LILLE, festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 14,15,16 juin 2019

lille-pianos-festival-concerts-programme-2019-classiquenews-annonce-concert-festival-classiquenews-2019-lille-pianos-festival-2019LILLE, festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 14,15,16 juin 2019. Mi juin 2019, le festival PIANO(S) LILLE FESTIVAL fĂȘte ses 15 ans. En un grand WEEK END festif et Ă©clectique (vendredi 14, samedi 16 et dimanche 16 juin 2019), l’Orchestre national de Lille fĂȘte le piano et les claviers Ă  LILLE. DĂ©jĂ  15 ans de cĂ©lĂ©brations des claviers, de mĂ©langes de formes, de dĂ©couvertes et de savants dosages entre les profils invitĂ©s. L’éclectisme et l’ouverture ont façonnĂ© depuis ses dĂ©buts, un festival singulier qui rayonne au sein du Nouveau SiĂšcle (Ă©crin cƓur de ville qui est la rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille : le superbe auditorium, la salle QuĂ©bec,
), mais aussi dans divers lieux de Lille (Gare Saint-Sauveur, Conservatoire, palais des Beaux-arts, ND de la Treille,
) et jusqu’à l’Abbaye de Vaucelles. Les lieux divers et leurs acoustiques plurielles redĂ©finissent aussi un autre rapport au concert, de nouvelles expĂ©riences sonores.
Jean-Claude CASADESUS, directeur fondateur de l’Orchestre National de Lille, a conçu une programmation multiple qui prend en compte la gĂ©ographie lilloise, et aussi la diversitĂ© des publics dĂ©sireux d’enrichir encore et encore leur expĂ©rience du concert de clavier, le piano bien sĂ»r sous toutes ses formes (concertos pour orchestre, avec le National de Lille, le vendredi 14 juin 2019 Ă  21 dans l’auditorium du Nouveau siĂšcle : n°1 de Liszt avec Louis Schwizgebel ; n°5 dit l’égyptien de Saint-SaĂ«ns avec Bertrand Chamayou / Concertos n°27 et 24 de Mozart par Adam Laloum le samedi 15 juin, mĂȘme lieu, Ă  18h30
) ; en rĂ©cital solo (Beethoven, Chopin, Paderewski,
 par Nelson Freire, le 15 juin, mĂȘme lieu, 20h30 / Pascal Amoyel, rĂ©cital Liszt, le 16 juin au Conservatoire Ă  14h / Lise de la Salle : rĂ©cital « Paris, ville lumiĂšre » : Mozart, Ravel
 dim 16 juin, Nouveau SiĂšcle, 17h30 / ou encore Boris Giltburg dans les PrĂ©ludes de Rachmaninov, le 16 juin au Conservatoire, 16h / ou Denis Kozhukhin dans Gershwin, Grieg, Abbaye de Vaucelles, le 16 juin Ă  17h
)

Place au Jazz aussi (Rhoda Scott et Jacky Terrasson, le 16, Nouveau SiĂšcle, salle QuĂ©bec, 19h), au tango (Astoria Tango, le 15 juin, Nouveau SiĂšcle, salle QuĂ©bec, 19h30); place Ă  l’impro en duo, libre, dĂ©lirante (Thomas Enco / Vassilena Serafimova : BACH, compositions & improvisations, le 16 juin, Abbaye de Vaucelles, salle des moines Ă  11h)

Le clavier revĂȘt bien d’autres formes et de styles (orgue Ă  ND de la Treille, le 14 juin Ă  19h : Thierry Escaich joue Elgar, Franck
 et lui-mĂȘme
 / rĂ©cital de Jean-Luc HO, clavicorde sur pieds, le 16 juin, Abbaye de Vaucelles, 13h / 
).
Les entrĂ©es sont multiples pour rĂ©ussir votre parcours Ă  LILLE PIANO(S) FESTIVAL. On aurait pu citer bien d’autres artistes et programmes prometteurs parmi une offre aussi Ă©quilibrĂ©e que complĂšte
. Cette 15Ăš Ă©dition est exceptionnelle par sa diversitĂ© et le tempĂ©rament des artistes conviĂ©s. De quoi passer Ă  Lille, un sĂ©jour inoubliable. Edition incontournable d’un festival Ă  bien des Ă©gards 
 exemplaire.

 

 

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LILLE PIANO(S) FESTIVAL, les 14, 15 et 16 juin 2019. 16 Úme édition. Toutes les informations, les programmes, les artistes présents, les orchestres participants
 sur le site LILLEPIANOSFESTIVAL.FR

https://www.lillepianosfestival.fr/2019/

 

 

 

 

LILLE, L’ONL prĂ©sente en version dansĂ©e Ma MĂšre L’Oye de Ravel

Maurice_Ravel_1925LILLE, ONL, sam 11 mai 2019. RAVEL : Ma mĂšre l’Oye. A 16h, dans l’auditorium du Nouveau SiĂšcle, l’Orchestre National de Lille prĂ©sente un programme enchanteur et dansĂ© pour les enfants et leurs parents : Jeux d’enfants de BIZET et surtout, perle onirique qui a l’esprit de l’enfance et l’émerveillement des curieux, Ma MĂšre l’Oye, dont l’intrigue inspirĂ© par les contes de Perrault, offre un somptueux cycle qui mĂȘlent les timbres instrumentaux. BientĂŽt pĂšre, Georges Bizet Ă©crit ses « Jeux d’enfants » pour ses tĂȘtes blondes Ă  venir
 un cycle enchantĂ©, enivrĂ© qui permet au compositeur de revivre sa propre enfance. En 1908, Maurice Ravel compose Ă©galement la suite de Ma mĂšre l’Oye pour les enfants de son ami sculpteur Cyprien Godebski. La Belle et la BĂȘte, Poucet, Laideronnette, impĂ©ratrice des Pagodes,
 sont autant de personnages lĂ©gendaires d’un cycle dramatique qui reste un prodige d’orchestration : y brillent en particulier les pupitres des bois et des vents. RedĂ©couvrez le jeu scintillant des timbres instrumentaux tels qu’ils jaillissent dans la version de l’Orchestre Les SiĂšcle, instruments d’Ă©poque sous la direction de FX ROTH (lecture de rĂ©fĂ©rence et CLIC de CLASSIQUENEWS)

La compagnie du chorĂ©graphe espagnol Antonio Ruz s’empare de ce voyage fĂ©Ă©rique Ă  la dĂ©couverte des instruments de l’orchestre. Six danseurs guident les spectateurs, petits et grands, dans ce chef-d’Ɠuvre de la musique française ; ils se transforment, tour Ă  tour en Petit Poucet, en Belle et en BĂȘte, en Laideronnette ou en Belle au bois dormant
 Et vous, rĂ©veillez votre Ăąme d’enfant.

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BIZET
Jeux d’enfants

RAVEL
Ma mùre l’Oye, ballet *

DIRECTION : ZOI TSOKANOU
CRÉATION CHORÉGRAPHIQUE POUR SIX DANSEURS ET ORCHESTRE
CHORÉGRAPHIE : ANTONIO RUZ

Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
MA MÈRE L’OYE
SAMEDI 11 MAI 2019 ‱ 16H
dĂšs 5 ans

RESERVEZ VOTRE PLACE

 

MA MÈRE L’OYE

Georges Bizet is said to have composed his Jeux d’enfants upon learning that he was to be a father. In 1908, Maurice Ravel also composed Ma mùre l’Oye for children, those of his sculptor friend, Cyprien Godebski. The company run by Spanish choreographer Antonio Ruz whisks us away for a wondrous trip through the orchestra, meeting each instrument along the way.

MA MÈRE L’OYE

Toen hij wist dat hij vader zou worden, schreef Georges Bizet Jeux d’enfants. In 1908 componeerde Maurice Ravel ook de suite Ma mùre l’Oye voor de kinderen van een bevriende beeldhouwer genaamd Cyprien Godebski. Het gezelschap van de Spaanse choreograaf Antonio Ruz neemt ons mee op een sprookjesachtige ontdekkingsreis naar de instrumenten van het orkest.

LILLE : 4Ăš Symphonie de MAHLER au NOUVEAU SIECLE

Suite de l'odyssĂ©e MAHLER par l'Orchestre National de LilleLILLE, ONL : Symphonie n°4 de MAHLER, le 8 juin 2019. AprĂšs les colossales symphonies qui prĂ©cĂšdent, 1Ăšre, 2Ăš, 3Ăš, oĂč Gustav Mahler semble se frotter Ă  l’échelle de l’Univers tout en questionnant l’obtention du salut et la place de l’homme, la 4Ăš est de format plus « normal », presque confidentiel (45 mn) comparĂ©e aux autres ; son amorce dĂ©coule d’un lied (Wunderhorn / Le cor enchantĂ©), dĂ©jĂ  utilisĂ© dans la 3Ăš avec son motif trĂšs identifiable, et ici dĂ©veloppĂ© surtout dans le Finale, qui est donc pour voix de soprano et orchestre seul (pas de chƓur, ni angĂ©lique ni cĂ©leste). Ce ton de confidence, comme une priĂšre et une berceuse qui convoque notre Ăąme d’enfant, dĂ©plut volemment aux auditeurs de la premiĂšre et aux contemporains de Mahler qui ne comprenaient pas pourquoi un tel massif symphonique digne de ce nom, se termine par un adagio vocal, aussi rĂ©confortant soit-il. Un pied de nez ourdi Ă  la face de Beethoven et sa fabuleuse 9Ăš, conclue en apothĂ©ose, avec choeur, solistes et orchestre.
MAHLER-symphonie-3-Alexandre-BLOCH-lille-critique-concert-critique-opera-classiquenews-le-chef-face-aux-violoncellesIci rien de tel. PlutĂŽt le climat d’un rĂȘve bienheureux, enchanteur. TrĂšs exactement, il s’agit du Paradis, vu par un enfant. Tendre et suggestif, le poĂšte Mahler exprimait par le seul langage de l’orchestre la puretĂ© de l’innocence. SimplicitĂ©, calme, candeur, enfance. Ce n’est qu’au XXĂš sicĂšle grĂące aux premiers chefs pionniers de l’interprĂ©tation malhĂ©rienne, que l’auditeur moderne peut mesurer le coup de gĂ©nie d’un Mahler peintre et poĂšte, Ă©merveillĂ© comme un enfant par le paradis terrestre. Pour se faire, le compositeur et chef, devenu directeur de l’OpĂ©ra de Vienne, s’entend Ă  merveille pour inventer un langage instrumental renouvelĂ©, aĂ©rien, cĂ©leste, raffinĂ©, des plus scintillants.

La Symphonie n°4 est la plus concise et la plus lumineuse des symphonies de Mahler. DĂšs son dĂ©but, on embarque au pays imaginaire d’un enfant, captivĂ©s par la rĂ©vĂ©lation des mondes cĂ©lestes.

ATTAHIR-benjamin-portrait-annonce-concert-orchestre-national-de-lille-par-classiquenews-Benjamin-Attahir-Nouveau-Siecle-credit-Ugo-Ponte-ONLEn couplage, deux Ɠuvres complĂštent le programme Ă  Lille : Le Nach(t)spiel de Benjamin Attahir (photo ci contre) poursuit Ă©galement une vision d’innocence : celle du KonzertstĂŒck de Bruch que le compositeur dĂ©couvrit, Ă©bloui, Ă  l’adolescence. Pour interprĂ©ter cet intriguant “Postlude” ou “jeu de la nuit” (le titre Nach(t)spiel joue sur la double signification du mot), deux interprĂštes enivrĂ©s, inspirĂ©s, qui ont su garder leur Ăąme et leur enthousiasme d’enfant : le directeur musical de l’ONL Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch et le violoniste Nemanja Radulović.

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SAMEDI 8 JUIN 2019 ‱ 18H30
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

GUSTAV MAHLER : SYMPHONIE N°4
ÂMES D’ENFANTS

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION : ALEXANDRE BLOCH‹ / VIOLON : NEMANJA RADULOVIĆ‹ / SOPRANO : ELIZABETH WATTS‹CHEF

 

BRUCH
KonzertstĂŒck

ATTAHIR
Nach(t)spiel pour violon et orchestre,
Final additionnel au KonzertstĂŒck de Max Bruch

MAHLER
Symphonie n°4

 

boutonreservationBILLETTERIE EN LIGNE
INFOS & RESERVATIONS :
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/symphonie-n-4/

 

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En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Soissons Cité de la Musique et de la Danse
vendredi 7 juin 20h
Infos et réservations au 03 23 59 10 12 ou au 03 23 76 77 70

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L’intĂ©gralitĂ© des symphonies du cycle Mahler seront captĂ©es avec le soutien du CrĂ©dit Mutuel Nord Europe et sont Ă  retrouver sur la chaĂźne YouTube ONLille.

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch.

cycle-mahlerCOMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Christianne Stotijn (mezzo-soprano), Philharmonia Chorus, Choeur maĂźtrisien du Conservatoire de Wasquehal / ONL Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch (direction). Apres une Symphonie n°1 « Titan », de « lancement », puis une n°2 « RĂ©surrection », tendue, recueillie, incarnĂ©e
 enfin spiritualisĂ©e en sa fin cĂ©leste, la 3Ăšme Symphonie de Mahler, jouĂ©e ce soir au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, dĂ©livre et confirme dĂ©sormais les qualitĂ©s du cycle Ă©vĂ©nement que le chef et directeur musical du National de Lille, ALEXANDRE BLOCH, dĂ©die au compositeur (qui fut aussi un grand chef). De l’Ă©nergie, une urgence continue, une intelligence des timbres, surtout une attention particuliĂšre Ă  l’architecture interne du massif malhĂ©rien
 A contrario des conceptions plus « droites », objectives de certains chefs, plus extraverti que d’autres (comme les « grands ainĂ©s » tels Karajan, Haitink
 sans omettre Abbado), Alexandre Bloch lui ne s’économise en rien, dansant sur le podium, habitĂ©, exaltĂ© par son sujet, avec une intensitĂ© qui rappelle 
 Bernstein.

 

 

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FINALE DE COMPASSION ET D’AMOUR… Ceci nous vaut pour le dernier mouvement, le plus aĂ©rien (aux cordes surtout), des jaillissements de lyrisme flexible et amoureusement dĂ©ployĂ©, un baume pour le cƓur et l’esprit, aprĂšs avoir passĂ© tant d’épisodes si divers et contrastĂ©s. On n’oubliera pas ce 6Ăš mouvement final (« Langsam. Ruhevoll. Empfunde ») qui semble comme un choral fraternel et recueilli, embrasser tous les ĂȘtres vivants (hommes et animaux) et les couvrir d’un sentiment d’amour, irrĂ©pressible et caressant. Dans son intonation, sa pĂąte transparente, suspendue, le mouvement prĂ©figure l’Adagietto de la 5Ăš, ses amples respirations,sa couleur parsifalienne, sa ligne constante qui appelle et dessine l’infini


 

 
 

 

La 3Ăš Symphonie de Mahler par
l’Orchestre national de Lille et Alexandre Bloch

Sons et conscience de la Nature

 

 

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Toutes les illustrations : © Ugo Ponte / Orchestre National de Lille 2019

 

 
 

Notre attente Ă©tait d’autant plus affĂ»tĂ©e que la 3Ăš Symphonie de Gustav Mahler (alors ĂągĂ© de 34 ans) est rarement donnĂ©e si on la compare aux autres Ă©videmment; mĂȘme le chef fondateur de l’Orchestre National de Lille, Jean-Claude Casadesus, malhĂ©rien distinguĂ© et reconnu, ne l’a jouĂ© avec les musiciens lillois que… trois fois (1996, 1997, puis 2006) quand on compte pas moins de 11 rĂ©alisations de la 4Ăšme sous sa baguette !, soit de 1978 Ă  2017 ; distinguons l’enregistrement que CLASSIQUENEWS avait saluĂ© lors de sa parution par un CLIC : la Symphonie n°2 RĂ©surrection de 2017). Voila qui en dit long.

VoilĂ  qui donne du poids aussi Ă  la proposition d’Alexandre Bloch de jouer les 9 symphonies pendant 2019, histoire de renouer avec un rĂ©pertoire qui a construit et façonnĂ© le son de l’Orchestre lillois depuis sa crĂ©ation. DĂ©fi aussi puisqu’il s’agit Ă  chaque session de dĂ©voiler la richesse de l’écriture malhĂ©rienne, tout en renouvelant encore l’engagement de tous les musiciens. Ce cycle en cours s’affirme donc comme une expĂ©rience majeure pour l’auditeur et pour les interprĂštes, un nouveau jalon de leur aventure musicale.

De par ses effectifs, l’ONL / Orchestre National de Lille, voit grand et peut aborder des Ɠuvres spectaculaires. Dans ce sens MASS, fresque dĂ©lirante, inouĂŻe s’inscrivait pour l’annĂ©e Bernstein 2018 dans cette ambition (fin de saison, juin 2018); la Symphonie des Mille, n°8 sera le prochain volet Ă  ne pas manquer. Sans avoir jamais Ă©crit d’opĂ©ras, Mahler, qui comme chef, en dirigea beaucoup (entre autres comme directeur de l’OpĂ©ra de Vienne) semble y synthĂ©tiser toutes les possibilitĂ©s orchestrales et lyriques, – en particulier dans sa 2Ăš partie.‹ D’opĂ©ra, il est aussi question dans la 3Ăš, prĂ©cisĂ©ment dans l’épisode IV oĂč sort de l’ombre, Ă  la fois entitĂ© maternelle envoĂ»tante et prophĂ©tesse d’une Ăšre Ă  venir, la mezzo (convaincante Christianne Stotjin, dĂ©jĂ  Ă©coutĂ©e dans la RĂ©surrection de fĂ©vrier dernier). Son texte empruntĂ© Ă  Nietzsche (Zarathoustra) est une exhortation adressĂ©e aux hommes, un appel, Ă  la fois berceuse et priĂšre, une invocation et une alerte pour que chacun s’interroge sur lui-mĂȘme, sur le sens de sa vie terrestre. Le texte contient la clĂ© de l’Ɠuvre ; sans joie, sans dĂ©passement de la souffrance, l’homme ne peut atteindre l’éternitĂ©. Encore faut-il qu’il atteigne cet Ă©tat de conscience salvateur 
auquel nous prĂ©pare la musique de Mahler. Dans l’opĂ©ra imaginaire du compositeur, ce pourrait ĂȘtre une apparition magique et nocturne dont la couleur est saisissante par sa profondeur, sa justesse, sa couleur de fraternitĂ©. Chef, soliste, instrumentistes sculptent la couleur de l’hallucination ; ils en expriment idĂ©alement le caractĂšre d’urgence et d’envoĂ»tement.

  

 

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SPLENDEUR D’UNE NATURE A L’AGONIE… Auparavant, prĂ©lude Ă  ce surgissement inĂ©dit, Mahler n’a pas mĂ©nagĂ© son auditeur. Son orchestre plĂ©thorique embrasse toute la crĂ©ation et le monde, convoque les Ă©lĂ©ments dans leur primitive splendeur. Mais une splendeur parfois lugubre qui paraĂźt comme en sursis : Ă©videmment l’ample premier mouvement le plus long jamais Ă©crit par Mahler (« I. KrĂ€ftig. Entschieden ») dĂ©veloppe en une mise en ordre progressive, qui s’apparente peu Ă  peu Ă  une marche, l’évocation d’un monde terrestre tellurique et chtonien, inscrit dans la gravitas la plus caverneuse (rang fourni des contrebasses…), oĂč brillent aussi tous les pupitres des cuivres : cors par 8, trombones, tuba, trompettes
 MĂȘme s’il s’agit d’une vision panthĂ©iste, le regard que porte Mahler sur la crĂ©ation est froid, analytique, mordant.
Au scalpel, Alexandre Bloch en fait surgir (rugir) toutes les rĂ©sonances hallucinĂ©es et souvent fulgurantes : cris, dĂ©flagrations, dĂ©chirements, plutĂŽt que cĂ©lĂ©bration bienheureuse ; mĂȘme si de purs vertiges sensuels, lyriques, d’une tendresse absolue, Ă©mergent : ils s’y pressent, prĂ©cipitĂ©s, exacerbĂ©s jusqu’à la parodie. Le geste est clair, prĂ©cis, souple : le chef dessine le plus passionnant des orages naturels, Ă  la fois chaos et mĂ©canique cynique singeant une marche militaire, plus ivre que majestueuse.

 

 

Grand concert Mahler par l'Orchestre OSE. Daniel Kawka, directionMAHLER ECOLOGISTE... La richesse des teintes, le creuset des accents et des nuances simultanĂ©es forment une matrice orchestrale et un maelström symphonique d’une irrĂ©sistible puissance. Pour nous, en Ă©cho Ă  notre planĂšte martyrisĂ©e et au rĂšgne animal sacrifiĂ©, agonisant, ce premier mouvement exprime les tensions qui soumettent une terre Ă  l’agonie : et nous voyons clairement dans les Ă©clairs et les fulgurances (appels des trompettes, danse lugubre des bassons, solo du trombone
) que dessinent l’énergie du chef, l’indice d’une conscience visionnaire, celle d’un Mahler plus que panthĂ©iste: animaliste, Ă©cologiste
 Le chant de son orchestre exprime la conscience doloriste de la Nature, la mise Ă  mort des espĂšces animales, le cri de la terre qui se convulse, meurt et ressuscite Ă  chaque battement de la grosse caisse, battement sourd et dĂ©licat Ă  la fois, (Ă  peine audible mais si prĂ©sent cependant ce soir) sur lequel s’organise et se dĂ©ploie toute la mĂ©canique orchestrale, du dĂ©but Ă  la fin de ce premier acte sidĂ©rant. Passionnante lecture.

On ne passera pas en revue chaque sĂ©quence suivante, Ă  la loupe, pourtant l’acuitĂ© et l’analyse que sait dĂ©velopper le chef, affirment davantage sa comprĂ©hension, sa conception trĂšs juste de tous les climats qui sont nĂ©s dans l’esprit de Mahler, que l’on aime imaginer, chaque Ă©tĂ©, dans son cabanon de travail, vĂ©ritable balcon sur la Nature, miraculeuse, fragile, impĂ©rieuse


Le II est ainsi depuis le premier solo instrumental (hautbois) une claire Ă©vocation florale dont l’activitĂ© et le chatoiement des couleurs (transparent et dĂ©taillĂ©) contrastent avec le tragique tellurique qui a dĂ©ferlĂ© prĂ©cĂ©demment. Les combinaisons de timbres prĂ©figurent dĂ©jĂ  ce que sera la parure de la 4Ăš (clarinette).
Puis Alexandre Bloch enchaĂźne le III (« Comodo. Scherzando. Ohne Hast ») : d’abord suractivitĂ© instrumentale qui caractĂ©rise chaque espĂšce animale de la forĂȘt ; puis, surprenant rupture de climat avec l’enchantement suspendu du cuivre soliste dans la coulisse, – nouveau surgissement du songe le plus pur et le plus angĂ©lique (l’idĂ©al d’innocence et d’insouciance auquel rĂȘve le compositeur) dont la ligne aussi nous Ă©voque le voyage de Siegfried sur le Rhin (Wagner) par son caractĂšre onirique, Ă©perdu, magicien, la distanciation spatiale, le souffle poĂ©tique… La souplesse et le tact du musicien soliste affirment ce caractĂšre de nocturne enchantĂ©, et toute la grĂące du mystĂšre de la nature. Que n’a t on assez dit de ce troisiĂšme mouvement, qu’il Ă©tait vĂ©ritable expression d’une conscience enfin accordĂ©e aux animaux ?

 

 

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AprĂšs le IV, – exhortation nietszchĂ©enne-, l’épisode V fait intervenir le chƓur des femmes et la maĂźtrise des enfants, dĂ©fenseurs zĂ©lĂ©s, articulĂ©s du salut permis au coupable Pierre (« la joie cĂ©leste a Ă©tĂ© accordĂ©e Ă  Pierre / Par JĂ©sus et pour la bĂ©atitude de tous. »)

Enfin c’est l’Adagio final, apaisement, rĂ©conciliation, acte de pardon et d’amour gĂ©nĂ©ral dont le chef Ă©tire le ruban orchestral avec une tension et une dĂ©tente qui creusent encore et encore l’unisson voluptueux des cordes : c’est Ă  la fois un choral spirituel et le plus bel acte de fraternitĂ©, de compassion, comme de renoncement. L’indice, franc et vertigineux, retenu, suspendu que la lumiĂšre est atteinte. Et avec le chef, d’une sensibilitĂ© affĂ»tĂ©e, entraĂźnante 
 que la hauteur souhaitĂ©e et l’état de conscience qui lui est inhĂ©rente, rĂ©alisĂ©s.
Il n’y a que chez Mahler que l’auditeur peut Ă©prouver telle expĂ©rience. Alexandre Bloch s’avĂšre notre guide  inspirĂ© et  communicatif. A suivre. Reprise ce soir Ă  Amiens de la 3Ăš Symphonie. Prochain volet du cycle des 9 symphonies de Mahler avec l’Orchestre National de Lille, samedi 8 juin Ă  18h30 (Symphonie n°4) ; puis, Symphonie n°5 (et son Adagietto suspendu, aĂ©rien.), vendredi 28 juin 2019, 20h (toujours Ă  l’Auditorium du Nouveau siĂšcle de Lille)
 RV pris.

 

 
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COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Christianne Stotijn (mezzo-soprano), Philharmonia Chorus, Choeur maßtrisien du Conservatoire de Wasquehal / ONL Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch (direction).

 

  

 

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VIDEO : replay FRANCE 3 Hauts de Seine
Revoir et récouter la Symphonie n°3 de Gustav Mahler
par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/concert-regardez-direct-symphonie-ndeg3-gustav-mahler-mercredi-3-avril-20h-1648220.html

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction : Alexandre Bloch
Mezzo-soprano : Christianne Stotijn
Philharmonia Chorus
Chef de choeur : Gavin Carr
Choeur maĂźtrisien du Conservatoire de Wasquehal
Chef de choeur : Pascale Dieval-Wils
Violon solo : Fernand Iaciu

 

  

  

 

LILLE, ONL. Alexandre BLOCH dirige la 3Ăš Symphonie de Mahler

INTEGRALE MAHLER Ă  LILLELILLE, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch pilote l’orchestre National de Lille, son orchestre puisqu’il en est le directeur musical, dans une Ă©popĂ©e Ă  risques, mais spectaculaire et singuliĂšre : les 9 symphonies de Gustav Mahler, architecte visionnaire dont le souffle, le goĂ»t des timbres, et le sens des Ă©tagements s’avĂšrent sous la baguette du maestro
 passionnants Ă  suivre. Jusqu’en juin 2019, le premier objectif est de jouer les 5 premiĂšres symphonies. Un marathon qui expose les musiciens Ă  de multiples dĂ©fis. AprĂšs les Symphonies 1 et 2, voici venir les 3 et 4 avril prochains, la symphonie n°3, moins connue car moins jouĂ©e. Un nouvel Ă©difice dont les dimensions correspondent manifestement Ă  l’Orchestre lillois que la grande forme ne fait pas fuir, bien au contraire. On l’a rĂ©cemment vu en fin de saison derniĂšre dans la flamboyance fraternelle, dĂ©jantĂ©e, humaniste de la partition Mass de Leonard Bernstein, formidable expĂ©rience humaine et artistique par laquelle chef et orchestre fĂȘtaient le centenaire Bernstein 2018. Un dispositif regroupant de nombreuses phalanges locales (orchestres d’harmonies, chorales et chƓurs, sans compter les chanteurs acteurs « jouant » leur partie sur la scĂšne de ce rituel paĂŻen polymorphe
 Et si la maestro savait mieux qu’aucun autre, rĂ©tablir l’humain au cƓur de partitions pourtant colossales ?
Entretien avec Alexandre Bloch à propos de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler, à l’affiche du Nouveau Siùcle à Lille le 3 avril (concert repris le 4 avril à la Maison de la culture d’Amiens). Propos recueillis en mars 2019.

 

 

 

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille poursuivent leur cycle MAHLER 2019 

Les enjeux de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler

 

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QUELQUES CLÉS DE COMPRÉHENSION
 POUR LA 3Ăšme de MAHLER. En 2019, cap sur Mahler : un nouvel eldorado dont les promesses ciblent le grand frisson symphonique. Pour mieux comprendre la structure et le sens de ce nouvel opus, nous avons posĂ© quelques questions au Maestro, qui venait de diriger en Allemagne, la symphonie la plus sombre et bouleversante de Tchaikovski, le 6Ăš (« PathĂ©tique », le 18 mars dernier Ă  la Tonhalle de DĂŒsseldorf, Ă  la tĂȘte du DĂŒsseldorfer Symphoniker).
« C’est un Ă©cart total d’une symphonie Ă  l’autre”, nous prĂ©cise Alexandre Bloch. « Si la 6Ăš et derniĂšre symphonie de Tchaikovski est des plus tragiques, la 3Ăš de Mahler s’achĂšve dans l’espĂ©rance, mais Ă  la diffĂ©rence de la 2Ăš, RĂ©surrection, il n’y est pas question de la souffrance ni des peines inĂ©vitables qui sont le prĂ©alable nĂ©cessaire Ă  la rĂ©surrection finale. Dans la 3Ăš Symphonie, Mahler exprime son admiration pour la Nature, pour toutes les crĂ©atures terrestres. Et comme les prĂ©cĂ©dentes, la 3Ăš prĂ©pare au dernier mouvement qui incarne un fabuleux message d’optimisme et de sĂ©rĂ©nité ».

Parmi les temps forts de l’opus achevĂ© Ă  l’étĂ© 1896 (mais qui ne sera crĂ©Ă© qu’en
 1902), le chef distingue l’ampleur du premier mouvement : « c’est l’un des plus longs et des plus dĂ©veloppĂ©s jamais Ă©crits par Mahler ; c’est un monde Ă  lui seul, et terminĂ© en dernier, comme une piĂšce Ă  part, distinct des 5 autres parties. Le souffle emporte cette premiĂšre et vaste fresque prĂ©liminaire dans laquelle le compositeur affirme si l’on en doutait, son gĂ©nie du contrepoint. La force d’évocation y est spectaculaire. »

 

 

Mahler_gustav_profilLABORATOIRE INSTRUMENTAL et VISION PANTHÉISTE
 Notez-vous d’autres points importants ? « L’intelligence de la construction est comme pour les symphonies prĂ©cĂ©dentes, captivante. Mahler est un architecte : les 3 premiers mouvements s’inscrivent dans la terre (d’oĂč leurs couleurs graves et sombres) ; les 3 derniers expriment une Ă©lĂ©vation progressive, jusqu’à l’Adagio final, – en rĂ© majeur, vaste chant d’amour. J’aimerai aussi souligner le champs des expĂ©rimentations que dĂ©veloppe Mahler sur le plan instrumental : je retrouve comme dans la 2Ăš Symphonie, des alliages souvent remarquables par leur pertinence, leur justesse, entre autres, dans l’évocation des espĂšces terrestres, vĂ©gĂ©tales et animales (2Ăš et 3Ăš mouvements) mais il ne s’agit pas de simples descriptions car le langage de Mahler va au delĂ  de l’illustration (
) ; Enfin, la 3Ăš est traversĂ©e par une hauteur de vue phĂ©nomĂ©nale : la 2Ăš nous parlait du destin de l’homme ; ici, il s’agit d’un hymne Ă  la Nature, de la place de l’homme ; la vision est trĂšs large et bien sĂ»r l’on peut parler du panthĂ©isme de Mahler, lequel s’accomplit dans le sublime Adagio final ».

 

orchestre-national-de-lille-alexandre-Bloch-cycle-mahler-2019-critique-annonce-par-classiquenews-

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LILLE, les 3 et 4 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille. 20h. RESERVEZ VOTRE PLACE ICI

 

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Illustrations : Alexandre Bloch (© Ugo Ponte / ONL) – Gustav Mahler

 

 

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LIRE notre prĂ©sentation du concert : Symphonie n°3 de Gustav Mahler par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille :
http://www.classiquenews.com/lille-3eme-symphonie-de-mahler-par-lorchestre-national-de-lille/

 

VISITER le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/symphonie-n-3/

 

 

 

VISIONNER les Symphonies de Mahler par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille sur la chaüne Youtube de l’ONL / Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/user/ONLille/videos
(Accessibles : les symphonies n°1 Titan, n°2 RĂ©surrection, de nombreux entretiens et explications sur les symphonies par les musiciens de l’orchestre, par Alexandre Bloch

 

 

 

 

 

VOIR la Symphonie n°3 de Mahler par Leonard Bersntein / Wiener Philharmoniker / VIENNE 1973
https://www.youtube.com/watch?v=1AwFutIcnrU

 

LILLE, ONL. Alexandre BLOCH dirige la 3Ăš Symphonie de Mahler

INTEGRALE MAHLER Ă  LILLELILLE, le 3 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch pilote l’orchestre National de Lille, son orchestre puisqu’il en est le directeur musical, dans une Ă©popĂ©e Ă  risques, mais spectaculaire et singuliĂšre : les 9 symphonies de Gustav Mahler, architecte visionnaire dont le souffle, le goĂ»t des timbres, et le sens des Ă©tagements s’avĂšrent sous la baguette du maestro
 passionnants Ă  suivre. Jusqu’en juin 2019, le premier objectif est de jouer les 5 premiĂšres symphonies. Un marathon qui expose les musiciens Ă  de multiples dĂ©fis. AprĂšs les Symphonies 1 et 2, voici venir les 3 et 4 avril prochains, la symphonie n°3, moins connue car moins jouĂ©e. Un nouvel Ă©difice dont les dimensions correspondent manifestement Ă  l’Orchestre lillois que la grande forme ne fait pas fuir, bien au contraire. On l’a rĂ©cemment vu en fin de saison derniĂšre dans la flamboyance fraternelle, dĂ©jantĂ©e, humaniste de la partition Mass de Leonard Bernstein, formidable expĂ©rience humaine et artistique par laquelle chef et orchestre fĂȘtaient le centenaire Bernstein 2018. Un dispositif regroupant de nombreuses phalanges locales (orchestres d’harmonies, chorales et chƓurs, sans compter les chanteurs acteurs « jouant » leur partie sur la scĂšne de ce rituel paĂŻen polymorphe
 Et si la maestro savait mieux qu’aucun autre, rĂ©tablir l’humain au cƓur de partitions pourtant colossales ?
Entretien avec Alexandre Bloch à propos de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler, à l’affiche du Nouveau Siùcle à Lille le 3 avril (concert repris le 4 avril à la Maison de la culture d’Amiens). Propos recueillis en mars 2019.

 

 

 

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille poursuivent leur cycle MAHLER 2019 

Les enjeux de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler

  

 

bloch-alexandre-mahler-symphonie-n°2-resurrection-chef-de-face-concert-critique-classiquenews-compte-rendu-concert-symphonique-critique

 

 

QUELQUES CLÉS DE COMPRÉHENSION
 POUR LA 3Ăšme de MAHLER. En 2019, cap sur Mahler : un nouvel eldorado dont les promesses ciblent le grand frisson symphonique. Pour mieux comprendre la structure et le sens de ce nouvel opus, nous avons posĂ© quelques questions au Maestro, qui venait de diriger en Allemagne, la symphonie la plus sombre et bouleversante de Tchaikovski, le 6Ăš (« PathĂ©tique », le 18 mars dernier Ă  la Tonhalle de DĂŒsseldorf, Ă  la tĂȘte du DĂŒsseldorfer Symphoniker).
« C’est un Ă©cart total d’une symphonie Ă  l’autre”, nous prĂ©cise Alexandre Bloch. « Si la 6Ăš et derniĂšre symphonie de Tchaikovski est des plus tragiques, la 3Ăš de Mahler s’achĂšve dans l’espĂ©rance, mais Ă  la diffĂ©rence de la 2Ăš, RĂ©surrection, il n’y est pas question de la souffrance ni des peines inĂ©vitables qui sont le prĂ©alable nĂ©cessaire Ă  la rĂ©surrection finale. Dans la 3Ăš Symphonie, Mahler exprime son admiration pour la Nature, pour toutes les crĂ©atures terrestres. Et comme les prĂ©cĂ©dentes, la 3Ăš prĂ©pare au dernier mouvement qui incarne un fabuleux message d’optimisme et de sĂ©rĂ©nité ».

Parmi les temps forts de l’opus achevĂ© Ă  l’étĂ© 1896 (mais qui ne sera crĂ©Ă© qu’en
 1902), le chef distingue l’ampleur du premier mouvement : « c’est l’un des plus longs et des plus dĂ©veloppĂ©s jamais Ă©crits par Mahler ; c’est un monde Ă  lui seul, et terminĂ© en dernier, comme une piĂšce Ă  part, distinct des 5 autres parties. Le souffle emporte cette premiĂšre et vaste fresque prĂ©liminaire dans laquelle le compositeur affirme si l’on en doutait, son gĂ©nie du contrepoint. La force d’évocation y est spectaculaire. »

 

 

Mahler_gustav_profilLABORATOIRE INSTRUMENTAL et VISION PANTHÉISTE
 Notez-vous d’autres points importants ? « L’intelligence de la construction est comme pour les symphonies prĂ©cĂ©dentes, captivante. Mahler est un architecte : les 3 premiers mouvements s’inscrivent dans la terre (d’oĂč leurs couleurs graves et sombres) ; les 3 derniers expriment une Ă©lĂ©vation progressive, jusqu’à l’Adagio final, – en rĂ© majeur, vaste chant d’amour. J’aimerai aussi souligner le champs des expĂ©rimentations que dĂ©veloppe Mahler sur le plan instrumental : je retrouve comme dans la 2Ăš Symphonie, des alliages souvent remarquables par leur pertinence, leur justesse, entre autres, dans l’évocation des espĂšces terrestres, vĂ©gĂ©tales et animales (2Ăš et 3Ăš mouvements) mais il ne s’agit pas de simples descriptions car le langage de Mahler va au delĂ  de l’illustration (
) ; Enfin, la 3Ăš est traversĂ©e par une hauteur de vue phĂ©nomĂ©nale : la 2Ăš nous parlait du destin de l’homme ; ici, il s’agit d’un hymne Ă  la Nature, de la place de l’homme ; la vision est trĂšs large et bien sĂ»r l’on peut parler du panthĂ©isme de Mahler, lequel s’accomplit dans le sublime Adagio final ».

  

 

orchestre-national-de-lille-alexandre-Bloch-cycle-mahler-2019-critique-annonce-par-classiquenews-

 
 

 
 

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LILLE, les 3 et 4 avril 2019. MAHLER : Symphonie n°3. Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille. 20h. RESERVEZ VOTRE PLACE ICI

 

resurrection-symph-2-mahler-ONL-alexandre-bloch-face-chef

 

Illustrations : Alexandre Bloch (© Ugo Ponte / ONL) – Gustav Mahler

  

 

 

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LIRE notre prĂ©sentation du concert : Symphonie n°3 de Gustav Mahler par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille :
http://www.classiquenews.com/lille-3eme-symphonie-de-mahler-par-lorchestre-national-de-lille/

 

VISITER le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/symphonie-n-3/

 

 

 

VISIONNER les Symphonies de Mahler par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille sur la chaüne Youtube de l’ONL / Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/user/ONLille/videos
(Accessibles : les symphonies n°1 Titan, n°2 RĂ©surrection, de nombreux entretiens et explications sur les symphonies par les musiciens de l’orchestre, par Alexandre Bloch

 

 

 

 

 

VOIR la Symphonie n°3 de Mahler par Leonard Bersntein / Wiener Philharmoniker / VIENNE 1973
https://www.youtube.com/watch?v=1AwFutIcnrU
 
 

 
 

 

CD Ă©vĂ©nement, annonce. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha)

chausson poeme amour et mer alexandre bloch gens orchestre national de lille cd annonce critique cd review cd classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha). Entre Berlioz et CĂ©sar Franck dont il fut l’élĂšve, Ernest Chausson (mort Ă  44 ans en juin 1899) impose aujourd’hui un gĂ©nie Ă  part d’autant qu’il reste mĂ©connu. A l’époque du wagnĂ©risme europĂ©en et bientĂŽt du premier Debussy symboliste, Chausson compose sur une dĂ©cennie (1882 – 1892) un cycle sans Ă©quivalent dans la littĂ©rature romantique française : Le PoĂšme de l’Amour et de la Mer (1882 – 1892), qui est Ă  la fois cycle de mĂ©lodies ou cantate profane, poĂšme symphonique ou symphonie. C’est un creuset bouillonnant d’idĂ©es mĂ©lodiques et harmoniques dont il extrait en 1886, le dernier volet, Le Temps des lilas, jouĂ© depuis comme une mĂ©lodie Ă  part (pour voix et piano).

gens veronique melodies duparc hahn chausson alpha cd critique compte rendu review account of CLASSIQUENNEWS CLIC de classiquenews octobre 2015La soprano française VĂ©ronique Gens enregistre ce cycle pour la premiĂšre fois, ayant dĂ©jĂ  gravĂ© Le Temps des Lilas (avec Susan Manoff au piano pour son disque NĂ©Ăšre / ALPHA 215, clic de classiquenews en octobre 2015 : LIRE ici notre critique du cd NĂ©Ăšre / VĂ©ronique Gens),un recueil pleinement abouti, qui « hypnotise par la justesse des couleurs, la prĂ©cision allusive de chaque mot vocal » Ă©crivait notre rĂ©dacteur Ernst Van Beck 


 

 

 

 

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Dans ce nouveau cd Ă©ditĂ© par Alpha dĂ©but mars 2019, VĂ©ronique Gens retrouve ici un orchestre familier, l’Orchestre National de Lille, sous la direction de son directeur musical, Alexandre Bloch (qui poursuit en 2019, un cycle Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© aux 9 symphonies de Mahler). Plus rare encore et de caractĂšres proches, la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) complĂšte ce programme : c’est le sommet du rĂ©pertoire français, jalon aussi dĂ©cisif que la Symphonie en rĂ© mineur de Franck dont Chausson bien qu’élĂšve de Massenet, partage le mysticisme et l’idĂ©alisme esthĂ©tique. ConcrĂštement la Symphonie de Chausson prolonge la voie tracĂ©e par Franck, en faisant une Ă©tonnante et trĂšs originale synthĂšse entre les couleurs et l’ampleur de Wagner, son dramatisme noir, l’élĂ©vation françkiste et dĂ©jĂ  dans les couleurs et la transparence, la voluptĂ© allusive de l’impressionnisme Ă  venir. On y dĂ©tecterait presque aussi, cette clartĂ© faurĂ©enne qui Ă©claire la Suite PellĂ©as et MĂ©lisande 
 de FaurĂ© (alors Ă©crite Ă  la mĂȘme pĂ©riode). La Symphonie de Chausson, crĂ©Ă©e Ă  Paris en 1891 (SociĂ©tĂ© nationale de musique, salle Erard) est un jalon essentiel du romantisme français : elle s’inscrit dans le sillon des opus rĂ©volutionnaires et de synthĂšse comme la Fantastique de Berlioz (1830), la Symphonie avec orgue de Saint-Sans (1886) et Ă©videmment la Symphonie en rĂ© de son maĂźtre CĂ©sar Franck (composĂ©e peu avant et crĂ©Ă©e en … 1889). L’accueil est un triomphe que confirme la reprise en 1897 au Cirque d’hiver, par la Philharmonie de Berlin sous la direction de son directeur musical d’alors, Arthur Nikisch. Grand amateur d’art et collectionneur de tableaux (impressionnistes et symbolistes, sans omettre Degas et Manet…), Chausson a dĂ©diĂ© sa seule symphonie qui nous soit parvenue, au peintre Henry Lerolle (son beau-frĂšre). Prochaine grande critique du cd CHAUSSON par l’orchestre National de Lille / Alexandre Bloch dans le mag cd dvd livres de classiquenews

 

 

 

 

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CD Ă©vĂ©nement, annonce. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha)

 

 

 

 

 

 

 

 

LILLE, 3Ăšme Symphonie de Mahler par l’Orchestre National de Lille

cycle-mahlerLILLE, ONL : MAHLER : Symph n°3, les 3 et 4 avril 2019. Suite de l’épopĂ©e des symphonies de Gustav Mahler par l’ONL Orchestre National de Lille sous la direction de l’impĂ©tueux et introspectif Alexandre Bloch, pilote majeur de ce cycle orchestral Ă©vĂ©nement Ă  Lille. AprĂšs les Symphonies n°1 « Titan », n°2 « RĂ©surrection, voici la 3Ăš, moins connue, moins jouĂ©e. C’est pourtant l’un des volets orchestralement les plus riches, expression libre d’un sentiment de communion avec la Nature


AprĂšs avoir atteint le sentiment d’éternitĂ© et l’expĂ©rience de la RĂ©surrection, ni plus ni moins, dans l’ultime mouvement de sa deuxiĂšme symphonie (Finale en apothĂ©ose et lĂ©vitation oĂč le ciel s’ouvre enfin
), Mahler pour sa TroisiĂšme symphonie, conservant la nostalgie des hauteurs cĂ©lestes, compose un partition qui logiquement se place Ă  l’échelle du cosmos. L’exaltation spirituelle et mystique dĂ©veloppĂ©e dans la DeuxiĂšme symphonie, « RĂ©surrection », le laisse Ă  la mĂȘme altitude, un Ă©tat d’ascension vertigineux, cultivĂ©e ici avec une plĂ©nitude exceptionnelle (en particulier dans le Minuetto)
MAHLER_GUSTAV_UNE_veranstaltungen_gustav_mahler_musikwochen_024_gustav_mahler_musikwochen_bigA 34 ans, l’homme qui se sent asphyxiĂ© par son activitĂ© comme directeur d’opĂ©ra, – Ă  Hambourg-, ne disposant que d’un temps trop comptĂ© pour composer (l’étĂ©), la seule activitĂ© qui compte rĂ©ellement, veut en se mesurant Ă  l’échelle universelle, dĂ©montrer sa pleine maturitĂ© de compositeur. Avec lui, le cadre symphonique gagne de nouveaux horizons, des perspectives jusque lĂ  inconnues. Affirmation d’un dĂ©miurge symphonique, la TroisiĂšme approfondit davantage le rapport unissant l’homme et la nature.

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LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Orchestre National de Lille
Mercredi 3 avril 2019, 20h

 

MAHLER
Symphonie n°3
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE  /  ‹CHRISTIANNE STOTIJN, mezzo soprano
ALEXANDRE BLOCH, direction

CHƒURS PHILHARMONIA CHORUS‹CHEF DE CHƒUR : GAVIN CARR
CHƒUR MAÎTRISIEN DU CONSERVATOIRE DE WASQUEHAL‹CHEF DE CHƒUR : PASCALE DIEVAL-WILS
CHEF ASSISTANT : JONAS EHRLER

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/symphonie-n-3/

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Concert repris jeudi 4 avril 2019
Ă  Amiens, Maison de la culture
Infos et réservations
au 03 22 97 79 77 ou sur maisondelaculture-amiens.com

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LA NATURE, source Ă©ternelle, apaisante


MAHLER-gustav-et-alma-symphonie-classiquenews-Gustav-MahlerGENESE
 A l’étĂ© 1895, Mahler retrouve son ermitage au bord du lac d’Attersee. La solitude recherchĂ©e, le dĂ©sir de faire communion avec l’élĂ©ment naturel, la contemplation de la nature lui inspirent le goĂ»t vital de l’immensitĂ©. La proche vĂ©gĂ©tation entourant sa cabane de compositeur marque le climat du menuet BlumenstĂŒck (morceau de fleurs), dĂ©jĂ  citĂ©. La contemplation lui ouvre un univers de sensations inĂ©dites, en particulier le sentiment d’une pure jubilation suscitĂ©e par le motif naturel. A la maniĂšre des impressionnistes qui ont renouvelĂ© la perception du plein air et transformĂ© radicalement les modes et rĂšgles du paysage, en recherchant toujours plus loin et plus intensĂ©ment la vĂ©ritable perception rĂ©tinienne sur le motif naturel, Mahler emprunte des chemins similaires. Rien ne compte davantage que cette retraite au sein du cƓur vĂ©gĂ©tal, dans la captation directe des Ă©lĂ©ments.
Conscient de l’immensitĂ© de la tĂąche Ă  venir, il couche d’abord le dĂ©roulement d’un programme : le titre en est : « songe d’un Matin d’été ». C’est l’époque oĂč il lit Nietzsche (le Gai savoir). Ses lectures lui donne des pistes formulĂ©es dans de nouveaux titres : « l’arrivĂ©e de l’été » ou « l’éveil de Pan » (dont le sujet annonce la trame de sa future 7Ăšme symphonie, la plus personnelle de ses Ɠuvres et intimement liĂ©e Ă  sa propre expĂ©rience de la Nature). Finalement son premier mouvement, s’intitulera « le CortĂšge de Bacchus » : l’aspect dyonisiaque de l’élĂ©ment naturel le touche infiniment plus que la vision ordonnĂ©e d’une nature maĂźtrisĂ©e, Ă  l’échelle humaine. L’univers mahlĂ©rien plonge dans le mystĂšre et l’équilibre Ă©ternellement recommencĂ© des forces en prĂ©sence.
Au final, Mahler compose Ă  l’étĂ© 1895, son premier mouvement ou partie I, de loin le plus ample et long prĂ©lude symphonique jamais Ă©crit (plus de trente minutes), poussant plus loin le gigantisme de la DeuxiĂšme Symphonie, en son final spectaculaire et mystique.
 C’est que le point de vue des deux symphonies prĂ©cĂ©dentes, est totalement diffĂ©rent : Mahler semble se placer Ă  la droite de Dieu, contempler, embrasser, exprimer la grandeur indicible de la CrĂ©ation. Il compose ensuite les quatre mouvement qui suivent et qui constituent les trois quart de la Seconde partie.
A l’étĂ© 1896, Mahler affine les Ă©bauches de 1895


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LIRE la suite de la genÚse de la symphonie n°3 de Gustav Mahler ici
(Symphonie n°3 de Gustav MAHLER par le chef mahlérien Rafael KUBELIK)
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-3-eme-symphonie-rafael-kubelik/

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En direct sur la chaüne YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille / ONL
Ă  partir de 20h
https://bit.ly/2Sjlo6M

Et pendant tout le cycle, jusqu’au 30 avril 2020, l’intĂ©gralitĂ© des 9 symphonies sera accessible la chaĂźne You Tube ONLille:
https://bit.ly/2Sjlo6M

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APPROFONDIR
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LIRE AUSSI notre prĂ©sentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Alexandre BLOCH

LIRE aussi notre critique de la Symphonie  Résurrection par Alexandre BLOCH

 

 

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

VIDEO : prĂ©sentation vidĂ©o des symphonies de Gustav Mahler par Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw 

https://www.youtube.com/watch?v=ACFvSpBDXV0&feature=youtu.be

 

 

 

lille-orchestre-national-ONL-Alexandre-Bloch-mahler-resurrection-lille-concert-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

Illustration : © Ugo Ponte / ONL – Orchestre National de Lille 2019

 

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9Ăšme Symphonie de Gustav Mahler Ă  l'OpĂ©ra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (Ă©tĂ© 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du 
 XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’échelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son 
 en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

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LILLE, Nouveau SiÚcle, 20h : création de Syrian Voices de Benjamin ATTAHIR

attahir-benjamin-compositeur-orchestre-national-de-lille-creation-annonce-entretien-explication-concert-critique-classiquenewsLILLE, ONL. Ven 8 mars 2019. ATTAHIR : Syrian voices. Concert « participatif » au Nouveau SiĂšcle de Lille, Ă  l’invitation de l’Orchestre National de Lille, le compositeur Benjamin Attahir, compositeur en rĂ©sidence au sein de l’orchestre lillois propose Syrian Voices avec le concours des musiciens de l’Orchestre. C’est un dispositif en crĂ©ation, Ă  partir de ses propres Ɠuvres : Al-Fajr, Adh-DhĂŽhr et Al-Asr. Syrian Voices propose une immersion musicale, poĂ©tique mais aussi documentaire dans la Syrie d’aujourd’hui, Ă  travers un choix de poĂšmes choisis dans l’Anthologie de la poĂ©sie syrienne, traduits par Saleh Diab et publiĂ©s au Castor Astral. Les poĂšmes sont mis en regard avec des tĂ©moignages et rĂ©flexions d’Adonis, Jean-Pierre Filiu, Edith Bouvier, François Tosquelles.
Les voix circulent dans les ruines d’un bĂątiment ancien d’Alep, le bimaristan Al-Arghoun, hĂŽpital psychiatrique, centre de vie et de santĂ© exemplaire de la mĂ©decine mĂ©diĂ©vale islamique.
Le programme croise l’universel et le fraternel, rompant avec ce qui nous Ă©loigne des syriens d’aujourd’hui et d’hier. Syrian Voices ne dresse pas le tableau lointain d’un paysage en guerre, mais nous rappelle que cette guerre circule aussi chez nous, en nous. « Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme mĂȘme qui disparaĂźt » rappelait dĂšs 1985, le psychiatre François Tosquelles.

En complĂ©ment, en partenariat avec le musĂ©e d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq / le LAM, visite thĂ©matique « La crĂ©ation en milieu psychiatrique » dans les collections du musĂ©e le samedi 9 mars Ă  14h. Infos : https://www.musee-lam.fr/fr/le-lam-vu-par-benjamin-attahir

 

 

 

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Benjamin Attahirboutonreservation
SYRIAN VOICES (Aswat Assurya)
LILLE, Nouveau SiĂšcle
Vendredi 8 mars Ă  20h

Syrian Voices
[création mondiale participative pour solistes,
ensemble, rĂ©citants et chƓur oriental amateur
autour des Ɠuvres Al-Fajr, Adh-Dhîhr et Al-Asr

CHLOÉ VAN SOETERSTÈDE, direction
LANCELOT HAMELIN, dramaturgie
SALEH DIAB, LANCELOT HAMELIN, récitants
RAQUEL CAMARINHA, soprano
SERPENT PATRICK WIBART, serpent
ALVISE SINIVIA, piano
CHORALE WASLA

Textes de :
áčąALIក DIYAB, NURI AL- JARRAក, NIZAR QABBANI,
KAMAL KHIR BIK, BANDAR ̀ ABD AL-កAMID, SANIYAH áčąALIក, ̀ ĆȘRKAN MUYASSAR, FU ̀AD RIFQAH, KAMAL KHIR BIK,
NAZI H ‘ABU ̀AFASH, LUKMAN DAYRAKYI,
KHAYR AD-DIN AL- ̀ASADI

 

 

 

 

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Approfondir : RĂ©sidence de Benjamin ATTAHIR au sein de l’ONL / LILLE – CrĂ©ation du Concerto pour serpent et orchestre (janvier 2018) :

ATTAHIR benjamin residence orchestre national de lille concerto pour serpent creation critique par classiquenewsCompte-rendu critique, concert. LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 26 janvier 2018. Haydn, Attahir, Beethoven. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch… PREMIERE PARTITION DE BENJAMIN ATTAHIR POUR L’ONL
C’était l’un des premiers temps forts du travail menĂ© par le nouveau compositeur en rĂ©sidence au sein de l’Orchestre National de Lille, Benjamin Attahir, laurĂ©at de la Villa Medicis, remarquĂ© par Pierre Boulez Ă  Lucerne. Le jeune compositeur, pas encore trentenaire en 2018, prĂ©sente sa premiĂšre partition composĂ©e pour l’ONL, de surcroĂźt trĂšs originale
 car Ă©crite pour le « serpent », instrument baroque, ancĂȘtre du tuba et de l’ophiclĂ©ide, jusque lĂ , surtout utilisĂ© Ă  l’église pour soutenir les pupitres des basses ; c’est aussi le premier Concerto pour serpent de l’histoire de la musique. LIRE notre compte rendu complet

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attahir-syrian-voices-8-mars-2019-concert-creation-participative-anonce-critique-classiquenews

 

LILLE : Syrian Voices de Benjamin Attahir (création)

attahir-benjamin-compositeur-orchestre-national-de-lille-creation-annonce-entretien-explication-concert-critique-classiquenewsLILLE, ONL. Ven 8 mars 2019. ATTAHIR : Syrian voices. Concert « participatif » au Nouveau SiĂšcle de Lille, Ă  l’invitation de l’Orchestre National de Lille, le compositeur Benjamin Attahir, compositeur en rĂ©sidence au sein de l’orchestre lillois propose Syrian Voices avec le concours des musiciens de l’Orchestre. C’est un dispositif en crĂ©ation, Ă  partir de ses propres Ɠuvres : Al-Fajr, Adh-DhĂŽhr et Al-Asr. Syrian Voices propose une immersion musicale, poĂ©tique mais aussi documentaire dans la Syrie d’aujourd’hui, Ă  travers un choix de poĂšmes choisis dans l’Anthologie de la poĂ©sie syrienne, traduits par Saleh Diab et publiĂ©s au Castor Astral. Les poĂšmes sont mis en regard avec des tĂ©moignages et rĂ©flexions d’Adonis, Jean-Pierre Filiu, Edith Bouvier, François Tosquelles.
Les voix circulent dans les ruines d’un bĂątiment ancien d’Alep, le bimaristan Al-Arghoun, hĂŽpital psychiatrique, centre de vie et de santĂ© exemplaire de la mĂ©decine mĂ©diĂ©vale islamique.
Le programme croise l’universel et le fraternel, rompant avec ce qui nous Ă©loigne des syriens d’aujourd’hui et d’hier. Syrian Voices ne dresse pas le tableau lointain d’un paysage en guerre, mais nous rappelle que cette guerre circule aussi chez nous, en nous. « Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme mĂȘme qui disparaĂźt » rappelait dĂšs 1985, le psychiatre François Tosquelles.

En complĂ©ment, en partenariat avec le musĂ©e d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq / le LAM, visite thĂ©matique « La crĂ©ation en milieu psychiatrique » dans les collections du musĂ©e le samedi 9 mars Ă  14h. Infos : https://www.musee-lam.fr/fr/le-lam-vu-par-benjamin-attahir

 

 

 

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Benjamin Attahirboutonreservation
SYRIAN VOICES (Aswat Assurya)
LILLE, Nouveau SiĂšcle
Vendredi 8 mars Ă  20h

Syrian Voices
[création mondiale participative pour solistes,
ensemble, rĂ©citants et chƓur oriental amateur
autour des Ɠuvres Al-Fajr, Adh-Dhîhr et Al-Asr

CHLOÉ VAN SOETERSTÈDE, direction
LANCELOT HAMELIN, dramaturgie
SALEH DIAB, LANCELOT HAMELIN, récitants
RAQUEL CAMARINHA, soprano
SERPENT PATRICK WIBART, serpent
ALVISE SINIVIA, piano
CHORALE WASLA

Textes de :
áčąALIក DIYAB, NURI AL- JARRAក, NIZAR QABBANI,
KAMAL KHIR BIK, BANDAR ̀ ABD AL-កAMID, SANIYAH áčąALIក, ̀ ĆȘRKAN MUYASSAR, FU ̀AD RIFQAH, KAMAL KHIR BIK,
NAZI H ‘ABU ̀AFASH, LUKMAN DAYRAKYI,
KHAYR AD-DIN AL- ̀ASADI

 

 

 

 

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Approfondir : RĂ©sidence de Benjamin ATTAHIR au sein de l’ONL / LILLE – CrĂ©ation du Concerto pour serpent et orchestre (janvier 2018) :

ATTAHIR benjamin residence orchestre national de lille concerto pour serpent creation critique par classiquenewsCompte-rendu critique, concert. LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 26 janvier 2018. Haydn, Attahir, Beethoven. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch… PREMIERE PARTITION DE BENJAMIN ATTAHIR POUR L’ONL
C’était l’un des premiers temps forts du travail menĂ© par le nouveau compositeur en rĂ©sidence au sein de l’Orchestre National de Lille, Benjamin Attahir, laurĂ©at de la Villa Medicis, remarquĂ© par Pierre Boulez Ă  Lucerne. Le jeune compositeur, pas encore trentenaire en 2018, prĂ©sente sa premiĂšre partition composĂ©e pour l’ONL, de surcroĂźt trĂšs originale
 car Ă©crite pour le « serpent », instrument baroque, ancĂȘtre du tuba et de l’ophiclĂ©ide, jusque lĂ , surtout utilisĂ© Ă  l’église pour soutenir les pupitres des basses ; c’est aussi le premier Concerto pour serpent de l’histoire de la musique. LIRE notre compte rendu complet

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COMPTE RENDU, concert. LILLE, ONL, le 28 fév 2019. MAHLER : Symphonie n°2 « Résurrection ». Orch National de Lille / Alexandre Bloch.

cycle-mahlerCOMPTE RENDU, concert. LILLE, ONL, Nouveau SiĂšcle, le 28 fĂ©vrier 2019. MAHLER : Symphonie n°2 « RĂ©surrection ». Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch. La premiĂšre Symphonie Titan marquait dĂ©jĂ  l’ampleur d’une Ă©criture trĂšs inspirĂ©e. Premier essai, premier coup de gĂ©nie (1). Dans la 2Ăš Symphonie, l’architecture s’élĂšve encore : du tumulte initial, l’énergie gravit peu Ă  peu la montagne, jusqu’à Ă©difier une cathĂ©drale
 spirituelle et mystique. Alexandre Bloch nous conduit dans ce cheminement qui fait de la Symphonie n°2 une symphonie de compassion, de dĂ©livrance, une formidable machine cathartique et salvatrice.

 
 
 

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Le premier mouvement marque d’emblĂ©e l’échelle du cadre symphonique : colossale voire abyssale. Le souffle, la dimension n’ont jamais Ă©tĂ© Ă  ce point aussi grandioses, – les contrastes enchaĂźnĂ©s, aussi vertigineux… dans la pensĂ©e, autant que dans les nouvelles sonoritĂ©s et trouvailles esthĂ©tiques requises pour en exprimer l’énergie. Au dĂ©but, le chant Ăąpre des contrebasses mĂšne la danse (comme le dĂ©but de la Walkyrie de Wagner en une sorte de chevauchĂ©e nocturne, ivre, panique), puis c’est la priĂšre des hautbois Ă  l’élĂ©gance toute racĂ©e ; ainsi s’affirme le balancement jamais rĂ©solu entre dĂ©sarroi dĂ©pressif et viscĂ©rale espĂ©rance d’un Mahler accablĂ© par le destin. Les cuivres clament cette prise de conscience supĂ©rieure qui se fait onctueuse douceur aux cordes, clarinettes et cors.
Alexandre Bloch fait surgir comme un matrice bouillonnante le mouvement des forces contraires et pourtant concomitantes, avec une franchise de ton et la volontĂ© d’en dĂ©coudre aprĂšs avoir exposĂ© toutes les cartes d’un jeu trouble Ă  son dĂ©but. Fureur contre l’adversitĂ©, impuissance face aux Ă©lĂ©ments contraires et dĂ©pression profonde (marche des harpes), et pourtant, toujours, indĂ©fectible foi
 Tout est lĂ , Ă  la fois d’une clartĂ© lugubre et d’une tendresse terrorisĂ©e mais tenace. C’est d’ailleurs cette rĂ©sistance coĂ»te que coĂ»te, et cette opiniĂątretĂ© qui cimentent toute la construction comme elle inspire la formidable Ă©nergie du chef.

 
 
 
 
 
 

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille rĂ©alisent la prodigieuse mĂ©tamorphose Ă  l’Ɠuvre dans la 2Ăš Symphonie de Mahler


SAUVAGERIE, COMPASSION, RESURRECTION

 
 
 
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CritiquĂ© vertement par son modĂšle, Hans von Bulow (le crĂ©ateur de Tristan) et grand dĂ©fenseur alors de Richard Strauss, Mahler qui lui avait fait Ă©coutĂ© l’esquisse de la 2Ăš (en son premier mouvement dĂ©nommĂ© Totenfeier, « fĂȘte des morts », mouvement indĂ©pendant achevĂ© dĂšs 1888), ne se laisse pas dĂ©courager. Bien au contraire. ChevillĂ© au corps, l’exercice de composition est une nĂ©cessitĂ© vitale.
Ce combat pour s’affirmer, cette clairvoyance pleinement assumĂ©e se prĂ©cisent dans la magma de la 2Ăš, dĂšs son premier mouvement initial (Allegro maestoso), vĂ©ritable cathĂ©drale sonore oĂč s’affrontent toutes les forces en prĂ©sence, apparentes puissances contradictoires, en fait pilier d’un monde symphonique nouveau oĂč Mahler dans les faits, fusionne et Wagner, et Bruckner, et toutes les narrations symphoniques connues jusque lĂ , organisant peu Ă  peu le chaos du dĂ©but, rĂ©capitulant, architecturant son grand Ɠuvre en devenir
 afin d’éclairer l’orchestre par sa propre voix.

C’est dans ce bain primordial, cet Ă©lan en structuration que nous convie Alexandre Bloch, exploitant toutes les riches alliances de timbres, les frottements de sonoritĂ©s d’une page blanche, dont l’essence est expĂ©rimentale. Le chef aime piloter les instrumentistes jusque dans leurs retranchements sonores ultimes : caresses des cordes, Ă  l’ivresse Ă©perdue dont les cors amoureux se font l’écho

La palette est infinie et suscite bien des climats contrastĂ©s, dont l’apparente insouciance (tapisserie miroitante de l’harmonie des vents et des bois) n’écarte jamais un soubresaut d’angoisse sourde, souterraine (carillon des harpes). Ici rĂšgnent l’abandon espĂ©rĂ© et le sentiment d’une terreur prĂ©sente, profonde, non encore clairement Ă©lucidĂ©e. VoilĂ  qui est posĂ©, franchement, dans ce premier mouvement oĂč tout est dit, condensĂ©, en une flamboyante sauvagerie.

Le second mouvement (Andante moderato) dĂ©bute aprĂšs une pause marquĂ©e selon le voeu de Mahler lui-mĂȘme (Ă  32mn44), comme pour mieux absorber la charge terrible du premier mouvement (mouvement indĂ©pendant en soi, du fait de l’histoire de sa genĂšse). L’allant flexible et chantant de cette nouvelle sĂ©quence est plus calme (flĂ»te et harpe), mais n’écarte pas non plus l’accent Ă  peine canalisĂ© de nouvelles menaces. Mais ici rĂšgne le miel rĂ©confortant d’une grande guitare (pizz des cordes, soulignĂ©s par la flĂ»te), source d’un rĂ©confort imprĂ©vu (glissandi amoureux des cordes).

Le 3Ăš, Scherzo (43mn31) est ciselĂ© comme un balancement hypnotique d’une souplesse qui se convulse et est prĂȘte Ă  dĂ©raper. Un dĂ©sĂ©quilibre prĂȘt Ă  rompre le fil et l’équilibre : le hĂ©ros reprend son chemin, comme enivrĂ© par son propre enthousiasme (rondeur souple des clarinettes, vivacitĂ© des flĂ»tes, Ă  laquelle rĂ©pond la joie des hautbois
). Le promeneur fanfaronne et l’orchestre s’éveille Ă  la grandeur du paysage et des cimes qui se prĂ©cisent : comme saisi et surpris par l’ampleur du paysage qui l’environne soudain, le marcheur contemple la dĂ©mesure des forces auxquelles il doit se confronter. Ce vertige, Alexandre Bloch nous le fait ressentir avec des dĂ©charges millimĂ©trĂ©es, une attention spĂ©cifique aux petits dĂ©tails de l’orchestration, toujours savoureuse.
D’un oeil cinĂ©matographique, jouant sur les Ă©chelles, le chef demeure Ă  l’affĂ»t de la moindre inflexion contenue dans la partition, et qui dĂ©voile le relief du paysage. Ses parts d’ombre, ses contours annonces de la vie cĂ©leste


Puis Ă  53mn57, est enchainĂ© l’Urlicht : texte entonnĂ© par la mezzo (Christianne Stotijn) dont le cuivre vocal rĂ©pond Ă  la fanfare lointaine qui redessine un paysage assagi, claire rĂ©fĂ©rence Ă  un choral d’apaisement. La soliste rĂ©pand ce baume qui efface toute douleur, toute dĂ©tresse, laissant envisager ce qui Ă©tait jusque lĂ  refusĂ© : l’ascension vers le ciel (Ă©lĂ©vation des corps exprimĂ© par le hautbois qui s’enlace Ă  la voix). Ici surgit l’extase mystique d’un Mahler spirituel : « De dieu je viens et veux retourner Ă  Dieu ».

Alexandre Bloch fait entendre alors le tumulte du cosmos, dĂ©chirure, dĂ©flagration qui sonne comme une porte qui s’ouvre (Ă  la façon de la scĂšne de rĂ©vĂ©lation de la Femme sans ombre de Richard Strauss)
 De fait, nous ne sommes pas loin de l’opĂ©ra ; du moins dans cette scĂšne, aux jalons mystiques d’une intensitĂ© irrĂ©sistible, Mahler Ă©crit son oratorio le plus inspirĂ©. A 1h01mn18 : les cuivres expriment enfin l’échelle du cĂ©leste qui rejoint la terre et lui permet de gravir la passerelle vers l’éternitĂ© (marches Ă©noncĂ©es par la harpe)


Les 30 derniĂšres minutes de ce Finale grandiose, apothĂ©ose ultime de l’architecture ascensionnelle dĂ©crivent la citĂ© idĂ©ale qui paraĂźt alors au pĂšlerin, les plaintes de ce dernier, sa priĂšre face au CrĂ©ateur ; la perte de l’espoir, et le vertige de l’abandon
 (1h05mn puis 1h09m50).

 
 
 

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Alors s’exprime la promesse de la RĂ©surrection pour celui qui a cheminĂ© aussi durement. C’est la rĂ©mission tant espĂ©rĂ©e (1h06mn19) qui se profile (rĂ©bus et rĂ©solution de l’énigme aux trombones / bassons majestueux)
L’immense clameur d’espĂ©rance surgit et se renforce , puis la paix se profile (1h16mn), l’éternitĂ© rĂ©pond (fanfare Ă  1h17mn43)


Enfin le chƓur (1h20mn04) murmurant Ă©nonce la dĂ©livrance et la bĂ©atitude espĂ©rĂ©e
 Par la voix de la soprano (Kate Royal Ă  1h21mn49) -, enfin tout est exaucĂ©, pardonnĂ©, permis : « Tu ressusciteras mon corps »
Ce Ă  quoi Mahler rĂ©pond par la voix de la mezzo (1h26mn57), dans un texte qui est de lui : « Ce Ă  quoi tu as aspirĂ©, est Ă  toi / A toi ce que tu as aimĂ©, ce que tu as conquis », sublime Ă©mancipation, ultime courage contre l’adversité  et rĂ©confort pour les ĂȘtres douĂ©s d’une volontĂ© supĂ©rieure (« Ce que tu as endurĂ© te portera vers Dieu »). L’Ɠuvre de compassion se rĂ©alise enfin par le cri du chƓur qui droit aux cĂŽtĂ©s des deux anges intercesseurs, Ă©lĂšve le pĂȘcheur terrassĂ©.

Le Paradis est donc au bout du chemin. Mais avant, 
 quelles Ă©preuves et quel dĂ©couragement, quelles angoisses et quelles paniques faut-il Ă©prouver. Le grand bain orchestral, forge et matrice exutoires nous le font entendre, dans un fracas expressif que la direction d’Alexandre Bloch enveloppe d’une tension toute humaine, et mĂȘme dans sa rĂ©solution progressive (au sein du Finale bouleversant), fraternelle et si naturellement familiĂšre.

 
 
 

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Solistes au verbe incarnĂ©, chƓur dĂ©chirant, machine orchestrale en mĂ©tamorphose, chef soucieux des Ă©quilibres, et surtout de l’intelligibilitĂ© du texte final
 l’expĂ©rience aux dimensions colossales a passĂ© et rĂ©vĂ©lĂ© sa couleur et sa vibration humaine. Jusqu’au carillon ultime, de dĂ©livrance et de lĂ©vitation d’un magnĂ©tisme inoubliable. C’est peu dire que Mahler fait partie des gĂšnes de l’Orchestre lillois. Cette session nous le montre encore. Alexandre Bloch s’inscrit dans la lignĂ©e du mahlĂ©rien Jean-Claude Casadesus dont classiquenews avait distinguĂ© l’enregistrement de la 2Ăš (Lire notre critique : Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics) : http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-mahler-symphonie-n2-jean-claude-casadesus-orchestre-national-de-lille-novembre-2015-1-cd-evidence-classics/

Belle continuitĂ© entre les deux chefs et pour Alexandre Bloch la confirmation d’une sensibilitĂ© naturelle, convaincante qui annonce la suite de son cycle Mahler sous les meilleurs auspices


Aucun doute, l’intĂ©grale des 9 symphonies mahlĂ©riennes est bien l’évĂ©nement orchestral de cette annĂ©e. A suivre Ă  Lille. Prochaine session, la 3Ăš Symphonie, le 3 avril 2019 (programme intitulĂ© « l’éveil du printemps ») : http://www.classiquenews.com/lille-onl-lintegrale-mahler-2019/

 
 
 

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Les indications de timing renvoient au direct live diffusĂ© sur la chaĂźne YOU TUBE de l’ONL :
https://www.youtube.com/watch?v=guPAE1FX2Ds

 
 
 

VOIR la Symphonie n°2 de Mahler ” RĂ©surrection “

https://youtu.be/guPAE1FX2Ds

 
 
   
 
 

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Symphonie n°2, « Résurrection » / Symphony No. 2, « Auferstehung » : Gustav Mahler

Direction : Alexandre Bloch
Soprano : Kate Royal
Mezzo-soprano : Christianne Stotijn
ChƓur : Philharmonia Chorus
Chef de chƓur : Gavin Carr

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

I. [Todtenfeier] Allegro maestoso. Mit durchaus ernstem und feierlichem Ausdruck [D’un bout à l’autre avec une expression grave et solennelle]
II. Andante moderato. Sehr gemÀchlich [TrÚs modéré]
III. [Scherzo] In ruhig fliessender Bewegung [En un mouvement tranquille et coulant] – attacca
IV. « Urlicht » [LumiÚre originelle]. Sehr feierlich, aber schlicht [TrÚs solennel, mais modeste]
V. Im Tempo des Scherzo. Wild herausfahrend [Dans le tempo du scherzo. Explosion sauvage]

EnregistrĂ© Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille / France – 28 fĂ©vrier 2019

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Plus d’images de la RĂ©surrection par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH sur le site
https://www.flickr.com/photos/onlille/sets/72157676883219187
Toutes les photos © Ugo PONTE ONL fev 2019

 
 
   
 
 

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(1) LIRE notre compte rendu critique de la Symphonie n°1 TITAN de Gustav Mahler, le 2 fĂ©vrier 2018 par l’Orchestre national de Lille et Alexandre BLOCH, lancement de l’intĂ©grale des 9 symphonies de Mahler Ă  Lille 2019 – 2010 :
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-concert-lille-nouveau-siecle-le-2-fevv-2019-mahler-symphonie-n1-titan-orch-national-de-lille-a-bloch/

 
 
   
 
   
 
 

Symphonie n°2 RĂ©surrection de Mahler par l’Orchestre National de Lille

LILLE : Alexandre Bloch poursuit son cycle Gustav MAHLER !LILLE, Nouveau SiĂšcle : La 2Ăšme Symphonie de Mahler, le 28 fĂ©vrier 2019. Et aussi en direct sur Youtube. 2Ăš volet de l’épopĂ©e orchestrale majeure, portĂ©e par l’ONL Orchestre National de Lille
 AprĂšs une Symphonie n°1, « Titan », mĂ©morable, voici le dĂ©jĂ  2Ăšme volet : la Symphonie n°2 dite « RĂ©surrection » qui sollicite en plus de l’orchestre, le concours du chƓur (adultes et enfants), deus voix fĂ©minines – alto et soprano, afin que se rĂ©alise cette ascension spirituelle du FInale oĂč le salut est enfin promis au hĂ©ros (et donc Ă  l’auditeur). Pas facile de se confronter Ă  une Ɠuvre aussi colossale et dont le sens engage toutes les forces physiques autant que Ă©motionnelles des interprĂštes.
mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsUN CYCLE MAHLER Ă©vĂ©nement… Du 29 janvier 2019 au 17 janvier 2020, Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille s’engagent pour une intĂ©grale qui fera date, les 9 symphonies de Gustav Mahler. OdyssĂ©e autobiographique, cycle poĂ©tique et spirituel d’une exceptionnelle tension et expressivité  les 9 symphonies de Mahler renouvellent aprĂšs Beethoven, le genre symphonique, empruntant aux mondes de l’opĂ©ra pour les opus qui sollicitent choeurs et solistes (Symphonies n°2 « RĂ©surrection », n°4, n°8 des « Mille »). Directeur musical de l’ONL Orchestre, Alexandre Bloch nous offre un nouveau jalon de son intĂ©grale mahlĂ©rienne, ce jeudi 28 fĂ©vrier 2019

 
 
 

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CONCERT au Nouveau SiĂšcle de LILLE
Et EN DIRECT SUR YOU TUBE

LILLE, Nouveau SiĂšcle
Jeudi 28 février 2019, 20h

Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction
Gustav Mahler : 2Úme symphonie « Résurrection ».

 RESERVEZ VOTRE PLACE

 
 
 

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En direct sur la chaüne YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille / ONL
Ă  partir de 20h
https://bit.ly/2Sjlo6M

Et pendant tout le cycle, jusqu’au 30 avril 2020, l’intĂ©gralitĂ© des 9 symphonies sera accessible la chaĂźne You Tube ONLille:
https://bit.ly/2Sjlo6M

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LIRE aussi notre annonce du concert SYMPHONIE n°2 de MAHLER
par l’Orchestre National de Lille – jeudi 28 fĂ©vrier 2019
http://www.classiquenews.com/lille-lorchestre-national-joue-la-resurrection-de-mahler/

 
 
   
 
 

APPROFONDIR
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LIRE AUSSI notre prĂ©sentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

VIDEO : prĂ©sentation vidĂ©o de la Symphonie n°2 RĂ©surrection par Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille

https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw 

https://www.youtube.com/watch?v=ACFvSpBDXV0&feature=youtu.be

 

 

 

lille-orchestre-national-ONL-Alexandre-Bloch-mahler-resurrection-lille-concert-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

Illustration : © Ugo Ponte / ONL – Orchestre National de Lille 2019

 

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9Ăšme Symphonie de Gustav Mahler Ă  l'OpĂ©ra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (Ă©tĂ© 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du 
 XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’échelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son 
 en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

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LILLE : l’Orchestre National joue la Symphonie RĂ©surrection de Mahler

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, ONL. 28 fĂ©v 2019 : MAHLER : RĂ©surrection. La Symphonie n°2 de Gustav Mahler est un prolongement naturel de la 9Ăš de Beethoven : pour solistes et choeur, l’arche orchestrale exprime la vie restaurĂ©e, une rĂ©mission espĂ©rĂ©e, attendue ardemment par un compositeur qui nous invite Ă  en parcourir tout le cheminement, de jalon en jalon, – Ă  travers les 5 mouvements, explicitĂ©s par le texte (Ă©crit par Mahler lui-mĂȘme) qui un hymne Ă©perdu Ă  la grĂące divine, rĂ©confortant le pĂšlerin, perdu, Ă©prouvĂ© sur la route de l’existence.
La partition est achevĂ© en juin 1895 : Mahler l’a affinĂ©e comme chaque Ă©tĂ©, dans sa cabane de Steinbach, son fameux « Hauschen » (la cabane), le spectacle de la miraculeuse nature lui insufflant les germes de l’inspiration, comme le cri de 2 corneilles lui ont soufflĂ© la mĂ©lodie du Finale : on ne saurait imaginer plus Ă©troite connivence entre le crĂ©ateur et la nature, les oiseaux.

 

 

 

BERLIN, 1895 : Symphonie de l’élĂ©vation
L’ivresse des hauteurs aprùs l’Apocalypse

 

 

 

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsC’est l’époque oĂč Mahler rencontre Brahms puis Ă  Bayreuth Ă  l’invitation de Cosima, assiste au reprĂ©sentation de Parsifal, Lohengrin, TannhĂ€user (sous la direction de Richard Strauss). L’orchestration du Finale de la Symphonie RĂ©surrection est rĂ©alisĂ©e dans ce contexte musical. L’ouvrage est crĂ©Ă© Ă  ses frais et dans son intĂ©gralitĂ© Ă  Berlin le 13 dĂ©cembre 1895. Pour se faire il choisit lui-mĂȘme la cloche qui doit rĂ©sonner dans le dernier mouvement, celui de libĂ©ration et d’apothĂ©ose dans la lumiĂšre. Le public boude le concert et il a fallu distribuer des billets gratuitement pour remplir la salle. Musiciens et Ă©lĂšves du conservatoire assistent mĂ©dusĂ©s au Finale, le chant de l’oiseau de la mort qui plane, puis les premiers murmures du chƓur final en sa sublime priĂšre ultime, vraie Ă©lĂ©vation, de la terre au paradis. Ainsi les Ă©preuves passĂ©es sont le tremplin au salut, le passage vers l’éternitĂ© bienheureuse.
Si les spectateurs sont touchĂ©s, les critiques fustigent en gĂ©nĂ©ral une Ă©criture pompeuse, grandoliquente qui manque de personnalitĂ©, empruntant trop aux anciens Meyerbeer et Wagner en tĂȘte. Les contrastes « durs », les vertiges spectaculaires dĂ©concertent et mĂȘme agacent une bonne partie des soit disants spĂ©cialistes
lesquels ne dĂ©tectent pas la modernitĂ© d’une Ă©criture dont ils dĂ©noncent la « fausse nouveauté ». Rare, Humperdinck, que Mahler avait invitĂ©, adresse au compositeur, une lettre admirative.

Itinéraire de la Symphonie n°2 « Résurrection »
Mahler a laissĂ© un texte qui explique le sens de sa symphonie de 1895. On peut y retrouver les Ă©lans et passions qui ont inspirĂ© sa symphonie n°1 Titan. Le premier mouvement Ă©voque les funĂ©railles du hĂ©ros qui s’est battu – il Ă©voque son bonheur terrestre (2Ăš mouvement), mais aussi l’incrĂ©dulitĂ© et l’esprit de nĂ©gation qui l’ont saisi jusqu’à douter de tout mĂȘme de Dieu (Scherzo). Mais l’espoir revient (4Ăš mouvement). Et le Finale (5Ăš et dernier mouvement) dĂ©cide de son sort car il Ă©voque avec terreur et vertige l’Apocalypse, les dĂ©chus et les damnĂ©s qui hurlent, la chute de tous les hommes trop corrompus et lĂąches
 (fracas et cri des cuivres) ; puis dans le silence, se prĂ©cise le chant de l’oiseau (le rossignol porteur de la vie terrestre) et le chƓur des anges qui chante l’ivresse salvatrice de la rĂ©surrection (« tu ressusciteras! ») : l’amour submerge le cƓur des Ă©lus et des mĂ©ritants ; le bonheur Ă©ternel apparaĂźt comme une porte cĂ©leste attendue, espĂ©rĂ©e.

PortĂ©s par le cycle des 9 symphonies de Mahler, amorcĂ© au dĂ©but de ce mois de fĂ©vrier par la Symphonie n°1 Titan (LIRE notre critique / concert du 1er fĂ©vrier 2019), Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille relisent avec une rare ardeur, l’écriture de Mahler, gĂ©nie symphonique du XXĂš. Cet unique concert le dernier soir de fĂ©vrier 2019 s’annonce comme un nouveau jalon majeur du cycle Mahler par l’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre Bloch. 2Ăš volet du cycle Mahler Ă  Lille, incontournable.

LILLE, Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Jeudi 28 février 2019, 20h

MAHLER : Symphonie n°2 « Résurection »
Miah Persson, soprano / Christianna Stotijn, mezzo-soprano
Orchestre National de Lille
Philharmonia Chorus
Alexandre Bloch, direction

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/resurrection/

A 18h45, rencontre mahlérienne insolite
entrée libre muni du billet du concert de 20h

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APPROFONDIR
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LIRE AUSSI notre prĂ©sentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

9Ăšme Symphonie de Gustav Mahler Ă  l'OpĂ©ra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (Ă©tĂ© 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du 
 XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’échelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son 
 en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

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LILLE, ONL. 28 fĂ©v 2019 : MAHLER : RĂ©surrection. Suite du cycle Mahler par l’ONL : La Symphonie n°2 de Gustav Mahler@CLASSIQUENEWS

LILLE : l’Orchestre National joue la RĂ©surrection de Mahler

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, ONL. 28 fĂ©v 2019 : MAHLER : RĂ©surrection. La Symphonie n°2 de Gustav Mahler est un prolongement naturel de la 9Ăš de Beethoven : pour solistes et choeur, l’arche orchestrale exprime la vie restaurĂ©e, une rĂ©mission espĂ©rĂ©e, attendue ardemment par un compositeur qui nous invite Ă  en parcourir tout le cheminement, de jalon en jalon, – Ă  travers les 5 mouvements, explicitĂ©s par le texte (Ă©crit par Mahler lui-mĂȘme) qui un hymne Ă©perdu Ă  la grĂące divine, rĂ©confortant le pĂšlerin, perdu, Ă©prouvĂ© sur la route de l’existence.
La partition est achevĂ© en juin 1895 : Mahler l’a affinĂ©e comme chaque Ă©tĂ©, dans sa cabane de Steinbach, son fameux « Hauschen » (la cabane), le spectacle de la miraculeuse nature lui insufflant les germes de l’inspiration, comme le cri de 2 corneilles lui ont soufflĂ© la mĂ©lodie du Finale : on ne saurait imaginer plus Ă©troite connivence entre le crĂ©ateur et la nature, les oiseaux.

BERLIN, 1895 : Symphonie de l’élĂ©vation
L’ivresse des hauteurs aprùs l’Apocalypse

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsC’est l’époque oĂč Mahler rencontre Brahms puis Ă  Bayreuth Ă  l’invitation de Cosima, assiste au reprĂ©sentation de Parsifal, Lohengrin, TannhĂ€user (sous la direction de Richard Strauss). L’orchestration du Finale de la Symphonie RĂ©surrection est rĂ©alisĂ©e dans ce contexte musical. L’ouvrage est crĂ©Ă© Ă  ses frais et dans son intĂ©gralitĂ© Ă  Berlin le 13 dĂ©cembre 1895. Pour se faire il choisit lui-mĂȘme la cloche qui doit rĂ©sonner dans le dernier mouvement, celui de libĂ©ration et d’apothĂ©ose dans la lumiĂšre. Le public boude le concert et il a fallu distribuer des billets gratuitement pour remplir la salle. Musiciens et Ă©lĂšves du conservatoire assistent mĂ©dusĂ©s au Finale, le chant de l’oiseau de la mort qui plane, puis les premiers murmures du chƓur final en sa sublime priĂšre ultime, vraie Ă©lĂ©vation, de la terre au paradis. Ainsi les Ă©preuves passĂ©es sont le tremplin au salut, le passage vers l’éternitĂ© bienheureuse.
Si les spectateurs sont touchĂ©s, les critiques fustigent en gĂ©nĂ©ral une Ă©criture pompeuse, grandoliquente qui manque de personnalitĂ©, empruntant trop aux anciens Meyerbeer et Wagner en tĂȘte. Les contrastes « durs », les vertiges spectaculaires dĂ©concertent et mĂȘme agacent une bonne partie des soit disants spĂ©cialistes
lesquels ne dĂ©tectent pas la modernitĂ© d’une Ă©criture dont ils dĂ©noncent la « fausse nouveauté ». Rare, Humperdinck, que Mahler avait invitĂ©, adresse au compositeur, une lettre admirative.

Itinéraire de la Symphonie n°2 « Résurrection »
Mahler a laissĂ© un texte qui explique le sens de sa symphonie de 1895. On peut y retrouver les Ă©lans et passions qui ont inspirĂ© sa symphonie n°1 Titan. Le premier mouvement Ă©voque les funĂ©railles du hĂ©ros qui s’est battu – il Ă©voque son bonheur terrestre (2Ăš mouvement), mais aussi l’incrĂ©dulitĂ© et l’esprit de nĂ©gation qui l’ont saisi jusqu’à douter de tout mĂȘme de Dieu (Scherzo). Mais l’espoir revient (4Ăš mouvement). Et le Finale (5Ăš et dernier mouvement) dĂ©cide de son sort car il Ă©voque avec terreur et vertige l’Apocalypse, les dĂ©chus et les damnĂ©s qui hurlent, la chute de tous les hommes trop corrompus et lĂąches
 (fracas et cri des cuivres) ; puis dans le silence, se prĂ©cise le chant de l’oiseau (le rossignol porteur de la vie terrestre) et le chƓur des anges qui chante l’ivresse salvatrice de la rĂ©surrection (« tu ressusciteras! ») : l’amour submerge le cƓur des Ă©lus et des mĂ©ritants ; le bonheur Ă©ternel apparaĂźt comme une porte cĂ©leste attendue, espĂ©rĂ©e.

PortĂ©s par le cycle des 9 symphonies de Mahler, amorcĂ© au dĂ©but de ce mois de fĂ©vrier par la Symphonie n°1 Titan (LIRE notre critique / concert du 1er fĂ©vrier 2019), Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille relisent avec une rare ardeur, l’écriture de Mahler, gĂ©nie symphonique du XXĂš. Cet unique concert le dernier soir de fĂ©vrier 2019 s’annonce comme un nouveau jalon majeur du cycle Mahler par l’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre Bloch. 2Ăš volet du cycle Mahler Ă  Lille, incontournable.

 

 

 

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LILLE, Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Jeudi 28 février 2019, 20h

MAHLER : Symphonie n°2 « Résurection »
Kate Royal, soprano / Christianna Stotijn, mezzo-soprano
Orchestre National de Lille
Philharmonia Chorus
Alexandre Bloch, direction

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/resurrection/

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A 18h45, rencontre mahlérienne insolite
entrée libre muni du billet du concert de 20h

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LIRE AUSSI notre prĂ©sentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

9Ăšme Symphonie de Gustav Mahler Ă  l'OpĂ©ra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (Ă©tĂ© 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du 
 XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’échelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son 
 en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

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LILLE, ONL. STAR WARS, Un nouvel espoir, 14 et 15 fév 2019. Ciné-concert

lille-ONL-star-wars-un-nouvel-espoir-new-hope-lucas-orchestre-national-de-lille-cine-concert-fevrier-2019-annonce-critique-concert-musique-classique-orchestre-classiquenews-fev-2019LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂȘve Ă  Lille
 La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystĂšre voire la terreur (quand l’infĂąme Dark Vador paraĂźt), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles
 L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14 et 15 fĂ©vrier prochains; la projection sur grand Ă©cran et la prĂ©sence de l’Orchestre National en direct sur la scĂšne du Nouveau SiĂšcle. C’est une nouvelle expĂ©rience symphonique de premier plan associant le souffle des images cinĂ©matographiques et les couleurs de l’orchestre.

DĂšs la semaine prochaine (jeudi 14 et vendredi 15 fĂ©vrier), l’Orchestre National de Lille se lance dans la saga interstellaire Star Wars. Pour cette premiĂšre expĂ©rience, Ă©pisode 1 (Un Nouvel Espoir) est proposĂ© en cinĂ©-concert Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle. Au programme, l’épopĂ©e cinĂ©matographique et le son symphonique, mais aussi de nombreuses surprises au public, dont les interventions d’une quinzaine de cosplayers bĂ©nĂ©voles (agrĂ©Ă©s par Lucas Film) : la « Garnison 501 » (avec possibilitĂ© de selfies et autres pour les plus grands fans
).

UN NOUVEL ESPOIR : film de George Lucas / Musique originale de John Williams. PrĂ©sentation du film en cinĂ© concert par l’ONL : “ Les mĂ©lodies de John Williams sont cĂ©lĂšbres dans le monde entier. Leur Ă©nergie communicative et leur majestĂ© Ă©clatent de la plus splendide des maniĂšres dans Star Wars Episode IV, le tout premier film de la saga. Pour illustrer la quĂȘte de Luke Skywalker, Williams a une idĂ©e de gĂ©nie : le leitmotiv wagnĂ©rien (un motif musical symbolise un personnage prĂ©cis). Tout en multipliant les rĂ©fĂ©rences au rĂ©pertoire symphonique, le compositeur amĂ©ricain invente donc un thĂšme pour chaque protagoniste, neuf au total, qu’il enchaĂźne avec une maestria vertigineuse. Si on y ajoute un gĂ©nie de l’orchestration qui parvient toujours Ă  trouver l’instrument idĂ©al pour donner du galbe Ă  un dĂ©cor
 ce premier cinĂ©-concert du cycle promet de nous propulser dans les Ă©toiles.”

 

 

 

 

DES PLACES en vente le soir du concert… Les sĂ©ances sont complĂštes, seuls quelques billets pourront ĂȘtre remis en vente le soir mĂȘme suite Ă  des dĂ©sistements. (tarifs de 29 Ă  68€) : www.onlille.com

 

 

 

Orchestre National de Lille
Ernst van Tiel, direction

Lille, auditorium du Nouveau SiĂšcle, 20hboutonreservation
Jeudi 14 février 2019
Vendredi 15 février 2019

INFORMATIONS sur le site de l’Orchestre National de Lille – ONL ici :
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/star-wars-episode-iv/

 

 

 

vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=dKHNx4gfrok

 

 

 

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La suite en mars 2019

Ciné concert épisode 2 :

star-wars-un-nouvel-espoir-e-new-hope-orchestre-national-de-lille-cine-concert-annonce-concert-critique-concert-actualites-musique-classique-opera-classiquenews-fevrier-2019Prochains rvs, les 13 et 14 mars 2019, au Nouveau SiĂšcle Ă  20h : CinĂ© concert Ă©pisode 2 : STAR WARS : L’Empire contre-attaque (film de Irvin Kershner, 1908 / Musique originale de John Williams). Avec l’Orchestre National de Lille – Kevin Griffiths, direction. Projection sur grand Ă©cran et orchestre en direct. Irvin Kershner signe un volet noir et complexe, Ă  l’écriture shakespearienne, oĂč l’action s’ enrichit de destins individuels torturĂ©s et douloureux. La musique magnifie l’image par sa partition fantastique et onirique lĂ  encore (thĂšme de Dark Vador ; thĂšme de Yoda, le sage dĂ©tenteur, transmetteur, rĂ©vĂ©lateur de la force enfouie et dormante
). Un must absolu.

RESERVATIONS sur le site de l’Orchestre National de Lille – ONL ici :
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/star-wars-episode-v/

 

 

 

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En 2020, l’Orchestre National de Lille prĂ©sentera deux autres Ă©pisodes en cinĂ©-concerts : le Retour du Jedi  en fĂ©vrier / le RĂ©veil de la Force en avril. Places en vente pour ces spectacles dĂšs le 1er juillet 2019 ou vers la mi-mai au moment de l’ouverture des abonnements 2019-2020 de l’Orchestre. A suivre de prĂšs. Que la force soit avec toi. A suivre


 

 

 

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 2 févv 2019. Mahler : Symphonie N°1 « Titan ». Orch National de Lille / A. Bloch.

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 2 fĂ©vrier 2019. Mahler : Symphonie N°1 dite Titan. Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch. C’est dans un projet passionnant – qui est toujours aussi un dĂ©fi un peu fou
 – qu’Alexandre Bloch vient de jeter ses forces (et bien Ă©videmment celles de l’Orchestre National de Lille que le chef français dirige depuis septembre 2016) : offrir au public lillois une intĂ©grale des Symphonies de Mahler – d’ici Ă  janvier 2020 – dans leur ordre chronologique. C’est ainsi l’occasion « de suivre le parcours crĂ©atif d’un gĂ©nie musical unique, qui rĂ©volutionna l’écriture symphonique par sa dĂ©mesure visionnaire », comme l’indique si bien le programme de salle.
Autre particularitĂ© de ce coup d’envoi, avec la PremiĂšre Symphonie (dite « Titan »), on assiste ce soir Ă  un concert « connecté ». En effet, aprĂšs une premiĂšre expĂ©rience rĂ©ussie (en janvier 2018) autour du Sacre du printemps de Stravinski, Alexandre Bloch renouvelle sa proposition de concert connectĂ©.

 
 

 
 

GUSTAV en smartphony

DĂ©mesure visionnaire de Mahler
et concert connecté

 

 

©smartphony2_328px_18-19L’ONL a en effet fait dĂ©velopper une application smartphone unique au monde (intitulĂ© Smartphony) qui permet au public (mais aussi aux internautes, derriĂšre leurs ordinateurs, grĂące au site Youtube, en particulier la chaine de l’ONL Orchestre National de Lille) d’interagir avec l’orchestre. La premiĂšre partie du concert est animĂ©e par le vrai chauffeur de salle qu’est Alexandre Bloch, par ailleurs excellent pĂ©dagogue, qui livre une mine d’informations sur Mahler et son Ɠuvre, mais tout en testant les connaissances du public via l’application


 

 

SMARTPHONY. A LILLE, Alexandre BLOCH réécrit l'expérience symphonique

 
 

 
 

La seconde partie de soirĂ©e se montre plus « sĂ©rieuse », et si – dans la premiĂšre – l’audience a pu dĂ©cider elle-mĂȘme du tempo que le chef devait prendre dans tel ou tel mouvement, Alexandre Bloch reprend ici totalement les commandes pour livrer une interprĂ©tation vibrante du chef d’Ɠuvre mahlĂ©rien.  De fait, aprĂšs cette premiĂšre partie rĂ©crĂ©ative et ludique, Ă  laquelle l’orchestre s’est d’ailleurs prĂȘtĂ© avec un plaisir communicatif, l’auditeur peut enfin goĂ»ter Ă  la qualitĂ© exceptionnelle, Ă  l’homogĂ©nĂ©itĂ© sans faille, ainsi qu’à la perfection technique dont la phalange des Hauts de France est capable. Sous la battue du maestro Bloch, rien ne dĂ©passe, tout est jouĂ© au cordeau, sans le moindre accroc. IrrĂ©prochable, donc, et superbement investi, l’ONL impose d’entrĂ©e de jeu une vraie concentration de l’écoute, en faisant rayonner les « bruits de nature ».
Amoureux du son, Alexandre Bloch dirige sans partition, avec une prĂ©cision trĂšs dĂ©taillĂ©e, mais jamais sĂ©vĂšre, qui laisse le public goĂ»ter toutes les subtilitĂ©s de timbre et les audaces de l’orchestration mahlĂ©rienne ; l’orchestre est tout simplement somptueux, opulent dans la texture des cordes, tendre dans ses soli respectifs – la contrebasse de Mathieu Petit, la harpe de Anne Leroy-Petit… -, magistral par la cohĂ©sion de ses pupitres. Et lorsque le chef lĂąche la bride – dans le dernier mouvement («Dall’inferno», comme prĂ©cisĂ© par Mahler) -, les pupitres se mettent Ă  vrombir dans un Ă©panouissement sonore qui ne se fait jamais au dĂ©triment des composantes de l’écriture orchestrale. Saluons la rĂ©sistance et l’infaillibilitĂ© des cuivres, et notamment les huit cors qui – selon les recommandations d’un Mahler toujours soucieux de projection dans l’espace – achĂšvent debout cette « titanesque » symphonie, dans une robustesse et une ivresse du son que l’on est pas prĂȘt d’oublier
 Alors bravo !

 
 

 
 

 bloch-alexandre-maestro-orchestre-national-de-lille-582-presentation-classiquenews-saison-2017-2018

 

 

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 2 février 2019. Mahler : Symphonie N°1 dite Titan. Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch.

 

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LIRE aussi notre entretien avec Alexandre BLOCH Ă  propos de l’intĂ©grale des symphonies de Mahler Ă  Lille
http://www.classiquenews.com/entretien-avec-alexandre-bloch-lintegrale-mahler-en-2019/

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation du cycle des symphonies de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch – 5 premiĂšres symphonies jusqu’à juin 2019
http://www.classiquenews.com/lille-onl-lintegrale-mahler-2019/

 

 

 

Prochain rv du cycle Mahler au Nouveau SiÚcle à Lille : jeudi 28 février 2019, 20h / MAHLER : Symphonie n°2 « Résurrection », nouveau volet incontournable
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/resurrection/
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION : ALEXANDRE BLOCH‹SOPRANO : LISA LARSSON‹ / MEZZO-SOPRANO : CHRISTIANNE STOTIJN / ‹CHƒUR PHILHARMONIA CHORUS‹ / CHEF DE CHƒUR :  GAVIN CARR / ‹CHEF ASSISTANT : JONAS EHRLER

 

 

 

 

 

 

LILLE : ONL, Smartphony, le concert connecté

smartphony-orchestre-concert-2-0-devenez-chef-d-orchestre-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-concert-connecte-smartphony-concerts-festival-musique-classiqueLILLE : ONL, Smartphony, concert connectĂ©, le 2 fĂ©vrier 2019, 18h15. L’Orchestre National de Lille invente l’expĂ©rience symphonique connectĂ©e 2.0, et permet Ă  tous un chacun pourvu qu’il soit internaute et connectĂ©, de devenir CHEF D’ORCHESTRE, le temps d’un smartphony ou concert connectĂ©. AprĂšs une premiĂšre expĂ©rience rĂ©ussie en janvier 2018 autour du Sacre du printemps de Stravinski, Alexandre Bloch – directeur musical de l’Orchestre National de Lille (depuis septembre 2016)-, proposent un nouveau concert connectĂ© :

DIRIGEZ l’Orchestre National de Lille
sur des extraits de la Symphonie n°1 « Titan »
de Gustav Mahler

à l’occasion du cycle Mahler
(intĂ©grale des 9 symphonies jusqu’à janvier 2020) .

Via l’application gratuite Smartphony* – en français, sous-titrages en anglais, – (dĂ©veloppĂ©e par la start-up française WaigĂ©o et disponible dĂšs Ă  prĂ©sent sur les stores pour smartphones)

Cette annĂ©e, l’Orchestre propose aux internautes de jouer en direct depuis leurs ordinateurs !

 

 

 

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Branchez-vous

Samedi 2 février
Ă  partir de 18h15

(Heure de Paris GMT+1)

 

 

jouez en direct

(sous-titrages en anglais)
sur la chaĂźne You Tube ONLille !
www.youtube.com/ONLille

et sur le site web de France 3 Hauts-de-France
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france

 

  

 

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DIRIGEZ, JOUEZ avec l’Orchestre national de Lille

 

  

 
smartphony-orchestre-concert-2-0-devenez-chef-d-orchestre-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-concert-connecte-smartphony-concerts-festival-musique-classique 

  

 

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LILLE, ONL. Lucie Leguay nommĂ©e cheffe assistante Ă  l’Orchestre National de Lille…

LEGUAY LUCIE cheffe orchestre national de lille annonce concert portrait classiquenews musique classiquen thumbnail_portrait LL - LeiriaLILLE, ONL. Lucie Leguay nommĂ©e cheffe assistante Ă  l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre national d’Île-de-France et l’Orchestre de Picardie pour la saison 2019-2020. Pour la troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, les trois orchestres susmentionnĂ©s se sont associĂ©s pour nommer leur chef assistant, lui offrant ainsi une expĂ©rience professionnelle enrichissante, en faveur de l’insertion professionnelle. Lucie Leguay succĂšde Ă  Jonas Ehrler.

Pour l’édition 2019 :
‱ 165 candidats se sont prĂ©sentĂ©s
‱ 10 candidats ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s
‱ 4 candidats sont arrivĂ©s en finale
Âge moyen 27 ans, 39 nationalitĂ©s
Prochaine Ă©dition en 2020

Le jury 2019 :
Case Scaglione directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France
(Ă  compter de septembre 2019),
Ann-Estelle MĂ©douze, violon supersoliste de l’Orchestre national d’Île-de-France,
Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille,
Fabio Sinacori, directeur artistique dĂ©lĂ©guĂ© de l’Orchestre National de Lille,
Arie van Beek, directeur musical de l’Orchestre de Picardie,
Zbigniew Kornowicz, violon solo super-soliste de l’Orchestre de Picardie.

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BIO EXPRESS. Lucie Leguay.
LEGUAY Lucie cheffe maestro directruce d'orchestre classiquenews orchestre national de lilleDynamique et Ă©clectique, Lucie Leguay mĂšne une double activitĂ© de pianiste et de chef d’orchestre. Titulaire d’un Master de direction d’orchestre Ă  la Haute École de Musique de Lausanne dans la classe d’AurĂ©lien Azan Zielinski, elle est Ă©galement diplĂŽmĂ©e de l’École SupĂ©rieur Musique et Danse des Hauts-de-France et du Conservatoire Ă  Rayonnement RĂ©gional de Saint-Maur-des-FossĂ©s Ă  Paris.
LaurĂ©ate de plusieurs Concours Internationaux, Lucie est distinguĂ©e en novembre 2018, lors du premier Tremplin pour jeunes cheffes d’orchestre Ă  la Philharmonie de Paris. L’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, elle accĂšde aux huitiĂšmes de finale du Concours International de chefs d’orchestre d’opĂ©ra Ă  l’OpĂ©ra Royal de Wallonie-LiĂšge. Elle remporte le Prix de l’Orchestre Camera de Florence en 2016 lors de la finale du Concours International de Direction d’Orchestre Ă  Empoli (Italie).
FormĂ©e Ă  la direction d’orchestre par Jean-SĂ©bastien BĂ©reau, elle reçoit les conseils de chefs renommĂ©s dont Pekka Jukka Saraste, Mark Shanahan, Clark Rundell, Mark Heron et Peter Eötvös. En 2019, elle travaillera auprĂšs de ce dernier Ă  Budapest pour suivre les master-classes de direction dĂ©diĂ©es au rĂ©pertoire contemporain.

Autant d’expĂ©riences et d’ateliers qui enrichissent aujourd’hui un riche rĂ©pertoire, allant de l’opĂ©ra Ă  la musique contemporaine sans omettre le rĂ©pertoire symphonique. L’interprĂ©tation fidĂšle du texte est au cƓur de sa formation, de sa dĂ©finition du rĂŽle de chef d’orchestre et de ses activitĂ©s musicales. Notamment Ă  travers la crĂ©ation et la collaboration avec des compositeurs contemporains.
À l’OpĂ©ra de Lille en 2014, elle dirige les Ɠuvres de Jean-Christophe Cheneval crĂ©Ă©es Ă  l’occasion des journĂ©es du patrimoine.

Lucie Leguay fonde en 2014 l’Orchestre de Chambre de Lille (OCL) avec une ambition : diffuser la musique pour tous, dans les endroits oĂč on ne l’attend pas. L’OCL se produit dans la mĂ©tropole lilloise avec des concerts de diffĂ©rents formats et aux esthĂ©tiques diverses allant de « la dĂ©couverte des instruments » Ă  la grande symphonie. La transmission et les pratiques collectives sont les projets pĂ©dagogiques de l’orchestre qui, en parallĂšle aux concerts, propose des ateliers de sensibilisation. L’orchestre et sa chef se produisent dans les Ă©coles, les maisons de repos, les musĂ©es comme les salles de concerts avec la volontĂ© de rencontrer et sensibiliser de nouveaux publics.

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LILLE : ONL, Smartphony, concert connecté

smartphony-orchestre-concert-2-0-devenez-chef-d-orchestre-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-concert-connecte-smartphony-concerts-festival-musique-classiqueLILLE : ONL, Smartphony, concert connectĂ©, le 2 fĂ©vrier 2019, 18h15. L’Orchestre National de Lille invente l’expĂ©rience symphonique connectĂ©e 2.0, et permet Ă  tous un chacun pourvu qu’il soit internaute et connectĂ©, de devenir CHEF D’ORCHESTRE, le temps d’un smartphony ou concert connectĂ©. AprĂšs une premiĂšre expĂ©rience rĂ©ussie en janvier 2018 autour du Sacre du printemps de Stravinski, Alexandre Bloch – directeur musical de l’Orchestre National de Lille (depuis septembre 2016)-, proposent un nouveau concert connectĂ© :

DIRIGEZ l’Orchestre National de Lille
sur des extraits de la Symphonie n°1 « Titan »
de Gustav Mahler

à l’occasion du cycle Mahler
(intĂ©grale des 9 symphonies jusqu’à janvier 2020) .

Via l’application gratuite Smartphony* – en français, sous-titrages en anglais, – (dĂ©veloppĂ©e par la start-up française WaigĂ©o et disponible dĂšs Ă  prĂ©sent sur les stores pour smartphones)

Cette annĂ©e, l’Orchestre propose aux internautes de jouer en direct depuis leurs ordinateurs !

Branchez-vous

Samedi 2 février
Ă  partir de 18h15

(Heure de Paris GMT+1)

jouez en direct

(sous-titrages en anglais)
sur la chaĂźne You Tube ONLille !
www.youtube.com/ONLille

et sur le site web de France 3 Hauts-de-France
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france

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DIRIGEZ, JOUEZ avec l’Orchestre national de Lille

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LILLE : l’ONL et Alexandre BLOCH jouent la Symphonie n°1 ” Titan ” de MAHLER

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, le 1er FEV 2019 : Symphonie TITAN de MAHLER. Voici le premier concert d’un cycle Ă©vĂ©nement qui devrait marquer la saison symphonique 2019. L’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler proposĂ© par Alexandre BLOCH, directeur musical de l’Orchestre National de Lille. La premiĂšre symphonie de Mahler est composĂ©e de janvier Ă  mars 1888. Mahler a 28 ans. Comme compositeur, il a remportĂ© un premier succĂšs avec Die drei Pintos d’aprĂšs les esquisses inachevĂ©es de Weber. Il a toujours souhaitĂ© composer. Avec la Symphonie “Titan”, Mahler se met au diapason de la Nature, surpuissante, Ă©nigmatique, aussi dĂ©concertante que fascinante.
Alors chef d’orchestre au thĂ©Ăątre de Leipzig, il a profitĂ© de la pĂ©riode de deuil consĂ©cutive Ă  la mort de l’Empereur Guillaume Ier, pour s’atteler Ă  sa seule vraie passion : l’écriture. En dĂ©coule, la composition de son “poĂšme symphonique”. La crĂ©ation a lieu Ă  la Philharmonie de Budapest, le 20 novembre 1889.
Comme Mozart et son Don Giovanni mieux compris hors de Vienne qu’en terre germanique, mĂȘme cas de figure pour Gustav : ses Ɠuvres ne sont pas acceptĂ©es ni en Autriche ni en Allemagne. Trop moderne, trop «  vulgaires », trop bavardes et autobiographiques.

  

 

 

Cycle Gustav Mahler Ă  LILLE
ALEXANDRE BLOCH présente la Symphonie TITAN,
PREMIER NÉ, INCOMPRIS (1888),
essai gĂ©nial Ă  l’Ă©chelle du Cosmos


  

 

 

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Mais il semble que la crĂ©ation Ă  Budapest n’ait pas Ă©tĂ© une expĂ©rience heureuse : Mahler laisse l’audience dans un climat d’incertitude, puis d’indignation. La claque est mĂȘme sĂ©vĂšre : « par la suite, tout le monde m’a fui, terrorisĂ©, et personne n’a osĂ© me parler de mon oeuvre! », Ă©crit-il amer. En 1891, il rejoint Hambourg oĂč il est nommĂ© premier chef au Stadt-Theater. Il aura l’occasion de diriger Ă  nouveau son Ɠuvre, en octobre 1893, au programme « Titan, poĂšme musical en forme de symphonie ». Le public applaudit quand la critique s’insurge contre la vulgaritĂ© d’une subjectivitĂ© excessive. De fait, de son vivant, la premiĂšre symphonie restera un « enfant de douleur », une Ɠuvre jamais vraiment comprise, ni analysĂ©e Ă  sa juste mesure.

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsD’emblĂ©e dans cette premiĂšre symphonie, amorce et annonce du cycle orchestral qui va suivre, et l’un des plus impressionnants pour le XXĂš – l’équivalent des symphonies de Beethoven pour le XIXĂš, le gĂ©nie dĂ©miurgique et visionnaire de Mahler s’impose avec une hauteur de vue inouĂŻe. Comme s’il Ă©tait en prĂ©sence des forces primitives universelles, celles qui dĂ©cident de l’avenir et du temps, de la Nature et donc de l’humanitĂ©, Mahler ressent tout cela Ă  l’échelle du cosmos : la Titan est une dĂ©claration de crĂ©ation, le chant d’une Ă©nergie et d’une puissance premiĂšres, Ă  l’aube des mythes fondateurs. L’ampleur du souffle comme le raffinement de l’orchestration, avec des alliances de timbres somptueuses, nous saisissent littĂ©ralement. Tout dĂ©coule de ce « printemps naissant et qui ne finit pas » dont parle le compositeur.
Le destin, le mystĂšre de l’univers, le bouillonnement primordial qui sont Ă  la source de toute genĂšse s’expriment ici, mais avec l’espoir d’une pleine conscience aiguisĂ©e (1er mouvement et sa fanfare d’ouverture, qui placĂ©e dans la coulisse convoque la rĂ©sonance du cosmos
) ; avec une charge parodique, finalement sombre voire dĂ©sespĂ©rĂ©e et fantastique « à la Calot » (Ă  l’évocation du cortĂšge des animaux de la forĂȘt dans le 2Ăš mouvement: s’y prĂ©cise l’idĂ©alisme enivrĂ©, la dĂ©pression ironique
 en un bain de sentiments mĂȘlĂ©s qui n’appartiennent qu’à l’auteur) ; avec un sentiment personnel de ressentiment, d’amertume voire de souffrance chaotique (trĂšs perceptible dans la polyphonie complexe et trĂšs moderne du 3Ăš mouvement, Ă  partir de la mĂ©lodie « FrĂšre Jacques », dĂ©calĂ©e, dĂ©construite, sublimĂ©e
). Comment de la mĂȘme maniĂšre passer sous silence, les Ă©tagement vertigineux du dernier mouvement, le plus long presque 20 mn (selon les versions et lectures), oĂč les cuivres somptueux comme spectaculaires font imploser le cadre symphonique lĂ©guĂ© par Beethoven, Brahms
 Jamais le langage symphonique, aprĂšs Wagner s’entend, ne fut aussi marquĂ© et colorĂ© par une sensualitĂ© empoisonnĂ©e, vĂ©nĂ©neuse, d’une lascive et pĂ©nĂ©trante torpeur. Exigeant, expĂ©rimentateur et poĂšte sonore unique comme singulier, Gustav Mahler ne cesse au fur et Ă  mesure des auditions de son Ɠuvre, de reprendre instrumentation et orchestration, en particulier en 1897, puis en 1906.

Hugo Papbst Ă©claire le travail de Mahler sur le mĂ©tier de la Titan : « A propos de l’utilisation des timbres et des notes Ă©crites pour chaque instrument, en particulier dans la partie extrĂȘme de leur tessiture, les Ă©crits de Mahler sont Ă©loquents : il s’agit pour le musicien de travailler la pĂąte instrumentale, d’inaugurer en quelque sorte une nouvelle gamme de rĂ©sonances, un travail exceptionnel dans la matiĂšre et la texture, comme le ferait un peintre, en plasticien rĂ©formateur, sur le registre des tons et des nuances de la palette : « Plus tard dans la Marche, les instruments ont l’air d’ĂȘtre travestis, camouflĂ©s. La sonoritĂ© doit ĂȘtre ici comme assourdie, amortie, comme si on voyait passer des ombres ou des fantĂŽmes. Chacune des entrĂ©es du canon doit ĂȘtre clairement perceptible. Je voulais que sa couleur surprenne et qu’elle attire l’attention. Je me suis cassĂ© la tĂȘte pour y arriver. J’ai finalement si bien rĂ©ussi que tu as ressenti toi-mĂȘme cette impression d’étrangetĂ© et de dĂ©paysement. Lorsque je veux qu’un son devienne inquiĂ©tant Ă  force d’ĂȘtre retenu, je ne le confie pas Ă  un instrument qui peut le jouer facilement, mais Ă  un autre qui doit faire un grand effort pour le produire et ne peut y parvenir que contraint et forcĂ©. Souvent mĂȘme, je lui fais franchir les limites naturelles de sa tessiture. C’est ainsi que contrebasses et basson doivent piailler dans l’aigu et que les flĂ»tes sont parfois obligĂ©es de s’essouffler dans le grave, et ainsi de suite  », prĂ©cise-t-il Ă  son amie, Nathalie Bauer-Lechner, en 1900.
Passionnante explication qui nous immerge dans la magie du grand chaudron symphonique.

  

 

 

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Cycle intĂ©grale Mahler / saison 2018 – 2019

Vendredi 1er février 2019
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, 20h

MAHLER, Symphonie n°1 « TITAN »
couplé avec (en ouverture du concert) :
MOZART
Ouverture des Noces de Figaro
Concerto pour cor et orch n°4
Rondo pour cor et orchestre
(soliste : Alec Franck-Guillaume, cor)

Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH, direction

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/titan/

 
 
  
 
 

Programme joué auparavant en tournée :
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Dunkerque Le Bateau Feu
mardi 29 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 28 51 40 40 ou sur lebateaufeu.com

Valenciennes Le Phénix
jeudi 31 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 27 32 32 32 ou sur lephenix.fr

  

 

    

 

 

APPROFONDIR
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LIRE AUSSI notre prĂ©sentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

9Ăšme Symphonie de Gustav Mahler Ă  l'OpĂ©ra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (Ă©tĂ© 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du 
 XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’échelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son 
 en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

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LIRE aussi notre ENTRETIEN avec Alexandre BLOCH au sujet de Mahler et de sa premiĂšre symphonie

Intégrale événement à Lille
Les 9 Symphonies de Gustav Mahler
Un Eldorado symphonique Ă  LILLE

 

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LILLE, ONL. JC CASADESUS / V REPIN. FASCINATIONS RUSSES

tchaikovsky portrait par classiquenewsCLIC D'OR macaron 200LILLE, ONL, jeudi 17 janv 2019. JC CASADESUS / REPIN. FASCINATIONS RUSSES : Tchaikovsky / Glazounov : l’ñme russe Ă  Saint-PĂ©tersbourg. VoilĂ  le nouveau jalon de l’itinĂ©raire symphonique auquel nous convie Jean-Claude Casadesus, chef lĂ©gendaire et fondateur du National de Lille, au cours de cette saison 2018 – 2019. A mi parcours, le 17 janvier, l’idĂ©e est appĂ©tissante, en mettant en relation Tchaikovski le maudit et le classique et formellement lĂ©chĂ© Glazounov (mort Ă  Neuilly sur Seine, le 21 mars 1936). Au dĂ©but du siĂšcle, l’autodidacte magnifique, Ă©lĂšve privĂ© de Rimsky (avec lequel il orchestre l’opĂ©ra de Borodine, Prince Igor en 1887), compose son ballet Raymonda, quelques symphonies (n°3 Ă  7), et son Concerto pour violon, alors qu’il est devenu en 1899, professeur au Conservatoire de Saint-Petersbourg. Le programme du concert lillois permet de retrouver, serviteur zĂ©lĂ© et esthĂšte du son, le violoniste devenu rare en France Vadim Repin que l’on retrouve avec bonheur dans le Concerto de Glazounov.
REPIN vadim violon lille ONL concert jean claude casadesus fascinations russes 17 janv annonce concert classiquenews critique ©Repim_328px_18-19Le gĂ©nie orchestrateur du compositeur s’affirme ici, d’autant que Glazounov en 1904 est aussi sur le mĂ©tier de sa derniĂšre symphonie n°8. Instrumentiste habile, l’auteur s’essaye lui-mĂȘme aux rudiments du violon pour Ă©crire le Concerto : en deux mouvements enchaĂźnĂ©s (Moderato, andante / Finale : allegro), la partition redouble de virtuositĂ© solaire, d’un Ă©quilibre olympien qui exige beaucoup du soliste, en particulier dans la derniĂšre partie de l’Andante oĂč le jeu prodigieux du violoniste doit faire entendre deux instruments. Le feu conclusif, entre panache de la fanfare et Ă©nergie de la danse emporte toute rĂ©serve et pudeur, vers une cime joyeuse et Ă©blouissante.

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Concert «  fascination russe »boutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 17 janvier 2019, 20h

http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/fascinations-russes/

CHOSTAKOVITCH
Ouverture de fĂȘte

GLAZOUNOV
Concerto pour violon et orchestre

TCHAÏKOVSKI
Symphonie n°6, “PathĂ©tique”

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
DIRECTION: JEAN-CLAUDE CASADESUS‹ / VIOLON: VADIM REPIN
AprĂšs le concert, bord de scĂšne
avec Jean-Claude Casadesus
et Vadim Repin
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

 

 

 

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Symphonie n°6 Pathétique de Tchaikovsky
tchaikovski piotr-Tchaikovsky-530-855CrĂ©Ă©e Ă  Saint-PĂ©tersbourg le 16 octobre 1893, la 6Ăš symphonie est le sommet spirituel et introspectif de la littĂ©rature tchaikovskyenne : un Everest de la poĂ©sie intime et interrogative parfois inquiĂšte voire angoissĂ©e. Annonçant ce mĂȘme sentiment de terreur intĂ©rieure sublimĂ©e d’un Chostakovtich Ă  venir. La 6Ăš Symphonie captive de bout en bout par l’engagement des musiciens, qui doivent entre Ă©lectricitĂ© et embrasement mais intĂ©rieurs, exprimer la traversĂ©e dans l’autre monde
Dans le dernier mouvement (conçu comme un « long adagio », selon sa correspondance avec son neveu chĂ©ri Vladimir Davydov qui en le dĂ©dicataire), et au cours de l’exposition ultime, Ă©nigmatique, de la Sarabande finale, le chant orchestral entonne une danse sacrale, noire, vertigineuse, vĂ©ritable exposĂ© et mise Ă  nu, d’une vĂ©ritĂ© secrĂšte, sourde, qui terrasse finalement tout le cycle
 Cette conscience et cette sincĂ©ritĂ© dans l’intention globale et la construction de la symphonie ultime de Piotr Illiytch affirme une quĂȘte inĂ©dite, qui assure le passage du vivant au mort, en un renoncement obligĂ© pas toujours serein. Aux portes de sa prochaine agonie, la PathĂ©tique raconte la derniĂšre odyssĂ©e du compositeur Ă  la maniĂšre d’un Livre des morts, soit autant de paysages Ă  la fois intime, personnels (donc secrets voire Ă©nigmatiques), puis terrassĂ©s, angoissĂ©s, comme saisis par l’ineffable du tragique. La terreur se fait priĂšre.
Que sera le geste de JC Casadesus ? Il tĂ©moignera d’une expĂ©rience musicale unique Ă  ce jour, nourrie par sa complicitĂ© avec les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille. Entre la premiĂšre exĂ©cution (pilotĂ©e par l’auteur) dont la direction incertaine suscita un certain malaise, et la reprise sous la baguette de Napravnik, portĂ©e en triomphe, Piotr Illiytch Ă©tait mort, terrassĂ© par un scandale liĂ© Ă  la menace d’une rĂ©vĂ©lation de son homosexualitĂ©. Ainsi la 6Ăš recueille la derniĂšre pensĂ©e de l’immense synphoniste emportĂ© dans la nuit du 18 nov 1893.

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TOURNEE EN REGION

En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Violon : Esther Yoo

Boulogne-sur-Mer Théùtre
vendredi 18 janvier 20h
Infos et réservations au 03 21 87 37 15 ou sur www.ville-boulogne-sur-mer.fr

Aire-sur-la-Lys Le ManĂšge
samedi 19 janvier 20h
Infos et réservations au 03 74 18 20 26

 

 

 

 

 

 

ENTRETIEN avec Alexandre BLOCH. L’IntĂ©grale Mahler en 2019

cycle-mahlerENTRETIEN avec ALEXANDRE BLOCH
 A quelques mois du dĂ©but du cycle Mahler Ă  Lille, le directeur musical de l’Orchestre national de Lille, Alexandre Bloch, alors qu’il dirigeait Ă  Innsbruck, la 7Ăš Symphonie, nous expliquait en novembre 2018, pourquoi se lancer Ă  partir du 1er fĂ©vrier 2019 dans une intĂ©grale Gustav Mahler
 Un cycle qui s’annonce dĂ©jĂ  spectaculaire et passionnant. L’aventure promet d’ĂȘtre une expĂ©rience orchestrale particuliĂšrement saisissante : Ă©tagement des pupitres, spiatialisation de l’orchestre, prĂ©sence des choeurs, de solistes, souffle opĂ©ratique, instrumentarium singulier qui dĂ©voile la recherche expĂ©rimentale d’un compositeur visionnaire… Mahler Ă  Lille est l’Ă©vĂ©nement symphonique de l’annĂ©e 2019.

 

 

 

 

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Quel est le sens du cycle dans son entier, croisé avec la vie du compositeur ?

ALEXANDRE BLOCH : Les symphonies de Mahler reconstituent le fil de sa propre vie ; chaque opus est en lien avec ses aspirations les plus profondes, son expĂ©rience, les Ă©tapes aussi de sa vie amoureuse
 en cela la rencontre avec Alma aura Ă©videmment marquĂ© l’homme et son Ɠuvre. Comme en d’autres moments de sa vie, les lettres Ă  Nathalie Bauer auront beaucoup renseignĂ© sur la composition, le processus d’écriture et de conception ; Gustav Mahler s’y dĂ©voile et explique son Ă©criture. De partition en partition, on suit l’évolution du langage ; Mahler ne cesse d’explorer toujours plus loin de nouveaux mondes sonores, il ne cesse de repousser les possibilitĂ©s de l’orchestre ; son instrumentarium est constamment modifiĂ©, renouvelĂ© ; il s’intĂ©resse aussi Ă  la place des percussions, ou Ă  la technique instrumentale
 Prenez par exemple le cas de la 7Ăš Symphonie, celle que je travaille actuellement Ă  Innsbruck, en particulier dans le Scherzo qui fait entendre un Ă©norme piz aux contrebasses, et les violoncelles qui sont notĂ©s « 5 f » : Mahler innove, et rĂ©alise dĂ©jĂ  le fameux piz bartokien.

Pour comprendre l’univers mahlĂ©rien, il est intĂ©ressant de se remettre dans le rythme de l’époque et suivre le musicien, dans sa vie de chef, de directeur d’opĂ©ra et de compositeur
 Mahler le chef dirigeait l’hiver quand le compositeur Ă©crivait l’étĂ©. Comme directeur de l’OpĂ©ra de Vienne, il a dirigĂ© nombre d’opĂ©ras et d’oeuvres symphoniques ; sa culture Ă©tait prodigieuse et sa connaissance des instruments de l’orchestre, particuliĂšrement affĂ»tĂ©e. Tout cela l’a menĂ© Ă  l’expĂ©rimentation ; il a laissĂ© des annotations trĂšs prĂ©cises et souvent ses partitions Ă©taient jugĂ©s « injouables ».
J’ai effectuĂ© un long travail de relecture des sources et des manuscrits originels, en particulier pour retrouver ce rubato viennois propre Ă  l’époque de Mahler au dĂ©but du XXĂš siĂšcle. Il est essentiel de veiller au bon tempo, Ă  l’articulation ; c’est la mission du chef de rĂ©tablir la clartĂ© du propos.

 

  

 

Intégrale événement à Lille
Les 9 Symphonies de Gustav Mahler
Un Eldorado symphonique Ă  LILLE

 

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Pourquoi avoir choisi pour premiĂšre intĂ©grale avec l’Orchestre National de Lille, les symphonies de Mahler ?

ALEXANDRE BLOCH : C’est une conjonction de plusieurs facteurs. Nous souhaitions choisir un rĂ©pertoire adaptĂ© aux dimensions de l’orchestre. L’Orchestre national de Lille permet la rĂ©alisation d’Ɠuvres gigantesques. L’échelle du gigantisme est un challenge et la source d’une excitation qui porte tous les musiciens moi compris. Cela exige beaucoup en concentration comme sur le plan physique. Et souvent, il y a des moments de grĂące et de jubilation que le public ressent aussi.
Par ailleurs, dans le cadre de Lille 3000, le thĂšme retenu en 2019 est l’Eldorado. Or chaque symphonie de Mahler dessine tout un monde sonore, et le cycle entier est une odyssĂ©e, 
 certainement la plus impressionnante et passionnante du XXĂš. Rien de mieux pour exprimer l’idĂ©e d’un Eldorado
 que l’écriture symphonique de Mahler. Nous aborderons donc les opus de façon chronologique, avec la 1Ăšre Symphonie Titan le 1er fĂ©vrier 2019, soit 130 ans aprĂšs sa crĂ©ation.

 

 

 

 

On note la place de la voix dans certaines symphonies – les 4 premiĂšres, puis la 8Ăš. Quelle en serait pour vous la signification ?

INTEGRALE MAHLER Ă  LILLEALEXANDRE BLOCH :L’opĂ©ra est prĂ©sent dans l’écriture symphonique de Mahler. Comme chef Ă  l’OpĂ©ra de Vienne, il Ă©tait familier des plus grands ouvrages de Mozart, de Wagner dont il a dirigĂ© Tristan und Isolde, opĂ©rant en tant que directeur, la rĂ©forme du concert et des conditions de reprĂ©sentation que l’on sait. La dramaturgie, la couleur de certaines sĂ©quences orchestrales sont trĂšs proches de l’opĂ©ra. Il faut toujours avoir en mĂ©moire le rythme de Mahler : chef et directeur d’opĂ©ra l’hiver, puis l’étĂ©, compositeur de symphonies. L’un et l’autre activitĂ©s se mĂȘlent, elles sont interdĂ©pendantes.
L’autre Ă©lĂ©ment qui porte les symphonies est la Nature dont il a exprimĂ© le souffle, le mystĂšre, le rugissement aussi. Mahler change constamment les tonalitĂ©s d’une mesure Ă  l’autre, avec une versatilitĂ© qui peut dĂ©sorienter, mais qui porte des Ă©tats Ă©motionnels et psychologiques d’une rare profondeur. Il y a une hypersensibilitĂ© chez Mahler qui remonte certainement Ă  son enfance ; Son Ă©pouse Alma a relatĂ© la rencontre du compositeur avec Freud. Mahler enfant aurait Ă©tĂ© marquĂ© par des scĂšnes trĂšs violentes entre ses parents ; oĂč son pĂšre frappait sa mĂšre.
Dans sa jeunesse, il cite Ă  de nombreuses reprises un joueur d’orgue de barbarie et aussi des chansons populaires
 tout cela a nourri un monde sonore liĂ© Ă  son enfance et que l’on entend dans ses Ɠuvres. Il y a un caractĂšre versatile, parodique, ironique voire schizophrĂšne chez Mahler. L’auditeur comme l’interprĂšte doivent identifier tout cela pour en mesurer la richesse. Mais le plus impressionnant chez lui, c’est le parcours Ă©laborĂ© du dĂ©but Ă  la fin, oĂč la voix quand elle est prĂ©sente semble transcender l’expĂ©rience offerte, vers une Ă©lĂ©vation, comme c’est le cas de la Symphonie n°2 « RĂ©surrection » (Ă  l’affiche Ă  Lille, le 28 fĂ©vrier 2019).

 

 

 

 

Quelles sont les grands chefs mahlériens qui vous inspirent ?

ALEXANDRE BLOCH :Il y a bien sĂ»r Leonard Bernstein pour son cĂŽtĂ© humain et gĂ©nĂ©reux, sa fraternitĂ© et son optimisme ; Rattle pour son respect de la partition, son sens du dĂ©tail, son sens de l’écoute ; Abbado pour sa profondeur et son mysticisme, une Ă©conomie qui Ă©carte toute exubĂ©rance ; enfin, et surtout Bernard Haitink dont je garde un souvenir durable de sa vision de la 7Ăš Symphonie lors du MahlerFest 1995 Ă  Amsterdam : or je dirige actuellement la partition Ă  Innsbruck. Sa vision, son mĂ©tier sont de l’or pour l’interprĂšte et le chef que je suis.

 

 

 

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Vous venez d’ĂȘtre prolongĂ© comme directeur musical de l’Orchestre National de Lille (jusqu’en 2024). Qu’apporte selon vous pour les musiciens de l’Orchestre, et aussi pour le public, cette intĂ©grale Mahler ?


©smartphony2_328px_18-19ALEXANDRE BLOCH : C’est une formidable opportunitĂ© pour moi et les musiciens de l’orchestre : nous allons mener un travail de fond. LĂ  oĂč Brahms est davantage jouĂ©, Mahler est tout autant convoitĂ©, attendu (car on sait qu’au moment de chaque concert, il va se passer quelque chose) mais terriblement exigeant. Actuellement notre phalange se renouvelle ; les nouveaux musiciens arrivants profitent de cette aventure pour adhĂ©rer au groupe. Les instrumentistes apprennent Ă  se connaĂźtre au sein de chaque pupitre. D’autant que pour notre intĂ©grale Mahler et pour chaque symphonie, nous travaillerons la cohĂ©sion de chaque pupitre, avec en moyenne des temps de rĂ©pĂ©titions prĂ©alables, supĂ©rieurs Ă  l’habitude (10 jours au lieu de 7). Il s’agit de rĂ©aliser pour chaque session, une formidable expĂ©rience symphonique pour le public. J’ai souhaitĂ© renforcer encore le lien entre les spectateurs et l’orchestre : rv le 2 fĂ©vrier Ă  18h30, pour la 2Ăš Ă©dition de « Smartphony », dĂ©diĂ©e Ă  la Symphonie n°1 que nous aurons dirigĂ©e la veille : avec son mobile allumĂ©, le spectateur rĂ©pond aux sollicitations du chef et s’immerge dans les secrets de la partition ; puis, Ă©coute la symphonie, portable Ă©teint, en connaissance de cause. Mahler se prĂȘte trĂšs bien Ă  cette nouvelle expĂ©rience qui renouvelle le format du concert et son accessibilitĂ© pour tous. A noter : 2Ăš session de Smartphony, le 2 fĂ©vrier 2019 : Ă  la dĂ©couverte de la Symphonie Titan de Gustav Mahler :
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/smartphony/

 

 

 

Entretien réalisé en novembre 2018

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APPROFONDIR
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LIRE aussi notre prĂ©sentation du cycle MAHLER par l’Orchestre National de LILLE et Alexandre BLOCH
http://www.classiquenews.com/lille-onl-lintegrale-mahler-2019/

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la Symphonie n°1 TITAN par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille / le 1er fĂ©vrier 2019 : http://www.classiquenews.com/symphonie-n1-titan-de-mahler-a-lille/

 

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L’INTEGRALE GUSTAV MAHLER : Symphonies n°1 Ă  9
par L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
ALEXANDRE BLOCH, direction

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Illustrations : Ugo Ponte / Orchestre National de Lille / Visitez le site ONL INSTAGRAM pour suivre en photos l’actualitĂ© de l’Ă©popĂ©e symphonique de l’Orchestre National de Lille

Symphonie n°1 TITAN de Mahler à LILLE

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, le 1er FEV 2019 : Symphonie TITAN de MAHLER. Voici le premier concert d’un cycle Ă©vĂ©nement qui devrait marquer la saison symphonique 2019. L’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler proposĂ© par Alexandre BLOCH, directeur musical de l’Orchestre National de Lille. La premiĂšre symphonie de Mahler est composĂ©e de janvier Ă  mars 1888. Mahler a 28 ans. Comme compositeur, il a remportĂ© un premier succĂšs avec Die drei Pintos d’aprĂšs les esquisses inachevĂ©es de Weber. Il a toujours souhaitĂ© composer. Avec la Symphonie “Titan”, Mahler se met au diapason de la Nature, surpuissante, Ă©nigmatique, aussi dĂ©concertante que fascinante.
Alors chef d’orchestre au thĂ©Ăątre de Leipzig, il a profitĂ© de la pĂ©riode de deuil consĂ©cutive Ă  la mort de l’Empereur Guillaume Ier, pour s’atteler Ă  sa seule vraie passion : l’écriture. En dĂ©coule, la composition de son “poĂšme symphonique”. La crĂ©ation a lieu Ă  la Philharmonie de Budapest, le 20 novembre 1889.
Comme Mozart et son Don Giovanni mieux compris hors de Vienne qu’en terre germanique, mĂȘme cas de figure pour Gustav : ses Ɠuvres ne sont pas acceptĂ©es ni en Autriche ni en Allemagne. Trop moderne, trop «  vulgaires », trop bavardes et autobiographiques.

 
 
  
 

Cycle Gustav Mahler Ă  LILLE
ALEXANDRE BLOCH présente la Symphonie TITAN,
PREMIER NÉ, INCOMPRIS (1888),
essai gĂ©nial Ă  l’Ă©chelle du Cosmos


 
 
 

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Mais il semble que la crĂ©ation Ă  Budapest n’ait pas Ă©tĂ© une expĂ©rience heureuse : Mahler laisse l’audience dans un climat d’incertitude, puis d’indignation. La claque est mĂȘme sĂ©vĂšre : « par la suite, tout le monde m’a fui, terrorisĂ©, et personne n’a osĂ© me parler de mon oeuvre! », Ă©crit-il amer. En 1891, il rejoint Hambourg oĂč il est nommĂ© premier chef au Stadt-Theater. Il aura l’occasion de diriger Ă  nouveau son Ɠuvre, en octobre 1893, au programme « Titan, poĂšme musical en forme de symphonie ». Le public applaudit quand la critique s’insurge contre la vulgaritĂ© d’une subjectivitĂ© excessive. De fait, de son vivant, la premiĂšre symphonie restera un « enfant de douleur », une Ɠuvre jamais vraiment comprise, ni analysĂ©e Ă  sa juste mesure.

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsD’emblĂ©e dans cette premiĂšre symphonie, amorce et annonce du cycle orchestral qui va suivre, et l’un des plus impressionnants pour le XXĂš – l’équivalent des symphonies de Beethoven pour le XIXĂš, le gĂ©nie dĂ©miurgique et visionnaire de Mahler s’impose avec une hauteur de vue inouĂŻe. Comme s’il Ă©tait en prĂ©sence des forces primitives universelles, celles qui dĂ©cident de l’avenir et du temps, de la Nature et donc de l’humanitĂ©, Mahler ressent tout cela Ă  l’échelle du cosmos : la Titan est une dĂ©claration de crĂ©ation, le chant d’une Ă©nergie et d’une puissance premiĂšres, Ă  l’aube des mythes fondateurs. L’ampleur du souffle comme le raffinement de l’orchestration, avec des alliances de timbres somptueuses, nous saisissent littĂ©ralement. Tout dĂ©coule de ce « printemps naissant et qui ne finit pas » dont parle le compositeur.
Le destin, le mystĂšre de l’univers, le bouillonnement primordial qui sont Ă  la source de toute genĂšse s’expriment ici, mais avec l’espoir d’une pleine conscience aiguisĂ©e (1er mouvement et sa fanfare d’ouverture, qui placĂ©e dans la coulisse convoque la rĂ©sonance du cosmos
) ; avec une charge parodique, finalement sombre voire dĂ©sespĂ©rĂ©e et fantastique « à la Calot » (Ă  l’évocation du cortĂšge des animaux de la forĂȘt dans le 2Ăš mouvement: s’y prĂ©cise l’idĂ©alisme enivrĂ©, la dĂ©pression ironique
 en un bain de sentiments mĂȘlĂ©s qui n’appartiennent qu’à l’auteur) ; avec un sentiment personnel de ressentiment, d’amertume voire de souffrance chaotique (trĂšs perceptible dans la polyphonie complexe et trĂšs moderne du 3Ăš mouvement, Ă  partir de la mĂ©lodie « FrĂšre Jacques », dĂ©calĂ©e, dĂ©construite, sublimĂ©e
). Comment de la mĂȘme maniĂšre passer sous silence, les Ă©tagement vertigineux du dernier mouvement, le plus long presque 20 mn (selon les versions et lectures), oĂč les cuivres somptueux comme spectaculaires font imploser le cadre symphonique lĂ©guĂ© par Beethoven, Brahms
 Jamais le langage symphonique, aprĂšs Wagner s’entend, ne fut aussi marquĂ© et colorĂ© par une sensualitĂ© empoisonnĂ©e, vĂ©nĂ©neuse, d’une lascive et pĂ©nĂ©trante torpeur. Exigeant, expĂ©rimentateur et poĂšte sonore unique comme singulier, Gustav Mahler ne cesse au fur et Ă  mesure des auditions de son Ɠuvre, de reprendre instrumentation et orchestration, en particulier en 1897, puis en 1906.

Hugo Papbst Ă©claire le travail de Mahler sur le mĂ©tier de la Titan : « A propos de l’utilisation des timbres et des notes Ă©crites pour chaque instrument, en particulier dans la partie extrĂȘme de leur tessiture, les Ă©crits de Mahler sont Ă©loquents : il s’agit pour le musicien de travailler la pĂąte instrumentale, d’inaugurer en quelque sorte une nouvelle gamme de rĂ©sonances, un travail exceptionnel dans la matiĂšre et la texture, comme le ferait un peintre, en plasticien rĂ©formateur, sur le registre des tons et des nuances de la palette : « Plus tard dans la Marche, les instruments ont l’air d’ĂȘtre travestis, camouflĂ©s. La sonoritĂ© doit ĂȘtre ici comme assourdie, amortie, comme si on voyait passer des ombres ou des fantĂŽmes. Chacune des entrĂ©es du canon doit ĂȘtre clairement perceptible. Je voulais que sa couleur surprenne et qu’elle attire l’attention. Je me suis cassĂ© la tĂȘte pour y arriver. J’ai finalement si bien rĂ©ussi que tu as ressenti toi-mĂȘme cette impression d’étrangetĂ© et de dĂ©paysement. Lorsque je veux qu’un son devienne inquiĂ©tant Ă  force d’ĂȘtre retenu, je ne le confie pas Ă  un instrument qui peut le jouer facilement, mais Ă  un autre qui doit faire un grand effort pour le produire et ne peut y parvenir que contraint et forcĂ©. Souvent mĂȘme, je lui fais franchir les limites naturelles de sa tessiture. C’est ainsi que contrebasses et basson doivent piailler dans l’aigu et que les flĂ»tes sont parfois obligĂ©es de s’essouffler dans le grave, et ainsi de suite  », prĂ©cise-t-il Ă  son amie, Nathalie Bauer-Lechner, en 1900.
Passionnante explication qui nous immerge dans la magie du grand chaudron symphonique.

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Cycle intĂ©grale Mahler / saison 2018 – 2019

Vendredi 1er février 2019
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, 20h

MAHLER, Symphonie n°1 « TITAN »
couplé avec (en ouverture du concert) :
MOZART
Ouverture des Noces de Figaro
Concerto pour cor et orch n°4
Rondo pour cor et orchestre
(soliste : Alec Franck-Guillaume, cor)

Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH, direction

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/titan/

 
 
 

 
 
  
 
 

Programme joué auparavant en tournée :
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Dunkerque Le Bateau Feu
mardi 29 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 28 51 40 40 ou sur lebateaufeu.com

Valenciennes Le Phénix
jeudi 31 janvier 2019 Ă  20h
Infos et réservations au 03 27 32 32 32 ou sur lephenix.fr

 
 
 
 
 
 

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LIRE AUSSI notre prĂ©sentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

 
 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

 
 
 

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

 
 
  
 

9Ăšme Symphonie de Gustav Mahler Ă  l'OpĂ©ra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (Ă©tĂ© 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du 
 XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’échelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son 
 en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

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Les FrĂšres Jussen et l’Orchestre National de Lille

LILLE, le 10 janv 19. JUSSEN brothers, MOZART, MENDELSSOHN. En janvier 2019, l’Orch national de Lille joue la carte de la jeunesse talentueuse, invitant les deux frĂšres pianistes Arthur et Lucas Jussen, et la cheffe d’orchestre corĂ©enne Eun-Sun KIM pour un Mendelssohn des plus Ă©vocateurs


249_1.broers-jussen-p0456903-websiteLes FrĂšres JUSSEN
 Jouer en duo est un exercice dĂ©licat d’ajustement, d’écoute, de complicitĂ© et parfois de grĂące en partage. Au clavier rares les duos d’interprĂštes capables de relever les dĂ©fis du quatre mains concertants. Les sƓurs LabĂšque, le duo Berlinskaia / Ancelle doivent leur entente Ă  une secrĂšte et inaltĂ©rable alliance : liens de sang pour les premiĂšres ; noces inspirĂ©es complĂ©mentaires pour les seconds. Les frĂšres Jussen, nĂ©erlandais de charme, tous deux ĂągĂ©s d’une vingtaine, illustrent les promesses d’une complicitĂ© astucieuse qui fait merveille ici dans le double concerto pour piano et orchestre de Mozart. Ils ont des gueules d’anges blonds, mais ont le tempĂ©rament allumĂ© voire parfois inspirĂ© (voir ci aprĂšs leur Schubert sur Youtube). CĂŽte Ă  cĂŽte, les deux pianistes affinent et cisĂšlent l’art des accents et la motricitĂ© rythmique.
Le Concerto pour deux piano de Mozart est un sommet de fusion facĂ©tieuse et tendre pour deux voix unies, celles du jeune compositeur et de sa sƓur Nanerl, composĂ© pour leur tournĂ©e europĂ©enne en 1779.

mendelssohn elias cd felix-mendelssohn-bartholdy_jpg_240x240_crop_upscale_q95MENDELSSOHN sur le motif Ă©cossais
 Puis, le programme complĂšte ce tableau de la fraternitĂ© heureuse, en retenant de Mendelssohn (dont on rappellera aussi le talent de sa sƓur Fanny), deux passionnantes partitions : l’évocation de la grotte de Fingal (site naturel qui avait tant impressionnĂ© en Ecosse en 1829, le jeune compositeur voyageur par ses amas de roches rectangulaires agencĂ©es comme des tuyaux d’orgue. Enfin, l’Orchestre National de Lille conclut le cycle par un sommet romantique, la Symphonie n°3 « écossaise » : achevĂ©e en 1842 (et crĂ©Ă©e Ă  Leipzig au Gewandhaus) : symphonie pastorale ou plutĂŽt climatique, l’Ecossaise de Mendelssohn s’inspire des paysages d’Ecosse, ses highlands et ses brumes vaporeuses qui exaltent l’esprit de contemplation et de mĂ©ditation poĂ©tique.

L’écriture contrapuntique du premier mouvement (andante, allegro, andante) dĂ©veloppe une architecture foisonnante et sĂ»re dont l’énoncĂ© continu et trĂšs classique (forme sonate bithĂ©matique mozartienne), sans pause ni silence rappelle aussi combien Mendelssohn a analysĂ© JS Bach, dont il est le premier promoteur Ă  Leipzig. On notera aprĂšs l’Adagio (en la majeur) d’une sĂ©rĂ©nitĂ© parfois grave, le souffle du dernier et quatriĂšme mouvement allegro guerriero, oĂč rayonne un sentiment de puissance quasi martial, portĂ© d’abord par un rugissement spectaculaire tel un orage, puis dĂ©ployĂ© avec une grandeur noble ; une rĂ©fĂ©rence dĂ©fĂ©rente Ă  la souveraine Ă  laquelle est dĂ©diĂ© l’Ɠuvre : la Reine Victoria elle-mĂȘme qui exprima sa faveur pour le jeune allemand en voyage dans les Îles Britanniques (« MajestĂ€t der Königin Victoria von England »).

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LILLE, jeudi 10 janvier 2019boutonreservation
Auditorium du Grand SiĂšcle, 20h

Repris au palais des Beaux-Arts de CHARLEROI
vendredi 11 janvier 2019, 20h

MENDELSSOHN
Les HĂ©brides, “La Grotte de Fingal”, ouverture

MOZART
Concerto n°10 pour deux pianos

MENDELSSOHN
Symphonie n°3, “Écossaise”

Orchestre National de Lille
DIRECTION : EUN-SUN KIM‹PIANO : LUCAS ET ARTHUR JUSSEN

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/legendes-ecossaises/

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VISITER le site des frĂšres pianistes Lucas et Arthur JUSSEN
http://arthurandlucasjussen.com/en/home

VOIR les FrĂšres JUSSEN
https://www.youtube.com/watch?time_continue=4&v=2Bygq-SIUqA

 

SCHUBERT : Fantaisie Seoul Arts center, Corée 2014

https://www.youtube.com/watch?v=UyjzqPPXDcw

JUSSEN Arthur lucas

Illustration : Arthur et Lucas Jussen © Carli HermÚs

CHEFS. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : le directeur musical Alexandre BLOCH prolongĂ© jusqu’en 2024

CHEFS. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : le directeur musical Alexandre BLOCH prolongĂ© jusqu’en 2024. Ivan Renar, PrĂ©sident de l’Orchestre National de Lille, sur proposition de François Bou, Directeur gĂ©nĂ©ral et en accord avec le Conseil d’Administration, a prolongĂ© le mandat de directeur musical actuel : Alexandre Bloch jusqu’en juillet 2024.

 

 

Orchestre National de Lille
ALEXANDRE BLOCH prolongé

 
 

 

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Directeur musical de l’Orchestre National de Lille depuis septembre 2016, le chef français Alexandre Bloch – 33 ans – poursuit sa 3Ăšme saison lilloise. Depuis plus de deux ans et demi, Alexandre Bloch a su insuffler une nouvelle dynamique tant sur le plan artistique avec les musiciens de l’Orchestre (nombreux renouvellements au sein des pupitres dont la nouvelle violon solo Ayako Tanaka), qu’au niveau de la programmation en proposant de nouveaux formats – Smartphony, concert connectĂ© / Just Play, une plongĂ©e interactive dans l’Orchestre, les Babyssimos, cinĂ©-concerts pour les petits Ă  partir de 2 ans ; sans omettre la relaxation musicale pour les futures mamans.

En collaboration Ă©troite avec François Bou, Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Orchestre depuis septembre 2014, Alexandre Bloch diffuse et dĂ©fend avec cƓur et Ă©nergie, la signature « Orchestre National de Lille » : sur le plan discographique avec des enregistrements saluĂ©s par la critique (Grammophon Magazine, le Monde, TĂ©lĂ©rama, OpĂ©ra Magazine, Diapason, Classica, France Musique, Res Musica, 
 et bien sĂ»r Classiquenews
) : Les PĂȘcheurs de perles de Bizet chez Pentatone (enregistrement de mai 2017 / CLIC de CLASSIQUENEWS / VOIR notre reportage vidĂ©o) ; le premier disque de la violoncelliste belge Camille Thomas chez Deutsche Grammophon, Ă©galement sur le plan territorial notamment Ă  travers les nombreux dĂ©placements en rĂ©gion Hauts-de-France et les invitations rĂ©guliĂšres Ă  la Philharmonie de Paris et dans de grands festivals (Radio France Ă  Montpellier, Festival Enescu de Bucarest), mais aussi en portant le projet social et artistique DEMOS depuis fĂ©vrier 2017 avec 95 enfants non musiciens issus de 9 communes de la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille.

EngagĂ©, curieux et gĂ©nĂ©reux, ALEXANDRE BLOCH est attentif Ă  l’insertion professionnelle des jeunes chefs d’orchestre en organisant un concours de chef assistant en partenariat avec l’Orchestre de Picardie et l’ Orchestre National d’Ile-de-France : LĂ©o Margue la saison derniĂšre ou encore actuellement Jonas Ehrler ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de ce tremplin qui Ɠuvre pour la professionnalisation et la reconnaissance des talents les plus prometteurs.

Pour CLASSIQUENEWS, Alexandre BLOCH a dĂ©montrĂ© non seulement son haut professionalisme dans l’audace et le choix artistique qui rĂ©vĂšle un goĂ»t pour l’ouverture et la dĂ©mocratisation du concert symphonique, mais aussi un tempĂ©rament charismatique. En tĂ©moigne sa fabuleuse incursion dans l’univers humaniste, fraternel de LEONARD BERNSTEIN, dĂ©voilant pour cĂ©lĂ©brer le centenaire du compositeur amĂ©ricain, l’actualitĂ© et la poĂ©tique dĂ©jantĂ©e de sa partition inclassable MASS : une expĂ©rience musicale qu’il a su partager entre instrumentistes, chanteurs, choristes et surtout public. VOIR notre reportage vidĂ©o de MASS par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille / juin 2018.

Retrouvez ALEXANDRE BLOCH et L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE sur FRANCE 2, dans la reprise attendue du GRAND ECHIQUIER, jeudi 20 dĂ©cembre 2018, 20h50
www.france.tv/france-2/le-grand-echiquier

 

 

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INTEGRALE GUSTAV MAHLER 2019

En 2019, ALEXANDRE BLOCH et l’Orchestre National de Lille proposent l’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler, une immersion exceptionnelle dans l’univers d’un gĂ©nie de l’orchestre, Ă©largissant l’expĂ©rience orchestrale au dĂ©but du XXĂš siĂšcle, dans des proportions et une sonoritĂ© jamais Ă©coutĂ©e avant lui…. LIRE notre prĂ©sentation de l’intĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler par ALEXANDRE BLOCH et l’Orchestre National de Lille (Ă  partir du 1er fĂ©vrier 2019)

Avec ce renouvellement, l’Orchestre National de Lille poursuit donc sa nouvelle Ă©tape et relĂšve le dĂ©fi d’une grande institution musicale du XXIĂšme siĂšcle.

 

 

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ONL, LILLE. Mari Samuelsen joue les Saisons de Vivaldi Ă  Piazzolla

SAMUELSEN MARI violon orchestre de lille classiquenewsLILLE, ONL, Mari Samuelsen, les 6 et 7 dĂ©c 2018. Les Quatre saisons, de Venise Ă  Buenos Aires. L’Orchestre retrouve la violoniste norvĂ©gienne Mari Samuelsen, (aprĂšs sa premiĂšre venue en mars 2017) dans un concert oĂč sa sensibilitĂ© nordique, affĂ»tĂ©e, intĂ©rieure fait dialoguer Vivaldi, PĂ€rt, Piazzolla, sur le thĂšme Ă©ternel des … SAISONS. Au programme des 6 et 7 dĂ©cembre prochains Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, les inusables Quatre Saisons de Vivaldi
 mais recomposĂ©es par le compositeur et arrangeur Max Richter qui joue des rythmes et des cellules mĂ©lodiques pour en dĂ©duire une sĂ©rie de nouvelles variations, certaines dans l’esprit de Glass, d’une Ă©vidente scansion hypnotique.

Sur son Stradivarius «Duc d’Edimbourg» de 1724, la violoniste dirige les musiciens lillois dans les cĂ©lĂšbres Quatre Saisons de Vivaldi, auxquelles se joignent deux extraits sur le mĂȘme thĂšme signĂ©s Astor Piazzolla ; rend hommage au violoniste letton Gidon Kremmer dans deux piĂšces de PĂ€rt et Vasks.

Au dĂ©but des annĂ©es 1970, Arvo PĂ€rt s’interroge sur le sens de la musique et la forme de son Ă©criture propre : aprĂšs un silence de cinq ans, le compositeur estonien reprend parole et musique en dĂ©fendant un nouveau style (le « tintinabulisme »), dont la piĂšce Fratres pour violon et piano (1977) est l’un des emblĂšmes les saisissants, lui aussi intemporel, flottant, suspendu et trĂšs intense. S’en sont suivies ensuite plusieurs autres versions, dont celle pour violon, orchestre Ă  cordes et percussions, de 1992 (sĂ©quence harmonique, structure rĂ©pĂ©titive assurĂ©e par les instruments graves). Mari Samuelsen a choisi Ă©galement
Figure tutĂ©laire du programme,« Ventulais engelis du letton Pēteris Vasks
est un petit Concerto pour violon et cordes, crĂ©Ă© en 2006. On y dĂ©tecte une forte charge Ă©motionnelle, celle d’un ange regardant l’humanitĂ© sur sa planĂšte, avec 
 amour et tristesse.

Astor Piazzolla
EncouragĂ© et portĂ© par sa formation (courte) Ă  Paris auprĂšs auprĂšs de Nadia Boulanger, le compositeur argentin conçoit le tango comme un genre «savant». Les Quatre Saisons de Buenos Aires ne constituent pas Ă  l’origine un cycle unitaire.
Verano Porteno (L’étĂ© «portĂšgne») a Ă©tĂ© Ă©crit isolĂ©ment en 1964-1965 et l’intĂ©gralitĂ© du cycle fut crĂ©Ă© lors le 19 mai 1970. En 1999, Gidon Kremer commande une orchestration pour violon solo et cordes au compositeur russe Leonid Desyanitkov, qui ajouta des citations des Quatre Saisons de Vivaldi, lĂ  oĂč Piazzolla n’en avait conçu que des allusions

VIVALDI, peinture et poĂšte
vivaldi classiquenews concert dossier special contents classiquenewsPubliĂ© dans Il cimento dell’armonia e dell’inventione (Le combat de l’harmonie et de l’invention) en 1725, le recueil de quatre concertos pour violon est explicitĂ© par un texte dĂ©taillant chaque sĂ©quence, de sa propre conception : il est donc aussi librettiste. Chaque saison comporte trois mouvements vif-lent-vif, et alterne les pages entre le soliste et les tutti. Virtuose du violon, Vivaldi transcende le genre instrumental grĂące Ă  la poĂ©sie d’une expressivitĂ© ineffable et jamais Ă©coutĂ©e avant lui. L’harmonie et les effets techniques sur les cordes sont Ă©videmment au service d’une pensĂ©e musicale qui se fait pure poĂ©sie, exprimant tout le souffle et les imaginaires de son sujet. Comme un peintre, songeons Ă  ses contemporains vĂ©nitiens au XVIIIĂš, les paysagistes (vedutistes), tels Guardi, et lui aussi sa touche pulsionnelle prĂ©impressionistes, Vivaldi recompose avec un gĂ©nie atemporel le souffle des saisons : il en fait un hymne et une cĂ©lĂ©bration Ă©blouissante du miracle de la Nature. Avouons que comme tout sommet artistique, d’autres compositeurs aprĂšs lui se sont appropriĂ©s ses univers poĂ©tiques. Piazzolla hier, Richter aujourd’hui, dĂ©montrent un Ă©gal talent pour la variation 
 poĂ©tique. Programme prometteur.

 
 
   
 
 

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LILLE, ONL
Orchestre National de Lille
Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 6 décembre 2018, 20h
Vendredi 7 décembre 20h

 RÉSERVEZ VOTRE PLACE

 
 
 

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Arvo PĂ€rt
Fratres, pour violon, orchestre Ă  cordes et percussion

Pēteris Vasks
Ventulais engelis, MĂ©ditation pour violon et cordes

Piazzolla
Invierno & Verano porteño
(extraits desQuatre Saisons de Buenos Aires)
Orchestration pour violon et orchestre Ă  cordes de
Leonid Desyatnikov en 1999

Vivaldi
Les Quatre Saisons

Orchestre National de Lille
Direction et Violon : Mari Samuelsen

 
 
 

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Tarifs : 5 Ă  55 € – RĂ©servations sur
www.onlille.com
et à la Boutique de l’ Orchestre, 3 place Mendùs France – LILLE
Renseignements 03 20 12 82 40 (du lundi au vendredi 10h-18h)
Concerts enregistrés et diffusés le 21 juin 2019 à 20h sur FRANCE BLEU NORD

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LILLE, l’Orchestre national de Lille joue les Valses de Vienne

©matheuz_328px_18-19LILLE, NORD, les Valses des Strauss, ONL,13 dĂ©c>15 janv 2019. Le pĂšre nĂ© en 1804, le dernier fils mort en 1899
 la famille STRAUSS couvre ainsi tout un siĂšcle, que l’on dit romantique et qui fut aussi marquĂ© par l’essor formidable de l’écriture orchestrale, adaptĂ©e au cadre stimulant de la Valse. La Vienne fin de siĂšcle, semble donner le ton et le diapason de l’élĂ©gance et du raffinement social et mondain.

 

 

 

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Parfum impĂ©rial et fanĂ©, mais terriblement raffinĂ©, comme singuliĂšrement sensuel – malgrĂ© un puritanisme de façade, comme en Angleterre (autre Empire), oĂč le corsetĂ© des robes et des costumes masculins se devaient de craquer, dans la danse sublimĂ©e par les Strauss, pĂšre et fils : la sulfureuse valse Ă  trois temps s’impose toujours Ă  nous comme une ivresse irrĂ©sistible, codifiĂ©e mais sublimĂ©e par les timbres de l’orchestre symphonique.
Pour donner corps Ă  cette jubilation des sens, en couleurs et en rythmes contrastĂ©s et spĂ©cifiques, selon l’écriture du pĂšre ou des fils (Johann, Edouard, Josef
), l’Orchestre National de Lille invite le chef Diego Matheus pour un cycle enivrant de concerts festifs et raffinĂ©s, qui comprend 3 dates Ă  Lille, les 13, 16 et 18 dĂ©c (Auditorium du Nouveau SiĂšcle), et aussi rayonnant en rĂ©gion, pour 6 dates, les 14 (Carvin), 15 (Sainghin-en-MĂ©lantois, 19 (Valenciennes), 20 dĂ©cembre (Maubeuge), puis 4 janvier (Sin-le-Noble), et 5 janvier 2019 (Longuenesse). Illustration : Johann II Strauss (DR)

  

 

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Cycle BAL DE L’EMPEREURboutonreservation
La Marche de Radetzky (Johann pĂšre)
Le Beau Danube bleu (Johann fils)
Valses et polkas des Strauss, pĂšre et fils
(Johann, Josef, Eduard, Hellmesberger, Lanner, Suppé, Waldteufel
)

LILLE, Nouveau SiĂšcle
jeudi 13 déc 2018, 20h
dim 16 déc 2018, 17h
mardi 18 déc 2018, 20h

Toutes les infos sur le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/bal-de-lempereur/

 

 

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A NOTER
ThĂ© dansant, dim 16 dĂ©c 2018, 15h (Lille, Nouveau SiĂšcle). Pour danseurs tous niveaux, chevronnĂ©s, amateurs, novices : « partagez un tour de piste » – accĂšs gratuit selon disponibilitĂ© (rĂ©servations, informations conseillĂ©es)

Pour la billetterie des concerts en rĂ©gion, consultez la page BAL DE L ‘EMPEREUR sur le site de l’Orchestre National de Lille : les rĂ©servations se font directement auprĂšs des salles

Orchestre National de Lille
30 Place MendĂšs France BP 70119 / 59027 Lille cedex
+33 (0)3 20 12 82 40
Accueil-billetterie : 3 place MendĂšs France
Ouvert du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

 

 

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UNE AFFAIRE DE FAMILLE… D’un gĂ©nie orchestrateur, Ă©mergent les pĂ©pites du fils (Johann II) : Le Beau Danube bleu (1867), La valse de l’Empereur : vĂ©ritable manifeste esthĂ©tique de la Vienne impĂ©riale de François-Joseph et de son Ă©pouse « Sissi ». Si les trois temps assurent le rebond et l’élan (du dĂ©sir ainsi amorcĂ©, cultivĂ©, porté ), le quatriĂšme qui en est dĂ©duit, se fait toujours attendre
 car il ne vient pas. Cette irrĂ©solution cristallise la pulsion premiĂšre, viscĂ©rale d’une danse – transe, Ă  l’érotisme Ă©vident et qui en son temps, fut taxĂ© d’abord, de perversitĂ©, d’immoralitĂ©, d’indĂ©cence.

Mais le fils bĂ©nĂ©ficia de la gloire dĂ©jĂ  Ă©tablie du nom Strauss, affirmĂ© par son pĂšre avant lui (Johnn I); aprĂšs avoir enfantĂ© d’un chef d’oeuvre qui Ă©voque aussi l’esprit de toute une Ă©poque, la fameuse Marche de Radetsky (pour la fĂȘte de la rĂ©conciliation, le 22 sept 1849, pour le retour d’Italie du fameux marĂ©chal), Johann pĂšre meurt le 25 septembre 1849 Ă  
 45 ans. Une gloire chasse l’autre,
 c’est ensuite dans la seconde moitiĂ© du XIXĂš, que le fils dĂ©trĂŽna le pĂšre, redoublant de raffinement orchestral, de verve et d’imagination ciselĂ©es (Ă  partir d’un concert tremplin au Casino Dommayer, le 15 octobre 1844), rĂ©Ă©crivant dĂ©sormais le roman familial aussi, car c’et bien Johann Strauss II qui supplanta tous les autres, obligeant mĂȘme son frĂšre Josef Ă  reprendre la direction de l’orchestre du clan, pilotant les tournĂ©es de plus en plus Ă©reintantes, il devait mourir de surmenage Ă  43 ans


 

 

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LIRE aussi notre critique complùte de l’excellent ouvrage JOHANN STRAUSS (Actes Sud / oct 2017)

http://www.classiquenews.com/livre-critique-compte-rendu-johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-par-alain-duault-collection-classica-actes-sud/

 

  

 

LILLE, ONL. Alexandre Bloch au Musée des BA de LILLE

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-MillotLILLE, ONL. Demain, vendredi 23 nov 18, 12h30. Le chef Alexandre Bloch prĂ©sente ses tableaux favoris, au MusĂ©e des BA de Lille. « Un Midi, Un Regard » – Retrouvez en vidĂ©o facebook live Alexandre Bloch – directeur musical de l’Orchestre National de Lille – pour un rendez-vous dĂ©ambulatoire unique entre peintures et musique depuis les collections du Palais des Beaux-Arts de Lille en compagnie de son directeur Bruneau Girveau
 L’expĂ©rience a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par Jean-Claude Casadesus prĂ©cĂ©demment dans le mĂȘme musĂ©e : en compagnie du directeur des lieux (qui peut aussi complĂ©ter le commentaire), Alexandre BLOCH guide les spectateurs en un parcours personnel jalonnĂ© de ses tableaux prĂ©fĂ©rĂ©s


UN CHEF AU MUSEE

Demain VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018, rendez-vous mĂȘme heure – 12h30 – sur la page facebook de l’Orchestre National de Lille mais aussi celles du Palais des Beaux-Arts de Lille, de l’Association Française des Orchestres dans le cadre d’Orchestres en fĂȘte 2019!

www.facebook.com/orchestrenationallille

www.pba-lille.fr/Visiter/Individuel (séance au Palais des Beaux-Arts complÚte)

Prochain rendez-vous connectĂ© : Smartphony#2 samedi 2 fĂ©vrier Ă  18h30 autour de la Symphonie n°1 de Mahler : tout comprendre de la Symphonie “TITAN” de Gustav Mahler…  www.onlille.com/saison_18-19/concert/smartphony/

LIRE aussi notre présentation du CYCLE MAHLER par Alexandre BLOCH à partir du 1er février 2019 : cycle symphonique événement, un ELDORADO spectaculaire


Valses de Vienne Ă  LILLE et en RĂ©gion

©matheuz_328px_18-19LILLE, NORD, les Valses des Strauss, ONL,13 dĂ©c>15 janv 2019. Le pĂšre nĂ© en 1804, le dernier fils mort en 1899
 la famille STRAUSS couvre ainsi tout un siĂšcle, que l’on dit romantique et qui fut aussi marquĂ© par l’essor formidable de l’écriture orchestrale, adaptĂ©e au cadre stimulant de la Valse. La Vienne fin de siĂšcle, semble donner le ton et le diapason de l’élĂ©gance et du raffinement social et mondain.

 

 

 

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Parfum impĂ©rial et fanĂ©, mais terriblement raffinĂ©, comme singuliĂšrement sensuel – malgrĂ© un puritanisme de façade, comme en Angleterre (autre Empire), oĂč le corsetĂ© des robes et des costumes masculins se devaient de craquer, dans la danse sublimĂ©e par les Strauss, pĂšre et fils : la sulfureuse valse Ă  trois temps s’impose toujours Ă  nous comme une ivresse irrĂ©sistible, codifiĂ©e mais sublimĂ©e par les timbres de l’orchestre symphonique.
Pour donner corps Ă  cette jubilation des sens, en couleurs et en rythmes contrastĂ©s et spĂ©cifiques, selon l’écriture du pĂšre ou des fils (Johann, Edouard, Josef
), l’Orchestre National de Lille invite le chef Diego Matheus pour un cycle enivrant de concerts festifs et raffinĂ©s, qui comprend 3 dates Ă  Lille, les 13, 16 et 18 dĂ©c (Auditorium du Nouveau SiĂšcle), et aussi rayonnant en rĂ©gion, pour 6 dates, les 14 (Carvin), 15 (Sainghin-en-MĂ©lantois, 19 (Valenciennes), 20 dĂ©cembre (Maubeuge), puis 4 janvier (Sin-le-Noble), et 5 janvier 2019 (Longuenesse). Illustration : Johann II Strauss (DR)

 

 

 

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Cycle BAL DE L’EMPEREURboutonreservation
La Marche de Radetzky (Johann pĂšre)
Le Beau Danube bleu (Johann fils)
Valses et polkas des Strauss, pĂšre et fils
(Johann, Josef, Eduard, Hellmesberger, Lanner, Suppé, Waldteufel
)

LILLE, Nouveau SiĂšcle
jeudi 13 déc 2018, 20h
dim 16 déc 2018, 17h
mardi 18 déc 2018, 20h

Toutes les infos sur le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/bal-de-lempereur/

 

 
 

 

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A NOTER
ThĂ© dansant, dim 16 dĂ©c 2018, 15h (Lille, Nouveau SiĂšcle). Pour danseurs tous niveaux, chevronnĂ©s, amateurs, novices : « partagez un tour de piste » – accĂšs gratuit selon disponibilitĂ© (rĂ©servations, informations conseillĂ©es)

Pour la billetterie des concerts en rĂ©gion, consultez la page BAL DE L ‘EMPEREUR sur le site de l’Orchestre National de Lille : les rĂ©servations se font directement auprĂšs des salles

Orchestre National de Lille
30 Place MendĂšs France BP 70119 / 59027 Lille cedex
+33 (0)3 20 12 82 40
Accueil-billetterie : 3 place MendĂšs France
Ouvert du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

 

 
 

 

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UNE AFFAIRE DE FAMILLE… D’un gĂ©nie orchestrateur, Ă©mergent les pĂ©pites du fils (Johann II) : Le Beau Danube bleu (1867), La valse de l’Empereur : vĂ©ritable manifeste esthĂ©tique de la Vienne impĂ©riale de François-Joseph et de son Ă©pouse « Sissi ». Si les trois temps assurent le rebond et l’élan (du dĂ©sir ainsi amorcĂ©, cultivĂ©, porté ), le quatriĂšme qui en est dĂ©duit, se fait toujours attendre
 car il ne vient pas. Cette irrĂ©solution cristallise la pulsion premiĂšre, viscĂ©rale d’une danse – transe, Ă  l’érotisme Ă©vident et qui en son temps, fut taxĂ© d’abord, de perversitĂ©, d’immoralitĂ©, d’indĂ©cence.

Mais le fils bĂ©nĂ©ficia de la gloire dĂ©jĂ  Ă©tablie du nom Strauss, affirmĂ© par son pĂšre avant lui (Johnn I); aprĂšs avoir enfantĂ© d’un chef d’oeuvre qui Ă©voque aussi l’esprit de toute une Ă©poque, la fameuse Marche de Radetsky (pour la fĂȘte de la rĂ©conciliation, le 22 sept 1849, pour le retour d’Italie du fameux marĂ©chal), Johann pĂšre meurt le 25 septembre 1849 Ă  
 45 ans. Une gloire chasse l’autre,
 c’est ensuite dans la seconde moitiĂ© du XIXĂš, que le fils dĂ©trĂŽna le pĂšre, redoublant de raffinement orchestral, de verve et d’imagination ciselĂ©es (Ă  partir d’un concert tremplin au Casino Dommayer, le 15 octobre 1844), rĂ©Ă©crivant dĂ©sormais le roman familial aussi, car c’et bien Johann Strauss II qui supplanta tous les autres, obligeant mĂȘme son frĂšre Josef Ă  reprendre la direction de l’orchestre du clan, pilotant les tournĂ©es de plus en plus Ă©reintantes, il devait mourir de surmenage Ă  43 ans


 

 
 

 

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LIRE aussi notre critique complùte de l’excellent ouvrage JOHANN STRAUSS (Actes Sud / oct 2017)

http://www.classiquenews.com/livre-critique-compte-rendu-johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-par-alain-duault-collection-classica-actes-sud/

LILLE, ONL. Les 8, 9 nov 2018 : JC Casadesus dirige Rimsky, Dvorak

LILLE, ONL. Les 8, 9 nov 2018 : JC Casadesus dirige Rimsky, Dvorak. FiĂšvre russe Ă  Lille pour un programme exaltant et ambitieux intitulĂ© « MILLE ET UNE NUITS », en rĂ©fĂ©rence au conte oriental qu’a mis en musique l’excellent Rimsky-Korsakov (Sheherazade).

casadesus_jean_claude_portrait_290Pour sa premiĂšre sĂ©rie de la saison 2018-2019, le chef fondateur de l’ONL Orchestre National de Lille invite le jeune soliste français Victor Julien-LaferriĂšre dans le Concerto pour violoncelle de DVORAK; Victor Julien-LaferriĂšre, a Ă©tĂ© rĂ©cemment rĂ©compensĂ© de la Victoire de la musique classique de l’annĂ©e. Il a aussi remportĂ© le Concours Reine Elisabeth 2017.

Le Concerto pour violoncelle op.104 de Dvoƙák est l’un des piliers du rĂ©pertoire du violoncelle ; comme la Symphonie du Nouveau Monde, le Concerto remonte Ă  l’annĂ©e 1894 quand Dvorak dirigeait le Conservatoire de New-York. Que la tonalitĂ© affirmĂ©e de si mineur ait Ă©tĂ© inspirĂ©e par le son des chutes du 
 Niagara, ou pas, il ne manque pas de souffle et de grandeur dans un Concerto qui place clairement le violoncelle au centre d’un drame passionnĂ©, Ă  la mesure de dĂ©flagrations aquatiques amples et suggestives. Dvorak Ă©crit une piĂšce majeure qui ne cite pas ou trĂšs peu le nouveau continent, mais plutĂŽt sa terre natale (mouvement lent, et finale du dernier) : rien ne rĂ©siste Ă  l’appel de la BohĂšme originelle.

7 annĂ©es auparavant, Rimsky-Korsakov dĂ©montre une inspiration Ă©blouissante dans sa mise en musique de la lĂ©gende orientale, « les Mille et une Nuits », source littĂ©raire et onirique puissante, Ă  la mode en Russie au cours du XIXe siĂšcle. Que rehausse encore le gĂ©nie du compositeur russe, comme orchestrateur : de fait, son Ă©criture partage cet orientalisme fiĂšvreux et trĂšs colorĂ©, avec le peintre français GĂ©rĂŽme, inventeur de l’orientalisme pictural, et qui Ă©blouit spĂ©cifiquement par son sens d’un chromatisme d’une sensualitĂ© irrĂ©sistible.

REPORT D’UNE MISE A MORT PROGRAMMÉ
 Rimski-Korsakov explicite lui-mĂȘme le programme de son poĂšme symphonique ainsi : « Le sultan Shahriar, persuadĂ© de la perfidie et de l’infidĂ©litĂ© des femmes, jura de faire mettre Ă  mort chacune de ses Ă©pouses aprĂšs la premiĂšre nuit. Mais la sultane ShĂ©hĂ©razade rĂ©ussit Ă  sauver sa vie en le captivant par des histoires qu’elle lui raconta pendant mille et une nuits. Pris par la curiositĂ©, le sultan remettait de jour en jour l’exĂ©cution de son Ă©pouse et finit par y renoncer dĂ©finitivement. ShĂ©hĂ©razade lui conta bien des merveilles, en citant les vers des poĂštes et les textes des chansons, et en imbriquant les histoires les unes dans les autres.» Comme son hĂ©roĂŻne multiplie les Ă©pisodes et enrichit sa narrations de milles rebondissements imprĂ©vus, Rimsky, qui orchestre simultanĂ©ment l’opĂ©ra « Le Prince Igor » de son compatriote Borodine, s’ingĂ©nie Ă  dĂ©velopper 1001 nuances et couleurs instrumentales, osant des combinaisons de timbres, des mĂ©langes Ă  foison. S’il cite de façon rĂ©pĂ©titive, un mĂȘme motif, Rimsky s’écarte du principe du leitmotiv wagnĂ©rien, car jamais un mĂȘme air n’est attachĂ© Ă  la mĂȘme idĂ©e : de fait, le mĂȘme motif mĂ©lodique Ă©voque tour Ă  tour, le sultan magnifique, l’ocĂ©an sur lequel navigue le marin Sindbad
 rien n’est figĂ©, tout se mĂ©tamorphose
 comme l’écriture de Rimsky qui atteint un raffinement proche des futurs impressionnistes. Dans cette houle mouvante et enivrĂ©e, perce le violon solo sublime de ShĂ©hĂ©razade qui lui incarne toujours la figure de la princesse au gĂ©nie poĂ©tique et narratif central.

LAFERRIERE violoncelleVictor Julien-Laferriere © Lyodoh KanekoAGENDA : ne manquer aussi le 9 novembre 2018, 12h30

A noter que le violoncelliste aura sa « carte blanche » Ă  Lille, Ă  l’Auditorium le vend 9 nov 2018, 12h30. Au programme de ce rĂ©cital de la mi journĂ©e : JS BACH (Suite pour violoncelle n°1) et KODALY (Sonate pour violoncelle seul).

LILLE, Auditorium le Nouveau SiĂšcle
Les 8 et 9 novembre 2018
Jean-Claude CASADESUS (chef fondateur) dirige l’ONL ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE dans  DVORAK et RIMSKY-KORSAKOV
RESERVEZ VOTRE PLACE ICI

Reportage vidéo : ONL Orchestre National de Lille : MASS de BERNSTEIN / Alexandre Bloch (juin 2018)

mass-bernstein-lille-orchestre-national-compte-rendu-critique-classiquenews-alexandre-blochREPORTAGE VIDEO. ONL Orchestre National de Lille. BERNSTEIN : MASS (juin 2018). En hommage au gĂ©nie de Leonard Bernstein et pour son centenaire en 2018, l’ONL Orchestre National de Lille sous la direction de son directeur musical Alexandre BLOCH, frappe fort en ce mois de juin 2018 ; la phalange lilloise Ă  la laquelle se joignent les troupes musicales de la RĂ©gion (choeurs, tambours et orchestres d’harmonie
) rĂ©ussit tous les dĂ©fis d’une partition atypique, mĂ©connue et pourtant essentielle pour comprendre et mesurer l’humanisme engagĂ© du compositeur amĂ©ricain : MASS (1972). ChƓurs d’enfants angĂ©liques, Ă©merveillĂ©s (une rĂ©fĂ©rence Ă  cette innocence perdue dont a rĂȘvĂ© Bernstein toute sa vie ?), choeur solennel et parodique ; « street chorus », mordant, cynique, critique voire blasphĂ©matoire ; surtout cĂ©lĂ©brant incarnĂ© sombrant dans le doute et le dĂ©sarroi le plus vertigineux
 avant la grande rĂ©conciliation fraternelle de la fin. Bernstein ne fait pas que le procĂšs du rituel, de tous les offices religieux ; il sait les rĂ©inscrire dans une vision profondĂ©ment humaine, qui rĂ©tablit le sens profond d’une cĂ©lĂ©bration collective : le partage et le respect mutuel. Tout dogme enseignĂ© doit Ă©largir le champs de vision, renforcer l’Ă©coute de la diversitĂ©, cultiver la tolĂ©rance.

Rien ne manque dans cette partition qui cite certes l’esthĂ©tique des 70’s, mais reste atemporelle par son message pacifiste, amoureux, gĂ©nĂ©reux, humaniste. Voici assurĂ©ment le point d’orgue de l’annĂ©e BERNSTEIN 2018 en France, et la rĂ©alisation la plus significative de l’annĂ©e de cĂ©lĂ©bration. GRAND REPORTAGE VIDEO © studio CLASSIQUENEWS.TV 2018 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM.

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LIRE aussi notre critique complĂšte de MASS de Leonard BERNSTEIN par Alexandre BLOCH (28 juin 2018) – Auditorium du Nouveau SiĂšcle, LILLE / ONL

200 personnes sur le plateau et au-dessus (s’agissant des deux jazz band, et rock band, situĂ©s chacun au dessus de la scĂšne, Ă  jardin et Ă  cour) incarnent et exaltent l’ivresse grandissante d’une partition protĂ©iforme signĂ©e Bernstein, au dĂ©but des annĂ©es 1970 : MASS. Il faut donc pour le chef savoir coordonner le geste d’une colonie Ă©parse de musiciens aux parties simultanĂ©es, et aussi prĂ©server la clartĂ© d’une oeuvre construite comme une cathĂ©drale particuliĂšrement riche en changements de rythmes et en formes musicales. GĂ©nĂ©reux, Ă©clectique, Bernstein fait montre d’une invention parfois dĂ©routante pour l’auditeur, mais tout le mĂ©rite revient au formidable engagement des chanteurs et instrumentistes, Ă  la direction Ă  la fois fiĂ©vreuse et prĂ©cise du chef Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille ; le maestro sculpte un monument esthĂ©tique qui suit trĂšs minutieusement son parcours, sans dilution, et avec des pointes sarcastiques ou lyriques d’une indiscutable intelligence…

LILLE, ONL : Mozart, Boieldieu… Les LumiĂšres

logo_ONL_2016LILLE, ONL : Mozart, Boieldieu, les 24, 25 oct 2018. L’Orchestre National de Lille retrouve le chef Jan Willem de Vriend (l’un des 3 chefs associĂ©s Ă©troitement Ă  la vie de l’Orchestre Ă  chaque saison) dans un cycle Ă©clectique qui s’intĂ©resse aux Ă©critures concertantes et dĂ©jĂ  symphoniques de Bach, Boieldieu, Mozart et surtout Rameau
 Pleine immersion dans le bain bouillonnant des LumiĂšres, quand le XVIIIĂš façonne Ă  sa maniĂšre l’évolution de l’écriture pour les instruments.
Outre le Concerto pour harpe de Boieldieu (Ă©crit Ă  Paris en 1801, dans le style viennois, associant virtuositĂ© et raffinement), raretĂ© d’une exceptionnelle Ă©lĂ©gance, l’ONL met en lumiĂšre le feu mozartien et la sensibilitĂ© coloriste d’un Rameau dĂ©cidĂ©ment trĂšs moderne dans son approche et sa conception de l’écriture instrumentale. Les rĂ©vĂ©lations de ce programme sont prometteuses. C’est un volet primordial aux cĂŽtĂ©s des concerts du rĂ©pertoire, prĂ©sentant les Ɠuvres mieux connues des XIXĂš et XXĂš siĂšcles.

Un Rameau mĂ©connu : Les FĂȘtes de PolymnieRAMEAU / MOZART : L’EQUATION MAGICIENNE. Quelle belle idĂ©e de mettre en perspective dans le cadre d’un seul concert, Rameau et Mozart. Le premier apporte toutes les idĂ©es et les couleurs en une Ă©criture qui cĂ©lĂšbre le gĂ©nie de la musique pure ; dans son dernier opĂ©ra Les BorĂ©ades (qu’il ne verra jamais reprĂ©sentĂ© car les rĂ©pĂ©titions sont annulĂ©es au moment de sa mort, le 12 septembre 1764), Rameau « ose » un orchestre somptueux, d’un chromatisme nouveau dont le colorisme et cette sensibilitĂ© nouvelle au paysage atmosphĂ©rique annonce l’impressionnisme de Debussy. Rien de moins. C’est dire le champs expressifs qui s’offre ainsi au travail des instrumentistes de l’orchestre.
Dans Les BorĂ©ades, Rameau imagine les saisons (tempĂȘtes, souffle des vents du nord, incarnĂ©s par le dieu aĂ©rien BorĂ©e et ses fils), mais aussi prend clairement partie pour les prisonniers et les esclaves torturĂ©s (en une scĂšne de torture d’une violence inouĂŻe, oĂč la reine de Bactriane Alphise est malmenĂ©e par BorĂ©e et ses fils, BorilĂ©e et Calisis, Ă  l’acte V
). Dans ses Suites de danses, qui apportent la respiration nĂ©cessaire pour Ă©quilibrer l’architecture de l’opĂ©ra, riche en rebondissements et Ă©preuves diverses, Rameau invente vĂ©ritablement l’autonomie de l’orchestre dans le flux de l’opĂ©ra : la tempĂȘte de l’acte III, qui exprime alors la colĂšre de BorĂ©e (lequel enlĂšve Alphise), le paysage dĂ©vastĂ© qui s’en suit (dĂ©but de l’acte IV) indique l’essor poĂ©tique de l’orchestre, vĂ©ritable acteur du drame, qui permet aussi un parallĂšle Ă©loquent entre l’état de la nature et l’état intĂ©rieur et psychique du hĂ©ros qui est alors en scĂšne (au dĂ©but du IV, c’est Abaris, aimĂ© d’Alpise qui paraĂźt, dĂ©muni, inquiet car il ne voit plus celle qu’il aime et qu’a kidnappĂ© BorĂ©e et sa clique de vents haineux)


En homme des LumiĂšres, Rameau annonce l’engagement des hommes de bonne volontĂ© et aussi ce mouvement de la sensibilitĂ© qui s’intĂ©resse aux modulations de la Nature, en son Ă©ternel et cyclique Ă©ternitĂ©. Le dĂ©fi pour un orchestre d’instruments modernes est de retrouver le style baroque dĂ©jĂ  prĂ©classique et prĂ©romantique (rĂ©solution des ornements, tenue d’archet, ligne mĂ©lodique Ă  partir des temps forts et secondaires, 
). L’expĂ©rience du chef est ici primordiale pour rĂ©ussir ce dĂ©fi de la pratique historiquement informĂ©e, qui infĂ©ode la technicitĂ© Ă  la juste expression.
BOIELDIEU portrait par classiquenews 800px-Fr-Adrien_BoieldieuRare les programmes qui ont l’audace de la mise en perspective, remontant jusqu’au XVIIIĂš, Ă  la (re)dĂ©couverte des compositeurs dont le langage a façonnĂ© aussi l’histoire de l’écriture orchestrale. Ainsi ce concert, exaltant les Ă©critures de JS BACH, BOIELDIEU, MOZART et RAMEAU, rend -t-il hommage Ă  cette pĂ©riode souvent boudĂ©e, oĂč s’est construit l’essor symphonique, prĂ©parant aux grandes Ɠuvres du plein XIXĂš. De sorte que l’on comprend comment tout est nĂ©, dans la 2Ăš moitiĂ© du XVIIIĂš, le siĂšcle des LumiĂšres. Le cas de Boieldieu est emblĂ©matique de ces auteurs mĂ©connus, oubliĂ©s, et pourtant majeurs Ă  leur Ă©poque : bravant les alĂ©as politiques de son Ă©poque (nĂ© sous l’Ancien RĂ©gime, vivant sous la Terreur, cĂ©lĂ©brĂ© durant le Consulat et l’Empire, puis estimĂ© des Bourbons, enfin ruinĂ© par la RĂ©volution de Juillet 1830), Boieldieu illumine cependant le genre opĂ©ra dans les trois premiĂšres dĂ©cennies du XIXĂš, c’es Ă  dire quand perce le gĂ©nie de Rossini (Le Calife de Bagdad crĂ©Ă© en 1800, La Dame blanche de 1825
 les chercheurs et producteurs seraient donc inspirĂ©s de se pencher enfin sur son cas : un pur tempĂ©rament imaginatif, dont le gĂ©nie Ă©clectique, synthĂ©tique mĂȘle premier classicisme, romantisme, hĂ©ritage de Gluck et concurrence des italiens dont Rossini Ă©videmment)


 

 

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ONL-18-19-saison-VIGNETTE-CARRE-concerts-selection-critique-concerts-par-classiquenewsOrchestre National de Lille
Programme L’Europe des Lumiùres
Mercredi 24 oct 2018, 20h
Jeudi 25 oct 2018, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/leurope-des-lumieres/

 

 

BACH
Suite pour orchestre n°3

BOIELDIEU
Concerto pour harpe et orchestre

MOZART
Symphonie n° 35, Haffner

RAMEAU
Les Boréades, suite

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
JAN WILLEM DE VRIEND, direction musicale
XAVIER DE MAISTRE, harpe

 

 

 

 

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MOZART : Symphonie n°35, «  Haffner ». D’une durĂ©e lĂ©gĂšrement supĂ©rieure Ă  
 20 mn, selon les interprĂ©tations et leurs conceptions du tempo, la Symphonie Haffner de Mozart est Ă©crite en juillet 1782, Ă  Vienne, oĂč Wolfgang vient de faire reprĂ©senter l’EnlĂšvement au sĂ©rail, d’une violence et d’une exaltation Ă©motionnelle inouĂŻe. Il s’agissait alors de cĂ©lĂ©brer l’anoblissement de Siegmund Haffner qui avait demandĂ© 6 ans auparavant Ă  Mozart (1776) Ă  Salzbourg, une sĂ©rĂ©nade pour le mariage de sa fille Elisabeth. MalgrĂ© une surcharge de travail, Wolfgang Ă  Vienne livre le 3 aoĂ»t 1782 sa nouvelle symphonie ; c’est la capacitĂ© d’un nouvel Ă©poux, car il vient de se marier, 3 jours auparavant. Dans son plan en quatre parties, Mozart voit grand. Il joint en plus la marche en rĂ© majeur k 408.
Le premier Allegro (con spirito) redouble d’énergie voire de frĂ©nĂ©sie exaspĂ©rĂ©e, tempĂ©rĂ©es ou plutĂŽt canalisĂ©es par une ritournelle finale qui rappelle JS BACH que Mozart vient alors de dĂ©couvrir et d’étudier minutieusement.
L’Andante qui suit, apporte rĂ©confort et sĂ©rĂ©nitĂ© d’une sĂ©rĂ©nade toute imprĂ©gnĂ©e de calme plĂ©nitude dans l’esprit de la musique de chambre.
Le Menuetto Ă  3/4 indique une extension nouvelle, d’une soliditĂ© inĂ©dite qui montre le soin de Mozart pour cet Ă©pisode purement rythmique qui apporte lui aussi dans la succession des caractĂ©risations symphoniques, une dĂ©tente faite Ă©lĂ©gance et expressivitĂ©.
Enfin, le Finale (presto, Ă  2/2), cultive lui aussi l’énergie jaillissante avec une claire rĂ©fĂ©rence Ă  l’air du chef des esclaves Osmin dans l’EnlĂšvement au sĂ©rail (O wie will ich triumphieren : air de victoire des esclavagistes et des tyrans
). Selon Mozart lui-mĂȘme, il convient de jouer aussi vite que possible ce dernier mouvement, comme le premier Allegro doit ĂȘtre aborder avec tout le feu nĂ©cessaire. De toute Ă©vidence, le brio, la lĂ©gĂšretĂ© embrase le tissu orchestral, fait de changements de modulations, d’harmonies et de rythmes changeants et rapides. Le feu dont parle Mozart affirme ici un grand tempĂ©rament symphonique, et l’une des grandes symphonies viennoises de Wolfgang.

 

 

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L’Orchestre National de Lille Ă  l’Ă©poque des LumiĂšres

logo_ONL_2016LILLE, ONL : Mozart, Boieldieu, les 24, 25 oct 2018. L’Orchestre National de Lille retrouve le chef Jan Willem de Vriend (l’un des 3 chefs associĂ©s Ă©troitement Ă  la vie de l’Orchestre Ă  chaque saison) dans un cycle Ă©clectique qui s’intĂ©resse aux Ă©critures concertantes et dĂ©jĂ  symphoniques de Bach, Boieldieu, Mozart et surtout Rameau
 Pleine immersion dans le bain bouillonnant des LumiĂšres, quand le XVIIIĂš façonne Ă  sa maniĂšre l’évolution de l’écriture pour les instruments.
Outre le Concerto pour harpe de Boieldieu (Ă©crit Ă  Paris en 1801, dans le style viennois, associant virtuositĂ© et raffinement), raretĂ© d’une exceptionnelle Ă©lĂ©gance, l’ONL met en lumiĂšre le feu mozartien et la sensibilitĂ© coloriste d’un Rameau dĂ©cidĂ©ment trĂšs moderne dans son approche et sa conception de l’écriture instrumentale. Les rĂ©vĂ©lations de ce programme sont prometteuses. C’est un volet primordial aux cĂŽtĂ©s des concerts du rĂ©pertoire, prĂ©sentant les Ɠuvres mieux connues des XIXĂš et XXĂš siĂšcles.

Un Rameau mĂ©connu : Les FĂȘtes de PolymnieRAMEAU / MOZART : L’EQUATION MAGICIENNE. Quelle belle idĂ©e de mettre en perspective dans le cadre d’un seul concert, Rameau et Mozart. Le premier apporte toutes les idĂ©es et les couleurs en une Ă©criture qui cĂ©lĂšbre le gĂ©nie de la musique pure ; dans son dernier opĂ©ra Les BorĂ©ades (qu’il ne verra jamais reprĂ©sentĂ© car les rĂ©pĂ©titions sont annulĂ©es au moment de sa mort, le 12 septembre 1764), Rameau « ose » un orchestre somptueux, d’un chromatisme nouveau dont le colorisme et cette sensibilitĂ© nouvelle au paysage atmosphĂ©rique annonce l’impressionnisme de Debussy. Rien de moins. C’est dire le champs expressifs qui s’offre ainsi au travail des instrumentistes de l’orchestre.
Dans Les BorĂ©ades, Rameau imagine les saisons (tempĂȘtes, souffle des vents du nord, incarnĂ©s par le dieu aĂ©rien BorĂ©e et ses fils), mais aussi prend clairement partie pour les prisonniers et les esclaves torturĂ©s (en une scĂšne de torture d’une violence inouĂŻe, oĂč la reine de Bactriane Alphise est malmenĂ©e par BorĂ©e et ses fils, BorilĂ©e et Calisis, Ă  l’acte V
). Dans ses Suites de danses, qui apportent la respiration nĂ©cessaire pour Ă©quilibrer l’architecture de l’opĂ©ra, riche en rebondissements et Ă©preuves diverses, Rameau invente vĂ©ritablement l’autonomie de l’orchestre dans le flux de l’opĂ©ra : la tempĂȘte de l’acte III, qui exprime alors la colĂšre de BorĂ©e (lequel enlĂšve Alphise), le paysage dĂ©vastĂ© qui s’en suit (dĂ©but de l’acte IV) indique l’essor poĂ©tique de l’orchestre, vĂ©ritable acteur du drame, qui permet aussi un parallĂšle Ă©loquent entre l’état de la nature et l’état intĂ©rieur et psychique du hĂ©ros qui est alors en scĂšne (au dĂ©but du IV, c’est Abaris, aimĂ© d’Alpise qui paraĂźt, dĂ©muni, inquiet car il ne voit plus celle qu’il aime et qu’a kidnappĂ© BorĂ©e et sa clique de vents haineux)


En homme des LumiĂšres, Rameau annonce l’engagement des hommes de bonne volontĂ© et aussi ce mouvement de la sensibilitĂ© qui s’intĂ©resse aux modulations de la Nature, en son Ă©ternel et cyclique Ă©ternitĂ©. Le dĂ©fi pour un orchestre d’instruments modernes est de retrouver le style baroque dĂ©jĂ  prĂ©classique et prĂ©romantique (rĂ©solution des ornements, tenue d’archet, ligne mĂ©lodique Ă  partir des temps forts et secondaires, 
). L’expĂ©rience du chef est ici primordiale pour rĂ©ussir ce dĂ©fi de la pratique historiquement informĂ©e, qui infĂ©ode la technicitĂ© Ă  la juste expression.
BOIELDIEU portrait par classiquenews 800px-Fr-Adrien_BoieldieuRare les programmes qui ont l’audace de la mise en perspective, remontant jusqu’au XVIIIĂš, Ă  la (re)dĂ©couverte des compositeurs dont le langage a façonnĂ© aussi l’histoire de l’écriture orchestrale. Ainsi ce concert, exaltant les Ă©critures de JS BACH, BOIELDIEU, MOZART et RAMEAU, rend -t-il hommage Ă  cette pĂ©riode souvent boudĂ©e, oĂč s’est construit l’essor symphonique, prĂ©parant aux grandes Ɠuvres du plein XIXĂš. De sorte que l’on comprend comment tout est nĂ©, dans la 2Ăš moitiĂ© du XVIIIĂš, le siĂšcle des LumiĂšres. Le cas de Boieldieu est emblĂ©matique de ces auteurs mĂ©connus, oubliĂ©s, et pourtant majeurs Ă  leur Ă©poque : bravant les alĂ©as politiques de son Ă©poque (nĂ© sous l’Ancien RĂ©gime, vivant sous la Terreur, cĂ©lĂ©brĂ© durant le Consulat et l’Empire, puis estimĂ© des Bourbons, enfin ruinĂ© par la RĂ©volution de Juillet 1830), Boieldieu illumine cependant le genre opĂ©ra dans les trois premiĂšres dĂ©cennies du XIXĂš, c’es Ă  dire quand perce le gĂ©nie de Rossini (Le Calife de Bagdad crĂ©Ă© en 1800, La Dame blanche de 1825
 les chercheurs et producteurs seraient donc inspirĂ©s de se pencher enfin sur son cas : un pur tempĂ©rament imaginatif, dont le gĂ©nie Ă©clectique, synthĂ©tique mĂȘle premier classicisme, romantisme, hĂ©ritage de Gluck et concurrence des italiens dont Rossini Ă©videmment)


 

 

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ONL-18-19-saison-VIGNETTE-CARRE-concerts-selection-critique-concerts-par-classiquenewsOrchestre National de Lille
Programme L’Europe des Lumiùres
Mercredi 24 oct 2018, 20h
Jeudi 25 oct 2018, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/leurope-des-lumieres/

 

 

BACH
Suite pour orchestre n°3

BOIELDIEU
Concerto pour harpe et orchestre

MOZART
Symphonie n° 35, Haffner

RAMEAU
Les Boréades, suite

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
JAN WILLEM DE VRIEND, direction musicale
XAVIER DE MAISTRE, harpe

 

 

 

 

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MOZART : Symphonie n°35, «  Haffner ». D’une durĂ©e lĂ©gĂšrement supĂ©rieure Ă  
 20 mn, selon les interprĂ©tations et leurs conceptions du tempo, la Symphonie Haffner de Mozart est Ă©crite en juillet 1782, Ă  Vienne, oĂč Wolfgang vient de faire reprĂ©senter l’EnlĂšvement au sĂ©rail, d’une violence et d’une exaltation Ă©motionnelle inouĂŻe. Il s’agissait alors de cĂ©lĂ©brer l’anoblissement de Siegmund Haffner qui avait demandĂ© 6 ans auparavant Ă  Mozart (1776) Ă  Salzbourg, une sĂ©rĂ©nade pour le mariage de sa fille Elisabeth. MalgrĂ© une surcharge de travail, Wolfgang Ă  Vienne livre le 3 aoĂ»t 1782 sa nouvelle symphonie ; c’est la capacitĂ© d’un nouvel Ă©poux, car il vient de se marier, 3 jours auparavant. Dans son plan en quatre parties, Mozart voit grand. Il joint en plus la marche en rĂ© majeur k 408.
Le premier Allegro (con spirito) redouble d’énergie voire de frĂ©nĂ©sie exaspĂ©rĂ©e, tempĂ©rĂ©es ou plutĂŽt canalisĂ©es par une ritournelle finale qui rappelle JS BACH que Mozart vient alors de dĂ©couvrir et d’étudier minutieusement.
L’Andante qui suit, apporte rĂ©confort et sĂ©rĂ©nitĂ© d’une sĂ©rĂ©nade toute imprĂ©gnĂ©e de calme plĂ©nitude dans l’esprit de la musique de chambre.
Le Menuetto Ă  3/4 indique une extension nouvelle, d’une soliditĂ© inĂ©dite qui montre le soin de Mozart pour cet Ă©pisode purement rythmique qui apporte lui aussi dans la succession des caractĂ©risations symphoniques, une dĂ©tente faite Ă©lĂ©gance et expressivitĂ©.
Enfin, le Finale (presto, Ă  2/2), cultive lui aussi l’énergie jaillissante avec une claire rĂ©fĂ©rence Ă  l’air du chef des esclaves Osmin dans l’EnlĂšvement au sĂ©rail (O wie will ich triumphieren : air de victoire des esclavagistes et des tyrans
). Selon Mozart lui-mĂȘme, il convient de jouer aussi vite que possible ce dernier mouvement, comme le premier Allegro doit ĂȘtre aborder avec tout le feu nĂ©cessaire. De toute Ă©vidence, le brio, la lĂ©gĂšretĂ© embrase le tissu orchestral, fait de changements de modulations, d’harmonies et de rythmes changeants et rapides. Le feu dont parle Mozart affirme ici un grand tempĂ©rament symphonique, et l’une des grandes symphonies viennoises de Wolfgang.

 

 

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ONL. RemĂšdes de l’Ăąme Ă  Valenciennes

Orchestre National de Lille : remĂšdes de l'ĂąmeVALENCIENNES. Concert ONL, RemĂšdes de l’ñme, le 26 oct 2018. VoilĂ  une expĂ©rience hors des salles de concert et qui nous rappelle combien la musique peut soigner l’ñme ; c’est mĂȘme une initiative visionnaire et lĂ©gitime car la musique a de toute Ă©vidence une vertu thĂ©rapeutique : toutes les Ă©tudes scientifiques l’ont prouvĂ©. L’ONL Orchestre National de Lille le dĂ©montre et s’engage de cette voie : sous la direction de son premier chef invitĂ©, Willem de Vriend, les instrumentistes de l’orchestre offrent un concert pour la premiĂšre fois rĂ©unis en formation symphonique, en milieu hospitalier, au Centre Hospitalier de Valenciennes, ce vendredi 26 octobre 2018 Ă  15h.

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CONCERT « RemĂšdes de l’ñme”
4Úme saison décentralisée au Centre Hospitalier de Valenciennes
Vendredi 26 octobre Ă  15h
Hall du Centre Hospitalier de Valenciennes

Dans le cadre des actions de décentralisation culturelle de la scÚne nationale du Phénix
et du Centre Hospitalier de Valenciennes.

Au programme :

Bach : Suite pour orchestre n°3 en ré majeur (BWV 1068) (extraits)
Mozart : Symphonie 35 « Haffner » (KV 250)
Rameau : Les BorĂ©ades, Suite d’orchestre

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LIRE ici notre prĂ©sentation de ce programme, qui les 24 et 25 octobre 2018 est donnĂ© Ă  l’Auditorium le Nouveau SiĂšcle de Lille sous le titre, l’Europe des LumiĂšres (et avec le Concerto pour harpe de Boieldieu / Soliste : Xavier de Maistre, harpe).

CONCERT FLASH, 12h30, ROMITELLI, An Index of Metals

©indexofmetal_328px_18-19 concert flash orch national de lille ONL octobre 2018LILLE, ONL. ROMITELLI: An Index of Metals, vend 12 oct 2018. L’ONL depuis quelques annĂ©es a inventĂ© un nouveau dispositif musical et gourmand pour la pause dĂ©jeuner
 Avant et aprĂšs la performance, le bar de l’Orchestre propose une restauration lĂ©gĂšre. Le premier concert flash Ă  12h30 de la saison 18 – 19, a lieu ce vendredi ; l’Orchestre National de Lille invite l’ensemble Miroirs Ă©tendus pour An index of Metals de Fausto Romitelli, compositeur disparu en 2004. Miroirs Étendus reprend l’une des plus grandes piĂšces de musique contemporaine des vingt derniĂšres annĂ©es : l’opĂ©ra-vidĂ©o, An Index of Metals, de Fausto Romitelli et Paolo Pachini, conçu pour une chanteuse et onze instrumentistes sonorisĂ©s, et crĂ©e en 2003. Disciple de Hugues Dufourt, Romitelli dĂ©cĂ©dĂ© Ă  41 ans, a participĂ© au cours de l’Ircam Ă  Paris, explorant toujours les champs expressifs de la musique spectrale (harmonies, timbre, mĂ©tamorphose
)

 

 

 

ROMITELLI fausto compositeur portrait concert par classiquenews 220px-Fausto_Romitelliƒuvre-limite, Ă©crite sous l’influence du rock psychĂ©dĂ©lique et de la musique Ă©lectronique, elle est donnĂ©e pour la premiĂšre fois Ă  Lille. Fausto Romitelli souhaite « dĂ©tourner la forme sĂ©culaire de l’opĂ©ra vers une expĂ©rience de perception totale plongeant le spectateur dans une matiĂšre incandescente autant lumineuse que sonore ; un flux magmatique de sons, de formes et de couleurs, sans autre visĂ©e que l’hypnose, la possession et la transe. » An Index of Metals offre ainsi une traversĂ©e, impressionnante et vertigineuse, dans l’esprit de notre temps, Ă  la façon d’une immense chute visuelle et sonore. Visionnaire en bien des points, la musique de Romatelli malgrĂ© sa disparition marque les esprits par sa franchise, ses fulgurances que la guitare Ă©lectrique, son instrument fĂ©tiche, magnifie encore. De mĂȘme pour la concepiton mĂȘme de la musique amplifiĂ©e dont il souligne le caractĂšre difforme, monstrueux, comme une critique ouverte sur les formes de son Ă©poque. L’expĂ©rience s’offre aux Lillois, heureux spectateurs au Nouveau SiĂšcle ce vendredi 12 octobre pour le premier CONCERT FLASH de la saison 2018 2019 de l’Orchestre national de Lille. A 12h30. DurĂ©e 1h.

 

 

 

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boutonreservationvendredi 12 octobre 2018
Flash Ă  12h30
AN INDEX OF METALS
création lilloise
vidéo-opéra pour soprano
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/an-index-of-metals/

Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

 

 

 

 

ROMITELLI
An Index of Metals

CONCEPTION : FAUSTO ROMITELLI ET PAOLO PACHINI
TEXTE : KENKA LÈKOVICH
VIDÉO : PAOLO PACHINI, LEONARDO ROMOLI
INFORMATIQUE MUSICALE : STEFANO BONETTI, PAOLO PACHINI

SONORISATION : BAPTISTE CHOUQUET
RÉALISATION INFORMATIQUE MUSICALE : ÉTIENNE GRAINDORGE
RÉGIE GÉNÉRALE : DIANE LOGER

CHANT : LINDA OLÁH
ENSEMBLE MIROIRS ÉTENDUS
DIRECTION MUSICALE : FIONA MONBET

 

 

 

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Les 5 autres CONCERTS FLASH de l’Orchestre National de Lille
Saison 2018 – 2019

9 novembre 2018
Flash Ă  12h30
Carte blanche au violoncelliste
VICTOR JULIEN LA FERRIERE

11 janvier 2019
Flash Ă  12h30
CARTE BLANCHE aux frĂšres pinaistes
LUCAS & ARTHUR JUSSEN
Piano a 4 mains

5 mars 2019
Flash Ă  12h30
BENJAMIN ATAHIR
compositeur en résidence

25 avril 2019
Flash Ă  12h30
MAGNUS LINDBERG
compositeur en résidence

7 juin 2019
Flash Ă  12h30
CARTE BLANCHE au violoniste
NEMANJA RADULOVIC

 

 

 

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Toutes les infos sur les 6 CONCERTS FLASH de la saison 2018 2019 de l’ONL Orchestre National de Lille

http://www.onlille.com/saison_18-19/concerts/categorie/flash_12h30/

 

 

 

LILLE. L’ONL joue l’Europe des LumiĂšres, de Rameau Ă  Boieldieu

logo_ONL_2016LILLE, ONL : Mozart, Boieldieu, les 24, 25 oct 2018. L’Orchestre National de Lille retrouve le chef Jan Willem de Vriend (l’un des 3 chefs associĂ©s Ă©troitement Ă  la vie de l’Orchestre Ă  chaque saison) dans un cycle Ă©clectique qui s’intĂ©resse aux Ă©critures concertantes et dĂ©jĂ  symphoniques de Bach, Boieldieu, Mozart et surtout Rameau
 Pleine immersion dans le bain bouillonnant des LumiĂšres, quand le XVIIIĂš façonne Ă  sa maniĂšre l’évolution de l’écriture pour les instruments.
Outre le Concerto pour harpe de Boieldieu (Ă©crit Ă  Paris en 1801, dans le style viennois, associant virtuositĂ© et raffinement), raretĂ© d’une exceptionnelle Ă©lĂ©gance, l’ONL met en lumiĂšre le feu mozartien et la sensibilitĂ© coloriste d’un Rameau dĂ©cidĂ©ment trĂšs moderne dans son approche et sa conception de l’écriture instrumentale. Les rĂ©vĂ©lations de ce programme sont prometteuses. C’est un volet primordial aux cĂŽtĂ©s des concerts du rĂ©pertoire, prĂ©sentant les Ɠuvres mieux connues des XIXĂš et XXĂš siĂšcles.

Un Rameau mĂ©connu : Les FĂȘtes de PolymnieRAMEAU / MOZART : L’EQUATION MAGICIENNE. Quelle belle idĂ©e de mettre en perspective dans le cadre d’un seul concert, Rameau et Mozart. Le premier apporte toutes les idĂ©es et les couleurs en une Ă©criture qui cĂ©lĂšbre le gĂ©nie de la musique pure ; dans son dernier opĂ©ra Les BorĂ©ades (qu’il ne verra jamais reprĂ©sentĂ© car les rĂ©pĂ©titions sont annulĂ©es au moment de sa mort, le 12 septembre 1764), Rameau « ose » un orchestre somptueux, d’un chromatisme nouveau dont le colorisme et cette sensibilitĂ© nouvelle au paysage atmosphĂ©rique annonce l’impressionnisme de Debussy. Rien de moins. C’est dire le champs expressifs qui s’offre ainsi au travail des instrumentistes de l’orchestre.
Dans Les BorĂ©ades, Rameau imagine les saisons (tempĂȘtes, souffle des vents du nord, incarnĂ©s par le dieu aĂ©rien BorĂ©e et ses fils), mais aussi prend clairement partie pour les prisonniers et les esclaves torturĂ©s (en une scĂšne de torture d’une violence inouĂŻe, oĂč la reine de Bactriane Alphise est malmenĂ©e par BorĂ©e et ses fils, BorilĂ©e et Calisis, Ă  l’acte V
). Dans ses Suites de danses, qui apportent la respiration nĂ©cessaire pour Ă©quilibrer l’architecture de l’opĂ©ra, riche en rebondissements et Ă©preuves diverses, Rameau invente vĂ©ritablement l’autonomie de l’orchestre dans le flux de l’opĂ©ra : la tempĂȘte de l’acte III, qui exprime alors la colĂšre de BorĂ©e (lequel enlĂšve Alphise), le paysage dĂ©vastĂ© qui s’en suit (dĂ©but de l’acte IV) indique l’essor poĂ©tique de l’orchestre, vĂ©ritable acteur du drame, qui permet aussi un parallĂšle Ă©loquent entre l’état de la nature et l’état intĂ©rieur et psychique du hĂ©ros qui est alors en scĂšne (au dĂ©but du IV, c’est Abaris, aimĂ© d’Alpise qui paraĂźt, dĂ©muni, inquiet car il ne voit plus celle qu’il aime et qu’a kidnappĂ© BorĂ©e et sa clique de vents haineux)


En homme des LumiĂšres, Rameau annonce l’engagement des hommes de bonne volontĂ© et aussi ce mouvement de la sensibilitĂ© qui s’intĂ©resse aux modulations de la Nature, en son Ă©ternel et cyclique Ă©ternitĂ©. Le dĂ©fi pour un orchestre d’instruments modernes est de retrouver le style baroque dĂ©jĂ  prĂ©classique et prĂ©romantique (rĂ©solution des ornements, tenue d’archet, ligne mĂ©lodique Ă  partir des temps forts et secondaires, 
). L’expĂ©rience du chef est ici primordiale pour rĂ©ussir ce dĂ©fi de la pratique historiquement informĂ©e, qui infĂ©ode la technicitĂ© Ă  la juste expression.
BOIELDIEU portrait par classiquenews 800px-Fr-Adrien_BoieldieuRare les programmes qui ont l’audace de la mise en perspective, remontant jusqu’au XVIIIĂš, Ă  la (re)dĂ©couverte des compositeurs dont le langage a façonnĂ© aussi l’histoire de l’écriture orchestrale. Ainsi ce concert, exaltant les Ă©critures de JS BACH, BOIELDIEU, MOZART et RAMEAU, rend -t-il hommage Ă  cette pĂ©riode souvent boudĂ©e, oĂč s’est construit l’essor symphonique, prĂ©parant aux grandes Ɠuvres du plein XIXĂš. De sorte que l’on comprend comment tout est nĂ©, dans la 2Ăš moitiĂ© du XVIIIĂš, le siĂšcle des LumiĂšres. Le cas de Boieldieu est emblĂ©matique de ces auteurs mĂ©connus, oubliĂ©s, et pourtant majeurs Ă  leur Ă©poque : bravant les alĂ©as politiques de son Ă©poque (nĂ© sous l’Ancien RĂ©gime, vivant sous la Terreur, cĂ©lĂ©brĂ© durant le Consulat et l’Empire, puis estimĂ© des Bourbons, enfin ruinĂ© par la RĂ©volution de Juillet 1830), Boieldieu illumine cependant le genre opĂ©ra dans les trois premiĂšres dĂ©cennies du XIXĂš, c’es Ă  dire quand perce le gĂ©nie de Rossini (Le Calife de Bagdad crĂ©Ă© en 1800, La Dame blanche de 1825
 les chercheurs et producteurs seraient donc inspirĂ©s de se pencher enfin sur son cas : un pur tempĂ©rament imaginatif, dont le gĂ©nie Ă©clectique, synthĂ©tique mĂȘle premier classicisme, romantisme, hĂ©ritage de Gluck et concurrence des italiens dont Rossini Ă©videmment)


 

 

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ONL-18-19-saison-VIGNETTE-CARRE-concerts-selection-critique-concerts-par-classiquenewsOrchestre National de Lille
Programme L’Europe des Lumiùres
Mercredi 24 oct 2018, 20h
Jeudi 25 oct 2018, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/leurope-des-lumieres/

 

 

BACH
Suite pour orchestre n°3

BOIELDIEU
Concerto pour harpe et orchestre

MOZART
Symphonie n° 35, Haffner

RAMEAU
Les Boréades, suite

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
JAN WILLEM DE VRIEND, direction musicale
XAVIER DE MAISTRE, harpe

 

 

 

 

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MOZART : Symphonie n°35, «  Haffner ». D’une durĂ©e lĂ©gĂšrement supĂ©rieure Ă  
 20 mn, selon les interprĂ©tations et leurs conceptions du tempo, la Symphonie Haffner de Mozart est Ă©crite en juillet 1782, Ă  Vienne, oĂč Wolfgang vient de faire reprĂ©senter l’EnlĂšvement au sĂ©rail, d’une violence et d’une exaltation Ă©motionnelle inouĂŻe. Il s’agissait alors de cĂ©lĂ©brer l’anoblissement de Siegmund Haffner qui avait demandĂ© 6 ans auparavant Ă  Mozart (1776) Ă  Salzbourg, une sĂ©rĂ©nade pour le mariage de sa fille Elisabeth. MalgrĂ© une surcharge de travail, Wolfgang Ă  Vienne livre le 3 aoĂ»t 1782 sa nouvelle symphonie ; c’est la capacitĂ© d’un nouvel Ă©poux, car il vient de se marier, 3 jours auparavant. Dans son plan en quatre parties, Mozart voit grand. Il joint en plus la marche en rĂ© majeur k 408.
Le premier Allegro (con spirito) redouble d’énergie voire de frĂ©nĂ©sie exaspĂ©rĂ©e, tempĂ©rĂ©es ou plutĂŽt canalisĂ©es par une ritournelle finale qui rappelle JS BACH que Mozart vient alors de dĂ©couvrir et d’étudier minutieusement.
L’Andante qui suit, apporte rĂ©confort et sĂ©rĂ©nitĂ© d’une sĂ©rĂ©nade toute imprĂ©gnĂ©e de calme plĂ©nitude dans l’esprit de la musique de chambre.
Le Menuetto Ă  3/4 indique une extension nouvelle, d’une soliditĂ© inĂ©dite qui montre le soin de Mozart pour cet Ă©pisode purement rythmique qui apporte lui aussi dans la succession des caractĂ©risations symphoniques, une dĂ©tente faite Ă©lĂ©gance et expressivitĂ©.
Enfin, le Finale (presto, Ă  2/2), cultive lui aussi l’énergie jaillissante avec une claire rĂ©fĂ©rence Ă  l’air du chef des esclaves Osmin dans l’EnlĂšvement au sĂ©rail (O wie will ich triumphieren : air de victoire des esclavagistes et des tyrans
). Selon Mozart lui-mĂȘme, il convient de jouer aussi vite que possible ce dernier mouvement, comme le premier Allegro doit ĂȘtre aborder avec tout le feu nĂ©cessaire. De toute Ă©vidence, le brio, la lĂ©gĂšretĂ© embrase le tissu orchestral, fait de changements de modulations, d’harmonies et de rythmes changeants et rapides. Le feu dont parle Mozart affirme ici un grand tempĂ©rament symphonique, et l’une des grandes symphonies viennoises de Wolfgang.

 

 

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LILLE, ONL : saison 18 – 19, 3Ăš saison d’Alexandre Bloch

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-MillotLILLE, ONL : saison 18 – 19, 3Ăš saison d’Alexandre Bloch. La grande affaire de cette nouvelle saison symphonique qui s’annonce sous les meilleurs auspices reste pour Alexandre Bloch, l’intĂ©grale des Symphonies de Mahler, dont le premier volet, – les 5 premiĂšres Symphonies, seront prĂ©sentĂ©es en un cycle continu, de fĂ©vrier Ă  juin 2019.

 

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Orchestre National de Lille
3 programmes sous la direction d’Alexandre Bloch

OCTOBRE en tournĂ©e
 Auparavant, en octobre et novembre 2018, le chef poursuit un travail spĂ©cifique et en profondeur avec les instrumentistes de l’ONL Orchestre National de Lille. aprĂšs avoir inaugurer la nouvelle saison les 27 et 28 septembre derniers, chef et orchestre partent en tournĂ©e Ă  Hazebrouck (5 oct) et en CorĂ©e (SĂ©oul, Dagjin, Daejeon, Incheon, les 9, 11, 12 et 13 octobre) dans un programme « SortilĂšges symphoniques », associant Chabrier (FĂȘte polonaise), Ravel (Pavane pour une infante dĂ©funte), Stravinsky (Suite de l’Oiseau de feu), et le Concerto pour violon de Tchaikovsky (soliste : Nemanja Radulovic).

Vendredi 5 octobre 2018 : Hazebrouck, espace Flandre, 20h30
SortilĂšges symphoniques
Soliste : ELENA URIOSTE, VIOLON
Infos et réservations au 03 28 49 51 30 ou 03 28 44 28 58
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/sortileges-symphoniques/

 

 

 

 

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JUST PLAY : travail d’orchestre
 Puis Alexandre Bloch, s’engage pour une expĂ©rience qui dĂ©cloisonne les frontiĂšres du concert classique, et rĂ©alise un nouveau dispositif intitulĂ© « JUST PLAY » : plongĂ©e au cƓur de l’orchestre, le 30 oct, 20h : dans l’auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille, les spectateurs dĂ©couvrent d’abord, comment les musiciens de l’orchestre dĂ©couvrent une nouvelle Ɠuvre ; puis travaillent et rĂ©pĂštent afin de l’interprĂ©ter ensuite devant eux : dĂ©couverte, travail, rĂ©pĂ©tition puis concert final ; c’est toute la chaine prĂ©paratoire qui prĂ©cĂšde le concert, c’est toute la prĂ©paration qui mĂšne au concert qui s’offrent ainsi aux spectateurs; permettant Ă  chacun de comprendre, suivre, mesurer les progrĂšs des instrumentistes, la communication du chef
 Voici donc la 3Ăš expĂ©rience JUST PLAY pilotĂ©e par Alexandre Bloch. AprĂšs Danses de Galanta (Kodaly) et Alborada del Gracioso (Ravel), quelle est la partition qui sera ainsi travaillĂ©e, approfondie devant le public, ce mardi 30 octobre 2018, 20h?

Mardi 30 octobre 2018, 20h
Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
JUST PLAY
Une nouvelle Ɠuvre en rĂ©pĂ©tition puis en concert
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/just-play/

 

 

 

 

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IBÉRISMES
 Dernier volet 2018 pour Alexandre Bloch, le programme « Incandescences espagnoles », les 22 et 23 nov 2018, Ă©claire la passion ibĂ©rique des compositeurs français au dĂ©but du XXĂš (matiĂšre cristalline scintillante d’Iberia de Debussy ; frĂ©nĂ©sie et caractĂšre d’Alborada del Gracioso de Ravel), mais aussi la fiĂšvre espagnole Ă  sa source, celle de Granados et Turina, comme celle du guitariste et compositeur catalan Cañizares dont le Concert Al Andalus pour guitare, sera ainsi crĂ©Ă©, Ă  la mĂ©moire de Paco de Lucia qui fut son ami.

Jeudi 22 nov 2018, 20h
Vend 23 nov 2018, 20h

LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

RAVEL
Alborada del Gracioso
GRANADOS
Intermezzo de Goyescas
CAÑIZARES
Concerto flamenco
Al-Andalus pour guitare
“À la mĂ©moire de Paco de LucĂ­a”
[création française]
DEBUSSY
Iberia
TURINA
Danzas fantĂĄsticas

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/incandescences-espagnoles/

 

 

 

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BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-Millot3Ăš saison d’Alexandre Bloch comme directeur musical de l’ONL Orchestre national de Lille. Programmes et concerts d’octobre et de novembre 2018. TournĂ©e en CorĂ©e, Just Play, Incandescences espagnoles

TOUTES LES INFOS, le programme dĂ©taillĂ© des concerts sur le site de l’ONL Orchestre National de Lille saison 2018 – 2019

HALLOWEEN MEXICAIN Ă  LILLE

Debora Waldman dirige Mozart Ă  VincennesLILLE, Orch. national. Les 28 et 29 octobre 2016. Debora Waldman, “El Dia de los muertos”. La vie dans la mort, la fĂȘte et ses transes au pays funĂšbre, 
 ou selon la tradition populaire mexicaine, les larmes s’effacent pour les rires et la joie collective. Pour fĂȘter Halloween et le jour des morts selon les rites d’AmĂ©rique latine, la chef Debora Waldman (nĂ© au BrĂ©sil), ex assistante du regrettĂ© Kurt Masur – et de loin son Ă©lĂšve la plus engagĂ©e, fait vibrer les cordes de l’Orchestre national de Lille, en une cĂ©lĂ©bration grand public, honorant les dĂ©funts, mais Ă  la mode mexicaine
 c’est Ă  dire dans la danse et la transe joyeuse, animĂ©e, exaltĂ©e, mais pas seulement. Le programme, intitulĂ© El Dia de los muertos / le Jour des morts, Un Halloween mexicain, regroupe plusieurs compositeurs phares du Mexique et des autres pays d’AmĂ©rique latine : Moncayo, Ayala PĂ©rez, Revueltas. InspirĂ© par les sons et folklores amĂ©rindiens, les partitions ainsi abordĂ©es soulignent la fiĂšvre communicative des auteurs mexicains (entre autres), heureux d’honorer les morts par la danse, le rythme, la jubilation affectueuse et cependant recueillie, soit un respect qui affiche et canalise son intensitĂ© cĂ©lĂ©brative
 baguette ciselĂ©e et d’une rare profondeur chez Mozart (avec son orchestre Idomeneo, et en particulier le programme lyrique et symphonique intitulĂ© PUR MOZART, en complicitĂ© avec la soprano Julia Knecht), Debora Waldman sait aussi dĂ©fendre l’ivresse sonore, la prodigieuse fiĂšvre des rythmes latino-amĂ©ricains
 Les deux concerts se consomment dans l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle, en particulier Ă  l’adresse des familles (d’oĂč la catĂ©gorie «intitulĂ©e « Famillissimo », dans laquelle s’inscrit cet Halloween mexicain pur danses), le 28 octobre Ă  14h30 et le 29 octobre Ă  16h.
RESERVEZ VOTRE PLACE

Vendredi 28 octobre 2016, 14h30
Samedi 29 octobre 2016, 16h
Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Programme « Famillissimo »
Le Jour des morts / El Dia de los Muertos
Pages symphoniques des compositeurs mexicains :
Moncayo, Ayala PĂ©rez, Revueltas


Orchestre national de Lille
Debora Waldman, direction

halloween-1000x328-2-1000x328Toutes les infos et les activitĂ©s autour des concerts El Dia de los Muertos (atelier musical et plastique Ă  partir de 5 ans, le 29 octobre Ă  14h
) sur le site de l’Orchestre National de Lille

 

 

halloween-mexicain-fete-des-morts-vignette-orchestre-national-de-lille-carreFAMILLISSIMO, L’OFFRE FAMILIALE et JEUNE PUBLIC de l’Orchestre national de Lille… FidĂšle Ă  sa formule initiĂ©e depuis 2014, « Famillissimo », l’Orchestre national de Lille n’oublie pas les plus jeunes et offre ainsi en une heure, un concert symphonique pour les familles et les jeunes spectateurs Ă  partir de 5 ans. « EL DÍA DE LOS MUERTOS – un Halloween mexicain » en marque donc un nouveau jalon, les 28 et 29 octobre prochains (premier volet dans cette catĂ©gorie, de la nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Orchestre lillois). Ainsi pour la Toussaint, l’Orchestre se mettent au diapason de la fĂȘte anglo-saxonne d’Halloween profitant d’un moment oĂč parents et enfants sont particuliĂšrement rĂ©ceptifs Ă  cette cĂ©lĂ©bration. La fĂȘte des morts Ă  Lille rĂȘves des couleurs et des rythmes surprenants grĂące Ă  la tradition mexicaine que rĂ©vĂšle et porte la direction toute en finesse de la chef d’orchestre invitĂ©e pour se faire, Debora Waldman.

Pour la 1Ăšre fois, l’ONL accueille la chef brĂ©silienne et israĂ«lienne Debora Waldman. FormĂ©e (entres autres) auprĂšs de François-Xavier Roth et M. Levinas au Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris, Debora Waldmann aussi attirĂ© l’attention de Kurt Masur, qui la choisit pour ĂȘtre son assistante, auprĂšs du National de France.

Le premier « Famillissimo » de la saison 2016-2017 est l’occasion Ă©galement pour le public de retrouver la comĂ©dienne Suzanne GellĂ©e, dĂ©jĂ  prĂ©sente Ă  Lille dans le cadre de la saison des 40 ans de l’ONL pour la sĂ©rie de concerts pour familles The Young Person’s
Guide to the orchestra de Britten (février 2016).

idomeneo-orchestre-idomeneo-debora-waldman-582-390Le programme dirigĂ© par Debora Waldman cultive l’expressionnisme colorĂ©, chatoyant, et la sĂ©duction rythmique. Le brio et la franchise de Huapango du jeune compositeur, JosĂ© Pablo Moncayo, alors ĂągĂ© de 29 ans, sĂ©duisent directement. Le poĂšme symphonique est construit Ă  partir de trois sones mexicains : ”El Siquisiri”, “El BalajĂș” et “El Gavilancito” (le petit goĂ©land) qu’il a glanĂ©s lors d’un voyage d’Ă©tude dans l’État de Veracruz (cĂŽte Est) et en particulier au village portuaire d’Alvarado, sur les bords du Golfe du Mexique. La danse appelĂ©e huapango, signifie littĂ©ralement en langue nahuatl (langue descendant des langues AztĂšques) « sur le plancher » ou « sur la piste de danse ».
Sa Sinfonietta a une dimension plus «amĂ©ricaine» et s’éloigne des rĂ©fĂ©rences purement
mexicaines. L’influence de son professeur, Aaron Copland, est manifeste en particulier dans l’évocation de grands espaces amĂ©ricains


TrĂšs populaire, Arturo MĂĄrquez enrichit son Ă©criture des trĂšs nombreux voyages dans le monde qu’il a pu rĂ©aliser : perfectionnant son Ă©tude de la composition au Mexique, aux Etats-Unis, Ă  Paris. DanzĂłn n°2 (1994, commande de l’UniversitĂ© Autonome du Mexique Ă  Mexico) affirme un tempĂ©rament irrĂ©sistible qui explique la sĂ©duction de son Ă©criture auprĂšs du grand public.

Conçues pour le cinĂ©ma entre 1934 et 1940, les huit partitions de Revueltas comprennent Redes (Filets, 1934) et La noche de los Mayas (La Nuit des Mayas, 1939), prĂ©vus pour figurer dans la bande originale du film de Chano Uruetas et qu’on entendit surtout dans les salles de concert jusqu’en 1960, lorsque l’INBA (Institut national des Beaux-Arts) organisa une commĂ©moration en l’honneur de Revueltas. C’est alors que JosĂ© Yves de Limantour, admirateur de Revueltas, Ă©dita la bande sonore pour en tirer quatre mouvements, Noche de los Mayas, Noche de Jaranas, Noche de YucatĂĄn et Noche de Encantamiento. Du Muralisme si important dans le paysage urbain du Mexique, les partitions de Revueltas tirent une combinaison trĂšs originale entre souffle Ă©pique, onirisme poĂ©tique, sens de l’universel et raffinement instrumental plus confidentiel. L’univers de la magie se marie en Ă©troite connexion avec l’appel d’un lyrisme intense et dramatique. Tout un programme…

PROGRAMME :

MONCAYO
Huapango
Sinfonietta

REVUELTAS
La Noche de los Mayas
Noche de Jaranas

MARQUEZ
Danzón n°2

Debora Waldman, direction
Suzanne Gellée, récitante

 

Nombreuses activitĂ©s pour les enfants autour des concerts. Consulter le site de l’Orchestre national de Lille

 

 

 

 

APPROFONDIR

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre national de Lille
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LILLE. Debora Waldmann dirige un Halloween mexicain

Debora Waldman dirige Mozart Ă  VincennesLILLE, Orch. national. Les 28 et 29 octobre 2016. Debora Waldman, El Dia de los muertos. La vie dans la mort, la fĂȘte et ses transes au pays funĂšbre, 
 ou selon la tradition populaire mexicaine, les larmes s’effacent pour les rires et la joie collective. Pour fĂȘter Halloween et le jour des morts selon les rites d’AmĂ©rique latine, la chef Debora Waldman (nĂ© au BrĂ©sil), ex assistante du regrettĂ© Kurt Masur – et de loin son Ă©lĂšve la plus engagĂ©e, fait vibrer les cordes de l’Orchestre national de Lille, en une cĂ©lĂ©bration grand public des dĂ©funts, mais Ă  la mode mexicaine
 c’est Ă  dire dans la danse et la transe joyeuse, animĂ©e, exaltĂ©e, mais pas seulement. Le programme, intitulĂ© El Dia de los muertos / le Jour des morts, Un Halloween mexicain, regroupe plusieurs compositeurs phares du Mexique : Moncayo, Ayala PĂ©rez, Revueltas. InspirĂ© par les sons et folklores amĂ©rindiens, les partitions ainsi abordĂ©es soulignent la fiĂšvre communicative des auteurs mexicains heureux d’honorer les morts par la danse, le rythme, la jubilation affectueuse et cependant recueillie, soit un respect qui affiche et canalise son intensitĂ© cĂ©lĂ©brative
 baguette ciselĂ©e et d’une rare profondeur chez Mozart (avec son orchestre Idomeneo, et en particulier le programme lyrique et symphonique intitulĂ© PUR MOZART, en complicitĂ© avec la soprano Julia Knecht), Debora Waldman sait aussi dĂ©fendre l’ivresse sonore, la prodigieuse fiĂšvre des rythmes latino-amĂ©ricains
 Les deux concerts se consomment dans l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle, en particulier Ă  l’adresse des familles (d’oĂč la catĂ©gorie «intitulĂ©e « Famillissimo », dans laquelle s’inscrit cet Halloween mexicain pur danses), le 28 octobre Ă  14h30 et le 29 octobre Ă  16h.
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Vendredi 28 octobre 2016, 14h30
Samedi 29 octobre 2016, 16h
Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Programme « Famillissimo »
Le Jour des morts / El Dia de los Muertos
Pages symphoniques des compositeurs mexicains :
Moncayo, Ayala PĂ©rez, Revueltas


Orchestre national de Lille
Debora Waldman, direction

halloween-1000x328-2-1000x328Toutes les infos et les activitĂ©s autour des concerts El Dia de los Muertos (atelier musical et plastique Ă  partir de 5 ans, le 29 octobre Ă  14h
) sur le site de l’Orchestre National de Lille

http://www.onlille.com/event/20165-halloween-mexicain-famillissimo/

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LIRE aussi notre prĂ©sentation de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre national de Lille
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Entretiens vidĂ©os, MAESTROS : Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’ONL, Orchestre National de Lille

ONL-orchestre-national-de-lille-logo-noir-sur-blanc-2016ENTRETIEN VIDEO / Alexandre BLOCH, nouveau directeur musical de l’ONL… En Septembre 2016, Jean-Claude Casadesus, chef fondateur (depuis 1976) de l’ONL, Orchestre national de Lille, a nommĂ© son successeur : le français trentenaire Alexandre Bloch. Classiquenews a interrogĂ© le jeune maestro nouvellement en fonction et aussi François Bou, Directeur gĂ©nĂ©ral : premiers choix, continuitĂ© avec les valeurs dĂ©fendues par Jean-Claude Casadesus (valeurs humaines et humanistes de partage, de respect, d’ouverture…), nouveaux chantiers, actions vers tous les publics et sur l’ensemble du territoire de la RĂ©gion Hauts de France… DĂ©couvrez aussi les compositeurs et chefs prĂ©fĂ©rĂ©s du nouveau maestro… Entretiens exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.COM — RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham (septembre 2016)

 

 

Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l'Orchestre National de Lille

 

 

LIRE aussi notre grand article prĂ©sentation de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre national de Lille : temps forts, dĂ©fis, premiers chantiers programmĂ©s par Alexandre Bloch, cycle L’Amour & la Danse dirigĂ© par Jean-Claude Casadesus… 

 
 

LIRE notre prĂ©sentation des 4 programmes de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille, dirigĂ©s par renouveau directeur musical, Alexandre Bloch

 
 

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