REQUIEM de MOZART par BARTABAS (Salzbourg, 2017)

requiem mozart bartabas critique salzbourg 2017 classiquenewsARTE, dim 18 avril 2021, 18h45. REQUIEM, Bartabas. Mozart au ManĂšge des rochers : l’équation est magique ; elle s’est imposĂ©e au Festival de Salzbourg 2017. DĂ©jĂ  en 2015, pour un autre ouvrage de Mozart (celui lĂ  propre Ă  la jeunesse et moins connu : Davide Penitente), le fondateur du ballet Ă©questre Ă  Versailles, Bartabas avait scĂ©nographiĂ© la partition mozartienne, ciselant les figures des chevaux, exploitant aussi le vaste espace du ManĂšge aux rochers, Ă©crin singulier dĂ©sormais emblĂ©matique du Festival de Salzbourg. Instrumentistes, chanteurs et chƓur sont placĂ©s dans les galeries cintrĂ©es qui entourent l’espace clos. La lecture restitue au manuscrit laissĂ© inachevĂ© de Wolfgang sa grĂące mĂ©ditative, sa beautĂ© mystĂ©rieuse
 Spectacle incontournable.
EN REPLAY sur Arteconcert jusqu’au 17 mai 2021.
https://www.arte.tv/fr/arte-concert/

REQUIEM de MOZART par TEODOR CURRENTZIS

CURRENTZIS-TEODOR-chef-maestro-reusiem-mozart-concert-paris-classiquenews-cd-critique-classiquenewsPARIS, ChĂątelet. MOZART : Requiem, dim 27 oct 2019, 15h. T CURRENTZIS. Chef iconoclaste et iconique de la nouvelle gĂ©nĂ©ration des baroqueux audacieux, le grec Teodor Currentzis s’est imposĂ© par une radicalitĂ© artistique qui prolonge un Harnoncourt. Sa trilogie des opĂ©ras de Mozart / Da Ponte en tĂ©moigne. Comme dans un rĂ©pertoire plus rĂ©cent, sa 6Ăš de Mahler, dĂ©tone autant qu’elle convainc. Chez Mozart, saisit la fulgurance de vagues chorales, le quatuor dramatique, opĂ©ratique des chanteurs solistes et surtout avant l’ùre romantique, le voile de la mort. Il y faut une clartĂ© absolue et aussi la gravitĂ© du lugubre qui saisit. Cet alliage a fait la rĂ©ussite des meilleures lectures.

Teodor Currentzis fonde en 2004 l’Orchestre MusicAeterna, collectif sur instruments d’époque, auquel il adjoint le ChƓur MusicAeterna, puis en 2018 ChƓur MusicAeterna Byzantina ; ce qui permet d’aborder des Ɠuvres ambitieuses pour grand effectif dont Ă©videmment la musique sacrĂ©e.
Dans cette version du Requiem de Mozart, sujet d’une tournĂ©e de l’automne 2019 qui mĂšne les artistes de Russie en Europe (France, Allemagne, GrĂšce
), le chef imprĂ©visible cĂšde aux combinaisons ailleurs « douteuses », aux collages hasardeux : spĂ©cificitĂ© du ChƓur MusicAeterna, les hymnes byzantins sont intĂ©grĂ©s au massif mozartien
 au risque d’en rompre l’élan global, l’unitĂ© et la cohĂ©rence interne ? On a vu qu’une telle expĂ©rience s’est rĂ©vĂ©lĂ©e plutĂŽt malheureuse et nĂ©gative dans le cas du dernier festival d’Aix (Requiem par RaphaĂ«l Pichon). Le Maestro intĂšgre ici des chants byzantins traditionnels Ă  la partition de Mozart. Une rĂ©interprĂ©tation audacieuse ou dĂ©concertante du Requiem de Mozart. A chacun de juger dimanche prochain.

 

 

 

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PARIS, ChĂątelet : REQUIEM de MOZARTboutonreservation
Dimanche 27 octobre 2019 Ă  15h
MusicAeterna
Teodor Currentzis

Sandrine Piau, soprano
Paula Murrihy, mezzo-soprano
Sebastian Kohlhepp, ténor
Evgeny Stavinsky, basse

Orchestre MusicAeterna
ChƓur MusicAeterna
ChƓur MusicAeterna Bizantina

 

 

 

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Pour justifier cette mise en dialogue des choeurs byzantins et de la musique du dernier Mozart, Teodor Currentzis précise :
Je pense que la musique ancienne d’Orient nous permet de voir la musique en gĂ©nĂ©ral d’un point de vue diffĂ©rent. La musique orthodoxe grecque prend son origine dans cette musique ancienne, oĂč on ne dit pas «je chante», mais oĂč on utilise le mot « ψαλλω », « un psaume ». Il s’agit d’une façon tout Ă  fait diffĂ©rente de communiquer, avec un but diffĂ©rent. ».

 

 

 

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LIRE aussi notre critique du cd 6Ăš de MAHLER par Teodor Currentzis
https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-mahler-symphonie-n6-musicaeterna-teodor-currentzis-moscou-juillet-2016-1-cd-sony-classical-clic-de-classiquenews-de-decembre-2018/

LIRE aussi notre critique du cd 6Ăš de TCHAIKOVSKI par Teodor Currentzis
http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-tchaikovski-symphonie-n6-pathetique-musicaeterna-teodor-currentzis-1-cd-sony-classical-2015/

LIRE aussi notre critique de la Trilogie MOZART par Teodor Currentzis : http://www.classiquenews.com/cd-mozart-cosi-fan-tutte-kassian-currentzis-2013/

COMPTE-RENDU, critique, REQUIEM. Festival d’Aix en Provence le 3 juillet 2019. Requiem (d’aprùs Mozart). Pichon / Castellucci

MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique, REQUIEM. Festival d’Aix en Provence le 3 juillet 2019. Requiem (d’aprĂšs Mozart). Pichon / Castellucci. C’est Mozart qu’on dĂ©nature
 AprĂšs rĂ©Ă©crire le livret des opĂ©ras, quitte Ă  en modifier le sens et l’esthĂ©tique originels, voici venu le temps des Ɠuvres sacrĂ©es, modifiĂ©es, intercalĂ©es d’élĂ©ments Ă©trangers qui en modifient tout autant l’unitĂ©, le flux, la tension et la cohĂ©rence initiales. On a connu cette annĂ©e deux marqueurs importants dans notre Ă©poque des fakenews et des contrevĂ©ritĂ©s qui rongent un peu plus la frontiĂšre entre rĂ©alitĂ© / vĂ©ritĂ© et fiction / mensonge. MĂȘme porositĂ© entre rĂ©alitĂ© des partitions autographes et nouvelles versions Ă©dictĂ©es en opus convenables. Disons Ă  prĂ©sent que les metteurs en scĂšne n’hĂ©sitent plus Ă  changer ce qui les inspire quitte Ă  ne plus respecter les Ɠuvres prĂ©sentĂ©es ; que le directeurs sont prĂȘts Ă  les suivre pour crĂ©er le buzz
Voyez cette nouvelle production du “Requiem de Mozart”. En rĂ©alitĂ© il s’agit du Requiem de Romeo Castellucci, inspirĂ© du Requiem de Mozart. Car le spectacle final n’a plus rien Ă  voir avec la Messe des morts conçues en 1791 par Mozart Ă  Vienne.

Aix 2019 : tristes artifices du duo Pichon / Castellucci
MOZART DÉNATURÉ

Sur les planches aixoises, le metteur en scĂšne dĂ©poĂ©tise tout Ă©lan spirituel, Ă©carte toute ivresse onirique pour un spectacle indigent et statique, oĂč le thĂ©Ăątre devient oratorio d’images et de tableaux d’une banalitĂ© agaçante ; oĂč les chanteurs qui sont aussi danseurs (leur chant dĂ©cousu souffre des mouvements permanents), tout en blanc comme des prĂȘtres nĂ©o futuristes, s’ébrouent en gestes pseudo inspirĂ©s, en un vaste cirque folklorique venu des Balkans, qui finit pas dĂ©naturer le sens de la derniĂšre partition laissĂ©e inachevĂ©e par Mozart en 1791. Castellucci insiste sur la fin et la disparition, la grande extinction humaine annoncĂ©e, qui donne le sens de nos vies : chaque cĂ©lĂ©bration collective des Morts, chaque messe de Requiem, pour le repos des dĂ©funts, cĂ©lĂšbre en dĂ©finitive la vie et nous appelle Ă  un Ă©veil spirituel.
Alors que la musique mozartienne, comme celle des 3 derniĂšres symphonies (rĂ©cemment sublimĂ©es par Savall), n’est qu’élĂ©vation, substance poĂ©tique et abstraction spirituelle, Castellucci nous assĂšne une reprĂ©sentation lourde et simpliste, d’une laideur incongrue. Il ne s’agit pas d’énoncer de pseudo concepts (trĂšs discutables en outre), il faut encore en dĂ©duire un thĂ©Ăątre qui serve aussi le sens et la direction de la musique qui est sa source et son point de dĂ©part. Tout sonne faux ici ; rien ne fonctionne ; la danse des corps qui se projettent, sautent, s’écrasent, contredit l’élan mĂȘme de la musique du Requiem.
Castellucci multiplie aussi les sources visuelles quitte Ă  brouiller la vue d’ensemble. Les images projetĂ©es en fond de scĂšne Ă©numĂšrent tout ce qui a dĂ©jĂ  disparu : espĂšces animales, sites et constructions, artistes et leurs Ɠuvres
 si l’idĂ©e pouvait ĂȘtre intĂ©ressante, sa rĂ©alisation est indigeste dans la rĂ©pĂ©tition. Qu’en penser alors ? Devons nous indigner de ces disparitions inĂ©luctables et irrĂ©versibles ? Ou bien, dans le grand mouvement actuel de dĂ©ni collectif et de fatalisme passif, nous en rendre les tĂ©moins impuissants, comme conditionnĂ©s ? Le monde, nos sociĂ©tĂ©s humaines sont condamnĂ©es dans un terme proche : et alors ? Tout est vouĂ© Ă  la disparition n’est ce pas ? Tout doit donc disparaĂźtre. Le propos de Castellucci laisse interloquĂ© et aussi irritĂ©. tant d’imprĂ©cisions, oĂč manque la poĂ©sie, tombe Ă  plat.

Sur la musique de Mozart, ces gesticulations, ces tableaux pontifiants imposent un parfait décalage
 une équation impossible qui trahit la direction et le progression des séquences musicales.
Dans ce magma visuel d’une naĂŻvetĂ© affligeante, les instrumentistes tentent de sauver le spectacle musicalement en dĂ©fendant une unitĂ© et une continuitĂ© fragile. Le chef (RaphaĂ«l Pichon) quant Ă  lui a dĂ©cidĂ© d’entrecouper le fil mozartien de partitions Ă©trangĂšres (chant grĂ©gorien) ou de Mozart lui-mĂȘme. La proportion initiale du Requiem mozartien se dilue en un polyptique confus, rĂ©pĂ©titif, – retable aux accents lissĂ©s qui d’une sĂ©quence Ă  l’autre, se ressemble, sans contrastes vĂ©ritables, d’autant que le geste du chef comme la tenue des choristes danseurs manquent singuliĂšrement de finesse, de profondeur, de trouble, de nuance, de phrasĂ©s. Sauf les derniĂšres mesures oĂč le chƓur statique (et dĂ©nudĂ© Ă  la façon d’un Jugement dernier et ses damnĂ©s nus comme les vers) retrouve des respirations plus naturelles. Pourtant la lecture globale agace par sa lourdeur, son arche dĂ©plorative trop dilatĂ©e… jusqu’au vertige. Mais oĂč sont donc passĂ©s le nerf, l’audace, les options vaillamment dĂ©fendus par les premiers baroqueux ?

Las, tout se rĂ©vĂšle artificiel dans une mosaĂŻque dĂ©pareillĂ©e, invitation agaçante pour un paradis toujours absent. Ce Requiem est Ă  oublier mais c’est sĂ»r, il gagnera un soupçon de buzz dĂ» Ă  sa tentative anecdotique et manquĂ©e. C’est Mozart que l’on met en biĂšre ici, et de bien laide façon, entre hystĂ©rie, trahison, rupture et syncope. De toute Ă©vidence, Aix 2019 déçoit. Rendez-vous est pris pour Tosca et surtout Jacob Lenz (certes reprise mais premiĂšre en France cet Ă©tĂ©). A suivre.

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COMPTE-RENDU, critique, REQUIEM. Festival d’Aix en Provence le 3 juillet 2019. Requiem de Romeo Castellucci d’aprĂšs le Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart. Ens Pygmalion / RaphaĂ«l Pichon. Romeo Castellucci, mise en scĂšne. A l’affiche du festival d’Aix-en-Provence (thĂ©Ăątre de l’ArchevĂȘchĂ©), jusqu’au 19 juillet 2019.

Opéras en direct sur France Musique

logo_francemusiqueFRANCE MUSIQUE. OpĂ©ra, directs, les 8, 9, 10 et 11 juillet 2019. OPÉRAS EN DIRECT. Quand Juillet paraĂźt, les nuits lyriques (enchanteresses ?) s dĂ©ploient, ainsi entre autres sur France Musique, les 8, 9, 10, 11 et 12 juillet 2019. En direct d’Aix 2019, voici 5 transmissions en direct sur les ondes de France Musique. Pour ne rien manquez de ce qui fait l’actualitĂ© de l’opĂ©ra cet Ă©té  Au frais, plateau repas Ă  portĂ©e de mains, et dans votre salon, suivez chaque « temps forts » du Festival d’Aix 2019. Requiem de Mozart revisitĂ© ou dĂ©naturĂ© ? Tosca sublimĂ© par la prĂ©sence du tĂ©nor maltais Joseph Calleja ? Et que pensez du Mahagony de Kurt Weill comme de l’onirique et troublant Jakob Lenz de Wolfgang Rihm ? Aix 2019 : la magie sera-t-elle au rv ?

 

 

 

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ÉtĂ© 2019 – directs de juillet 2019
sur France Musique

 

 

LUNDI 8 JUILLET | 22h
Requiem - Mozart
Sombre voire grave, parfois onirique, en tout cas toujours trĂšs visuel, tout spectacle signĂ© du metteur en scĂšne Romeo Castellucci frappe les esprits. Pourtant son dernier spectacle Ă  Garnier (l’oratorio Il Primo Omicidio de Scarlatti avait Ă©tĂ© peu convaincant)
 A l’affiche du festival aixois 2019, le Requiem de Mozart est ici chorĂ©graphiĂ© (dont des danses traditionnelles) avec la participation de la « Compagnie junior du Ballet de Marseille ». Qu’en sera-t-il cet Ă©tĂ© Ă  Aix pour cette « nouvelle production » ? les effets de danses, le visuel, la surinterprĂ©tation thĂ©Ăątrale selon la mode actuelle
 sans omettre ici et lĂ , entre les sections originelles conçues par Wolfgang, plusieurs piĂšces musicales Ă©trangĂšres selon le goĂ»t du chef 
 ne dĂ©natureront-ils pas l’élan spirituel de la partition mozartienne, laissĂ©e inachevĂ©e (Ă  partir du Lacrymosa) ? La performance annoncĂ©e est conçue « non seulement comme un rituel pour le repos des morts, mais aussi comme une cĂ©lĂ©bration des forces de vie ». Avec les instrumentistes de Pygmalion / R. Pichon.

 

 

MARDI 9 JUILLET | 21h30
Tosca - Puccini
Le joker de cette production demeure le tĂ©nor maltais Joseph Calleja dans le rĂŽle du peintre libertaire bonapartiste Mario Cavaradosi, amant de la belle et sublime cantatrice Floria Tosca (Angel Blue) : le couple d’artistes nourrit (jusqu’à la haine sanguinaire), la jalousie du prĂ©fet de Rome, l’infect et sadique baron Scarpia (Alexey Markov). Pourtant s’il meurt effectivement dans la fameuse scĂšne au Palais FarnĂšse de l’acte II, Floria et Mario ne sortent pas indemnes dans ce huit clos passionnel et glaçant
 Orch de l’OpĂ©ra de Lyon / Daniele Rustioni, direction musicale / Christophe HonorĂ©, mise en scĂšne. Nouvelle production 2019.

 

 

MERCREDI 10 JUILLET | 20h
Les mille endormis - Maor

 

 

JEUDI 11 JUILLET | 20h
Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny - Weill
Chef d’Ɠuvre mordant, dĂ©jantĂ© de Weil ĂągĂ© de 30 ans (Leipzig, 1930), Mahagony est une satire de la barbarie humaine, une parodie du cycle de la naissance et de la chute des hommes : un Las Vegas avant l’heure oĂč rĂšgne le sexe, le jeu, la drogue, les plaisirs les plus fous et surtout dispendieux qui prĂ©cipitent mieux le destin d’un peuple condamnĂ© : les hommes en sociĂ©tĂ©. Avec les Sept PĂ©chĂ©s capitaux, Grandeur et DĂ©cadence de la ville de Mahagony illustrent la clairvoyance du compositeur gĂ©nial Kurt Weill (associĂ© au non moins excetionnel Brecht), avant son exil aux USA


 

 

VENDREDI 12 JUILLET | 20h
Jakob Lenz - Rihm
A l’affiche de seulement 3 soirs Ă  Aix, Jakob Lenz de Rihm s’inspire de la nouvelle “LENZ” de Georg BĂŒchner (1839) et a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e le 8 mars 1979 Ă  Hambourg. La production proposĂ©e ici est une reprise produite Ă  Stuttgart (Staatsoper en 2014), prĂ©sentĂ©e rĂ©cemment Ă  Bruxelles. Ensemble MODERN / Ing Metzmacher, direction musicale / Andrea Breth, mise en scĂšne. Avec Gerog Nigl (Lenz), Wolfgang Bankl (Oberlin), John Daszak (Kaufmann)
 PoĂšte et dramaturge, Jakob Lenz est passionnĂ© et inspirĂ© par les passions humaines, le thĂ©Ăątre des sentiments extrĂȘmes, l’ivresse et la dĂ©mesure supĂ©rieures Ă  la raison et Ă  la sagesse. Ambassadeur du courant Sturm und Drang (tempĂȘte et passion) qui accompagne et nourrit l’avĂšnement du Romantisme en Europe, Lenz erre ici dans les Vosges en 1776
 En proie Ă  la folie, le crĂ©ateur possĂ©dĂ© (ami de Goethe) bascule dans la nuit des vertiges et inspire enfin au jeune Rihm, puis ici Ă  la metteuse en scĂšne allemande Andrea Breth, un spectacle subtil qu’il faut absolument avoir vu et Ă©coutĂ©. Le rĂŽle-titre de Lenz, est incarnĂ© par le baryton Georg Nigl, Ă©purĂ©, juste, intense
 dĂ©chirant, de bout en bout. C’est probablement la production, reprise, qui sauve l’édition Aix 2019.

VOIR le TEASER
https://www.youtube.com/watch?v=g3lqDEmTtU8