EN DIRECT : 4 concerts depuis LE GSTAAD MENUHIN FESTIVAL

WIEN gstaad menuhin festival VIENNE festival 2020 classiquenews VIENNE GSTAAD MENUHIN festival annonce critique classiquenewsEN DIRECT depuis GSTAAD : Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL crée l’événement en proposant en août 4 CONCERTS événements : les 4, 9, 14 et 15 août 2020, tous dédiés à Beethoven, 250 ans de sa naissance oblige. Le cycle s’intitule «Kosmos Beethoven». Depuis sa plateforme digitale dédiée, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL met à l’honneur 4 tempéraments d’exception, aptes à relever les défis du génie beethovénien. Malgré l’annulation de son édition 2020, le Gstaad Menuhin Festival & Academy occupe ainsi l’affiche estivale en août. Les 4 concerts BEETHOVEN depuis la plateforme digitale du festival, sont à suivre en livestream les 4, 9, 14 et 15 août 2020, ici : https://www.gstaaddigitalfestival.ch -

 

 

 

 

 

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KOSMOS BEETHOVEN
Programmes des 4 CONCERTS EVENEMENTS

 

 

 

4 AOÛT 2020, 19h
ANDRAS SCHIFF
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/video/kosmos-beethoven-sir-andras-schiff/
Ecrites entre 1820 et 1822, les trois dernières sonates pour piano de Beethoven forent un testament. Sir András Schiff les a déjà joué à plusieurs reprises. Un précédent enregistrement «live» réalisé à la Tonhalle de Zurich a montré sa relation à Beethoven, profonde et personnelle. Sir András Schiff joue ces ultimes chefs-d’Å“uvre sous les voûtes de l’église de Saanen, lieu emblématique du Gstaad Menuhin Festival !

Le concert du 4 août (19h30) sera précédé à 19h d’une discussion entre Sir András Schiff et Erich Singer, durant laquelle le maître évoquera sa relation étroite avec Beethoven et son Å“uvre. Le livestream commence à 19h ici :
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/video/kosmos-beethoven-sir-andras-schiff/

 

 

 

9 AOÛT 2020, 19h
SOL GABETTA
Beethoven a dédié cinq sonates au violoncelle, caractéristiques de trois périodes créatives bien distinctes. En choisissant des pages extraites des opus 5 et 102, Sol Gabetta et Alexander Melnikov présentent le classicisme de son écriture et aussi une composition plus tardive, propre au Beethoven mûr, expérimental. Alexander Melnikov, amateur des interprétations historiquement documentées, joue deux instruments différents. Concert «live» exceptionnel à vivre sur le Gstaad Digital Festival dès 19h!
Le concert du 9 août (19h30) est précédé d’une interview avec Sol Gabetta et Alexander Melnikov, durant laquelle les deux musiciens dialoguent avec la spécialiste de Beethoven Eleonore Büning.

 

 

 

14 AOÛT 2020, 19h
DANIEL BEHLE & JAN SCHULTSZ
Contrairement à Schubert ou à Schumann, le nom de Beethoven n’est pas immédiatement associé au lied. Ludwig a pourtant laissé plus de 100 opus du genre à la postérité. En compagnie de Jan Schultsz (pianoforte), le ténor Daniel Behle propose une sélection de mélodies : «Ich liebe dich so wie du mich», «der Kuss» ou «Adelaide»… Jan Schultsz agrémente la soirée de nombreuses anecdotes, ressucistant Beethoven au travail.
Le concert du 14 août (19h30) est précédé, à 19h, d’une interview avec Daniel Behle, à suivre ici :
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/video/kosmos-beethoven-daniel-behle-jan-schultsz/

 

 

 

15 AOÛT 2020, 19h
PATRICIA KOPATCHINSKAJA
Tempérament énergique, la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaja, escortée de son partenaire de longue date Joonas Ahonen, électrise Beethoven en interprétant non seulement la Sonate n°7 en ut mineur, mais également la fameuse «Sonate à Kreutzer», partition saisissante, avec ses couleurs sonores et ses modulations surprenantes. À ces deux monuments beethovéniens s’ajoutent la Fantaisie pour violon et piano op. 47 d’Arnold Schönberg et les 4 Pièces op. 7 d’Anton Webern, piliers de la Seconde Ecole de Vienne. Beethoven qui fut altiste à la Cour de Bonn touchait le violon avec maîtrise, écrivant pour l’instrument des parties nouvelles qui font les délices de ses premières Sonates écrites en 1802. Avec Sol Gabetta, Patricia Kopatchinskaja, fée malicieuse et ardente aux pieds nus, est devenue au fil des éditions, l’ambassadrice du Gstaad Menuhin Festival.

Filmé à l’église de Saanen, le concert du 15 août (19h30) est précédé, à 19h, d’une interview avec Patricia Kopatchinskaja, à suivre ici :
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/video/kosmos-beethoven-patricia-kopatchinskaja-joonas-ahonen/

Live: 15 août, 19h, Eglise de Saanen

Patricia Kopatchinskaja, violon
Joonas Ahonen, piano

Arnold Schönberg (1874-1951)
Fantaisie pour violon et piano op. 47

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour violon n° 7 en ut mineur, op. 30 n° 2
Allegro con brio
Adagio cantabile
Scherzo. Allegro
Finale. Allegro – Presto

Anton Webern (1883-1945)
4 Pièces pour violon et piano op. 7

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour violon n° 9 en la majeur, op. 47 «à Kreutzer»
Adagio sostenuto – Presto
Andante con Variazioni
Presto

 

 

 

 

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TOUS LES CONCERTS SONT A VIVRE sur la plateforme digitale du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL :
www.gstaaddigitalfestival.ch

Toutes les infos sur le festival et ses manifestations :
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch

Compte-rendu, concert. Toulouse, le 12 mai 2016. Weinberg,Prokofiev,Beethoven; Patricia Kopatchinskaja, Chamber Orchestra of Europe. Thierry Fischer  

Le Chamber Orchestra of Europe a la particularité de se construire sur un désir toujours renouvelé. Lorsque sa création a été décidée en 1981, c’était afin de poursuivre l’aventure commune de certains membres issus de l’Orchestre des Jeunes de l’Union Européenne. 13 membres fondateurs sont toujours présents dans cet orchestre dont l’activité est vouée aux concerts, longues tournées, enregistrements, actions culturelles et éducatives dont une académie.
Orchestre parmi les meilleurs au monde, ce n’est pas la perfection technique qui éblouit mais bien cette joie à faire la musique ensemble et à la partager avec le public.
Dès la symphonie n°10 de Weinberg dédiée aux cordes, la sonorité soyeuse des violons, le mordant des contrebasses, le velouté des alto et la chaleur des violoncelles construisent une harmonie qui provoque une vive émotion. La partition de Weinberg est puissante et porteuse de vraies surprises. En apparence moins contestataire que son contemporain et ami Chostakovitch, la richesse de composition est marquée par une mélancolie et une profondeur rare avec de riches harmonies et une utilisation audacieuse du rythme. Le saisissement du premier mouvement est adouci par les deux mouvements centraux planants et flirtant avec le silence. Le fracas des deux mouvements ultimes va comme au bout de la saturation. La direction de Thierry Fischer est pleine de poésie et de sensibilité. Les qualités de soliste et de chambriste du flûtiste trouvent un aboutissement dans cette direction essentiellement basée sur une musicalité partagée avec l’orchestre, comme envoûté.
KOPATCHINSKAYA-patricia-violon-582-Patricia-Kopatchinskaja017L’entrée en scène modeste de la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaja intrigue plus qu’elle ne séduit. Elle débute le Concerto complètement tournée vers l’orchestre après avoir déchaussé ses mules. Cette manière si peu orthodoxe de débuter un concert va se développer tout au long du Concerto, prouvant un tempérament musical rare et assumé. Sorte d’entité tellurique cherchant à s’élever, osant des accents roques et sauvages, elle sait donner à son jeu le réveil de quelque animalité de félin. Entre danse et incantation, le premier mouvement si spectaculaire semble passer trop rapidement. Le changement d’atmosphère du deuxième mouvement, longue cantilène du violon reposant sur un orchestre pacifié, permet à Patricia Kopatchinskaja des sonorités d’une délicatesse inouïe. Son legato est infini et le son mourant au bord du silence est féérique. Le félin se fait sensuel ; il devient subtilement amoureux de la beauté pure. Les audaces et folies rythmiques du final, la danse comme improvisée et toujours pieds nus, les connivences amicales avec les instrumentistes et le chef, le plaisir partagé font complètement oublier la difficulté diabolique de ce dernier mouvement. Thierry Fischer prouve une compréhension incroyable de la construction du Concerto comme une capacité à mettre en valeur le plus petit instant. La parfaite gestion des nuances permet à la violoniste d’oser beaucoup dans les extrêmes, poussant son instrument dans ses derniers retranchements.
L’ovation du public est grandiose et les deux bis seront eux aussi très originaux et inattendus. Non pièce solo pour se faire admirer mais duos avec le premier violon puis le violoncelle solo avec qui la musicalité amicale semble au sommet. Pour de tels musiciens tout n’est que partage et don au public. La chaleur de ce désir a embrasé la Halle-Aux-Grains.

En deuxième partie de concert, la 7ème symphonie de Beethoven a poursuivi ce voyage dans la musicalité la plus passionnée. Thierry Fischer est un grand chef capable de revisiter les chefs d’œuvre trop connus. La vigueur rythmique, les phrasés d’une délicatesse incroyables, les nuances poussées à l’extrême et surtout cette liberté laissée aux instrumentistes qui osent des sonorités comme lustrées, permet une écoute jubilatoire. La modernité de cette symphonie qui faisait entre autre l’admiration de Wagner a été éclatante. Oui un concert de la jubilation partagée avec le public de bout en bout.  Une très belle soirée par de très Grands Interprètes!

Compte-rendu, concert. Toulouse, Halle-Aux-Grains, le 12 mai 2016. Mieczyslaw Weinberg ; Serge Prokofiev (1891-1953); Ludwig van Beethoven; Patricia Kopatchinskaja, violon; Chamber Orchestra of Europe. Thierry Fischer, direction.

Patricia Kopatchinskaia et Philippe Herreweghe jouent Mendelssohn à Poitiers

kopatchinskaja patricia violon mendelssohnPoitiers, TAP. Mardi 21 avril 2015, 20h30. Philippe Herreweghe, Patricia Kopatchinskaia. Nouveau jalon finement ciselé sur le plan instrumental, de la saison symphonique à Poitiers.  Après les concertos de Schumann et Tchaïkovski, la saison symphonique au TAP de Poitiers se poursuit avec deux autres perles romantiques : le 21 avril, Philippe Herreweghe et les instrumentistes de l’Orchestre des Champs Elysées s’associent au feu ardent de la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaia qui, il y a huit ans à Poitiers avait déjà marqué les esprits dans le Concerto de Beethoven. Celle qui joue pieds nus, pour mieux sentir les vibrations du plateau transmises par les respirations et pulsions de l’orchestre, affirme depuis plusieurs années, une sensibilité féline d’une intensité rare. En seconde partie, l’Orchestre des Champs-Élysées interprète sur instruments d’époque la Symphonie n°2 de Brahms(composée plus de 30 ans après le Concerto de Mendelssohn), dans une configuration proche de la création par l’Orchestre de Meiningen.

 

 

 

Tendresse et lumière de Mendelssohn
Mendelssohn Felix-MendelssohnParadoxe de l’art: l’apparente virtuosité masque la simplicité lumineuse de la partition. Souvent, dans le Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn, les interprètes ont l’habitude de forcer ou de souligner le brio. Or l’esprit de l’oeuvre ne le commande pas forcément. Les multiples acrobaties de l’archet, font oublier la vraie nature d’une partition tissée de sobriété, d’insouciance voire d’innocence rêveuse et lumineuse, de mesure. Composé de 1838 à 1844, le concerto fut créé par le violoniste Ferdinand David au Gewandhaus de Leipzig, le 13 mars 1845… Mendelssohn, alité, ne put assister à la création de son chef-d’oeuvre. Quand le compositeur fut rétabli, découvrant l’arche ardente et rayonnante de son oeuvre, sous les doigts de Josef Joachim, le 3 octobre 1847, il était presque trop tard… il devait s’éteindre le mois suivant, le 4 novembre 1847, à 38 ans. LIRE notre présentation complète du concert Mendelssohn et Brahms au TAP de Poitiers

 

 

 

 

boutonreservationPoitiers, TAP. Mardi 21 avril 2015, 20h30
Brahms, Mendelssohn
Orchestre des Champs-Élysées

Philippe Herreweghe, direction
Patricia Kopatchinskaia, violon

Felix Mendelssohn : Concerto pour violon en mi mineur op. 64
Johannes Brahms : Symphonie n°2 en ré majeur op. 73

Illustration : Patricia Kopatchinskaja (© Marco Borggreve)

 

 

 

 

Poitiers, TAP. Philippe Herreweghe joue Mendelssohn et Brahms

kopatchinskaja patricia violon mendelssohnPoitiers, TAP. Mardi 21 avril 2015, 20h30. Philippe Herreweghe, Patricia Kopatchinskaia. Nouveau jalon finement ciselé sur le plan instrumental, de la saison symphonique à Poitiers.  Après les concertos de Schumann et Tchaïkovski, la saison symphonique au TAP de Poitiers se poursuit avec deux autres perles romantiques : le 21 avril, Philippe Herreweghe et les instrumentistes de l’Orchestre des Champs Elysées s’associent au feu ardent de la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaia qui, il y a huit ans à Poitiers avait déjà marqué les esprits dans le Concerto de Beethoven. Celle qui joue pieds nus, pour mieux sentir les vibrations du plateau transmises par les respirations et pulsions de l’orchestre, affirme depuis plusieurs années, une sensibilité féline d’une intensité rare. En seconde partie, l’Orchestre des Champs-Élysées interprète sur instruments d’époque la Symphonie n°2 de Brahms(composée plus de 30 ans après le Concerto de Mendelssohn), dans une configuration proche de la création par l’Orchestre de Meiningen.

 

 

 

Tendresse et lumière de Mendelssohn
Mendelssohn Felix-MendelssohnParadoxe de l’art: l’apparente virtuosité masque la simplicité lumineuse de la partition. Souvent, dans le Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn, les interprètes ont l’habitude de forcer ou de souligner le brio. Or l’esprit de l’oeuvre ne le commande pas forcément. Les multiples acrobaties de l’archet, font oublier la vraie nature d’une partition tissée de sobriété, d’insouciance voire d’innocence rêveuse et lumineuse, de mesure. Composé de 1838 à 1844, le concerto fut créé par le violoniste Ferdinand David au Gewandhaus de Leipzig, le 13 mars 1845… Mendelssohn, alité, ne put assister à la création de son chef-d’oeuvre. Quand le compositeur fut rétabli, découvrant l’arche ardente et rayonnante de son oeuvre, sous les doigts de Josef Joachim, le 3 octobre 1847, il était presque trop tard… il devait s’éteindre le mois suivant, le 4 novembre 1847, à 38 ans.

 

 

 

Rage et passion de Brahms
brahms 280En Carinthie, Brahms (44 ans) achève sa lumineuse et tendre Symphonie n°2, créée par Hans Richter à Vienne en décembre 1877: le calme majestueux, d’une éloquence discrète, tendre, presque amoureuse du premier mouvement est un préambule très accessible: le raffinement de l’orchestration (bois, cuivres) renvoie à Beethoven tandis que l’écoulement narratif n’empêche pas une certaine grandeur musclée et carrée propre à la solidité finalement très nordique de Johannes; grave et tendre à la fois, là encore, le sub lime second mouvement est une confession amoureuse, pudique et sensible, d’une intensité rare (adagio ma non troppo : est ce l’hymne amoureux à l’aimée, Clara Schumann ?). Puis, le compositeur revient à la clarté rythmique beethovénienne dans l’Allegretto grazioso quasi andantino où l’esprit enjoué, innocent d’un ländler semble jaillir, premier, vif argent, souvenir aussi de la trépidation mendelssohnienne. C’est peu dire que l’éclat et le rire triomphal du dernier et quatrième mouvement (Allegro con spirito) rappellent le finale de la Jupiter de Mozart (jusqu’à la clarinette noble et élégante prise dans le flux d’une lumineuse envolée). Là aussi, cet amour pour le classicisme distingue l’écriture de Brahms: une vitalité qui traverse tous les pupitres que les chefs gagnent à ne jamais jouer ni tendu ni épais.

 

 

 

boutonreservationPoitiers, TAP. Mardi 21 avril 2015, 20h30.
Brahms, Mendelssohn
Orchestre des Champs-Élysées

Philippe Herreweghe, direction
Patricia Kopatchinskaia, violon

Felix Mendelssohn : Concerto pour violon en mi mineur op. 64
Johannes Brahms : Symphonie n°2 en ré majeur op. 73

Illustration : Patricia Kopatchinskaja (© Marco Borggreve)