Franck-Emmanuel COMTE : chantiers d’été, nouveaux programmes 20-21

comte-franck-emmanuel-concert-hostel-dieu-portrait-classiquenews-baguette-marco-polo-classiquenews-582-300x210COMTE-FE-classiquenews-portrait-ENTRETIEN avec Franck-Emmanuel COMTE, directeur musical et fondateur de l’ensemble sur instruments d’époque, LE CONCERT DE L’HOSTEL DIEU. L’été 2020, malgré la crise de la covid 19, reste très actif pour le chef et les musiciens du Concert de l’Hostel Dieu. Porté par les métissages et les rencontres interdisciplinaires, Franck-Emmanuel Comte poursuit son exploration des genres et des répertoires en rétablissant la nature même du Baroque : un atelier perpétuel où la forme et les moyens artistiques se réinventent constamment. Généreux, ouvert, curieux, éclectique mais cohérent, le travail du chef fondateur du Concert de l’Hostel Dieu pose certainement les jalons du monde d’après : un sens créatif sans ornières qui élargit les horizons sonores au service d’un idéal esthétique toujours plus exigeant. Tour d’horizon des nouveaux programmes au carrefour de la musique et de la culture urbaine (beatbox, slam, danse hip hop) ; temps forts de la nouvelle saison 2020-2021 à Lyon, place de la vidéo, prochain cd à paraître en octobre… les chantiers sont nombreux. Ils témoignent d’une activité qui s’est maintenue coûte que coûte en dépit du contexte.

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CLASSIQUENEWS : Cet été, vous vous dédiez aux « Semaines LAB » ; retour au travail avec les musiciens, instrumentistes, chanteurs du CHD / Concert de l’Hostel Dieu, accompagné par un dispositif vidéo. 5 programmes en création sont ainsi concernés. Que souhaitez vous que la caméra exprime et mette en avant des séances de cet été ?

Franck-Emmanuel COMTE : D’abord, il s’agit de 5 programmes nouveaux dont j’aimerais que la caméra restitue à la fois la diversité et la spécificité de chacun. Certains programmes sont interactifs avec le public et adoptent une forme originale, d’autres relèvent davantage d’une approche musicologique et historique. Les formats vidéo seront variés : courts, ils pourront capter une émotion ; plus longs jusqu’à 3 mn, ils explorent la richesse des œuvres et des programmes abordés.

Ensuite, nous réaliseront des vidéos didactiques autours d’un thème ou d’une oeuvre présentée par un artiste, ou bien d’un instrument peu connu du grand public, tel que le collascione, la basse de violon, etc… Ces vidéos nous permettront de maintenir le lien avec le public tout en enrichissant le contenu de notre site web.

VOIR la première vidéo de cette nouvelle série :
https://youtu.be/Ixh0a3mA6j4

Enfin, il est primordial pour moi que chaque vidéo montre le dynamisme et la complicité qui nous unit, comme éléments fédérateurs du travail et du geste collectif. L’image du collectif en action doit primer davantage sur la figure souvent exacerbée du chef.

Parmi les 5 programmes, il y a « l’Affaire Bach » qui sera créé en mars 2021 ; il permet de faire découvrir plusieurs partitions faussement attribuées à JS Bach, en réalité composées par ses fils ou ses cousins. Le concert est conçu comme une enquête interactive avec le public, pilotée par un metteur en scène via une application sur smartphone qui saura exploiter les réactions du public lors du spectacle composé majoritairement des étudiants de l’Université Catholique de Lyon.
J’aimerai citer aussi notre programme intitulé « The French Connection » qui s’intéresse à l’influence française active à la Cour anglaise à la fin du XVIIè lors de la période de la Restauration. Avec la musicologue Rebecca Herissone de l’Université d’Oxford, nous avons composé un programme original d’oeuvres françaises et anglaises qui souligne les liens musicaux étroits entre la France et l’Angleterre.

 

 

 

CNC : Avec votre nouveau cycle « FugaCités », vous privilégiez toujours les métissages et les rencontres, le croisement des disciplines et les expériences avec des personnalités dont l’univers est hors du milieu baroque, comme pour mieux enrichir ce dernier; qu’attendez vous des artistes invités ?

FE C : ” FugaCités ” est un projet qui réunit 3 formes légères, mobiles et interdisciplinaires. Les 3 plateaux répondent au même principe : le métissage entre un répertoire baroque peu connu (musiques de Westhoff, Barrière, Playford,…) et 3 disciplines appartenant à la culture urbaine contemporaine : beatbox, slam, danse hip hop. Dans le cas de la forme dansée, que nous réalisons avec le chorégraphe Mourad Merzouki, c’est déjà le 3è projet que nous portons ensemble. Son approche m’est devenu familière ; Je crois pouvoir dire que nous avons trouvé une réelle complicité. Dans ce nouveau projet, les spectateurs retrouveront ce qui a fait la réussite de « Folia » : la combinaison de musique populaire improvisée et de musique savante avec le hip hop mais ici dans une forme plus réduite (1 danseur, 3 musiciens). Les proportions sont certes plus modestes mais l’émotion née de la rencontre de nos univers n’en est pas moins intense. C’est une formule que nous avons destiné aux petites salles, aux halls, cours et jardins, contexte sanitaire oblige. Mourad a ce don de s’accommoder de toute contrainte en préservant toujours l’émergence de la poésie, toujours avec le souci d’une très haute exigence artistique. Pour les instrumentistes, l’engagement doit être total : ils interagissent avec le danseur et jouent par cÅ“ur. La polyvalence est la clé du spectacle. C’est un concert chorégraphique ou un ballet instrumental… l’équilibre et la fusion entre les deux disciplines sont cruciaux.
Avec le danseur Jérôme Oussou, le courant passe parfaitement et nous cherchons à développer la complicité pour que la danse s’accorde idéalement à la musique ; il est important que le danseur s’approprie chaque séquence instrumentale. Là aussi, il faut toucher un public large et nous privilégions des musiques dont l’inventivité de l’écriture et l’originalité des harmonies puisse poser le cadre d’un univers sonore intemporel et surprenant. A ce titre, les sonates pour violon et continuo de Westhoff sont fascinantes. Nous avons donc largement puisé dans son oeuvre pour composer la playlist des trois plateaux.

De son côté, la musique a besoin d’éléments interprétatifs et d’arrangements pour coller à la danse ; ceci tient à la nécessité de structurer un spectacle dans son déroulement le plus cohérent. Il s’’agit aussi de retrouver le bon tempo ; la danse fait partie intégrante du baroque : la majorité des partitions instrumentales des XVIIè et XVIIIè sont des danses. Il convient donc pour être dansées, de ne pas les jouer trop vite (comme c’est souvent le cas, quand lorsqu’on les coupe de leur essence chorégraphique ; ce qui les rend indansables). Le mouvement du danseur, ses capacités propres, son rythme naturel, sa respiration enrichissent la réalisation instrumentale. Il nous apporte sa grammaire contemporaine.
Même rencontre enrichissante avec le beat boxeur Tiko : notre projet croise nos propositions musicales avec son univers sonore, un univers contemporain et incroyablement riche. Avec le slameur Mehdi Krüger, nous retrouvons ce que nous avions réalisé dans notre projet « Marco Polo » où la présence du texte souligne la poésie de notre répertoire, la rythmicité des syllabes, la musique des assonances. Il est essentiel que le texte et la musique fusionnés soient compréhensibles de tout le monde. L’impact de chaque mot fait sens. Il s’agit d’un texte écrit pendant le confinement, sur les espoirs et les attentes qu’a fait naître le jour d’après. C’est le témoignage du temps présent. A la fois crépusculaire et lumineux. Là encore le choix de la musique est crucial afin d’assurer un déroulement cohérent, tout en s’accordant au texte lui-même.

Plus d’infos sur FugaCités : http://www.concert-hosteldieu.com/programmes/fugacites/

 

 

 

CNC : Pouvez-vous nous préciser plusieurs temps forts de votre prochaine saison lyonnaise ? Une saison spéciale qui comporte de nombreux événements retransmis en live streaming.

FE C : l’ouverture a lieu le 15 octobre 2020 ; c’est une note d’espoir, une célébration festive avec le programme « Dolce Follia ». Nous reprenons sans les danseurs, le programme musical de Folia, avec de nouvelles partitions. Tout est joué par coeur. Ce qui favorise le geste, la liberté des mouvements, la place du corps du musicien sur la scène; ce qui nous permettra de développer un nouveau projet : la captation Live de nos concerts. Le spectacle se prête idéalement à une captation live : la caméra peut y détecter et suivre son dynamisme ; capter des instants vécus, des coulisses à la scène (à la façon des concerts de rock) ; nous envisageons aussi des contenus ajoutés au live (comme par exemple une présentation des instruments). La conception de nos live est portée par une collaboration privilégiée avec notre partenaire Lyon capitale TV. Il s’agira pour chaque édition d’un direct sur la chaine Youtube et Facebook du Concert de l’Hostel Dieu.

Avec le programme « Médée(s) », nous abordons plusieurs facettes du mythe, selon le style la vision de Marc Antoine Charpentier et de Georg Friedrich Handel. A travers un choix d’airs extraits de leurs opéras respectifs, Médée pour le Français ; Teseo pour le Saxon. Ce sera l’occasion d’une première collaboration avec une nouvelle venue au Concert de l’Hostel Dieu : la mezzo soprano Lila Hajosi. Entre les deux écritures, se précisent des différences passionnantes : la Médée de Charpentier est moins sombre, plus noble et lumineuse presque sans noirceur. Handel a composé son ouvrage 20 ans après Charpentier ; le Saxon en maître des passions humaines privilégie plutôt une immersion dans les ténèbres ; le portrait qu’il fait de Médée est noir, quasi cinématographique. Notre lecture envisage des flashbacks pour mieux exprimer la construction du personnage. Concerts à partir du 12 nov 2020.
Le programme « Pergolesi, Missa Romana » quant à lui prolonge notre recherche spécifique sur le fonds musical de la Bibliothèque de Lyon. C’est un ouvrage méconnu, monumental pour double choeur et double orchestre, nécessitant pas moins de 60 musiciens. Un défi. Concerts à partir du 12 décembre 2020.

Plus d’infos sur la saison lyonnaise du CHD : http://www.concert-hosteldieu.com/saison-concerts-lyon/saison-2020-2021/

 

 

 

CNC : Quels sont les enjeux de La Francesina dont le cd est annoncé le 15 octobre prochain ?

Révélation baroque : Connaissez vous La Francesina ?FE C : Le cd propose le portrait d’une cantatrice que Handel appréciait particulièrement, Élisabeth Duparc, dite « La Francesina » (la « petite française ») à travers les personnages qu’elle a chantés et les caractéristiques de sa voix. Le “rossignol de Handel” avait une voix agile et chanta principalement des rôles légers mais pas uniquement. Mais ce qui frappe c’est la diversité des personnages qu’elle a su incarner, au moment où Handel abandonne l’opéra italien pour se consacrer au nouveau genre de l’oratorio anglais (Semele, Hercules, Saul.)… Pour ce projet nous accueillons la soprano Sophie Junker dont la mission est de souligner le large répertoire et l’étendue des talents d’Elisabeth Duparc : Sophie éclaire ce en quoi la légèreté et les coloratures n’empêchent ni la profondeur ni l’épaisseur des caractères. La période est charnière dans l’écriture de Handel ; en laissant l’opéra italien au profit de l’oratorio, Handel écrit une musique grave et variée, et sans doutes plus personnelle ; il s’affranchit aussi des codes lyriques pour mieux ciseler la puissance dramatique des situations.

VOIR le clip sur le projet Francesina :
https://www.youtube.com/watch?v=Mr7LeEXlIdQ&feature=emb_logo

 

 

 

AGENDA : La Francesina en concert. Les 18 sept (Froville), 26 septembre (Souvigny), le 3 décembre (Théâtre de Gray), le 4 décembre 2020 à Lyon – Sortie discographique chez le label Aparté est prévue le 16 octobre 2020.

Propos recueillis en juillet 2020

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PROCHAINS CONCERTS du Concert de L’HOSTEL DIEU
Cet été, FUGACITÉS dans le cadre du Festival 1001 NOTES, les 15 ans (LIMOUSIN), lundi 3 et mardi 4 août 2020 :
http://www.classiquenews.com/lon-lille-orchestre-national-de-lille-en-direct-pour-la-fete-de-la-musique/

 

 

 

Retrouvez la présentation de la saison 2020 – 2021 du CONCERT DE L’HOSTE DIEU et tous les programmes évoqués dans notre entretien sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU :
http://www.concert-hosteldieu.com

 

 

 
 

 

 

 

 

 

CD ̩v̩nement, critique. LA PATIENCE, Gabriel Sivak (1cd KLARTHE records, enregistrements 2010 Р2018)

Patience gabriel sivak cd klarthe critique classiquenewsCD événement, critique. LA PATIENCE, Gabriel Sivak (1cd KLARTHE records, enregistrements 2010 – 2018). Superbe monographie des pièces de l’Argentin Gabriel Sivak. C’est un compositeur qui plonge dans les possibles et les ressources du rêve… qui s’obstine mais avec patience, à délivrer quelques clés pour la paix universelle. De tous les mondes sonores enchainés ici et formant une stimulante monographie sonore, il ressort une qualité motrice à l’amorce de tout épanouissement musical : l’émerveillement. C’est le cas des espoirs contenus et cristallisés par le chÅ“ur des enfants de la Patience (qui donne le titre du présent cd), récit murmuré, enchanté ponctué par le quatuor à vent, d’une activité électrique onirique ; la pièce qui donne le titre de l’album indique clairement un programme divers, faussement éclectique dont la faculté à stimuler l’imagination reste primordial et vitale.
Le caractère de Voyelles d’après Rimbaud est plus onirique et atmosphérique, plus harmonique que vraiment linguistique, d’une ivresse comme aspirée et verticale, parfaitement défendu par les 10 femmes, anciennes chanteuses de la Maîtrise de Radio France (qui en a passé commande au compositeur)

ONIRISME en facettes
les mondes enchantés de Gabriel Sivak

sivakPlus sinueux à travers la voix haut percée et cristalline de la soprano, To my Wife (The Loveless land), épouse les éthers rêvés, échafaudés par le poète Oscar Wilde, dont la texture comme étrange et même parfois inquiète, est tissée aux deux voix solistes soprano et ténor sur un piano diaphane, cristallin mais en activité perpétuelle. C’est pour nous la pièce fugace, évanescente la plus captivante au sens strict. Car elle mêle avec délices et hédonisme formel, la stridence inquiète (qui renvoie à la sexualité maudite et aux humiliations dont fut victime le poète écrivain britannique) et un caractère étranger, purement poétique quasi inaccessible. Entre douleur et abstraction.
Tout aussi éperdus, vrais appels aux rêves ou au songe éveillés, les trois instants oniriques / « Tres Instantes Oniricos », chantés en espagnol : s’y joue le combat perpétuel entre amour et mort (« Creía yo » / j’y croyais moi), en tensions et détentes perlées et micro cellules musicales qui disent une activité permanente, souterraine de l’intime… superbement exprimée par le trio : Patrick Langot (violoncelle), Romain David (piano) et la soprano Maya Villanueva,… trois passeurs manifestement touchés par la grâce en miniature de ces trois pièces dont ils ont passé commande (2016). Distinguons de la même façon le caractère scintillant et hyperactif, murmuré, vibratile du dernier épisode « De los alamos » (Des peupliers) : hymne halluciné éprouvé sur le motif naturel (Sivak y révèle et déploie une sensibilité ravélienne). Superbe évocation d’une pure expérience de Nature., avec pour la soliste, la maîtrise naturelle de la voix parlée, déclamée, chantante…

Comme pour exprimer la matière des nuages (« Le raboteur des nuages »), Gabriel Sivak inspiré par un poème de Gilles de Obaldia, a recours aux ondes Martenot, et leurs lignes infinies non vibrées qui créent des sons perchés, mystérieux, incisifs, d’une grande qualité onirique là encore, où s’accrochent le texte chanté et dit par le chœur (l’homme a la clé de son bonheur).

CLIC_macaron_2014Pour les amateurs de slam, au texte permanent, sur un tapis orchestral ciselé, les deux pièces pour chanteur et orchestre (« L’homme-qui-écrit », puis « Où est ma muse ? » dit ici par le slameur Ganji) confirment les thèmes qui inspirent Sivak : la création expose les sujets du rêve ; le rêve réalise les aspirations de l’être ; le créateur a la capacité d’ouvrir la grande boîte de Pandore et d’exprimer par le chant des instrument, ce langage de révélation… Pour Sivak, le compositeur ne serait-il pas ce passeur enchanté, grand révélateur des mondes invisibles ? ; il est cette pythie moderne qui dans la matière du rêve, détecte et transmet les clés d’un monde parfait. Le programme offre un cycle des plus complets des récentes pièces élaborées par le compositeur contemporain. Les 7 séquences enregistrées entre 2010 et 2018 offrent une première monographie : corpus éclairant, lumineux, d’une riche vie intérieure. CLIC de CLASSIQUENEWS avril 2019.

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CD événement, critique. GABRIEL SIVAK : LA PATIENCE, Formes de la voix (1 cd KLARTHE records, enregistrements 2010 – 2018 – 51 mn). illustration : Gabriel Sivak (DR)

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Programme / 7 séquences :

Berceau de nuit
Voix de bébé : Héloïse Sivak

La patience – Commande de l’institut français d’art chorale
ChÅ“ur d’enfants de bourg La reine et quatuor a vents du C.R.R. de Paris / Direction : Emmanuèle Dubost et Aude Glatard

Voyelles РCommande de la Mątrise de Radio France
Anciennes chanteuses de la Maîtrise de Radio France / Piano : Agnès Bonjean / Direction: Emmanuèle Dubost

The loveless land
Soprano : Maya Villanueva / Ténor : Pierre Antoine Chaumien / Piano : François Henry

Tres instantes Oníricos  / Commande de Patrick Langot, Maya Villanueva et Romain David
Soprano : Maya Villanueva / Violoncelle : Patrick Langot / Piano : Romain David

Le raboteur de nuages  /  Commande de Chœur en scène
ChÅ“ur en scène sous la direction d’Emmanuèle Dubost / Nadia Ratsimandresy : Ondes Martenot / Florence Bourdon : Harpe

Deux pièces pour chanteur de Slam et Orchestre
Commande de l’Orchestre de Picardie / Textes : Ganji / Direction : Arie Van Beek / Ganji : Chant
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+ d’infos sur le site du label KLARTHE records
http://www.klarthe.com/index.php/en/records-en/musique-de-chambre/la-patience-detail

CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU. MARCO POLO, le carnet de mirages

marco-polo-carnet-de-mirages-collection-1001-notes-le-concert-de-l-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-cd-review-la-critique-cd-le-concert-par-classiquenewsCHD, FE COMTE : 1er – 14 fév 2019. Marco Polo : carnet de mirages, Le Concert de l’Hostel-Dieu. Frank-Emmanuel Comte et son ensemble de musiciens et chanteurs, Le Concert de l’Hostel Dieu publient un nouvel album qui est aussi un somptueux programme en concert. La tournée commence début février 2019. C’est un voyage musical sur les traces de Marco Polo, le voyageur infatigable dont le parcours est dit et raconté, vécu et commenté par le slameur COCTEAU MOT LOTOV (qui signe aussi l’adaptation du Livre des Merveilles, source originale du dit programme). C’est au final un cycle de mélodies, airs et intermèdes instrumentaux, fruit d’un compagnonage artistique réalisé aussi avec la complicité du Duo Madjnoun. Le texte ciselé et déclamé explore la course et le cheminement de Marco entre Orient et Occident ; slam-poésie, musiques baroques italiennes et musiques persanes fusionnent ; ils réalisent l’enthousiasme et la découverte, l’ivresse et la tension, l’attraction des mondes inconnus, l’imaginaire qui naît de la fascination pour le merveilleux à défricher et à comprendre… qui ont porté jusqu’en Extrême-Orient, le découvreur – explorateur. A travers les mirages de Marco, comme inspirées du Livre des Merveilles, récit des voyages du célèbre marchand vénitien, ce sont toutes les nouvelles conquêtes instrumentales du Concert de l’Hostel-Dieu, ouvragées par le maître capitaine, navigateur inspiré (à l’orgue positif), Franck-Emmanuel Comte.

 

 

MARCO AU PAYS DES MERVEILLES… Le programme présenté par Le Concert de l’Hostel-Dieu et Franck-Emmanuel COMTE évoque aussi l’heureuse et florissante VENISE à l’ère des grandes conquêtes méditerranéennes, quand la Sérénissime se rêvait conquérante d’un Orient luxueux, lui aussi flamboyant. La Cità de Marco Polo et ses rues étroites rappelle aussi souks et bazars des villes orientales. Les palais vénitiens, jusqu’à San Marco, la Basilique et ses bulbes moyen-orientaux, empruntent leurs profils et leur vocabulaire à Byzance et à l’architecture arabe. La Porte de l’Orient, Porta Orientalis ressuscite ainsi grâce aux instrumentistes de ce concert hors normes dont les textes sont empruntés à Marco Polo lui-même et son Livre des Merveilles, et de la poésie Soufi.
Par la voix et les mots du slameur Cocteau Mot Lotov, prend vie la figure du voyageur défricheur Marco Polo, ses voyages au Pays de Samarkand

 

 

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Franck-Emmanuel Comte (© Jean Combier)

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Tournée MARCO POLO, le carnet des Merveillesboutonreservation
Du 1er au 14 février 2019
6 sessions / représentations à ne pas manquer
RESERVATIONS, INFORMATIONS
sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU

http://www.concert-hosteldieu.com/diffusion/le-lab/marco-polo/

 

1er février 2019
Pôle culturel Agora à Limonest (69)

3 février 2019
L’Embarcadère à Montceau-les-Mines (71)

4 février 2019
Représentation scolaire
Théâtre Sainte-Hélène à Lyon (69)

5 février 2019
Théâtre Sainte-Hélène à Lyon (69)

8 février 2019
Théâtre Gaston Bernard à Châtillon-sur-Seine (21)

14 février 2019
1001 Notes en Limousin (87)
 

 
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Programme :

 

 

Polo au rapport : Ciaccona, Johann Hiernonymus Kapsberger
Aller voir, aller vers : Ân Délbaré Man, chanson perse
Coutume de la femme à l’étranger : Amarilli, Stefano Landi
On raconte moult fables : Slam a cappella
Cocacin : Se l’aura spira tutta vezzosa, Girolamo Frescobaldi
Bâzâ, poème de Abou Saeid Abolkheir : Toccata l’arpeggiata, Johann
Hiernonymus Kapsberger
Le très grand désert : Chant libre Navâ et Alâ Éy Piré Farzâneh, chanson
perse
Les assassins : Passacaglia, Johann Hiernonymus Kapsberger /
Passacaglia, Tomaso Antonio Vitali
Ma très grande douleur : Augellin, Stefano Landi
Pour les marchands : Éy Tir, chanson perse
La prison incrédule : Slam a cappella
Ghamé Tô, poème de Hafez : La bella noeva, Anonyme

 

 

 

LE CONCERT DE L’HOSTEL DIEU – DUO MADJNOUN – COCTEAU MOT LOTOV
Musiciens : Franck-Emmanuel Comte : orgue positif, direction
NolwenN Le Guern : viole, violone, rébab
Nicolas Muzy : théorbe, luth
Navid Abbassi : tar, chant / David Brule y : percussions iraniennes et orientales
Adaptation du Livre des Merveilles de Marco Polo, écriture et slam :
COCTEAU MOT LOTOV (Lionel Lerch)
Direction artistique et arrangements : Franck-Emmanuel Comte

 

 

FRANCK-EMMNUEL COMTE réinvente le Baroque

 

 Franck-Emmanuel Comte (© Jean Combier)

 

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+ D’infos sur le site du Concert de L’HOSTEL-DIEU / Franck-Emmanuel Comte, direction

 

 

 

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