PARIS. CONCERT 1001 NOTES Ă  l’AthĂ©nĂ©e

1001-NOTES-festival-concerts-annonce-critique-sur-classiquenewsPARIS, l’Athénée. CONCERT 1001 NOTES, le 17 déc 2018, 20h. Les artistes phares du label et du festival 1001 NOTES font l’événement de ce lundi 17 décembre à Paris : au programme, entre autres l’excellent Concert de l’HOSTEL DIEU, fondé / dirigé par Franck-Emmanuel Comte, dont le geste régénérateur sur les partitions s’accomplit en questionnement sur les formes musicales à présenter en concert, sur de nouvelles sources musicologiques aussi. Ainsi en témoigne, le programme de leur dernier disque, éblouissant, « STABAT MATER » qui offre une nouvelle lecture du Stabat Mater de Pergolesi, contextualisé d’après la pratiques des sociétés de musique lyonnaise au XVIIIè (quand le Stabat Mater de Pergolesi était déjà apprécié et repris, donc adapté au goût et aux effectifs locaux) ; c’est surtout, une démarche innovante qui aime les rencontre et les métissages : en croisant les disciplines, Franck-Emmanuel Comte poursuit un travail particulier avec le chorégraphe hip-hop Mourad Merzouki qui a écrit la danse du programme « FOLIA », présenté cet été à Lyon : il en résulte un parcours passionnant hautement rythmé, mais aussi chanté qui célèbre la transe délirante et poétique des tarentelles napolitaines (dont la sublime et provocante « Carpinese »), mariées au plus imaginatif des Baroques vénitiens, Vivaldi. A l’Athénée, Le Concert de l’HOSTEL-DIEU présente quelques extraits du cd FOLIA, récemment édité chez le label 1001 NOTES…

 

 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

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Programme 1001 Notes à l’Athénée
Concert de l’HOSTEL-DIEU : FOLIA (extraits)

Lundi 17 décembre 2018 • 20hboutonreservation
Athénée, Théâtre Louis-Jouvet • Paris

 

 

 

Concert présenté par Raphaël Mezrahi

Artemandoline • ensemble (musique baroque)
Le Concert de l’Hostel Dieu • Franck-Emmanuel Comte
(clavecin et direction)
Artuan de Lierrée • ensemble rock-classique (avec projections)
Gaspard Dehaene • piano (Schubert-Liszt)

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://1001notesenlimousin.festik.net/saison-2018-2019
Tarifs : de 19€ à 23€

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Présentation par l’Athénée : « Le concert sera présenté par l’acteur et comédien Raphaël Mezrahi, l’intrépide intervieweur de Canal + et organisateur des Nuits de la déprime aux Folies Bergères.
Un concert sous le signe de la création et de la découverte en quatre temps forts.
La soirĂ©e dĂ©butera avec l’ensemble baroque Artemandoline qui nous fera voyager en Espagne au XVIIe siècle. Puis Le Concert de l’Hostel Dieu nous prĂ©sentera des extraits du CD Folia, musique-ballet hip hop du chorĂ©graphe Mourad Merzouki. Ensuite, Gaspard Dehaene prĂ©sentera son programme hommage Ă  son grand père Henri Queffelec. Enfin, le groupe Artuan de LierrĂ©e jouera des pièces de son projet Les Arcanes, vingt-et-une pièces inspirĂ©es du cĂ©lèbre tarot divinatoire de Marseille, pour un cinĂ©-concert mystique entre musique ancienne, post-rock et minimalisme.”

 

 

Extraits vidéo du programme LA FOLIA

 

 

  

 
 

 

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Déroulement de la soirée :

 

 

 

Artemandoline
Lucas Ruiz de Ribayaz (17ème, Espagne) : Suite de danses – Españoletas- Galería de amor y buelta- Achas y buelta del hacha- Xácaras por primer tono
Anonyme (18ème, Naples) : Follias

 

 

 

Gaspard Dehaene, piano
Franz Schubert / Franz Liszt : deux lieder
Franz Liszt : Rapsodie Espagnole

 

 

 

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(entracte)

 

 

 

Artuan de Lierrée
Les Arcanes
La grande prĂŞtresse
L’amoureux
Le chariot
Le pendu
Le diable
L’étoile / La lune
Aquarium

 

 

 

Le Concert de l’Hostel-Dieu / Franck-Emmanuel COMTE
Antonio Vivaldi : Aria « Si fulgida »
(extrait de Judith Triomphante RV 644)
Antonio Vivaldi : La Folia, sonate en ré mineur RV63
Anonyme : La Carpinese (tarentelle)
Anonyme : Cachua Serranita, (Codice Trujillo del PerĂą, 1713)

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CD, critique. STABAT MATER. Concert de l’HOSTEL DIEU, FE Comte (1 cd ICSM 012 – enregistrement live, Ă©glise de Chazelles sur Lyon, juillet 2015)

concert-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-pergolesi-pergolese-stabat-mater-critique-cd-review-classiquenewsCD, critique. STABAT MATER. Concert de l’HOSTEL DIEU, FE Comte (1 cd ICSM 012 – enregistrement live, Ă©glise de Chazelles sur Lyon, juillet 2015). Artisan des mĂ©langes musicaux et des rencontres inĂ©dites, Franck-Emmanuel Comte et son ensemble sur instruments anciens Le Concert de l’Hostel-Dieu offrent une nouvelle lecture du Stabat Mater. Dès le dĂ©but, on relève l’incisivitĂ© nouvelle du continuo, oĂą pointent cordes, orgue, basson dans un allant ardent, Ă©ruptif et remarquablement nuancĂ© ; d’abord c’est une formidable polyphonie traditionnelle napolitaine qui rappelle l’effusion et la compassion collective du peuple face au deuil dĂ©sespĂ©rĂ© de la Mère, avant que les volutes finement ciselĂ©es du cycle de duos et d’arias solos du jeune gĂ©nie Pergolesi ne se dĂ©ploient. Ferveur populaire en partage, tĂ©moignages individualisĂ©s ou en petit chĹ“ur, le Stabat Mater est surtout une expĂ©rience du peuple. VoilĂ  une conception qui restitue Ă  la force poĂ©tique du texte un nouveau rĂ©alisme.
Les interprètes gardent à l’esprit toujours la plainte et la prière dans chaque séquence : on est très éloigné de la tentation démonstrative et virtuose de certaines chanteuses starifiées, plus extérieures que vraiment recueillies. On apprécie cette caractérisation qui s’empare de chaque épisode : effusion à 2 voix du premier Stabat Mater ; prise à témoin et dramatisme éploré plus incarné dans le saisissant Cujus animam pour soprano seule : l’expression d’une douleur tangible, perpétrée par le glaive qui transperce littéralement le corps et l’âme de Marie…

 
 
 

Polyphonies populaires, Stabat de Pergolesi
Franck-Emmanuel Comte au cœur de la dévotion lacrymale…

 
 
 

L’alternance airs de Pergolesi et plainte collective des polyphonies chorales creuse la force dépressive d’un cycle de textes particulièrement imagés, tous célébrant la souffrance de la Mère confrontée au corps sacrifié du Fils. Franck Emmanuel Comte ajoute plusieurs airs déploratifs très intelligemment sélectionnés dont cette prière de Donna Isabella (visiblement dépossédée de ses châteaux…), dont la douleur fait écho à celle de la Vierge éplorée : la mise en dialogue de ces pièces est très profitable. Elle apporte aux côtés du corpus sacré traditionnel, la résonance populaire du peuple en souffrance.

Quand jaillit l’allure plus allègre du Quae moerebat, chanté par un baryton visiblement presque insouciant, le contraste est total. Très percutant, laissant s’épanouir ensuite la plainte plus langoureuse et insidieuse du Quis est homo ? sublime duo des deux voix féminines (soprano / contralto) qui plongent dans l’affliction la plus désespérée… puis leur répondent ténor et baryton pour la conclusion de cette séquence, traitée comme un ensemble d’opéra ; même dispositif à plusieurs chanteurs pour le Fac ut ardeat (ailleurs communément chanté par le duo féminin). L’option du quintette vocal (dans le O Quam Tristis entre autres) renforce l’esprit de partage : les chanteurs exprimant la compassion que chacun ressent individuellement et collectivement. En associant un verset par type de voix, le sens du texte est formidablement investi, incarné, habité.
La tarentelle qui suit (A cantina) constitue comme un écho populaire à la sidération qui a précédé : c’est à travers le chant du piccolo, la libération d’un trop plain d’émotion, ne pouvant être dissipé que dans la transe, née d’une danse quasi frénétique.

Les effets d’échos, la spatialisation aussi des groupes de chanteurs (dans une prise de son très réverbérée, sous la voûte d’une église qui renforce encore le réalisme de cet enregistrement de l’été 2015) composent alors un véritable opéra de la souffrance et des chants de déploration. Le goût des timbres, l’écoute attentive au sens des textes, la diversité des formes musicales et chorales, sacrées, populaires (formidable scansion sur basse obstinée des tarentelles, dont La Cicerenella, exécutoire d’inspiration picaresque voire graveleuse )… relèvent d’une conception très scrupuleuse et qui dans la réalisation des concerts qui ont précédé ce disque, assure une indiscutable réussite.
Avait-on écouté jusque là une telle régénération du cycle du Stabat ? Franck-Emmanuel COMTE sait associer les corpus, trouve d’évidentes convergences des ferveurs, tisse au final un splendide voyage musical qui exprime le sublime né du populaire mêlé au sacré des textes canoniques.
La bascule dans une piété plus profane, voire sensuelle (aux images érotiques cf. La Carpinese, tarentelle qui chante aussi l’émancipation de la femme sensuellement maîtresse de son corps) s’affirme ici, offrant de superbes contrastes tout au long du programme dont le volet le plus extatique pourrait être le dernier duo féminin, élévation spirituelle d’une ineffable caresse (Quando corpus), où c’est l’âme du Fils et de sa mère qui prendre leur envol, immatérialité du renoncement, après les vertiges d’une douleur incommensurable.

CLIC D'OR macaron 200 
 
 
RECHERCHE JUBILATOIRE…
Chef et ensemble indiquent aujourd’hui une voie passionnante de la recherche actuelle associée à la pratique des instruments d’époque : cette célébration collective, apparemment éclectique, pourrait tout à fait avoir été choisie par les musiciens du XVIIIè, dans les sociétés de musique (telle l’Académie du Concert à Lyon), où le Stabat Mater de Pergolesi fut ainsi réadapté en fonction du goût et des ressources locales. En s’appuyant sur le fonds de la Bibliothèque Municipale de Lyon, Franck-Emmanuel Comte propose une recontextualisation bénéfique et régénératrice d’un texte traditionnel de la ferveur sacrée : le Stabat Mater de Pergolèse réapproprié par les lyonnais, complété par plusieurs polyphonies traditionnelles, et d’irrésistibles tarentelles, gagne ainsi une dramaturgie textuelle particulièrement percutante ; de ce métissage populaire /savant, à travers l’histoire des pratiques selon les époques, les interprètes font surgir l’âme même du Baroque : sa faculté à exprimer les passions humaines, ici dévotion, compassion. La justesse de l’approche est indiscutable. Et savoureuse.

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CD, critique. STABAT MATER. Concert de l’HOSTEL DIEU, Comte (1 cd ICSM 012 – enregistrement live, Ă©glise de Chazelles sur Lyon, juillet 2015) – CLIC de CLASSIQUENEWS de dĂ©cembre 2018.

 

 

 

 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

 
 
 
 

 

PERGOLESI : UN AUTRE STABAT MATER par Franck Emmanuel Comte

concert-hostel-dieu-franck-emmaneul-comte-saison-2018-2019-concerts-presentation-evenemnt-par-classiquenews-photo-copyright-jean-combier-emmnauel-comte-portraitLYON, le 16, 18 nov, STABAT MATER : Pergolèse mĂ©connu, renouvelĂ©… A l’occasion des prochaines dates lyonnaises du STABAT MATER de Pergolesi, mais dans une version historique, rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e, CLASSIQUENEWS brosse un portait du directeur et fondateur de l’ensemble sur instruments anciens, Le CONCERT DE L’HOSTEL DIEU… LE BAROQUE RÉINVENTÉ… ENTRETIEN avec Franck-Emmanuel COMTE, fondateur et directeur musical du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU. A l’origine de l’activitĂ© de l’ensemble sur instruments d’époque, il y a ce goĂ»t pour l’exploration du patrimoine inĂ©dit, mĂ©connu, oublié… celui des partitions que conserve la BML Bibliothèque Municipale de Lyon. Aux cĂ´tĂ© du travail de recherche, Franck-Emmanuel COMTE interroge les partitions pour les rendre vivantes, pour les incarner ; pour inventer de nouvelles formes de concerts et toucher un plus vaste public… Une application de cette dĂ©marche qui concilie musicologie et geste interprĂ©tatif ? Le prochain concert de l’ensemble dès le 16 novembre 2018 Ă  LYON (avec confĂ©rence prĂ©alable), autour du STABAT MATER de Pergolesi, mais dans le goĂ»t des Lyonnais du XVIIIè… (lire ci après). Le directeur musical du CHD / Concert de l’Hostel-Dieu pimente et personnalise le Baroque du dĂ©but du XVIIIè en le rĂ©inscrivant dans le contexte napolitain, non sans pertinence.

 

 

Défricheur et critique, Franck-Emmanuel COMTE propose de réinventer la forme du concert : le CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU est un laboratoire, et aussi une veille pour réinventer et régénérer l’expérience du concert voire la conception même des spectacles… Et dans cette volonté dynamique, s’inscrit aussi une nouvelle définition du geste musical pour l’interprète, inspiré différemment dans un autre rapport au son, à la partition, à l’improvisation. N’est-il pas vrai que le Baroque comme le Jazz, se prête-idéalement à cette vision libérée et mouvante de la réalisation musicale ? Le Baroque devient le cœur d’une constellation de disciplines dont chacune questionne l’autre. Ainsi pour une poétique inédite et un rythme musical différent, le spectacle FOLIA conçu en complicité avec le chorégraphe Mourad Merzouki … Jamais la musique baroque ainsi réinvestie n’a semblé plus vivante et connectée avec notre époque.

 

 

 

Tour d’horizon de l’actualité du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU en phase avec ces points de réflexion qui empruntent de nouveaux chemins de traverse.

PREMIER VOLET D’UNE SERIE D’ENTRETIENS
avec FRANCK-EMMANUEL COMTE. 

 

 

 
 
 

 

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Des sources inertes au geste libre…

TRAVAIL SUR LES SOURCES…

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Comment prĂ©senter et dĂ©finir (but, enjeux, …) votre travail de recherche et d’exploration d’inĂ©dits Ă  partir du fonds des archives du patrimoine rhĂ´ne-alpin conservĂ© Ă  la Bibliothèque municipale de Lyon / BML ?

pergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1FRANCK-EMMANUEL COMTE : Le travail de valorisation des fonds de la BML constitue le socle de notre activité, et aussi l’origine même de la création de l’ensemble. Les manuscrits conservés dans les Fonds anciens de la bibliothèque reflètent une spécificité lyonnaise : un goût des lyonnais, au siècle des Lumières, tourné presque exclusivement vers l’Italie. Il semble que les échanges entre les villes de Lyon et de Rome étaient nombreux, sans doutes par l’entremise des marchands, des banquiers mais aussi des Jésuites. Aussi, nombre de partitions de Scarlatti, Corelli, Carissimi,…. figurent au catalogue de la BML. Ils constituent une source d’inspiration et d’idées de programme assez riche…. Ainsi notre prochain projet  : une version inédite du Stabat Mater de Pergolèse, arrangé à 5 voix aux alentours des années 1740 par un musicien lyonnais.

 

 

 

Nouveau programmepergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1
UN AUTRE STABAT MATER de Pergolesi
16,18,20 nov 2018
En Lire +, Présentation de ce concert

VOIR LA VIDEO du programme « Un AUTRE STABAT MATER »
https://www.youtube.com/watch?v=gfDB2neKHZs

Secrets lyonnais – Le Concert de l’Hostel Dieu et la manuscrits de la Bibliothèque de Lyon

PROCHAINES DATES / STABAT MATER DE PERGOLESE 16 novembre 2018 : ConfĂ©rence musicale Ă  la Bibliothèque municipale de Lyon (69) 18 novembre 2018 : Chapelle de …

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

 

 

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RÉINVENTER LE BAROQUE AUJOURD’HUI

ses formes, sa durée, dans quels lieux, pour quels publics ?

 

 

CLASSIQUENEWS : En définitive, votre activité au sein du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU développe une interrogation permanente et critique sur le baroque aujourd’hui ?

concert-hostel-dieu-franck-emmaneul-comte-saison-2018-2019-concerts-presentation-evenemnt-par-classiquenews-photo-copyright-jean-combier-emmnauel-comte-portraitFRANCK-EMMANUEL COMTE : Oui, il est clair que pour moi le seul travail musicologique de restitution et d’interprétation ne suffit plus à motiver mon travail.
Je puise dans le répertoire baroque et dans l’instrumentarium qui lui est lié, des occasions pour partager plus largement mes ressentis sur cet univers.  L’interdisciplinarité et les passerelles que nous imaginons vers d’autres cultures musicales nous permettent de questionner notre rapport au son, à la partition, à l’improvisation. Autant de pistes susceptibles de faire évoluer notre créativité, laquelle a toujours été une notion beaucoup plus essentielle pour moi que la technicité.
Cette approche du répertoire ancien nous conduit également à réexaminer notre rapport au public, lequel reste au coeur de mes préoccupations.
Je sais que cette notion ne fait pas forcĂ©ment loi en France, et particulièrement dans les “esthĂ©tiques de spĂ©cialistes » comme celle de la musique ancienne, mais j’assume cette approche ; sans public, il n’y aurait pas de spectacles, et le spectacle, c’est notre vie, notre essence mĂŞme.

folia-mourad-merzouki-franck-emmanuel-comte-danse-spectacle-critique-par-classiquenews-juin2018Folia, le spectacle chorégraphique co-crée avec Mourad Merzouki en juin dernier, en est un des exemples les plus nets : une vrai poésie naît de la rencontre de l’univers hip hop de Mourad avec les sonorités et l’énergie qui émane de mon ensemble CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU / CHD ; le bonheur qu’ont les musiciens et les danseurs à vivre cette expérience sur scène et en coulisse est palpable tout au long du spectacle. Le public le sens et adhère. Un public, métissé et ouvert, comme le plateau artistique…

 

 

 

VOIR le spectacle FOLIA avec Mourad Merzouki
https://www.youtube.com/watch?v=FjhEW_tFm_A

Mourad Merzouki “Folia” @ Nuits de Fourvière, Lyon – ARTE Concert – YouTube
www.youtube.com
En 1998, Mourad Merzouki tĂ©lescope le monde du hip-hop et celui de la musique classique avec “RĂ©cital”, un spectacle qui a fait date dans l’Histoire des dans…

 

LIRE aussi notre compte rendu du spectacle FOLIA par Le Concert de l’Hostile-Dieu / Franck Emmanuel COMTE / Juin 2018, Fourvière, LYON.
 

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A VENIR… ENTRETIEN avec FRANC-EMMANUEL COMTE 2 : le cas de Haendel dans l’exploration et l’activité du Concert de l’Hostel-Dieu ; à la croisée des disciplines et des imaginaires artistiques, entre poésie, slam et baroque… focus sur le spectacle et le cd intitulé «  MARCO POLO, carnet de mirages », réalisé avec le concours du slameur Cocteau Mot Lotov…
LIRE déjà notre présentation du cd MARCO POLO par Le Concert de l’Hostel-Dieu et Franck-Emmanuel COMTE… (décembre 2017)

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LIRE aussi notre prĂ©sentation de la saison du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU, saison 2018 – 2019

PLUS D’INFOS sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU, saison 2018 – 2019
http://www.concert-hosteldieu.com

ACTUALITE
A venir, les 2 Prochains cd du CHD / Concert de l’Hostel-Dieu

 

 

Toutes les infos et les modalités de réservation, toute l’actualité du CHD (Concert de l’Hostel Dieu), sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU / Franck Emmanuel Comte / saison 2018 — 2019

 

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FRANCK-EMMANUEL COMTE / Le Concert de l’Hostel Dieu. ENTRETIEN 1/3

concert-hostel-dieu-franck-emmaneul-comte-saison-2018-2019-concerts-presentation-evenemnt-par-classiquenews-photo-copyright-jean-combier-emmnauel-comte-portraitLE BAROQUE RÉINVENTÉ… ENTRETIEN avec Franck-Emmanuel COMTE, fondateur et directeur musical du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU. A l’origine de l’activité de l’ensemble sur instruments d’époque, il y a ce goût pour l’exploration du patrimoine inédit, méconnu, oublié… celui des partitions que conserve la BML Bibliothèque Municipale de Lyon. Aux côté du travail de recherche, Franck-Emmanuel COMTE interroge les partitions pour les rendre vivantes, pour les incarner ; pour inventer de nouvelles formes de concerts et toucher un plus vaste public… Une application de cette démarche qui concilie musicologie et geste interprétatif ? Le prochain concert de l’ensemble dès le 16 novembre 2018 à LYON (avec conférence préalable), autour du STABAT MATER de Pergolesi, mais dans le goût des Lyonnais du XVIIIè… (lire ci après). Le directeur musical du CHD / Concert de l’Hostel-Dieu pimente et personnalise le Baroque du début du XVIIIè en le réinscrivant dans le contexte napolitain, non sans pertinence.

 

 

Défricheur et critique, Franck-Emmanuel COMTE propose de réinventer la forme du concert : le CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU est un laboratoire, et aussi une veille pour réinventer et régénérer l’expérience du concert voire la conception même des spectacles… Et dans cette volonté dynamique, s’inscrit aussi une nouvelle définition du geste musical pour l’interprète, inspiré différemment dans un autre rapport au son, à la partition, à l’improvisation. N’est-il pas vrai que le Baroque comme le Jazz, se prête-idéalement à cette vision libérée et mouvante de la réalisation musicale ? Le Baroque devient le cœur d’une constellation de disciplines dont chacune questionne l’autre. Ainsi pour une poétique inédite et un rythme musical différent, le spectacle FOLIA conçu en complicité avec le chorégraphe Mourad Merzouki … Jamais la musique baroque ainsi réinvestie n’a semblé plus vivante et connectée avec notre époque.

 

 

 

Tour d’horizon de l’actualité du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU en phase avec ces points de réflexion qui empruntent de nouveaux chemins de traverse.

PREMIER VOLET D’UNE SERIE D’ENTRETIENS
avec FRANCK-EMMANUEL COMTE. 

 

 

 
 
 

 

 

 

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pergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1FRANCK-EMMANUEL COMTE : Le travail de valorisation des fonds de la BML constitue le socle de notre activité, et aussi l’origine même de la création de l’ensemble. Les manuscrits conservés dans les Fonds anciens de la bibliothèque reflètent une spécificité lyonnaise : un goût des lyonnais, au siècle des Lumières, tourné presque exclusivement vers l’Italie. Il semble que les échanges entre les villes de Lyon et de Rome étaient nombreux, sans doutes par l’entremise des marchands, des banquiers mais aussi des Jésuites. Aussi, nombre de partitions de Scarlatti, Corelli, Carissimi,…. figurent au catalogue de la BML. Ils constituent une source d’inspiration et d’idées de programme assez riche…. Ainsi notre prochain projet  : une version inédite du Stabat Mater de Pergolèse, arrangé à 5 voix aux alentours des années 1740 par un musicien lyonnais.

 

 

 

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UN AUTRE STABAT MATER de Pergolesi
16,18,20 nov 2018
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https://www.youtube.com/watch?v=gfDB2neKHZs

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PROCHAINES DATES / STABAT MATER DE PERGOLESE 16 novembre 2018 : ConfĂ©rence musicale Ă  la Bibliothèque municipale de Lyon (69) 18 novembre 2018 : Chapelle de …

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CLASSIQUENEWS : En définitive, votre activité au sein du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU développe une interrogation permanente et critique sur le baroque aujourd’hui ?

concert-hostel-dieu-franck-emmaneul-comte-saison-2018-2019-concerts-presentation-evenemnt-par-classiquenews-photo-copyright-jean-combier-emmnauel-comte-portraitFRANCK-EMMANUEL COMTE : Oui, il est clair que pour moi le seul travail musicologique de restitution et d’interprétation ne suffit plus à motiver mon travail.
Je puise dans le répertoire baroque et dans l’instrumentarium qui lui est lié, des occasions pour partager plus largement mes ressentis sur cet univers.  L’interdisciplinarité et les passerelles que nous imaginons vers d’autres cultures musicales nous permettent de questionner notre rapport au son, à la partition, à l’improvisation. Autant de pistes susceptibles de faire évoluer notre créativité, laquelle a toujours été une notion beaucoup plus essentielle pour moi que la technicité.
Cette approche du répertoire ancien nous conduit également à réexaminer notre rapport au public, lequel reste au coeur de mes préoccupations.
Je sais que cette notion ne fait pas forcĂ©ment loi en France, et particulièrement dans les “esthĂ©tiques de spĂ©cialistes » comme celle de la musique ancienne, mais j’assume cette approche ; sans public, il n’y aurait pas de spectacles, et le spectacle, c’est notre vie, notre essence mĂŞme.

folia-mourad-merzouki-franck-emmanuel-comte-danse-spectacle-critique-par-classiquenews-juin2018Folia, le spectacle chorégraphique co-crée avec Mourad Merzouki en juin dernier, en est un des exemples les plus nets : une vrai poésie naît de la rencontre de l’univers hip hop de Mourad avec les sonorités et l’énergie qui émane de mon ensemble CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU / CHD ; le bonheur qu’ont les musiciens et les danseurs à vivre cette expérience sur scène et en coulisse est palpable tout au long du spectacle. Le public le sens et adhère. Un public, métissé et ouvert, comme le plateau artistique…

 

 

 

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Mourad Merzouki “Folia” @ Nuits de Fourvière, Lyon – ARTE Concert – YouTube
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En 1998, Mourad Merzouki tĂ©lescope le monde du hip-hop et celui de la musique classique avec “RĂ©cital”, un spectacle qui a fait date dans l’Histoire des dans…

 

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A VENIR… ENTRETIEN avec FRANC-EMMANUEL COMTE 2 : le cas de Haendel dans l’exploration et l’activité du Concert de l’Hostel-Dieu ; à la croisée des disciplines et des imaginaires artistiques, entre poésie, slam et baroque… focus sur le spectacle et le cd intitulé «  MARCO POLO, carnet de mirages », réalisé avec le concours du slameur Cocteau Mot Lotov…
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LIRE aussi notre prĂ©sentation de la saison du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU, saison 2018 – 2019

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PERGOLESI / A SCARLATTI : STABAT MATER

stabat mater atelier lyrique de tourcoing annonce concert par classiquenews -1-500x340MARCQ en BAREUIL : STABAT MATER, le 8 nov 2018. L’Atelier Lyrique de Tourcoing propose une mise en perspective de deux Ă©critures baroques distinctes, celles de Pergolesi, jeune auteur gĂ©nial et fulgurant ; d’Alessandro Scarlatti, dĂ©tenteur avent lui d’une tradition vocale et musicale, de premier plan Ă  Naples… Les deux compositeurs ont mis en musique le mĂŞme texte sacrĂ©. Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix oĂą son Fils a Ă©tĂ© sacrifié… Debout la mère / Stabat mater… « Debout la mère des douleurs pleurait tout auprès de la croix oĂą son fils agonisait ; et son âme qui gĂ©missait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percĂ©e… »

Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIè, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrérie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le génial et mort trop tôt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspiré par la souffrance d’une mère, recueillant le corps torturé de son fils…
La partition de Scarlatti sera ainsi chanté chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 à Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, désirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et déjà génial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois après cette commande, à cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. Après avoir composé son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.
A Marcq en Barœul, la soprano Maïlys de Villoutreys (notre photo) et le contre-ténor Paul Figuier incarnent la chair mystique de ce cycle testament, accompagné par les instrumentistes de La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, fondé par le regretté Jean-Claude Malgoire.
Programme repris le vendredi 12 avril 2019, 20h (Les Rues des Vignes, Abbaye de Vaucelle ; puis Ă  Paris, TCE, dim 14 avril 2019, 11h).

 

 

 

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STABAT MATER
de Pergolesi et Alessandro Scarlatti

Jeudi 8 novembre 2018, 20h30
MARCQ EN BARŒUL, église du Sacré Coeur

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atelier lyrique tourcoing logo_siteTOUTES LES INFOS, les modalités de réservations, les infos pratiques
sur le site de l’Atelier Lyrique de TOURCOING
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr

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CHD, Concert de l’Hostel-Dieu. L’autre Stabat Mater de Pergolesi

concert-de-l-hostel-dieu-vignette-partenaire-concert-annonce-saison-2018-2019-sur-classiquenewsLYON, 16, 18 nov 2018. CONCERT DE L’HOSTEL DIEU / Stabat mater de PERGOLESI. ImplantĂ© au cĹ“ur de la mĂ©tropole Lyonnaise, l’ensemble sur instruments anciens, fondĂ© par Franck-Emmanuel Comte : le Concert de l’Hostel-Dieu, poursuit une brillante nouvelle saison Ă  partir d’octobre 2018 : le premier programme « PLAY BACH » souligne la triple recherche du collectif : Ă©largir les champs de crĂ©ation, dĂ©fricher les partitions avec un regard neuf, rĂ©actualiser constamment le baroque comme s’il s’agissant d’un laboratoire propice Ă  l’expĂ©rimentation et Ă  l’invention. Et donc repenser et revivifier la forme du concert… Le spectateur est invitĂ© Ă  participer Ă  une aventure critique qui Ă©largit rĂ©pertoire et formes musicales, comme elle cherche aussi Ă  rĂ©inventer l’expĂ©rience du spectacle, du concert,  la place de l’auditeur. Le rĂ©cent spectacle prĂ©sentĂ© aux Nuits de Fourvière, accord superlatif de la musique baroque (instrumentale et vocale) et de la danse contemporaine : « Folia » , montre combien il est crucial pour Franck-Emmanuel Comte d’échanger et de croiser les expĂ©riences et les disciplines pour faire Ă©merger une aventure collective qui ne sacrifie rien Ă  la poĂ©sie pure. LIRE notre compte rendu du spectacle LA FOLIA prĂ©sentĂ© aux Nuits de Fourvière en juin 2018.
Concert de  l hostel dieu franck emmanuel comte saison 2018 2019 couverture-600x902Voici les premiers temps forts d’une saison particulièrement prometteuse et plurielle, emblĂ©matique d’un ensemble lyonnais qui sait ouvrir et rĂ©gĂ©nĂ©rer l’expĂ©rience du Baroque aujourd’hui. Play Bach, Stabat Mater, Marco Polo, Vivaldi reloaded… autant de jalons d’un parcours singulier d’octobre 2018 Ă  juin 2019 qui rĂ©gĂ©nère l’accès Ă  la musique classique. La nouvelle saison est intitulĂ©e “ALCHIMIE” : une dĂ©claration d’intention car en dĂ©finitive tout repose sur la conjonction d’Ă©lĂ©ments disparates, volatiles, tĂ©nus mais essentiels pour que se concrĂ©tise dans l’instant du concert, la poĂ©tique du partage et de la dĂ©couverte. Tout est question d’alchimie…

 

 

 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

Franck-Emmanuel Comte et les musiciens du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU © Jean Combier

 

 

 

 

 

 

 

NOVEMBRE 2018
PERGOLESI : STABAT MATER
Version d’époque, inédite et lyonnaise

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pergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1STABAT MATER … Le programme éclaire le travail spécifique de Franck Emmanuel Comte à partir des archives de la Bibliothèque de Lyon, dont un manuscrit retrouvé propose une version inédite du Stabat Mater de Pergolèse : son oeuvre ultime et son testament spirituel et musical puisque le jeune génie napolitain devait mourir quelques jours après avoir composé le Stabat. Le Concert de L’HOSTEL DIEU associe à la pièce de Pergolesi, des polyphonies traditionnelles et des tarentelles napolitaines, quelques chansons (Donna Isabella, La Carpinese) pour une immersion dans l’univers de la Semaine Sainte à Naples. La version restaurée est celle pour 5 solistes, plus éloquente et théâtrale. Le disque de ce programme inédit est annoncé chez ICM records en octobre 2018.
L’autre Stabat Mater : le Stabat Mater de Pergolèse que révèle Franck Emmanuel Comte éclaire la riche et très intense activité des sociétés de musique à Lyon dès le XVIIIè, comme l’Académie du Concert, institution très ouverte à la mode italienne et donc napolitaine. Partition célébrée dès ses premières exécutions, le Stabat mater de Pergolèse est l’objet de toutes les convoitises et se trouve adapté selon les effectifs à disposition. La version de l’Académie du Concert est aujourd’hui déposée à la Bibliothèque municipale de Lyon. La partie de l’alto y est confiée à un baryton, et les séquences des fugues et du verset « O quam tristes », sont arrangés pour cinq voix. Le poème latin gagne une nouvelle ampleur, des couleurs inédites, propice à une célébration opératique de la déploration de la Vierge confrontée au sacrifice et à la mort de son Fils. Franck Emmanuel Comte n’en oublie pas pour autant ce qui relève d’un véritable voyage mystique, immersion dans le contexte culturel et traditionnel napolitain que Le Concert de l’Hostel Dieu connaît particulièrement pour avoir découvert nombre de manuscrits étonnants dans le Fonds de la Bibliothèque de Lyon. Réservations et infos

 

 

 

 

 

3 DATES
Vendredi 16 novembre 2018 : Conférence musicale à la Bibliothèque municipale de Lyon (69)
Dimanche 18 novembre 2018 : Chapelle de l’Hôtel-Dieu à Lyon (69)
20 novembre 2018 : Saint John’s Smith Square – Londres (RU)

DURÉE : 1h10 sans entracte

 

 

 PROGRAMME

Giovanni Battista Pergolesi : Stabat Mater, version inédite issue d’un manuscrit conservé à la Bibliothèque de Lyon. Polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines.

DISTRIBUTION
Heather Newhouse, soprano
Anthea Pichanick, contralto
Sebastian Monti, ténor
Romain Bockler, baryton
Guillaume Olry, basse
Le Concert de l’Hostel Dieu
Franck-Emmanuel Comte, orgue et direction

 

 

Le Stabat mater de Pergolesi… un mythe musical. Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix oĂą son Fils a Ă©tĂ© sacrifié… Debout la mère / Stabat mater… « Debout la mère des douleurs pleurait tout auprès de la croix oĂą son fils agonisait ; et son âme qui gĂ©missait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percĂ©e… »
Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIè, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrérie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le génial et mort trop tôt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspiré par la souffrance d’une mère, recueillant le corps torturé de son fils…
La partition de Scarlatti sera ainsi chanté chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 à Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, désirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et déjà génial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois après cette commande, à cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. Après avoir composé son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.

Stabat Mater de Pergolesi

pergolesi-portrait-pergolese-PERGOLESI-giovanni-battista-Ubaldi-Giovanni-Battista-PergolesiPARIS. Lundi 27 juin 2016, 20h. Stabat Mater de Pergolesi. Duo de rêve probablement au TCE pour l’un des sommets de la ferveur du Baroque italien, en particulier napolitain : Sonya Yoncheva (qui vient de chanter Traviata à Paris et incarne La Comtesse des Noces de Mozart dans l’enregistrement piloté par Yannick Séguin, à paraître ce 8 juillet 2016), et Karine Deshayes, soit la soprano et la mezzo parmi les chanteuses les plus convaincantes de l’heure. La partition est datée de 1736 soit quelques jours avant la mort de son auteur (à 26 ans), ce qui en fait une sorte de testament et de Requiem personnel… L’ensemble Amarillis complète le programme en jouant des œuvres instrumentales de Scarlatti, Mancini, Durante, soit quelques perles de l’essor de l’école napolitaine au dbut du XVIIIème, celle en France des Campra et Couperin mûrs, des Rameau naissant (création d’Hippolyte et Aricie en 1733).

Stabat Mater de PergolesiDOULEUR DE LA MERE… Divin poème de la douleur, selon Bellini, le Stabat mater de Pergolèsi est son chant du cygne, tout juste achevé en 1736, à Pozzuoli dans le monastère des pauvres Capucins, (et légué à son maître Francesco Feo) avant qu’il ne meurt de tuberculose ou de la  maladie pulmonaire qui le rongeait depuis son enfance … à 26 ans. La partition est une commande de la Confraternité de Saint-Louis du Palais. Le duo initial en fa mineur impose la profonde et grave prière à deux voix : c’est ensuite une alternance entre solos (Quae maerebat, Eja mater, Fac ut portem, pour contralto ; Vidit suum pour soprano), et duos plus ou moins développés dont l’ample et long Fac ut ardent cor meum, la séquence la plus brillante. D’une durée de 25 mn, les deux solistes vocalisent, se répondent, fusionnent, témoins de la douleur de la Mère accablée au pied de la croix sur laquelle meurt le Fils crucifié. Déploration, prière d’une ineffable douleur, deuil inconsolable et aussi élan vers la grâce et l’éblouissement grâce à la suavité à deux voix de la musique du divin Pergolèse.

 

 

Paris, TCE, Théâtre des Champs Elysées
Lundi 27 juin 2016, 20h
RÉSERVER

Sonya Yoncheva,  soprano
Karine Deshayes,  mezzo-soprano
Ensemble Amarillis
Scarlatti : Concerto grosso n°3 en fa Majeur (extrait des six concertos à sept parties)
Mancini : Sonata n° 14 en sol mineur
Durante : Concerto grosso en fa mineur
Entracte
Pergolesi : Stabat mater

Durée du concert
1ère partie : 35 mn environ – Entracte : 20 mn – 2e partie : 40 mn environ

 

CD, compte rendu critique. Max Emanuel Cencic : Arie Napoletane (1 cd Decca)

cencic arie napolitane cd decca review account of compte rendu critique du cd CLASSIQUENEWS cover Arie NapoletaneCD, compte rendu critique. Max Emanuel Cencic : Arie Napoletane (1 cd Decca). Le chanteur croate, Max Emanuel Cencic, rĂ©cent locataire de l’OpĂ©ra royal de Versailles pour des recrĂ©ations lyriques passionnantes, se dĂ©die dans ce nouvel album Decca, Ă  la flamme dramatique des Napolitains, lesquels au dĂ©but du XVIIIè, s’emparent de la scène lyrique au dĂ©triment de Venise ou de Rome. Associant subtilement virtuositĂ© et dramatisme, les auteurs Napolitains incarnent l’âge d’or de l’opĂ©ra baroque du XVIIIè ainsi que les chanteurs spĂ©cifiques, fruits des Ospedale de la cite partĂ©nopĂ©enne : les castrats. Max Emanuel Cencic rend hommage et Ă  l’essor de Naples comme nouvelle capitale de l’opĂ©ra au XVIIIè, et aux fabuleux “divos”, les castrats dont les contre-tĂ©nors contemporains tentent de rĂ©tablir les prouesses vocales. Après son prĂ©cĂ©dent cd Rokoko, inaugurant sa collaboration chez Decca, Max Emanuel Cencic dans Arie Napoletane confirme la justesse artistique de ses programmes discographiques.

Max Emanuel Cencic dĂ©voile Siroe de HasseMedium Ă©largi et facilitĂ© coloratoure, le contre tĂ©nor altiste Max Emanuel Cencic se dĂ©die aux compositeurs napolitains ici, dont le plus ancien, Alessandro Scarlatti (1660-1725) ouvre une constellation heureuse de tempĂ©raments dramatiques. La collection dĂ©bute avec Porpora et ses acrobaties dĂ©lirantes d’une virtuositĂ© vertigineuse dans des intervalles extrĂŞmes (Polifemo). Puis plus amoureux et solennel, l’air de Demetrio de Leonardo Leo (1694-1744) se distingue : c’est un air langoureux qui exige un legato et un souffle infaillibles, des couleurs riches et  chaudes… que Cencic affirme sans dĂ©faillir.
L’Eraclea de Leonardo Vinci (1690-1730), compositeur que le contre-tĂ©nor apprĂ©cie particulièrement (voir Artaxerse, rĂ©cemment recrĂ©Ă© par ses soins), fait montre d’une mĂŞme agilitĂ© vocale, avec en bonus l’âpretĂ© mordante et bondissante des instrumentistes affĂ»tĂ©s d’Il Pomo d’oro.
Plus introspectif et mélancolique Il Progioniero fortunato de Scarlatti permet à Cenci de nuancer et colorer tout autant sur le registre nostalgique.
Somptueuse contribution dans une myriade de premières (le programme n’en est pas avare en regroupant nombre de recrĂ©ations mondiales), le Pergolesi captive : L’infelice in questo stato de L’Olimpiade par ses teintes tendres, et sa profondeur plus mesurĂ©e, nuancĂ©e, caressante, mĂŞme s’il n’est pas inĂ©dit, confirme une Ă©vidente sĂ©duction.
Les deux Leo qui suivent soulignent une caractĂ©risation plus vive, exploitant l’assise de graves Ă©panouis et toujours l’agilitĂ© du medium souple et chaud (Demetrio), sans empĂŞcher une ample gravitĂ© tendre (Siface).
Enfin , la rayonnante sensibilitĂ© du dernier Porpora impressionne par son ampleur et son souffle d’une ineffable tendresse hĂ©roĂŻque, le Germanico in Germania accrĂ©dite encore l’apport du prĂ©sent rĂ©cital : lĂ  encore, le medium parfaitement conduit aux couleurs chaudes, convainc continuement.
Le dernier Scarlatti : “Vago mio sole” de Massimo Puppieno dĂ©veloppe une mĂŞme langueur extatique qui s’appuie sur les seules capacitĂ©s de l’interprète; idĂ©alement inspirĂ©. On note seulement un manque d’expressivitĂ© ou de surenchère parfois opportune dans les reprises da capo : et mĂŞme si l’articulation est parfois lisse moins consomnĂ©e, le feu vocal et la pure virtuositĂ© demeure prenante ; c’est après tout,castrats oblige, le marqueur principale de la fabrique napolitaine baroque.

En bonus, les instrumentistes jouent Ă©galement en première mondiale, les trois mouvements du Concerto en rĂ© majeur pour deux violons et clavecin de Domenico Auletta (1723-1753) dont le feu napolitain, Ă  la fois fantasque et capricieux, d’une bonhommie franche et espiègle (et mĂŞme dĂ©licatement suave dans le largo central) ajoute Ă  ce portrait vocal et instrumental de la vitalitĂ© de l’Ă©cole napolitaine, y compris dans le genre concertant strictement instrumental. L’intelligence du chanteur recentre le chant sur le medium de la voix dĂ©sormais ample et charnu, Ă©vitant soigneusement les suraigus problĂ©matiques. Aux cĂ´tĂ©s de son discernement sur l’Ă©volution irrĂ©sistible de l’organe, la recherche de couleur, de caractère comme de tension expressive reste son souci exemplaire.

CD, compte rendu critique. Arie Napoletane, Max Emanuel Cencic. 1 cd Decca.
Enregistrement réalisé en février 2015.

Tournée 2016. Le programme lyrique Arie Napoletane de Max Emanuel Cencic est en tournée en 2016 : 20 janvier 2016 (Paris, TCE), 22 janvier (Lyon, chapelle de la Trinité), puis 29 mars (Opéra de Rouen).

CD annonce. cd Arie napolitaine par Max Emanuel Cencic (Decca). A paraître le 2 octobre 2015

cencic arie napolitane cd decca review account of compte rendu critique du cd CLASSIQUENEWS cover Arie NapoletaneCD annonce. cd Arie napolitaine par Max Emanuel Cencic (Decca). A paraĂ®tre le 2 octobre 2015. Après le formidable Artaserse (1730, rĂ©vĂ©lĂ© dès 2012) de Leonardo Vinci (auteur prĂ©sent Ă  nouveau ici), Ă  la fois tremplin des jeune nouveaux hautes contres (Fagioli, Berna Sabadus, Mynenko…) et ouvrage d’un flamboyant lyrisme propre Ă  la Naples du XVIIè, le contre tĂ©nor croate nĂ© en 1976 (altiste) Max Emanuel Cencic affirme un goĂ»t sĂ»r pour le dĂ©frichement rare et d’autant plus admirable : il continue d’explorer les trĂ©sors oubliĂ©s partĂ©nopĂ©ens avec un nouvel album Ă©ditĂ© par Decca, dĂ©but octobre 2015 : Arie Napoletane, nouveau rĂ©cital, comportant plusieurs rĂ©vĂ©lations, joyaux de l’opera seria napolitain du dĂ©but du XVIII e siècle  (soit 10 enregistrements en première mondiale); le travail du chanteur observe et la sensualitĂ© virtuose des airs d’hĂ©roĂŻsme ou de langueur et l’impact linguistique des rĂ©citatifs qui mettent en avant le texte, Ă©lĂ©ment essentiel de la lyre italienne baroque. A l’époque, la machine napolitaine doit sa grande rĂ©putation et son extraordinaire sĂ©duction au chant des castrats (Farinelli, Senesino ou encore Caffarelli s’y sont rĂ©vĂ©lĂ©s), enfants musiciens virtuoses produits des quatre conservatoires de Naples sur lesquels rĂ©gnèrent des auteurs attentionnĂ©s et soucieux de l’essor de leurs Ă©lèves chanteurs : Alessandro Scarlatti, Leonardo Leo, Leonardo Vinci, Nicola Porpora ou encore Giovanni Battista Pergolesi… Les amateurs de chant passionnĂ© autant que contournĂ© retrouvent ici Max Emanuel Cencic, cette voix flexible, corsĂ©e, contrastĂ©e qui aime cultiver les dĂ©fis vocaux. Comme Cecilia Bartoli, Cencic aime approfondir et bien prĂ©parer chaque rĂ©cital lyrique… Celui-lĂ  en est un, après un prĂ©cĂ©dent dĂ©diĂ© Ă  Adolf Hasse, “Apollon europĂ©en”, auteur de virtuositĂ©s elles aussi langoureuses et hĂ©roĂŻques… (LIRE notre compte rendu du cd Rokoko, Ă©ditĂ© par Decca dĂ©jĂ  en janvier 2014 avec l’excellent ensemble Armonia Atenea de George Petrou). Prochaine critique dĂ©veloppĂ©e du cd Arie napolitaine par Max Emanuel Cencic dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

LIRE aussi notre critique développée du DVD Artaserse de Leonardo Vinci

 

 

 

Stabat Mater de Pergolesi

Stabat Mater de PergolesiArte. Dimanche 22 mars 2015, 18h30. Pergolesi : Stabat Mater. Divin poème de la douleur, selon Bellini, le Stabat mater de Pergolèsi est son chant du cygne, tout juste achevé en 1736, à Pozzuoli dans le monastère des pauvres Capucins, (et légué à son maître Francesco Feo) avant qu’il ne meurt de tuberculose ou de la  maladie pulmonaire qui le rongeait depuis son enfance … à 26 ans. La partition est une commande de la Confraternité de Saint-Louis du Palais. Le duo initial en fa mineur impose la profonde et grave prière à deux voix : c’est ensuite une alternance entre solos (Quae maerebat, Eja mater, Fac ut portem, pour contralto ; Vidit suum pour soprano), et duos plus ou moins développés dont l’ample et long Fac ut ardent cor meum, la séquence la plus brillante. D’une durée de 25 mn, les deux solistes vocalisent, se répondent, fusionnent, témoins de la douleur de la Mère accablée au pied de la croix sur laquelle meurt le Fils crucifié.

Arte diffuse le concert filmé dans la Chapelle de la Trinité de Fontainebleau, joyau architectural du XVIIè. L’excellente et rayonnante soprano hongroise Emoke Barath donne la réplique à Philippe Jarousski sous la baguette de la contralto devenue chef d’orchestre, Nathalie Stutzmann.

arte_logo_2013Arte. Stabat Mater de Pergolesi, 1736. Philippe Jarousski, EMoke Barath. Orfeo 55. Nathalie Stutzmann, direction. Dimanche 22 mars 2015, 18h30. Enregistré en 2014, 41 mn.

 

 

 

Approfondir : VOIR la soprano Emoke Barath dans le rĂ©cent enregistrement des FĂŞtes de Polymnie de Rameau, reportage exclusif classiquenews © 2015. La cantatrice y chante le rĂ´le de Polymnie avec une fraĂ®cheur rayonnante… L’air de Polymnie par Emöke Barath est Ă  5’55 prĂ©cisĂ©ment.

Illustration : La Vierge par Pontormo (DR)