CRITIQUE, concert. LILLE, le 23 septembre 2021 : Concert inaugural de la saison 2021 – 2022 : Alex NANTE (SinfonĂ­a del cuerpo de luz, crĂ©ation) – SAINT-SAËNS : Concerto pour violoncelle n°1 (Victor Julien-LaferriĂšre, violoncelle) – Richard STRAUSS : Mort et transfiguration. Orchestre National de Lille. Alexandre BLOCH, direction.

CRITIQUE, concert. LILLE, le 23 septembre 2021 : Concert inaugural de la saison 2021 – 2022 : Alex NANTE (SinfonĂ­a del cuerpo de luz, crĂ©ation) – SAINT-SAËNS : Concerto pour violoncelle n°1 (Victor Julien-LaferriĂšre, violoncelle) – Richard STRAUSS : Mort et transfiguration. Orchestre National de Lille. Alexandre BLOCH, direction.   -  Alex Nante (nĂ© en 1992) s’affirme comme l’un des compositeurs contemporains les plus pertinents, rĂ©vĂ©lant ce soir une Ă©criture qui pense l’orchestre autant dans son ampleur sonore que dans ses scintillements instrumentaux les plus chambristes. L’auteur reconnaĂźt sans rĂ©serve son admiration pour les postromantiques du XXe, Mahler et Strauss prĂ©cisĂ©ment. 
Encore du travail et un Ă©largissement de ses champs sensibles… vers les français, souhaitons-le, Debussy et surtout Ravel, et peut ĂȘtre que demain assisterons-nous Ă  l’Ă©mergence d’un tempĂ©rament idĂ©alement captivant. Sa rĂ©sidence au sein de l’Orchestre National de Lille, en se dĂ©diant Ă  la lumiĂšre et Ă  la spiritualitĂ©, devrait s’avĂ©rer passionnante Ă  suivre.
DĂ©jĂ , ce soir dans la crĂ©ation de sa “SinfonĂ­a del cuerpo de luz” / Symphonie du corps de lumiĂšre, la dĂ©monstration est faite de sa trĂšs haute technicitĂ©, exigeante pour tous les pupitres qui sont en nombre (bois par 3,…). L’argentin Ă©lĂšve de Grisey et Benjamin, sert aussi un sens indĂ©niable de la dramaturgie que porte un souci spirituel ardent. Toute la piĂšce, aussi somptueuse que flamboyante, exprime un cheminement progressif Ă  travers les 7 chakras du corps. C’est un rituel sonore dont le langage orchestral traduit chaque avancĂ©e vers le final, explosif, Ă©ruptif, Ă©blouissant dans son mystĂšre exclamatif et libĂ©rateur qui rĂ©vĂšle alors le feu du « corps subtil ». Fils d’un philosophe des religions, lui mĂȘme intĂ©ressĂ© par la psychanalyse de Jung, Alex Nante cultive une musique Ă  la fois abstraite et organique, dont la premiĂšre valeur est cette fusion entre le miroitement concertĂ© des effets instrumentaux et le sens et l’architecture globale de la partition : temps musical et dramaturgie spirituelle fusionnent alors admirablement en une course Ă©chevelĂ©e d’environ 20 mn, qui scintille constamment. Le prochain temps fort de la rĂ©sidence d’Alex NANTE Ă  Lille aura lieu les 6 et 7 avril 2022, pour la crĂ©ation de son concerto pour piano, autre crĂ©ation mondiale rĂ©alisĂ©e avec la complicitĂ© du pianiste Alexandre Tharaud.

 

 

 

Tantrisme symphonique :
le feu scintillant du compositeur ALEX NANTE
rĂ©vĂ©lĂ© par l’Orchestre National de Lille

 

 

alex-nante-sinfonia-del-cuerpo-de-luz-orchestre-national-de-lille-creation-23-sept2021-critique-concert-classiquenews-bord-de-scene

 

 

Face au dĂ©fi de cette crĂ©ation, commande du National de Lille, les musiciens sont survoltĂ©s et aussi attentifs aux multiples alliages tĂ©nus de l’Ă©criture qui comprend de superbes solos pour hautbois, clarinette, violoncelle, violon, eux mĂȘmes parfois associĂ©s en une rĂ©elle sensibilitĂ© et maĂźtrise instrumentale. Ce avec d’autant plus d’acuitĂ© et de relief que les jeunes instrumentistes, nouvellement recrutĂ©s, s’impliquent, articulent, se dĂ©passent ; preuve de l’énergie Ă©clatante d’un orchestre qui est aussi en plein renouvellement de ses effectifs.
Au final mĂȘme si le compositeur dĂ©clare avoir cultivĂ© une transparence progressive vers une Ă©pure croissante de la texture, force est de constater que la matiĂšre musicale en fin d’activitĂ© est encore furieusement dense ; dans cette expĂ©rience mystique qui confronte sacrĂ© / profane, esprit / matiĂšre, spirituel / matĂ©riel, la puissance de feu de Nante est celle d’un hĂ©doniste flamboyant dont la couleur et le timbre, la riche parure orchestrale attestent d’une suractivitĂ© dĂ©bordante : implosion plutĂŽt qu’épure ; incandescence plutĂŽt qu’effacement ; par son terreau fertile aux transfigurations voire illuminations {sujet du dernier concert de clĂŽture de cette saison 21 / 22, dĂ©cidĂ©ment hors normes de l’Orchestre lillois), le compositeur argentin fait feu de tout bois, impose une sĂ©rie de dĂ©flagrations irrĂ©sistibles (style « fireworks », dixit Alexandre Bloch dans sa prĂ©sentation). La conscience est totale, le geste large, la pensĂ©e de plus en plus libre, extatique, dansante.

La partition en crĂ©ation Ă©tait un mets de choix pour le grand retour de l’Orchestre national de Lille sur scĂšne en grand effectif, un dispositif plus vu ni ressenti avec une telle intensité  depuis 18 mois. PrĂ©sentant avec finesse et humour la piĂšce en crĂ©ation au dĂ©but du concert, Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre, ne cache pas son plaisir de diriger ainsi ses plus de 90 musiciens devant une salle pleine… Nous n’avions pas ressenti la vibration symphonique totale depuis l’odyssĂ©e des symphonies de Mahler, un accomplissement pour l’Orchestre pilotĂ© par un chef bien inspirĂ©. De fait l’exploration du langage mahlĂ©rien Ă  certainement profitĂ© Ă  la crĂ©ation de Nante, ce dernier partageant avec Mahler, une pensĂ©e cosmique de l’orchestre, un souci du sens et de l’architecture, – la prĂ©sence des voix et des vertiges autobiographiques …en moins.

__________

 
 

 

saint-saens-julien-victor-laferriere-alexandre-bloch-orchestre-national-de-lille-critique-concert-classiquenews-23-sept-2021

 

victor-julien-laferriere-alexandre-bloch-concerto-violoncelle-saint-saens-concert-critique-classiquenews-orchestre-national-de-lille

 
 

Le violoncelle de Victor Julien-LaferriĂšre succĂšde ensuite Ă  Nante. La complicitĂ© et l’entente entre chef et soliste sont celles de deux artistes frĂšres ; leur combinaison dĂ©voile un naturel et une facilitĂ©, manifestes. PortĂ© par une tel duo (et un orchestre complice lui aussi), le Concerto pour violoncelle n°1 de Saint-Saens (1873) fait bien la synthĂšse des romantiques germaniques, fusionnant l’Ă©lan schumannien, la mĂ©lancolie brahmsienne en une sensualitĂ© amoureuse d’une remarquable Ă©lĂ©gance
 toute française. Artisan du renouveau musical patriotique, Saint-SaĂ«ns Ă©crit lĂ  une oeuvre qui touche par sa justesse et son raffinement. Bel hommage au gĂ©nie français fĂȘtĂ© en 2021 pour son centenaire : le brio, l’Ă©loquence et parfois une attĂ©nuation expressive finement nuancĂ©e de la part du soliste (Allegreto con moto, central) Ă©claire chez l’auteur des opĂ©ras Samson ou Ascanio, sa sincĂ©ritĂ©, son Ă©lĂ©gance pudique, la suavitĂ© directe de ses dons mĂ©lodiques. L’accord violoncelle  / orchestre est idĂ©al, Ă©quilibrĂ©, transparent dans un esprit… mozartien.

En choisissant Mort et transfiguration de Richard Strauss, Alexandre Bloch nous offre de vivre un second parcours spirituel, celle du hĂ©ros straussien qui en 1890 rĂ©ussit le passage vers l’au-delĂ ; c’est comme si Strauss plantait le dĂ©cor, ses mouvements principaux, sa direction comme une Ă©lĂ©vation, puis comme si Nante prĂ©cisait encore la nature de l’opĂ©ration, ses enjeux et le contenu de la mĂ©tamorphose qui est Ă  l’Ɠuvre (et son caractĂšre incendiaire). Mais si Strauss Ă©difie une architecture vers la lumiĂšre et l’abstraction, Nante accomplit une sublimation volcanique par une transcendance sous le sceau du feu le plus Ă©blouissant. Chef et instrumentistes expriment le raffinement de l’écriture straussienne, sa couleur Ă©lĂ©gante elle aussi, sa puissance dramatique, sa verve orchestrale. La science instrumentale du Bavarois dialogue ainsi avec l’énergie de l’Argentin, accrĂ©ditant davantage la grande cohĂ©rence de ce programme d’ouverture de saison. Une totale rĂ©ussite et un lancement particuliĂšrement Ă©blouissant.

 

alexandre-bloch-orchestre-national-de-lille-critique-concert-lille-classiquenews-23-sept2021-nante-sinfonia-del-cuerpo-de-luz

 
Orchestrte-national-de-Lille-alexandre-Bloch-concert-nante-strauss-23-sept-2021-ouverture-de-saison

 
 

CRITIQUE, concert. LILLE, le 23 septembre 2021 : Concert inaugural de la saison 2021 – 2022 : Alex NANTE (SinfonĂ­a del cuerpo de luz, crĂ©ation) – SAINT-SAËNS : Concerto pour violoncelle n°1 (Victor Julien-LaferriĂšre, violoncelle) – Richard STRAUSS : Mort et transfiguration. Orchestre National de Lille. Alexandre BLOCH, direction.

_____________

 

 
 

 

Retrouvez ici : toute la saison de l’ON LILLE Orchestre National de Lille.

 

 

LIRE aussi ici : notre prĂ©sentation de la saison 2021 2022 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille, temps forts, fils rouges, chefs invitĂ©s, programmes et thĂ©matiques, nouvelles formes de concert (concerts flash, cinĂ©-concerts, musique de chambre…)

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation du concert NANTE, STRAUSS, SAINT-SAËNS par l’ON LILLE les 23 et 24 sept 2021
PHOTOS : Alex NANTE (Ă  gauche / bord de scĂšne aprĂšs le concert du 23 sept 2021) – Alexandre Bloch, Victor Julien-LaferriĂšre, violoncelle © Ugo Ponte / Orchestre National de Lille 2021

 

 
 

 
 

__________

 

PROCHAINS CONCERTS DE L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :

  

 

6, 7 OCT : MOZART. Musique funÚbre maçonnique et REQUIEM
Direction : Jan Willem de Vriend
13, 14 OCT : Brahms, concert pour violon (Sergey Khachatryan, violon)
Beethoven : Symphonie n°6 « Pastorale »
Direction : Kristina Poska
21 OCT : « Pour CLARA »
Robert Schumann : Concerto pour violoncelle (Steven Isserlis, violoncelle)
Symphonie n°4
Direction : James Feddeck
25 OCT : JUST PLAY
ExpĂ©rience immersive dans le travail de l’Orchestre
Direction : Alexandre Bloch
29, 30 OCT : crĂ©ation «  MÊME PAS PEUR »
Conte dont le public est l’auteur, de Julien Joubert, Eric Herbette
Direction : Alexandre Bloch

 

 

INFOS et RÉSERVATIONS sur le site de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

 

  

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, saison 2021 2022

on-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-saison-2021-2022ORCHESTRE NATIONAL de LILLE, saison 2021 2022. Saison « ambitieuse », « éclatante » : en septembre 21 et jusqu’en juin 2022, le National de Lille reprend son rythme habituel, heureux de retrouver tous ses publics, fidĂ©lisĂ©s depuis tant d’annĂ©es dans son lieu de rĂ©sidence Ă  Lille, l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle. A l’image de Proust, au diapason de son appel si juste Ă  « la communication des Ăąmes » dont la musique d’aprĂšs l’auteur d’A la recherche du temps perdu, serait « l’exemple unique », l’Orchestre National de Lille propose ainsi une nouvelle Ă©popĂ©e symphonique, comprenant aussi plusieurs session en formation de chambre et de nombreux rĂ©citals oĂč brille son art de la conversation musicale avec les plus grands solistes actuels. Mais l’offre de cette nouvelle saison frappe par sa diversitĂ©, son Ă©quilibre entre grands concerts et propositions chambristes, la multiplicitĂ© des formes musicales exploitant avec intelligence son Ă©crin qui est l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle : concerts “Famillissimo” (pour les jeunes publics et leurs familles, dĂšs 5 ans…), les cinĂ©s concerts, les concerts “Flash” Ă  12h30… FaĂźtes votre choix, le menu orchestral et musical est Ă  la carte !

 

 

 

 

Les temps forts de la saison 21 / 22 de L’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
nos coups de cƓur

 

 

 

 

CONCERTS dirigés par Alexandre BLOCH,
directeur musical

23 et 24 sept 2021
Alexandre_Bloch_orchestre national de lilleOuverture avec les deux premiers concerts de la saison nouvelle 21 / 22, orientĂ©s vers la pleine lumiĂšre, celle de l’embrasement salvateur : Sinfonia del cuerpo de luz d’Alex Nante nĂ© en 1992 (crĂ©ation, commande de l’ON LILLE), Concerto pour violoncelle n°1 de Saint-SaĂ«ns (Victor Julien-LaferriĂšre, violoncelle, vainqueur du Concours Reine Elisabeth 2017), Mort et Transfiguration de R Strauss, sous la direction du directeur musical Alexandre Bloch.
Photo : Alexandre Bloch, directeur musical © Marco Borggreve.
Avant le concert : prélude conférence (18h45) / aprÚs le concert, bord de scÚne avec le chef et le soliste (à confirmer).

JUST PLAY
Lun 25 octobre 2021, 20h – Alexandre Bloch et les musiciens de l’Orchestre permettent aux spectateurs de s’immerger dans la forge orchestrale : les isntrumentistes dĂ©couvrent en direct la partition qui leur est proposĂ©e ; d’abord une session de travail avec le chef
 nuances, rythmes, sonoritĂ©s. Puis tous jouent l’intĂ©gralitĂ© de l’Ɠuvre ainsi expliquĂ©e, dĂ©cortiquĂ©e, rĂ©pĂ©tĂ©e. Pour comprendre comment fonctionne l’orchestre, il n’est pas de meilleure session. Incontournable.

BERNSTEIN
Jeu 6 janvier 2022, 20h. Alexandre Bloch exprime son admiration pour l’Ɠuvre de Leonard Bernstein, le chef, le compositeur, le pianiste, l’artiste engagĂ©, aussi passionnĂ© qu’humaniste. On se souvient de Mass, concluant la saison 2019, un hymne dĂ©jantĂ© et fraternel, sublimĂ© par la baguette Ă©nergique d’Alex Bloch. Au programme du concert Bernstein : danses de On the town, Slava, Symphonie n°1 « Jeremiah », et aussi Rhapsodie in blue (que Bernstein le pianiste jouait avec feu et cƓur.
Le ven 7 à Calais (Gd Théùtre), le 8 à Paris (Philharmonie)

BONHEUR ORCHESTRAL
Jeu 20 janvier 2022, 20h. Passion et exultation romantiques allemandes avec le Concerto pour violon de Schumann (Franck Peter Zimmermann, violon) et la radieuse Symphonie n°2 de Johannes Brahms (composĂ©e Ă  l’étĂ© 1877 au bord d’un lac des Alpes autrichiennes
).

POEMES : Chausson, Ravel, Bartok
Mer 16, mer 23 mars 2022, 20h (Grand Sud, Lille)
Alexandre Bloch dirige le National de Lille aux cĂŽtĂ©s du violoniste Nemanja Radulovic (Tzigane de Ravel, PoĂšme de Chausson). L’Orchestre joue ensuite le Concerto pour orchestre de Bartok, priĂšre intime et bouleversante Ă  la patrie perdue. TournĂ©e en rĂ©gion : les 17 mars (Valenciennes), 18 (Soissons), 19 (St-Amand les eaux), 22 (Dunkerque)


CLÔTURE DE LA SAISON
Mer 22 juin 2022, 20h
Sublime programme pour ce concert de clĂŽture de la saison 21 / 22 : Les Illuminations de Britten (d’aprĂšs Rimbaud / Sophie KarthĂ€user, soprano), Stabat Mater de Poulenc (Jodie Devos, soprano), avec le ChƓur de l’Orch de Paris… Concert repris le 23 juin Ă  la Basilique de Saint-Denis

 

 

 

 

 

Autres thématiques et temps forts

 

 

 

 

100% MOZART
Tout au long de sa nouvelle saison, le National de Lille dĂ©veloppe un fil particulier dĂ©diĂ© aux Ɠuvres de Wolfgang Amadeus.

Mer 6, Jeu 7 octobre 2021
REQUIEM DE MOZART : sous la direction de Jan Willem de Vriend et avec le ChƓur de chambre de Namur. CouplĂ© avec (dĂ©but du programme) : Musique funĂšbre maçonnique (1784).

Jeu 4, ven 5 novembre 2021
AMADEUS
Projection du film de Milos Forman, « Amadeus » biopic sur Mozart, devenu (Ă  juste titre) lĂ©gendaire avec sur le plateau l’Orchestre National de Lille sous la direction de Ersnt van Tiel. CinĂ©-concert.

Mer 17 novembre 2021
Concerto pour piano n°25 – couplĂ© avec l’ouverture Egmont et la Symphonie n°7 de Beethoven – Pierre-Laurent Aimard, piano / ON LILLE / Nikolaj Szeps-Znaider, direction

Les 23, 24, 25, 26 novembre 2021
THAMOS, roi d’Egypte
David Reiland, direction
Nouvelle production d’une partition mĂ©connue de Mozart (18 ans) qui met le chƓur en avant et la figure Ă©clairĂ©e exemplaire de Thamos (François Lis, basse).

Jeu 3, ven 4 mars 2021
Idomeneo, ballet
Symphonie concertante pour violon et alto
ON LILLE / Jan Willem de Vriend, direction
Liya Petrova, violon / Lise Berthaud, alto
Couplés avec la Symphonie n°5 « Réformation » de Mendelssohn

 

 

 

 

JEAN-CLAUDE CASADESUS

Jeu 2 décembre 2021, 20h
Joyeux anniversaire Maestro !
Affiche de rĂȘve pour fĂȘter les 80 printemps du directeur fondateur du National de Lille : Beethoven (triple concerto : Vadim Repin / Marc Bouchkov, Alexandre Kniazev, FF Guy), Moussorgski : Tableaux d’une exposition (orchestration de Ravel) – Ă  l’issue du concert, bord de scĂšne avec le Maestro

Mer 1er, jeu 2 juin 2022, 20h
Shakespeare en musique
Weber (ouverture d’Oberon), Bruch (Cto pour violon n°1 : Renaud Capuçon, violon), Prokofiev (extrait de RomĂ©o et Juliette) – - Ă  l’issue du concert, bord de scĂšne avec le Maestro

BEETHOVEN

Mer 13, jeu 14 octobre 2021, 20h
Symphonie n°6 « Pastorale » sous la baguette de Kristiina Poska – couplĂ©e avec le Concerto pour violon de Brahms (Sergey Khachatryan, violon)

Du 20 au 27 mai 2022, tournĂ©e – le 23 mai Ă  Lille, 12h30
Symphonie n°8 – couplĂ©e avec la Symphonie n°5 de Schubert (tournĂ©e), avec l’ouverture de La Belle MĂ©lusine de Mendelssohn Ă  Lille – sous la direction de Nuno Coelho

 

 

 

 

SOLISTES

Jeu 21 octobre 2021, 20h
STEVEN ISSERLIS, violoncelle – Concerto pour violoncelle de Robert Schumann, couplĂ© avec la Symphonie n°4 de Schumann – direction : James Feddek

Jeu 3 février 2022, 20h
NICHOLAS ANGELICH, piano – Liszt : Concerto pour piano n°2 – couplĂ© avec la crĂ©ation française de « Avant la fin
 vers oĂč? » d’Hector Parra / L’oiseau de feu de Stravinsky (version 1919), sous la direction de Ludovic Morlot

Mer 23, jeu 24 février 2022, 20h
RAFAEL BLECHACZ, piano – Concert n°5 l’Empereur de Beethoven – couplĂ© avec Tristan und Isolde de Wagner (PrĂ©lude du I), La Nuit transfigurĂ©e de Schoenberg – sous la direction de Tabita Berglund

Mer 2 mars 2022, 20h
ALEXANDRE KANTOROW, piano. RĂ©cital Liszt (SOnnet de PĂ©trarque, Nuages gris
), Scriabine, Schumann (Sonate n°1)

Ven 8 avril 2022, 20h
DANIIL TRIFONOV, piano – rĂ©cital Brahms, Bach (L’art de la fugue), 


 

 

 

 

ORCHESTRES INVITÉS

Mer 19 janvier 2022, 20h
ORCHESTRE FRANCAIS DES JEUNES : programme chorĂ©graphique avec le Bundesjugendballett – sous la direction de Alexander Shelley – superbe programme : Ravel (La Valse), R Strauss (Le Bourgeois Gentilhomme, suite / Till L’espiĂšgle), Ravel (Trio pour orchestre).

Mar 29 mars 2022, 20h
LES SIECLES / François-Xavier Roth, direction
Les plus grands scandales : Xenakis (Alax), Stravinsky (Le Sacre du Printemps) Ravel (Concerto pour la main gauche : CĂ©dric Tiberghien, piano)

Ven 29 avril 2022, 20h
ORCHESTRE DE PICARDIE sous la direction d’Arie Van Beek : Beethoven (Symphonie n°8), Saito (crĂ©ation), Brahms (Double Concerto pour violon / violoncelle)

 

 

 

ON-LILLE-orchestre-national-de-lille-saison-2021-2022-concerts-critique-opera-tournee-classiquenews

 

 

 

 

La nouvelle saison 2021 – 2022 de l’ON LILLE ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE comprend bien d’autres merveilles parmi un cycle
 Ă©poustouflant par sa diversitĂ© et ses audaces, retrouvez ici tous les programmes :
https://www.onlille.com/saison_21-22/

 on-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-saison-2021-2022

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, saion 21 / 22 : concert d’ouverture les 23 et 24 sept 2021

Alexandre_Bloch_orchestre national de lilleLILLE, ON LILLE, Orch national de Lille, 23-24 sept : OUVERTURE ! de la nouvelle saison 2021 2022. Formidable premier dĂ©fi pour les instrumentistes du National de Lille
 le concert d’ouverture de la nouvelle saison sous la baguette du directeur musical Alexandre Bloch, offre de superbes contrastes et un souffle dramatique irrĂ©sistible, associant Richard Strauss, Camille Saint-SaĂ«ns (100 ans en 2021) et aussi la crĂ©ation du compositeur en rĂ©sidence Alex Nante (nĂ© en 1992) : « SinfonĂ­a del cuerpo de luz / Symphonie du corps de lumiĂšre »  Le titre est dĂ©jĂ  tout un programme soulignant dans le flux musical ce passage des tĂ©nĂšbres Ă  la lumiĂšre, du terrestre au cĂ©leste en un parcours audible, puissamment sonore qui se fait mĂ©tamorphose voire sublimation : au sortir du concert vous serez transfigurĂ©s !

« Mort et transfiguration » est nĂ© de la pure imagination d’un Strauss bercĂ© par les rĂȘves et les passions romantiques. Rien donc d’autobiographique dans cette expĂ©rience musicale de la mort, Ă©prouvĂ©e selon le sujet narrĂ© par Romain Rolland par un mourant sur son lit d’agonie : alors qu’expirant, le malade angoisse mais rĂȘve aussi et songe Ă  son enfance, aux exploits de la maturitĂ© comme aux dĂ©sirs non encore exaucĂ©s, la mort surgit enfin en criant “halte”. AprĂšs une lutte inĂ©gale, le mourant succombe et du ciel rĂ©sonne sa rĂ©mission tant attendue sur les mots prononcĂ©s telle une dĂ©livrance : “RĂ©demption, transfiguration”.

ON-LILLE-orchestre-national-de-lille-saison-2021-2022-concerts-critique-opera-tournee-classiquenewsStrauss voulait prolonger comme un exercice et un dĂ©fi personnel, les trouvailles rĂ©alisĂ©es par ses poĂšmes prĂ©cĂ©dents : Macbeth (dĂ©but et fin en rĂ© mineur), Don Juan (mi majeur initial mais mi mineur final) auquel rĂ©pond ainsi la performance nouvelle de « Mort et RĂ©surrection » dĂ©butant en ut mineur mais s’achevant dans la lumiĂšre souveraine et spirituelle de l’ut majeur. ComposĂ©e entre 1887 et 1888, la partition est crĂ©Ă©e le 21 juin 1890 sous la direction de Strauss Ă  Eisenach. Et dĂ©jĂ  le critique Eduard Hansslick pouvait anticiper le succĂšs lyrique de Strauss en avouant son admiration pour cette Ɠuvre qui mĂšne droit sur la voie du drame en musique. DurĂ©e : 25 ou 26 mn selon les versions.

 

 

 

CONCERT D’OUVERTURE DE SAISONboutonreservation
LumiÚre, création et transfiguration !
Jeudi 23 septembre — 20h
Vendredi 24 septembre — 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

[ Tarif 1 ]  -  ± 1h10 sans entracte

NANTE
SinfonĂ­a del cuerpo de luz
[Commande de l’ONL – CrĂ©ation mondiale]

SAINT-SAËNS
Concerto pour violoncelle et orchestre n°1
Victor Julien-LaferriĂšre, violoncelle
(lauréat du Concours Reine Elisabeth en 2017)

R. STRAUSS
Mort et Transfiguration

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

 

 

 

BILLETTERIE EN LIGNE
https://onlille.notre-billetterie.com/billets?kld=2122&spec=1378

ACHETEZ VOTRE PASS !
https://www.onlille.com/saison_21-22/pass_21-22/

 

 

 

AUTOUR DES CONCERTS

18h45 Prélude conférence
Alex Nante, compositeur en résidence #1
(entrée libre, muni du billet de concert)

À l’issue des concerts
Bords de scĂšne
avec Alexandre Bloch
et Victor Julien-LaferriĂšre
(sous réserve)

 

 

 

ATTENTION – protocole sanitaire
conditions d’accùs :

Les conditions d’accĂšs au concert sont soumises aux contraintes sanitaires en vigueur au moment des reprĂ©sentations. Un pass sanitaire vous sera demandĂ©. En cas de non prĂ©sentation ou de contrĂŽle invalide, l’accĂšs en salle sera refusĂ© et aucun remboursement ne sera possible.

 

 

 

STREAMING : Concert captĂ© et diffusĂ© sur la chaine YOUTUBE de l’ON LILLE :
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

 

 

CONCERT repris en région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure

Samedi 25 septembre 2021— 20h
Fruges, Salle de sport Jean-Luc Rougé

 

 

 

TEASER VIDEO
SAISON 20021 2022 de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

 

 

 

________________

 

 

LIRE ici notre critique complĂšte du concert NANTE, R STRAUSS, SAINT-SAËNS par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH (23 sept 2021) : ” TANTRISME SYMPHONIQUE : le feu scintillant d’Alex NANTE rĂ©vĂ©lĂ© par l’Orchestre National de Lille

Orchestrte-national-de-Lille-alexandre-Bloch-concert-nante-strauss-23-sept-2021-ouverture-de-saisonLa partition en crĂ©ation Ă©tait un mets de choix pour le grand retour de l’Orchestre national de Lille sur scĂšne en grand effectif, un dispositif plus vu ni ressenti avec une telle intensité  depuis 18 mois. PrĂ©sentant avec finesse et humour la piĂšce en crĂ©ation au dĂ©but du concert, Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre, ne cache pas son plaisir de diriger ainsi ses plus de 90 musiciens devant une salle pleine
 Nous n’avions pas ressenti la vibration symphonique totale depuis l’odyssĂ©e des symphonies de Mahler, un accomplissement pour l’Orchestre pilotĂ© par un chef bien inspirĂ©. De fait l’exploration du langage mahlĂ©rien Ă  certainement profitĂ© Ă  la crĂ©ation de Nante,  …

 

 

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : fascinations classiques

METROPOLE LILLOISE / ON LILLE : 8 – 15 sept 2021. « Fascinations classiques ». 5 dates pour une tournĂ©e « fascinante » : l’ON LILLE Orchestre National de Lille sous la direction de Anna Rakitina joue Stravinsky et Mozart, diffusant le souffle symphonique dans 5 villes autour de Lille.

 

Anna_Rakitina_328px_21-22De la danse Ă  l’opĂ©ra
 1939 marque une rupture brutale dans la vie de Stravinsky. Le compositeur russe doit quitter l’Europe et s’exiler aux États-Unis. A contrario de cet Ă©vĂ©nement dramatique, les Danses concertantes, premiĂšre musique Ă©crite aux USA, font danser l’orchestre dans une joie communicative. La Symphonie n°38 dite « Prague » est une joyau symphonique que Mozart compose entre ses opĂ©ras Les Noces de Figaro et Don Giovanni. Outre qu’elle scelle la relation privilĂ©giĂ©e du compositeur salzbourgeois avec les Praguois, lesquels reconaĂźtront immĂ©diatement le souffle de Don Giovanni, la symphonie Prague cite le matĂ©riau des deux ouvrages lyriques. Cheffe assistante auprĂšs du prestigieux Orchestre Symphonique de Boston, la russe Anna Rakitina Ă©claire tout ce qu’a de drame cachĂ© et de situations lyriques, la partition de la n°38, sommet musical de la fin 1786, qui annonce le miracle de la trilogie derniĂšre, les 39, 40 et 41Ăš symphonies. A repĂ©rer en particulier pendant l’écoute de ses 3 mouvements (Adagio-allegro / Andante / Finale-Presto ; pas de menuet), la part significative des instruments Ă  vent qui forment des ensembles spĂ©cifiques, assurĂ©ment davantage dĂ©veloppĂ©s que les cordes.

STRAVINSKY
Danses concertantes

MOZART
Symphonie n°38, « Prague »

Anna Rakitina, direction  /  ‹Orchestre National de Lille

 

 

INFOS et RÉSERVATIONS
https://www.onlille.com/saison_21-22/concert/fascinations-classiques/

Détail de la tournée
FASCINATIONS CLASSIQUES
Concert symphonique

Du 8 au 15 septembre 2021‹en mĂ©tropole lilloise – circa 50 minutes sans entracte

—
Mercredi 8 – 20h
Wambrechies, Salle des fĂȘtes
—
Jeudi 9 – 20h
Roncq, la Source – Atrium
—
Vendredi 10 – 20h
Wattignies, Centre Culturel Robert Delefosse
—
Samedi 11 – 20h
Anstaing, Salle Polyvalente
—
Mercredi 15 – 20h
Bauvin, Église Saint-Quentin

ORCHESTRES. Le National de Lille, invité du Concertgebouw Amsterdam, ce jeudi 22 juillet 2021.

Arabella-steinbacher-violon-orchestre-national-de-Lille-concert-amsterdam-classiquenewsORCHESTRES. Le National de Lille, invitĂ© du Concertgebouw Amsterdam, ce jeudi 22 juillet 2021. AprĂšs juillet 2017, l’Orchestre National de Lille rĂ©cidive aux Pays-Bas : invitĂ©e par le Royal Concertgebouw, la phalange lilloise et son directeur musical, Alexandre Bloch occupent l’affiche symphonique Ă  Amsterdam ce jeudi 22 juillet 2021, pour deux concerts MOZART, avec la complicitĂ© de la violoniste allemande Arabella Steinbacher. DĂ©jĂ  l’invitation pour l’étĂ© 2022 a Ă©tĂ© confirmĂ©e.
Le Royal Concertgabouw accueille les Lillois, dans le cadre de la sĂ©rie estivale « Zomer concert » : Arabella Steinbacher retrouve l’Orchestre National de Lille depuis 2018 oĂč elle avait jouĂ©e le Concerto de Tchaikovski (notre photo, sous la direction de Mark Shanahan / © ON LILLE 2017 Ugo Ponte).

Au programme du concert du 22 juillet 2021
Ă  19h puis 21h15
Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto n°5 pour violon et orchestre
Symphonie n°38 « Prague » K 504
PLUS D’INFOS sur le site du concertgebouw Amsterdam
HET CONCERT GEBOUW
https://www.concertgebouw.nl/en/concerts-tickets/genre=Orchestra

CRITIQUE, opĂ©ra. Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle HĂ©lĂšne. GaĂ«lle Arquez, Cyrille Dubois, Marc Barrard
. ChƓur de chambre Septentrion. Anass Ismat, chef de chƓur. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Adaptation et mise en scĂšne, Lionel Rougerie.

CRITIQUE, opĂ©ra. Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle HĂ©lĂšne. GaĂ«lle Arquez, Cyrille Dubois, Marc Barrard
. ChƓur de chambre Septentrion. Anass Ismat, chef de chƓur. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Adaptation et mise en scĂšne, Lionel Rougerie.

ClĂŽture en beautĂ© de la 3e Ă©dition des Nuits d’ÉtĂ© de l’Orchestre National de Lille avec l’opĂ©ra bouffe français pas excellence, La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach, ici adaptĂ© et mis en scĂšne pour l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle par Lionel Rougerie. Alexandre Bloch dirige un orchestre en pleine forme et une distribution de chanteurs Ă©poustouflante, avec la magnifique GaĂ«lle Arquez dans le rĂŽle-titre. A la fois parodie de l’actualitĂ© (Ă  mourir de rire) et performance de bravoure aux plus hauts sommets lyriques !

 

 

Épatante cure lyrique en temps de Covid

 

Offenbach-la-belle-helene-opera-critique-classiquenews

 

 

Offenbach, victime d’antisĂ©mitisme et de censure Ă  son Ă©poque, Ă©tait le maĂźtre incontestable de la parodie. Il se parodiait lui mĂȘme autant que d’autres compositeurs, et avait un goĂ»t prononcĂ© pour la satire et le commentaire social humoristique de son actualitĂ©. Si le dĂ©ploiement acharnĂ© et nonchalant de ses talents lui ont valu le mĂ©pris d’un Berlioz ou d’un Wagner, nous nous rĂ©jouissons toujours de la qualitĂ© comme du charme indescriptible de son Ɠuvre. La Belle HĂ©lĂšne, crĂ©Ă© en 1864, se moquait des mƓurs bourgeoises et religieuses de la France sous NapolĂ©on III. Il est donc parfaitement convenable que Lionel Rougerie propose une superbe adaptation du livret se moquant des mƓurs sociales, identitaires et
 sanitaires, de notre monde changeant en pĂ©riode d’épidĂ©mie mondiale.

L’histoire d’origine est toujours la mĂȘme: les Rois de la GrĂšce antique dĂ©couvrent l’adultĂšre d’HĂ©lĂšne de Troie, Reine de Sparte, avec PĂąris, fils de Priam, Roi de Troie, qui l’enlĂšve Ă  CythĂšre. La dĂ©esse de l’amour se voit attribuer un rĂŽle parlĂ© dans cette production qui sert de fil conducteur. VĂ©nus, interprĂ©tĂ©e par la comĂ©dienne LĂ©na DangrĂ©aux, est aux commandes. Sa contrepartie mortelle et lyrique, HĂ©lĂšne, est magistralement interprĂ©tĂ©e par GaĂ«lle Arquez, en un tour de force, Ă©blouissant et remarquable. Le chant, la prestance, l’attitude de tragĂ©dienne comique (elle aussi Ă  mourir de rire) et la complicitĂ© avec l’ensemble dĂ©coiffent ! Cyrille Dubois dans le rĂŽle de PĂąris est Ă  la hauteur de la barre trĂšs haute d’HĂ©lĂšne, avec un chant plein de charme, la beautĂ© du timbre et une caractĂ©risation drĂŽle Ă  souhait !

 

 

offenbach-la-belle-helene-orchestre-national-de-Lille-opera-critique-classiquenews

 

 

Les nombreux personnages secondaires sont tous Ă  fond sur la scĂšne du Nouveau SiĂšcle et semblent ĂȘtre tout aussi Ă©pris de l’histoire que l’audience est conquise ! Se distinguent le MĂ©nĂ©las trĂšs sot d’Eric Huchet, l’Agamemnon fanfaron de Marc Barrard, l’Achille pompier de RaphaĂ«l BrĂ©mard et le superlatif Calchas de Philippe Ermelier. La prestation des musiciens s’accorde au fol entrain de la partition, qui n’est pourtant pas dĂ©pourvue de moments de tendresse et poĂ©sie. L’Orchestre National Lyrique relĂšve les dĂ©fis de la partition lyrique ; il est impeccable dans l’exĂ©cution sous la direction du chef Alexandre Bloch
 lequel n’hĂ©site pas Ă  rejoindre de temps en temps la comĂ©die qui flambe sur scĂšne. Les chƓurs trĂšs sollicitĂ©s sont tout aussi rĂ©actifs, plein de vivacitĂ© et d’esprit. Un Ă©vĂ©nement lyrique rĂ©ussi qui est une expĂ©rience merveilleusement bienfaisante en temps de COVID. Un excellent vaccin contre l’ennui. Photos : Ugo Ponte / ON LILLE 2021.

 

 

CRITIQUE, opĂ©ra. Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle HĂ©lĂšne. GaĂ«lle Arquez, Cyrille Dubois, Marc Barrard
. ChƓur de chambre Septentrion. Anass Ismat, chef de chƓur. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Adaptation et mise en scĂšne, Lionel Rougerie.

LILLE, l’ON LILLE revisite La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach. Les 8 et 10 juillet 2021

ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenewsLILLE, l’ON LILLE revisite La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach. Les 8 et 10 juillet 2021. Sous protection vĂ©nusienne
 La production de La Belle HĂ©lĂšne proposĂ©e par l’Orchestre National de Lille souligne la beautĂ© et la malice d’une partition certes truculente et dĂ©lirante, comme parodie des hĂ©ros de la mythologie grecque, mais surtout sincĂšre et juste. Sous la farce, est affirmĂ©e la vĂ©ritĂ© d’HĂ©lĂšne, de son dĂ©sir. La production met en lumiĂšre en particulier la « figure tutĂ©laire de VĂ©nus (double et adversaire d’HĂ©lĂšne) »  leur relation ainsi restituĂ©e rĂ©Ă©crit la lĂ©gende d’HĂ©lĂšne. A voir indiscutablement.
Avec la complicitĂ© du chef et directeur musical du National de Lille, Alexandre Bloch, le metteur en scĂšne Lionel Rougerie invite Ă  rĂ©viser notre conception de l’histoire d’HĂ©lĂšne et du berger troyen PĂąris
 Entretien vidĂ©o ici: https://cutt.ly/TmamjNw

Offenbach-la-belle-helene-opera-critique-classiquenews

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

LILLE, nouveau SiĂšcle
les 8 et 10 juillet 2021

RÉSERVATIONS sur le site de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/les-nuits-dete-la-belle-helene/

 
EXTRAIT VIDEO sur la chaüne youtube de l’ON LILLE :
https://www.youtube.com/user/ONLille

Photo : © Ugo Ponte / ON LILLE 2021

 

 

LIRE aussi notre dossier et présentation de La BELLE HELENE de Jacques Offenbach ici

LILLE, ON LILLE, concert ven 25 juil 2021, 20h. Alexandre Bloch, Nemanja Radulovic

ONLILLE-Alexandre-Bloch-Nemanja-Radulovic-concert-critique-annonce-classiquenews-juin-2021LILLE, ON LILLE, concert ven 25 juil 2021, 20h. Alexandre Bloch, directeur musical de l’ON LILLE Orchestre National de Lille, retrouve (depuis 2016) un partenaire privilĂ©giĂ© le violoniste Nemanja Radulovic dans le Concerto pour violon n°2 de Prokofiev. Avec les instrumentistes de l’orchestre lillois, Alexandre Bloch joue aussi la Symphonie n°38 dite « Prague » de Mozart. La virtuositĂ© trĂ©pidante du Concerto n°2 de Prokofiev exige des qualitĂ©s extrĂȘmes au soliste comme Ă  l’orchestre, en particulier dans le finale enflammĂ© et virtuose. Le soliste requis doit impĂ©rativement maĂźtriser chant et souplesse. L’opus 63 en sol mineur, contemporain du ballet RomĂ©o et Juliette (et aussi du Concerto pour violon d’Alban Berg, Ă  la mĂ©moire d’un ange), est crĂ©Ă© Ă  Madrid le 1er dĂ©cembre 1935. L’allegro moderato fait valoir les ressources expressives et vocales du violon, en particulier dans la sublime cantilĂšne du second thĂšme, enrichie de subtiles modulations. L’andante assai associe violon et flĂ»te sur un tapis / halo d’harmonies irisĂ©es, poĂ©tiques. Si les deux premiers mouvements tendent Ă  l’intĂ©rioritĂ©, le dernier, Allegro ben marcato exprime une vitalitĂ© mordante et directe, parfois rude, qui contraste de façon gĂ©niale avec l’introspection recherchĂ©e des deux premiers.

JouĂ©e en dĂ©but de programme, la Symphonie Prague de Mozart indique la maturitĂ© ahurissante du compositeur ; crĂ©Ă©e Ă  Vienne le 6 dĂ©c 1786, la partition est ensuite triomphalement jouĂ©e Ă  Prague le 19 janvier 1787 ; aprĂšs un adagio d’une rare noblesse de ton, le premier mouvement – allegro-, affiche une Ă©nergie proche de la FlĂ»te enchantĂ©e Ă  venir. L’Andante relĂšve d’une main sĂ»re, d’un esprit au sommet de son inspiration, alliant tendresse et gravitĂ©. Le Presto final est digne d’une scĂšne d’opĂ©ra, et retrouve la frĂ©nĂ©sie, l’élan passionnel de Cherubino dans les Les Noces qui pour Ă©viter le Comte Almaviva, saute par la fenĂȘtre
 Mozart y dĂ©montre une clairvoyance nouvelle, une luciditĂ© qui n’écartant pas la grĂące, est l’indice des plus grandes rĂ©ussites musicales. La « Prague » cĂ©lĂšbre un lien unique entre Wolfgang et les praguois qui avant les Viennois, ont su mesurer son immense talent, applaudissant Le Nozze di Figaro puis son Don Giovanni, sa force visionnaire.

recital_ concert nemanja radulovic_01_328px_20-21Artiste en rĂ©sidence au sein de l’Orchestre National de Lille, pour la saison 2020 2021, Nemanja Radulovic n’avait pu, ayant Ă©tĂ© cas contact, rĂ©aliser le concert programmĂ© le 24 sept Ă  Lille.  Voici donc un opportunitĂ© attendue de l’écouter avec l’Orchestre Lillois et son directeur musical, Alexandre Bloch, dans une piĂšce particuliĂšrement redoutable pour les violonistes. Ce concert exceptionnel clĂŽt la saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille. RV pris cet Ă©tĂ©, pour La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach, dans le cadre des Nuits d’étĂ© de l’Orchestre (7, 8, 10 juillet 2021).

________________________________________________________________________________________________

 

Jeudi 24 et Vendredi 25 juin 2021, 20hboutonreservation
LILLE, Nouveau SiĂšcle
Concerts de clĂŽture de la saison 2020 2021
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/concert-de-cloture-de-saison/

MOZART
Symphonie n°38 en ré majeur dite « Prague »

PROKOFIEV
Concerto pour violon n°2

Nemanja Radulović, violon
Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

________________________________________________________________________________________________

 

RĂ©servations sur la site onlille.com
sur place et par téléphone au 03 20 12 82 40
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/concert-de-cloture-de-saison/

Photo © Ugo Ponte / ONL

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : 2 concerts DĂ©mos, mer 23 juin 2021

demos orchestre national de lille lucie leguay alex bloch classiquenewsLILLE, concerts DĂ©mos, merc 23 juin 2021, 15h, 18h30. Plus que jamais, et plus inventif qu’avant, l’Orchestre National de Lille a redoublĂ© d’efforts pour maintenir le travail avec les enfants instrumentistes de DĂ©mos, ce malgrĂ© les interruptions et la communication Ă  distance, covid oblige. Toute l’équipe de DÉMOS MEL#2 (intervenants artistiques, rĂ©fĂ©rents sociaux
) est restĂ©e mobilisĂ©e pour poursuivre le travail et assurer la continuitĂ© de la pratique musicale. Il n’est pas d’Ă©cole plus formatrice que le jeu en orchestre pour Ă©couter, jouer, partager ensemble.

Les sessions en orchestre ont Ă©tĂ© adaptĂ©es pour travailler en petits groupes. Les chefs Lucie Leguay et Alexandre Bloch, ce dernier directeur musical de l’Orchestre National de Lille, ont entretenu cet engagement collectif nĂ©cessaire avec les quelques 86 enfants de la MEL ; organisĂ©s ainsi en 2 mini orchestres les jeunes instrumentistes prĂ©sentent ce 23 juin, leurs concerts de fin saison, fruit d’un long travail assidu et tenace.

CONCERTS DÉMOS MEL #2
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
Mercredi 23 juin 2021
15h (concert #1) & 18h30 (concert #2)
Programme pour deux mini-orchestres !

Gratuit sur réservation
± 30 minutes sans entracte

15h : un premier mini-orchestre avec les enfants des villes d’ArmentiĂšres et de Hem (violonistes, altistes, violoncellistes), de Lille-Fives (flĂ»tistes et hautboĂŻstes) et de Faches-Thumesnil (clarinettistes et bassonistes)

18h30 : un second mini-orchestre avec les enfants des villes de Roubaix et de Wattrelos (violonistes, altistes, violoncellistes, contrebassistes), Mons-en-BarƓul et Marcq-en-BarƓul (trompettistes, trombonistes, tubistes)

Les enfants sont accompagnĂ©s sur scĂšne par leurs rĂ©fĂ©rents sociaux qui jouent Ă©galement d’un instrument, leurs enseignants en musique, en chant et en danse ainsi que de musiciens de l’Orchestre National de Lille impliquĂ©s dans le projet.

Programme
ƒUVRE VOCALE TRADITIONNELLE DE MACÉDOINE
ARRANGÉE PAR MATTIAS DRAGOMIROVIC : Usti Usti Baba
BEETHOVEN : Symphonie n°3, Eroica – Finale (extrait)

Lucie Leguay & Alexandre Bloch, direction

DÉMOS, Dispositif d’Éducation Musicale et Orchestrale Ă  vocation Sociale, est un projet de dĂ©mocratisation culturelle aux ambitions nationales, portĂ© par la CitĂ© de la musique – Philharmonie de Paris.
DÉMOS MEL est mis en Ɠuvre par l’Orchestre National de Lille en partenariat Ă©troit avec la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille.

 

 

En vidéo : www.youtube.com/watch?v=8knNOmnT1cw

Posted in Backup, classiquenews, dĂ©pĂȘches, sĂ©lection 02 (les plus lues) | Tagged , , ,

LIVE STREAMING, opĂ©ra. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch

CRITIQUE opĂ©ra, LIVE STREAMING. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch – La mise en scĂšne met le thĂ©Ăątre en avant, et donc la violence d’un pouvoir avide d’assassinats, probablement perpĂ©trĂ©s Ă  l’initiative de l’infĂąme Scarpia, baron inique, et patron de la police romaine. Le dĂ©but de l’opĂ©ra commence ainsi par une exĂ©cution en rĂšgle, Ă  laquelle le public prĂ©sent applaudit Ă  tout rompre : au moins le climat est fixĂ©. Nous sommes sous le rĂ©gime d’une terreur (qui dit spectacle, dit assassinats). Et les amants maudits, le bonapartiste libertaire (et peintre) Mario Cavaradosi et sa maĂźtresse, la cantatrice Floria Tosca (que dĂ©sire Scarpia) surgissent de l’ombre telles deux Ăąmes fraternelles, passionnĂ©s, humaines, totalement impuissant face Ă  la machine sanguinaire.
Le trio infernal se rĂ©alise grĂące Ă  une caractĂ©risation soignĂ©e, vraisemblable. CĂŽtĂ© chant, c’est surtout la sincĂ©ritĂ© souvent dĂ©chirante de la soprano Joyce El-Khoury qui se dĂ©tache ; toujours trĂšs engagĂ©e Ă  tenir son personnage de femme loyale amoureuse prĂȘte Ă  tout pour sauver celui qu’elle aime (et qui se fait arrĂȘtĂ© et torturĂ© par Scarpia). Sa fameuse priĂšre au II (Vissi d’arte, vissi d’amore, Ă  la table du dĂ©mon Scarpia) bouleverse par son ardeur Ă©plorĂ©e, sa grandeur morale dĂ©munie.

 

 

 

TOSCA-Opera-de-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-Bloch-critique-streaming-classiquenews-juin-2021-CRITIQUE-opera

 

Tableau final de l’opĂ©ra : auprĂšs du corps de Mario assassinĂ©, Tosca se tue…

L’orchestre tire son Ă©pingle du jeu : souple et puissant ; dĂ©taillĂ© et trĂšs suggestif, sous la baguette d’Alexandre Bloch, directeur musical du National de Lille, le chef dirige en veste blanche, dans une fosse Ă©largie et au milieu des musiciens ; la partition de Puccini dĂ©voile tout ce qu’elle comprend d’ampleur cinĂ©matographique dans sa progression dramatique, ses sĂ©quences contrastĂ©es, sa palette psychologique si juste
 l’Orchestre peint de vĂ©ritables paysages, picturaux, Ă©motionnels, comme le chant du jeune berger au dĂ©but du III, ici chantĂ© par 3 jeunes filles, qui Ă©voque les collines romaines et les troupeaux qui y paissent
 vision pastorale inouĂŻe dans un drame barbare qui ici se termine par le suicide par pendaison de Tosca.
On est happĂ© de bout en bout par la tension d’un orchestre qui sait rugir (auprĂšs de Scarpia) autant qu’implorer (la priĂšre de Tosca).

 

 

 

_____________________________________________________________________________________

 

LIVE STREAMING, opĂ©ra. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch

 

 

 

Tosca, opéra en trois actes de Giacomo Puccini (1858-1924)
Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Création à Rome le 14 janvier 1900

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj
LumiĂšres : Nathalie Perrier
Assistant Ă  la direction musicale : Constantin Rouits
Chef de chant : Benjamin Laurent
Chefs de choeur : Yves Parmentier, Pascale Diéval-Wils

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Le baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti : Patrick Bolleire
Le sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu LĂ©croart
Un geĂŽlier : Laurent Herbaut
Un berger : Violette Desmalines, Daphné Greff-Kielar, Emma Ponte
Amané Shiozaki, Marion Smith (en alternance)
Choeur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune Choeur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

REVOIR en REPLAY TOSCA de PUCCINI par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch :
https://www.youtube.com/watch?v=85Nz22l31Mw&t=7915s

LILLE PIANO(S) FESTIVAL : la magie du piano, le chant des claviers (18, 19, 20 juin 2021)

LILLE-PIANOS-FESTIVAL-18-19-20-JUIN-2021-annonce-classiquenewsLILLE : 17Ăš LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19 et 20 juin 2021. DĂ©jĂ  la 16Ăš Ă©dition en juin 2021 : Lille s’est imposĂ© sur la scĂšne pianistique internationale grĂące au festival thĂ©matique que propose Ă  chaque printemps l’Orchestre National de Lille : le Lille Piano(s) Festival ; soit 3 jours de concerts principalement dans le bĂątiment du Nouveau siĂšcle Ă  Lille, et aussi dans plusieurs lieux dĂ©sormais emblĂ©matiques (salle de concert du Conservatoire, ND de la Treille
 ) sans omettre les nouveaux sites, cette annĂ©e, la chapelle de l’UniversitĂ© catholique rĂ©novĂ©e, nouvel Ă©crin idĂ©al pour les Ă©vĂ©nements chambristes. La rĂ©ussite du Festival tient Ă  son noyau artistique trĂšs identifiĂ© : le piano, au coeur de la programmation, instrument phare du Festival. Ainsi les deux concerts symphoniques d’ouverture et de clĂŽture (ouverture ven 18 juil 21h avec Lucas Debargue qui joue le Concerto n°2 de Prokofiev avec l’Orchestre National de Lille dirigĂ© par Alexandre Bloch / clĂŽture dim 20, 19h30, avec CĂ©dric Tiberghien dans le Concerto n°23 de Mozart avec l’Orchestre de Picardie sous la direction de Jean-Claude Casadesus) ; la place rĂ©servĂ©es au laurĂ©ats des concours internationaux (Dmitri Kalashnikov, le 19 juin 14h / Kenji Miura, le 19 juin, 17h / Mikhail Bouzine, le 20 juin, 11h, 
) ; prĂ©sence des talents Ă©mergeants et « grands du piano » (Alexandra Dovgan, le Duo JĂĄtekok, Florian Noack, Judith JĂĄuregui
 et aussi Pierre-Laurent Aimard, le 20 juin, 17h30) ; et depuis les cinq derniĂšres annĂ©es, une nouvelle tendance qui Ă©largit la proposition de base et affiche de nombreuses « échappĂ©es » complĂ©mentaires sur le thĂšme des claviers (ainsi la prĂ©sence de la claveciniste Violaine Cochard cette annĂ©e.)
 « Notre Festival a su Ă  la fois conserver sa proposition de dĂ©part et aussi se renouveler en enrichissant son offre ; le piano demeure au centre du projet ; autour gravite toute une sĂ©rie de concerts divers sur le thĂšme des claviers », prĂ©cise François Bou, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Orchestre National de Lille.

L’édition de juin 2020 Ă©tait, confinement oblige, 100% digitale ; tous les concerts du Festival ont Ă©tĂ© diffusĂ©s en direct et en streaming (toujours accessibles depuis la chaĂźne youtube de l’Orchestre National de Lille), grĂące Ă  une rĂ©activitĂ© exemplaire qui a alors montrĂ© l’inventivitĂ© technologique de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille dans sa confrontation avec la crise sanitaire. L’édition 2021 marque le retour des concerts en public : « Nous pouvons enfin rĂ©tablir l’essence mĂȘme de notre activitĂ©, jouer pour les spectateurs, partager avec le public ».

 

 

 

leleu-escaich-duo-lille-pianos-festival-juin-2021-annonce-critique-classiquenews

 

 

Romain Leleu et Thierry Escaich © JB Millot

 

 

 

Pour la session de juin, l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle accueille les spectateurs dans la limite des 65% de sa jauge ; ainsi dans le respect des conditions sanitaires, les musiciens jouent devant circa 900 auditeurs, un retour Ă  la vie, dans des conditions quasi normales. Sous la barre des 1000 spectateurs, le pass sanitaire n’est pas requis. « Si les conditions le permettent, nous espĂ©rons accueillir le public Ă  pleine jauge en septembre prochain, pour notre nouvelle saison 2021-2022 », prĂ©cise aussi François Bou.

Plusieurs artistes qui n’avaient pu venir en 2020 Ă  cause de la pandĂ©mie et duDUO-JATIKOK-piano-lille-pianos-festival-2021-critique-classiquenews confinement, sont prĂ©sents cette annĂ©e, comme le compositeur et organiste Thierry Escaich (en duo avec Romain Leleu, programme « Vocalises », orgue et trompette, le 20 juin, 17h30), ou de la Symphonie de Poche (qui prĂ©sente ainsi le concert Beethoven empĂȘchĂ© l’annĂ©e derniĂšre, dim 19 juin, 11h). Parmi les profils novateurs, soulignons le rappeur Ben PLG dont la prĂ©sence n’a rien d’artificielle (le 19 Ă  21h – Auditorium de la gare Saint-Sauveur) : l’artiste qui est une personnalitĂ© rĂ©gionale et dont la rĂ©putation est dĂ©jĂ  internationale, place le clavier dans tous ses concerts. L’édition 2021 comprend aussi des concerts de jazz, de musique du monde (l’ensemble armĂ©nien Naghash, 
 ). Eclectique et d’une rare cohĂ©rence, LILLE PIANO(S) FESTIVAL crĂ©e l’évĂ©nement dans une pĂ©riode marquĂ©e par la rĂ©ouverture des salles de spectacles. ParticuliĂšrement inspirĂ© par la magie des claviers, le Festival lillois s’annonce plus ouvert et gĂ©nĂ©reux, plus divers et surprenant que jamais. RV incontournable Ă  LILLE, les 18, 19 et 20 juin 2021 (17Ăšme Ă©dition). (Photo : Duo Jatekok © G Arnold)

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 INFOS & RESERVATIONS sur le site du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021

 

 

 

LIRE aussi notre présentation et tous les concerts du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021 :

Festival Ă©vĂ©nement Ă  LILLE : LILLE PIANO(S) FESTIVALL’Orchestre National de Lille affiche fiĂšrement sa nouvelle Ă©dition du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021, soit 3 jours de fĂȘtes et de cĂ©lĂ©brations musicale, les 18, 19 et 20 juin 2021 qui sonnent comme un retour Ă  la vie, au public dans les salles, au partage dĂ©tendu, apaisĂ©, libĂ©rĂ© des contraintes du confinement et de l’isolement. En juin 2020, le Festival avait Ă©tĂ© le premier Ă  diffuser toute sa programmation en ligne, rĂ©alisant un tour de force digital exemplaire (que classiquenews a suivi pas Ă  pas, rendant compte des concerts ainsi diffusĂ©s).

http://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-18-19-et-20-juin-2021/

 

 

dlitri-kalashnikov-piano-festival-lille-pianos-piano-2021-annonce-critique-classiquenews

 

 Mikhaïl Bouzine © G Laurenceau

 

 

 

HĂ©roĂŻnes mozartiennes, “nouvelle symphonie” de Brahms

ARIE VAN BECK concert orchestre national de lilleRADIO CLASSIQUE, le 20 juin 2021, 21h. Mozart, Brahms. EnregistrĂ© le 1er juin Ă  Lille, le concert mĂȘle airs d’opĂ©ras de Mozart interprĂ©tĂ©s par Sandrine Buendia et une « nouvelle symphonie » de Brahms, Ă  savoir le Quintette avec piano opus 34 transcrit pour orchestre (par Henk de Vlieger)., une Ɠuvre passionnĂ©e et tendre que Clara Schumann affectionnait particuliĂšrement, lui reconnaissant dĂšs sa crĂ©ation en tant que partition chambriste, une ampleur irrĂ©sistible aux couleurs symphoniques
 InvitĂ© par l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre de Picardie (Arie Van Beek, direction) relĂšve les multiples dĂ©fis du programme lyrique et symphonique.
EN LIRE plus ici : http://www.classiquenews.com/lorchestre-national-de-lille-invite-lorchestre-de-picardie-mozart-brahms/

L’Orchestre National de LILLE joue La Belle HĂ©lĂšne

ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenewsLILLE : les 7, 8 et 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle-HĂ©lĂšne. L’Orchestre National de Lille poursuit sa passion du lyrique et offre Ă  prĂ©sent chaque Ă©tĂ©, une nouvelle production lyrique, dans le cadre de son cycle estival incontournable « Les Nuits d’été ». AprĂšs la dĂ©lirante et touchante MASS de Bernstein (2018), Carmen (prise de rĂŽle d’Aude ExtrĂ©mo) en 2019, voici La Belle-HĂ©lĂšne, subtile parodie d’aprĂšs la mythologie, ciselĂ©e en 1864 par Jacques Offenbach. PoĂ©sie, facĂ©tie, dĂ©lire
 tout Ɠuvre Ă  sĂ©duire et faire rire. La lĂ©gĂšretĂ© d’Offenbach Ă©gale sa tendresse et son Ă©lĂ©gance,
 une Ă©quation qui fonde son gĂ©nie si proche de son contemporain : Johann Strauss fils. La version que proposent le National de Lille et Alexandre Bloch concentre les meilleures pages de la partition grĂące Ă  un livret rĂ©Ă©crit pour l’occasion par Lionel Rougerie (qui avait collaborĂ© avec l’Orchestre Ă  l’occasion de ses 40 ans en 2015 / 2016). Instrumentistes et chef Ă  Lille se retrouvent ainsi dans la dĂ©fense de l’opĂ©ra français (on se souvient de leur excellent travail sur Les PĂȘcheurs de perles de Bizet en 2017). DĂ©jĂ  le tĂ©nor Cyrille Dubois (PĂąris) participait Ă  la rĂ©ussite des PĂȘcheurs : il sera PĂąris, le pĂątre trop sĂ©duisant par lequel le scandale arrive… Dans cette nouvelle production de La BELLE HÉLENE, paraĂźt, protectrice d’HĂ©lĂšne de Troie. VĂ©nus rĂšgne sur ce drame du dĂ©sir omnipotent et drĂŽlatique : il Ă©tait donc lĂ©gitime de lui offrir ainsi une incarnation inĂ©dite.

 

 

 

Un opéra bouffe inspiré par la mythologie


 

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesPour sa nouvelle partition destinĂ©e au ThĂ©Ăątre des VariĂ©tĂ©s, Offenbach compose La Belle HĂ©lĂšne, grand ouvrage en 3 actes sur le livret de Meilhac et HalĂ©vy. Le compositeur a dĂ©jĂ  choisi ses interprĂštes favoris : Hortense Schneider dans le rĂŽle-titre et le tĂ©nor JosĂ© Dupuis (formĂ© par HervĂ© aux Folies-Nouvelles) qui Ă©blouit dans le rĂŽle de PĂąris. Les rĂ©pĂ©titions sont extĂ©nuantes et longues : Offenbach, monstre de travail et d’exigence, entend conduire ses Ă©quipes vers le but sonore et artistique qu’il s’est fixĂ© : « c’est pien mes enfants, trĂšs choli ; mais c’est bas ça du tout ! ». Offenbach rĂ©Ă©crit au fur et Ă  mesure, selon les possibilitĂ©s des artistes, selon la censure aussi : le rĂŽle de Chalcas est « adouci » car il est d’emblĂ©e jugĂ© trop anticlĂ©rical : blasphĂ©matoire ! La premiĂšre a lieu le 17 dĂ©c 1864 : triomphe absolu. C’est que l’amuseur des boulevards sait faire rire et aussi toucher par la grĂące de son inspiration


_____________________________________________________________________________________

 
 

 

 BELLE HELENE OFFENBACH opera orchestre national de lille nuits d ete
 

 PĂąris et HĂ©lĂšne (Cyrilel Dubois et Gaelle Arquez), nouveaux hĂ©ros de la production Ă©vĂ©nement des Nuits d’Ă©tĂ© Ă  LILLE, les 7, 8 et 10 juillet 2021 (DR).

 
 
 

LILLE – Auditorium du Nouveau Siùcleboutonreservation
LES NUITS D’ÉTÉ
Jacques OFFENBACH : LA BELLE HÉLÈNE
Le cĂ©lĂšbre opĂ©ra-bouffe d’Offenbach
revisitĂ© par l’Orchestre National de Lille

Mercredi 7 juillet 2021 — 20h
Jeudi 8 juillet 2021 — 20h
Samedi 10 juillet 2021— 20h

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
Attention jauge limitée en raison des mesures sanitaires
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/les-nuits-dete-la-belle-helene/

± 2h sans entracte

_____________________________________________________________________________________

 Production Ă  l’affiche du ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es Ă  PARIS, jeudi 1er juillet 2021, 19h30.

 

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ON LILLE
Alexandre Bloch, direction
Lionel Rougerie, livret & mise en scĂšne

Gaëlle Arquez, HélÚne
Cyrille Dubois, PĂąris
Éric Huchet, MĂ©nĂ©las
Aliénor Feix, Oreste
Marc Barrard, Agamemnon
Philippe Ermelier, Calchas
Raphaël Brémard, Achille
Sahy Ratia, Ajax I
Florent Karrer, Ajax II
Marie Lenormand, Bacchis
Camille Poul, LĂ©ĂŠna
Pauline Texier, Parthénis
Léa Dangréaux, Vénus

ChƓur de Chambre Septentrion
Orchestre National de Lille

Saïd Abitar, Illustrations et scénographie
Fabrice Ollivier, LumiĂšres

_____________________________________________________________________________________

 

 

Languissante et sincĂšre HĂ©lĂšne


MARSEILLE : La Belle HĂ©lĂšne d'Offenbach version PisaniLes couleurs de l’orchestre, le gĂ©nie des mĂ©lodies, celui semblable du texte souvent dĂ©tournĂ©, d’une drĂŽlerie absolue (Ă©grillard, facĂ©tieux, argotique) imposent la verve parodique et poĂ©tique d’Offenbach qui en dĂ©tournant de façon comique voire dĂ©lirante et ridicule, les hĂ©ros de la mythologie grecque, critique surtout le pouvoir Ă  son Ă©poque et les petits bourgeois de Paris, trĂšs trop conformes (HĂ©lĂšne prĂ©cise Ă  PĂąris, qu’ici « on dĂźne Ă  7 heures »). Le compositeur Ă©gratigne aussi le genre lyrique noble, jouant sur de grands ensembles pour conclure chaque acte (parodie du grand opĂ©ra). HĂ©lĂšne est une sirĂšne des plus sensuelles : une mezzo languissante (« il nous faut de l’amour » dit-elle au I
 puis doute de son dĂ©sir (acte II : « Dis moi VĂ©nus, quel plaisir trouves-tu Ă  faire ainsi cascader la vertu? ») ; Oreste, un ado argotique et dĂ©lurĂ© ; PĂąris, insolent, mordant aux aigus virtuoses pĂ©taradants (sa tyrolienne quand il Ă©voque son fameux « jugement ») ; Calchas, expert manipulateur ; sans omettre les Rois et les prĂȘtres, caricaturĂ©s dans le fameux trio patriotique du III (Agamemnon, MĂ©nĂ©las, Calchas), avec calembourgs et chorĂ©graphie qui cite l’opĂ©rette prĂ©cĂ©dente « OrphĂ©e aux enfers ». Un pur esprit bouffe, c’est Ă  dire fantaisiste et poĂ©tique emporte l’action et le rythme de La Belle HĂ©lĂšne. Offenbach y atteint la verve cadencĂ©e et rythmĂ©e (avec crescendos bien calibrĂ©s) d’un Rossini. Et c’est surtout l’articulation du français qui importe le plus : il conduit le raffinement comique et toute la tension du drame

Comme c’est souvent le cas dans l’histoire de l’opĂ©ra français : le grand genre est doublĂ© par son Ă©cho parodique. Comment ne pas inscrire La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach comme la rĂ©ponse dĂ©calĂ©e, dĂ©lirante, des Troyens de Berlioz, jouĂ©s l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, le 4 nov 1863 au ThĂ©Ăątre-Lyrique ? D’un cĂŽtĂ© la fresque Ă©pique et poĂ©tique du grand Hector inspirĂ© par Virgile ; de l’autre, la verve dĂ©lirante d’un gĂ©nie de la cocasserie
 Le public a montrĂ© sa prĂ©fĂ©rence en applaudissant Ă  tout rompre l’excellente comĂ©die dĂ©lirante d’Offenbach.

_____________________________________________________________________________________

 

 

Synopsis

 

ACTE I. A Sparte la reine HĂ©lĂšne attend le beau PĂąris : selon le jugement fameux, le prince doit lui ĂȘtre promis par la dĂ©esse VĂ©nus. De fait, le « berger » PĂąris paraĂźt Ă  la cour de Sparte pour concourir aux joutes intellectuelles, parmi les rois grecs dont Agamemnon (baryton), son fils Oreste (soprano), surtout MĂ©nĂ©las l’époux d’HĂ©lĂšne. PĂąris gagne : il pourra conquĂ©rir HĂ©lĂšne car MĂ©nĂ©las doit partir en CrĂȘte selon les indications de l’augure Calchas (baryton-basse).

ACTE II. SĂ©duite, HĂ©lĂšne affiche la dĂ©termination d’une Ă©pouse vertueuse : elle rĂ©sistera Ă  la cour de PĂąris. Celui-ci se glisse dans sa couche la nuit, car il se fait passer pour un rĂȘve (valse nocturne fameuse). MĂ©nĂ©las les surprend et prend Ă  tĂ©moins les autres rois (jouant au jeu de l’oie). PĂąris doit partir.

ACTE III. Les Bains de Nauplie. Les dieux courroucĂ©s par le dĂ©part de PĂąris, souffle un vent mauvais contre les hommes pour les punir. MĂ©nĂ©las est corrigĂ© par Agamemnon et Calchas, mais refuse d’ĂȘtre cocu pour l’intĂ©rĂȘt collectif. Soudain le « grand augure de CythĂšre » paraĂźt (PĂąris dĂ©guisĂ©) : il emporte avec lui la belle HĂ©lĂšne toute soumise, Ă  la barbe des rois dĂ©munis.

_____________________________________________________________________________________

 

 

DISCOGRAPHIE

La version pilotĂ©e par Michel PLASSON avec la diseuse royale Jessye Norman, HĂ©lĂšne dĂ©sirante et ardente de grande classe, et une distribution de chanteurs français idĂ©alement articulĂ©s (le Calchas de Jean-Philippe Lafont) s’impose Ă©videmment (1984, Emi). Chaque sĂ©quence y dĂ©borde de vitalitĂ© thĂ©Ăątrale grĂące au style vocal qui place l’intelligibilitĂ© au cƓur de tout enjeu dramatique.

_____________________________________________________________________________________

 

 

LIRE aussi notre critique des PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017 : Formidable production, que ces PĂȘcheurs de perles
 fruit d’une intense prĂ©paration et d’ajustements en sĂ©rie sur un timing serrĂ©, par toutes les Ă©quipes de l’Orchestre National de Lille, dont le rĂ©sultat prĂ©sentĂ© Ă  Lille (avant Paris), ce 10 mai dernier dans un Auditorium du Nouveau SiĂšcle totalement plein, est riche de plusieurs enseignements

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-lille-nouveau-siecle-le-10-m
ai-2017-bizet-les-pecheurs-de-perles-1863-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/

LIRE aussi la critique du CD Les PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017
https://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

VOIR les PĂȘcheurs de Perles de Bizet sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/watch?v=xAYsFzW3TsI

L’Orchestre National de Lille invite l’Orchestre de Picardie (Mozart, Brahms)

ARIE VAN BECK concert orchestre national de lilleLILLE, le 1er juin 2021. CONCERT Mozart, Brahms. En clĂŽture de sa saison 20 21, l’ON LILLE invite une phalange voisine, l’Orchestre de Picardie et le chef Arie Van Beek dans un programme lyrique et symphonique rĂ©jouissant : airs pour soprano extraits des opĂ©ras Nozze di Figaro, Cosi fan tutte, Don Giovanni mais aussi Idomeneo de Mozart ; puis plus original, version pour orchestre du Quintette avec piano en fa mineur opus 34 de Brahms (transcription de Henk de Vlieger).

La jeune soprano française Sandrine Buendia relĂšve le dĂ©fi de ce parcours dramatique qui brosse comme un portrait Ă©loquent, contrastĂ© des hĂ©roĂŻnes mozartiennes : Susanne, forte et tendre et qui feint d’aimer le Comte
 ; Despina, piquante et astucieuse fĂ©ministe ; l’amoureuse et loyale Elvira, pourtant trahie par celui qu’elle aime, Don Giovanni ; la lumineuse (et salvatrice) Ilia

EmblĂ©matique de cette densitĂ© Ă©motionnelle aussi tendre qu’éruptive, popre Ă  Johannes Brahms, le Quintette pour piano avait suscitĂ© dĂšs 1863, un commentaire de CLARA SCHUMANN Ă  son Ă©coute : « C’est une Ɠuvre si pleine d’idĂ©es qu’elle demande tout l’orchestre. Je t’en prie, revois-la encore ». PlutĂŽt que fantaisie dĂ©raisonnable et futile, l’Ɠuvre de l’arrangeur nĂ©erlandais Henk de Vlieger suit Ă  la lettre le conseil avisĂ© de la pertinente Clara
 GrĂące Ă  cette nouvelle parure, capable de faire briller tous les pupitres de l’orchestre, ne s’agirait-il pas en dĂ©finitive d’une nouvelle symphonie de Brahms ?

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

LILLE, Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Mardi 1er juin 2021, 19h
L’Orchestre National de Lille invite
L’Orchestre de Picardie
Arie van Beek, direction
Sandrine Buendia, soprano

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

PROGRAMME  

 

MOZART, extraits d’airs d’opĂ©ra

Giunse al fin il momento… Deh vieni non tardar »
RĂ©citatif et Air de Susanna – extrait des Noces de Figaro

« In uomini, in soldati »
Air de Despina – extrait de Cosi fan tutte«

Zeffiretti lusinghieri »
Air de Ilia – extrait d’Idomeneo«

Ah fuggi il traditor non lo lasciar piĂč dir »
Aria de Donna Elvira – extrait de Don Giovanni

 

BRAHMS
Quintette pour piano et cordes en fa mineur op.34
(orchestration Henk de Vlieger)
[Création mondiale]

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

CONCERT capté et diffusé le dimanche 20 juin 2021 à 21h sur RADIO CLASSIQUE

Tarifs de 6 Ă  55€ – DurĂ©e: ± 55 minutes sans entracte
RĂ©servations sur www.onlille.com et Ă  la Boutique de l’Orchestre, 3 place MendĂšs France – LILLE.
Renseignements 03 20 12 82 40
(du lundi au vendredi 10h-18h)

Sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille :

https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/brahms-et-mozart/

TOSCA par l’ON LILLE et Alexandre BLOCH : 3 juin 2021

bloch-alexandre-symphonie-9-mahler-critique-concert-classiquenews-reportage-video-symphonie-n8-mahlerLILLE, OpĂ©ra. 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. ON LILLE, Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (photo ci contre © Ugo Ponte / ONL ). Les retrouvailles de l’Orchestre et de son chef Alexandre Bloch avec le public se rĂ©aliseront lors du LILLE PIANO(S) Festival (18, 19 et 20 juin 2021 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille) mais aussi avant, grĂące Ă  la nouvelle production de l’opĂ©ra TOSCA de Puccini (mise en espace : Olivier Fredj). DIFFUSION en direct sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE – VOIR l’opĂ©ra TOSCA par Alexandre BLOCH / l’ON LILLE Orchestre National de LILLE ici

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

 

PLUS D’INFOS ici :
https://www.opera-lille.fr/fr/saison-20-21/bdd/sid/99971_tosca-live

ToscaTOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenews
OpĂ©ra en 3 actes de Giacomo Puccini (1858–1924)
sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa,
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti :  Patrick Bolleire
Le Sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu Lécroart

ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

COMPTE-RENDU, live streaming concert. LILLE, le 12 mai 2021. Chostakovitch, Beethoven. Orchestre National de Lille. Anastasia Kobekina, violoncelle. Jean-Claude CASADESUS.

COMPTE-RENDU, live streaming concert. LILLE, le 12 mai 2021. Chostakovitch, Beethoven. Orchestre National de Lille. Anastasia Kobekina, violoncelle. Jean-Claude CASADESUS. Les climats ambivalents de Chostakovitch (Concerto pour violoncelle n°1, crĂ©Ă© en 1959 par son dĂ©dicataire Rostropovitch) ne laissent pas de fasciner dans une lecture particuliĂšrement vivante. Funambule Ă  pas de velours, Ă  la fois grotesque, plein de panache et aussi d’un dĂ©lire versant dans l’autodĂ©rision aigre, l’ironie cinglante, 
 le violoncelle de « La » Kobekina ne nĂ©gocie rien sur l’autel de l’expression musicale : dĂšs l’Allegretto, elle chante, elle murmure, fait parler son instrument avec une acuitĂ© sans artifice, une franchise sonore, une immĂ©diatetĂ© poĂ©tique qui saisissent l’écoute. L’interprĂšte russe fait du premier mouvement une errance hallucinĂ©e, une danse ivre, fusionnant avec l’orchestre capricieux, fanfaron, lunaire sous la baguette fluide et passionnĂ©ment chorĂ©graphique de maestro Casadesus : les pointes de la clarinette, du cor, 
 accordĂ©es Ă  la priĂšre gĂ©missante du violoncelle composent le paysage le plus hystĂ©rique et hypnotique entre marche funĂšbre et enivrement salvateur. A la fois cynique et tendre, Chosta se dĂ©voile ici, en pas feutrĂ©s, en cris dĂ©chirants. Le Moderato plonge dans des eaux plus Ă©nigmatiques et suspendues, un Ă©ther d’oĂč sont effacĂ©es (provisoirement) les tensions dĂ©chirantes du mouvement prĂ©cĂ©dent : le violoncelle solo peut y dĂ©rouler Ă  l’infini, son fil langoureux, d’une ineffable peine, cependant que JC Casadesus veille Ă  la direction gĂ©nĂ©rale, Ă  cette gravitas qui tord les cƓurs et essore l’ñme en une interrogation infinie proche de l’insupportable comme un aiguillon brĂ»lant.

 

 

Du chant funambule de Chosta

au jaillissement beethovénien

 

 

kobekina-casadesus-orchestre-national-de-lille-live-streaming-concert-critique-compte-rendu-concert-classiquenews

  

 

La Cadenza a voce sola Ă©largit encore le spectre de cette solitude sans fard qui se dĂ©sespĂšre Ă  force d’ĂȘtre impuissante : Anastasia Kobekina en sculpte chaque accent Ă©perdu ; chaque nuance tĂ©nue comme une dĂ©flagration intime, un effondrement psychique qu’il faut mettre en relation avec l’expĂ©rience personnelle du compositeur. Elle est enchaĂźnĂ©e avec le Finale qui prĂ©cipite l’allure collective en une transe de plus en plus aigre et sarcastique dont les vagues mordantes surgissent et s’affirment plus nettement dans le chant d’un orchestre scintillant et hagard (clarinette / flĂ»te).

A 29’45, seconde partie du concert : jaillit la Symphonie n°5 d’un Beethoven combattant dont le chef, nerveux, dĂ©finitif, souligne l’enracinement Ăąpre, l’assise chtonienne ; la partition cĂ©lĂ©brissime s’affirme dĂšs ses notes rĂ©pĂ©tĂ©es du dĂ©but par sa tension; l’énergie, surtout la rage dĂ©ferlent comme une poussĂ©e de lave incandescente ; le tempo est allant, sans retenue, ciblant nette sa rĂ©solution ; du chaos se prĂ©cise peu Ă  peu l’éclosion de l’esprit ; de la matiĂšre rugissante primitive surgit la forme d’une pensĂ©e conquĂ©rante. L’Andante rĂ©tablit l’ordre et l’équilibre, mais avec une autoritĂ© triomphatrice qui se pare d’éclats guerriers comme de couleurs subtilement voluptueuses (caresse des bois dont l’articulation enivrante du hautbois et du basson
 grĂące Ă  la connivence des remarquables solistes), d’une souveraine assise (chant des violoncelles). La baguette large, prĂ©cise semble faire surgir la marche d’une armĂ©e qui dĂ©file avec la noblesse et l’aplomb recouvrĂ©s ; cette sensualitĂ© maĂźtrisĂ©e aussi qui convoque dĂ©jĂ  la 6Ăš « Pastorale ».
Le Scherzo, plus souterrain, s’impose Ă©galement par sa tension ultime, son urgence rayonnante ; il prĂ©lude et prĂ©pare le surgissement final de la lumiĂšre qui fait du tourbillon orchestral, une formidable machine ascensionnelle dont la grandeur nourrit le souffle collectif jusqu’à l’exclamation jubilatoire finale, chant de victoire, dĂ©filĂ© martial, apothĂ©ose instrumentale d’une irrĂ©sistible extase en ut majeur. Le chef souligne l’impĂ©tuositĂ© caressante, ardente, ivre de la conclusion, trĂšs proche dans l’esprit du finale de l’opĂ©ra unique de Beethoven, Fidelio.

 

_____________________________________________________________________________________

 
 

 

audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsREVOIR EN REPLAY le concert JEAN-CLAUDE CASADESUS dirige Chostakovitch et Beethoven (12 mai 2021) sur la chaüne Youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=1Wf4O6R-tXA

_____________________________________________________________________________________

LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19 et 20 juin 2021

LILLE-PIANOS-FESTIVAL-18-19-20-JUIN-2021-annonce-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19, 20 JUIN 2021. Programmation Ă©vĂ©nement Ă  Lille. L’Orchestre National de Lille affiche fiĂšrement sa nouvelle Ă©dition du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021, soit 3 jours de fĂȘtes et de cĂ©lĂ©brations musicale, les 18, 19 et 20 juin 2021 qui sonnent comme un retour Ă  la vie, au public dans les salles, au partage dĂ©tendu, apaisĂ©, libĂ©rĂ© des contraintes du confinement et de l’isolement. En juin 2020, le Festival avait Ă©tĂ© le premier Ă  diffuser toute sa programmation en ligne, rĂ©alisant un tour de force digital exemplaire (que classiquenews a suivi pas Ă  pas, rendant compte des concerts ainsi diffusĂ©s).
LIRE nos comptes rendus du LILLE PIANO(S) FESTIVAL des 12, 13 et 14 juin 2020 :
http://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-2020-ledition-100-digitale/

A partir du 18 juin 2021, dans l’Auditorium du Nouveau siĂšcle, ou dans la Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille rĂ©cemment rĂ©novĂ©e (mais aussi Ă  ND de la Treille, au Conservatoire, Ă  la gare Saint-Sauveur
), 70 artistes invitĂ©s s’accorderont pour un Festival plus flamboyant que jamais, qui met Ă  l’honneur le piano et les claviers (orgue, clavecin
), le jazz et le classique, les musiques du monde, la musique Ă©lectro,le thĂ©Ăątre musical, les spectacles familiaux, la crĂ©ation sonore
 en un pluralisme qui cĂ©lĂšbre aussi la dĂ©couverte et l’ouverture. En juin, pas moins de 36 concerts : rĂ©citals, symphoniques, spectacle musical, jazz, Ă©lectro
 fĂȘtent ainsi le printemps et la fin du confinement, dans le respect du confort sanitaire pour tous, et des gestes barriĂšres Ă©videmment. EncadrĂ©s par deux concerts symphoniques incontournables, chaque concert se dĂ©guste selon son goĂ»t : Ă  travers les diffĂ©rents sites urbains, le festivalier identifie et sĂ©lectionne le programme de son choix, comme un festival Ă  la carte. Eclectique et intense, LILLE PIANO(S) FESTIVAL montre qu’il est dĂ©sormais le festival incontournable des Hauts de France, chaque mois de juin.

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

LILLE PIANO(S) FESTIVAL 18, 19, 20 juin 2021

Programme par jour et par heure

Consultez le programme en ligne
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/wp-content/uploads/LPF21-web.pdf

 

 

 

VENDREDI 18 JUIN 2021

_____________________________________________________________________________________

 

 

18h > 19h & 20h > 21h
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°1
YAKIR ARBIB Jazz
Piano : Yakir Arbib

19h30 > 20h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°2
BERNARD FOCCROULLE
Méditation sur la beauté de la Création et
sur le comportement de l‘homme Ă  son Ă©gard
Orgue : Bernard Foccroulle

ƒuvres de Bach ‱ Foccroulle ‱ Florentz ‱ De Grigny ‱ MessiaenScheidemann ‱ Vierne ‱ Weckmann

 

 

 

19h30 > 20h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B – CONCERT N°3
KOKI NAKANO
Electrojazz minimaliste
Piano : Koki Nakano

 

 

 

19h30 > 20h30
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°4
PLUCKED’N DANCE
Jazz
Clavecin : Violaine Cochard
Piano : Édouard Ferlet
Ingénieur son : Joachim Olaya
Diffusion le 21 juin sur France Bleu Nord

 

 

 

21h > 22h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°5
CONCERT D’OUVERTURE
Symphonique
Piano : Lucas Debargue
Orchestre National de Lille
Direction : Alexandre Bloch
Ligeti : Concert RomĂąnesc
Prokofiev : Concerto pour piano n°2 en sol mineur
Diffusion le 21 juin sur France Bleu Nord

 

 

 

21h > 22h
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°6
THE HEADSHAKERS
Jazz
Saxophone Pierre-Yves Langlois
Trompettes Franck Beele – LoĂŻc Dumoulin
Trombone Edouard Wallyn
Guitare Mike Varlet
Claviers RĂ©my Charlet
Basse Guillaume Dumont
Batterie Arnaud Havet

 
 

SAMEDI 19 JUIN 2021

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

11h > 12h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF C / CONCERT N°7
BEETHOVEN : SI TU NOUS ENTENDS !
Direction : Nicolas Simon
Conception musicale et arrangements : Robin Melchior
Récitant:  Tristan Labouret
La Symphonie de Poche

 

 

 

11h > 12h
Chapelle de l’UniversitĂ©
Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°8
LES GOÛTS RÉUNIS
RĂ©cital
Clavecin Violaine Cochard
ƒuvres deW.-F. Bach ‱ CouperinDuphly ‱ Scarlatti

 

 

 

11h > 12h
ConservatoireTARIF B / CONCERT N°9
QUATUOR FACE À FACE
RĂ©cital
Pianos : Mara Dobresco,GĂ©raldine Dutroncy
Percussions : HĂ©lĂšne Colombotti,Élisa Humanes
ƒuvres de Berstein ‱ Bolcolm ‱ Gershwin

 

 

 

13h > 14h & 15h30 > 16h30
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°10
MUSIQUES ACTUELLES
Musique actuelle-Ă©lectro
Avec Mattis Dupont-Bianchi et Marin Moreau, Ă©tudiants Ă  l’ESMD

 

 

 

14h > 15h / Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°11
PIANO ZOLO
RĂ©cital
Piano : Romain Dubois

 

 

 

14h > 15h
Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°12
DUO SALQUE PEIRANI
RĂ©cital
Violoncelle : François Salque
Accordéon, voix : Vincent Peirani
ƒuvres de Grappelli ‱ Mehldau ‱ Peirani Piazzolla ‱ Portal ‱ Salque

 

 

 

14h > 15h
Gare Saint Sauveur,Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°13
DMITRII KALASHNIKOV
1er Prix du Concours International de Piano des Hauts-de-France,
Les Étoiles du Piano 2019
RĂ©cital
Piano : Dmitrii Kalashnikov
Beethoven : Sonate pour piano n° 31
Bach : Suite anglaise n°3
Frank : Prélude, Fugue et Variation,
transcription pour piano seul d’Harold Bauer

 

 

 

15h > 16h
Conservatoire TARIF B / CONCERT N°14
PRESQU’AU BOUT DU MONDE
Soprano Elsa Dreisig
Piano Romain Louveau
Alto HélÚne Maréchaux
Miroirs Ă©tendus
ƒuvres de Brahms ‱ Cage ‱ Jost ‱ Korngold ‱ R.Strauss ‱ Weill

 

 

15h > 16h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°15
ORCHESTRE DE PICARDIE
Concert symphonique

Piano : Alexandra Dovgan
Beethoven : Concerto pour piano n°2

Pianos Duo Jåtékok
Poulenc : Concerto en ré mineur pour deux pianos et orchestre
Orchestre de Picardie
Direction : Arie van Beek

 

 

 

16h30 > 17h30
Gare Saint Sauveur,Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°16
PERCUSSIONS
RĂ©cital
Avec la classe de percussions de l’ESMD
ƒuvres de Bach ‱ Cangelosi ‱ De MeyManoury ‱ Taïra ‱ Wettl

 

 

 

17h > 18h
Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°17
JOSVAN IMMERSEEL
Concert-conférence
Claviers divers : Jos van Immerseel
ClaviĂ©riste, chef d ’orchestre, chercheur, collectionneur ou encore professeur, Jos van Immerseel considĂšre la musique comme sa vie. En 1987, il fonde Anima Eterna Brugge (en rĂ©sidence au Concertgebouw de Brugge depuis 2003), un orchestre symphonique qui tend Ă  utiliser le plus possible des instruments d ’époque, pour rendre au maximum compte du son rendu au moment oĂč les Ɠuvres ont Ă©tĂ© composĂ©es. Jos van Immerseel a enseignĂ© aux conservatoires d ’Anvers, d ’Amsterdam et de Paris. Au fil de son parcours, il s’est constituĂ© une collection exceptionnelle de claviers anciens, qui l’accompagnent lors de ses reprĂ©sentations.

 

 

 

17h > 18h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°18
KENJI MIURA
1er Prix du Concours Internationalde Piano Long-Thibaud-Crespin 2019
RĂ©cital – Piano : Kenji Miura
Franck : Prélude, fugue et variations (transcription Bauer)
Takemitsu : Romance, Rain Tree Sketch II
Liszt : Sonate en si mineur

 

 

 

17h30 > 18h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°19
VOIX D’ ENFANTS
RĂ©cital Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Cheffe de chƓur : Pascale Dieval-Wils
Orgue : Denis Comtet
ƒuvres de Casals ‱ DuprĂ© ‱ FaurĂ© ‱ Franck Haydn ‱ Mendelssohn ‱ Mozart Schubert

 

 

 

17h30 > 18h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°20
NAGHASH ENSEMBLE
Musique du monde
Naghash Ensemble

19h > 20h
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°21
YARON HERMAN TRIO
Jazz
Piano : Yaron Herman
Contrebasse : Joe Sanders
Batterie : Ziv Ravitz

 

 

 

19h > 20h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°22
FLORIAN NOACK
RĂ©cital
Piano : Florian Noack
Chopin : 24 Préludes
Lyapunov : Extrait des 12 Études Transcendantes
(Harpes Éoliennes, Ronde des Sylphes, Chant Ă©pique)

 

 

 

19h30 > 20h30
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°23
ASTRAL SAPHIR Jazz Ă©lectro
Batterie : RĂ©mi GhesquiĂšre
Claviers : Luis Galceran

 

 

 

21h > 22h
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°24
BEN PLG
Rap
Voix : BEN PLG
Piano : Luis le caméléon
Drum, machine : Luccio

 

 

 

21h30 > 22h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°25
OMAR SOSA TRIO
AN EAST AFRICAN JOURNEY
Jazz
Piano : Omar Sosa
Percussions : Steve ArgĂŒelles
Contrebasse et harpe : Christophe Minck

 

 

 

 

 

 

DIMANCHE 20 JUIN 2021

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

10h > 10h50
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF C / CONCERT N°26
LE CARNAVAL DES ANIMAUX
Pianos : Duo Jåtékok
RĂ©citant : Alex Vizorek
Saint-Saëns : La Danse Macabre
Saint-Saëns : Le Carnaval des animaux
Le cd Le Carnaval des animaux de Saint-SaĂ«ns a Ă©tĂ© enregistrĂ© avec les mĂȘmes artistes et l’Orchestre National de Lille chez Alpha.

 

 

 

11h > 12h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°27
L’ENLÈVEMENT D’EUROPE
MIKHAÏL BOUZINE
1er Prix du Concours international de piano d’OrlĂ©ans 2020
RĂ©cital
Piano : MikhaĂŻl Bouzine
ƒuvres de Loewe ‱ Scriabine ‱ Staud ‱ Kalkbrenner ‱ Chopin ‱ Stockhausen ‱ Liszt

 

 

 

11h30 > 12h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF C / CONCERT N°28
TOUT LE MONDE ÉCRIT DES CHANSONS
Seul en scÚne musical et pédagogique
Piano et narration : Julien Joubert

 

 

 

14h > 15h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°29
JUDITH JÁUREGUI
RĂ©cital
Piano : Judith JĂĄuregui
ƒuvres de Beach ‱ Gershwin ‱ Ginastera Lecuona ‱ Villa-Lobos

 

 

 

14h > 15h & 15h30 > 16h30
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°30
XAVIER THOLLARD TRIO
(re) compositions
Jazz
Piano : Xavier Thollard
Contrebasse : MĂĄtyĂĄs Szandai
Batterie : Simon Bernier

 

 

 

14h30 > 15h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°31
GRÉGORY PRIVAT TRIO
Jazz
Piano : Grégory Privat
Batterie :Tilo Bertholo
Contrebasse : Linley Marthe

 

 

 

16h > 17h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°32
MONSTRES SACRÉS
Musique classique
Direction et violon : Fiona Monbet
Violoncelle : MichĂšle Pierre
Piano : Romain Louveau
Soprano : Cyrielle Ndjiki Nya
Electronique : Othman Louati
Miroirs Étendus
Beethoven : Triple Concerto
Wagner : Wesendonck Lieder

 

 

 

17h30 > 18h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°33
PIERRE-LAURENT AIMARD
RĂ©cital
Piano : Pierre-Laurent Aimard
Mozart : Fantaisie en fa mineur pour orgue mécanique, extraits
Carter : Night Fantasies
Mozart : Fantaisie n°3
Benjamin : Fantasy on Ïambic Rhythm
Beethoven : Fantaisie pour piano opus 77

 

 

 

17h30 > 18h30 & 19h30 > 20h30
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°34
DEXTER GOLDBERG TRIO
Jazz
Dexter Goldberg Trio

 

 

 

17h30 > 18h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°35
VOCALISES
THIERRY ESCAICH & ROMAIN LELEU
RĂ©cital
Orgue : Thierry Escaich
Trompette : Romain Leleu
ƒuvres de Brandt ‱ DuruflĂ© ‱ Escaich ‱ GliĂšre ‱ Parker ‱ Saint-SaĂ«ns & improvisations

 

 

19h30 > 20h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°36
CONCERT DE CLÔTURE
Symphonique

Piano : CĂ©dric Tiberghien
Orchestre de Picardie
Direction : Jean-Claude Casadesus
Avec la participation du ChƓur RĂ©gional des Hauts-de-France
Chef de chƓur : Éric Deltour

Beethoven : Fantaisie Chorale
Mozart : Concerto pour piano n°23

 

 

 

_____________________________________________________________________________________

INFOS et RESERVATIONS sur le site du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021 :
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/

TOUS les concerts sont visionnables ensuite sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
/ ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

TEASER VIDEO
LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021
https://www.youtube.com/watch?v=i7m56Iny3OI 

 

 

 

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

MODALITES RESERVATIONS
LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021

Depuis le 18 mai 2021 :
Par téléphone 03 20 12 82 40 > du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 17h30*
Sur internet lillepianosfestival.fr

Depuis le 19 mai 2021 :
À l’accueil de l’Orchestre 3 place Mendùs France, Lille > du lundi au vendredi de 10h à 18h*
*Les horaires d’ouverture de la billetterie sont susceptibles de modicationselon les annonces gouvernementales concernant un Ă©ventuel couvre-feu.

Pendant le festival
Dans le hall du Nouveau SiĂšcle : Achetez des places pour tous les concerts du festival
Vendredi 18 juin dĂšs 18h / Samedi 19 juin dĂšs 10h / Dimanche 20 juin dĂšs 10h
Sur place au Conservatoire de Lille, Ă  la CathĂ©drale de la Treille,Ă  la Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille et Ă  la Gare Saint Sauveur : Billetterie disponible 1h avant chaque concert et jusqu’à 15 minutes avant le dĂ©but du spectacle

PASS FESTIVAL
Pass festival nominatif Ă  10 € – Tous vos spectacles du festival au tarif rĂ©duit + 10 € de rĂ©duction sur votre Pass saison 2021 / 2022 Ă  l’Orchestre National de Lille (sur prĂ©sentation du Pass Festival uniquement). Pensez Ă  bien prĂ©senter votre pass Ă  l’entrĂ©e des concerts.

_____________________________________________________________________________________

 
 

RETROUVEZ L’ON LILLE / Orchestre National de Lille cet Ă©tĂ©, dans l’opĂ©ra LA BELLE HELENE, joyau lyrique de Jacques Offenbach – Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch, direction / Lionel Rougerie, livret et mise en scĂšne : Festival LES NUITS D’ÉTÉ : 7, 8 et 10 juillet 2021, LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle (Ă  partir de 6 euros). RĂ©servations : ONLILLE.COM – 03 20 12 82 40.

_____________________________________________________________________________________

 

ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenews

 

LIVE STREAMING : Jean-Claude Casadesus et l’ON LILLE jouent la 5Ăš de Beethoven

LILLE : JC CASADESUS dirige Brahms et Dvorak. Alchimie musicaleLIVE STREAMING concert, LILLE, JC Casadesus : merc 12 mai 2021, 20h. Suite de l’offre digitale de l’ON LILLE Orchestre National de Lille. AprĂšs 7 mois d’absence, le chef fondateur de l’ONL – Jean-Claude Casadesus – dirige l’une des plus cĂ©lĂšbres pages classiques : la 5Ăšme Symphonie de Beethoven.  Pom pom pom pooooooooooooooom ! Qui ne connaĂźt pas ce dĂ©but ? Cette Ɠuvre, qui semble si fluide Ă  l’écoute, a pourtant Ă©tĂ© Ă©crite en plusieurs annĂ©es, le compositeur devant faire face Ă  d’autres commandes au mĂȘme moment. Ainsi, lors du concert du 22 dĂ©cembre 1808 Ă  Vienne, le programme offrait les premiĂšres de la CinquiĂšme, mais Ă©galement de la SixiĂšme dite « Pastorale », du Concerto pour piano n°4, de la Fantaisie pour piano op.77 et de la Fantaisie Chorale op.80.

VIDEO : Jean-Claude Casadesus Ă©voque dans cette vidĂ©o l’Ɠuvre aux « 4 fameux coups de timbales » : coups du destin, coups de gĂ©nie

https://cutt.ly/LbSQToD

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

LIVE STREAMINGaudito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews
LILLE, endirect depuis l’Auditorium du NOUVEAU SIECLE
Mercredi 12 mai 2021, 20h

CHOSTAKOVITCH
Concerto pour violoncelle n°1

BEETHOVEN
Symphonie n°5

Jean-Claude Casadesus Direction
Anastasia Kobekina Violoncelle
Orchestre National de Lille

INFOS sur le site de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-5eme-symphonie-de-beethoven/

VOIR LE CONCERT sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

Outre la 5Ăš Symph de Beethoven, Jean-Claude Casadesus et les musiciens de l’Orchestre accompagnent la jeune violoncelliste russe (nĂ©e en 1994) Anastasia Kobekina, distinguĂ©e au Concours International Georges Enesco (sous la baguette d’Alexandre Bloch en 2016), nommĂ©e « BBC New Generation Artist » et laurĂ©ate du concours international TchaĂŻkovsky. Elle interprĂšte le Concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch, dĂ©diĂ© au soliste Mstislav Rostropovitch qui fut aussi l’élĂšve du compositeur au Conservatoire de Moscou. Devenus amis, les deux musiciens jouent ensemble notamment dans la Sonate pour violoncelle et piano (1934) de 
 Chostakovitch. A l’étĂ© 1959, Chosta joue au piano la partition de son premier Concerto pour violoncelle ; quatre jours plus tard, Rostro dĂ©dicataire, le savait par cƓur et pouvait enfin le crĂ©er.

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

TOUS les concerts en streaming de l’ON LILLE Orchestre National de Lille sont accessibles depuis la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE.

Notes de programme Ă  retrouver sur :
www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-cinquie%CC%80mebeethoven-mai2021.pdf

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

Retrouvez Jean-Claude Casadesus pour la clĂŽture du Lille Piano(s) Festival 2021 le dimanche 20 juin au Nouveau SiĂšcle de Lille. Informations Ă  venir sur www.lillepianosfestival.fr

APPROFONDIR

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

ENTRETIEN VIDEO avec Jean-Claude Casadesus (janvier 2021)

 

LILLE : JC CASADESUS dirige Brahms et Dvorak. Alchimie musicaleENTRETIEN VIDÉO. JEAN-CLAUDE CASADESUS : Qu’est ce qui fait l’identitĂ© d’un orchestre ? En dĂ©cembre 2020, Jean-Claude Casadesus a fĂȘtĂ© ses 85 printemps. Le chef fondateur de l’Orchestre National de Lille peut ĂȘtre fier d’avoir crĂ©er ex nihilo une tradition musicale de premier plan Ă  Lille et dans la RĂ©gion Hauts de France. A l’auditorium du Nouveau SiĂšcle, les lillois ont pris l’habitude des grands bains symphoniques et des festivals et concerts aussi riches que diversifiĂ©s. Retour sur un parcours portĂ© par la passion de la musique et du partage. A l’occasion de son anniversaire, Jean-Claude Casadesus s’est prĂȘtĂ© au jeu de l’entretien vidĂ©o, avec l’élĂ©gance, l’humour et la grande culture littĂ©raire que nous lui connaissons. Entretien vidĂ©o pour classiquenews.com. En complĂ©ment sĂ©lection discographique.

 

 

TOSCA par L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / Alexandre BLOCH

TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenewsLILLE, OpĂ©ra. 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. ON LILLE, Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (photo ci dessous, DR). Les retrouvailles de l’Orchestre et de son chef Alexandre Bloch avec le public se rĂ©aliseront lors du LILLE PIANO(S) Festival (18, 19 et 20 juin 2021 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille) mais aussi avant, grĂące Ă  la nouvelle production de l’opĂ©ra TOSCA de Puccini (mise en espace : Olivier Fredj).

PUCCINI : Tosca
HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsInitialement prĂ©vue fin mai 2021, la production a Ă©tĂ© adaptĂ©e pour accueillir l’Orchestre National de Lille et ne permettra pas de convier le public en salle. Mais sa diffusion est assurĂ©e le 3 juin auprĂšs du public (via une diffusion sur Ă©cran gĂ©ant et sur le net). Tosca est un opĂ©ra dont chaque acte se situe Ă  Rome, cadre Ă  la fois grandiose et tragique oĂč s’affirme la passion jalouse et flamboyante de la cantatrice Floria Tosca pour son amant, le peintre bonapartiste Mario Cavaradosi. A l’église San Andrea della Valle (Acte I), au palais Farnese (Acte II), puis Ă  la prison du ChĂąteau San Angelo (acte III), l’amour dĂ©fie la violence (scĂšne de torture de Mario par le baron abject Scarpia (prĂ©fet de Rome) et la mort (quand Tosca trahie se jette du haut de la terrasse Ă  San Angelo (acte III).
Auparavant, Puccini dĂ©ploie une ivresse poĂ©tique orchestrale inouĂŻe, dans l’évocation de la Ville Ă©ternelle (autre protagoniste du drame) : la scĂšne du jeune berger qui ouvre le III est d’une force onirique irrĂ©sistible. La voix du garçon Ă©voque l’aurore et le soleil qui se lĂšve sur les collines de Rome, temps suspendu oĂč l’homme communie avec la nature et qui contraste d’autant plus avec la barbarie humaine, cruelle et manipulatrice Ă  laquelle sont confrontĂ©s Tosca et Mario.

De la piĂšce de Victorien Sardou, Puccini a fait un huis-clos puissant, Ă  partir du fameux trio vocal : le baryton aime la soprano qui aime le tĂ©nor. Triangulation riche en tensions et en conflits croisĂ©s oĂč s’inscrit aussi un certain contexte politique agitĂ© : proche de la Monarchie, le baron Scarpia s’ingĂ©nie Ă  tuer la passion de Tosca et de son rival Mario Cavaradossi avec d’autant plus d’acharnement qu’il aime lui aussi passionnĂ©ment la cantatrice ; que le peintre revendique ouvertement des idĂ©es rĂ©volutionnaires et libertaires, proche de Bonaparte


________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenewsRetransmission gratuite prévue le 3 juin 2021 :
- Sur les Ă©crans d’une quinzaine de lieux partenaires de la rĂ©gion des Hauts-de-France
- Sur la chaĂźne Youtube de l’OpĂ©ra de Lille jusqu’au 10 juin 2021
PLUS D’INFOS ici :
https://www.opera-lille.fr/fr/saison-20-21/bdd/sid/99971_tosca-live

Tosca
OpĂ©ra en 3 actes de Giacomo Puccini (1858–1924)
sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa,
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti :  Patrick Bolleire
Le Sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu Lécroart

ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

Coulisses et dossiers dĂ©diĂ©s Ă  TOSCA Ă  l‘OpĂ©ra de Lille
http://opera-lille.fr/premiere-loge/tosca/

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

APPROFONDIR

 

 

Opéra de Lille / autre opéra à voir sur la toile :  Pelléas et Mélisande, DEBUSSY
https://operavision.eu/fr/bibliotheque/spectacles/operas/pelleas-et-melisande-opera-de-lille
Les SiĂšcles, FX Roth / D Jeanneteau
Filmé en mars 2021

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL de LILLE
DĂ©couvrez le LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021 : 3 jours exceptionnels les 18, 19 et 20 juin 2021 :
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/

 

GetFileAttachment-1

 

COMPTE-RENDU opéra, critique. LIVE STREAMING du 5 mai 2021, Lille, Nouveau SiÚcle. MOZART : THAMOS. Orchestre National de Lille, David Reiland (direction)

THAMOS-SAIS-2-opera-orchestre-national-de-lille-critique-annonce-classiquenews-mozart-thamosCOMPTE-RENDU opĂ©ra, critique. LIVE STREAMING du 5 mai 2021, Lille, Nouveau SiĂšcle. MOZART : THAMOS. Orchestre National de Lille, David Reiland (direction). La partition relĂšve de l’esthĂ©tique galante mais colorĂ©e des Ă©clairs et contrastes saisissants du Sturm und drang auquel le jeune Mozart apporte sa propre sensibilitĂ© instrumentale ; il accorde une place privilĂ©giĂ©e aux choeurs (premiers Ă  s’exprimer dans l’explicitation du drame), porteurs de l’espĂ©rance des peuples, exprimant cette aspiration viscĂ©rale Ă  la fraternitĂ© universelle. Nous sommes bien dans un contexte moral franc-maçon (« accorde Ă  la jeunesse frivole, vertus et discipline  ») ; tout le drame qui va se jouer met en scĂšne l’application des prĂ©ceptes des LumiĂšres pour l’édification des hommes. Le politique (le jeune prince Thamos) est invitĂ© Ă  favoriser et mettre en Ɠuvre ce vaste programme d’éducation de la sociĂ©tĂ©. La forme orchestrale suit la lumineuse direction de cette philosophie musicale : le sens du dĂ©tail, les rebonds dramatiques, l’esprit des nuances sont ici garantis par la direction souple et sensible de l’excellent David Reiland, venu de Metz (dont il est directeur musical de l’Orchestre National) pour diriger la phalange lilloise.
Sur scĂšne, l’action illustre ce passage de la gangue originelle, boueuse, bitumeuse, brute Ă  l’accomplissement de l’individu humain, maĂźtre de son destin, corps enfin libĂ©rĂ© de son enveloppe archaĂŻque et primitive. Selon la conception de Damien Chardonnet-Darmaillacq (qui a rĂ©alisĂ© une adaptation d’aprĂšs la piĂšce de thĂ©Ăątre dont la partition assure les inserts musicaux), la mise en scĂšne et l’appareillage vidĂ©o (film tournĂ© au PhĂ©nix de Valenciennes prĂ©alablement au concert) exprime l’opĂ©ration de transformation de la matiĂšre vers sa sublimation ; passage oĂč se rĂ©alise l’alchimie organique, Ă  l’image d’un accouchement symbolique.
David Reiland veille Ă  l’articulation de chaque intermĂšde orchestral dont l’ampleur et le souffle annoncent le Mozart Symphoniste d’Idomeneo et de la pleine maturitĂ©, celui des 3 derniĂšres symphonies.

 

 

 

Illumination de Thamos / MĂ©tamorphose de SaĂŻs

David Reiland et l’Orchestre National de Lille jouent le drame qui prĂ©figure La FlĂ»te EnchantĂ©e,
Thamos, roi d’Egypte, musique de scùne maçonique

 

 L'ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE joue THAMOS de MOZART

_____________________________________________________________________________________

Le chant des cordes dit Ă  la fois la solitude du hĂ©ros Thamos et aussi l’espoir que sa vertu suscite au sein de la foule. La vitalitĂ© dĂ©taillĂ©e des instruments, timbres caractĂ©risĂ©s dans l’esprit d’un orchestre de chambre, souligne chaque Ă©tape de la sublimation du corps primitif vers sa rĂ©vĂ©lation finale : ainsi se dĂ©voile la figure de la princesse SaĂŻs, vierge du temple de soleil qui est aimĂ©e de Thamos, bien qu’elle soit la fille de son ennemi tutĂ©laire. La vidĂ©o expose l’histoire de Thamos Ă  travers le regard et l’expĂ©rience vĂ©cue par la jeune femme.
Orchestralement, David Reiland exprime toute l’activitĂ© Ă©motionnelle de la texture mozartienne ; oui, Mozart est bien ce poĂšte du cƓur humain, des sentiments les plus ineffables, ce magicien qui explore et ausculte Ăąme et corps ; grĂące Ă  l’éloquence des instrumentistes lillois, l’écriture orchestrale parle
 et chante (comme un chanteur d’opĂ©ra) ; elle explique et commente mieux que des paroles chantĂ©es, tout ce qui se dĂ©voile peu Ă  peu sur l’écran : la manifestation d’une mĂ©tamorphose. Pour autant, le lien entre la jeune femme qui dĂ©voile son visage et Thamos aurait pu ĂȘtre mieux expliquĂ©. Mettre en avant SaĂŻs ainsi est juste mais n’aurait-il pas aussi visualiser Thamos Ă  ses cĂŽtĂ©s pour comprendre comment sa place est primordiale dans l’avĂšnement du Prince ?

La gangue primitive qui emprisonne SaĂŻs fait rĂ©fĂ©rence Ă  la momification ; peu Ă  peu se dĂ©roule sa mise Ă  nu ; et l’ĂȘtre vertueux se rĂ©vĂšle ainsi, resplendissant selon le rituel maçonnique Ă©gyptien. L’impression de sĂ©quences enchaĂźnĂ©es qui nuit Ă  la continuitĂ© d’un vrai drame s’explique par la nature mĂȘme de la musique Ă©crite par le jeune Mozart : musique de scĂšne plutĂŽt que drame musical continu. Les airs de solistes sont rares. Mais pas la caractĂ©risation des instruments solistes (cor, hautbois, flĂ»te
).
Dans ce parcours instrumental qui suit l’action en s’illuminant, David Reiland et le metteur en scĂšne nous parlent d’humanitĂ© renouvelĂ©e, Ă  naĂźtre, porteuse des valeurs et vertus des LumiĂšres ; ce miracle est l’enjeu et le sujet du drame de Thamos. Tout le systĂšme philosophique et moral superbement incarnĂ© / explicitĂ© par l’orchestre, annonce les valeurs de l’opĂ©ra Ă  venir, plus accompli dans sa forme lyrique, et aussi chantĂ© en allemand, La FlĂ»te enchantĂ©e de 1791. Du langage classique des annĂ©es 1770, David Reiland fait un organe vivant, palpitant qui nous parle directement, veillant constamment aux phrasĂ©s, Ă  la vitalitĂ© des contrastes : dans l’alliage des timbres associĂ©s, on y perçoit dĂ©jĂ  les couleurs et les accents des opĂ©ras Ă  venir : Idomeneo bien sĂ»r, mais aussi Don Giovanni et sa noblesse grave, d’essence tragique.

Comme la rĂ©solution de l’énigme visuelle / orchestrale, surgit l’espĂ©rance du 2Ăš choeur (Ă  24’18 : « Dieu dont la puissance s’étend sur toute chose!  / Toi qui t’élĂšve et jamais ne faiblit
. rĂšgne, souverain sans Ă©gal dans la grandeur » : excellemment prĂ©parĂ©s par Thibault Lenaerts, le chƓur de chambre de Namur (et la soprano qui sort de la masse chorale soulignant la dĂ©licatesse des instruments) apporte sa couleur articulĂ©e, transparente, fusionnant sans Ă©paisseur avec la ductilitĂ© d’un orchestre lui aussi comme sublimĂ©, irradiĂ© par l’enseignement lumineux et initiatique (cĂ©lĂ©bration du guide et pĂšre pour tous, garant du bien commun).
En un couronnement tendre, l’air de basse qui conclut le cycle confirme la maturitĂ© de cette Ă©criture mozartienne frappĂ©e du sceau de la sincĂ©ritĂ© (« Vous fils de la poussiĂšre  ») : son souffle incantatoire se rapproche aussi de l’air du commandeur de Don Giovanni, vĂ©ritable proclamation presque terrifiante et avertissement Ă  qui se dresserait contre le couronnement de Thamos le valeureux ; c’est aussi une claire prĂ©figuration du personnage de Sarastro, grand prĂȘtre du soleil dans La FlĂ»te enchantĂ©e. L’ultime choeur (« Sublime Soleil, protĂšge la couronne du roi
 », solarisation collective et cĂ©lĂ©bration du souverain Ă©clairĂ©) sonne comme un hymne de dĂ©livrance et de rĂ©confort.
L’équilibre sonore, la souplesse et l’élĂ©gance de la direction de David Reiland prĂ©servent le charme fraternel de la partition, son ambition humaniste, son raffinement formel comme son sens dramatique.
Encore embryonnaire en sa discontinuitĂ© archaĂŻque, la partition de Thamos manifeste une maturitĂ© directe qui pourra se dĂ©ployer pleinement dans La FlĂ»te EnchantĂ©e. Ce jalon de la dramaturgie mozartienne est magistralement dĂ©fendu par l’équipe lilloise. Superbe spectacle irradiĂ© de grandeur, d’espoir, de lumiĂšre. Du pain bĂ©ni pour notre temps. Un spectacle fort et lumineux Ă  vivre sur la scĂšne du Nouveau SiĂšcle en novembre 2021. Incontournable.

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

 

VOIR et REVOIR THAMOS roi d’Egypte par l’Orchestre National de Lille
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE ici :
https://www.youtube.com/watch?v=fh_8qngY3ow&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-&index=1

 

EN REPLAY jusqu’au 5 juin 2021.

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

 

VIDEO : entretien avec David Reiland : « Thamos est un vĂ©ritable bijou »  dont il faut rĂ©ussir la synchronisation entre musique et image.

 

https://www.youtube.com/watch?v=IpmaG_XU8FQ&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-&index=3

 

 

 

LIVE STREAMING opĂ©ra : THAMOS par l’ON LILLE

THAMOS-egypte-mozart-orchestre-national-lille-david-reiland-critique-annonce-classiquenews-vignette-critique-operaLIVE STREAMING, ce soir 20h. THAMOS de MOZART par l’ON LILLE Orchestre National de Lille. Ce soir premiĂšre en direct sur le net : le National de Lille retrouve le chef (mozartien) David Reiland pour une nouvelle lecture de l’opĂ©ra de jeunesse, chantĂ© en allemand, THAMOS, de Wolfgang Amadeus Mozart. L’ouvrage malgrĂ© je jeune Ăąge de Wolfgang affirme le souffle des choeurs (PrĂštres et vierges), la puissance dramatique de l’orchestre et dĂ©jĂ , le souci du compositeur de crĂ©er un drame de langue allemande. L’aboutissement de Thamos est son ultime opĂ©ra, La FlĂ»te enchantĂ©e, Ă©galement inspirĂ© par les valeurs de la franc-maçonnerie : LumiĂšre / TĂ©nĂšbres, loyautĂ© / duplicité  Un personnage se distingue aux cĂŽtĂ©s du jeune prince Thamos, SaĂŻs dont la mĂ©tamorphose est la clĂ© de l’action. On retrouve ce thĂšme primordial de la mĂ©tamorphose chez la princesse Ilia (Idomeneo), mais aussi Vitellia (La ClĂ©mence de Titus). La femme incarne chez Mozart, une symbolique essentielle comme agent de rĂ©solution et d’accomplissement. Thamos ne peut aspirer au trĂŽne d’Egypte sans les valeurs morales que lui rĂ©vĂšlent sa rencontre avec SaĂŻs
 La mise en scĂšne (de concert) proposĂ©e par Damien C-Darmaillacq Ă  Lille devrait expliciter la place de SaĂŻs dans l’action de Thamos, roi d’Egypte. Nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  vire depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, ce soir Ă  partir de 20h. EN REPLAY jusqu’au 5 juin 2021. Dans les salles avec public Ă  partir de novembre 2021. LIRE notre prĂ©sentation complĂšte de Thamos roi d’Egypte par l’ON LILLE ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE ici:
http://www.classiquenews.com/streaming-concert-thamos-par-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

 

VOIR ICI Thamos, Roi d’Egypteaudito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews
de Wolfgang Amadeo Mozart
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Ă  partir du 5 mai 2021
LIVE STREAMING le 5 mai 2021, 20h
https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-
(L’AUDITO 2.0 est la salle de concert virtuelle, 100% numĂ©rique
de l’ON LILLE, Orchestre National de Lille)

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

 

STREAMING concert. THAMOS par l’ON LILLE / Orchestre National de Lille

audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsLIVE STREAMING. L’ONL joue THAMOS, le 5 mai 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille propose pour la 1Ăšre fois Thamos de Mozart sous la direction de David Reiland. Coproduction inĂ©dite en rĂ©gion Hauts-de-France, le programme associe l’Orchestre National de Lille et plusieurs lieux culturels rĂ©gionaux : Le PhĂ©nix de Valenciennes, le ThĂ©Ăątre ImpĂ©rial de CompiĂšgne et la Maison de la Culture d’Amiens. Le spectacle musical comprenant une mise en espace Ă©laborĂ©e sera jouĂ© ensuite en novembre 2021 devant le public. Auparavant le programme lyrique sera accessible depuis l’Audito 2.0 durant 1 mois, gratuitement, du 5 mai au 5 juin 2021. David Reiland poursuit ainsi sa complicitĂ© communicative avec les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille dans ce programme lyrique et symphonique, aprĂšs avoir dirigĂ© un concert prĂ©cĂ©dent le 17 avril dernier, dans le cadre de l’offre digitale AUDITO 2.0 de l’Orchestre Lillois : Concerto n°21 pour piano de Mozart avec la jeune soliste Marie-Ange Nguci (LIRE notre compte rendu du CONCERT LIVE STREAMING, critique. LILLE, sam 17 avril 2021. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. MOZART : Concerto pour piano n°21. Marie-Ange NGUCI, piano / David Reiland, direction

 

THAMOS-SAIS-2-opera-orchestre-national-de-lille-critique-annonce-classiquenews-mozart-thamos
________________________________________________________________________________________________

 

 

 

VOIR ICI Thamos, Roi d’Egypte
de Wolfgang Amadeo Mozart
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Ă  partir du 5 mai 2021
LIVE STREAMING le 5 mai 2021, 20h
https://www.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-
(L’AUDITO 2.0 est la salle de concert virtuelle, 100% numĂ©rique
de l’ON LILLE, Orchestre National de Lille)

________________________________________________________________________________________________

 

THAMOS-SAIS-mozart-ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-annonce-critique-opera-classiquenews-mai-2021

 

L’ON LILLE joue THAMOS, ROI d’EGYPTE

Une prĂ©figuration de LA FLÛTE ENCHANTÉE

 

 

 

Mozart_1780Presque 20 avant son dernier opĂ©ra (1791), La FlĂ»te enchantĂ©e, Mozart (ĂągĂ© de 18 ans) reçoit la commande d’un ouvrage Ă  la conception similaire, Ă©galement chantĂ© en allemand : selon l’idĂ©al maçonnique (le commanditaire est le baron Tobias Philipp von Gebler, futur grand-maĂźtre d’une Loge franc-maçonne viennoise), il s’agit dans Thamos, d’un drame Ă©gyptien, opposant les tĂ©nĂšbres et la lumiĂšre, en une geste hautement symbolique suscitant dĂ©jĂ  les mĂȘmes personnages : Tamino, la Reine de la nuit


Mozart affine sa partition et remet au baron non sans fiertĂ© (comme il le mentionne dans sa correspondance Ă  son pĂšre Leopold), une musique de scĂšne, conçu comme un drame : comprenant trois chƓurs et quatre entractes. Il s’agit dĂšs avant l’EnlĂšvement au sĂ©rail et La FlĂ»te bien sĂ»r, d’une contribution majeure Ă  l’Ă©laboration d’un opĂ©ra en langue allemande.

Le spectacle qui engage les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille, est mis en espace par le metteur en scĂšne Damien Chardonnet-Darmaillacq. Sa « mise en scĂšne de concert » dĂ©veloppe une relecture trĂšs contemporaine du rĂ©cit. « Entre chassĂ©s-croisĂ©s amoureux, complots politiques, revers et rĂ©vĂ©lations », il souligne combien Thamos, roi d’Egypte, est une Ɠuvre injustement mĂ©connue qui « épouse les battements du rĂ©cit dans une savante et subtile alternance de chƓurs et d’orchestrations ». La force du rĂ©cit et de ses symboles est ainsi explicitĂ©e grĂące Ă  l’exposition privilĂ©giĂ©e du personnage fĂ©minin de « SaĂŻs », dont l’apparition dans la partition de Mozart est trĂšs fugace, mais non moins essentielle pour l’intrigue. SaĂŻs dont la mĂ©tamorphose est la clĂ© de voĂ»te de tout l’édifice mozartien, s’exprime ainsi par la voix d’une comĂ©dienne. Le dispositif scĂ©nique et vidĂ©o met l’accent sur la notion de transformation et de mĂ©tamorphose qui opĂšrent une subtile Ă©volution du personnage : SaĂŻs, en vĂ©ritĂ© Tharsis qui est aimĂ©e de Thamos, est la fille de Menes, souverain dĂ©chu qui s’oppose au dĂ©part au couronnement de Thamos. Mais comme dans tout opĂ©ra de Mozart, la question politique croise un riche canevas Ă©motionnel et sentimental oĂč l’amour dĂ©fait le nƓud des intrigues de pouvoir ; il est force de rĂ©vĂ©lation et de dĂ©passement…

 

 

Bande-annonce de Thamos : https://cutt.ly/jbdS7Iu

A la rencontre des acteurs de Thamos
Retrouvez les interviews de David Reiland (chef), Damien Chardonnet- Darmaillacq (mise en scĂšne), Sylvie MĂ©lis (lumiĂšres et scĂ©nographie) dans L’Audito 2.0 : https://bit.ly/2INlAIg

Photos : crédit Ugo Ponte ONL

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

Thamos, Roi d’Egypte
Synopsis (5 actes avec intermĂšdes musicaux)
______________________________________

Acte 1
Amour et pouvoir
 Dans le temple du soleil, le chƓur des prĂȘtres et des vierges cĂ©lĂšbrent le prochain couronnement du jeune prince Thamos comme roi d’Egypte. Mais Menes, prĂ©cĂ©dent souverain renversĂ© par le pĂšre de Thamos (Ramses) entend se venger sous les traits du grand prĂȘtre Sethos. Or Thamos aime SaĂŻs qui est en rĂ©alitĂ© la propre fille de MenĂšs : Tharsis qui se cache parmi les vierges du temple. Le couple d’intrigants, le prince ambitieux PhĂ©ron et Mirza, la cheffe des vierges, convoitent eux aussi le pouvoir.

Entracte musical

Acte 2
Illusions et manipulation : SaĂŻs / Tharsis avoue aimer le futur Roi Thamos, mais Mirza la destine Ă  Pheron ; de son cĂŽtĂ©,, Thamos ne croit pas dans l’infidĂ©litĂ© de Pheron.

Entracte musical

Acte 3
Pheron en dévoilant le projet de complot contre Thamos permet à Sethos de comprendre que sa fille Tharsis est vivante et se dissimule sous les traits de Saïs.

Entracte musical

Acte 4
Croyant qu’elle est trahie par Thamos, SaĂŻs / Tharsis obĂ©it Ă  Mirza et se consacre au culte du soleil (dans la lumiĂšre, la jeune femme est pourtant aveuglĂ©e et manipulĂ©e). Thamos prend conscience de la trahison de Pheron : il est alors couronnĂ© Pharaon devant le chƓur des prĂȘtres et des vierges.

Acte 5
ApothĂ©ose de Thamos, couronnĂ© Pharaon
 Sethos reconnaĂźt Thamos comme Pharaon. Mirza Ă©choue Ă  soulever le peuple : elle se suicide. Insultant les dieux, PhĂ©ron est foudroyĂ©. Sethos / Menes reconnaĂźt sa fille Tharsis, la dĂ©livre de ses vƓux au dieu du soleil et l’a fait reine d’Egypte, Ă©pouse de Thamos.

Entracte final avec chƓur des prĂȘtres et des vierges du soleil puis air du grand prĂȘtre Sethos.

________________________________________________________________________________________________

 

 

VOIR le TEASER VIDEO THAMOS de MOZART par l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
 

LIVE STREAMING, LILLE, ONL : sam 17 avril 2021. MOZART : Cto pour piano n°20 – MA NGUCI / D REILAND

NGUCI-Marie-ange-piano-concert-critique-classiquenews-orchestre-national-de-lille-streaming-liveLIVE STREAMING, LILLE, ONL : sam 17 avril 2021. MOZART : Cto pour piano n°20 – MA NGUCI / D REILAND. Programme Ă©vĂ©nement ce samedi grĂące Ă  la complicitĂ© de l’Orchestre National de Lille et du chef (actuel directeur musical de l’Orchestre national de Metz), David Reiland : l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle affiche en direct samedi Ă  partir de 20h, l’un des concertos les plus Ă©blouissants de Mozart, son n°20 : frappĂ© du sceau de l’urgence, de la gravitĂ©, de la profondeur et de l’élĂ©gance
 mozartienne. Il faut un toucher de velours qui sait aussi mordre pour exprimer l’écriture Ă  la fois tendre et tragique du compositeur. En fĂ©vrier 1785, Wolfgang est l’auteur le plus en vue de Vienne, capable d’un prodige alliant tendresse ineffable et grandeur sombre ; Haydn s’inclinera alors devant la partition et dĂ©clare Ă  Leopold, le pĂšre de Mozart : « votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse ». Le raffinement de l’orchestration, la partie jamais « bavarde » ou strictement virtuose du piano, la volubilitĂ© des atmosphĂšres, contrastĂ©es qui se succĂšdent avec naturel et mĂȘme vertige, indiquent la maturitĂ© de Wolfgang qui choisit la mĂȘme tonalitĂ© que l’ouverture du futur opĂ©ra « Don Giovanni » dĂšs le dĂ©but du Concerto. Un souffle intensĂ©ment dramatique saisit immĂ©diatement l’auditeur (Allegro). Le point d’accomplissement de la partition demeure le mouvement central ou « Romance » , ample priĂšre suspendue, touchĂ©e par la grĂące d’une inspiration qui regarde au delĂ  du rĂ©el, qui exprime au delĂ  de tout sentiment terrestre. Le Rondo final laisse se libĂ©rer l’invention parfois tumultueuse d’un esprit Ă  vif : Mozart exprime tous les sentiments humains en un drame aussi intĂ©rieur que dĂ©monstratif. Il s’émancipe de la frivolitĂ© du style galant pour atteindre une profondeur nouvelle, prĂ©-romantique. La fin semble d’une allĂ©gresse insouciante jusqu’au dernier accord, singulier qui interroge (rĂ©/do diĂšse) : ainsi est la facĂ©tie mozartienne, trouble, ambivalente, multiple voire insondable Ă  l’égal du choix du rĂ© mineur pour ce rondo Ă©tourdissant, bouleversant. Une richesse allusive qui suscite l’interrogation. Est ce la raison pour laquelle le n°20 fut apprĂ©ciĂ© et jouĂ© par Beethoven (qui Ă©crivit mĂȘme sa propre cadence), inaugurant une passion que partageront (Ă  juste titre) Brahms, Clara Schumann, Busoni
 ?

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

La jeune pianiste française Marie-Ange Nguci retrouve ainsi LILLE dont elle Ă©tait la rĂ©vĂ©lation du dernier LILLE PIANO(S) FESTIVAL (juin 2020) : on se souvient qu’en plein confinement de la culture, dans la stricte observation des mesures sanitaires, l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE proposait alors un festival 100% digital dont CLASSIQUENEWS a rendu compte des programmes principaux :
https://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-2020/

Aux cĂŽtĂ©s de Jonathan Biss (direct depuis Philadelphie), Jean-François Zygel (improvisant d’aprĂšs Beethoven), David Kadouch dans un formidable concert de clĂŽture, Marie-Ange Nguci affirmait son tempĂ©rament lunaire et cristallin dans un programme personnel (Bach / Busoni), Beethoven, Ravel, Scriabine.

NGUCI-marie-ange-piano-concert-critique-lille-pianos-digital-classiquenews-juin-2020« Fulgurant, mordant et d’une Ă©tonnante intelligence des contrastes, le jeu de Marie-Ange Nguci Ă©coute la matiĂšre, fait surgir des Ă©lans murmurĂ©s d’une poĂ©tique Ă©trange, liquide, suspendue, auxquels rĂ©pondent des dĂ©flagrations tranchantes ; mais il y aussi un impressionnisme sonore qui s’écoule, et des rythmes qui s’entrecroisent et se chevauchent dans un festival Ă©motionnel permanent, contrĂŽlĂ©, scintillant  », Ă©crivions-nous lors du LILLE PIANO(S) FESTIVAL de juin 2020. LIRE ici nos comptes rendus du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 :
http://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-2020-ledition-100-digitale/

Ambassadrice des la profondeur mozartienne, l’interprĂšte devrait dĂ©voiler toute la palette de sa dĂ©jĂ  riche sensibilitĂ©, d’autant plus sous la baguette d’un chef lui aussi mozartien jusqu’au bout des ongles, l’excellent David Reiland.

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

VOIR le concert MOZART : Concerto pour piano n°20ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
Marie Ange NGUCI, piano
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
David Reiland, direction
https://www.youtube.com/watch?v=WPvxff5nKEg&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-&index=1

LIRE le programme de salle ici :
https://bit.ly/MozartConcertoONL​

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

RETROUVER les concerts digitaux de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / «  AUDITO 2.0 », la salle de concert numĂ©rique de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille :
https://bit.ly/2INlAIg

RETROUVER LA PROCHAINE PROGRAMMATION du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021
ici : www.lillepianosfestival.fr

 

 

 

LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction.

ELIM CHAN cheffe classiquenews ON LILLE steaming concert audito 2LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction. Comme un signe annonciateur, espĂ©rĂ© du retour du public dans les salles de concerts, confirmant la continuitĂ© du travail musical de l’Orchestre National de Lille, ce malgrĂ© l’application des mesures sanitaires, voici un nouveau jalon de l’offre digitale de la phalange lilloise ; le catalogue des programmes ainsi captĂ©s depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille (offre 100 numĂ©rique intitulĂ©e « AUDITO 2.0 ») est devenu plĂ©thorique et variĂ© : tout est accessible depuis la chaĂźne youtube de l’Orchestre National de Lille (ICI). / Photo : Elim CHAN (DR).

Pour ce concert double Ravel / Beethoven, deux tempĂ©raments asiatiques affrontent la vitalitĂ© de l’Ă©criture concertante et symphonique.
D’emblĂ©e l’entente, la complicitĂ© entre cheffe, soliste et instrumentistes portent leurs fruits ; le Premier mouvement du Concerto en sol de Ravel, Ă  la vitalitĂ© enivrĂ©e et swinguĂ©e, « amĂ©ricaine » , rĂ©alise ce que recherchait Ravel aprĂšs sa tournĂ©e aux USA (1928) : produire une piĂšce mouvante, parfois superactive dans l’esprit d’un « divertissement », oĂč brille Ă  armes Ă©gales, l’éloquence du piano et des instruments de l’orchestre, en particulier les vents. Le mouvement central (Adagio assai) a cette rĂȘverie que chef et soliste inscrivent dans la nonchalance mozartienne (claire rĂ©fĂ©rence au Quintette pour clarinette de Wolfgang) entre abandon et suprĂȘme nostalgie (voire climat d’insaisissable rĂȘverie enchantĂ©e) puis le finale (Presto) devient transe dans laquelle la cheffe soigne la vitalitĂ© des timbres auquel le piano frĂ©tillant de la pianiste (germano-nippone) Alice Sara Ott apporte une claque dĂ©taillĂ©e et lumineuse qui fouette les rythmes.

Dans la Symphonie n°2 de Beethoven (1802, crĂ©Ă©e en 1803), la cheffe hong-kongaise souligne l’énergie et l’impĂ©tuositĂ© de l’écriture, celle qui affirme le gĂ©nie crĂ©ateur et conquĂ©rant d’un Beethoven qui a alors surmontĂ© la crise d’Heiligenstadt ; dĂ©pression en liaison avec sa surditĂ© croissante, finalement surpassĂ©e et sublimĂ©e par une rage dĂ©terminĂ©e : tout cela s’entend (Scherzo Ă  la fois capricieux et allĂšgre) et rĂ©sonne sous la baguette vive, affĂ»tĂ©e, musclĂ©e d’Elim Chan (Finale / Allegro molto d’un pur esprit de joie sĂ©ditieuse). C’est la vigueur qui l’emporte ici sur toute virtuositĂ© et Ă©lĂ©gance viennoise : Elim Chan confirme le souffle martial d’un Beethoven prĂȘt Ă  en dĂ©coudre, armĂ© pour surmonter tous les revers de sa destinĂ©e foudroyĂ©e.

LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction. CONCERT Ă  revoir sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE ici :

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ELIM CHAN joue Ravel et Beethoven

STREAMING concert. LILLE, sam 10 avril 2021, 20h. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts 100% numĂ©riques en live streaming. Prochain direct depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, samedi 10 avril 2021 : Concerto en sol de Ravel, Symphonie n°2 de Beethoven par la cheffe hong-kongaise ELIM CHAN (directrice musicale de l’Antwerp Symphony Orchestra) et la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott.

ELIM CHAN cheffe classiquenews ON LILLE steaming concert audito 2Ravel, de retour d’une tournĂ©e aux USA (1928), Ă©blouit par son Ă©criture virtuose, lĂ©gĂšre, nĂ©o mozartienne, Ă  la fois classique et swinguĂ©e dans l’esprit aussi de Saint-SaĂ«ns. La Symphonie n°2 de Beethoven affirme en 1803, le tempĂ©rament rĂ©formateur du compositeur venu de Bonn et dĂ©jĂ  Ă©tabli Ă  Vienne depuis 10 ans. Dans le sillons des gĂ©nies locaux, Haydn et Mozart, Beethoven offre une synthĂšse puissante et originale qui recycle le format de la sonate : Ludwig y fixe dĂ©finitivement le Scherzo ; surtout en rĂ©capitulant les tensions et contrastes, cultivĂ©s, canalisĂ©s dans les mouvements prĂ©cĂ©dents, le Finale jugĂ© « monstrueux » par les auditeurs et les interprĂštes, affirment une dimension jamais Ă©coutĂ©e jusque lĂ . L’énergie conquĂ©rante, la force insufflĂ©e par la seule volontĂ© musicale contredit pourtant l’une des pĂ©riodes les plus sombres de la vie de Beethoven, suicidaire et dĂ©sespĂ©rĂ© mĂȘme, ressentant les effets de sa surditĂ© et rĂ©dacteur d’un testament artistique bouleversant Ă  Heiligenstadt. Ni dĂ©faite ni dĂ©pression dans la Symphonie n°2
 mais la pleine conscience des vertus salvatrices de la musique.  Photo : Elim Chan (DR)

L’Orchestre National de Lille / ON LILLE retrouve pour la 3Ăšme fois la cheffe hong-kongaise Elim Chan (venue en 2015 et 2016 Ă  Lille et en rĂ©gion Hauts-de-France) – premiĂšre femme LaurĂ©ate du concours Donatella Flick Conducting Competition et pour la premiĂšre fois la pianiste nippo-allemande Alice Sara Ott.

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

STREAMING CONCERTaudito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenews
Samedi 10 avril 2021, 20h

En direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille
RAVEL et BEETHOVEN

PLUS D’INFOS sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_20-21/concert/ravel-et-beethoven/

 

RAVEL
Concerto pour piano et orchestre en Sol

BEETHOVEN
Symphonie n°2

 
Alice Sara Ott, piano
Orchestre National de Lille
Elim Chan, direction

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

L’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE poursuit son activitĂ© sur la toile grĂące Ă  son offre digitale intitulĂ©e « l’AUDITO 2.0 » :

La chaĂźne YouTube de l’Orchestre ? plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009 : https://bit.ly/3ortO8b

Notes de programme à retrouver sur : www.onlille.com/saison_20-21/concert/ravel-et-beethoven/

Retrouvez en streaming gratuit les concerts de l’Orchestre dans L’Audito 2.0 : https://bit.ly/2INlAIg

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIRE AUSSI nos critiques des concerts numériques précédents :

E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska, direction. AprĂšs le nerf impĂ©tueux, vif argent du chef nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend (concert Beethoven du 13 mars dernier), voici un nouveau volet de l’offre digitale du National de Lille ; ce programme diffusĂ© sur internet du 3 avril 2021, dĂ©voile la sensibilitĂ© de la chef invitĂ©e Dalia Stasevska, tempĂ©rament intĂ©rieur en communion avec les instrumentistes lillois ; d’abord prĂ©cise aux Ă©clats intĂ©rieurs mi enivrĂ©s mi tragiques de la (lente) Valse triste de Sibelius ; c’est un prĂ©ambule tout en finesse suspendue pour le PrĂ©lude de Tristan : en kimono, la maestra ukrainienne recherche le sens derriĂšre le son ; la rĂ©sonance intime qui Ă©tire chaque accord, en sa tension irrĂ©solue ; l’incandescence du sentiment amoureux, celui des amants maudits Tristan et Yseult se consume ainsi dans la clartĂ© et la transparence ; une urgence intĂ©rieure qui creuse l’exaspĂ©ration de dĂ©sirs insatisfaits. La cheffe dĂ©ploie des sortilĂšges de langueur sensuelle, toujours trĂšs soucieuse du son comme de la balance sonore.

ON-LILLE-concert-streaming-dalia-stasevska-concert-sibelius-wagner-critique-concert-critique-opera

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 fĂ©vrier 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) Ă©tonnamment clair et comme Ă©purĂ©, nerveux et musclĂ© que François-Xavier Roth fait jaillir, grĂące Ă  l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti prĂ©cis et accentuĂ©s ; une vision trĂšs architecturĂ©e et carrĂ©e Ă  laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonoritĂ© tranchĂ©e elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crĂ©pitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que prĂ©serve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuitĂ© lumineuse qui est le produit de sa vaste expĂ©rience avec son orchestre sur instruments historiques, Le SiĂšcles. Photo : FX Roth (DR)

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska

E-CONCERT, STREAMING, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 3 avril 2021. « Enchantements », Wagner, Sibelius / I. Brimberg / Orchestre National de Lille, D. Stasevska, direction. AprĂšs le nerf impĂ©tueux, vif argent du chef nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend (concert Beethoven du 13 mars dernier), voici un nouveau volet de l’offre digitale du National de Lille ; ce programme diffusĂ© sur internet du 3 avril 2021, dĂ©voile la sensibilitĂ© de la chef invitĂ©e Dalia Stasevska, tempĂ©rament intĂ©rieur en communion avec les instrumentistes lillois ; d’abord prĂ©cise aux Ă©clats intĂ©rieurs mi enivrĂ©s mi tragiques de la (lente) Valse triste de Sibelius ; c’est un prĂ©ambule tout en finesse suspendue pour le PrĂ©lude de Tristan : en kimono, la maestra ukrainienne recherche le sens derriĂšre le son ; la rĂ©sonance intime qui Ă©tire chaque accord, en sa tension irrĂ©solue ; l’incandescence du sentiment amoureux, celui des amants maudits Tristan et Yseult se consume ainsi dans la clartĂ© et la transparence ; une urgence intĂ©rieure qui creuse l’exaspĂ©ration de dĂ©sirs insatisfaits. La cheffe dĂ©ploie des sortilĂšges de langueur sensuelle, toujours trĂšs soucieuse du son comme de la balance sonore.

 

 

ON-LILLE-concert-streaming-dalia-stasevska-concert-sibelius-wagner-critique-concert-critique-opera

 

 

A 24’50 : seconde partie du concert avec la Symphonie n°3 de Jean Sibelius (1907). Les instrumentistes plongent, cƓurs ardents et volontaires dans la suractivitĂ© de l’ample portique trĂ©pidant dĂšs le dĂ©but portĂ© par les cordes auquel rĂ©pond la danse des bois ; transe collective initiale que les cuivres portent vers une plĂ©nitude sonore elle aussi Ă  bien des Ă©gards
 enivrĂ©e. L’opus exprime ce sentiment d’appartenance cher au compositeur, appartenance au motif naturel, au moindre de ses Ă©lans, proche dans l’ñme Ă  chaque sursaut de vitalitĂ©. Tous les pupitres s’exaltent et se rĂ©pondent dans un dialogue contrastĂ©, parfois Ăąpre mais superbement fluide dans lequel Sibelius exprime la sauvagerie des forces naturelles comme saisi sur le vif ; ainsi tĂ©moigne-t-il de la de la dĂ©couverte et de la proximitĂ© immĂ©diate avec le lieu de sa nouvelle rĂ©sidence, un havre de paix bucolique, Ă  la fois sauvage et rassurant prĂšs d’un lac (TuusulanjĂ€rvi) : Ainola, en hommage au prĂ©nom de sa femme, Aino. Le cycle des variations populaire et naĂŻves (d’une franchise primitive qui rappelle tout l’esprit du premier mouvement) caractĂ©risent le Scherzo ; tandis que l’Andante dĂ©ploie son lied sobre et ciselĂ© formant intermezzo. Dans cette texture dense, souvent exacerbĂ©e et trĂ©pidante, la cheffe soigne toujours la direction du flux, l’éloquence de cette construction ambitieuse, impĂ©rieuse, incandescente (dont l’unitĂ© dĂ©coule d’une grande continuitĂ© organique). Toute la difficultĂ© de l’écriture tient Ă  la rĂ©alisation d’un souci de structure (car Sibelius n’aime pas dĂ©velopper pour rien, quitte Ă  s’économiser vers Ă©pure « classique ») tout en ciselant le raffinement de l’orchestration particuliĂšrement scintillante.
MalgrĂ© la densitĂ© sonore, la baguette sait soigner la clartĂ© et la transparence ; comme le chant sourd d’une vĂ©ritĂ© plus insaisissable et mystĂ©rieuse ; tout rugit, s’exaspĂšre et s’organise peu Ă  peu vers la noblesse sereine et lumineuse du finale : grandiose et raffinĂ©e. Noces de l’intime et du flamboiement, de la tendresse sobre et de la grandeur mystĂ©rieuse du motif naturel, le seul sujet qui inspira Sibelius. En cela Dalia Stasevska se rĂ©vĂšle Ă  la fois engagĂ©e, mieux habitĂ©e. Baguette Ă  suivre. REVOIR le concert sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille ICI :
https://www.youtube.com/watch?v=PEZ7NpHt71E

 

dalia-stakevska-concert-orchestre-national-lille-sibelius-wagner-streaming-concert-critique-concert-annonce

________________________________________________________________________________________________

LIRE aussi notre critique du concert « L’HĂ©roĂŻque » / Orchestre National de Lille / Jan Willem De Vrirend, direction (Cherubini / Beethoven). ICI :

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-streaming-concert-on-lille-le-13-mars-2021-orch-national-de-lille-jan-willem-de-vriend-direction-beethoven-symphonie-n3-heroique/

 

 

 

 

STREAMING, concert. ON LILLE joue Wagner et Sibelius

alia Stasevska, maestra orchestre national de Lille, wagner, sibeliusSTREAMING, concert. Sam 3 avril 21, 20h. Wagner, Sibelius. ON LILLE, Dalia Stasevska. Pour ce nouveau rv numĂ©rique, dans le cadre de son offre digitale AUDIO 2.0, L’ON LILLE Orchestre National de Lille diffuse ce samedi Ă  20h, un nouveau programme symphonique
 et lyrique sous la direction (premiĂšre collaboration) de la maestra finlandaise Dalia Stasevska, principale invitĂ©e du BBC Symphony Orchestra.

IntitulĂ© « Enchantements », le programme associe la jeune cheffe et la soprano suĂ©doise Ingela Brimberg dans le diptyque wagnĂ©ren « PrĂ©lude et Mort d’Isolde », sorte de synthĂšse orchestrale et lyrique de l’opĂ©ra Tristan et Isolde, sommet romantique, crĂ©Ă© Ă  Munich en 1865. L’opĂ©ra scelle la liaison du compositeur avec Cosima, la fille de Liszt et renforce encore l’admiration que lui porte le jeune souverain Louis II de BaviĂšre.

AprĂšs le prĂ©lude qui immerge l’auditeur dans la psychĂ© des deux ĂȘtres aussi passionnĂ©ment Ă©pris qu’ils sont vouĂ©s Ă  la mort, l’orchestre enchaĂźne par la mort d’Yseult (Liebestod), qui comme dans l’ultime scĂšne du Ring (scĂšne finale du CrĂ©puscule des dieux), place l’hĂ©roĂŻne (lĂ , BrĂŒnnhilde, ici Yseult), au centre du thĂ©Ăątre orchestral dont elle fait un accomplissement salvateur : non pas une mort mais une sublimation qui devient rĂ©demption. Pour Wagner, la femme sauve l’humanitĂ©, prophĂ©tesse ou figure messianique d’un monde nouveau Ă  venir ; le dĂ©fi est de taille pour la cheffe qui doit assurer un Ă©quilibre continu entre la masse flamboyante, enivrĂ©e de l’orchestre et le chant de la soliste
 La musique de Tristan (et son fameux accord dissonant jouĂ© dĂšs le dĂ©but du PrĂ©lude) est l’expression d’une immense frustration, l’évocation d’une passion insatiable, inaboutie qui ouvre un gouffre prĂȘt Ă  engloutir les amants et l’auditeur
 À la toute fin de cet ocĂ©an de sons surgit la rĂ©solution de ce premier accord sur les mots : « Höchste Lust », voluptĂ© suprĂȘme
 voluptĂ© libĂ©ratrice.

Sibelius 2015AssociĂ© au sensualisme tendu, ivre de Wagner, le symphonisme puissant et original du finlandais Jean Sibelius est le second dĂ©fi de ce programme ambitieux. D’abord La Valse triste, air gĂ©nial qui fit connaĂźtre le compositeur finnois aux USA ; puis c’est le pastoralisme trĂšs personnel de la 3Ăšme Symphonie dont la structure et le souffle cĂ©lĂšbrent le lieu de rĂ©sidence de Sibelius qui s’installe en 1904 dans sa nouvelle propriĂ©tĂ© dans la forĂȘt prĂšs d’un lac au Nord d’Helsinki, baptisĂ©e « Ainola » (en hommage Ă  son Ă©pouse Aino). La forme et son dĂ©veloppement suivent le souci de Sibelius pour la concision, l’économie, un Ă©tonnant raffinement de l’orchestration. Le chef doit ici ciseler la somptuositĂ© d’une Ă©criture naturaliste, aux Ă©clats et reflets de la Nature, et aussi clarifier la structure comme l’imbrication organique des sĂ©quences entre elles. L’intensitĂ© poĂ©tique confĂšre Ă  la partition son ampleur comme sa grande pudeur.

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsLive streaming, Orchestre National de Lille / ON LILLE :
VOIR le concert en live streaming
Enchantements : Wagner / Sibelius
samedi 3 avril 2021, 20h
Depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

PLUS D’INFOS sur le site de l’ON LILLE
https://www.onlille.com/saison_20-21/
LIRE la page dédiée au programme Enchantements : Wagner / Sibelius :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/enchantements/

  

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

VOIR tous les concerts digitaux de l’ON LILLE : ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE sur la chaüne YOUTUBE de l’Orchestre lillois : ici
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

 

 
 

 

 

COMPTE-RENDU, streaming concert. ON LILLE, le 13 mars 2021. Orch National de Lille / Jan Willem De Vriend, direction. Beethoven : Symphonie n°3 « héroïque »

ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonceCOMPTE-RENDU, streaming concert. ON LILLE, le 13 mars 2021. Orch National de Lille / Jan Willem De Vriend, direction. Beethoven : Symphonie n°3 « hĂ©roĂŻque ». A la fois exaltĂ©e, ivre de sa propre Ă©nergie, la direction prĂ©cise, claire du nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend sait ĂȘtre Ă©quilibrĂ©e en ce qu’elle favorise le dĂ©tail et porte la tension. Dans l’Eroica de Beethoven pourtant surjouĂ©e ici et lĂ , en particulier depuis les cĂ©lĂ©brations Beethoven 2020 (certes avortĂ©es covid oblige),le premier mouvement, regorge de vitalitĂ© et de puissance sans jamais sacrifier la prĂ©cision des ornements ni la balance entre soliste et orchestre, pour chaque intervention caractĂ©risĂ©e. Le souffle du destin rayonne ; s’appuyant sur une vision ciselĂ©e de l’écriture instrumentale : en clair, le geste du chef flamand, habituĂ© des rĂ©pertoires prĂ©romantiques et romantiques, de surcroĂźt selon ce relief et cette intensitĂ© sculpturale propre aux instruments d’époque, nourrit ici une vision qui est fluide, caractĂ©risĂ©e, parfaitement architecturĂ©e. Comme partition du destin et conduite par une irrĂ©pressible Ă©nergie, la volontĂ© de Ludwig s’accomplit avec une dĂ©licatesse continument exaltante.

Le second mouvement plus grave et sombre ne perd pas la souplesse ni ce mordant parfois glaçant dans la caractérisation instrumentale.

Ample et lugubre, le geste du chef recherchant des sonoritĂ©s profondes et claires avait ouvert le programme avec caractĂšre et gravitas pour Cherubini dont la Marche funĂšbre saisissante par ses semonces dĂ©chirants (gong souterrain, crĂ©pusculaire ; bassons insidieux
), entre dĂ©sespoir tragique et esprit de grandeur, Ă©claire la connaissance de Gluck, celui ardent, gĂ©missant voire mystĂ©rieux d’OrphĂ©e.

Chez Beethoven, c’est encore un trĂšs beau travail opĂ©rĂ© sur les sonoritĂ©s et l’intĂ©rioritĂ© poĂ©tique des nuances de timbres. De Vriend sait exprimer la langueur Ă©lĂ©giaque du morceau que berce des cordes toujours suaves et rondes. L’hĂ©roĂŻsme qu’ouvrage le chef est d’une souveraine tragĂ©die qui ici se dĂ©ploie sans rĂ©serve, exprimant tous les sacrifices et la peine ressentis, vĂ©cus dans sa chair par un Beethoven qui d’exaltĂ© fut trahi (par Bonaparte devenu NapolĂ©on) et qui aussi ressent les premiers effets de sa surditĂ©. La lisibilitĂ© des violoncelles et des contrebasses produit une profondeur au chant inexorable, celui d’une blessure profonde mais toujours noble et digne. Une sĂ©quence qui tisse un Ă©cho pertinent Ă  la Marche funĂšbre de Cherubini qui a ouvert le programme, dans un mĂȘme souci d’intĂ©rioritĂ© recueillie. La violence dont est capable Beethoven n’écarte jamais une sourde dĂ©chirure qui en a permis l’éclosion.

 

 

JW De Vriend et le National de Lille

Un Beethoven éruptif, élégant, subtil


 

 

 streaming-concert-national-de-lille-de-vriend-beethoven-cherubini-critique-classiquenews

 

 

Le Scherzo est pur jaillissement d’une Ă©nergie recouvrĂ©e qui s’électrise et trĂ©pigne, mais en une mise en place parfaitement dĂ©taillĂ©e, Ă  la mĂ©trique prĂ©cise et claire (rayonne en particulier le chant mordorĂ©, rauque et pourtant rond des cors parfaitement dialoguĂ©s avec les cordes).

Dans ce sens le dernier Allegro (molto) a la vivacitĂ© et mĂȘme l’élĂ©gance (Ă©quilibre et clartĂ© des pupitres) d’un souffle printanier, d’une danse de joie autour du feu de l’esprit et de l’espoir. Le hĂ©ros de cette odyssĂ©e orchestrale reste Beethoven lui-mĂȘme, nouveau hĂ©ros musicien, alchimiste de nouveaux sons, architecte d’un monde nouveau dont il a seul la conscience ; aux auditeurs d’en saisir les prĂ©monitions salvatrices, la possibilitĂ© de le rĂ©aliser Ă  partir de priĂšres fraternelles et humanistes dont Ludwig s’est fait le prophĂšte et le chantre.

De Vriend recueille ce formidable Ă©lan fraternel et solidaire en un bain orchestral (rĂ©capitulatif) dont chaque sĂ©quence magnifiquement timbrĂ©e et phrasĂ©e (cors, flĂ»te, clarinette
) est subtilement caractĂ©risĂ©e. C’est un travail d’orfĂšvre d’un rare fini et qui assoit aux cĂŽtĂ©s du Beethoven violent, Ă©ruptif voire furieux, la noblesse et le raffinement de son Ă©criture, le jaillissement primitif de son inspiration. Ivresse et subtilitĂ©. Le cocktail est irrĂ©sistible. Les instrumentistes du National de Lille rĂ©pondent au doigt et Ă  l’Ɠil du chef des plus expressifs. Ce travail de la nuance est passionnant.

 

 

________________________________________________________________________________________________

LIRE aussi notre présentation du concert ORCHESTRE NATIONLA DE LILLE / Cherubini, Beethoven / Jan Willem De Vriend, direction

http://www.classiquenews.com/live-streaming-concert-lon-lille-joue-cherubini-et-beethoven/

VOIR le concert

sur la chaine Youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille ici :

https://www.youtube.com/watch?v=hW1o2yXeeRc

 

 

VOIR TOUS LES CONCERTS de l’ON LILLE ici :

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

 
 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : Le printemps de l’Orchestre (16 – 26 mars 2021)

orchestre-national-de-lille-printemps-de-l-orchestre-mars-2021-concerts-critique-classiquenewsON LILLE : Orchestre National de Lille. Le printemps de l’Orchestre, 16-26 mars 2021. AprĂšs avoir lancĂ© son offre numĂ©rique, composant une vĂ©ritable salle de concert virtuelle, sur la toile, «  l’AUDITO 2.0 » (accessible ici sur la chaĂźne YOUTUBE de l’Orchestre), l’ON LILLE Orchestre National de Lille ne cĂšde rien pour conjurer les effets / mĂ©faits de la morositĂ© ambiante, contre l’asphyxie qui menace sĂ©rieusement les formations musicales. Puisque le gouvernement s’entĂȘte Ă  maintenir fermĂ©s les lieux de culture, la formation lilloise montre Ă  nouveau qu’elle ne manque pas de crĂ©ativitĂ© citoyenne, soucieuse de rĂ©tablir le lien avec les publics du territoire.

 

 

Orchestre National de Lille
UN ORCHESTRE EN RESISTANCE
Le Printemps de l’Orchestre : 16 – 26 mars 2021

 

 

Ainsi en attendant de retrouver physiquement son public, l’Orchestre National de Lille intensifie son action artistique, pĂ©dagogique et solidaire un an aprĂšs le dĂ©but de la crise sanitaire. Les Ă©quipes de l’Orchestre s’engage pour un nouveau cycle d’évĂ©nements hors de son lieu habituel de concerts (et oĂč l’orchestre continue de rĂ©pĂ©ter et de diffuser ses concerts digitaux : l’auditorium du nouveau SiĂšcle) : « Le Printemps de l’Orchestre » du 16 au 26 mars 2021, cultive la rencontre et le partage.
Lors de cette premiĂšre session, 27 musiciens permanents et membres du personnel administratif vont Ă  la rencontre d’une vingtaine de structures et plusieurs centaines de publics pendant 10 jours « hors les murs ».

8 premiĂšres villes sont concernĂ©es : Lille, Villeneuve d’Ascq, Sainghin-en-MĂ©lantois, Hem, Roubaix, Bauvin, Helemmes, Marcq en Baroeul


Au total, une quinzaine d’interventions dans les Ă©tablissements scolaires (du primaire aux Ă©tudiants de l’enseignement supĂ©rieur) et les structures mĂ©dico-sociales (EPHAD, IME
).

Au programme de l’Orchestre « hors les murs » : enregistrement d’une Ɠuvre de concert pour le programme des futurs bacheliers 2021 (quatuor Ă  cordes de Haydn) ; sĂ©ances pĂ©dagogiques ; dĂ©couverte des instruments de l’orchestre symphonique ; sĂ©ances de mĂ©diation culturelle ; prĂ©sentation des mĂ©tiers de l’Orchestre ; rencontre/Ă©change avec Alexandre Bloch, le directeur musical de l’Orchestre.

Si la crise sanitaire fait peser des contraintes de plus en plus difficiles Ă  vivre, en particulier sur le spectacle vivant, elle oblige les formations Ă  se rĂ©inventer. Preuve est faite et depuis un an dĂ©jĂ  par l’Orchestre national de Lille. Toutes les infos sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille.
https://www.onlille.com/saison_20-21/

_____________________________________________________________________________________

 

 

 

 

Prochain concert digital / Live streaming de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, ce samedi 13 mars 2021, 20h. Cherubini, Beethoven (Symphonie n°3) – Jan Willem De Vriend, direction
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/l-heroique/

LIRE ici notre présentation du concert ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / JAN WILLEM DE VRIEND : Cherubini / Beethoven

 

 

 

 

 

 

 orchestre-national-de-lille-printemps-de-l-orchestre-mars-2021-concerts-critique-classiquenews

 

 

 

 

 

LIVE STREAMING, concert. L’ON LILLE joue Cherubini et Beethoven

ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonceLIVE STREAMING, concert. ON LILLE, sam 13 mars 21, 20h. L’Orch National de Lille offre Ă  nouveau un superbe concert, nouveau jalon de son offre digitale Ă  suivre sur la toile (intitulĂ©e depuis dĂ©but 2021 « Audito 2.0 »). Depuis l’Auditorium du Nouveau siĂšcle Ă  Lille, chaque concert lillois confirme la poursuite de l’activitĂ© musicale des instrumentistes soucieux Ă  Lille de prolonger leur activitĂ© coĂ»te que coĂ»te, tout en diffusant les fruits de leur travail grĂące aux concerts numĂ©riques. Ce samedi 13 mars 2021 Ă  20h, l’Orchestre retrouve son premier chef invitĂ©, le nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend dans un programme « hĂ©roĂŻque » autour des compositeurs Cherubini (qui fut directeur du Conservatoire) et Beethoven, mais aussi ceux qui les ont inspirĂ©s : Louis XVIII et NapolĂ©on (fĂȘtĂ© cette annĂ©e pour son bicentenaire). Le programme solennel et spectaculaire Ă©voque le dernier Cherubini et le tempĂ©rament de feu, Ă©ruptif et poĂ©tique du jeune Beethoven, spectateur passionnĂ© des Ă©vĂ©nements français au dĂ©but du nouveau siĂšcle

LIRE ici notre dossier spĂ©cial NapolĂ©on et l’opĂ©ra :
http://www.classiquenews.com/napoleon-1er-et-lopera-1804-1814/

_____________________________________________________________________________________

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Samedi 13 mars 2021, 20h

Cherubini : Marche funÚbredevriend_orchestre national de lille concert annonce présentation critique par classiquenews 328px_18-19
Beethoven : Symphonie n°3 « héroïque »
Jan Willem de Vriend, direction

VOIR le concert de l’ON LILLE / J W de Vriend
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

_____________________________________________________________________________________

CHERUBINI ingres alf6_ingres_001fNĂ© Ă  Florence, Cherubini s’installe Ă  Paris Ă  l’ñge de vingt-sept ans en 1787. Il fonde l’annĂ©e de la Prise de la Bastille une compagnie d’opĂ©ra parrainĂ©e par le futur Louis XVIII. Ses relations royales et l’apparition d’un nouvel opĂ©ra italien Ă  l’époque napolĂ©onienne entraĂźne sa chute. TrĂšs dĂ©primĂ©, le musicien songe mĂȘme Ă  abandonner la composition pour se consacrer Ă  la peinture et Ă  la botanique!
Mais le phĂ©nix Cherubini renoue avec l’écriture dĂšs 1809 grĂące Ă  une Ɠuvre d’église. Il dĂ©laisse l’opĂ©ra qui a fait sa gloire pour composer plus de 5 messes et de nombreux motets en latin. Le succĂšs revient et aussi la faveur des nouveaux puissants : Louis XVIII le nomme au prestigieux poste de surintendant de la musique du Roi. En 1817,Cherubini signe son plus grand succĂšs, un Requiem (admirĂ© par Brahms, Schumann et Berlioz qui reste pourtant son dĂ©tracteur jaloux). Beethoven admirait l’oeuvre au point qu’on la joua Ă  ses propres obsĂšques en 1827.
D’une puissance spectaculaire, la courte Marche FunĂšbre (composĂ©e en 1820 pour les funĂ©railles du Duc de Berry, l’hĂ©ritier du trĂŽne) annonce dĂ©jĂ  l’ampleur grave et recueillie des fresque.. berlioziennes.

Ludwig-Van-BeethovenLa Symphonie n°3 de Beethoven fixe les avancĂ©es inĂ©dites du dernier Mozart symphoniste. La durĂ©e de son premier mouvement (plus de 15 mn) indique une vigueur ambitieuse rĂ©volutionnaire (qui annonce le dĂ©veloppement du futur Hymne Ă  la Joie de la Symphonie n°9, le plus long parmi les mouvements de Beethoven). La n°3 dite “HĂ©roique” confirme le tempĂ©rament fougueux et grave d’un Beethoven visionnaire voire messianique en ce qu’il ressent et exprime les mouvements profonds de son Ă©poque. Autour de 1800, Ludwig gagnĂ© voire passionnĂ© par les idĂ©es de la RĂ©volution Française cĂ©lĂšbre alors la figure de Bonaparte comme le hĂ©ros moderne, acteur d’une Ăšre europĂ©enne nouvelle. La n°3 porte les espoirs et la vitalitĂ© Ă©lectrisĂ©e du compositeur romantique, spectateur admiratif des Ă©vĂ©nements politiques en France. Mais quand Bonaparte devient NapolĂ©on, cĂ©dant Ă  la tentation du pouvoir impĂ©rial absolu (auto proclamĂ© empereur en 1804), Beethoven trahi, colĂ©rique, rĂ©vise la dĂ©dicace de son manuscrit et inscrit « Sinfonica Eroica, composta per festeggiare il sovvenire di un grand uomo – Symphonie hĂ©roĂŻque, composĂ©e pour cĂ©lĂ©brer le souvenir d’un grand homme ». Ainsi la partition porte le destin foudroyĂ© d’un jeune politicien devenu l’emblĂšme de la tyrannie europĂ©enne : Ă  l’énergie irrĂ©pressible du premier mouvement rĂ©pond l’esprit de dĂ©faite, d’anĂ©antissement funĂšbre du second. Mais le hĂ©ros de cette odyssĂ©e orchestrale reste Beethoven lui-mĂȘme, nouveau hĂ©ros musicien, alchimiste de nouveaux sons, architecte d’un monde nouveau dont il a seul la conscience ; aux auditeurs d’en saisir les prĂ©monitions salvatrices, la possibilitĂ© de le rĂ©aliser Ă  partir de priĂšres fraternelles et humanistes dont le compositeur s’est fait le prophĂšte. Au cƓur de sa propre tragĂ©die, – sa surditĂ© croissante, inĂ©luctable comme en tĂ©moigne sa confession saisissante (le Testament d’Heiligenstadt Ă©crit en 1802), Beethoven ressent les gouffres vertigienux de la dĂ©sespĂ©rance et de l’impuissance humaine, contre lesquelles la musique est un rempart, une forme de rĂ©sistance Ă  partager


VOIR tous les concerts de l’Orchestre National de Lille sur la chaĂźne YouTube de l’Orchestre ON LILLE (plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009) : https://bit.ly/3ortO8b

Notes de programme Ă  retrouver sur : www.onlille.com/saison_20-21/concert/l-heroique/

Retrouvez en streaming gratuit les concerts de l’Orchestre dans L’Audito 2.0 : https://bit.ly/2INlAIg

COMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 février 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction

roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 fĂ©vrier 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) Ă©tonnamment clair et comme Ă©purĂ©, nerveux et musclĂ© que François-Xavier Roth fait jaillir, grĂące Ă  l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti prĂ©cis et accentuĂ©s ; une vision trĂšs architecturĂ©e et carrĂ©e Ă  laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonoritĂ© tranchĂ©e elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crĂ©pitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que prĂ©serve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuitĂ© lumineuse qui est le produit de sa vaste expĂ©rience avec son orchestre sur instruments historiques, Le SiĂšcles. Photo : FX Roth (DR)

L’Orchestre National de Lille et François-Xavir ROTH jouent STRAVINSKY

Acuité expressive des Danses Concertantes
vrai dĂ©fi pour l’orchestre

A 34’13 du live streaming, FX Roth aborde la 2Ăš Ɠuvre au programme, pour nous plus intĂ©ressante encore par sa volubilitĂ© poĂ©tique, sa diversitĂ© expressive ; le chef sculpte avec la mĂȘme acuitĂ© et ce souci portĂ© au dĂ©tail des timbres, la suite orchestrale des Danses concertantes (1941), lesquelles propre Ă  l’auteur du Sacre du printemps (que connais idĂ©alement le chef) exigent une mise en place rythmique et un sens de la caractĂ©risation instrumentale, millimĂ©trĂ©s. La fausse lĂ©gĂšretĂ© de cette suite de danses (que s’est appropriĂ© le chorĂ©graphe Balanchine lequel eut coutume d’adopter bien d’autres musiques de Stravinsky), ses coupes sĂšches (« pas d’action, con moto »), la couleur Ă©lĂ©giaque de « ThĂšme varié » (5 sĂ©quences enchaĂźnĂ©es), plus intĂ©rieure voire mĂ©lancolique ; l’ironie sous jacente voire un climat enivrĂ© d’autodĂ©rision (les deux Marches qui ouvrent et renferment le cycle), demandent des phrasĂ©s aussi nuancĂ©s qu’énergiques de la part de chaque instrumentiste, lĂ  encore considĂ©rĂ© comme l’électron vedette d’un ensemble de solistes oĂč l’écoute partagĂ©e est primordiale. Le soin apportĂ© Ă  chaque calibrage sonore, section aprĂšs section, relĂšve d’un travail d’orfĂšvre : un rĂ©gal pour tout amateur d’ébĂ©nisterie orchestrale.
Ce temps oĂč les orchestres doivent s’adapter aux mesures sanitaires, c’est Ă  dire travailler toujours mais en effectif rĂ©duit, avec distanciation obligatoire, et sans public, sauf grĂące Ă  internet, en diffusion live, permet Ă  chacun de poursuivre son propre travail musical, dans ce chant particulier et probablement trĂšs formateur des formats chambristes. Il est certain qu’au sortir de la pandĂ©mie et quand les orchestres retrouveront leur cher public, le jeu collectif aura gagnĂ© encore en Ă©coute, synchronicitĂ©, Ă©quilibre et relief sonore.
Donc restons positifs: la pĂ©riode favorise le perfectionnement orchestral. Ce qui se passe au sein du National de Lille en tĂ©moigne. Cette nouvelle diffusion, nouveau volet de son offre digitale « AUDITO 2.0 » permet de garder le lien, de suivre les avancĂ©es de l’Orchestre, de respirer malgrĂ© la crise sanitaire qui porte Ă  l’étouffement de la culture. Gageons que sous la direction du chef FX Roth, les instrumentistes du National de Lille aient atteint un nouveau degrĂ© dans la ciselure et l’entente orchestrale. La richesse des nuances, la respiration de l’ensemble, le geste prĂ©cis qui libĂšre chaque partie solistique nous offrent un Stravinsky passionnant, ni essentiellement rythmique, ni superficiellement colorĂ© ; le chef dĂ©cĂšle sous l’écriture abstraite d’une suite concertante, tous les dĂ©fis, ce jeu des contrastes et cette mosaĂŻque chatoyantes des couleurs intimes, surtout la grande tendresse de Stravinsky pour le chant orchestral. Passionnant.

________________________________________________________________________________________________

Compte rendu, concert. CONCERT BEETHOVEN & STRAVINSKY – FRANÇOIS-XAVIER ROTH, direction / JAVIER PERIANES, piano – ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE.
Live streaming du 13 fĂ©vrier 2021. EN REPLAY sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille ICI :
https://www.youtube.com/watch?v=0kwSyswlHCA

 

________________________________________________________________________________________________

CONSULTER aussi le programme de salle, prĂ©sentant les deux partitions jouĂ©es par l’ORCHESTRE NATIONAL de LILLE et François-Xavier ROTH, direction
https://www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-salle-beethovenetstravinsky-fevrier21.pdf

________________________________________________________________________________________________

STREAMING, concert. ON LILLE : Orchestre National de Lille, FX ROTH joue Beethoven et Stravinsky

roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsSTREAMING, concert. LILLE, sam 13 fĂ©v 2021, 20h. BEETHOVEN / STRAVINSKY, ON LILLE, FX Roth. Nouveau concert en streaming du National de Lille ce samedi 13 fĂ©vrier 2021 (dans le cadre de son offre digitale intitulĂ©e « AUDITO 2.0 » : tous les concerts sont enregistrĂ©s diffusĂ©s depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille). Au programme deux Ɠuvres dont l’effectif restent compatibles avec les mesures sanitaires exigĂ©es pour la pratique en orchestre, soit deux Ɠuvres en formation Mozart et de chambre : le premier Concerto pour piano de Beethoven, encore redevable Ă  l’esprit de Mozart, Ă  l’élĂ©gance de Haydn (surtout dans l’énergie rythmique du Finale), son maĂźtre Ă  Vienne ; puis Danses concertantes de Stravinsky. Deux partitions rĂ©Ă©clairĂ©es par la sensibilitĂ© du chef François-Xavier Roth, spĂ©cialiste des timbres historiques et de la direction millimĂ©trĂ©e (grĂące Ă  son activitĂ© comme chef fondateur du passionnant orchestre sur instruments d’époque, Les SiĂšcles). Photo : FX Roth (DR).

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
BEETHOVEN & STRAVINKSY

Samedi 13 février 2021, 20hORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
A VOIR & à vivre sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
Orchestre National de Lille
En replay pendant 3 mois aprĂšs la date de diffusion

BEETHOVEN : Concerto pour piano n°1
Soliste : Javier Perianes, piano

STRAVINSKY : Danses concertantes

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

BEETHOVEN 2020Beethoven repense le genre du concerto, rĂ©servant au piano face Ă  l’ampleur symphonique de l’orchestre, une partie libre, formellement inĂ©dite qui place le discours et le dialogue des deux, dans une nouvelle arĂšne poĂ©tique. Le premier est encore emprunt de l’esthĂ©tique XVIIIĂš, bientĂŽt remodelĂ© de fond en comble par la volontĂ© romantique et rĂ©volutionnaire du premier gĂ©nie symphonique au dĂ©but du XIXĂš. L’ut majeur opus 15 publiĂ© Ă  Vienne en 1801, est composĂ© dĂšs 1796, proche des compositions sĂ©duisantes (tels ses Trios pour clarinette, violoncelle, piano, rĂ©cemment publiĂ© par le Shostakovitch Ensemble et F Pinto-Ribeiro, 1 cd Paraty). Ludwig semble y dĂ©velopper la langue courtoise et urbaine des salons viennois qui lui permettent alors de tisser son propre rĂ©seau de protecteurs au sein de l’aristocratie, mais aussi de se faire un nom comme virtuose au piano (dont ses fabuleuses improvisations annoncent celles de Liszt). L’orchestration est proche de Mozart, avec cependant 2 clarinettes qui colorent spĂ©cifiquement la texture orchestrale. Lâ€˜Ă©loquence et l’indĂ©pendance affirmĂ©e du clavier se dĂ©ploie sans entraves dans le Largo conçu comme un lied (mouvement central en la bĂ©mol mineur) oĂč aux cĂŽtĂ©s du piano, rayonne aussi le chant Ă  la fois tendre et grave de la clarinette, bien sollicitĂ©e. Cependant que l’entrain dĂ©terminĂ© du dernier Ă©pisode (Rondo, allegro scherzando) Ă©gale les meilleures conclusions de Haydn.

stravinksy igor_stravinsky_compositeurEgalement conçue pour un orchestre rĂ©duit, ici de chambre, la partition des Danses concertantes d’Igor Stravinsky est crĂ©Ă©e Ă  Los Angeles le 8 dĂ©c 1942 : Balanchine sut en exploiter l’alacritĂ© expressive et rythmique (en en dĂ©duisant un ballet autonome), dĂ©veloppĂ©e sur un schĂ©ma structurel nĂ©oclassique par sa recherche d’équilibre et de contrastes : les 5 mouvements (Marche-introduction, Pas d’action, ThĂšme variĂ© qui l’axe du cycle, Pas de deux, Marche-conclusion) offrent un succession d’épisodes et de tableaux particuliĂšrement travaillĂ©s et caractĂ©risĂ©s. L’esprit scherzando, la lĂ©gĂšretĂ© produisent le mouvement ; la libertĂ© du geste (parfois soliste avec le cor et le violon mis en avant dans la premiĂšre Marche-introduction) affirme ici une quĂȘte de la respiration et de la flexibilitĂ© brillante. Un vrai dĂ©fi pour l’orchestre et les instrumentistes, considĂ©rĂ©s comme des solistes. Photo : Stravinsky (DR)

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

STREAMING, concert, critique. Le 6 fév 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen.

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert, critique. Le 6 fĂ©v 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen. En effectif distanciĂ© – une partie des musiciens occupent le devant de la scĂšne de l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, Ă©tendue sur les premiers rangs de la vaste salle, l’Orchestre National de Lille aprĂšs une odyssĂ©e mahlĂ©rienne qui aura marquĂ© l’annĂ©e 2019, affirme chez Wagner des accents non moins convaincants. Le cycle des 5 Wesendonck-lieder (1857) composĂ©es au moment de la conception de La Walkyrie, accordent puissance orchestrale et poĂ©tique chambriste autour du sujet central de l’amour ; ici un sentiment impĂ©rieux, omnipotent, irrĂ©pressible, qui est autant force de transcendance qu’enchaĂźnement malĂ©fique.

LANGUEUR AMOUREUSE WAGNÉRIENNE,
GRAVITÉ TENDRE DE BRAHMS


________________________________________________________________________________________________

La voix de la mezzo Marina Prudenskaya est d’un bon format ; elle est ample, puissante, et malgrĂ© de premiers aigus mĂ©talliques un peu dur dans le premier lied (L’Ange), les nuances et les phrasĂ©s mieux filĂ©s s’affirment dans le second, plus dramatique et exaltĂ© (« Stehe still! / ArrĂȘte-toi! ») sa sĂ©quence finale, plus caressante. Les Wesendonck prĂ©ludent Ă  l’extase de l’opĂ©ra Ă  venir, celle de Tristan und Isolde ; chef et diva s’embrasent, en couleurs et teintes ciselĂ©es (l’orchestre y est chambriste et dĂ©jĂ  tristanesque) : Hartmut Haenchel souligne la filiation entre les lieder et Tristan, en particulier dans le 3Ăš (« Im Treibhaus » / dans la serre ») qui dĂ©veloppe dĂ©jĂ  l’atmosphĂšre alanguie, suspendue de l’enchantement mĂ©lancolique presque mortifĂšre du dĂ©but du IIIĂš acte de Tristan : profonde langueur lĂ©tale et douloureuse d’un amour consommĂ© mais impossible, maudit (celui du compositeur et de Mathilde Wesendonck). Les Ă©quilibres, le format sonore parlent sans forcer ; ce sentiment de solitude dĂ©munie, d’impuissante incantation, de gravitĂ© tragique, d’hallucination finale… se dĂ©ploie alors, cristallisant l’effroi et la dĂ©sespĂ©rance qui jaillissent dans ce sommet du cycle… le chef murmure et sculpte un chef d’oeuvre d’orchestration wagnĂ©rien. AprĂšs le 4Ăš (« douleurs / Schmerzen ») oĂč l’effroi quasi panique, cet enchaĂźnement des sens a trouvĂ© Ă©pisodiquement un baume dans l’enveloppe rĂ©confortante du sublime cor, triomphe la puissance nocturne de « RĂȘves / TrĂ€ume », immersion dans la lyre poĂ©tique wagnĂ©rienne qui prĂ©lude lĂ  encore Ă  l’opĂ©ra Tristan und Isolde, en particulier le miracle de l’acte II, celui de la nuit, la profonde paix d’un amour enfin accompli et serein. Superbe instant suspendu hors rĂ©alitĂ©. Et trĂšs belle conclusion au cycle lyrique par ses respirations chambristes.

Puis s’affirme le mĂ©tal victorieux de la 3Ăš symphonie de Johannes Brahms, son premier mouvement qui tout en souple ductilitĂ© dĂ©veloppe l’esprit de conquĂȘte tendre, – Brahms est le compositeur de la confidence et de la pudeur. Hartmut Haenchen fait briller l’éclat vaporeux des bois et des vents, piliers des couleurs brahmsiennes. De fait, proche et connaisseur des indications prĂ©cises et justes du compositeur, le chef dĂ©ploie des sonoritĂ©s mozartiennes chez Brahms, avec un souci de la transparence, laquelle n’écarte pas la puissance voire l’ñpretĂ© des tutti comme chauffĂ©s Ă  blanc. Orchestre et chef redoublent de complicitĂ© intĂ©rieure dans le 2Ăš mouvement, lĂ  encore amorcĂ©, colorĂ© par les sublimes vents, oĂč se meuvent, souterrains, des Ă©nergies et des flux Ă  l’énoncĂ© subtile, fruit d’un Ă©quilibrage trĂšs fin des pupitres. L’écoute intĂ©rieure, la clartĂ© conduisent la baguette du chef, trĂšs convaincant dans l’explicitation de la texture orchestrale d’un Brahms secret en effet, Ă  la trĂšs riche vie intĂ©rieure. Le propos est dense sans Ă©paisseur. En guise d’épanchement, le 3Ăš mouvement est conduit fluide, clair, sobre, sans aucune affectation ; avec l’éloquence de la sincĂ©ritĂ© : lĂ  encore, Brahms s’y rĂ©vĂšle tel qu’en lui-mĂȘme, grave et tendre, pudique presque sibyllin, d’une ineffable douceur. Laquelle, force souveraine, triomphe dans la coda du dernier allegro.
STREAMING CRÉATIF A LILLE
 VoilĂ  un nouveau concert en streaming qui confirme l’imagination crĂ©ative, sa rĂ©silience tenace, du National de Lille. Ses Ă©quipes sont bien sur le pont pour conjurer les effets asphyxiants de l’état d’urgence sanitaire qui pĂšse sur l’activitĂ© du spectacle vivant. On ne comprend toujours pas pourquoi musĂ©es, salles de concerts ou d’opĂ©ras n’ont pas rĂ©ouvert, alors qu’ils ont dĂ©montrĂ© leur capacitĂ© Ă  maĂźtriser les gestes et protocoles sanitaires. Heureusement pour notre mental, l’Orchestre National de Lille s’efforce de poursuivre ses activitĂ©s musicales en faisant travailler ses artistes, en diffusant ses concerts sur la toile. Salvatrice proposition. Exemplaire tĂ©nacitĂ©.
Prochain concert Wagner attendu : « Enchantements », mer 31 mars / Jeudi 1er avril 2021 (Parsifal : PrĂ©lude acte I, Enchantement du Vendredi Saint / couplĂ©s avec les Quatre dernier lieder de Strauss – Kazushi Ono, direction). Mais le nombre requis d’instrumentistes pour honorer un tel programme sera-t-il adaptĂ© au contexte sanitaire de ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenewsmars 2021 ? Gageons que le National de Lille saura trouver une solution alternative. A suivre
 EN REPLAY : CONCERT WAGNER / BRAHMS Ă  revoir en replay sur le site YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

________________________________________________________________________________________________

Programme « Wagner amoureux »

WAGNER : Wesendonck-Lieder
BRAHMS : Symphonie n°3
Hartmut Haenchen, direction  /  ‹Marina Prudenskaya, mezzo-soprano

Plus d’infos sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de LILLE :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/wagner-amoureux/

 

 

 

 

LIRE aussi notre présentation / annonce du concert WAGNER AMOUREUX / 3Ú de BRAHMS ici

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

REPORTAGE VIDEO
L’Orchestre national de Lille Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie. Comment le National de Lille rĂ©siste et s’adapte Ă  la crise sanitaire en poursuivant coĂ»te que coĂ»te son activité 

http://www.classiquenews.com/lancement-de-la-nouvelle-saison-2020-2021-de-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

ONL-Orchestre-National-de-Lille-confinement-hitchcock-symphonique-critique-concert-classiquenewsREPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’épreuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


________________________________________________________________________________________________

 

 

 

STREAMING : Concert “WAGNER AMOUREUX” / Orchestre National de Lille

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert. Sam 6 fĂ©v 2021, 20h. WAGNER, Orchestre national de Lille. Suite de son offre digitale, « AUDITO 2.0 » : l’Orchestre National de Lille joue Wagner sous la baguette d’un wagnĂ©rien chevronnĂ©, Hartmut Haenchen. Au programme les Wesendonck-lieder de Wagner (soliste : Marina Prudenskaya). Le cycle de mĂ©lodies exprime l’amour ardent de Richard Wagner et de Mathilde Wesendonck dont le mari Otto finance alors le travail du compositeur. ComposĂ©s sur les poĂšmes de Mathilde, Ă  l’hiver 1857-1858, les Wesedonck-lieder synthĂ©tise alors cette ivresse extatique sentimentale qui bientĂŽt prendra figure dans Tristan und Isolde (1865). Enchantement, hallucination, langueur ineffable, l’écriture de Wagner exprime mieux que tout autre les vertiges du sentiment amoureux, vĂ©ritable transe poĂ©tique dont il sublime la formulation grĂące Ă  une orchestration et un talent mĂ©lodique, souvent irrĂ©sistibles. AprĂšs la dĂ©voilement de leur liaison adultĂ©rine, Richard et Mathilde doivent se sĂ©parer ; le compositeur fuit Ă  Venise pour y composer entre autres, les prĂ©mices de son opĂ©ra Tristan

REPENSER WAGNER... Marek Janowski Ă  l'Ă©preuve du RingHartmut Haenchen propose en seconde partie la Symphonie n°3 de Brahms (crĂ©Ă©e Ă  Vienne en 1883) dans une nouvelle version, plus proche des annotations du compositeur qui souhaite se rapprocher le plus possible de la lĂ©gĂšretĂ© nuancĂ©e de Mozart. VoilĂ  qui tranche avec la plupart des lectures sur instruments modernes, souvent compactes, denses, Ă©paisses. Si l’esprit conquĂ©rant du premier mouvement (Allegro con brio) donne son titre Ă  l’opus 90 en fa majeur : « HĂ©roĂŻque » (claire rĂ©fĂ©rence Ă  Beethoven), le cycle symphonique conçu par Johannes Brahms (photo ci dessous) est plus complexes, traversĂ©s comme Ă  son habitude de sentiments et d’épisodes contrastĂ©s, ambivalents, d’une opacitĂ© subtile et secrĂšte. En tĂ©moigne surtout le 3Ăš mouvement « Poco allegretto » qui n’est pas un scherzo, mais l’émergence d’uneBRAHMS HD pour GSTAAD reportage2018 sĂ©quence trouble, entre langueur Ă  la fois sensuelle et douloureuse dont le motif est l’une des trouvailles les plus inspirĂ©es de Brahms. Le finale du dernier mouvement (Allegro) Ă©paissit encore l’ambiguitĂ© brahmsienne : conclusion toute en retenue et majestĂ©, mĂ©ditation psychologique et recul pudique. Du trĂšs grand Brahms. Ainsi le National de Lille offre une somptueuse soirĂ©e romantique et germanique, affichant 2 auteurs symphoniques particuliĂšrement inspirĂ©s par la lyre amoureuse. Streaming Ă©vĂ©nement.

________________________________________________________________________________________________

Wagner – BrahmsORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Hartmut Haenchen, direction
Samedi 6 février 2021, 20h
STREAMING, concert Ă  voir ici
https://www.youtube.com/watch?v=qcSUR1j7RSM&list=PLjt12Zt-aSM12p3JI5CXB8zllWROJOD9-

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

Programme « Wagner amoureux »

WAGNER : Wesendonck-Lieder
BRAHMS : Symphonie n°3
Hartmut Haenchen, direction  /  ‹Marina Prudenskaya, mezzo-soprano

Plus d’infos sur le site de l’ON LILLE / Orchestre National de LILLE :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/wagner-amoureux/

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

REPORTAGE VIDEO
L’Orchestre national de Lille Ă  l’épreuve de la pandĂ©mie
Comment le National de Lille rĂ©siste et s’adapte Ă  la crise sanitaire
en poursuivant coĂ»te que coĂ»te son activité 

http://www.classiquenews.com/lancement-de-la-nouvelle-saison-2020-2021-de-lon-lille-orchestre-national-de-lille/

ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-audito-2.0-concerts-annonce-critique-classiquenewsREPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’épreuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


________________________________________________________________________________________________

 

 

 
 

 

 

STREAMING, e-concert. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch

STREAMING. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch. Concert captivant depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille et diffusĂ© sur la toile dans le cadre de l’offre digitale de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille (Audite 2.0), Ă©laborĂ©e en rĂ©ponse au confinement des orchestres depuis la fin octobre 2019. La combinaison Escaich / Chausson, confirme que le National de Lille a Ă  cƓur de dĂ©fendre le rayonnement de notre patrimoine musical français. On notera en particulier le caractĂšre trĂšs dramatique voire cinĂ©matographique de la partition de Thierry Escaich ; ses Ă©clairs fantastiques dĂšs le dĂ©but du Concert pour orgue n°1 : Escaich est un narrateur inspirĂ© qui joue des antagonismes de couleurs, d’atmosphĂšres et de rythmes aussi ; voilĂ  qui crĂ©e dĂšs son commencement, une ambiance Ă©lectrique mais suavement articulĂ©e dĂšs le premier mouvement du Concerto (Allegro moderato). Crescendos, sĂ©quences fortissimo, le compositeur Ă  l’orgue lui-mĂȘme offre une lecture complice avec chef et instrumentistes, riche en clartĂ© et expressivitĂ©. De surcroĂźt la rĂ©alisation de ce streaming est engageante et immersive, avec effet de grue au dessus de l’organiste, au dessus de l’orchestre. La conception est d’autant plus intĂ©ressante que ce dramatisme exige de tous les pupitres, et sait dĂ©velopper de somptueuses effets de texture souterraine, infiniment suggestive (la fin du mĂȘme premier mouvement). Le dĂ©but mystĂ©rieux, inquiĂ©tant de l’Adagio (orgue en dialogue mĂȘlĂ© avec les clarinettes), plante le dĂ©cor ; c’est un lamento conçu comme un vaste crescendo, oĂč l’orgue semble s’enivrer des riches vagues texturĂ©es de l’orchestre. Le compositeur ouvrageant le mouvement central tel un appel irrĂ©sistible, en un temps irrĂ©pressible et irrĂ©versible, en un dramatisme lĂ  encore exacerbĂ©, 
d’apocalypse ou de dĂ©luge.

 

 

escaich-concerto-orgue-1-orchestre-national-lille-alexandre-bloch-concert-critique-classiquenews-janvier-2021

 

 

L’esprit de la catastrophe emporte tout l’orchestre et le chant de l’orgue hallucinĂ©, qui se termine sur une phrase suspendue, interrogative, irrĂ©solue. Le solo de violoncelle cristallise cette mise sous tension gĂ©nĂ©rale (Ă  14’32) cĂ©dant la voie Ă  l’orgue de plus en plus crĂ©pusculaire et finalement apaisĂ©. Le dernier mouvement cite plusieurs Ă©pisodes en une course effrĂ©nĂ©e oĂč scintillent l’accent des bois, vents et cuivres (somptueuses et mystĂ©rieuses clarinettes). La vitalitĂ© du discours orchestral qui dialogue avec l’orgue en fusions et oppositions achĂšve la partition gĂ©nĂ©reuse et flamboyante mĂȘme, avec les mĂȘmes crĂ©pitements et Ă©clairs du dĂ©but. De quoi aussi souligner la grande unitĂ© du propos qui refonde Ă  sa façon, le propos cyclique d’un Franck. Ce qui frappe c’est la grande sensibilitĂ© quasi hollywoodienne d’Escaich pour la palette Ă©largie, dĂ©ployĂ©e de l’orchestre. Un bain spectaculaire de timbres et d’épisodes hautement contrastĂ©s qui respectent les Ă©quilibres de l’écriture symphonique.

Trentenaire, Chausson livre une splendide partition orchestrale lui aussi : sa Symphonie en si bĂ©mol majeur de 1891 (dĂ©but Ă  28’50), prolonge le souci symphonique de Saint-SaĂ«ns, Lalo, Franck Ă©videmment et aussi d’Indy qui dans le sillon ouvert par la crĂ©ation de la SNM – SociĂ©tĂ© nationale de musique (nĂ©e aprĂšs 1870), cultivent l’essor de l’écriture symphonique française contemporaine. L’ampleur de Chausson sonne comme une apothĂ©ose mĂȘme : dĂšs 1897, le Philharmonique de Berlin sous la direction d’Arthur Nikisch joue l’opus 20.
WagnĂ©rien de la premiĂšre heure (comme Saint-SaĂ«ns), Chausson intĂšgre le choc de Parsifal (Ă©coutĂ© Ă  sa crĂ©ation Ă  Bayreuth en 1883) : grandeur, majestĂ©, poison fatidique et fatalisme irrĂ©pressible aussi s’entendent ici. Mais avec la clartĂ©, la construction de Franck. Chausson sculpte la matiĂšre orchestrale avec une suavitĂ© intĂ©rieure qui lui est propre (bois caressants, caverneux, tendres). A l’instar de leur enregistrement discographique, chef et orchestre lillois savent amplifier la grandeur tragique de l’écriture (appel des trombones du premier mouvement) tout en se souciant des couleurs (la partition porte la dĂ©dicace au peintre Henry Lerolle, beau frĂšre d’Ernest), de la dĂ©licate texture qui cite de fait souvent le Wagner de Parsifal, mais comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© / colorĂ© d’une transparence typiquement française (qui sollicite spĂ©cifiquement clarinettes, flĂ»tes, hautbois en leurs Ă©clats pastoraux annonciateurs de la fraĂźcheur impressionniste). D’ailleurs, la Symphonie opus 20 est parsemĂ©e d’une franche allĂ©gresse, bien absente ensuite des Ɠuvres tardives, plus vĂ©nĂ©neuses (PoĂšme de l’amour et de la mer).

 

 

Symphonie en si bémol majeur de 1891

Accents wagnériens et franckistes de Chausson

 

 

Le mouvement central (TrĂšs lent), dirigĂ© mains nues par le chef dĂ©veloppe ce sentiment de langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e aux couleurs parsifaliennes ; Ă©noncĂ© en vagues longues, Ă©tirĂ©es comme le ferait Wagner. Chausson marquĂ© par Bayreuth cĂ©lĂšbre ici le gĂ©nie qui dut l’émouvoir au cƓur, balançant entre la caresse Ă©perdue de la clarinette, la tendresse Ă©thĂ©rĂ©e de la flĂ»te, le flot lĂ©tal des cordes
 que confortent plus mystĂ©rieux et souterrains, les violoncelles. Le pessimisme pictural de Chausson se dĂ©voile ici grĂące au souci de clartĂ© et Ă  la grande flexibilitĂ© recherchĂ©e, atteinte par Alexandre Bloch. Le maestro ajoute aussi des rĂ©sonances plus suggestives encore dans l’énoncĂ© du 2Ăš thĂšme, inscrit comme une lĂ©gende mĂ©diĂ©vale, aux circonvolutions amoureuses et maudites. Le sommet de la partition se rĂ©vĂšle dans l’équilibre clair des pupitres oĂč bois, cuivres et cordes s’approprient la dimension spectaculaire de la douleur et du tragique wagnĂ©rien. De sorte que nous tenons ici l’opus nĂ©o wagnĂ©rien mais français, le plus accompli. Ainsi Chausson dans le sillon de Wagner, se montre-t-il aussi pertinent et original, puissant et poĂšte que CĂ©sar Franck. De fait, les annĂ©es 1880 et 1890 marquent France l’apothĂ©ose du wagnĂ©risme.
L’ultime mouvement (notĂ© AnimĂ©) affirme davantage le tempĂ©rament hĂ©roĂŻque et tragique de Chausson. Tout en rĂ©alisant le principe cyclique franckiste, Chausson Ă©blouit par sa dimension lĂ  encore hautement dramatique, d’une coupe habile qui Ă©carte la grandiloquence et les banalitĂ©s ; l’Orchestre National de Lille cisĂšle un son large, aux crĂ©pitements prĂ©cis et saillants, installant la noble Ă©lĂ©gie du choral final dont hautbois et Eblouissant symphonisme de Chausonclarinette solos dessinent le profil tendre ; Alexandre Bloch sait vivifier la texture gĂ©nĂ©reuse et subtile tout en creusant l’ampleur grave, la tension du propos symphonique, qui entre espoirs et dĂ©sillusions, est d’une Ă©tonnante maturitĂ© Ă©motionnelle (franckiste). Et le chef apporte aussi ce dosage ineffable de grandeur pastorale (Ă  la Dvorak), de tendresse enchantĂ©e, de mĂ©lancolie discrĂšte et pleinement apaisĂ©e qui s’achĂšve ainsi dans la douceur. Superbe lecture, puissante et dĂ©taillĂ©e, fine et colorĂ©e, que l’on retrouvera dans le disque prĂ©cĂ©demment paru (et critiquĂ© sur classiquenews, distinguĂ© par notre CLIC de CLASSIQUENEWS, mars 2019).

 

 

_____________________________________________________________________________________

 

LIRE aussi notre critique du cd CHAUSSON : Symphonie en mi bĂ©mol majeur – opus 20, 1891 par l’ON LILLE / Alexandre Bloch / CLIC de CLASSIQUENEWS (mars 2019) :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

 

 

_____________________________________________________________________________________

 

Programme de salle ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-salle-Chausson-Janv2021.pdf

 

 

_____________________________________________________________________________________

 

audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsREVOIR le concert Escaich / Chausson par l’Orcehstre National de Lille / Alexandre Bloch sur le site YOUTUBE de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH : https://www.youtube.com/watch?v=FVkMKw1WSjY&feature=emb_logo

STREAMING Ă©vĂ©nement : CHAUSSON, ESCAICH par l’Orchestre National de LILLE

ESCAICH_thierry_448_escaich-6736-c-guy-vivienE CONCERT : LILLE, sam 16 janvier 2021, 20h. CHAUSSON, ESCAICH. Musique française romantique et contemporaine. Confinement du secteur oblige, L’ONLille poursuit son cycle de concerts digitaux (Audito 2.0). Le concert programmĂ© le 14 janvier 2021 est proposĂ© en STREAMING ce sam 16 janvier 2021 Ă  20h sur le site YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille. La Symphonie de Chausson est un monument orchestral du romantisme français encore mĂ©connu et mĂȘme sousestimĂ©. AprĂšs l’avoir enregistrĂ© au disque, l’Orchestre National de Lille la joue lors de ce premier concert 2021 rpĂ©sentĂ© ainsi en streaming samedi prochain.

 

_____________________________________________________________________________________

 

 

E CONCERT, STREAMING : Samedi 16 janvier 20hboutonreservation
Symphonie de Chausson / Concerto pour orgue de Thierry Escaich
Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch (direction)

_____________________________________________________________________________________

 

Eblouissant symphonisme de ChausonPremier rendez-vous digital de l’annĂ©e 2021, Alexandre Bloch dirige le compositeur français Ernest Chausson, gĂ©nie de la texture purement romantique et française, sa Symphonie en si bĂ©mol majeur est en 1891, le premier coup d’éclat d’un compositeur singulier. Voici la critique de notre rĂ©dacteur Lucas Irom Ă  propos du cd Symphonie de Chausson par l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch : « MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy. VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de chaussonWagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale. » – LIRE la critique complĂšte : http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

Le concert marque aussi les retrouvailles avec l’organiste et compositeur Thierry Escaich (nĂ© en 1965) – fidĂšle compagnon de l’orchestre et de son directeur musical Alexandre Bloch ; avec son premier Concerto pour orgue, Thierry Escaich, titulaire depuis 1997 des orgues Ă  Saint-Etienne du Mont Ă  Paris (comme DuruflĂ©), confirme qu’il est l’un de nos grands compositeurs et organiste. Il enseigne l’écriture et l’improvisation au Conservatoire de Paris (CNSMD) depuis 1992. En 1995, Escaich a trente ans. AprĂšs de brillantes Ă©tudes au Conservatoire de Paris, il se fait trĂšs tĂŽt remarquer par sa musique au lyrisme incandescent. Depuis l’enfance, l’orgue est l’instrument de prĂ©dilection du musicien dont il renouvelle en profondeur la palette expressive, l’imaginaire poĂ©tique. FiĂ©vreux, brĂ»lant et d’une clartĂ© exceptionnelle, le Concerto pour orgue n°1 est l’un des chefs-d’oeuvre de son auteur et est l’une de ses piĂšces les plus jouĂ©es.

INFOS & RESERVATIONS :

www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-symphonie-de-chausson

_____________________________________________________________________________________

 

 

A retrouver en février sur France Musique et BFM Grand Lille / Grand Littoral.
Retrouvez aussi en streaming gratuit les 8 premiers concerts de l’Orchestre dans l’Audito 2.0 – disponible depuis fin octobre 2020 : https://bit.ly/2INlAIg

CHEFS. JEAN-CLAUDE CASADESUS : Qu’est ce qui fait l’identitĂ© d’un orchestre ?

LILLE : JC CASADESUS dirige Brahms et Dvorak. Alchimie musicaleENTRETIEN VIDÉO. JEAN-CLAUDE CASADESUS : Qu’est ce qui fait l’identitĂ© d’un orchestre ? En dĂ©cembre 2020, Jean-Claude Casadesus a fĂȘtĂ© ses 85 printemps. Le chef fondateur de l’Orchestre National de Lille peut ĂȘtre fier d’avoir crĂ©er ex nihilo une tradition musicale de premier plan Ă  Lille et dans la RĂ©gion Hauts de France. A l’auditorium du Nouveau SiĂšcle, les lillois ont pris l’habitude des grands bains symphoniques et des festivals et concerts aussi riches que diversifiĂ©s. Retour sur un parcours portĂ© par la passion de la musique et du partage. A l’occasion de son anniversaire, Jean-Claude Casadesus s’est prĂȘtĂ© au jeu de l’entretien vidĂ©o, avec l’élĂ©gance, l’humour et la grande culture littĂ©raire que nous lui connaissons. Entretien vidĂ©o pour classiquenews.com.

 

 

Jean-CLaude CASADESUS, maestro flamboyant. Pour ses 85 ans, CLASSIQUENEWS a rencontrĂ© le fondateur de l’Orchestre National de Lille, phalange exemplaire dont il a accompagnĂ© et guidĂ© l’essor depuis sa crĂ©ation en 1976. Entretien vidĂ©o rĂ©alisĂ© en dĂ©cembre 2020 Ă  l’occasion de son anniversaire.

________________________________________________________________________________________________

AGENDA

Si le contexte sanitaire le permet toujours, Jean-Claude Casadesus dirige les instrumentistes de l’Orchestre du Conservatoire de Paris, lundi 18 janvier 2021, Philharmonie de Paris Ă  19h (Grande Salle Pierre Boulez) – au programme : Debussy (PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs-midi d’un faune), Robert Schumann (Concerto pour piano / David Kadouch, piano), Ravel (Pavane pour une infante dĂ©funte), Beethoven : Symphonie n°1.
INFOS & RÉSERVATIONS :
https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21656-romantismes?date=1610992800

 

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

Discographie Jean-Claude Casadesus
Parmi un vaste choix de rĂ©alisations discographiques rĂ©alisĂ©es par Jean-Claude Casadesus Ă  la tĂȘte de « son » orchestre National de Lille (qu’il a fondĂ© en 1976), citons deux albums fĂ©tiches. L’un rĂ©cent (Le chant de la terre, live 2008, enfin Ă©ditĂ© en dĂ©c 2020 / Une vie de hĂ©ros de Strauss : bain orchestral Ă  la fois subtil et Ă©tourdissant qui force l’admiration par sa conception d’ensemble).

 

 

strauss heldenleben vie de heros orchestre national de lille cd naxos casadesus_jean-claude-casadesusR. STRAUSS : Une vie de hĂ©ros (Naxos, 2011). EnregistrĂ© sur le vif en janvier 2011 Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille, le concert fixe Ă  la fois le souffle et la couleur Ă©laborĂ©s par maestro Casadesus. On est saisi dĂšs le dĂ©but par la noblesse franche et ronde des cuivres, l’extension spatiale du son qui en dĂ©coule ; et tout au long des 9 sĂ©quences de cette Ă©popĂ©e tendre et spectaculaire, la balance et la richesse des couleurs et des timbres se montrent captivantes, Ă©lĂ©ments d’une vision architecturĂ©e d’une rare clartĂ©. C’est Ă©pique et suggestif, d’une unitĂ© organique Ă©vidente, frappant par la franchise du geste comme la subtilitĂ© des accents. Le couplage choisi, avec le rare Chant funĂšbre opus 9 de Magnard conclut le cycle dans des rĂ©sonances tout aussi allusives, Ă©voquant la suspension Ă©motionnelle d’une aube progressive dont lĂ  encore l’architecture et la progression sonore captivent. Eloquente rĂ©ussite et vrai bain orchestral.

 

 

mahler casadesus chant la terre lied von des erde urmana cd classiquenewsG. MAHLER : Le chant de la terre (Évidence, 2008). L’opiniĂątretĂ© du chef a portĂ© ses fruits et s’est rĂ©vĂ©lĂ©e pertinente : il fallait fixer la mĂ©moire de ce live convaincant Ă  l’affiche du Festival de Saint-Denis 2008. 13 ans ont passĂ© et ce qui frappe immĂ©diatement c’est la puissance des nuances ; une vision pleine, riche, totalement assumĂ©e qui dans la direction, assure cette sĂ»retĂ© et cette intensitĂ© sans boursouflures ni pathos, hĂ©las souvent prĂ©sentes ailleurs. Le timbre claironnant du tĂ©nor Clifton Forbis, la voix caressante, maternelle de Violeta Urmana cisĂšlent et habitent le texte, 
 pĂ©pite finale, cadre d’une mĂ©tamorphose bouleversante Ă  l’orchestre, « Der Abschied » est une dissolution du souffle, une Ă©vaporation sonore jusqu’à l’ultime murmure oĂč le chef dirige avec son Ăąme, rĂ©vĂ©lant des trĂ©sors de couleurs intĂ©rieures, marquĂ©es Ă  la fois par la dĂ©pression, la douleur, puis dans la lumiĂšre, le renoncement et la rĂ©demption. Chez Mahler, il faut toujours tomber trĂšs bas pour remonter au plus haut. InterprĂšte fin et subtil de Mahler, JC Casadesus, en humaniste inspirĂ© et sincĂšre, nous dĂ©livre ici une leçon de musique magistrale par son humanitĂ©, sa force fraternelle, son espoir coĂ»te que coĂ»te.

 

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

 

COUP DE COEUR CLASSIQUENEWS

mahler casasesus jean claude orchestre national lille cd review cd critique classiquenews cd EVCD027-Cover-ONL-1024x1024CD, compte rendu critique. Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics). D’une caresse maternelle, l’Urlicht trop fugace s’accomplit grĂące au timbre chaud et enveloppant de la mezzo Hermine Haselböck. L’accord en tendresse et dĂ©sir de conciliation se rĂ©alise aussi dans la tenue des instruments d’une douceur engageante. Vrai dĂ©fi conclusif pour l’orchestre, le dernier mouvement, le plus long (Finale / Im tempo des scherzos / Wild herausfahrend), plus de 35 mn ici, rĂ©alise ce volet de rĂ©solution et d’apaisement qui rassure et rassĂ©rĂšne idĂ©alement : Jean-Claude Casadesus maĂźtrise cet exercice de haute voltige oĂč la sublime fanfare, d’un souffle cosmique et cĂ©leste, rĂ©pond Ă  l’activitĂ© des cordes et Ă  l’harmonie des bois. Comme le dit le maestro lui-mĂȘme, il s’agit bien d’une page parmi les plus belles Ă©crites amoureusement par CLIC_macaron_2014Malher : appel souverain, olympien du cor, rĂ©ponse de la trompette, caresse enivrante lĂ  encore des cordes en Ă©tat de
 lĂ©vitation. L’orchestre ouvre des paysages aux proportions inĂ©dites, aux couleurs visionnaires, absolues, abstraites. La direction rĂ©capitule et rĂ©sout les tensions avec une hauteur de vue magistrale. LIRE notre critique complĂšte du cd Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics) / CLIC de CLASSIQUENEWS oct 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Orchestre National de Lille joue la symphonie de Chausson

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesLILLE, ONL, le 14 janv 2021. Chausson : Symphonie. Alexandre Bloch nous offre un somptueux concert de musique française en faisant dialoguer deux Ɠuvres importantes, la Symphonie du Romantique Ernest Chausson, et le Concert pour orgue de Thierry Escaich… (avec en soliste le compositeur lui-mĂȘme) Alliage rĂ©ussi entre romantisme et musique contemporaine. AprĂšs l’avoir enregistrĂ© au disque, L’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (directeur musical) jouent la Symphonie de Chausson, sommet orchestral du compositeur romantique français, avec son diptyque Ă©blouissant « PoĂšme de l’amour et de la mer » opus 19.
Notre rĂ©dacteur Lucas Irom Ă©crivait alors (au moment de la sortie du disque, en mars 2019) : « On y sent et le poison introspectif wagnĂ©rien et la subtile texture debussyste et mĂȘme ravĂ©lienne dans un raffinement inouĂŻ de l’orchestration » 

 

 

Chausson : un symphonisme wagnérien


Eblouissant symphonisme de Chauson« MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy.
VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de Wagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale.
Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille ouvrent de larges perspectives dont l’ampleur nous terrifie comme elle nous captive : faisant surgir les guirlandes mĂ©lodiques sur un nuage brumeux de plus en plus menaçant et lĂ©tal (aprĂšs le motif du « temps des lilas » au cor anglais, rĂ©miniscence de Tristan). Le III applique Ă  la lettre le principe cyclique de son maĂźtre Franck, rĂ©capitulation des motifs prĂ©cĂ©dents mais harmonisĂ©s diffĂ©remment, et dans un climat d’agitation voire de panique au dĂ©but primitif. Alexandre Bloch exprime l’énergie brute, comme Ă  vif, comme incandescente, son ivresse primitive, sa noirceur large et enveloppante (wagnĂ©rienne), tout en se souciant de l’intelligibilitĂ© de la texture (bois, cordes, cuivres sont d’une couleur toute française). » 

chaussonLa puissante Ă©criture de Chausson (1891), son absence de tout formalisme ni rĂ©vĂ©rences, affirme un tempĂ©rament original, qui inscrit la partition de l’auteur comme un jalon dans la riche et mĂ©sestimĂ©e histoire de la symphonie romantique française, portĂ©e par de compositeurs innovants, tous marquants pour leur audace formelle : Cherubini (1815), Berlioz (Symphonie Fantastique, 1830), Bizet (1855), Lalo (Symphonie espagnole, 1875), Saint-SaĂ«ns (5 symphonies dont la n°2 avec orgue, 1886), D’Indy (Symphonie CĂ©venole, 1887), enfin Franck (Symphonie en rĂ©, 1889) ou Gounod (Symphonie n°2, 1890).

 

 

 

 

 

boutonreservationLILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 14 janvier 2021, 20h
1h sans entracte

ESCAICH
Concerto pour orgue et orchestre n°1
CHAUSSON
Symphonie
Alexandre Bloch, direction
Thierry Escaich, orgue
Orchestre National de Lille

————————————————————————————————————————————————–

 

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-symphonie-de-chausson/

 

————————————————————————————————————————————————–

 

 

Approfondir
LIRE notre critique complĂšte du cd CD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha 2018) / CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2019 :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/
______________

CASSE-NOISETTE par l’Orchestre National de Lille

casse-noisette-tchaikovski-orchestre-national-de-lille-concert-critique-annonce-classiquenewsORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Casse-noisette : 22 dĂ©c 20h (streaming / AUDITO 2.0). Pour les fĂȘtes de NoĂ«l, l’ON LILLE Orchestre National de Lille joue le ballet de Tchaikovski : Casse-Noisette, chef d’oeuvre lĂ©gendaire offrant plusieurs airs irrĂ©sistibles. Le concert retransmis depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, est prĂ©sentĂ© dans une version inĂ©dite avec la complicitĂ© de l’artiste sur sable ukrainienne Kseniya Simonova et dirigĂ© pour la premiĂšre fois Ă  l’ONL par le chef hongrois GĂĄbor KĂĄli.

A la source, le livret du ballet reprend l’adaptation du conte fantastique d’E.T.A Hoffmann, rĂ©alisĂ©e par Dumas pĂšre. Le soir de NoĂ«l. Les parents Stehlbaum dĂ©corent le sapin; la petite Clara assiste enchantĂ©e au spectacle. Soudain, son parrain Drosselmayer apporte les cadeaux, notamment un casse-noisette en bois qui a la forme d’un soldat. HĂ©las, le frĂšre de Clara l’abĂźme. A minuit, alors que tout le monde est couchĂ©, Clara se lĂšve pour veiller le casse-noisette.
audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsMais des souris apparaissent. Une terrible bataille s’ensuit; en bon militaire, le casse-noisette prend la tĂȘte d’une armĂ©e de soldats de plombs. C’est la victoire et le casse-noisette se transforme en prince charmant. Clara est alors emmenĂ©e au pays fĂ©Ă©rique de Confiturembourg, le pays des sucreries
 En son honneur, la FĂ©e DragĂ©e prĂ©side Ă  de fastueuses cĂ©rĂ©monies: chocolat, cafĂ©, thĂ©, flocons de neige, fleurs dansent dans un grand tourbillon fĂ©Ă©rique. A la fin, Clara se rĂ©veille prĂšs du sapin de NoĂ«l. Elle a vĂ©cu son rĂȘve, comme les spectateurs qui ont suivi la jeune fille dans ses fantasmes oniriques les plus merveilleux.

 

 

VOIR CASSE-NOISETTE

————————————————————————————————————————————————–

Le spectacle retransmis sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE fait partie de la nouvelle offre de l’ON LILLE, 100% digital : AUDITO 2.0

VOIR CASSE NOISETTE par l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
https://bit.ly/2INlAIg

 

 

————————————————————————————————————————————————–

 ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-concerts-critique-AUDITO-2.0-nouvelles-concerts-alexandre-bloch-classiquenews-confinement-concerts

La chaĂźne YouTube de l’Orchestre ? plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation : https://bit.ly/3ortO8b

 

 

 

ksenyia-simonova-dessin-sable-casse-noisette-classiquenews-critique-concert-orchestre-national-de-lille-KSYNIA-SIMONOVA-critique-concertLa plasticienne virtuose Ksenyia Simonova en pleine action (DR)

 

 

 

 

 

CE QUE NOUS EN PENSONS … 

 

CASSE NOISETTE rĂ©visitĂ© par le National de Lille en digital
 Fabuleuse immersion dans l’univers enchantĂ© de Clara et son casse-noisette envoĂ»tĂ©, miraculeux (et aussi victorieux contre les armĂ©es du roi des rats)
 grĂące aux tableaux magiques rĂ©alisĂ©s devant la camĂ©ra et en temps rĂ©el par la dessinatrice sur sable Kseniya Simonova. Sous les yeux des spectateurs, bercĂ©e, inspirĂ©e par le chant orchestral, la crĂ©atrice enchaĂźne avec un talent graphique exceptionnel, toutes les sĂ©quences du conte aussi tendre qu’inquiĂ©tant, dans un geste virtuose qui relĂšve du vitrail et du sfumato.

simonova-orchestre-national-de-lille-critique-casse-noisette-noel-2020-dec-2020-classiquenews-clara-et-casse-noisetteLes instrumentistes de l’Orchestre National de Lille sous la baguette intuitive et intĂ©rieure de Gabor Kali regorgent de vitalitĂ© complice, accents et nuances, exaltant toutes les couleurs de chaque pupitre : soulignant pour leur part, la sĂ©duction des dessins mouvants. En particulier les cordes, souples et raffinĂ©es ; comme les bois (somptueuses clarinettes, axes souterrains de la pensĂ©e fĂ©erique de Piotr Illiytch). L’imagination sensuelle et caressante, viscĂ©ralement dramatique de Tchaikovski gagne en aspĂ©ritĂ©s passionnĂ©es, Ă©perdues. Visuellement, les crĂ©ations Ă©phĂ©mĂšres de la plasticienne soulignent la capacitĂ© des instrumentistes Ă  Ă©voquer, suggĂ©rer, enivrer
 Le caractĂšre onirique et fantastique de Casse-Noisette s’en trouve renforcĂ© ; d’autant que le dispositif sied particuliĂšrement bien Ă  une exploitation visuelle, donc digitale. On ne se lasse pas de ce spectacle emblĂ©matique dĂ©sormais de l’offre numĂ©rique du National de Lille : l’AUDITO 2.0, inaugurĂ© en novembre 2020, confinement oblige. 1h11 de pur enchantement. Incontournable.

 

 

 

CASSE NOISETTE par l’Orchestre National de Lille

Un spectacle Ă  retrouver :

- Dans l’émission spĂ©ciale de soutien aux scĂšnes vivantes « Le Spectacle continue » de France 3 Hauts-de-France lundi 21 dĂ©cembre Ă  22h50 ;
- Sur la plafeforme culturelle de France Télévisions (Culturebox) dÚs le 22 décembre 2020 ;
- Le 25 décembre 2020 à 21h sur les ondes de France Bleu Nord.

 

Orch National de Lille : E-CONCERT P. Kopatchinskaja / Alexandre Bloch

patricia-Kopatchniskaja-violon-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-concert-samedi-5-dec-2020-critique-annonce-classiquenewsE CONCERT depuis LILLE : l’ON LILLE, Alex Bloch, ce soir, 20h. Sam 5 dĂ©cembre 2020, depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille. Grand concert symphonique malgrĂ© le confinement des musiciens du National de Lille. Sous la baguette du directeur musical, Alexandre Bloch, la phalange lilloise accompagne la violoniste Patricia Kopatchinskaja, tempĂ©rament Ă©ruptif, facĂ©tieux, parfois hallucinĂ©, toujours hautement impliquĂ©. Au programme, le Concerto pour violon de Tchaikovsky (1878), Ă©crit au moment de l’échec de son mariage avec Antonina Milioukova, noces qui ont tournĂ© court (et suscitĂ© dans l’esprit du compositeur, une pĂ©riode dĂ©pressive intense). Le concert prĂ©sentĂ© et jouĂ© ce soir, jalonne la nouvelle offre 100% digitale de L’ON LILLE / Orchestre National de Lille (baptisĂ©e l’AUDITO 2.0). L’Orchestre Lillois a prouvĂ© depuis le printemps dernier une Ă©tonnante crĂ©ativitĂ© face Ă  la crise sanitaire. Son dernier festival de piano (conçu par le chef fondateur Jean-Claude Casadesus), LILLE PIANO(S) Festival (juin 2020) a pu se maintenir en diffusant tous ses concerts sur internet : une offre musicale inĂ©galĂ©e depuis, toujours visionnable sur le site Youtube de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille.
Le Concerto pour violon de Piotr Illiytch Tchaikovski, Alexandre Bloch et les musiciens de l’ON LILLE joueront aussi la Sinfonietta de Francis Poulenc, clin d’Ɠil au cycle de musique française Ă  l’honneur en janvier 2021
 ComposĂ©e en 1947, la Sinfonietta cultive bonne humeur et gaietĂ© communicative. Comme le Concerto de TchaĂŻkovski, la partition de Poulenc fut mal accueillie Ă  sa crĂ©ation. Écrite pour un programme de la BBC, elle est pourtant l’une des piĂšces les plus charmantes du compositeur français.

 

 ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-audito-2.0-concerts-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

————————————————————————————————————————————————–

 

 

 

E-CONCERT deORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch, direction
Samedi 5 décembre 2020, 20h
En direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille
sur la chaüne YouTube de l’ON LILLE :
https://bit.ly/3ortO8b
Plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009.

 

————————————————————————————————————————————————–