Compte rendu, concert. Poitiers. Auditorium, le 8 mars 2016. Haendel, Berlioz, Schoeller, Haydn, Mozart (bis). Gaëlle Arquez, mezzo soprano, Orchestre Poitou Charentes. Arie Van Beek, direction.

De retour au ThĂ©Ăątre Auditorium de Poitiers, l’Orchestre Poitou Charentes accueille, pour son premier concert de l’annĂ©e 2016, la mezzo soprano saintaise GaĂ«lle Arquez et le chef nĂ©erlandais Arie Van Beek. Le programme de ce concert est hĂ©tĂ©roclite puisqu’en une heure trente il balaie les quatre grandes pĂ©riodes de l’histoire de la musique. Il reste nĂ©anmoins cohĂ©rent, puisque chacune des Ɠuvres de la soirĂ©e Ă©voque, l’eau, la nature, la forĂȘt. Ce concert est aussi l’occasion de voir un public nombreux au sein duquel les enfants et les adolescents sont trĂšs prĂ©sents. Notons la prĂ©sence d’Ă©lĂšves de seconde venus de Montmorillon : «Ce sont des jeunes qui suivent une option «son» pendant leur annĂ©e de seconde» nous dit leur professeur qui ajoute : «C’est leur premiĂšre sortie au ThĂ©Ăątre Auditorium et c’est une organisation importante, et nous sommes satisfaits de les voir prĂȘts Ă  dĂ©couvrir un univers qu’ils ne connaissent pas.»

L’Orchestre Poitou Charentes menĂ© Ă  la baguette par Arie Van Beek

BEEK arie von arie_van_beek_2_g-8Avec la suite n°3 en sol majeur du Water Music de Georg Friedrich Haendel (1685-1759), l’Orchestre Poitou Charentes donne le ton d’une soirĂ©e haute en couleurs. La derniĂšre des suites du Water Music, celle donnĂ©e en ce mardi soir, a Ă©tĂ© composĂ©e en 1736 Ă  l’occasion du mariage du prince de Galles. Sous la direction ferme et attentive d’Arie Van Beek, l’Orchestre Poitou Charentes en donne une lecture dynamique, vive, sans excĂšs. C’est avec Le cycle de mĂ©lodies Les nuits d’Ă©tĂ©, d’Hector Berlioz (1803-1869) que GaĂ«lle Arquez revient sur la scĂšne du ThĂ©Ăątre Auditorium de Poitiers. AprĂšs un PoĂšme de l’amour et de la mer, certes trĂšs bien chantĂ© mais Ă  la diction alĂ©atoire, donnĂ© avec l’Orchestre des Champs ElysĂ©es le 4 fĂ©vrier dernier, la jeune mezzo s’engage sans compter. Arquez visiblement survoltĂ©e par le dĂ©fi, c’Ă©tait la premiĂšre fois qu’elle interprĂ©tait ainsi Les Nuits d’Ă©tĂ©-, chante avec un plaisir Ă©vident une musique qui lui va comme un gant; et enfin la diction, qui nous avait tant manquĂ© en fĂ©vrier, est au rendez-vous. L’Orchestre accompagne la soliste avec gĂ©nĂ©rositĂ©, Arie Van Beek veillant avec une bienveillante autoritĂ© Ă  ne jamais couvrir la chanteuse.

Au retour de l’entracte, l’Orchestre commence par jouer le second mouvement de Tiger, Concerto pour orchestre, composĂ© en 2012 par Philippe Schoeller (nĂ© en 1957). C’est par les vents puis les bois que Schoeller Ă©voque la nature avec une certaine poĂ©sie; le chef, dont la battue est claire et prĂ©cise, se montre enjouĂ© et inspirĂ© dans une Ɠuvre pourtant peu Ă©vidente. C’est cependant avec Joseph Haydn (1732-1809) et sa symphonie N°73 «La chasse», que la nature prend ses aises, notamment avec les «scĂšnes de chasse» du dernier mouvement, le presto final. Arie Van Beek, plus inspirĂ© encore, survolte ses musiciens, les poussant avec fermetĂ© dans leurs retranchements et les incitant Ă  donner le meilleur d’eux-mĂȘmes. Ravi, le public rĂ©serve un accueil chaleureux aux musiciens et Ă  leur chef, qui concĂšde en bis l’ouverture des Nozze di Figaro de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791). Si nous regrettons que cette ouverture soit donnĂ©e sur un tempo un peu trop vif par rapport au reste du concert, nous apprĂ©cions l’incursion symphonique / lyrique de Van Beek dans un programme trĂšs «nature».

C’est un concert de haute volĂ©e que l’Orchestre Poitou Charentes a donnĂ© au ThĂ©Ăątre Auditorium de Poitiers. Arie Van Beek, qui est invitĂ© de temps en temps par Jean François Heisser depuis 2001, dirige son orchestre avec un plaisir Ă©vident : «Le courant passe bien avec les musiciens; et ils sont trĂšs soudĂ©s entre eux» nous disait-il, la veille du concert, et cela transparaĂźt pendant toute la soirĂ©e. Musiciens, chef, chanteuse formaient un ensemble solide; si solide, d’ailleurs, que le public serait volontiers restĂ© plus longtemps pour en mesurer encore et encore la bienfaisante complicitĂ©.

Poitiers. Auditorium, le 8 mars 2016. Gerog Friedrich Haendel (1685-1759) : Water Music : suite N°3 en sol majeur, Hector Berlioz (1803-1869) : Les nuits d’Ă©tĂ© opus 7, Philippe Schoeller (nĂ© en 1957) : Tiger (2e mouvement), Joseph Haydn (1732-1809) : symphonie N°73 «La chasse», Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Le nozze di Figaro, ouverture (bis). GaĂ«lle Arquez, mezzo soprano, Orchestre Poitou Charentes. Arie Van Beek, direction. Illustration : Arie Van Beek © Ludovic Combe

Concert de Noël à Saintes

Saintes cite musicale, abaye aux dames annonce concert classiquenews abbatiale-facade-724x521Saintes. Abbaye aux Dames, jeudi 17 dĂ©cembre 2015. Orchestre Poitou Charentes : Rossini, Saint-SaĂ«ns, Delibes
 Concert subtil (duo concertant violon et violoncelle de Saint-SaĂ«ns) et facĂ©tieux (irrĂ©sistible Rossini et son ouverture de L’Echelle de soie, La Scala di Seta) Ă  l’affiche de l’Abbaye aux Dames de Saintes pour ce mois de fĂȘtes de fin d‘annĂ©e : l’Orchestre Poitou Charentes sous la direction d’Adrien Perruchon interprĂšte plusieurs joyaux romantiques dans le registre de la finesse et de la subtilitĂ©. L’opĂ©ra-comique et l’opĂ©rette s’y dĂ©ploient accordant virtuositĂ©, justesse, profondeur grĂące aux solistes conviĂ©s pour l’occasion : chanteurs et instrumentistes, interprĂštes engagĂ©s de Rossini, Saint-SaĂ«ns mais aussi Delibes, Gounod, Lopez
 « Bonne humeur, lĂ©gĂšretĂ©, voire dĂ©calage », la prĂ©sentation du concert sur le site de l’Abbaye aux Dames, la citĂ© musicale, Saintes affiche une joie partagĂ©e dĂ©complexĂ©e. L’Orchestre Poitou-Charentes y dĂ©fend un panorama de l’opĂ©ra-comique, de l’opĂ©rette, particuliĂšrement prometteur, – c’est Ă  dire un florilĂšge de mĂ©lodies et tableaux qui ont fait chanter et danser la France et l’Europe, de l’Ă©poque romantique jusqu’à la moitiĂ© du XXe siĂšcle.

perruchon-adrien-chef-maestro-review-critique-annonce-concert-CLASSIQUENEWS-582-390

 

 

Le jeune maestro Adrien Perruchon, relĂšve les dĂ©fis multiples de ce programme qui associe virtuositĂ© vocale, saillies et dĂ©lires dramatiques, dĂ©fis instrumentaux. Les chanteurs invitĂ©s interprĂštent airs cĂ©lĂšbres de LakmĂ© (les clochettes) de Delibes, de l’opĂ©ra La Traviata de Verdi, Le Chanteur de Mexico de Francis Lopez (Rossignol de mes amours)
, l’ivresse amoureuse du jeune Nemorino (L’elisir d’amore de Donizetti), l’hystĂ©rie fĂ©minine qu’incarne la CunĂ©gonde de Bernstein dans son opĂ©ra Candide (air pour soprano : “Glitter and be gay”), sans omettre le dĂ©sopilant duo de la mouche extrait d’OrphĂ©e aux enfers, parodie mythologique et dĂ©jantĂ©e d’Offenbach, oĂč Jupiter transformĂ© en mouche sĂ©duit Eurydice… Le programme prĂ©sentĂ© Ă  Saintes est dirigĂ© par un jeune maestro rĂ©cemment rĂ©vĂ©lĂ© quand il remplaçait pour un mĂȘme concert Ă  Radio France, Mikko Franck et Lionel Bringuier initialement annoncĂ©s. Timbalier au Philhar de Radio France, Adrien Perruchon a montrĂ© une trempe exemplaire, un vrai tempĂ©rament particuliĂšrement convaincant. Qu’en sera-t-il Ă  Saintes ? C’est sans doute une nouvelle baguette Ă  suivre et qui fait donc l’évĂ©nement ce 17 dĂ©cembre sous la voĂ»te de l’Abbatiale de Saintes.

 

 

boutonreservationAdrien Perruchon dirige l’Orchestre Poitou Charentes
Opéra comique, opérette

Jeudi 17 décembre 2015, 20h30

Gioachino Rossini
L’échelle de soie, ouverture
Camille Saint-Saëns
La Muse et le PoĂšte pour violon et violoncelle opus 132
LĂ©o Delibes, Charles Gounod, Francis Lopez


François-Marie Drieux, violon
Jean-Marie Trotereau, violoncelle
Blaise Rantoanina, ténor
Isabelle Philippe, soprano colorature

Orchestre Poitou-Charentes
Adrien Perruchon, direction

Durée: 1h30
Tarifs: de 8 à 25€

Programme détaillé du Concert de Noël :

Gioachino ROSSINI
(1792-1868)
L’Echelle de soie, ouverture en ut majeur
Una Voce Poco Fa (Le barbier de SĂ©ville)

Gaetano DONIZETTI
(1797-1848)
Una furtiva lagrima (Elixir d’amour)

Camille SAINT-SAËNS
(1835-1921)
La Muse et le PoĂšte pour violon
et violoncelle opus 132

Entracte

Emmanuel CHABRIER
(1841-1894)
FĂȘte Polonaise (Le Roi malgrĂ© lui)

Leonard BERNSTEIN
(1918-1990)
Glitter and be Gay (Candide)
Happy We (Candide)

Francis LOPEZ
(1916-1995)
Rossignol de mes amours
(Le Chanteur de Mexico)

LĂ©o DELIBES
(1836-1891)
Air des clochettes (Lakmé)

Jacques OFFENBACH
(1819-1880)
Duo de la mouche (Orphée aux enfers)

DurĂ©e du concert : 1 h 30

Vin chaud offert à l’Abboutique à l’issue du concert.

 

Concert repris au TAP de Poitiers, Dimanche 20 décembre 2015, 15h

SAINTES. Adrien Perruchon dirige l’Orchestre Poitou Charentes OpĂ©ra comique, opĂ©rette


Saintes cite musicale, abaye aux dames annonce concert classiquenews abbatiale-facade-724x521Saintes. Abbaye aux Dames, jeudi 17 dĂ©cembre 2015. Orchestre Poitou Charentes : Rossini, Saint-SaĂ«ns, Delibes
 Concert subtil (duo concertant violon et violoncelle de Saint-SaĂ«ns) et facĂ©tieux (irrĂ©sistible Rossini et son ouverture de L’Echelle de soie, La Scala di Seta) Ă  l’affiche de l’Abbaye aux Dames de Saintes pour ce mois de fĂȘtes de fin d‘annĂ©e : l’Orchestre Poitou Charentes sous la direction d’Adrien Perruchon interprĂšte plusieurs joyaux romantiques dans le registre de la finesse et de la subtilitĂ©. L’opĂ©ra-comique et l’opĂ©rette s’y dĂ©ploient accordant virtuositĂ©, justesse, profondeur grĂące aux solistes conviĂ©s pour l’occasion : chanteurs et instrumentistes, interprĂštes engagĂ©s de Rossini, Saint-SaĂ«ns mais aussi Delibes, Gounod, Lopez
 « Bonne humeur, lĂ©gĂšretĂ©, voire dĂ©calage », la prĂ©sentation du concert sur le site de l’Abbaye aux Dames, la citĂ© musicale, Saintes affiche une joie partagĂ©e dĂ©complexĂ©e. L’Orchestre Poitou-Charentes y dĂ©fend un panorama de l’opĂ©ra-comique, de l’opĂ©rette, particuliĂšrement prometteur, - c’est Ă  dire un florilĂšge de mĂ©lodies et tableaux qui ont fait chanter et danser la France et l’Europe, de l’Ă©poque romantique jusqu’à la moitié du XXe siĂšcle.

perruchon-adrien-chef-maestro-review-critique-annonce-concert-CLASSIQUENEWS-582-390

 

 

Le jeune maestro Adrien Perruchon, relĂšve les dĂ©fis multiples de ce programme qui associe virtuositĂ© vocale, saillies et dĂ©lires dramatiques, dĂ©fis instrumentaux. Les chanteurs invitĂ©s interprĂštent airs cĂ©lĂšbres de Lakmé (les clochettes) de Delibes, de l’opĂ©ra La Traviata de Verdi, Le Chanteur de Mexico de Francis Lopez (Rossignol de mes amours)
, l’ivresse amoureuse du jeune Nemorino (L’elisir d’amore de Donizetti), l’hystĂ©rie fĂ©minine qu’incarne la CunĂ©gonde de Bernstein dans son opĂ©ra Candide (air pour soprano : “Glitter and be gay”), sans omettre le dĂ©sopilant duo de la mouche extrait d’OrphĂ©e aux enfers, parodie mythologique et dĂ©jantĂ©e d’Offenbach, oĂč Jupiter transformĂ© en mouche sĂ©duit Eurydice… Le programme prĂ©sentĂ© Ă  Saintes est dirigĂ© par un jeune maestro rĂ©cemment rĂ©vĂ©lĂ© quand il remplaçait pour un mĂȘme concert Ă  Radio France, Mikko Franck et Lionel Bringuier initialement annoncĂ©s. Timbalier au Philhar de Radio France, Adrien Perruchon a montrĂ© une trempe exemplaire, un vrai tempĂ©rament particuliĂšrement convaincant. Qu’en sera-t-il Ă  Saintes ? C’est sans doute une nouvelle baguette Ă  suivre et qui fait donc l’évĂ©nement ce 17 dĂ©cembre sous la voĂ»te de l’Abbatiale de Saintes.

 

 

boutonreservationAdrien Perruchon dirige l’Orchestre Poitou Charentes
Opéra comique, opérette

Jeudi 17 décembre 2015, 20h30

Gioachino Rossini
L’échelle de soie, ouverture
Camille Saint-Saëns
La Muse et le PoÚte pour violon et violoncelle opus 132
LĂ©o Delibes, Charles Gounod, Francis Lopez


François-Marie Drieux, violon
Jean-Marie Trotereau, violoncelle
Blaise Rantoanina, ténor
Isabelle Philippe, soprano colorature

Orchestre Poitou-Charentes
Adrien Perruchon, direction

Durée: 1h30
Tarifs: de 8 à 25€

Programme détaillé du Concert de Noël :

Gioachino ROSSINI
(1792-1868)
L’Echelle de soie, ouverture en ut majeur
Una Voce Poco Fa (Le barbier de SĂ©ville)

Gaetano DONIZETTI
(1797-1848)
Una furtiva lagrima (Elixir d’amour)

Camille SAINT-SAËNS
(1835-1921)
La Muse et le PoĂšte pour violon
et violoncelle opus 132

Entracte

Emmanuel CHABRIER
(1841-1894)
FĂȘte Polonaise (Le Roi malgrĂ© lui)

Leonard BERNSTEIN
(1918-1990)
Glitter and be Gay (Candide)
Happy We (Candide)

Francis LOPEZ
(1916-1995)
Rossignol de mes amours
(Le Chanteur de Mexico)

LĂ©o DELIBES
(1836-1891)
Air des clochettes (Lakmé)

Jacques OFFENBACH
(1819-1880)
Duo de la mouche (Orphée aux enfers)

DurĂ©e du concert : 1 h 30

Vin chaud offert à l’Abboutique à l’issue du concert.

Poitiers. Sibelius, Schumann… Concert Symphonique au TAP

dautricourt-nicolas-violon-582-390-UNE-CLASSIQUENEWSPoitiers, TAP. Jeudi 12 novembre 2015, 20h30. Mendelssohn, Sibelius, Schumann... Superbe concert symphonique Ă  Poitiers au TAP, ce 12 novembre avec plusieurs oeuvres de compositeurs exaltĂ©s par le spectacle de la nature, flamboyante et insaisissable : Mendelssohn et Schumann, deux romantiques allemands (d’autant plus “naturels” dans ce programme puisque la saison 2015 – 2016 du TAP fĂȘte l’Allemagne) ; mais aussi des Ɠuvres rares et concertantes (avec le concours du violoniste français Nicholas Dautricourt) du plus grand compositeur pour l’orchestre en Finlande : Jean Sibelius.

 

 

 


poitiers-TAP-saison-15-16-jaune-bandeau-582-pour-articles-classiquenewsDùs 18h30

A l’occasion de ce grand concert symphonique de la nouvelle saison 2015-2016 du TAP de Poitiers, les spectateurs pourront assister dĂšs 18h30 au Bar de l’Auditorium Ă  une rencontre confĂ©rence (entrĂ©e libre) en prĂ©sence du chef invitĂ© (Jean-François Verdier) oĂč un comĂ©dien (JĂ©rĂŽme Rouger) Ă©lucidera non sans facĂ©tie les enjeux de la question qui fait dĂ©bat : pourquoi les chefs d’orchestre mĂšnent-ils tout le monde Ă  la baguette ? (premiĂšre de trois sessions programmĂ©es au TAP : les 12 novembre donc, puis 11 fĂ©vrier et 17 mars 2016).

 

 

 

 

Mendelssohn, Sibelius, Schumann

3 poĂštes de la Nature

 

 

 

poitiers-TAP-saison-15-16-jaune-bandeau-582-pour-articles-classiquenewsA 20h30
 La Nature, étourdissante, flamboyante, inspirant un lyrisme éperdu, triomphe dans ce programme qui réunit les Romantiques Mendelssohn et Schumann, et aussi le moderne, génie de la musique symphonique en Finlande, Jean Sibelius (dont 2015 célÚbre le 150Úme anniversaire : LIRE notre dossier Sibelius dossier 2015).

Mendelssohn Felix-MendelssohnD’abord, l’ouverture “Les HĂ©brides” du hambourgeois FĂ©lix Mendelssohn traduit le processus crĂ©ateur que cultivent les compositeurs : la nature leur fournit des sensations souvent vĂ©cues sur le motif (c’est le cas de Mendelssohn, spectateur exaltĂ© pendant un voyage en Ecosse en 1829). L’écriture n’est pas descriptive ou strictement narrative mais plutĂŽt subjective et intensĂ©ment Ă©vocatrice, recomposant le sujet observĂ©, traduisant les riches impressions ressenties devant cette Grotte de Fingal, – autre titre de la piĂšce -,  prodige minĂ©ral balayĂ© et fouettĂ© par la mer,  et qui offre Ă  Mendelssohn panthĂ©iste et naturaliste de premier ordre, l’occasion d’exprimer en musique la grandeur et le caractĂšre surnaturel du spectacle ainsi dĂ©couvert pendant son voyage. RĂ©visĂ©e et achevĂ©e en 1830 (Ă  Paris), l’annĂ©e de la Symphonie Fantastique de Berlioz, l’ouverture “Les HĂ©brides” diffuse intactes, la puissance et la magie de l’impĂ©nĂ©trable Nature.

 

 

 

Sibelius 2015Tout aussi sensible Ă  la Nature, Jean Sibelius (mort en 1957) en Finlande incarne le miracle symphonique scandinave qui prend son essor dans la premiĂšre moitiĂ© du XXĂšme (aux cĂŽtĂ©s de Nielsen, son contemporain danois). AprĂšs le premier romantique Mendelssohn, Sibelius approfondit encore l’expression musicale de la Nature dans un style encore plus personnel et surtout synthĂ©tique : Ă©lan printanier, Ă©blouissement solaire ou plĂ©nitude suspendue de l’hiver, l’écriture de Sibelius apporte autant que Mahler, le gĂ©nie d’un imaginaire inĂ©dit pour l’orchestre. OĂč le jeu des timbres associĂ©s, le dialogue entre les pupitres (cordes, cuivres, bois et vents), surtout l’exposition unique des thĂšmes caractĂ©risent un style immĂ©diatement reconnaissable par son irrĂ©pressible ardeur, entre passion, mystĂšre, intĂ©rioritĂ©.

Les Deux SĂ©rĂ©nades pour violon et orchestre opus. 69, crĂ©Ă©es en 1915 colorent la sensibilitĂ© instrumentale du compositeur, son souci de la couleur comme de la construction, par une teinte profondĂ©ment mĂ©lancolique (que l’on retrouve aussi dans son exceptionnel Concerto pour violon composĂ© 10 ans auparavant en 1905).

Cycle d’une rare cohĂ©rence poĂ©tique, les Six Humoresques (1917-1919) consultent les pages d’un livre de paysages d’une Ăąpre et pĂ©nĂ©trante beautĂ© : Sibelius y redouble d’exaltation et d’introspection, sachant varier les climats et soigner l’enchaĂźnement des 6 piĂšces dont la derniĂšre, la plus bouleversante, bascule en un rĂȘve intĂ©rieur.

 

dautricourt-nicolas-violon-582-390-UNE-CLASSIQUENEWS

Nicholas Dautricourt, violon (DR)

 

 

 

La Valse triste de 1904 est contemporaine de la composition de la Symphonie n°3 en ut majeur : elle est emblĂ©matique de la rĂ©ception des oeuvres de Sibelius : au dĂ©part destinĂ©e comme musique de scĂšne Ă  la piĂšce Kuolema d’Arvid Jarnefeld, la force pudique de son irrĂ©pressible Ă©lan l’a immĂ©diatement distinguĂ©e et depuis le chef lĂ©gendaire Karajan, (celui mĂ©ditatif et le plus rentrĂ©, – qui aima l’enregistrer avec le Berliner Philharmoniker-), la piĂšce jouĂ©e dĂ©sormais de façon indĂ©pendante, fait partie des grands tubes des concerts symphoniques : elle touche par sa pudeur mesurĂ©e, et son intensitĂ© quasi spirituelle, construite sur le plan favori du compositeur : une croissance progressive du matĂ©riau sonore qui de fait, en sĂ©quence finale, exulte et s’embrase, pour revenir au murmure du dĂ©but. Un chef d’oeuvre dramatique, qui saisit aussi par sa science de l’instrumentation.

 

 

 

 

schumann robert clara essai Philippe andreAprĂšs l’entracte, la Symphonie n°1 «  Le Printemps » de Robert Schumann regarde du cĂŽtĂ© de l’exaltation juvĂ©nile d’un Mendelssohn. En 1841, Schumann est l’heureux Ă©poux de la pianiste Clara Wieck dont le pĂšre n’avait cessĂ© d’oeuvrer pour reporter la noce. ExaltĂ©e elle aussi, mais aussi d’un tendresse qui sait ĂȘtre recueillie et intensĂ©ment pudique (rĂȘverie du Larghetto), la premiĂšre Symphonie de Schumann est un feu ardent et lumineux, le premier essai – rĂ©ussi- du compositeur dans le format symphonique, lui qui n’avait jusque lĂ  que traiter en maĂźtre, les oeuvres pour piano et le lied (mĂ©lodie germanique). Et signe d’une filiation fraternelle prĂ©sente dans le choix du programme de ce concert, c’est Mendelssohn lui-mĂȘme au Gewandhaus de Leipzig, qui crĂ©e la partition le 31 mars 1841, dĂ©livrant cette joie spontanĂ©e, de fait printaniĂšre qui est la couleur gĂ©nĂ©rale de toute la Symphonie.

 

 

 

 

 

 

 

boutonreservationPoitiers, TAP Théùtre Auditorium
Jeudi 12 novembre 2015, 20h30
Concert Mendelssohn, Sibelius, Schumann

 

 

Felix Mendelssohn : Les HĂ©brides op. 26 (ouverture)

Jean Sibelius :

Sérénade n°2 pour violon et orchestre en sol mineur op. 69,
Humoresques pour violon et orchestre
(Nicholas Dautricourt, violon)

Valse Triste op.44

Robert Schumann : Symphonie n° 1 en si bémol majeur op. 38 Le Printemps 

Orchestre Poitou-Charentes
Jean-François Verdier, direction

poitiers-TAP-saison-15-16-jaune-bandeau-582-pour-articles-classiquenews

 

Poitiers, TAP : concert Ravel, Ibert, Offenbach. Orchestre Poitou-Charentes, le 20 mars 2014

TAP opc-20mars81Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert, Le 20 mars 2014 
 (auditorium, 19h30. Fayçal Karoui, direction). Orchestre Poitou-Charentes.  Pour l’anniversaire du dĂ©but de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprĂšte Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une Ɠuvre Ă©crite Ă  partir de 1914. Les six piĂšces qui la composent sont un hommage Ă  des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand SiĂšcle, emprunte de nostalgie, d’élĂ©gance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poĂ©sie surtout, mĂ©ditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flĂ»te d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flĂ»te) et la fiĂšvre lĂ©gĂšre et Ă©lĂ©gante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilĂšge irrĂ©sistible, les rythmes trĂ©pidants d’Offenbach. MĂȘme lĂ©gĂšre, la musique française sait sĂ©duire par sa subtilitĂ© toutes en couleurs.

programme :

Ravel : Le Tombeau de Couperin
Ibert : Concerto pour flûte (soliste : Magali Mosnier, flûte)
Offenbach / Manuel Rosenthal : La Gaßté parisienne

Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).

boutonreservation

Poitiers, TAP : concert Ravel, Ibert, Offenbach. Orchestre Poitou-Charentes

9 concerts Ă©vĂ©nements au TAP de Poitiers !Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).  Pour l’anniversaire du dĂ©but de la grande guerre, l’Orchestre Poitou-Charentes  interprĂšte Le Tombeau de Couperin de Ravel, -introspection historicisante, une Ɠuvre Ă©crite Ă  partir de 1914. Les six piĂšces qui la composent sont un hommage Ă  des amis de Ravel morts au front, dans une forme qui rappelle la musique baroque Grand SiĂšcle, emprunte de nostalgie, d’élĂ©gance et de raffinement (dans les couleurs instrumentales), de poĂ©sie surtout, mĂ©ditative et pudique. Le programme croise ensuite le raffinement du Concerto pour flĂ»te d’Ibert (soliste : Magali Mosnier, flĂ»te) et la fiĂšvre lĂ©gĂšre et Ă©lĂ©gante de Manuel Rosenthal quand il adapte en un florilĂšge irrĂ©sistible, les rythmes trĂ©pidants d’Offenbach. MĂȘme lĂ©gĂšre, la musique française sait sĂ©duire par sa subtilitĂ© toutes en couleurs.

programme :

Ravel : Le Tombeau de Couperin
Ibert : Concerto pour flûte (soliste : Magali Mosnier, flûte)
Offenbach / Manuel Rosenthal : La Gaßté parisienne

Poitiers, TAP. Concert Offenbach, Ravel, Ibert. Orchestre Poitou-Charentes. Le 20 mars 2014  (auditorium, 19h30), (Fayçal Karoui, direction).