain. Les modalitĂ©s d’application seront dĂ©finies dĂšs 2014 dans toute la ConfĂ©dĂ©ration helvĂ©tique. A suivre. La Suisse, nouveau modĂšle culturel ? C’est aujourd’hui un modĂšle europĂ©en que ses voisins devraient suivre.

la transmission et la formation musicale

Festival-William-Christie-2013-20_gallery_smallVOIR le clip du festival Dans les Jardins de William Christie, Ă  ThirĂ© en VendĂ©e (2013) : William Christie ouvre son jardin remarquable et favorise la transmission et les activitĂ©s pĂ©dagogiques auprĂšs de tous les publics, musiciens et festivaliers, adultes et enfants …

Livres. Beat Föllmi : Othmar Schoeck (Papillon)

Livres. Beat Föllmi : Othmar Schoeck (Papillon)Les Éditions Papillon honorent non sans raison l’oeuvre d’un auteur suisse qui Ă  l’Ă©poque de Strauss et Stravinsky attend toujours son heure, quoique que le prĂ©sent ouvrage agit trĂšs efficacement pour sa proche rĂ©habilitation. Tout au moins pour une meilleure comprĂ©hension de son Ă©criture.

Le compositeur suisse Othmar Schoeck : classique ou rétrograde ?

schoeck_othmar_portrait_290ElĂšve au Conservatoire de Zurich, partisan d’une esthĂ©tique classique voire rĂ©trograde Ă  l’heure de  Berg, Bartok et Stravinsky, Othmar Schoeck (1886-1957) traverse la premiĂšre moitiĂ© du XXĂšme siĂšcle et ses deux conflits mondiaux avec le talent d’un auteur douĂ© sans pourtant possĂ©der totalement l’Ă©clair du gĂ©nie de dĂ©passement. Sa carriĂšre est lente, longue, souvent Ă©prouvĂ©e ; mais ce sont ses choix personnels et moraux qui demeurent la clĂ© d’une incomprĂ©hension voilant la juste apprĂ©ciation de son oeuvre. De nature nonchalante, voire contemplative et hĂ©doniste (ses dĂ©bauches  de bohĂšme zurichois l’attestent), son tempĂ©rament de cĂ©libataire endurci qui se case finalement et malheureusement avec une jeune cantatrice (Hilde Bartscher, lui qui n’aime en vain que la violoniste Stefi Geyer…), mariage au bonheur incertain-, Schoeck paraĂźt ici, dans l’intimitĂ© d’une vie qui semble plus soumise aux alĂ©as du destin que dĂ©terminĂ©e et maĂźtresse de son cap : le chef d’orchestre Ă  Saint-Gall, qui aime peu Wagner mais goĂ»te surtout les Viennois classiques et les Français Debussy et Ravel ou encore Krenek, compose une oeuvre nĂ©oclassique, inscrite dans le sillon straussien et qui peu Ă  peu semble de plus en plus surannĂ©e. Ses opĂ©ras dont surtout Penthesilea (1927, d’aprĂšs Kleist) ou Massimila Doni (mars 1937, d’aprĂšs l’excellente nouvelle de Balzac, ouvrage admirĂ© par James Joyce et Krenek), affirment une volontĂ© de modernitĂ© (Ă  sa mesure… car Massimila ici ne peut rivaliser avec Lulu de Berg crĂ©Ă© au mĂȘme moment) ; c’est surtout une exigence poĂ©tique qui reste encore Ă  apprĂ©cier, et qu’attestent ses goĂ»ts trĂšs sĂ»rs pour les livrets et la qualitĂ© littĂ©raire de ses oeuvres… Son amitiĂ© avec Hermann Hesse laissait prĂ©sager une collaboration exceptionnelle qui malheureusement ne se concrĂ©tisera jamais rĂ©ellement (comme le cas de Voltaire et de Rameau)…  Ses nombreux lieder en tĂ©moignent aussi : Schoeck dans le genre vocal intimiste se montre l’Ă©gal de Strauss et de Wolf, ce qu’a parfaitement compris le jeune Dietrich Fischer Dieskau qui se passionne pour les mĂ©lodies du Suisse tout au long de sa carriĂšre, reconnaissant une Ă©criture inspirĂ©e, celle d’un authentique amateur du dire et du verbe.
Schoek_othmar_editions_papillon_biographieToujours fauchĂ©, en proie Ă  des sautes d’humeurs qui produisent des vagues Ă  l’Ăąme (entre misanthropie et misogynie), Schoeck dĂ©pend de ses bienfaiteurs mĂ©lomanes dont l’industriel Werner Reinhart qui lui sauve la mise plus d’une fois … Ses absences (apparentes) d’une conscience politique aux pires heures hitlĂ©riennes le mĂšnent en des choix hasardeux qui pĂšsent encore sur sa personnalitĂ© morale : le fait d’accepter le prix Erwin von Steinbach en 1937 Ă©gratigne durablement son image ; choix douteux et malheureux qui associĂ© Ă  la figure d’un compositeur passĂ©iste finit par le dĂ©crĂ©dibiliser. Et ce n’est pas son ami et biographe Corrodi, dĂ©fenseur  haineux de l’ordre classique contre les bolchĂ©viques contemporains, qui aide Ă  rĂ©tablir la sincĂ©ritĂ© d’un homme plus complexe qu’il n’y paraĂźt.
Les alĂ©as du crĂ©ateur mĂȘlĂ©s aux espoirs déçus ou reportĂ©s, les mille contrariĂ©tĂ©s d’une vie poĂ©tique empĂȘtrĂ©e dans les filets d’une rĂ©alitĂ© qui le dĂ©passe… sont trĂšs bien restituĂ©s dans une narration qui sait se placer au plus prĂšs de l’homme et de ses contradictions.
Au terme de la lecture de cette biographie Ă©clairante, le lecteur ne souhaite qu’une chose : Ă©couter l’oeuvre du compositeur. Le dĂ©fi est donc excellemment relevĂ© et Schoeck s’en trouve immĂ©diatement grandi… Une sorte de rĂ©habilitation par le livre qui envisage d’autres dĂ©voilements tout aussi intĂ©ressants.

Beat Föllmi : Othmar Schoeck. Parution : septembre 2013‹Format A5, 224 pages. ISBN: 978-2-940310-45-6

CD. Wagner in Switzerland (Zinman, 2012)

CD. Wagner in Switzerland (Zinman, 2012). A part Bayreuth, aucune autre ville outre Zurich n’accueillit Wagner aussi longtemps, presque 10 annĂ©es, de 1849 Ă  1858 : annĂ©e violentes et prĂ©cipitĂ©es oĂč entraĂźnĂ© par le souffle des rĂ©volution, le compositeur dĂ©voile sa passion libertaire et sĂ©ditieuse ; il perd sa position enviable Ă  la cour de Dresde (oĂč il Ă©tait assurĂ© de crĂ©er dans des conditions confortables ses opĂ©ras Ă  partir de Rienzi, que lui avait refusĂ© l’indigne Paris), et doit fuir en fugitif recherchĂ© jusqu’Ă  la Suisse accueillante et donc Zurich… Le crĂ©ateur pourchassĂ© et maltraitĂ©, incompris partout mais jalousĂ© comme personne, suicidaire et de plus en plus inquiet sur son avenir, compose cependant des pages maĂźtresses. L’Ăąge d’or et le confort viendront aprĂšs… au dĂ©but des annĂ©es 1860 : en 1864 prĂ©cisĂ©ment quand coup sur coup, il peut compter sur l’aide financiĂšre providentielle de Louis II de BaviĂšre et fait mĂ©nage simultanĂ©ment avec Cosima, la fille de son ami et soutien, Franz Liszt.

 

 

SĂ©jour de Wagner Ă  Zurich

 

Wagner en Suisse, wagner in ZwitzerlandAvec l’Ă©chec des rĂ©volutions, Wagner prĂ©cise sa vision politique de la sociĂ©tĂ© industrielle. Il intĂšgre de prĂšs le tissu social et donc musical zurichois, Ă©tant mĂȘme nommĂ© membre d’honneur de la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de musique en 1851 aprĂšs avoir dirigĂ© les Symphonies n°3 et 8 de Beethoven… Nouvelle consĂ©cration en 1852 lorsqu’il peut faire reprĂ©senter son Vaisseau FantĂŽme. L’idĂ©e d’un festival de musique se prĂ©cise en Suisse, portĂ© par la sĂ©rie de concerts que Wagner, chef d’orchestre, rĂ©alise localement (Ă  son programme : Mozart, Gluck, Spontini, Meyerbeer, Rossini…). A Zurich, Wagner solitaire et malheureux en mĂ©nage, rencontre surtout les Ă©poux Wesendonck, riche commerçants et bourgeois aisĂ©s de Zurich qui favorisent son travail : on sait qu’Ă©pris de Mathilde Wesendonck, Wagner inspirĂ©, composera les fameux Wesendonck lieder, surtout la suite de Tristan und Isolde jusqu’Ă  Venise (qui le voit dĂ©pitĂ©, abandonnĂ©, dĂ©muni par cet amour sans avenir : y eut-il liaison consommĂ©e ?)…

A Zurich, Wagner Ă©labore ses principaux dogmes thĂ©oriques sur la musique (et son tristement cĂ©lĂšbre Ă©cart sur les juifs qu’il souhaiterait Ă©carter dĂ©finitivement de la rĂ©gĂ©nĂ©rescence de l’art musical: ” Le judaĂŻsme dans la musique “); A Zurich, Wagner Ă©chaffaude ce que sera la TĂ©tralogie, crĂ©ant avec Liszt au piano l’acte I de La Walkyrie (22 octobre 1856, chantant mĂȘme les rĂŽles de Siegmund et Hunding !).

La notice du cd (trĂšs documentĂ©e : un modĂšle du genre, dĂ©veloppement en français auquel Sony ne nous avait pas jusque lĂ  habituĂ©s) Ă©claire ce en quoi Zurich, Ă©tape permanente d’un exil recherchĂ©, passage et point de fuite fructueux, permet Ă  Wagner de prĂ©ciser son oeuvre musical, son projet lyrique encore sans port d’attache.
Le programme reflĂšte le concert donnĂ© par la Tonhalle sous la direction de David Zinman Ă  l’occasion des 200 ans de la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de musique : un programme qui ressuscite celui dirigĂ© par Wagner en mai 1853 pendant le festival Wagner Ă  Zurich: extraits de ses opĂ©ras (ouverture et scĂšnes majeures), Le Vaisseau FantĂŽme (particuliĂšrement applaudi et apprĂ©ciĂ© de son vivant par les Zurichois), l’incontournable Walkyrie esquissĂ©e et Ă©laborĂ©e Ă  Zurich du moins pour le premier acte (les adieux de Wotan, la chevauchĂ©e des Walkyries…).

A la fois flamboyant et luxueux par ses teintes et couleurs Ă©panouies, l’Orchestre de la Tonhalle sous la direction toute en Ă©quilibre et lumiĂšre de David Zinman est particuliĂšrement convaincant. Et le soliste invitĂ© (le baryton Egils Silins) ne manque pas d’attrait : parfois lĂ©gĂšre, la voix fait un Wotan de choc et de tendre sensibilitĂ©: il s’agit bien dans ses adieux dĂ©chirants, de l’aveu d’un Ă©chec : le pĂšre doit renoncer au seul bien qui lui Ă©tait cher : l’amour de sa fille prĂ©fĂ©rĂ©e, Brunnhilde, qu’il doit sacrifier et Ă©carter sous la contrainte conjugale… Programme rĂ©jouissant et hautement original Ă©clairant le sĂ©jour zurichois des Wagner. D’autant plus recommandable en cette annĂ©e du bicentenaire.

 

Wagner in Switzerland, le sĂ©jour zurichois (1849-1858). Wagner : extraits du Vaisseau FantĂŽme (ouverture), L’Or du Rhin, La Walkyrie, Le CrĂ©puscule des dieux… Orchestre de la Tonhalle de Zurich. David Zinman, direction. DurĂ©e : 1h07mn 1 cd RCA red seal 88725479412 (Sony music). Enregistrement live rĂ©alisĂ© Ă  Zurich en juin 2012.

 

 

Wagner en Suisse (Lucerne, 2013)

Arte. Concert Wagner en Suisse, le 19 mai 2013, 19hRichard Wagner a passĂ© six ans avec sa famille Ă  Tribschen en Suisse. Durant cette pĂ©riode, le compositeur assoit sa respectabilitĂ© comme chef d’orchestre dirigeant Rossini, Beethoven et bien sĂ»r ses oeuvres propres comme Le Vaisseau FantĂŽme, ou une premiĂšre version du premier acte de La Walkyrie… En Suisse, le fugitif condamnĂ© en pays germanique, trouve un refuge crĂ©ateur…  il compose quelques-unes de ses Ɠuvres les plus connues.  Elisabeth Kulman et Eduard Kutrowatz interprĂ©tent « Siegfried Idyll », cadeau d’anniversaire du compositeur Ă  sa femme Cosima  et les « Wesendonck Lieder », sur les poĂšmes de Mathilde Wesendonck dont le compositeur Ă©tait tombĂ© trĂšs amoureux.

Concert avec : Elisabeth Kulman, soprano et Eduard Kutrowatz, piano (Solistes de l’Orchestre du Festival de Lucerne 2013)