LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’Ă©dition 100% digitale !

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dépêches

  • quatuor-ARDEO-XIII-cd-sept-2020-klarthe-annonce-critique-cd-Klarthe-records

    CD Ă©vĂ©nement, critique. XIII : Crumb, Schubert. Quatuor Ardeo (1 cd Klarthe records). L’auditeur est conduit dans l’errance de terres grises, lugubres, aux rĂ©sonances d’anĂ©antissement, de territoires oubliĂ©s et propices en Ă©blouissements : aux origines, de Monteverdi, le court madrigal « Hor che’l ciel e la terra » Ă©tend sa dĂ©sespĂ©rance totale et dĂ©finitive. C’est une entrĂ©e en matiĂšre viscĂ©ralement inscrite dans la mĂ©moire, et qui confĂšre Ă  ce qui suit, une coloration plus profonde encore, en pleine conscience
 Ainsi Schubert explore les mĂȘmes couleurs mais avec une Ă©loquence ciselĂ©e, une articulation dĂ©tachĂ©e et sereine qui foudroie, nette et prĂ©cise…

  • besancon-festival-2020-73-eme-annonce-festival-critique-classiquenews

    Besançon, Festival international de Musique, jusqu’au 20 septembre 2020. Au ThĂ©Ăątre Ledoux, ou au Grand Kursaal, Besançon renoue avec les Ă©motions musicales et sonores les plus intenses… Inauguration ce soir, 11 sept, 20h30 (concert d’ouverture et plein air avec l’Orchestre Victor Hugo Franche-ComtĂ© : Chabrier, Bizet, Rimski, MarquĂšz) ; 13 sept, 15h (Quatuor Yako : Beethoven, Glass, Debussy) ; The Naghash Ensemble (musique armĂ©nienne, le 14 sept, 21h) ; Haendel en majestĂ© par le Concert Spirituel (te Deum, Coronation Anthems, God save the King), le 15 sept, 20h ; Gran Partita de Mozart, le 16 sept, 15h (Winds Arts Orchestra…

  • MUSIC COMPETITION ON LINE : envoyer votre vidĂ©o !

    MUSIC COMPETITION ONLINE 2020 : proclamation du palmarĂšs 2020.Concours ouvert Ă  tous, exclusivement sur le net, – sĂ©lection rĂ©alisĂ©e Ă  partir de vidĂ©os adressĂ©es au Jury, MUSIC COMPETITION ONLINE vient de proclamer son palmarĂšs 2020, ce dans les trĂšs nombreuses catĂ©gories annoncĂ©es : accordĂ©on, basson, violoncelle, musique de chambre, clarinette, flĂ»te, guitare, harpe, hautbois, piano, saxophone, trompette, trombone, alto, violon, voix
 La compĂ©tition entend encourager les jeunes (voire trĂšs jeunes) instrumentistes sachant maĂźtriser l’exĂ©cution comme l’interprĂ©tation
 chaque discipline comprend 7 catĂ©gories selon les tranches d’ñge
 Entre autres, parmi les Premiers Prix sont Ă  suivre : Eurasia Quartet (musique de chambre),…

  • Logo-PianoPianoFestival-512

    RUNGIS PIANO FESTIVAL : 1er – 3 octobre 2020. Les pianistes Arthur Ancelle et Ludmilla Berlinskaia lancent le premier festival dĂ©diĂ© au rĂ©pertoire pour 2 pianos et 4 mains. Duo de choc et de charme Ă  la ville comme sur la scĂšne, les deux artistes affichent aujourd’hui une maturitĂ© charismatique Ă  deux voix, soucieux de renouveler les festivals de piano. Leur passion partagĂ©e, leur complicitĂ© hyperactive en concert ont imaginĂ© ce nouvel Ă©vĂ©nement Ă  RUNGIS, prĂ©texte Ă  souligner l’accessibilitĂ© et la convivialitĂ©, la force expressive et onirique du piano, surtout lorsqu’il est jouĂ© Ă  quatre mains et deux pianos. La…

  • haydn-vacances-de-monsieur-festival-annonce-classiquenews

    Festival Les Vacances de Mr HAYDN, 17 – 20 sept 2020. La Roche-Posay (86). DĂ©jĂ  sa 16Ăš Ă©dition : dans le respect total des mesures sanitaires, le Festival de musique de chambre conçu par le violoncelliste JĂ©rĂŽme PERNOO, propose 4 journĂ©es denses et ouvertes Ă  l’adresse de tous les publics. Le sens de l’ouverture, de la simplicitĂ©, du partage vers le plus grand nombre continue de conduire le cycle des presque 60 concerts, la grande majoritĂ© en accĂšs gratuit pour Ă©largir encore et toujours l’accĂšs Ă  la musique classique.
    Les vacances de Mr HAYDN 2020
    HAYDN, les Britanniques, Lucas DEBARGUE…

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à ne pas manquer

    radio

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  • RADIO. SĂ©lection de la rentrĂ©e 2020
 Classiquenews sĂ©lectionne ici les programmes Ă  ne pas manquer sur les ondes. OpĂ©ras, concerts symphoniques, plateaux Ă©clectiques, retrouvez ci dessous les programmes incontournables Ă  Ă©couter dĂšs la rentrĂ©e 2020 et bien aprĂšs

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     Dim 27 sept 2020, 16h
    Tribune des critiques de disques : STABAT MATER de POULENC
    Quelle est la meilleure version enregistrĂ©e ? Ecoute comparative…

     
    Ven 11 sept 2020, 21h.
    Musiques en FĂȘte ! en direct d’Orange sur France Musique et France 3
    MalgrĂ© le contexte sanitaire, voici une soirĂ©e musicale inĂ©dite avec des artistes en live destinĂ©e au plus grand…

  • FRANCE MUSIQUE, 12 aoĂ»t 2020, 20h. STRAUSS : ELEKTRA. Pour son Ă©dition des 100 ans, le Festival de Salzbourg maintient ses productions cet Ă©tĂ© malgrĂ© la pandĂ©mie de la civid 19. Le Festival autrichien affiche l’un des sommets lyriques du dĂ©but du siĂšcle, portĂ© par le gĂ©nie orchestral de Richard Strauss. Elektra (1909) incarne la maniĂšre expressionniste nĂ©oclassique d’un Strauss maĂźtre de l’écriture lyrique et orchestrale. RĂŽle incandescent, voix hurlante embrasĂ©e proche de la rupture et du cri primal, Electre est animĂ©e par une fureur vengeresse 
 la fille ne peut accepter que sa mĂšre ait assassiner le gĂ©niteur pour…


    télé

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  • TÉLÉ. SĂ©lection de la rentrĂ©e 2020
 Classiquenews sĂ©lectionne ici les programmes Ă  ne pas manquer sur le petit Ă©cran. OpĂ©ras, concerts symphoniques, plateaux Ă©clectiques, ou rĂ©cital. Baroque, Romantique, XXĂš, contemporain, sans omettre les musiques anciennes
 retrouvez ci dessous les programmes incontournables Ă  voir et Ă  Ă©couter dĂšs la rentrĂ©e 2020 et bien aprĂšs


     
     
     
     
     
    Dimanche 13 septembre 2020, 17h10 : DEGAS et l’OpĂ©ra
    Au thĂ©Ăątre lyrique, le peintre Edgar Degas (1834 – 1917) qui dĂ©testait Wagner, c’est peut-ĂȘtre lĂ  son seul dĂ©faut, anlayse, observe, scrute les corps en mouvement. Non pas ceux des chanteurs acteurs, moins…

  • Arte : Dimanche 9 aoĂ»t Ă  18h55. Karajan au Festival de Salzbourg 1960  -  A Salzbourg en 1960, le plus cĂ©lĂšbre maestro de la planĂšte dirige l’opĂ©ra de Richard Strauss : Le Chevalier Ă  la rose / Der Rosenkavalier. C’est l’un des spectacles mythiques qui ont marquĂ© l’histoire du Festival autrichien. En 1960, quatre ans aprĂšs sa prise de fonction en tant que directeur musical du Festival le plus ancien d’Europe (fondĂ© en 1922, l’annĂ©e oĂč fut dĂ©couverte la tombe miraculeuse de Toutankhamon), le maestro Herbert von Karajan inaugure le grand palais des festivals avec un Chevalier Ă  la rose…


    concerts et opéras

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  • OPERA. WAGNER : LE RING de Philippe JORDAN Ă  Bastille puis Ă  Radio France.  8 reprĂ©sentations du 23 nov au 6 dĂ©c 2020 Ă  Paris. Le nouveau Ring de l’OpĂ©ra national de Paris sera finalement donnĂ© Ă  l’OpĂ©ra Bastille les 23, 24, 26 et 28 novembre 2020, en version de concert. Puis l’Auditorium de Radio France accueillera les 30 novembre, 1er, 4 et 6 dĂ©cembre 2020 cette nouvelle TĂ©tralogie de Richard Wagner tant attendue Ă©galement en version de concert avec l’Orchestre et les ChƓurs de l’OpĂ©ra national de Paris sous la direction de Philippe Jordan. C’est d’ailleurs le 2Ăš cycle…

  • VANNES, 10Ăš AcadĂ©mie, 24 – 31 octobre 2020. Du 24 au 31 octobre 2020, l’HĂŽtel de Limur Ă  Vannes accueille sa 10Ăš AcadĂ©mie de musique ancienne (Ă  l’initiative du VEMI, Vannes Early Music Institute). Au programme masterclasses de violon (avec Enrico Gatti, Sophie Gent), chant (Alain Buet), clavecin (Menno van Delft et Bertrand Cuiller), violoncelle (Viola de Hoog et Bruno Cocset), flĂ»te, viole de gambe (Guido Balestracci), violone (Richard Myron), orgue / clavicorde (Maude Gratton). Soit 8 classes dĂ©diĂ©es au perfectionnement sur instrument d’époque et en chant baroque qui offrande incontournable pour le grand public, dĂ©bouchent aussi sur un cycle…

  • ON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de…

  • 35Ăšme FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE : 25 sept 2020 – 21 juin 2021. Pour sa nouvelle Ă©dition, le premier festival de musique Baroque en Île de France, cĂ©lĂšbre les Italiens hors d’Italie, soulignant les bĂ©nĂ©fices de cette « migrazione » active, culturelle, humaine, musicale
 La thĂ©matique n’hĂ©site pas Ă  relayer l’actualitĂ© gĂ©opolitique actuelle, en soulignant les apports et bĂ©nĂ©fices des Ă©changes migratoires, sources d’enrichissement et de fraternitĂ©.
     
     
     
     « MIGRAZIONE ». DES ITALIENS HORS D’ITALIE
    Le Festival Baroque de Pontoise 2020
    DU 25 SEPTEMBRE 2020 AU 21 JUIN 2021
     
     
     
     
    « Concerts, artistes, divas, tĂ©nors…

  • Festival Les Vacances de Mr HAYDN, 17 – 20 sept 2020. La Roche-Posay (86). DĂ©jĂ  sa 16Ăš Ă©dition : dans le respect total des mesures sanitaires, le Festival de musique de chambre conçu par le violoncelliste JĂ©rĂŽme PERNOO, propose 4 journĂ©es denses et ouvertes Ă  l’adresse de tous les publics. Le sens de l’ouverture, de la simplicitĂ©, du partage vers le plus grand nombre continue de conduire le cycle des presque 60 concerts, la grande majoritĂ© en accĂšs gratuit pour Ă©largir encore et toujours l’accĂšs Ă  la musique classique.
     
    Les vacances de Mr HAYDN 2020
    HAYDN, les Britanniques, Lucas…

  • Festival Besançon Franche-ComtĂ©, 11 – 20 sept 2020. Le 73Ăšme Festival international de musique de Besançon Franche-ComtĂ© propose, covid oblige, une « Ă©dition limitĂ©e », restreinte et inĂ©dite. Reconnaissons qu’elle n’a en rien perdu en qualitĂ© et diversitĂ©. Au ThĂ©Ăątre Ledoux, ou au Grand Kursaal, Besançon renoue avec les Ă©motions musicales et sonores les plus intenses, en petite formation et audience resserrĂ©e (certains programmes sont ainsi prĂ©sentĂ©s deux voire trois fois). Assurant l’accueil sĂ©curisĂ© des festivaliers et spectateurs, le Festival prĂ©serve la richesse et l’éclectisme d’une programmation dĂ©passant 30 concerts : l’offre est multiple (orchestrale, chambriste
) et prend en compte…

  • ORLÉANS. OSO Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, les 14 et 15 nov. BEETHOVEN
 Ă  l’heure française. Grand retour attendu du Symphonique d’OrlĂ©ans dans un programme inaugural de sa nouvelle saison 2020 2021, saison de son jubilĂ© (50 ans pour l’OSO). Ce nouveau programme de novembre cĂ©lĂšbre le gĂ©nie de Beethoven, d’autant plus Ă  l’honneur en cette fin d’annĂ©e qu’il aura Ă©tĂ© mis Ă  mal par la pandĂ©mie de la covid 19. Le cycle jouĂ© les 14 et 15 nov 2020 ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans (Salle Touchard) associe un rare Poulenc (deux marches et un intermĂšde, Ɠuvres Ă  la fois martiale et pastorales jouĂ©es Ă …

  • TOURCOING, le 3 avril 2020. Passion et RĂ©surrection du Christ. Dominique Visse, chanteur irrĂ©sistible dans les emplois souvent travestis (de Nourrice tendre et prosaĂŻque de l’opĂ©ra baroque, entre autres), dirige ici la veine mystique de Marc-Antoine Charpentier. Le contre-tĂ©nor a sĂ©lectionnĂ© plusieurs partitions de baroque français qui s’il n’a jamais occupĂ© de poste Ă  Versailles, n’en Ă©tait pas moins trĂšs apprĂ©ciĂ© de Louis XIV. Le compositeur a le gĂ©nie des harmonies raffinĂ©es, un sens aigu du drame et une Ă©criture sobre, serrĂ©e, particuliĂšrement efficace. Il a su nuancer l’influence des Italiens, en particulier de Carissimi, rencontrĂ© Ă  Rome lors d’un…

  • TOURCOING, ROSSINI : La Cambiale di Matrimonio, 20 – 24 mars 2020. FidĂšle Ă  LA COMMEDIA DELL’ARTE, l’opera buffa de Rossini met en musique le fameux trio loufoque, tragicomique du barbon Ă©pais, rustre auquel sont opposĂ©s un couple de jeunes amoureux

    De fait, l’histoire met en scĂšne un riche nĂ©gociant anglais qui vend par correspondance sa fille unique (amoureuse d’un pauvre) Ă  un riche propriĂ©taire canadien
 ce dernier au dĂ©but de l’opĂ©ra, dĂ©barque du nouveau monde, dans l’ancien pour prendre possession de son « bien ». D’une situation assez choquante, surgissent maints effets de thĂ©Ăątre, ceux que Rossini adore :…

  • LILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grĂące Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’étĂ© » (2Ăš Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau SiĂšcle. La partition est la derniĂšre transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIĂš acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition aprĂšs le suicide de Liu et…

  • LILLE, ONL, le 11 mars 2020, 20h. DESTIN RUSSE. Tchaikovski, Prokofiev. A partir de la musique de Bach (choral « Es ist genug » extrait de la cantate « O Ewigkeit du Donnerwort » BWV 20), le compositeur finlandais en rĂ©sidence Ă  l’ON LILLE Orchestre National de Lille, Magnus Lindberg, suit le traces d’Alban Berg qui a parodiĂ© le mĂȘme choral pour son Concerto pour violon. Le Finlandais en dĂ©duit une partition flamboyante, intitulĂ©e simplement et logiquement “Chorale”, pleine d’espĂ©rance et aussi de vertiges sombres et de tensions inquiĂ©tantes.
    Prokofiev compose en France son Concerto pour piano n°3 pendant l’étĂ©…

  • PARIS, Bastille. WAGNER : Le RING. 10 oct > 21 nov 2020. AprĂšs le cycle Ă©vĂ©nement conçu par GĂŒnther KrĂ€mer (dĂ©jĂ  dirigĂ© par Philippe Jordan, Bastille 2013), l’OpĂ©ra de Paris prĂ©sente sa nouvelle production de la TĂ©tralogie wagnĂ©rienne, mise en scĂšne cette fois par le catalan volontiers provocateur Calisto Bieito dont la vision reste souvent laide voire prosaĂŻque, soulignant dans l’action tout ce qui relĂšve de notre Ă©poque postmoderniste, cynique, barbare, dĂ©senchantĂ©e. Ce n’est pas ce nouveau cycle qui contredira sa rĂ©putation et force est de prĂ©sumer que ce Ring s’affirmera par son rĂ©alisme dĂ©sabusĂ© et froid (comme sa Carmen,…

temps forts

    en direct sur internet

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  • Festival Besançon Franche-ComtĂ©, 11 – 20 sept 2020. Le 73Ăšme Festival international de musique de Besançon Franche-ComtĂ© propose, covid oblige, une « édition limitĂ©e », restreinte et inĂ©dite. Reconnaissons qu’elle n’a en rien perdu en qualitĂ© et diversitĂ©. Au ThĂ©Ăątre Ledoux, ou au Grand Kursaal, Besançon renoue avec les Ă©motions musicales et sonores les plus intenses, en petite formation et audience resserrĂ©e (certains programmes sont ainsi prĂ©sentĂ©s deux voire trois fois). Assurant l’accueil sĂ©curisĂ© des festivaliers et spectateurs, le Festival prĂ©serve la richesse et l’éclectisme d’une programmation dĂ©passant 30 concerts : l’offre est multiple (orchestrale, chambriste
) et prend en compte…

  • EN DIRECT depuis GSTAAD : Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL crĂ©e l’évĂ©nement en proposant en aoĂ»t 4 CONCERTS Ă©vĂ©nements : les 4, 9, 14 et 15 aoĂ»t 2020, tous dĂ©diĂ©s Ă  Beethoven, 250 ans de sa naissance oblige. Le cycle s’intitule «Kosmos Beethoven». Depuis sa plateforme digitale dĂ©diĂ©e, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL met Ă  l’honneur 4 tempĂ©raments d’exception, aptes Ă  relever les dĂ©fis du gĂ©nie beethovĂ©nien. MalgrĂ© l’annulation de son Ă©dition 2020, le Gstaad Menuhin Festival & Academy occupe ainsi l’affiche estivale en aoĂ»t. Les 4 concerts BEETHOVEN depuis la plateforme digitale du festival, sont Ă  suivre en livestream les 4,…

  • FESTIVAL 1001 (LIMOUSIN), 1er – 8 aoĂ»t 2020. La musique classique se rĂ©invente en Limousin, toujours plus proche, davantage accessible, pour tous les spectateurs. Covid oblige, le festival estival 1001 NOTES a complĂštement modifiĂ© son dĂ©roulement et son offre pour cet Ă©tĂ©. AnnoncĂ© la premiĂšre semaine d’aoĂ»t, le premier festival dans le Limousin entend dĂ©fendre sa riche singularitĂ©; il s’annonce repensĂ©, plus ouvert, dans le cadre d’une Ă©dition « dĂ©confinĂ©e », du 1er au 8 aoĂ»t 2020. Pour ses 15 ans, 1001 NOTES ne pouvait mieux souligner combien la musique est libĂ©ratrice, apaisante, idĂ©ale pour retrouver confiance, cultiver le goĂ»t…

  • CHORÉGIES D’ORANGE 2020. A l’heure de la covid19, la circulation internationale des artistes Ă©tant rĂ©duite (probablement jusqu’à la fin de l’annĂ©e 2020), les ChorĂ©gies d’Orange se mettent au diapason de la mĂ©moire et propose une maniĂšre de rĂ©trospective, avec focus sur quelques unes des plus belles rĂ©alisations passĂ©es. Un retour sur
 en quelque sorte. Histoire des ChorĂ©gies sur le site et la page facebook (exposition photographique jusqu’au 23 juillet 2020 / 1979 – 2009 : 40 ans de photos rĂ©alisĂ©es par Philippe Gromelle : Quarante ans de photos aux ChorĂ©gies d’Orange retracĂ©s grĂące Ă  huit courtes vidĂ©os d’environ 5 minutes.…

  • LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaĂźne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invitĂ©s dans plusieurs programmes entiĂšrement numĂ©rique. Ce sont 19 concerts en direct ou en diffĂ©rĂ© qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurĂ©es depuis l’auditorium du Nouveau…


    cinéma

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  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opĂ©ra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opĂ©ration Viva l’opĂ©ra !, Ă  19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grĂące au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessĂ© de la soprano Anna Netrebko dans le rĂŽle d’Aida, esclave Ă  la cour de Pharaon et dont est Ă©pris le gĂ©nĂ©ral victorieux RadamĂšs
 Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi RadamĂšs. Anna Netrebko Ă©tait alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures
 CĂ©lĂ©brez le 250Ăšme anniversaire de Mudwig Beethoven, grĂące Ă  la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rĂŽel de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de fĂ©lin blessĂ©, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprĂ©tation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de LĂ©onore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique dĂ©tenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fĂ©v 2020. Joyce DiDonato, impĂ©ratrice haendĂ©lienne chante la mĂšre de NĂ©ron, prĂȘte Ă  tout pour que l’empereur Claude son Ă©poux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premiĂšres noces. NĂ©ron ne pouvait trouver mĂšre plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive
 au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intĂ©grale d’AGRIPPINA avec le trĂšs fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervositĂ© expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  New york (dĂ©jĂ  vue Ă  Bruxelles), David…

  • CinĂ©ma, ballet. CoppĂ©lia, mardi 10 dĂ©cembre 2019 en direct du ROH, Londres. CoppĂ©lia, grand classique du Royal Ballet Ă  Covent Garden (londres), est ainsi projetĂ© en direct dans les cinĂ©mas partout en France, ce 10 dĂ©cembre 2019 (20h15). Fantastique et poĂ©tique, le ballet CoppĂ©lia bĂ©nĂ©ficie d’une musique raffinĂ©e, conçue par LĂ©o Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du rĂ©pertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a Ă©tĂ© chorĂ©graphiĂ©e par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. InspirĂ© des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraĂźtre une poupĂ©e mĂ©canique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂȘve Ă  Lille
 La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystĂšre voire la terreur (quand l’infĂąme Dark Vador paraĂźt), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles
 L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

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  • CONFINEMENT. EXPOS et musĂ©es virtuels Ă  visiter.
    Et si le confinement Ă©tait tout simplement le temps des musĂ©es et des expos ? Comme pour l’opĂ©ra, les ballets et les concerts en ligne dĂ©sormais, l’offre culturelle musĂ©ale comme les expositions enrichissent considĂ©rablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sĂ©lection des sites les plus captivants. Le monde de demain a dĂ©jĂ  commencĂ© : ce ne sont pas les programmes culturels ci aprĂšs sĂ©lectionnĂ©s qui infirmeront cette Ă©volution sociĂ©tale et culturelle. Il faut Ă  prĂ©sent envisager de nouvelles maniĂšres d’accĂ©der aux Ɠuvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute sociĂ©tĂ© britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanitĂ©s et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre Ă  l’ñge industriel quand il se fixe Ă  Londres (1871) aprĂšs la guerre de 1870.
    S’il a reniĂ© son prĂ©nom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siĂšcle succombant Ă  l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la premiĂšre puissance europĂ©enne), « James » Tissot, nĂ© Ă  Nantes en 1836, a conservĂ© le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. BibliothĂšque-musĂ©e de l’OpĂ©ra / BNF – OpĂ©ra national de Paris. Histoire de la mise en scĂšne de la TĂ©tralogie en France, de la fin du 19e siĂšcle Ă  aujourd’hui. Au dĂ©but des annĂ©es 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire Ă©couter les opĂ©ras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnĂ©rien crĂ©Ă© Ă  Bayreuth en aoĂ»t 1876 s’imposera plus tard encore sur la scĂšne de l’OpĂ©ra national. Il est vrai que le contexte de la premiĂšre…

  • PARIS, Louvre. EXPOSITION : LEONARDO DA VINCI et la musique
    Focus spécial CLASSIQUENEWS
    LEONARDO LUTHISTE… Homme de science, Leonard n’a cessĂ© de rechercher les preuves tangibles et visibles de l’harmonie et des rapports harmoniques dans la nature. Ses travaux tĂ©moignent d’une curiositĂ© toujours insatisfaite. Constante, critique et analytique. Des mathĂ©matiques, sa quĂȘte le conduit Ă  l’architecture, Ă  l’anatomie et de fait Ă  la musique. Le rapport des nombres rĂ©vĂšlent des constructions secrĂštes qui produisent le son de l’équilibre et de l’harmonie. La peinture dont il a toujours expĂ©rimentĂ© la technique, jusqu’à redĂ©finir un style spĂ©cifique – suggestif, comme voilĂ©, onirique,…

  • EXPO. PARIS, Palais Garnier, Le grand opĂ©ra 1828-1867 : Le spectacle de l’Histoire, jusqu’au 2 fĂ©vrier 2020. A partir du 24 octobre 2019, le Palais Garnier Ă  Paris (BibliothĂšque musĂ©e de l’opĂ©ra), accueille sa nouvelle exposition intitulĂ©e « Le grand opĂ©ra, 1828-1867, le spectacle de l’Histoire ». L’exposition cĂ©lĂšbre les 350 ans de la naissance de l’Institution de l’OpĂ©ra, ex AcadĂ©mie de musique, royale ou impĂ©riale
 selon les rĂ©gimes. C’est une nouvelle initiative de cĂ©lĂ©bration Ă  laquelle participe aussi l’exposition du MusĂ©e d’Orsay : Degas Ă  l’OpĂ©ra. Le Palais Garnier expose tableaux, maquettes de dĂ©cors, manuscrits musicaux qui composent une…


LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’Ă©dition 100% digitale !

lille-pianos-festival-2020-annonce-concerts-festival-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaĂźne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invitĂ©s dans plusieurs programmes entiĂšrement numĂ©rique. Ce sont 19 concerts en direct ou en diffĂ©rĂ© qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurĂ©es depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille mais aussi Brooklyn, Philadelphie, Amsterdam et Bruxelles ! Les musiciens de l’Orchestre National de Lille participent Ă©videment Ă  l’évĂ©nement. Alexandre Kantorow (laurĂ©at du dernier Concours Tchaikovski de Moscou, 2019) ouvre le bal avec un concert dĂšs le 12 juin depuis le Nouveau SiĂšcle Ă  Lille… En en clĂŽture, le Concerto n°3 pour piano et orchestre de BEETHOVEN (250 ans oblige en 2020 !), avec l’excellent David Kadouch accompagnĂ© par l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch (version pour orchestre Ă  cordes, car l’orchestre a tenu Ă  respecter les mesures sanitaires) : Dim 14 juin 2020, 20h – 20h40.

La programmation complĂšte et les programmes des concerts sur le site de l’Orchestre National de Lille / page dĂ©diĂ©e au Festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020, un festival entiĂšrement digital : https://www.onlille.com/saison_19-20/lille-pianos-festival/

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VIVRE EN DIRECT Le LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020
sur Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=zTniJB0ZeCc&fbclid=IwAR0WJttJu82PhUC_J6Tu-PUgMeBfx3NUR6nCut-RSKqbclBMPLu0N8I6Hk0

cliquez ici pour suivre le LILLE PIANO(S) FESTIVAL : lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenews

 

 

LILLE PIANOS festival 2020 UNE 582_______________________________________________________________________________________________

 

 

 

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Les 12, 13 et 14 juin 2020, les artistes conviĂ©s par l’Orchestre National de Lille pour son LILLE PIANO(S) FESTIVAL s’invitent chez vous, pendant 3 jours. Tous les concerts se vivent en direct et en replay sur la chaĂźne YOUTUBE Orchestre National de Lille. Outre la diversitĂ© des programmes et des profils, le cycle Ă©vĂ©nement, Lille Piano(s) festival 2020 est aussi un dĂ©fi technologique comprenant plusieurs captations depuis Philadelphie, New York ou Amsterdam
 de quoi, avant de pouvoir prendre l’avion, nous donner des ailes. AprĂšs le confinement et alors que les salles de concerts et d’opĂ©ras sont encore Ă  l’arrĂȘt, sans public, l’Orchestre National de Lille nous offre un somptueux cadeaux, riche en ivresse et vertiges prometteurs


TEMPS FORTS
L’ouverture du Festival (ven 12 juin) est un temps fort avec un tremplin remarquable aux nouveaux temĂ©praments ; celui de la trompettiste Lucienne Renaudin Vary Ă  20h (avec FĂ©licien Brut, accordĂ©on : rĂ©cital trompette et accordĂ©on) puis Ă  20h30 : rĂ©cital de piano du 1er Prix du Concours international Tchaikovski, Alexandre Kantorow, qui joue Brahms (Ballades et Sonates n°3).
LILLE PIANO(S) Festival 2020 cĂ©lĂšbre Ă©videmment les 250 ans de la naissance de Beethoven : c’est un fil rouge qui traverse les 3 journĂ©es. IntĂ©grale des Sonates piano et violoncelle (Jonas Vitaud et Victor Julien-LaferriĂšre : sam 13 juin, 19h (Sonates 2, 4 et 5), puis dim 14 juin, 19h (Sonates 1 et 3) ; depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue les Sonates pour piano PathĂ©tique opus 13, n°27 opus 90, n°32 opus 111, samedi 13 juin 2020 Ă  21h30 (1h). En clĂŽture, l’excellent David Kadouch aborde le Concerto pour piano et orchestre n°3 (concert de clĂŽture), avec l’ONL et Alexandre Bloch.

 

JAZZ
Depuis Amsterdam (Studio 150 Bethlehemkerk), Xavi Torres Trio, ven 12 juin 2020 Ă  19h (durĂ©e : 40 mn) ; puis Ă  22h, mĂȘme jour, rĂ©cital trompette et piano : Erik Truffaz & Estreilla Besson. Depuis New York, le pianiste Dan Tepfer : natural machines, dim 14 juin Ă  21h.

 

JEUNE PUBLIC
Ciné concert pour les petits (dÚs 3 ans) : « Décrocher la lune » par Ollivier Leroy et Pierre-Yves Prothais, dim 14 juin à 11h. Piano Zolo (Romain Dubois) : concert pour toute la famille, dim 14 juin à 14h

 

 

Les « PLUS »

Le Festival a conçu en marge des concerts proprement dits, plusieurs « intermĂšdes », bulles musicales et bords de scĂšnes avec la complicitĂ© d’Alexandre Bloch, François Bou et le compositeur Julien Joubert : ven 12 (18h30 et 22h50), sam 13 (18h et 22h25), dim 14 juin (16h30 et 20h45)
 A ne pas manquer aussi : un concert Neebiic « avant-ringardiste » avec Ă©lectro et expĂ©rimentations sonores, samedi 13 juin Ă  23h20 (durĂ©e : 1h20) et « Blow up », commande de l’Orchestre National de Lille au compositeur Âke Parmerud : 15 mn en immersion sonore (ven 12 Ă  23h05, et dim 14 juin Ă  18h puis 22h – HervĂ© DĂ©jardin, metteur en ondes). Enfin ne manquez pas deux ateliers explicatifs « un piano, comment ça marche ? » (ven 12 juin, 10h) – « un orgue comment ça marche ? » (ven 12 juin, 10h30).

PLUS D’INFOS : onlille.com

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Le programme JOUR PAR JOUR

 

VENDREDI 12 JUIN 2020
Ouverture du Festival
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18h30 > 19h
Présentation du Lille Piano(s) Festival
Avec François Bou, Alexandre Bloch, Fabio Sinacori, Julien Joubert

19h > 19h40
Depuis Amsterdam (Studio 150 Bethlehemkerk),
Xavi Torres Trio (jazz)
20h > 20h30
Récital trompette / accordéon
Lucienne Renaudin Vary et FĂ©licien Brut

20h30 > 21h30
Concert d’ouverture
RĂ©cital d’Alexandre Kantorow
(1er Prix du Concours international Tchaikovski)
Brahms : 4 ballades opus 10, Sonate n°3 opus 5 en fa mineur
En replay sur le site de France 3 Hauts de Seine

21h30 > 22h
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven
250Ăš anniversaire de Beethoven
(concert repris les sam 13, 20h puis dim 14 Ă  18h30).

22h
RĂ©cital trompette et piano : Erik Truffaz & Estreilla Besson (jazz)

22h50
Bord de scĂšne avec les artistes

23h05
Blow up
expĂ©rience sonore immersive imaginĂ©e par le compositeur Âke Parmerud Ă  partir des sept « la «  d’un piano
 Commande de l’ONL LILLE Orchestre National de Lille

 

 

 

 

SAMEDI 13 JUIN 2020
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18h
Bulle musicale
avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

18h35 > 19h
Bernard Foccroulle, orgue
De Bull à Florentz


19h > 20h05
Intégrale des Sonates piano et violoncelle de Beethoven
Jonas Vitaud et Victor Julien-LaferriĂšre (Sonates 2, 4 et 5),

20h > 20h30
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven

20h30 > 21h20
Beethoven Night : hommage Ă  Beethoven
Paul Lay, piano – impros sur les thĂšmes de Beethoven

21h30 > 22h30
Depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue Beethoven : Sonates pour piano Pathétique opus 13, n°27 opus 90, n°32 opus 111

22h25 : bulle musicale
avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

22h35 > 23h20
Izvora quintet (Jazz)

23h20 > 23h40
Duo Neebiic – concert Ă©lectro avant-ringardiste

 

 

 

 

 

DIMANCHE 14 JUIN 2020
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11h > 11h40
« Décrocher la lune » (Jeune public)
Ciné concert pour les petits (dÚs 3 ans)
par Ollivier Leroy et Pierre-Yves Prothais

14h > 14h30
concert pour toute la famille
Piano Zolo (Romain Dubois)

16h30 > 17h10
Bulle musicale avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

17h10 > 18h
RĂ©cital Marie-Ange Nguci
Bach / Busoni, Beethoven, Ravel, Scriabine


18h
Blow up, expérience sonore immersive

18h30 > 19h
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven

19h
Intégrale des Sonates piano et violoncelle de Beethoven
Jonas Vitaud et Victor Julien-LaferriĂšre (Sonates 1 et 3)

20h > 20h40
Concert de clĂŽture : Beethoven
David Kadouch aborde le Concerto pour piano et orchestre n°3 l’ONL Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (direction musicale).

20h40 > 21h
Bord de scĂšne avec les artistes : David Kadouch, Alexandre Bloch et Julien Joubert.

 

 

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COMPTES RENDUS

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lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL Ă©dition 2020, 100% digitale donc se savoure devant l’écran et en direct sur Youtube. Ainsi est cĂ©lĂ©brĂ© le retour des artistes : ils ont vaincu ce silence asphyxiant qui le tenait isolĂ©s ; ils ont rompu l’étouffoir qui les rendait muets pendant le confinement imposĂ© Ă  tous depuis la mi mars. Avant le retour du public dans les salles, tous les concerts 2020 sont retransmis en direct, filmĂ©s pour leur majoritĂ© dans le vaste auditorium du nouveau SiĂšcle de Lille, lieu de la rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille.

VENDREDI 12 JUIN 2020. A son dĂ©marrage, pour ses premiers concerts, le Festival Digital « ose » les mĂ©langes inĂ©dits, entre les rĂ©pertoires et les Ă©poques, les styles et les genres. D’abord Ă  19h, session de Jazz avec le Xavi Torres Trio (en direct depuis Amsterdam) : – encore un pied de nez Ă  l’isolement ! emmenĂ©s par la verve des instrumentistes, on a enfin le sentiment de respirer par grandes bouffĂ©es musicales
 Le sens de l’impro et une vraie entente chantante s’écoulent d’un musicien  Ă  l’autre : suavitĂ© ronde du saxo, motricitĂ© rythmique de la batterie et piano presque enivrĂ© dont sa nature mĂȘme rappelle la source, ce piano laboratoire d’un Beethoven inspirĂ© par la lyre romantique. L’auditeur reconnaĂźt la pulsion frĂ©nĂ©tique, gĂ©nĂ©reuse du compositeur ; ses mĂ©lodies reconstruites dans un flux qui marque en ouverture du Festival, un goĂ»t san frontiĂšre, une curiositĂ© multiple pour les mĂ©tissages de couleurs et de timbres.
Lucienne-renaudin-very-accordeon-trompette-lille-pianos-festival-2020-critique-concert-classiquenewsMĂȘme tremplin inventif aux alliages originaux pour la jeune Lucienne Renaudin Vary et FĂ©licien Brut (20h), s’accordant de concert dans un duo imprĂ©vu 
 trompette, accordĂ©on. Pieds nus, d’une belle ivresse, la trompette s’immisce dans les volutes d’un accordĂ©on lui aussi portĂ© par un pur vent de libertĂ© : un essor Ă  deux voix d’une irrĂ©pressible chorĂ©graphie
 rossinienne (danza / tarentelle en ouverture) ; le clavier Ă  bretelles joue des effets de soufflets. FĂ©licien Brut prend le micro : il s’adresse aux internautes ; les deux artistes honorent par leur complicitĂ© rayonnante ce brin d’impertinente facilitĂ© qui fait la marque des grands instants de musique : jubilatoire entente qui aime aussi Ă©clairer l’ñme des thĂšmes populaires sublimĂ©s par l’écriture des compositeurs savants. Le populaire, le savant savaient se mĂȘler, sans mesure, avec gĂ©nie. Leur Bartok, grand collecteur de thĂšme folkloriques (Danses populaires roumaines) respire, s’enivre lui aussi, exalte un dĂ©sir gĂ©nĂ©reux dans sa saine rusticitĂ©.
PortĂ©e par le clavier Ă  bretelles, aux teintes tĂ©nues, adaptĂ©es, Lucienne RV a ce talent rare de faire oublier la technique pour exprimer l’essence d’une nostalgie viscĂ©rale et toujours d’une finesse musicale Ă  l’élĂ©gance toute française. Et pour finir, rien n’égale la tendresse millimĂ©trĂ©e de Bernstein : « Maria, Maria » (West Side Story), parfum suspendu d’un amour qui s’est imposĂ© contre la loi de la haine et la barbarie des communautĂ©s rivales. L’accordĂ©on danse avec la trompette, bel Ă©cho Ă  cette MASS tonitruante, Ă©chevelĂ©e dans sa tendresse fraternelle que l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch ont su nous rĂ©galer en clĂŽture de la saison 2018 – 2019. « My Favorite things », jouĂ© aussi par Coltrane, conclut ce formidable duo d’une musicalitĂ© toute de velours tissĂ© Ă  deux voix complices.

On l’attendait avec d’autant plus d’impatience que son rĂ©cent Premier Prix au Concours Tchaikovski faisait promettre un son et un style 
 d’excellence. Le rĂ©cital d’Alexandre Kantorow a exaucĂ© nos souhaits (20h30). Programme tout Brahms ; d’abord les Ballades : gravitĂ© inquiĂšte, secrĂšte, intime, d’oĂč s’écoulent des rĂ©sonances presque insouciantes. Appel au rĂȘve et Ă  la nuit. Le pianiste tisse la matiĂšre d’une tendresse affleurante qui fait surgir une contine de l’enfance mais avec une rage qui vainc et organise tout sentiment de nostalgie. La clartĂ© des deux mains Ă©claire la savante alchimie des harmonies, tandis que le jeu se montre Ă  l’écoute de tous les chants intĂ©rieurs qui murmurent Ă  l’oreille du compositeur dont le goĂ»t de la nostalgie mystĂ©rieuse, presque Debussyste, se rĂ©vĂšle alors, dans ce chant d’une pudeur infinie. Alexandre Kantorow passe d’un climat Ă  l’autre, en syncopes trĂ©pidantes, en nuances lovĂ©es dans le mystĂšre ; sa palette explore toutes les teintes et demi teintes du sentiment brahmsien avec une finesse sans dĂ©monstration, un naturel qui Ă©quilibre jaillissements et replis pudiques, fureur Ă  peine contrĂŽlĂ©e. Cette maĂźtrise des contrastes qui laisse toujours claire et limpide la matiĂšre de la confession, gagne une Ă©loquence vive, celle d’une digitalitĂ© inscrite dans l’ombre et le goĂ»t de l’évanescence, la rĂ©sonance. Une vaste bĂ©atitude qui enveloppe la derniĂšre Ballade.

kantorox-alexandre-piano-lille-pianos-festival-critique-BRAHMS-classiquenewsPuis c’est brillante et affirmĂ©e, l’ouverture de la Sonate n°3 (1853) que le pianiste enchaĂźne immĂ©diatement Ă  la fin de la derniĂšre Ballade. Alexandre Kantorow en exprime le symphonisme fougueux  qui impressionna tant Schumann, Ă  Dusseldorf (nov 1853) heureux de reconnaĂźtre en Johannes son hĂ©ritier le plus captivant ; Brahms n’ayant que 20 ans lorsqu’il la composa. De vaste proportions, Ă  la mesure de ce cƓur immense toujours insatisfait, la Sonate de Brahms dure 40 mn, un record dans le genre, comprenant 5 mouvements (Allegro maestoso, Andante, Scherzo, Intermezzo, Finale-Allegro moderato ma rubato). DĂšs l’allegro initial et son arche frĂ©nĂ©tique, Ă  la fois, grave et sombre, d’un tragique mystĂ©rieux, le pianiste sait inscrire la vaste entrĂ©e comme une interrogation viscĂ©rale, avec ses lueurs et ses Ă©chos lointains, d’une infinie rĂȘverie. La souplesse et la tendresse du jeu, Ă  la fois claires et sobres, articulent la suavitĂ© d’un Brahms amoureux dont la vie sentimentale demeure mystĂ©rieuse, certes ancrĂ©e dans la proximitĂ© de Clara Schumann. L’interprĂšte dĂ©tecte tous les chants parallĂšles, les Ă©chos, les scintillements d’une partition au flux versatile, d’une richesse Ă©motionnelle immense. En funambule enivrĂ©, Alexandre Kantorow saisit par la profondeur et la gravitĂ© d’un jeu qui sait ĂȘtre toujours clairement structurĂ©. L’Andante dĂ©roule son chant aux trilles mozartiens d’une infinie tendresse. Le Scherzo plus rapeux, s’électrise tandis que l’intermezzo est traversĂ© d’éclairs et de spasmes d’une intranquillitĂ© fiĂ©vreuse. Tout le cycle est portĂ© par la grande maturitĂ© et une Ă©lĂ©gance sonore rare. La technique elle permet d’échafauder une architecture fine, puissante, riche de mille nuances inquiĂštes. Superbe pianisme. RV est pris demain samedi 14 juin 2020 dĂšs 18h
 RĂ©daction : Lucas Irom / classiquenews 2020.

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vitaud-julien-laferriere-concert-beethoven-critique-classiquenewsSAMEDI 13 JUIN 2020. Nouvelle belle complicitĂ© (qui fait suite aux programmes de vendredi soir), entre le pianiste Jonas Vitaud et le violoncelle Victor Julien-LaferriĂšre ; leur intĂ©grale des Sonates violoncelle et piano de Beethoven, premier volet du cycle aujourd’hui (la suite demain dimanche Ă  19h) dĂ©ploie un appĂ©tit partagĂ©. Les deux instrumentistes affirment la fougue et la vitalitĂ© qui porte le style de Beethoven dont les Ă©lans viriles s’accompagnent toujours d’une rĂ©sonance plus tendre et amoureuse. On regrette parfois une affirmation trop appuyĂ©e, car la malice et l’élĂ©gance haydnienne, dans l’esprit typiquement viennois doivent aussi peser et compenser la volontĂ© et l’autodĂ©termination ; mais le souffle, la verve en diable emporte l’adhĂ©sion (Sonates enchainĂ©es 2, 4 et 5). La derniĂšre Sonate sonne plus Ăąpre et moins « sĂ©duisante », un bain bouillonnant d’idĂ©es et de remise Ă  neuf du dĂ©veloppement formel. HabitĂ© par l’idĂ©e musicale, la nĂ©cessitĂ© et l’urgence traversent cette partition, Ă©cartant toute les dilutions et tentations juvĂ©niles du dĂ©but.

 

zygel-jean-francois-piano-improvisation-beethoven-lille-pianos-festival-critique-classiquenewsPuis Ă  20h, place au « MaĂźtre de l’impro », Jean-François Zygel. Le pianiste montre combien la grille transmise par Beethoven, est proche du jazz. A propos du romantisme, le pianiste improvisateur Ă©claire ce en quoi Ludwig peut ĂȘtre Ă  la fois le dernier des classiques et le premier des Romantiques ; la vitalitĂ© nerveuse de Beethoven qui a recueilli des mains de Haydn l’ñme de Mozart, est-il rĂ©ellement cet impĂ©tueux rĂ©solument romantique dont le rapport au monde est viscĂ©ralement dissonant ? ; ses marches funĂšbres si nombreuses indiquent un crĂ©ateur habitĂ© par l’idĂ©e de la mort. Marche funĂšbre de la 3Ăš, de la 7Ăš symphonie, premier mouvement de la Sonate dite « au Clair de Lune »  disent cette obsession permanente. AussitĂŽt l’improvisateur rĂ©tablit le lugubre beethovĂ©nien, cette conscience de la Faucheuse qui donne Ă  son Ɠuvre entiĂšre, son rayonnement et sa profondeur singuliĂšre. Sa mĂ©lancolie solitaire. Oui, Beethoven est-il vraiment romantique ? Zygel subtil enchaĂźne et pose la question : car son style dĂ©signe la souffrance et le funĂšbre plutĂŽt qu’il ne les exprime : c’est un hĂ©roĂŻque thĂ©Ăątral, un tragique au diapason des Ă©vĂ©nements guerriers et de l’épopĂ©e napolĂ©onienne qui ont foudroyĂ© son Ă©poque. La question est posĂ©e : Ludwig est le hĂ©ros de sa propre vie, surtout dans ses concertos pour piano, confrontĂ© Ă  la masse orchestrale ; il trĂ©pigne, intranquille et insatisfait : Jean-François Zygel nous immerge derechef dans un matĂ©riau sonore de son cru oĂč la syncope et les fanfares et les sonneries lointaines des trompettes, les marches guerriĂšres Ă©voquent l’esprit d’une Ă©poque Ă  feu et Ă  sang, celle de Beethoven. VoilĂ  qui fait sonner Ludwig comme Prokofiev et Chostakovitch. La quĂȘte d’un Beethoven expĂ©rimentateur et finalement inventeur se prĂ©cise de la mĂȘme façon : Ludwig n’a-t-il pas inventĂ© le genre du Scherzo, moment de divertissement hĂ©ritĂ© des quatuors classiques, comportant sa danse soit le menuet, que Ludwig magnifie en l’énergisant jusqu’à la transe rythmique. La sĂ©quence jusque lĂ  marquĂ© par le jeu, devient une fulmination d’énergie. De l’explication Ă  l’exemple, Zygel joue une danse enjouĂ©e, frĂ©nĂ©tique, d’une mĂ©canique hallucinĂ©e
 un Scherzo dans l’esprit de Beethoven, Ă  sa maniĂšre. Lumineuse Ă©loquence.

DĂ©cidĂ©ment, Zygel l’improvisateur et le pĂ©dagogue sait nous envoĂ»ter comme un magicien pianiste. Ses rĂ©flexions sur la musique et l’écriture de Beethoven demeurent captivantes. Le dĂ©bat est ouvert. Et la session au piano est une excellente maniĂšre de cĂ©lĂ©brer les 250 ans de la naissance du plus grands des
 Romantiques.

PAUL-LAY-jazz-beethoven-concert-lille-pianos-festival-2020-critique-classiquenews20h30, Paul Lay autre improvisateur, rend son propre hommage Ă  Ludwig mais dans une langue et un vocabulaire jazz. Swing somptueux et d’une volubilitĂ© enchantĂ©e, d’aprĂšs Beethoven, grĂące Ă  un toucher contrĂŽlĂ©, Paul Lay installe une vĂ©ritable ambiance jazzy qui soigne le son, l’élĂ©gance rythmique : sous ses doigts, l’impĂ©tuositĂ© beethovĂ©nienne danse, s’enivre y compris en un Finale aĂ©rien, qui danse avec les Ă©toiles, l’Ode Ă  la joie, traitĂ© en Ă©clairs, scintillements, crĂ©pitements. Un festival Ă©nergisant.

 

 

 

A 21h30, depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue les Sonates de Beethoven : PathĂ©tique opus 13 ; n°27 opus 90 ; n°32 opus 111. La PathĂ©tique est emportĂ©e par une ivresse ardente, Ă©nergique qui ne sacrifie en rien la clartĂ© du geste, parfois fougueux Ă  l’extrĂȘme.

BISS-jonathan-piano-beethoven-sonates-concert-critique-classiquenewsDans le cas de l’opus 90, tout est exprimĂ© avec une intensitĂ© tranchante mais un contrĂŽle technique permanent qui insuffle au dĂ©veloppement, une rage intĂ©rieure, impĂ©rieuse et
 dĂ©finitive ; l’hĂ©roĂŻsme tragique de Beethoven s’y dĂ©verse en un torrent au souffle long, hallucinĂ©. L’empreinte du fatum s’épaissit, irrĂ©pressible. Le pianiste s’est enregistrĂ© chez lui aux USA, et la prise de son n’a pas cette clartĂ© ni cette prĂ©cision des concerts diffusĂ©s depuis Lille. Nonobstant, l’implication de l’interprĂšte est totale : les coups de fatum se font martĂšlement, faisant jaillir un flot incessant de pointes sarcastiques, au bord de la folie, auxquelles le hĂ©ros pianiste oppose une ivresse dansante, la volontĂ© dĂ©terminĂ©e d’en dĂ©coudre puis d’assĂ©ner et de rĂ©aliser son appel Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ©. Biss aborde enfin l’opus 111 tel une matiĂšre Ă©ruptive. Ultime laboratoire pianistique d’un Beethoven habitĂ© par le sens de la forme, qui s’interroge sur le sens mĂȘme de l’écriture, l’opus 111 semble placer Beethoven dans les rets d’une fatalitĂ© inĂ©luctable. L’homme face Ă  son destin: le lion solitaire y exprime comme une confession personnelle sa propre tragĂ©die intime (thĂšme du destin mordant et glaçant) auquel le pianiste sait opposer une danse intĂ©rieure qui porte la trace d’une infaillible espĂ©rance. Le contraste de deux directions s’avĂšre toujours comme ici, bouleversant. C’est un champ de bataille menĂ© avec une clairvoyance inĂ©dite, l’expression d’une lutte arrachĂ©e Ă  la vie elle-mĂȘme, en dĂ©pit dans son cas propre, de son handicap, le plus lourd payĂ© par un compositeur et un musicien : 
 la surditĂ©. DerniĂšre Sonate, la n°32 est bien le bilan de toute une recherche qui recueille aussi les blessures d’une vie d’épreuves. Biss enflamme son clavier en tensions radicales et contrastes exacerbĂ©s. Y compris dans la seconde partie, ample et long adieu Ă  la forme que le pianiste compositeur a chĂ©ri entre toutes. L’adieu s’étire, dilate la forme et suspend le temps en une forme interrogative, Ă  la fois renoncement et aussi suprĂȘme insatisfaction. L’amertume le dispute Ă  une Ă©tonnante poĂ©sie du dĂ©sespoir. Le pianiste amĂ©ricain questionne l’expression de la lutte. Puis, conduit jusqu’à la rĂ©solution de la seconde partie, le flux libĂ©ratoire, temps de fraternisation sans Ă©carter dans l’ombre, les doutes amers, et l’ivresse de temps intimes dĂ©sormais inaccessibles. MalgrĂ© la faible qualitĂ© sonore de la captation, l’engagement du pianiste suscite l’adhĂ©sion. RĂ©daction : Elvire James.

 

 

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LILLE PIANO(S) DIGITIAL 2020
Dimanche 14 juin 2020

17h10
NGUCI-marie-ange-piano-jeune-talent-critique-piano-classiquenewsRĂ©cital de MARIE-ANGE NGUCI AUTOUR DE LA FANTAISIE DE BEETHOVEN – ƒuvres de Bach/Busoni – Beethoven – Froberger – Ravel – Scriabine. Fulgurant, mordant et d’une Ă©tonnante intelligence des contrastes, le jeu de Marie-Ange Nguci Ă©coute la matiĂšre, fait surgir des Ă©lans murmurĂ©s d’une poĂ©tique Ă©trange, liquide, suspendue, auxquels rĂ©pondent des dĂ©flagrations tranchantes ; mais il y aussi un impressionnisme sonore qui s’écoule, et des rythmes qui s’entrecroisent et se chevauchent dans un festival Ă©motionnel permanent, contrĂŽlĂ©, scintillant : son Scriabine (Sonate n°5 opus 53) Ă©claire la fabrique des rĂ©sonances et des couleurs du compositeur magicien. Jamais diluĂ©e, ni dĂ©monstrative comme beaucoup, jamais dure mais Ă©vocatrice, la pianiste ouvre large la fenĂȘtre des horizons de l’inouĂŻ. Son Scriabine cisĂšle la fureur des cosmos rugissants comme le plus petit atome sonore.
C’est la mĂȘme Ă©coute intĂ©rieure et un son souverain dans Une barque sur l’ocĂ©an de Ravel : aucun doute, la pianiste maĂźtrise le sens pictural de la matiĂšre pianistique ; elle colore par touches, par effets entrelacĂ©s, sculpte chaque inflexion avec un souci du son, admirable. Le toucher est de velours, vĂ©ritable appel au rĂȘve, Ă  l’imaginaire, au dĂ©passement
 une perfection sensuelle qui n’omet en rien les aspĂ©ritĂ©s et la soliditĂ© de l’architecture. Le temps et l’espace fusionnent sous les doigts de cette nouvelle enchanteresse du clavier. L’intelligence des enchaĂźnements souligne combien il y a parentĂ© et continuitĂ© de Scriabine Ă  Ravel, deux alchimistes de la matiĂšre sonore.

NGUCI-marie-ange-piano-concert-critique-lille-pianos-digital-classiquenews-juin-2020Majeures aussi Ă  l’écoute de ce rĂ©cital Ă©vĂ©nement : l’intensitĂ© du jeu, la clartĂ© de l’architecture, l’écoute intĂ©rieure rĂ©vĂ©lant les intentions souterraines en particulier dans la Fantaisie d’un Beethoven qui expĂ©rimente, Ă©coute, murmure, va toujours au delĂ  de la sonoritĂ© Ă©noncĂ©e, Ă  la recherche des vibrations harmoniques, sublimant le cadre formel. Tout est prodigieusement dĂ©veloppĂ© dans le sens d’une exploration cohĂ©rente ; la digitalitĂ© de l’excellente jeune pianiste albanaise Marie-Ange Nguci Ă©blouit par la douceur articulĂ©e de son approche, Ă©clairant dĂ©jĂ  chez Beethoven, une effusion prolixe
 dĂ©jĂ  schumanienne ; tout s’organise peu Ă  peu, du magma sonore qui bouillonne, vers un climat de tendresse tĂ©nu, Ă©perdu, et toujours amoureusement Ă©noncĂ©. Le style hĂ©roĂŻque de Beethoven se lit directement dans une Ă©criture qui proclame, ivre de sa propre joie. D’une douceur dĂ©terminĂ©e qui enchante, berce et captive grĂące Ă  un toucher rare, idĂ©al.

Son Bach / Busoni est d’une intĂ©rioritĂ© lovĂ©e dans les plis et replis d’une pudeur ornementĂ©e mais en rien maniĂ©riste, tant le jeu reste sobre, dĂ©pouillĂ©, essentiel, direct, et d’une suggestivitĂ© de velours; l’éloquence et la pensĂ©e musicale de l’interprĂšte lui permettent des passages inouĂŻs entre l’infini tĂ©nu, murmurĂ© et la solennitĂ© d’une architecture colossale. La vision et le parcours tracĂ©s relĂšvent d’une poĂ©tesse du clavier tant sa maĂźtrise technique et la maturitĂ© esthĂ©tique, le goĂ»t du beau son, l’évidence de la construction, la sobriĂ©tĂ© surtout d’un jeu rĂ©servĂ© mais incandescent
 sont fusionnĂ©es, admirables. RĂ©vĂ©lation totale. Une dĂ©jĂ  grande musicienne dont la sincĂ©ritĂ© et la pudeur Ă©lectrisent. Certes des signes d’une fĂ©brilitĂ© juvĂ©nile qui montrent encore le chemin Ă  parcourir, mais le potentiel est immense. Merci Ă  LILLE PIANO(S) FESTIVAL de nous offrir ce tremplin exaltant. AprĂšs tout la vocation d’un festival de piano n’est-elle pas de nous surprendre en nous faisant vivre le grand frisson. Ce rĂ©cital en direct nous en a rĂ©servĂ© l’expĂ©rience mĂ©morable. A suivre.

Programme
SCRIABINE : Sonate n°5 op. 53
RAVEL : Une barque sur l’ocĂ©an
FROBERGER : Tombeau
BEETHOVEN : Fantaisie op.77
J.-S. BACH / BUSONI : Chaconne

VOIR, REVOIR, les concerts LILLE PIANO(S) DIGITAL 2020 ici :
sur la chaine Youtube de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille

Le concert de Marie-Ange NGUCI :
https://www.youtube.com/watch?v=TpgPGamR-fM

Player vidéo : la journée de dimanche 14 juin 2020, dans sa totalité :

 

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18h. Parmi les « intermĂšdes » rĂ©jouissant, citons « BLOW UP », proposition Ă  savourer les yeux fermĂ©s, formidable expĂ©rience auditive stĂ©rĂ©ophonique Ă  Ă©couter avec un casque pour en mesurer la plasticitĂ© spatialisĂ©e, d’une oreille Ă  l’autre. Composition : Åke Parmerud / RĂ©alisation et mise en ondes : HervĂ© DĂ©jardin

Les afficionados et les nĂ©ophytes avaient le bonheur de retrouver les leçons non moins rĂ©jouissantes du professeur improvisateur Jean-François Zygel (18h30) / « JEAN-FRANÇOIS ZYGEL IMPROVISE SUR BEETHOVEN #3 », 3Ăš et derniĂšre session d’un cycle dont s’agissant de la sĂ©quence d’hier, – samedi 14 juin-, nous avons dit tout le bien, ou comment croiser Ă©coute, Ă©rudition, divertissement.

De mĂȘme, le dernier volet de l’INTÉGRALE DES SONATES POUR VIOLONCELLE ET PIANO DE BEETHOVEN #2 (19h) permet de mesurer l’entente des deux instrumentistes invitĂ©s pour se faire : Victor Julien-LaferriĂšre et Jonas Vitaud, dont l’écoute croisĂ©e a gagnĂ© davantage de prĂ©cision et de naturel dans les deux Sonates (n°1 et n°3) ; c’est le chant d’une vitalitĂ© heureuse, oĂč dans le jeu alternĂ©, dialoguĂ© des deux musiciens, s’écoulent et se renforcent l’éloquence frĂ©nĂ©tique, une ardeur toute classique, des Ă©chos lyrique et tendres
 soit un Beethoven ardent, brillant et profond Ă  la fois.

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DAVID-KADOUCH-BEETHOVEN-LILLE-PIANOS-DIGITAL-2020-alexandre-Bloch-orchestre-national-de-Lille-critique-classiquenews20h, CONCERT DE CLÔTURE. L’attente se concentre surtout sur le dernier programme, concert de clĂŽture d’un Festival aussi inĂ©dit que rĂ©ussi : Ă  20h, le 3Ăš Concerto pour piano et orchestre de Beethoven. Ces deux lĂ  devaient se rencontrer tĂŽt ou tard et fusionner littĂ©ralement. Entre le chef Alexandre Bloch et David Kadouch, pianiste dont classiquenews suit le parcours depuis longtemps, une complicitĂ© Ă©vidente se tisse ; un bonheur du jeu partagĂ© s’offre immĂ©diatement Ă  l’image. Et les musiciens du National de Lille (que les cordes) ne se font guĂšre prier.
ImmĂ©diatement se distingue l’éloquence tendre, d’une Ă©lĂ©gance souveraine du premier mouvement dont le soliste exprime entre expressivitĂ©, tension, fluiditĂ©, la volubilitĂ© 
mozartienne. Cette vision trĂšs articulĂ©e cisĂšle l’introspection de ce massif que beaucoup aborde plus sec et tendu, plus Ă©pais et minĂ©ral. Le choix du caractĂšre, celui d’une introspection « fiĂ©vreuse » selon les propres mots du soliste, Ă©tait juste.
L’Adagio est le chant d’une paix hors temps, Ă©noncĂ© avec une simplicitĂ© Ă©conome, un naturel sans effet aucun, et aussi une gravitĂ© feutrĂ©e qui Ă©branle toute triomphalisme : l’accord cordes et piano est ici le plus sĂ»r, amoureusement, tendrement rĂ©alisĂ©. David Kadouch en exprime les vertiges d’une errance (la pĂ©dale) profonde et qui se rattache enfin de sĂ©quence Ă  la rĂ©alitĂ© de l’espoir. Le pianiste dĂ©ploie une palette de couleurs, riches et sensibles, dans le sillon de ce qu’il a appris en Ă©coutant Daniel Barenboim.
La version pour cordes par quelques instrumentistes du National de Lille, Ă  bonne distance les uns des autres, distanciation sanitaire oblige, revĂȘt un symbole fort : le retour Ă  la parole des instruments qui s’étaient tu jusque lĂ , hors des salles de concert. Moment suspendu qui nous rappelle le pouvoir poĂ©tique essentiel de la divine musique. Le chef trouve des respirations amples et graves, justes et sincĂšres. Laissant au piano, la vitalitĂ© et l’éloquence du cƓur. Le caractĂšre est bien celui d’une confession d’un Beethoven amoureux, inspirĂ© par une submersion de sentiments d’une intensitĂ© saisissante ; le style du pianiste orchestre de mains de maĂźtre cette immersion pleine de grĂące, puis enchaĂźne l’énergique Allegro final avec une douceur impĂ©riale, une vitalitĂ© chorĂ©graphique, bondissante et mĂȘme swinguĂ©e que les cordes du National de Lille colorent d’une nervositĂ© ronde
 toute viennoise. L’hĂ©roisme beethovĂ©nien a ici l’élĂ©gance presque facĂ©tieuse de Haydn et la sincĂ©ritĂ© de Wolfgang. L’architecture de la partition en sort lumineuse, de la conscience du destin (do mineur) au dĂ©but ; au sentiment de la perte (Adagio), jusqu’à la rĂ©sistance portĂ©e dans le finale, son espĂ©rance qui porte au triomphe. C’est dire la rĂ©ussite de ce dernier concert qui referme l’édition 100% digitale du LILLE PIANO(S) FESTIVAL en apothĂ©ose. Sublime conclusion Ă  une Ă©dition inĂ©dite technologiquement, indiscutable artistiquement.
Sans embrassades mais s’applaudissant entre eux, la joie entre les musiciens est palpable. Pour les deux musiciens Alexandre Bloch et David Kadouch, il s’agit de leur premier concert en grande formation (depuis le dĂ©but du confinement). Formidable moment de partage et d’élĂ©gance, de sincĂ©ritĂ©, de bonheur. MĂ©morable. RĂ©daction : Camille de Joyeuse pour classiquenews.com.

BEETHOVEN, CONCERTO POUR PIANO N°3
Concerto pour piano n°3 (version pour orchestre à cordes, arrangement Vinzent Lachner d’aprùs la version à deux pianos de Franz Liszt)
Piano : David Kadouch
Orchestre National de Lille
Direction : Alexandre Bloch

REVOIR le concerto n°3 pour piano et orchestre de Beethoven
par David Kadouch et Alexandre Bloch, Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=hQX7NdLPQR4

 

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REVOIR TOUS LES CONCERTS DU LILLE PIANO(S) DIGITAL 2020
sur la chaüne youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

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ON LILLE : Alexandre BLOCH explique et présente la 7Úme de MAHLER

BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsMAESTRO, VIDEO inĂ©dite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalitĂ©, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un tĂ©moignage inĂ©dit et passionnant sur le travail du chef confrontĂ© aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer

Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigĂ©es pendant l’annĂ©e 2019, Alexandre Bloch a rĂ©alisĂ© Ă  partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la prĂ©paration et la rĂ©alisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage ; comme un journal de bord oĂč le maestro sur l’estrade et en temps rĂ©el, tĂ©moigne de son Ă©tat d’esprit, de ses Ă©motions, de son rythme cardiaque en cours de reprĂ©sentation (avec bonus, le spectre de ses Ă©motions successives)
 C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce que se passe dans sa tĂȘte mesure aprĂšs mesure
 pour chaque entrĂ©e des pupitres : horntĂ©nor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes
 les harpes (13 mn le dĂ©but de la symphonie! ).

 

 
 

 

Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?

Le chef est aux commandes…

 

 

bloch-alexandre-orchestre-national-de-lille-reportage-video-dans-la-tete-du-chef-symphonie-7-gustav-mahler-critique-presentation-classiquenewsC’est un conducteur idĂ©al pour mieux mesurer l’implication, la concentration, les moyens qu’a le chef pour communiquer avec chaque instrumentiste pour obtenir ce qui a Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ© (dont les effets de texture sonore liĂ©s Ă  l’accomplissement des dissonances, des nuances de danse dont le tango, des citations dont « Intermarché » (mais oui !!!),« Ah vous dirai-je maman » ou God save the queen, des changements de tempos
 autant de dĂ©tails / nuances indiquĂ©s sur la partition, laquelle apparaĂźt Ă  l’écran). Le concert fut un triomphe dans le vaste Auditorium Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. Revivre ainsi certains extraits de la symphonie (dĂ©but et fin du Premier mouvement), avec les remarques personnelles du chef est un grand moment de dĂ©lectation symphonique
 Ainsi grĂące aux remarques du chef, l’auditeur peut mieux comprendre toutes les interactions en cours, la formidable horlogerie collective qui se produit dans la fabuleuse partition de Mahler
 On prend conscience de ce que souhaite le chef, comparĂ© Ă  ce que produisent simultanĂ©ment les musiciens de l’Orchestre lillois. La promesse des vertiges voire de l’ivresse orchestrale (manifeste grĂące Ă  l’euphorie Ă©nergisante des cordes et des cloches) se rĂ©alisent enfin grĂące Ă  la passion d’un chef qui malgrĂ© son extĂ©nuation dĂ©clarĂ©e
 aime partager, vibrer, expliquer. Lumineux, gĂ©nĂ©reux, indispensable.

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Visionner le tĂ©moignage vidĂ©o « ”Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7Ăšme symphonie de Mahler »

Lien vers la vidéo Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=Nt_z6TlYQ8U

Durée : 11mn
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VOIR la vidĂ©o ”Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7Ăšme symphonie de Mahler » :

 


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CD Ă  venir
L’enregistrement de la 7Ăšme Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncĂ©e en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie trĂšs attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

 

 

 

 

 

 

ON LILLE Orchestre National de Lille, saison 20 / 21 : concerts d’ouverture

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler

Le violoniste Ă©nergique et charismatique Nemanja Radulovic inaugure une rĂ©sidence au sein de l’orchestre, promesse de futurs accomplissements Ă  suivre aussi (concert d’ouverture les 24 et 25 sept puis rĂ©cital piano et violon le 15 oct).
Lui-mĂȘme laboratoire de nouvelles formes musicales, l’ON LILLE Orchestre national de Lille prend soin de renouveler le dĂ©roulement et l’expĂ©rience du concert : il diversifie son offre et pense au plus large public possible ; notons deux figures du jazz contemporain qui paraissent cette saison, sources de nouveaux mĂ©tissages (Erik Truffaz le 10 dĂ©c, et Chilly Gonzales le 5 fĂ©vrier 2021 ; cĂŽtĂ© cinĂ©-concerts, deux rendez-vous sont tout autant immanquables (week end Hitchcock : Psychose, le 30 oct et Vertigo le 31 oct ; et Mary Poppins, les 6 et 7 mai 2021).

Les tempéraments solistes ne manquent pas ; ils émaillent la saison de leur sensibilités volontaires : le pianiste (et compositeur) Kit Armstrong, les 12 et 13 nov 2020 ; la violoniste Patricia Kopatchinskayja (Concerto de Tchaikovski, les 3 et 5 déc 2020) ; le claveciniste Justin Taylor (15-22 mai 2021), 

Alexandre Bloch poursuit son travail en profondeur comme en diversitĂ© sur les rĂ©pertoires : promettant plusieurs grands moments de musique française (entre autres) : FaurĂ©, Escaich (Concerto pour orgue n°1, Symphonie de Chausson, le 14 janv 2021 ; PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune,, tout en soulignant l’acuitĂ© sensible de la violoniste Veronika Eberle dans le Concerto n°1 de Prokofiev, le 18 fĂ©v 2021 ; 


L’Orchestre National de Lille soucieux de la paritĂ©, invite de nombreuses cheffes d’orchestre : Alevtina Ioffe (30 sept / 1er oct), Elena Schwarz (18 nov), Elim Chan (8 avril 2021), Anna Rakitina (18 mai), Kristina Poska (20 mai)

Enfin l’opĂ©ra est de la partie, rendez vous installĂ© Ă  prĂ©sent depuis les prĂ©cĂ©dents PĂȘcheurs de perles de Bizet, premier opĂ©ra rĂ©alisĂ© sous la baguette d’Alexandre Bloch, puis Carmen
 cette saison, place aux vertiges d’une femme blessĂ©e : La voix humaine avec VĂ©ronique Gens (le 28 janv 2021 – le concert prolonge ainsi l’enregistrement de l’automne 2020)
 avant le rendez vous de l’étĂ© (annoncĂ© les 7, 8 et 10 juillet 2021 (l’ouvrage mystĂšre, bientĂŽt dĂ©masquĂ©, concilie voyage en CrĂȘte et jeu de l’oie
). Autre temps fort : Thamos, Roi d’Egypte de Mozart (David Reiland, direction, le 15 avril 2021). Les wagnĂ©riens pourront se dĂ©lecter de deux programmes : Hartmut Haenchen, direction / le 4 fĂ©v 2021 puis Kazushi Ono, direction / les 31 mars et 1er avril 2021 
 L’ONL saura-t-il tisser dans ses diaprures et rĂ©sonances spirituelles complexes, la somptueuse soie wagnĂ©rienne ?

De sept Ă  nov 2020, les concerts prennent en compte les mesures sanitaires (formations et audiences rĂ©duites, programmes jouĂ©s sans entracte
). De quoi sĂ©curiser l’expĂ©rience musicale au Nouveau SiĂšcle dont l’Auditorium est devenu l’écrin des grandes rĂ©alisations de l’Orchestre National de Lille.
A l’extrĂ©mitĂ© de la saison, le concert de clĂŽture (les 24 et 25 juin 2021) affiche d’ultimes dĂ©lices et promet de nouveaux sommets : crĂ©ation française de « Triumph to Exist » de Lindberg (Ɠuvre chorale sur le texte de la poĂ©tesse Edith Södergran) et comme une apothĂ©ose, Symphonie n°9 de Beethoven sous la direction d’Alexandre Bloch.

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sélection

11 concerts majeurs

de l’Orchestre National de Lille
/ saison 2020 – 2021/

Quelques temps forts Ă  ne pas manquer :

 

 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
Mozart : Concerto pour violon n°3 / Nemanja Radulovic, violon (artiste en résidence)
Bartok : Divertimento pour cordes
Alexandre Bloch, direction

 

 

Mer 7, Jeudi 8 oct 2020
Tchaikovski : Variations sur un thĂšme Rococo (Mischa Maisky, violoncelle)
R. Strauss : MĂ©tamorphoses
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 22, Dim 25 oct 2020
Ravel : Pavane pour une infante défunte
Hindemith : Trauermusik
Henri Casadesus : Concerto pour alto
Beethoven : Symphonie n°1
Jean-Claude Casadesus, direction

 

 

Jeudi 12 nov 2020
BEETHOVEN : Concerto pour piano n°2 (Kit Armstrong, piano)
Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

Jeudi 14 janvier 2021
Escaich : Concerto pour orgue n°1 (Thierry Escaich, orgue)
Chausson : Symphonie
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 28 janvier 2021
POULENC : La voix humaine (VĂ©ronique Gens, soprano)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 11, Ven 12 fév 2021
R. Strauss : Une vie de héros / Ein Heldenleben
Michael Schonwandt, direction

 

 

Mer 31 mars, Jeudi 1er avril 2021
WAGNER : Parsifal, extraits
R. Strauss : Quatre dernier lieder / Ver Letzte Lieder (Ingela Brimberg, soprano)
Chostakovitch : Symphonie n°6
Kazushi Ono, direction

 

 

Jeudi 18 fév 2021
Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Berlioz : Symphonie fantastique
Prokofiev : Concertopour violon n°1 (Veronika Eberle, violon)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 15 avril 2021
MOZART : Thamos, roi d’Egypte
Concerto pour piano n°20 (Marie-Ange Nguci, piano)
David Reiland, direction

 

 

jeudi 24, Ven 25 juin 2021
Lindberg : Triumph to Exist
BEETHOVEN : Symphonie n°9
Alexandre Bloch, direction

 

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CONSULTER TOUS LES CONCERTS de la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE:
https://www.onlille.com/saison_20-21/

 

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Orchestre National de Lille : Alexandre BLOCH, bienvenue Maestro !

bloch-alexandre-maestro-mahler-gustav-symphonie-n6-concert-critique-classiquenews-lille-nouveau-siecle-concertFRANCE 3, lun 4 mai 2020, 23h. ON LILLE : Orchestre National de Lille. Dans les coulisses de l’Orchestre National de Lille : « bienvenue maestro ! «  au programme de ce docu remarquable, la prise de fonction du nouveau directeur musical du National de Lille, Alexandre Bloch, baguette Ă©nergique et d’une rare ouverture artistique Ă  l’heure du numĂ©rique, une sorte de « Bernstein 2.0 ». Le documentaire diffusĂ© par France 3 hauts de France met l’accent sur l’accueil par les instrumentistes de l’Orchestre National de leur nouveau chef : successeur du lĂ©gendaire Jean-Claude Casadesus, fondateur, Alexandre Bloch est aujourd’hui l’atout majeur de l’Orchestre par son entrain, son Ă©nergie et une curiositĂ© tout horizon qui permet aujourd’hui Ă  l’ON LILLE de se distinguer au sein du TOP 5 des meilleurs orchestres français.

L’intelligence des choix artistiques singularise actuellement la phalange lilloise : chaque programmation chaque nouvelle saison permet de mesurer ce en quoi un orchestre peut ĂȘtre nĂ©cessaire Ă  la vie de la citĂ©. Mieux, Alexandre Bloch sait choisir des Ɠuvres ambitieuses qui inscrivent l’orchestre au cƓur d’un dispositif musical qui offre aux instrumentistes des possibilitĂ©s d’expression et de dĂ©passement unique dans l’Hexagone. L’opĂ©ra et les Ɠuvres hors normes, grĂące Ă  l’implication d’autres phalanges et formations du territoire des Hauts de France, ont Ă©tĂ© ainsi rĂ©alisĂ©s, attestant d’un niveau musical particuliĂšrement convaincant. On l’a vu d’abord avec l’enregistrement des PĂȘcheurs de Perles de Bizet dont Alexandre Bloch a su exprimer la juvĂ©nilitĂ© palpitante (grĂące aussi Ă  une distribution de jeune chanteurs français dont Julie Fuchs, Cyrille Dubois
) ; puis avec l’oratorio symphonique et rock de Bernstein, MASS, dĂ©lirant, inclassable et viscĂ©ralement fraternel ; enfin avec la 8Ăšme symphonie dite des « Mille » de Gustav Mahler, point d’orgue de l’intĂ©grale des symphonies mahlĂ©riennes qui a marquĂ© l’annĂ©e 2019. Jusqu’au nouveau festival d’opĂ©ra, chaque Ă©tĂ©, inaugurĂ© depuis 2019, avec Carmen et en 2020, Turandot


bloch alexandre docu film bienvenue maestro presentation annonce critique sur classiquenewsLe film « Bienvenue Maestro » est le fruit d’un compagnonage sur mesure : pendant un an, Georges Tillard a suivi Alexandre Bloch au plus prĂšs de sa relation avec les musiciens, le rĂ©pertoire et les publics nordistes. Le docu identifie ce qui au cƓur du mĂ©tier de chef d’orchestre : la rigueur, la sincĂ©ritĂ©, le travail qu’il faut accumuler pour faire naĂźtre le frisson du public ; surtout une certaine maniĂšre de communiquer aux musiciens pour les galvaniser et les impliquer sur une partition particuliĂšre.

En filigrane, le sujet chercher Ă  saisir ces instants de grĂące nĂ©s de l’entente voire de la complicitĂ© admirative entre le chef et les musiciens : « capter la musique en train de naĂźtre », tel « un pur moment d’alchimie crĂ©atrice qui donne envie Ă  un orchestre de suivre son chef, et au public de se laisser enchanter, en toute confiance ». De quoi nous rĂ©galer en ces temps de frustration et de confinement oĂč l’idĂ©e mĂȘme de nous rĂ©unir pour partager un concert symphonique est dĂ©sormais irrĂ©alisable et si lointaine. Incontournable.

france3 logo 2019 2019FRANCE 3, lun 4 mai 2020, 23h. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / « Bienvenue Maestro » Documentaire / sur France 3 Hauts-de-France
A revoir sur FRANCE 3 HAUTS DE FRANCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/les-documentaires-de-france-3-nord-pas-de-calais/documentaire-inedit-bienvenue-maestro-1407691.html

ON LILLE Orchestre National de Lille, saison 20 / 21 : concerts d’ouverture

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler

Le violoniste Ă©nergique et charismatique Nemanja Radulovic inaugure une rĂ©sidence au sein de l’orchestre, promesse de futurs accomplissements Ă  suivre aussi (concert d’ouverture les 24 et 25 sept puis rĂ©cital piano et violon le 15 oct).
Lui-mĂȘme laboratoire de nouvelles formes musicales, l’ON LILLE Orchestre national de Lille prend soin de renouveler le dĂ©roulement et l’expĂ©rience du concert : il diversifie son offre et pense au plus large public possible ; notons deux figures du jazz contemporain qui paraissent cette saison, sources de nouveaux mĂ©tissages (Erik Truffaz le 10 dĂ©c, et Chilly Gonzales le 5 fĂ©vrier 2021 ; cĂŽtĂ© cinĂ©-concerts, deux rendez-vous sont tout autant immanquables (week end Hitchcock : Psychose, le 30 oct et Vertigo le 31 oct ; et Mary Poppins, les 6 et 7 mai 2021).

Les tempéraments solistes ne manquent pas ; ils émaillent la saison de leur sensibilités volontaires : le pianiste (et compositeur) Kit Armstrong, les 12 et 13 nov 2020 ; la violoniste Patricia Kopatchinskayja (Concerto de Tchaikovski, les 3 et 5 déc 2020) ; le claveciniste Justin Taylor (15-22 mai 2021), 

Alexandre Bloch poursuit son travail en profondeur comme en diversitĂ© sur les rĂ©pertoires : promettant plusieurs grands moments de musique française (entre autres) : FaurĂ©, Escaich (Concerto pour orgue n°1, Symphonie de Chausson, le 14 janv 2021 ; PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune,, tout en soulignant l’acuitĂ© sensible de la violoniste Veronika Eberle dans le Concerto n°1 de Prokofiev, le 18 fĂ©v 2021 ; 


L’Orchestre National de Lille soucieux de la paritĂ©, invite de nombreuses cheffes d’orchestre : Alevtina Ioffe (30 sept / 1er oct), Elena Schwarz (18 nov), Elim Chan (8 avril 2021), Anna Rakitina (18 mai), Kristina Poska (20 mai)

Enfin l’opĂ©ra est de la partie, rendez vous installĂ© Ă  prĂ©sent depuis les prĂ©cĂ©dents PĂȘcheurs de perles de Bizet, premier opĂ©ra rĂ©alisĂ© sous la baguette d’Alexandre Bloch, puis Carmen
 cette saison, place aux vertiges d’une femme blessĂ©e : La voix humaine avec VĂ©ronique Gens (le 28 janv 2021 – le concert prolonge ainsi l’enregistrement de l’automne 2020)
 avant le rendez vous de l’étĂ© (annoncĂ© les 7, 8 et 10 juillet 2021 (l’ouvrage mystĂšre, bientĂŽt dĂ©masquĂ©, concilie voyage en CrĂȘte et jeu de l’oie
). Autre temps fort : Thamos, Roi d’Egypte de Mozart (David Reiland, direction, le 15 avril 2021). Les wagnĂ©riens pourront se dĂ©lecter de deux programmes : Hartmut Haenchen, direction / le 4 fĂ©v 2021 puis Kazushi Ono, direction / les 31 mars et 1er avril 2021 
 L’ONL saura-t-il tisser dans ses diaprures et rĂ©sonances spirituelles complexes, la somptueuse soie wagnĂ©rienne ?

De sept Ă  nov 2020, les concerts prennent en compte les mesures sanitaires (formations et audiences rĂ©duites, programmes jouĂ©s sans entracte
). De quoi sĂ©curiser l’expĂ©rience musicale au Nouveau SiĂšcle dont l’Auditorium est devenu l’écrin des grandes rĂ©alisations de l’Orchestre National de Lille.
A l’extrĂ©mitĂ© de la saison, le concert de clĂŽture (les 24 et 25 juin 2021) affiche d’ultimes dĂ©lices et promet de nouveaux sommets : crĂ©ation française de « Triumph to Exist » de Lindberg (Ɠuvre chorale sur le texte de la poĂ©tesse Edith Södergran) et comme une apothĂ©ose, Symphonie n°9 de Beethoven sous la direction d’Alexandre Bloch.

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sélection

11 concerts majeurs

de l’Orchestre National de Lille
/ saison 2020 – 2021/

Quelques temps forts Ă  ne pas manquer :

 

 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
Mozart : Concerto pour violon n°3 / Nemanja Radulovic, violon (artiste en résidence)
Bartok : Divertimento pour cordes
Alexandre Bloch, direction

 

 

Mer 7, Jeudi 8 oct 2020
Tchaikovski : Variations sur un thĂšme Rococo (Mischa Maisky, violoncelle)
R. Strauss : MĂ©tamorphoses
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 22, Dim 25 oct 2020
Ravel : Pavane pour une infante défunte
Hindemith : Trauermusik
Henri Casadesus : Concerto pour alto
Beethoven : Symphonie n°1
Jean-Claude Casadesus, direction

 

 

Jeudi 12 nov 2020
BEETHOVEN : Concerto pour piano n°2 (Kit Armstrong, piano)
Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

Jeudi 14 janvier 2021
Escaich : Concerto pour orgue n°1 (Thierry Escaich, orgue)
Chausson : Symphonie
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 28 janvier 2021
POULENC : La voix humaine (VĂ©ronique Gens, soprano)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 11, Ven 12 fév 2021
R. Strauss : Une vie de héros / Ein Heldenleben
Michael Schonwandt, direction

 

 

Mer 31 mars, Jeudi 1er avril 2021
WAGNER : Parsifal, extraits
R. Strauss : Quatre dernier lieder / Ver Letzte Lieder (Ingela Brimberg, soprano)
Chostakovitch : Symphonie n°6
Kazushi Ono, direction

 

 

Jeudi 18 fév 2021
Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Berlioz : Symphonie fantastique
Prokofiev : Concertopour violon n°1 (Veronika Eberle, violon)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 15 avril 2021
MOZART : Thamos, roi d’Egypte
Concerto pour piano n°20 (Marie-Ange Nguci, piano)
David Reiland, direction

 

 

jeudi 24, Ven 25 juin 2021
Lindberg : Triumph to Exist
BEETHOVEN : Symphonie n°9
Alexandre Bloch, direction

 

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CONSULTER TOUS LES CONCERTS de la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE:
https://www.onlille.com/saison_20-21/

 

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L’ON LILLE Orchestre National de Lille Ă  la rescousse

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsCONJURER LE CONFINEMENT / #resterchezsoi / #lamusiquealarescousse.
 L’OFFRE MULTIMEDIA DE L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. Pour rĂ©tablir le lien social et cultiver l’interaction avec le public, la filiĂšre musicale et surtout classique, nen finit pas d’ĂȘtre crĂ©ative, offrant les moyens pour renforcer sa rĂ©silience. Aux cĂŽtĂ©s de l’OpĂ©ra national de Paris (qui met en ligne gratuitement ses productions programmĂ©es avant la fermeture liĂ©e au covid19), l’Orchestre National de Lille, trĂšs prĂ©sent sur le net, reste actif Ă  travers ses nombreux contenus vidĂ©os (ne serait-ce que dans le prolongement de sa rĂ©cente intĂ©grale des symphonies de Gustav Mahler, dont chaque symphonie reste accessible au visionage sur la chaĂźne Youtube de l’ONLILLE / Orchestre National de Lille)


L’Orchestre National de Lille propose Ă  tous les mĂ©lomanes confinĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux (page facebook, chaĂźne YouTube ONLille, compte Instagram, Twitter et LinkedIn) avec le # #lamusiqueĂ larescousse, de nombreux contenus, accessibles Ă  toute heure et partout. Quelques exemples ?

 

 

 

 

TOUT L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE EN VIDÉOS

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mahler-alex-bloch-symphonie-des-mille-8-video-reportage-classiquenews-orch-national-de-lille-critique-concert11 vidĂ©os courtes rĂ©alisĂ©es avec les Ă©tudiants du BTS audiovisuel Jean Rostand de Roubaix pour faire dĂ©couvrir aux enfants (et Ă  leurs parents, mais pas que
) les instruments symphoniques et la baguette du chef d’orchestre :
https://m.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM3-FWNjs-Wks0tLO4Y0BoEi&feature=share

Et une vidĂ©o d’ensemble plus humoristique de prĂ©sentation de l’orchestre au complet : https://youtu.be/9DEw79J5ZS4

 

 

D’autres surprises sont annoncĂ©es sur la chaĂźne YouTube de l’Orchestre dĂšs demain et jusqu’au 10 mai (pour le moment)  : concerts inĂ©dits et rediffusions sous la direction d’Alexandre Bloch captĂ©s par Mezzo, rediffusion de 3 concerts captĂ©s par Radio classique, streaming sur France Bleu Nord


 

 

 

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Et déjà, revoir notre reportage vidéo dédié à la SYMPHONIE DES MILLE n°8 de Gustav Mahler

Visionner la Symphonie des Mille n°8 de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch : ici 

 

 

 

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IntĂ©grale Gustav Mahler / Un musicien, un concert / Les instruments de l’Orchestre /  La vie de l’Orchestre / Clips, teasers, reportages… Retrouvez ici la riche offre vidĂ©o de l’ON LILLE

 

 

 

 

 

 

 

ALEXANDRE BLOCH / ON LILLE : Qu’est ce qui se passe dans la tĂȘte du chef ?

lille-ONL-alexandre-bloch-symphonie-7-mahler-critique-concert-classiquenews-MAESTRO, VIDEO inĂ©dite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalitĂ©, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un tĂ©moignage inĂ©dit et passionnant sur le travail et les attentes du chef confrontĂ© aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer

Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigĂ©es pendant l’annĂ©e 2019, Alexandre Bloch a rĂ©alisĂ© Ă  partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la prĂ©paration et la rĂ©alisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage vidĂ©o ; comme un journal de bord oĂč le maestro sur l’estrade et en temps rĂ©el, tĂ©moigne de son Ă©tat d’esprit, de ses Ă©motions, de son rythme cardiaque en cours de reprĂ©sentation (avec bonus, le spectre de ses Ă©motions successives)
 C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce qui se passe dans sa tĂȘte mesure aprĂšs mesure
 pour chaque entrĂ©e des pupitres : horntĂ©nor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes
 les harpes (13 mn le dĂ©but de la symphonie! ). LIRE notre prĂ©sentation complĂšte du document vidĂ©o : “Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?”

CD Ă  venir
L’enregistrement de la 7Ăšme Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncĂ©e en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie trĂšs attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

LILLE. TURANDOT au Nouveau SiĂšcle

pucciniLILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grĂące Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’étĂ© » (2Ăš Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau SiĂšcle. La partition est la derniĂšre transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIĂš acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition aprĂšs le suicide de Liu et le dĂ©part immĂ©diat de Timur
 ; c’est Toscanini, puccinien de la premiĂšre heure, qui demande Ă  Franco Alfano (l’auteur de Madonna Imperia d’aprĂšs Balzac, 1921) de terminer l’ouvrage avec les lourdeurs parfois emphatiques que l’on sait (duo enfin amoureux entre Calaf et Turandot : « Mio fiore mattutino »), pour la crĂ©ation de l’Ɠuvre Ă  la Scala en avril 1926.

 

Les Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille
le nouveau rv lyrique estival
prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille

 

 


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LA PRINCESSE AUX 3 ÉNIGMES… L’opĂ©ra est un mythe lyrique qui ne cesse de transporter grĂące aux diaprures et vertiges de l’orchestre ; Ă  travers la figure de la princesse chinoise, se fixe l’attrait pour les hĂ©roĂŻnes inclassables, ici hĂ©ritiĂšre des sorciĂšres et enchanteresses baroques, devenue grĂące Ă  l‘imagination de Puccini, une divinitĂ© marmorĂ©enne dont toute sensualitĂ© semble Ă©cartĂ©e : c’est une princesse, osons le dire, « frigide ». Dans certaine production, les metteurs en scĂšne prennent acte de l’inachĂšvement du drame par Puccini qui n’a pas laissĂ© de duo amoureux ; ainsi interdite de passion comme de toute tendresse, Turandot est-elle vouĂ©e Ă  la mort et se suicide en fin d’action
 Mais aujourd’hui, la fin imaginĂ©e par Alfano permet d’envisager un autre destin pour la chinoise, enfin initiĂ©e grĂące Ă  Calaf, aux dĂ©lices d’un amour pur et sincĂšre.

AprĂšs l’opĂ©ra tragique, Madama Butterfly (crĂ©Ă© sans succĂšs Ă  la Scala en fĂ©vrier 1904) oĂč il convoque un Japon de pacotille, sublimĂ© par l’opulence d’un orchestre Ă  la fois flamboyant et dramatique, Puccini aborde Ă  nouveau l’Asie, Ă  travers le portrait de la princesse chinoise Turandot. La dĂ©itĂ© rĂšgne sur un royaume transi ; ayant promis Ă  son aĂŻeule martyrisĂ©e par un Ă©tranger de la venger, en imposant Ă  chaque prince qui veut l â€˜Ă©pouser, la rĂ©solution de 3 Ă©nigmes
 Turandot paraĂźt jusque lĂ  mort de Liu (au III), telle une femme glaciale, impĂ©rieuse, inflexible ; le prince Calaf qui au dĂ©but de l’opĂ©ra, ose braver l’interdit et rĂ©pondre aux 3 Ă©nigmes, affronte un roc, murĂ©, et comme pĂ©trifiĂ©e par sa haine et sa volontĂ© de vengeance.

TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenewsLes pages symphoniques Ă©voquant la Chine impĂ©riale et le faste parfois terrifiant et ennuyeux de la Cour (le trio des 3 ministres chargĂ©s des rites, PIM PAM POM), la terrifiante et solennelle confrontation de la princesse et du prince Ă©tranger au II oĂč la jeune femme Ă©voque le destin atroce de son aĂŻeule (« Questa Reggia » : un Everest pour toute soprano dramatique qui doit possĂ©der un instrument puissant, clair et agile, d’un format wagnĂ©rien
) ; l’aube au dĂ©but du III, et le cĂ©lĂšbre « Nessun dorma » qui a fait la lĂ©gende des plus grands tĂ©nors (Pavarotti en tĂȘte) convoquent le meilleur orchestre puccinien, douĂ© de chromatisme audacieux, de couleurs, d’envolĂ©es lyriques, proprement picturales. Rien de mieux pour l’Orchestre National de Lille prĂȘt Ă  relever tous les dĂ©fis sous la direction de son directeur musical, le trĂšs impliquĂ© Alexandre Bloch.

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Alexandre Bloch © Ugo Ponte

 

 

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Orchestre National de Lille / ONLILLE © Ugo Ponte

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PUCCINI : Turandotboutonreservation
Version de concert
Les Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille

Mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 juillet 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/turandot/

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

Calaf : Jorge de LeĂłn
David Pomeroy (concert du 8 juillet 2020)

Turandot : Ingela Brimberg
/ Miina-Liisa VÀrelÀ (concert du 8 juillet 2020)

Liu : Eri Nakamura
Timur : Nicolas Testé
Ping & le Mandarin : Philippe-Nicolas Martin
Pang : Sahy Ratia
Pang : Tividar Kiss
Altoum, empereur de Chine : Éric Huchet

Orchestre National de Lille
The Hungarian National Choir
Jeune ChƓur Des Hauts-De-France

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APPROFONDIR

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netrebko-anna-verismo-turandot-vignette-250-250VENGER LO U LING
 HAÏR LES HOMMES
  A l’exacte moitiĂ© de l’opĂ©ra, alors que l’on ne l’a pas encore Ă©coutĂ©e (mais attendue : elle et ses 3 Ă©nigmes sanglantes), la princesse chinoise, fille du fils du Ciel, l’empereur Altoum, entonne enfin devant la foule, face au prince qui ose la dĂ©fier (Calaf) et devant les spectateurs, son fameux grand air « In questa reggia »  rĂ©citatif hallucinĂ©, plein de tendresse blessĂ©e pour son aĂŻeule, la princesse Lo u ling, sacrifiĂ©e, violĂ©e par le roi des Tartares (dont Calaf est un descendant). D’oĂč le caractĂšre de haine et de vengeance Ă  l’égard des jeunes mĂąles venus la conquĂ©rir : elle vengera l’offense faite Ă  son ancĂȘtre
 L’air de Turandot se hisse jusqu’en aigus stratosphĂ©riques, exprimant le refus d’une femme qui s’écarte sciemment du monde des hommes. Illustration : diva des divas actuelles, Anna Netrebko, si  elle n’a pas incarnĂ© sur scĂšne le princesse vengeresse, a tentĂ© non sans conviction de chanter le rĂŽle (l’air “in Questa Reggia”) dans un rĂ©cital discographique Ă©ditĂ© par DG Deutsche Grammophon : une rĂ©vĂ©lation qui a confirmĂ© l’Ă©volution de sa voix vers un grand lyrique dramatique dotĂ© d’aigus puissants et charnels… (cd Verismo, 2016)

TRAGI-COMIQUE. Pour adoucir la tension tragique de cette figure plus cĂ©leste que mortelle, Puccini a pris soin d’accompagner le prince Calaf, sur le registre terrestre, des 3 ministres chargĂ©s des rites, les fameux masques Ping, Pang, Pong, trois forces divertissantes qui n’hĂ©sitent pas depuis l’arrivĂ©e du jeune homme, Ă  le dissuader de dĂ©fier Turandot ; celle ci est cruelle et terrifiante ; elle n’existe pas
 Leur trio qui ouvre l’acte II indique la nostalgie de leur terre (Ping : « ho una casa nell ‘Honan »), loin des intrigues fatigantes de la cour impĂ©riale. L’imbrication des registres tĂ©moigne du gĂ©nie dramatique de Puccini : tragique hallucinĂ© (Truandot), comique et autodĂ©rision (les masques), hĂ©roĂŻque ardent (Calaf)


 

 

Lionel Bringuier dirige l’Orchestre National de Lille

DESTIN RUSSE pour l'Orchestre National de LilleLILLE, ONL, le 11 mars 2020, 20h. DESTIN RUSSE. Tchaikovski, Prokofiev. A partir de la musique de Bach (choral « Es ist genug » extrait de la cantate « O Ewigkeit du Donnerwort » BWV 20), le compositeur finlandais en rĂ©sidence Ă  l’ON LILLE Orchestre National de Lille, Magnus Lindberg, suit le traces d’Alban Berg qui a parodiĂ© le mĂȘme choral pour son Concerto pour violon. Le Finlandais en dĂ©duit une partition flamboyante, intitulĂ©e simplement et logiquement “Chorale”, pleine d’espĂ©rance et aussi de vertiges sombres et de tensions inquiĂ©tantes.
Prokofiev compose en France son Concerto pour piano n°3 pendant l’étĂ© 1921 ; il le crĂ©e en dĂ©c 1921 Ă  Chicago : mĂȘme conçue comme un complĂ©ment lĂ©ger au n°2, la partition est un sommet de difficultĂ©s rythmiques, de vivacitĂ© mĂ©lodiques voire de dĂ©fis dans les tempos, car Prokofiev reste avant tout inqualifiable et irrĂ©ductible Ă  toute classification. Pianiste virtuose, Prokofiev joue lui-mĂȘme la partie soliste Ă  la crĂ©ation

tchaikovski Pyotr+Ilyich+Tchaikovsky-1Dense, Ă©lĂ©gante, mais aussi grave, annonçant les vertiges et le passage dans l’audelĂ , inscrit dans le dernier mouvement de la 6Ăš symphonie (« PathĂ©tique »), la Symphonie n°5 est conçue en 1888, soit une dĂ©cennie aprĂšs la 4Ăš. Moment de doute et de questionnement intense sur le sens de la musique et de sa propre vie, le contexte explique la gravitĂ© qui soustend toute la symphonie. Tchaikovski souligne la constance de son inspiration qui n’a jamais faibli et regrettera aprĂšs les rĂ©serves des critiques, ce trop d’affectation, un manque de sincĂ©ritĂ© qui auraient soit disant nui Ă  son travail
 Quoiqu’il en soit c’est justement son ambivalence entre Ă©claircie ou dĂ©paysante insouciance qui fonde la valeur de l’opus symphonique.

BRINGUIER lionel concert classiquenews destinrussePour ce programme, Lionel Bringuier (photo ci dessus) dirige l’Orchestre national de Lille (initialement prĂ©vue, la cheffe Han-Na Chang a annulĂ© sa venue Ă  Lille, Ă©tant souffrante) – Aux cĂŽtĂ©s du maestro français, le pianiste – 1er prix du Concours Reine Elisabeth – LukĂĄĆĄ Vondráček est prĂȘt Ă  relever les dĂ©fis du Concerto de Prokofiev.

 

 

 

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Lionel Bringuier, direction

 

LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Mercredi 11 mars 2020, 20h

 

 

Programme

Lindberg :
Chorale

Prokofiev :
Concerto pour piano et orchestre n°3 en do Majeur o p.26

TchaĂŻkovski :
Symphonie n°5 en mi mineur op.64

 

 

 

 

Tarifs : 5 Ă  55€ – RĂ©servations sur www.onlille.com et Ă  la Boutique de l’Orchestre, 3 place MendĂšs
France – LILLE – Renseignements 03 20 12 82 40
(du lundi au vendredi 10h-18h)

 

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Programme repris également en région Hauts-de-France :
Jeudi 12 mars au ZĂ©phyr de HEM Ă  20h

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : Lambert Wilson chante Kurt WEILL

lambert-wilson_slide_328px_19-20LILLE, ONL. WEILL par LANBERT WILSON, 4, 5 mars 2020. Lambert Wilson chante Kurt Weill, en 3 concerts : les 4 et 5 mars 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille; puis le 6 au ThĂ©Ăątre de BĂšthune. L’Orchestre National de Lille aime diversifier son rĂ©pertoire, en tĂ©moigne ce programme prometteur, hors des sentiers battus, oĂč le gĂ©nie mĂ©lodique de Kurt Weill est incarnĂ© par le comĂ©dien et chanteur Lambert Wilson ; l’Orchestre National de Lille sous la direction de Bruno Fontaine saura dĂ©fendre quant Ă  lui l’une des Ă©critures les plus raffinĂ©es au dĂ©but du XXĂš siĂšcle, rĂ©alisant ce souffle symphonique incomparable, entre opĂ©ra et cabaret, qui assure la puissance et la sĂ©duction des airs et chansons conçus par Kurt Weill (1900 – 1950). Le programme prĂ©sentĂ© au Nouveau SiĂšcle de Lille propose un voyage entre les 3 pĂ©riodes crĂ©atrices de Kurt Weill : de Berlin, Paris, New-York. Car le compositeur aprĂšs avoir Ă©bloui le Berlin des annĂ©es 1930, fuit l’Allemagne devenue nazi, et se fixe un temps Ă  Paris, avant de rejoindre New York.

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Mercredi 4 mars 2020, 20hboutonreservation
Jeudi 5 mars 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction et piano : Bruno Fontaine
Chant : Lambert Wilson

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/lambert-wilson-chante-kurt-weill/

 

 

Tarifs: 5 Ă  55€ – RĂ©servations sur www.onlille.com
et à la Boutique de l’Orchestre,
3 place Mendùs France – LILLE –
Renseignements 03 20 12 82 40
(du lundi au vendredi 10h-18h)

Egalement en région Hauts-de-France :
Vendredi 6 mars au Théùtre de BÈTHUNE à 20h30

 

  

 

ProphĂšte et visionnaire,
Weill rĂ©invente l’opĂ©ra populaire et rĂ©aliste

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WEILL kurt opera concert festival concerts annonces critique classiquenews musique classique newsA partir de 1927, quand il collabore Ă©troitement avec l’homme de thĂ©Ăątre Bertold Brecht, Kurt Weill rĂ©alise enfin ce thĂ©Ăątre musical, loin des codes artificiels de l’opĂ©ra, un nouveau type de drame en musique, plus proche de la rue et plus rĂ©aliste. Le duo incarne un Ăąge d’or de la vie berlinoise aprĂšs au moment de la dĂ©pression de 1929 et jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1930. Leur coopĂ©ration durera 6 annĂ©es d’une complicitĂ© fĂ©conde et miraculeuse. PĂ©riode bĂ©nie et fragile, liĂ©e Ă  la fugace RĂ©publique de Weimar, auquel Weill et Brecht offrent un miroir artistique particuliĂšrement captivant.

Au programme du concert de Lambert Wilson et de l’Orchestre National de Lille, le songspiel, commande du Festival de Baden-Baden, Mahagonny (1927) ; puis L’OpĂ©ra de quatre sous, d’aprĂšs la piĂšce de John Gay The Beggar’s Opera Ă©crite en 1728 dont les deux compĂšres, alors en villĂ©giature sur la CĂŽte d’Azur, (10 aoĂ»t 1928) font un miroir de la sociĂ©tĂ© dĂ©cadente de la RĂ©publique de Weimar oĂč rĂšgnent cynisme et barbarie Ă  tous les Ă©tages, surtout dans les bas fonds ( triomphe est rĂ©servĂ© Ă  la « Complainte de Mackie » Ă©crite Ă  la fin

Puis c’est « Grandeur et DĂ©cadence de la Ville de Mahagonny », derniĂšre version du premier songspiel de 1927 ; le nouveau drame, apologie d’une sociĂ©tĂ© pourrie par la corruption et la manipulation, est crĂ©Ă© en 1930 Ă  Leipzig et immĂ©diatement portĂ© Ă  l’index comme vivement critiquĂ© par les nazis Ă©mergeants, d’autant que le compositeur, juif et iconoclaste, devient une cible dĂ©signĂ©e. Weill y dĂ©ploie une trĂšs virulente diatribe contre le conformisme petit bourgeois. En fuite, il se fixe un temps Ă  Paris, le temps d’yn prĂ©senter entre autres, un chef d’oeuvre inclassable, entre poĂ©sie et dĂ©sespoir Les 7 pĂ©chĂ©s capitaux (mars 1933), rĂ©cemment prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Tours (LIRE notre compte rendu des 7 pĂ©chĂ©s capitaux de Kurt Weill, avril 2019 : https://www.classiquenews.com/opera-de-tours-les-7-peches-capitaux-de-kurt-weill/ )

Lambert Wilson Ă©voque aussi le travail de Weill avec Cocteau, qui Ă©crit Es regnet, un texte fantaisiste, emblĂ©matique de la verve poĂ©tique et de l’imaginaire de l’écrivain français. A Paris, Weill compose aussi sur des textes français comme en tĂ©moigne le standard absolu « Marie-Galante », inspirĂ© du roman de Jacques DĂ©val : une amoureuse y exprime sa nostalgie de la terre natale aprĂšs son exil forcĂ© au Panama. ComplĂštent l’évocation du sĂ©jour parisien de Weill, deux autres chansons irrĂ©sistibles : « Je ne t’aime pas » , plein d’ironie, de dĂ©tachement, de poĂ©sie et de tendresse dont la trame est liĂ©e Ă  sa courte sĂ©paration avec son Ă©pouse Lotte Lenya
 ; et surtout « Youkali », habanera voluptueuse qui convoque la terre promise, ce paradis inaccessible. Un dĂ©menti Ă  la rĂ©alitĂ© de l’Allemagne hitlĂ©rienne.
Ayant rejoint les Etats-Unis en 1935, Kurt Weill compose des musiques pour le cinĂ©ma (comme Korngold) ; parmi ses plus succĂšs dans le nouveau monde 
 Lady in the Dark (1941), sur les textes d’Ira Gershwin : portrait dĂ©capant d’une rĂ©dactrice de mode. Virtuose de la mĂ©lodie, gĂ©nie de l’orchestration aussi, Weill en AmĂ©rique absorbe les caractĂšres de la ComĂ©die musicale amĂ©ricaine et les fusionne avec l’opĂ©ra et ce thĂ©Ăątre rĂ©aliste dont il a le secret depuis sa collaboration avec Bertold Brecht.

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AU PROGRAMME

Kurt Weill 

OPERA DE QUAT’ SOUS
Ouverture orchestrale / Die Moritat von Mackie Messer / Die   ZĂŒhalter   Ballade   /   Kanonensong   /   Zweites Dreigroschenfinale / « Wo von lebt der Mensch? »

GRANDEUR  ET  DECADENCE  DE  LA  VILLE  DE MAHAGONNY
Prélude / Alabama song / Comme on fait son lit, on se couche

CHANSONS ALLEMANDES
Es regnet / Das Lied von den Braunen
MARIE-GALANTE
Ouverture orchestrale / « scÚne du dancing » / Le Grand Lustucru

CHANSONS FRANCAISES
Je ne t’aime pas / Youkali

STREET SCENE
Ouverture orchestrale / Love life – This is the life

LADY IN THE DARK
Ouverture / This is new / My ship / Girl of the moment / ‱Dialogue en musique…. / Girl of the moment #2 


Voir le programme complet sur le site de
l’Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/lambert-wilson-chante-kurt-weill/

 

 

 

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Autour du concert Ă  LILLE
Prélude « Brecht / Weill »
Par les étudiants des départements
jazz et art dramatique du Conservatoire de Tourcoing
Mercredi 4 mars 2020, 18h45
(EntrĂ©e libre dans la limite des places disponibles pour les personnes munies d’un billet du concert)

En bord de scùne Rencontres  avec Lambert Wilson et Bruno Fontaine à l’issue des concerts lillois

 

  

 

L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE endeuillĂ© par la disparition brutale de l’un de ses musiciens, HervĂ© BRISSE

logo_ONL_2016L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE endeuillĂ© par la disparition brutale de l’un de ses musiciens, HervĂ© BRISSE. Dans un communiquĂ© datĂ© de lundi dernier 24 fĂ©vrier 2020, l’ONL LILLE / Orchestre National de Lille a exprimĂ© sa douleur suite Ă  la disparition d’HervĂ© Brisse, tuba solo de l’Orchestre depuis 1978 :

” Les musiciens et l’ensemble des collaborateurs de l’Orchestre National de Lille ont appris avec douleur le dĂ©cĂšs d’HervĂ© Brisse ce vendredi 21 fĂ©vrier 2020. Excellent musicien, passionnĂ© et gĂ©nĂ©reux, HervĂ© avait rejoint l’Orchestre National de Lille comme tuba solo en 1978. Il avait participĂ© activement au rayonnement de l’Orchestre auprĂšs de Jean-Claude Casadesus puis ces derniĂšres annĂ©es auprĂšs d’Alexandre Bloch. Toutes nos pensĂ©es vont Ă  sa famille et ses trĂšs nombreux amis.

Jean-Claude Casadesus, fondateur de la phalange lilloise a exprimé sa trÚs grande émotion :
« La disparition brutale de notre ami HervĂ© Brisse me bouleverse. Je veux tout d’abord ici dire Ă  sa famille du fond de mon cƓur combien, bien que je sache la pauvretĂ© des mots dans ces si douloureuses circonstances, toute la part que je prends Ă  leur chagrin !  Je connaissais HervĂ© depuis ses 16 ans Ă©poque oĂč je l’avais accueilli comme Tuba dans l’orchestre des jeunes de l’Orchestre de Paris que m’avait confiĂ© Daniel BarenboĂŻm. TrĂšs vite je l’ai engagĂ© comme Tuba solo au sein de l’Orchestre National de Lille oĂč son talent a fait merveille pendant plus de quarante ans ! J’adresse mes condolĂ©ances profondes et bien tristes Ă  tous ses proches.»

 

 

BRISSE-herve-tuba-solo-orchestre-national-de-lille-classiquenews-UGO-PONTE

 

 

Alexandre Bloch, Directeur musical a tenu Ă  adresser dĂšs l’annonce du dĂ©cĂšs, un message de soutien Ă  l’ensemble des Ă©quipes de l’Orchestre National de Lille trĂšs touchĂ©es par cette triste nouvelle :
« Les mots sont absents. Mais je souhaite cependant vous envoyer ce message de soutien. HervĂ© nous a quittĂ©s, tragiquement. Et sa mĂ©moire restera, j’en suis sĂ»r, gravĂ©e dans notre Orchestre. Beaucoup d’entre vous connaissaient HervĂ© depuis bien plus longtemps que moi, mais HervĂ© Ă©tait pour moi le premier musicien de l’Orchestre National de Lille que j’ai rencontrĂ©, lorsqu’il est venu me chercher au Conservatoire de Lille pour co-diriger avec lui une Fanfare de Bernard Cavanna Ă  l’occasion du 30Ăšme anniversaire de l’Orchestre National de Lille. Je vous envoie Ă  toutes et Ă  tous le plus de courage et de rĂ©confort possible dans ces heures douloureuses. Prenez soin de vous, de vos familles et que la vie continue d’ĂȘtre fiĂšre, artiste, thĂ©Ăątrale, pleine d’humour, sincĂšre, et musicienne comme l’était notre cher HervĂ© ! »

Biographie d’HervĂ© BRISSE

HervĂ© Brisse a intĂ©grĂ© l’Orchestre National de Lille en 1978. FormĂ© aux Conservatoire d’Amiens, Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris (CNSMP), il a obtenu de nombreux Prix Internationaux. Professeur au Conservatoire de Roubaix depuis 1985, il a Ă©galement Ă©tĂ© enseignant au CNSM de Paris de 1995 Ă  2002 et poursuivait une carriĂšre de plus de 2O ans Ă  travers la musique de chambre avec les Quintettes de cuivres Jean-Baptiste Arban et Magnifica. En tant que soliste : il jouait notamment le Concerto de Ralph Vaughan Williams, il a participĂ© Ă  la crĂ©ation française du Concerto de John Williams, a crĂ©Ă© les Concertos de Renaud Gagneux, de Bernard Kroll et de Yves Prin avec l’Orchestre National de Lille, de Cannes, de Massy
 Avec un parcours jalonnĂ© de nombreuses rĂ©alisations de projets liant le monde professionnel et le monde amateur, il a menĂ© de frĂ©quentes actions pĂ©dagogiques dans les milieux associatifs et dans le domaine de l’Éducation Nationale. Nombre de ses Ă©lĂšves sont devenus musiciens professionnels et enseignants. HervĂ© Brisse Ă©tait Ă©galement actif dans les mĂ©dias : producteur sur France Musique et Directeur artistique de collection thĂ©matique pour France 3. Depuis 2004, il Ă©tait conseiller artistique de Lille 3000 et dirigeait l’Orchestre d’Harmonie de Lille-Fives. Le MinistĂšre de la Culture lui avait dĂ©cernĂ© le titre d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres et en novembre 2016, puis Ă©levĂ© au grade de Chevalier dans l’Ordre National du MĂ©rite.”

 

 

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vidéos :

 

HervĂ© Brisse s’était prĂȘtĂ©, il y a quelque temps, Ă  une courte interview pour le site internet de l’Orchestre National de Lille : www.onlille.com/saison_19-20/musiciens

 

 

mass-bernstein-lille-orchestre-national-compte-rendu-critique-classiquenews-alexandre-blochCLASSIQUENEWS avait eu l’opportunitĂ© d’interroger HervĂ© BRISSE en juin 2018 Ă  l’occasion du reportage vidĂ©o spĂ©cial dĂ©diĂ© Ă  MASS de Leonard Bernstein : Ă  4’16 : HervĂ© Brisse (intervenant alors comme directeur musical de l’Orchestre d’Harmonie de Lille-Fives participant ainsi Ă  la rĂ©alisation de MASS) prĂ©cise la musique traditionnelle locale jouĂ©e avant le marching band au prĂ©alable de la partition de Bernstein

VOIR le reportage MASS de Bernstein par l’Orchestre National de LILLE : https://www.classiquenews.com/reportage-video-onl-orchestre-national-de-lille-mass-de-bernstein-alexandre-bloch-juin-2018/ 
 

La RĂ©daction de CLASSIQUENEWS se joint Ă  la douleur de l’Orchestre et de ses musiciens.

 

 

Illustration

Photo d’HervĂ© Brisse lors de sa derniĂšre tournĂ©e avec l’Orchestre National de Lille au Cadogan Hall de Londres le 29 janvier 2020

LILLE, ONL : LOCKING FOR BEETHOVEN, nouveau Ballet de Farid Berki

LOCKING FOR BEETHOVEN danse orchestre national de lille annonce concert critique classiquenews Berki_carre_328px_19-20LILLLE, ONLILLE, les 28 et 29 fĂ©v 2020. LOCKING FOR BEETHOVEN (danse). CrĂ©ation de Farid Berki. TrĂšs impliquĂ© sur la scĂšne des mĂ©tissages (sociaux autant qu’artistiques), Farid Berki cultive et stimule la curiositĂ© vers les autres, le partage, l’enrichissement commun. En somme, l’humanitĂ© ne peut avancer que multiple et plurielle. Ses spectacles se nourrissent des tĂ©lĂ©scopages, nĂ©s au carrefour des cultures et des disciplines
 l’équation hip hop et Stravinsky (Stravinsky remix, 2015) illustrait une approche dĂ©complexĂ©e et gĂ©nĂ©reuse dont le travail profite aujourd’hui Ă  la nouvelle crĂ©ation chorĂ©graphique dĂ©diĂ©e aux musiques de Beethoven, « Locking for Beethoven », nouvelle production qui s’inscrit parmi les cĂ©lĂ©brations des 250 ans de la naissance du compositeur nĂ© Ă  Bonn.

 

 

Entre danse et musique, hip hop et romantisme


Métissages Beethovéniens

 

 
Farid Berki lance le dĂ©bat de l’appartenance Ă  l’Europe, interroge la notion de racines communes et du partage collectif Ă  travers l’hymne Ă  la joie, chant final de la 9Ăš symphonie et qui est aussi l’hymne europĂ©en. Le chorĂ©graphe dĂ©cloisonne les genres et les disciplines, fusionne, entrechoque et produit
 Ici la lĂ©gĂšretĂ©, propice Ă  l’éclosion du poĂ©tique s’incarne par la prĂ©sence d’une circassienne (selon un principe dĂ©jĂ  vu dans Soul dragon, prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Shanghai en 2004). Pour Beethoven, en complicitĂ© avec les musiciens de l’Orchestre National de Lille ONLILLE, et aussi le compositeur Antoine HervĂ© qui arrange la matĂ©riau beethovĂ©nien originel, Farid Berki explore toujours les champs expressifs nĂ©s du croisement de la danse et de la musique : ici une bande propre et cohĂ©rente transcrite Ă  partir de la grande Fugue opus 133, la Sonate au clair de lune, le 2Ăš mouvement de la 7Ăš symphonie, l’Ode Ă  la joie de la 9Ăš, des extraits des Quatuors Ă  cordes n°11, 13, 14
 le flux musical pour quatuor ou orchestre, qui en dĂ©coule, Ă©carte toute notion d’assemblage ou de « zapping » ; chez le furieux autant que rĂ©volutionnaire Beethoven, l’énergie de la danse qui en dĂ©coule est tellurique, voire « explosive », produisant autant de variations scĂ©nographiĂ©es et incarnĂ©es, en fusion avec le rythme musical, ou dĂ©tachĂ© de lui comme un contrepoint et un commentaire. Soit un spectacle de danse avec 6 danseurs et 1 circassienne
 portĂ© par la compagnie de danse fondĂ© en 1994 par Farid Berki, « Melting Spot ».

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LOCKING FOR BEETHOVENboutonreservation
LILLE, Auditorium Nouveau SiĂšcle
Vendredi 28 février 2020, 14h30
Samedi 29 février 2020, 16h

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE
Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/locking-for-beethoven/

Concert repris Ă 
Valenciennes, le 19 mai 2020

Direction : LĂ©o Margue  /  ‹Orchestre National de Lille  /  ‹Compagnie Melting Spot‹  /  ChorĂ©graphie : Farid Berki  /  ‹Piano : Antoine HervĂ©  /  ‹Dj Malik Berki  /  ‹Six danseurs; Une circassienne

AprĂšs Stravinski Remix en 2015 – ballet hip-hop sur l’Oiseau de feu de Stravinski sous la baguette d’Alexandre Bloch, et Kaleidoscope sur les musiques d’Haydn et Mozart en 2017, l’Orchestre National de Lille, le chef LĂ©o Margue, la compagnie Melting Spot et le chorĂ©graphe Farid Berki renouent pour crĂ©er Locking for Beethoven l’annĂ©e du 250Ăšme anniversaire du compositeu

CinĂ©-Concert Ă  LILLE : le Retour du Jedi par l’ONLILLE Orchestre National de Lille

star-wars-retour-jedi_slide_328px_19-20LILLE, ONL, les 21 et 22 fĂ©v 2020. STAR WARS : Le Retour du Jedi. CinĂ©-concert. ExpĂ©rience inoubliable Ă  Lille en ce mois de fĂ©vrier oĂč l’Orchestre National de Lille propose une immersion complĂšte dans l’univers fantastique et Ă©pique de la Guerre des Etoiles / STAR WARS, Ă  travers la projection de l’épisode 6 : « Le retour du Jedi » avec le concours de l’Orchestre qui rĂ©alise en temps rĂ©el la parure symphonique inscrite dans le scĂ©nario. Sorti au grand Ă©cran en 1983, Le Retour du Jedi conclut la premiĂšre trilogie de Star Wars. C’est l’épisode 6 (selon l’ordre chronologique du drame). OpĂ©ra galaxique, on ne compte plus les atouts de sa dramaturgie cinĂ©matographique qui mĂȘle astucieusement les intrigues du bien contre le mal (Luke Skywalker versus Dark Vador), de l’amitiĂ© indĂ©fectible (Luke Skywalker / Solo), de l’amour aussi (Solo aime la princesse Leia)
 Ses Ewoks (les habitants attendrissants de la lune forestiĂšre de la planĂšte Endor, qui rĂ©apparaĂźtront en 2019 dans l’épisode L’ascension de Skywalker), son sens du spectacle en font l’un des Ă©pisodes les plus populaires de la saga. Mais l’attrait de la fresque revient aussi, surtout Ă  la formidable enveloppe orchestrale composĂ©e par John Williams et qui confĂšre au film son Ă©tonnante force expressive et spectaculaire.

Star_Wars,_Ă©pisode_VI_-_Le_Retour_du_Jedi_logoDernier volet de la Trilogie originelle (avant l’essor des prĂ©quelles), Le retour du Jedi fait suite ainsi aux Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents : Un nouvel espoir, puis l’Empire contre-attaque. A l’époque oĂč l’Empire galactique dont l’impĂ©rialisme est une claire rĂ©fĂ©rence aux nazis, construit sa nouvelle base gĂ©nĂ©rale (l’étoile de la mort), les rebelles et combattants de l’Alliance concentrent toutes leurs forces pour anĂ©antir cette Ă©toile noire, axe du mal, d’autant que l’Empereur Palatine s’y rend pour inspecter l’avancĂ©e des travaux. Le jeune hĂ©ros Luke Skywalker prend conscience de sa force et souhaite ralier Ă  la cause de l’Alliance, son pĂšre, le redoutable Dark Vador. Les lois du sang et la tendresse ensevelie seront-elles plus fortes que la tentation du pouvoir absolu ?
Le tournage est rĂ©alisĂ© pendant toute l’annĂ©e 1982, aux studios de Pinewood (Angleterre) et en Californie. Pour le 20Ăš anniversaire de la sortie du premier Ă©pisode de Star Wars (Un nouvel espoir), George Lucas corrige certaines scĂšnes et les retraite numĂ©riquement, perfectionnant certains effets visuels.

La partition rĂ©vĂšle un sens rĂ©el de la texture symphonique et tisse une vĂ©ritable symphonie dans laquelle les thĂšmes de la Force, de la Marche impĂ©riale et de Luke se dĂ©ploient avec finesse et raffinement. Pour dĂ©peindre les adorables Ewoks, armĂ©e des peluches qui aident Luke et Solo Ă  vaincre le mal, le compositeur exploite un large choix de percussions insolites (claves, maracas, mĂ©tallophones
) Le rĂ©sultat, comme toujours avec Williams, est irrĂ©sistible et prodigieusement efficace. D’un scintillement enivrant. Rien de tel que la diffusion du film avec la rĂ©alisation de la musique par l’Orchestre National de Lille : expĂ©rience mĂ©morable pour tous.

 

 

 

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Star Wars : Le Retour du Jedi

Vendredi 21 février 2020, 20hboutonreservation
Samedi 22 février 2020, 18h30
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Musique originale de John Williams
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction : Ernst van Tiel

RESERVEZ VOTRE PLACE directement sur le site de l’ONL LILLE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/star-wars-le-retour-du-jedi/

Projection sur grand Ă©cran et orchestre en direct
En version originale, sous-titrée en français
Presentation licensed by Disney Concerts in association with 20th Century Fox,
Lucasfilm Ltd., and Warner / Chappell Music. © 2017 & TM LUCASFILM LTD.
ALL RIGHTS RESERVED

Star Wars : Le Retour du Jedi
Film américain de Richard Marquand / Co-écrit par George Lucas et Lawrence Kasdan

 

 

 

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VIDEO BANDE ANNONCE
Le retour du Jedi, 1983

 

 
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18732395&cfilm=25803.html

 

 

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Star Wars: The Return of the Jedi
The Return of the Jedi concludes the first Star Wars trilogy. Its sense of grandeur and the dramatic underpinnings make this one of the best-loved episodes of the saga. The themes of the Force, the Imperial March and Luke all metamorphose with dazzling virtuosity. The result, as always with Williams, is irresistible and wonderfully powerful.

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : TURANDOT

pucciniLILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grĂące Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’été » (2Ăš Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau SiĂšcle. La partition est la derniĂšre transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIĂš acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition aprĂšs le suicide de Liu et le dĂ©part immĂ©diat de Timur
 ; c’est Toscanini, puccinien de la premiĂšre heure, qui demande Ă  Franco Alfano (l’auteur de Madonna Imperia d’aprĂšs Balzac, 1921) de terminer l’ouvrage avec les lourdeurs parfois emphatiques que l’on sait (duo enfin amoureux entre Calaf et Turandot : « Mio fiore mattutino »), pour la crĂ©ation de l’Ɠuvre Ă  la Scala en avril 1926.

 

Les Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille
le nouveau rv lyrique estival
prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille

 

 


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LA PRINCESSE AUX 3 ÉNIGMES… L’opĂ©ra est un mythe lyrique qui ne cesse de transporter grĂące aux diaprures et vertiges de l’orchestre ; Ă  travers la figure de la princesse chinoise, se fixe l’attrait pour les hĂ©roĂŻnes inclassables, ici hĂ©ritiĂšre des sorciĂšres et enchanteresses baroques, devenue grĂące Ă  l‘imagination de Puccini, une divinitĂ© marmorĂ©enne dont toute sensualitĂ© semble Ă©cartĂ©e : c’est une princesse, osons le dire, « frigide ». Dans certaine production, les metteurs en scĂšne prennent acte de l’inachĂšvement du drame par Puccini qui n’a pas laissĂ© de duo amoureux ; ainsi interdite de passion comme de toute tendresse, Turandot est-elle vouĂ©e Ă  la mort et se suicide en fin d’action
 Mais aujourd’hui, la fin imaginĂ©e par Alfano permet d’envisager un autre destin pour la chinoise, enfin initiĂ©e grĂące Ă  Calaf, aux dĂ©lices d’un amour pur et sincĂšre.

AprĂšs l’opĂ©ra tragique, Madama Butterfly (crĂ©Ă© sans succĂšs Ă  la Scala en fĂ©vrier 1904) oĂč il convoque un Japon de pacotille, sublimĂ© par l’opulence d’un orchestre Ă  la fois flamboyant et dramatique, Puccini aborde Ă  nouveau l’Asie, Ă  travers le portrait de la princesse chinoise Turandot. La dĂ©itĂ© rĂšgne sur un royaume transi ; ayant promis Ă  son aĂŻeule martyrisĂ©e par un Ă©tranger de la venger, en imposant Ă  chaque prince qui veut lÂ â€˜Ă©pouser, la rĂ©solution de 3 Ă©nigmes
 Turandot paraĂźt jusque lĂ  mort de Liu (au III), telle une femme glaciale, impĂ©rieuse, inflexible ; le prince Calaf qui au dĂ©but de l’opĂ©ra, ose braver l’interdit et rĂ©pondre aux 3 Ă©nigmes, affronte un roc, murĂ©, et comme pĂ©trifiĂ©e par sa haine et sa volontĂ© de vengeance.

TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenewsLes pages symphoniques Ă©voquant la Chine impĂ©riale et le faste parfois terrifiant et ennuyeux de la Cour (le trio des 3 ministres chargĂ©s des rites, PIM PAM POM), la terrifiante et solennelle confrontation de la princesse et du prince Ă©tranger au II oĂč la jeune femme Ă©voque le destin atroce de son aĂŻeule (« Questa Reggia » : un Everest pour toute soprano dramatique qui doit possĂ©der un instrument puissant, clair et agile, d’un format wagnĂ©rien
) ; l’aube au dĂ©but du III, et le cĂ©lĂšbre « Nessun dorma »  qui a fait la lĂ©gende des plus grands tĂ©nors (Pavarotti en tĂȘte) convoquent le meilleur orchestre puccinien, douĂ© de chromatisme audacieux, de couleurs, d’envolĂ©es lyriques, proprement picturales. Rien de mieux pour l’Orchestre National de Lille prĂȘt Ă  relever tous les dĂ©fis sous la direction de son directeur musical, le trĂšs impliquĂ© Alexandre Bloch.

 

 
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Alexandre Bloch © Ugo Ponte

 

 

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 Orchestre National de Lille / ONLILLE © Ugo Ponte

 
 

 
 

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PUCCINI : Turandotboutonreservation
Version de concert
Les Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille

Mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 juillet 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/turandot/

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

Calaf : Jorge de LeĂłn
David Pomeroy (concert du 8 juillet 2020)

Turandot : Ingela Brimberg
/ Miina-Liisa VÀrelÀ (concert du 8 juillet 2020)

Liu : Eri Nakamura
Timur : Nicolas Testé
Ping & le Mandarin : Philippe-Nicolas Martin
Pang : Sahy Ratia
Pang : Tividar Kiss
Altoum, empereur de Chine : Éric Huchet

Orchestre National de Lille
The Hungarian National Choir
Jeune ChƓur Des Hauts-De-France

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CinĂ©-Concert Ă  LILLE : l’ONL joue le Retour du Jedi

star-wars-retour-jedi_slide_328px_19-20LILLE, ONL, les 21 et 22 fĂ©v 2020. STAR WARS : Le Retour du Jedi. CinĂ©-concert. ExpĂ©rience inoubliable Ă  Lille en ce mois de fĂ©vrier oĂč l’Orchestre National de Lille propose une immersion complĂšte dans l’univers fantastique et Ă©pique de la Guerre des Etoiles / STAR WARS, Ă  travers la projection de l’épisode 6 : « Le retour du Jedi » avec le concours de l’Orchestre qui rĂ©alise en temps rĂ©el la parure symphonique inscrite dans le scĂ©nario. Sorti au grand Ă©cran en 1983, Le Retour du Jedi conclut la premiĂšre trilogie de Star Wars. C’est l’épisode 6 (selon l’ordre chronologique du drame). OpĂ©ra galaxique, on ne compte plus les atouts de sa dramaturgie cinĂ©matographique qui mĂȘle astucieusement les intrigues du bien contre le mal (Luke Skywalker versus Dark Vador), de l’amitiĂ© indĂ©fectible (Luke Skywalker / Solo), de l’amour aussi (Solo aime la princesse Leia)
 Ses Ewoks (les habitants attendrissants de la lune forestiĂšre de la planĂšte Endor, qui rĂ©apparaĂźtront en 2019 dans l’épisode L’ascension de Skywalker), son sens du spectacle en font l’un des Ă©pisodes les plus populaires de la saga. Mais l’attrait de la fresque revient aussi, surtout Ă  la formidable enveloppe orchestrale composĂ©e par John Williams et qui confĂšre au film son Ă©tonnante force expressive et spectaculaire.

Star_Wars,_Ă©pisode_VI_-_Le_Retour_du_Jedi_logoDernier volet de la Trilogie originelle (avant l’essor des prĂ©quelles), Le retour du Jedi fait suite ainsi aux Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents : Un nouvel espoir, puis l’Empire contre-attaque. A l’époque oĂč l’Empire galactique dont l’impĂ©rialisme est une claire rĂ©fĂ©rence aux nazis, construit sa nouvelle base gĂ©nĂ©rale (l’étoile de la mort), les rebelles et combattants de l’Alliance concentrent toutes leurs forces pour anĂ©antir cette Ă©toile noire, axe du mal, d’autant que l’Empereur Palatine s’y rend pour inspecter l’avancĂ©e des travaux. Le jeune hĂ©ros Luke Skywalker prend conscience de sa force et souhaite ralier Ă  la cause de l’Alliance, son pĂšre, le redoutable Dark Vador. Les lois du sang et la tendresse ensevelie seront-elles plus fortes que la tentation du pouvoir absolu ?
Le tournage est rĂ©alisĂ© pendant toute l’annĂ©e 1982, aux studios de Pinewood (Angleterre) et en Californie. Pour le 20Ăš anniversaire de la sortie du premier Ă©pisode de Star Wars (Un nouvel espoir), George Lucas corrige certaines scĂšnes et les retraite numĂ©riquement, perfectionnant certains effets visuels.

La partition rĂ©vĂšle un sens rĂ©el de la texture symphonique et tisse une vĂ©ritable symphonie dans laquelle les thĂšmes de la Force, de la Marche impĂ©riale et de Luke se dĂ©ploient avec finesse et raffinement. Pour dĂ©peindre les adorables Ewoks, armĂ©e des peluches qui aident Luke et Solo Ă  vaincre le mal, le compositeur exploite un large choix de percussions insolites (claves, maracas, mĂ©tallophones
) Le rĂ©sultat, comme toujours avec Williams, est irrĂ©sistible et prodigieusement efficace. D’un scintillement enivrant. Rien de tel que la diffusion du film avec la rĂ©alisation de la musique par l’Orchestre National de Lille : expĂ©rience mĂ©morable pour tous.

 

 

 

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Star Wars : Le Retour du Jedi

Vendredi 21 février 2020, 20hboutonreservation
Samedi 22 février 2020, 18h30
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Musique originale de John Williams
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Direction : Ernst van Tiel

RESERVEZ VOTRE PLACE directement sur le site de l’ONL LILLE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/star-wars-le-retour-du-jedi/

Projection sur grand Ă©cran et orchestre en direct
En version originale, sous-titrée en français
Presentation licensed by Disney Concerts in association with 20th Century Fox,
Lucasfilm Ltd., and Warner / Chappell Music. © 2017 & TM LUCASFILM LTD.
ALL RIGHTS RESERVED

Star Wars : Le Retour du Jedi
Film américain de Richard Marquand / Co-écrit par George Lucas et Lawrence Kasdan

 

 

 

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VIDEO BANDE ANNONCE
Le retour du Jedi, 1983

 

 
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18732395&cfilm=25803.html

 

 

 

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Star Wars: The Return of the Jedi
The Return of the Jedi concludes the first Star Wars trilogy. Its sense of grandeur and the dramatic underpinnings make this one of the best-loved episodes of the saga. The themes of the Force, the Imperial March and Luke all metamorphose with dazzling virtuosity. The result, as always with Williams, is irresistible and wonderfully powerful.

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COMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction.

bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. AprĂšs une Symphonie n°8 « des Mille » rĂ©alisĂ©e en nov 2019, jalon Ă©blouissant d’un cycle qui restera mĂ©morable, voici en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020, la fin de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’ONL LILLE Orchestre National de Lille et son directeur Alexandre Bloch : la 9Ăš, vĂ©ritable testament musical et spirituel. Les auditeurs l’ont remarquĂ© comme les musiciens eux-mĂȘmes : il s’est passĂ© quelque chose avec les 5Ăš et 6Ăš symphonies ; rondeur et prĂ©cision accrues, rĂ©flexes plus naturels, onctuositĂ© et profondeur, servies par un relief instrumental d’un fini impeccable
 de fait, jouer sur la durĂ©e l’intĂ©gralitĂ© des symphonies et de façon ainsi chronologique, aura porter bĂ©nĂ©fice Ă  l’écoute et Ă  la cohĂ©rence du collectif lillois. Alexandre Bloch depuis son arrivĂ©e en 2016 aura fondamentalement fait Ă©voluer et enrichit l’expĂ©rience des musiciens, n’hĂ©sitant pas Ă  Ă©largir le rĂ©pertoire (jusqu’à l’opĂ©ra, avec Les PĂȘcheurs de Perles de Bizet, juin 2017), ou « oser » des partitions monstrueuses rĂ©putĂ©es injouables (MASS de Bernstein, juin 2018). Ce cycle Mahler s’inscrit dans un mouvement Ă  la fois de renouvellement et d’accomplissement pour l’Orchestre.

Evidemment dans l’histoire de la phalange, la filiation souterraine avec le fondateur Jean-Claude Casadesus s’impose ; ce dernier avait amorcĂ© des essais Mahler, dont surtout la Symphonie n°2, vive, affĂ»tĂ©e, brĂ»lĂ©e, d’une Ă©vidente densitĂ© spirituelle dont CLASSIQUENEWS a rendu compte, nov 2015. Alexandre Bloch recueille tout cela et d’emblĂ©e pilote un approfondissement en risquant l’intĂ©grale. Pari rĂ©ussi, car avec le recul, Lille depuis les dĂ©buts de l’odyssĂ©e, est devenue capitale mahlĂ©rienne (le cd de la 7Ăš Symphonie, pour nous la plus personnelle du compositeur-chef et directeur de l’OpĂ©ra de Vienne, est annoncĂ© d’ici le printemps 2020).

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille
jouent la 9Ăš symphonie de Mahler
Jusqu’au silence


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Pour la 9Ăš, ferveur et concentration, puissance et voluptĂ© sonores sont au rendez vous. Tout le cycle orchestral exprime l’élan de vie et en mĂȘme temps, le renoncement et l’adieu au monde
 Si les prĂ©cĂ©dentes symphonies mettent en scĂšne en un mouvement parfois furieux et impĂ©tueux, les sentiments mĂȘlĂ©s d’un homme marquĂ© par le destin (dĂ©mission de l’OpĂ©ra de Vienne, dĂ©cĂšs de sa fille, bientĂŽt diagnostic de la maladie aux poumons
), Mahler exprime un nouveau sentiment dans la 9Ăš (avant-derniĂšre) : une conscience Ă©largie de lui-mĂȘme et une sĂ©rĂ©nitĂ© intime, inexorable. L’aboutissement d’un travail intime sour la douleur.
Ce cheminement introspectif qui porte de fait le signe d’un adieu, cĂ©lĂšbre en rĂ©alitĂ© l’avĂšnement d’un nouveau Mahler, comme enrichi et renforcĂ© par les Ă©preuves vĂ©cues. C’est pourquoi dans le flux orchestral parfois cynique, exaltĂ©, fantaisiste mais aussi Ă©perdu, tendre et nostalgique se prĂ©cise une nouvelle acuitĂ© personnelle que porte comme dans la 8Ăš, un indĂ©fectible espoir.
La clairvoyance de Mahler se lit dĂšs le premier mouvement (Andante comodo) et l’adieu ou la dĂ©chirure intime qu’il exprime en filigrane est le dĂ©samour de son Ă©pouse Alma ; le rictus diabolique du second, qui singe et parodie un lĂ€ndler, frĂȘle danse dĂ©risoire liĂ©e Ă  la vaine agitation terrestre
 Le bizarre du Rondo-burlesque (3Ăš mouvement) s’il est d’essence parodique et grinçante, n’en demeure pas moins « trĂšs dĂ©cidé » : la dĂ©termination de Mahler confirme qu’il est pleinement conscient, jamais victime, larmoyante (comme on peut le lire ici et lĂ ) : Alexandre Bloch semble mesurer les enjeux poĂ©tiques, spirituels, expressifs, toutes les tensions poĂ©tiques de ce jeu Ă  double voire triple lecture : tout indique la maturitĂ© du regard mahlĂ©rien sur la vanitĂ© bouffonne de la rĂ©alitĂ© et de la condition humaine ; organisant la texture symphonique avec un naturel, un sens des Ă©quilibres, une rage Ă©loquente, ce souci du dĂ©tail instrumental
 rĂ©jouissants.
Spirituel, mesurĂ©, intĂ©rieur et mystĂ©rieux, l’Adagio final semble recueillir comme un dernier scintillement, l’opĂ©ration quasi alchimique de la 8Ăš, en particulier la sublimation du corps de Faust dans la 2Ăš partie. Mahler conclut dans un flux orchestral de plus en plus dĂ©pouillĂ© et suspendu, diaphane et Ă©vanescent, oĂč l’ñme s’élĂšve Ă  mesure qu’elle se libĂšre de sa gangue matĂ©rielle : une Ă©lĂ©vation qu’Alexandre Bloch cisĂšle, caresse dans la complicitĂ© et une Ă©coute progressive avec les instrumentistes.
De la lumiĂšre au silence, de l’exaltation vitale au murmure, puis au souvenir du murmure
 cette fin comme un immense paysage Ă  l’infini lointain imperceptible car le compositeur Ă©largit au delĂ  de l’entendement l’espace orchestral, est pure poĂ©sie, aprĂšs l’énoncĂ© ultime du gruppetto, dernier signe de vie, de souffle ; tout continue dans ce basculement vers l’ineffable. Le passage (comme dans le dernier mouvement de la 6Ăš dite « PathĂ©tique » de Tchaikovski), principalement incarnĂ© par le voile des cordes, est porteur de mĂ©tamorphose et de transcendance, l’indice d’un accomplissement. Et dans le chant du violoncelle solo, l’expression d’une tendresse enivrĂ©e, enchantĂ©e comme au temps de l’innocence, 
la promesse du pardon final, – croyance viscĂ©ralement acquise par Mahler parvenu au terme de son pĂ©riple symphonique. Autant de jalons rĂ©alisĂ©s ici par le chef et son formidable orchestre. Illustrations : © Ugo Ponte / ONL LILLE 2020.

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COMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction.

Symphonie n° 9

I. Andante comodo
II. Im Tempo eines gemÀchlichen LÀndlers. Etwas tÀppisch und sehr derb
III. Rondo-Burleske. Allegro assai. Sehr trotzig
IV. Adagio. Sehr langsam und noch zurĂŒckhaltend

Orchestre National de Lille
Direction : Alexandre Bloch

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VISIONNER LES SYMPHONIES DE MAHLER par l’ONL LILLE

Il est possible de visionner toutes les symphonies de MAHLER sur la chaüne YOUTUBE de l’ONL LILLE / Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=LCbBkpH0ImU

 
 
 

VOIR NOTRE REPORTAGE VIDEO Symphonie n°8 des “Mille” / Alexandre Bloch / ONL LILLE :

 

mahler-mille-ONL-LILLE-alexandre-Bloch-vignette-classiquenews

http://www.classiquenews.com/onl-lille-8e-symphonie-de-mahler-reportage-nov-2019/

REPORTAGE vidĂ©o 8Ăš symphonie de MAHLER... ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Alexandre BLOCH. La 8Ăš Symphonie des Gustav Mahler est un Everest orchestral, choral et lyrique crĂ©Ă© en 1910 dont le colossal des effectifs (jamais vu jusque lĂ , d’oĂč son sous titre « des Mille », pour 1000 musiciens sur scĂšne) Ă©gale l’exigence morale, poĂ©tique, spirituelle. PrĂ©sentation de la partition composĂ©e d’une premiĂšre partie de tradition contrapuntique traditionnelle mais revisitĂ© (Hymne « Veni Creator Spiritus »), puis d’une seconde partie qui aborde comme un opĂ©ra, la derniĂšre partie du second Faust de Goethe. Y paraissent de nombreux personnages Magna Peccatrix, Pater Ecstaticus, Pater Profundus, Doctor Marianus, Mulier Samaritana, Maria Aegyptiaca, 
 enfin Mater Gloriosa, sans omettre les choeurs des anges, le chƓur Mysticus en une fresque flamboyante qui exprime les forces vitales de l’Amour et le pouvoir de l’Eternel FĂ©minin, source de salut et de rĂ©demption pour le monde et l’humanitĂ©. Entretien avec les interprĂštes et les parties engagĂ©es dans la rĂ©alisation de ce dĂ©fi suprĂȘme pour l’Orchestre National de Lille. C’est l’un des jalons du cycle Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© aux Symphonies de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH, directeur musical. 12mn – © studio CLASSIQUENEWS  -  rĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM (nov 2019)

LIRE aussi notre critique : LILLE, le 20 nov 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Orch National de Lille, Alexandre Bloch, direction.

https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-lille-le-20-nov-2019-mahler-symphonie-n8-des-mille-orch-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/

LILLE. ONL, Alexandre Bloch, Eric Lu : BEETHOVEN

bloch-alexandre-gustav-mahler-2019-odyssee-mahler-orchestre-national-de-lille-classiquenewsLILLE, ONL LILLE, le 24 janv 2020 : Musique française par Alexandre Bloch et l’ONL Orchestre National de Lille. Comme un prĂ©alable magicien Ă  leur tournĂ©e britannique – sorte de pied de nez culturel et hautement musical au Brexit, et contre toutes les formes de replis, les instrumentistes de l’ONL LILLE (Orchestre National de Lille) et leur directeur musical Alexandre Bloch, – Ă  peine le cycle (formidable) Mahler terminĂ©, voici un programme Ă©vĂ©nement qui met toute la lumiĂšre sur deux esthĂ©tiques fondatrices de notre histoire europĂ©enne : deux esthĂ©tiques qui ont marquĂ© chacune le dĂ©but de leur siĂšcle respectif. Au dĂ©but du XIXĂš, c’est la rĂ©volution Beethoven, heureusement fĂȘtĂ© pour ses 250 ans, avec le Concerto pour piano n°4 ; au dĂ©but du XXĂš, ce sont les deux rĂ©formateurs du langage orchestral, Debussy et Ravel, crĂ©ateurs d’une clartĂ© nouvelle et de couleurs comme d’harmonies jamais Ă©coutĂ©es auparavant
 Alexandre Bloch et ses musiciens jouent plusieurs joyaux de la musique française et aussi s’associent au pianiste amĂ©ricain Eric Lu (rĂ©cent vainqueur du Concours international de piano de Leeds) pour cĂ©lĂ©brer le gĂ©nie de Ludwig.
En choisissant les Ɠuvres de Ravel et Debussy, l’ONL LILLE et Alexandre Bloch se font ambassadeurs de l’éloquence, de cette transparence (si opposĂ©e aux brumes souvent dĂ©clamatives des compositeurs germaniques), du scintillement instrumental français auprĂšs de nos chers voisins britanniques.
Avouons notre prĂ©fĂ©rence pour deux oeuvres ici abordĂ©es : les « Cinq piĂšces enfantines » de Ma MĂšre L’Oye de Ravel (1908), immersion dans le monde enchanteur de la fĂ©erie de Perrault pour laquelle le compositeur dĂ©ploie une sensibilitĂ© inĂ©galĂ©e du tissu orchestral ; La Mer de Debussy, composĂ© en pleine terre (1905), triptyque saisissant par son souffle poĂ©tique lui aussi, l’énergie souterraine et si voluptueuse de sa soie sonore

La filiation avec le Concerto n°4 de Beethoven (1806) n’est-elle pas trouvĂ©e en soulignant combien ce Concerto est le plus « français » de tous ? plus aimable et courtois, instillant une conversation entre piano soliste et orchestre

ERIC-LU-Piano-orch-national-de-lille-piano-concert-classiquenews-tournee-orch-national-de-lille-alexandre-BlochEnfin comme un bis qui exalterait davantage l’absolue modernitĂ© poĂ©tique de Ravel, Alexandre Bloch joue La Valse de Ravel (crĂ©Ă©e en 1920) : dĂšs 1906, Ravel souhaitait rendre hommage Ă  cette subtilitĂ© raffinĂ©e, nostalgique et profonde des valses de Johann Strauss II (il aurait mĂȘme repris le motif lĂ©guĂ© par la valse « O schöner Mai » afin de composer sa propre partition). En Ă©cho aux frĂ©missements et dĂ©flagrations de la premiĂšre guerre mondiale, Ravel rĂ©invente le rythme ternaire, dĂ©ploie et souligne sa voluptĂ©, mais envisage aussi sa lente implosion comme une libĂ©ration frĂ©nĂ©tique voire orgiaque inĂ©vitable : un dĂ©fi ultime pour tout orchestre. Illustration : Eric Lu © Janice Carissa / ONL LILLE.

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Vendredi 24 janvier Ă  20hboutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/jaime-la-musique-francaise/

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PROGRAMME 

Ravel
Ma mùre l’Oye
Pavane de la belle au bois dormant
Le petit Poucet
Laideronnette, princesse des  Pagodes
Les entretiens de la Belle et de la BĂȘte
Le Jardin féérique

Debussy
La Mer, trois esquisses symphoniques
De l’aube à midi sur la mer
Jeux de vagues
Dialogue du vent et de la mer

Beethoven
Concerto pour piano n°4 en sol majeur op.58

Ravel
La Valse Orchestre

National de Lille
Direction : Alexandre Bloch
Piano : Eric Lu

Tarifs: 5 à 55€
RĂ©servations sur www.onlille.com
et à la Boutique de l’Orchestre,
3 place MendĂšs France LILLE
Renseignements  03  20  12  82  40
(du  lundi  au vendredi 10h-18h)

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Vendredi 24 janvier Ă  20h
Auditorium du Nouveau SiĂšcle de LILLE

 

 

Egalement en région Hauts-de-France :
Samedi  25  janvier 2020, 20h
Salle Damrémont France de BOULOGNE-SUR-MER
Concert diffusé le 19 mars à 20h sur France Bleu NORD

 

 

Programme en tournée au Royaume-Uni
du 28 janvier au 1er février 2020:
28/1  Birmingham – Symphony Hall
29/1 Londres – Cadogan Hall
30/1 Newcastle (Gateshead) – The Sage
31/1 Sheffield – City Hall
1/2 Leeds- Town Hall

 
 

LILLE, ONL. Concert Beethoven, Ravel, Debussy

bloch-alexandre-gustav-mahler-2019-odyssee-mahler-orchestre-national-de-lille-classiquenewsLILLE, ONL LILLE, le 24 janv 2020 : Musique française par Alexandre Bloch et l’ONL Orchestre National de Lille. Comme un prĂ©alable magicien Ă  leur tournĂ©e britannique – sorte de pied de nez culturel et hautement musical au Brexit, et contre toutes les formes de replis, les instrumentistes de l’ONL LILLE (Orchestre National de Lille) et leur directeur musical Alexandre Bloch, – Ă  peine le cycle (formidable) Mahler terminĂ©, voici un programme Ă©vĂ©nement qui met toute la lumiĂšre sur deux esthĂ©tiques fondatrices de notre histoire europĂ©enne : deux esthĂ©tiques qui ont marquĂ© chacune le dĂ©but de leur siĂšcle respectif. Au dĂ©but du XIXĂš, c’est la rĂ©volution Beethoven, heureusement fĂȘtĂ© pour ses 250 ans, avec le Concerto pour piano n°4 ; au dĂ©but du XXĂš, ce sont les deux rĂ©formateurs du langage orchestral, Debussy et Ravel, crĂ©ateurs d’une clartĂ© nouvelle et de couleurs comme d’harmonies jamais Ă©coutĂ©es auparavant
 Alexandre Bloch et ses musiciens jouent plusieurs joyaux de la musique française et aussi s’associent au pianiste amĂ©ricain Eric Lu (rĂ©cent vainqueur du Concours international de piano de Leeds) pour cĂ©lĂ©brer le gĂ©nie de Ludwig.
En choisissant les Ɠuvres de Ravel et Debussy, l’ONL LILLE et Alexandre Bloch se font ambassadeurs de l’éloquence, de cette transparence (si opposĂ©e aux brumes souvent dĂ©clamatives des compositeurs germaniques), du scintillement instrumental français auprĂšs de nos chers voisins britanniques.
Avouons notre prĂ©fĂ©rence pour deux oeuvres ici abordĂ©es : les « Cinq piĂšces enfantines » de Ma MĂšre L’Oye de Ravel (1908), immersion dans le monde enchanteur de la fĂ©erie de Perrault pour laquelle le compositeur dĂ©ploie une sensibilitĂ© inĂ©galĂ©e du tissu orchestral ; La Mer de Debussy, composĂ© en pleine terre (1905), triptyque saisissant par son souffle poĂ©tique lui aussi, l’énergie souterraine et si voluptueuse de sa soie sonore

La filiation avec le Concerto n°4 de Beethoven (1806) n’est-elle pas trouvĂ©e en soulignant combien ce Concerto est le plus « français » de tous ? plus aimable et courtois, instillant une conversation entre piano soliste et orchestre

ERIC-LU-Piano-orch-national-de-lille-piano-concert-classiquenews-tournee-orch-national-de-lille-alexandre-BlochEnfin comme un bis qui exalterait davantage l’absolue modernitĂ© poĂ©tique de Ravel, Alexandre Bloch joue La Valse de Ravel (crĂ©Ă©e en 1920) : dĂšs 1906, Ravel souhaitait rendre hommage Ă  cette subtilitĂ© raffinĂ©e, nostalgique et profonde des valses de Johann Strauss II (il aurait mĂȘme repris le motif lĂ©guĂ© par la valse « O schöner Mai » afin de composer sa propre partition). En Ă©cho aux frĂ©missements et dĂ©flagrations de la premiĂšre guerre mondiale, Ravel rĂ©invente le rythme ternaire, dĂ©ploie et souligne sa voluptĂ©, mais envisage aussi sa lente implosion comme une libĂ©ration frĂ©nĂ©tique voire orgiaque inĂ©vitable : un dĂ©fi ultime pour tout orchestre. Illustration : Eric Lu © Janice Carissa / ONL LILLE.

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Vendredi 24 janvier Ă  20hboutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/jaime-la-musique-francaise/

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PROGRAMME 

Ravel
Ma mùre l’Oye
Pavane de la belle au bois dormant
Le petit Poucet
Laideronnette, princesse des  Pagodes
Les entretiens de la Belle et de la BĂȘte
Le Jardin féérique

Debussy
La Mer, trois esquisses symphoniques
De l’aube à midi sur la mer
Jeux de vagues
Dialogue du vent et de la mer

Beethoven
Concerto pour piano n°4 en sol majeur op.58

Ravel
La Valse Orchestre

National de Lille
Direction : Alexandre Bloch
Piano : Eric Lu

Tarifs: 5 à 55€
RĂ©servations sur www.onlille.com
et à la Boutique de l’Orchestre,
3 place MendĂšs France LILLE
Renseignements  03  20  12  82  40
(du  lundi  au vendredi 10h-18h)

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Vendredi 24 janvier Ă  20h
Auditorium du Nouveau SiĂšcle de LILLE

 

 

Egalement en région Hauts-de-France :
Samedi  25  janvier 2020, 20h
Salle Damrémont France de BOULOGNE-SUR-MER
Concert diffusé le 19 mars à 20h sur France Bleu NORD

 

 

Programme en tournée au Royaume-Uni
du 28 janvier au 1er février 2020:
28/1  Birmingham – Symphony Hall
29/1 Londres – Cadogan Hall
30/1 Newcastle (Gateshead) – The Sage
31/1 Sheffield – City Hall
1/2 Leeds- Town Hall

 

 
 

 

ONL LILLE : 8Ăš Symphonie de MAHLER (reportage nov 2019)


mahler-mille-ONL-LILLE-alexandre-Bloch-vignette-classiquenewsREPORTAGE vidĂ©o 8Ăš symphonie de MAHLER... ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Alexandre BLOCH. La 8Ăš Symphonie des Gustav Mahler est un Everest orchestral, choral et lyrique crĂ©Ă© en 1910 dont le colossal des effectifs (jamais vu jusque lĂ , d’oĂč son sous titre « des Mille », pour 1000 musiciens sur scĂšne) Ă©gale l’exigence morale, poĂ©tique, spirituelle. PrĂ©sentation de la partition composĂ©e d’une premiĂšre partie de tradition contrapuntique traditionnelle mais revisitĂ© (Hymne « Veni Creator Spiritus »), puis d’une seconde partie qui aborde comme un opĂ©ra, la derniĂšre partie du second Faust de Goethe. Y paraissent de nombreux personnages Magna Peccatrix, Pater Ecstaticus, Pater Profundus, Doctor Marianus, Mulier Samaritana, Maria Aegyptiaca, 
 enfin Mater Gloriosa, sans omettre les choeurs des anges, le chƓur Mysticus en une fresque flamboyante qui exprime les forces vitales de l’Amour et le pouvoir de l’Eternel FĂ©minin, source de salut et de rĂ©demption pour le monde et l’humanitĂ©. Entretien avec les interprĂštes et les parties engagĂ©es dans la rĂ©alisation de ce dĂ©fi suprĂȘme pour l’Orchestre National de Lille. C’est l’un des jalons du cycle Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© aux Symphonies de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH, directeur musical. 12mn – © studio CLASSIQUENEWS  -  rĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM (nov 2019)

 

9Ăšme de Mahler par l’ONL LILLE, en direct

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsRADIO CLASSIQUE, mer 15 janvier 2020, 20h. MAHLER : 9Ăš. ONL LILLE, Alexandre BLOCH. En direct depuis le Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. Programme prĂ©sentĂ© les 15 et 16 janvier 2020 au Nouveau SiĂšcle. Superbe volet final de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’orchestre lillois et son trĂšs engagĂ© directeur musical, Alexandre Bloch. AprĂšs l’achĂšvement du Chant de la terre, Mahler amorce Ă  l’étĂ© 1908, sa 9Ăš symphonie, qu’il achĂšve l’annĂ©e suivante en 1909. A Bruno Walter, sans que l’on connaisse la raison exacte, Mahler reste rĂ©servĂ© sur la genĂšse de cet opus 9 : qu’il rapproche de la symphonie n°4, sans dire pourquoi explicitement.

 

 

SYMPHONIE DE L’ADIEU

 

 

C’est un compositeur maĂźtre de son langage, lequel s’est renouvelĂ© pendant la transfiguration musicale de Faust dans la 2Ăš partie de sa 8Ăš prĂ©cĂ©dente. Malher a du surmonter la mort de sa fille ; sa dĂ©mission forcĂ©e comme directeur de l’OpĂ©ra de Vienne (aprĂšs 10 annĂ©es d’excellence pourtant). En quittant Vienne, Gustav a rompu le fil qui le reliait Ă  son enfance (et ses enchantements, si manifestes dans les nocturnes des symphonies prĂ©cĂ©dentes). Comme dans le Chant de la Terre, la 9Ăš symphonie exprime un adieu, serein, suprĂȘme, acceptĂ©, tel une dĂ©livrance et un accomplissement. DĂšs l’Andante comodo (initial), oĂč est recyclĂ© la Sonate les Adieux de Beethoven, Mahler Ă©crit sur le manuscrit « O jeunesse envolĂ©e, O amour perdu ! » ; dĂ©jĂ  il a conscience que sa jeune Ă©pouse pourtant admiratrice de son Ɠuvre et de sa personnalitĂ©, ne l’aime plus. La crise conjugale de l’étĂ© 1910 en atteste. Le compositeur exprime clairement son renoncement au monde, en visionnaire pacifiĂ©, maĂźtre de son destin, en rien cette victime suicidaire et prophĂ©tique sur sa propre fin, comme on le dit souvent.
MAHLER-gustav-et-alma-symphonie-classiquenews-Gustav-MahlerL’énergie et le rictus d’un cynisme parfois amer surgit avec une rare violence (lĂ€ndler ou 2Ăš mouvement) : les danses qui y sont mentionnĂ©es, symbolisent l’agitation vaine des tractations terrestres. Le Rondo Burleske est un sommet dans le registre de la parodie cynique, oĂč perce la clairvoyante luciditĂ© de l’auteur sur la vie, la vaine comĂ©die humaine, la vanitĂ© des existences terrestres. Le contrepoint dĂ©lirant exprime scrupuleusement la vacuitĂ© absurde du monde et de la civilisation humaine. Enfin, apaisĂ©, Mahler dĂ©ploie la hauteur tranquille du Finale : Adagio sehr langsam
 (trĂšs lent et encore retenu) ; Ă  mesure que se prĂ©cise le sentiment de plĂ©nitude, Mahler exprime la fusion avec l’harmonie secrĂšte, Ă©ternelle de la Sainte nature. Pourtant parodiĂ© et caricaturĂ©, le gruppetto du Rondo Burleske, s’épanouit ici, Ă©ther immatĂ©riel d’une destinĂ©e Ă  prĂ©sent abstraite et flottante qui a coupĂ© toute attache avec le rĂ©el et le terrestre. L’Adagio de la 9Ăš est un accomplissement dans la paix et l’amour (ce que dit aussi mais de façon spectaculaire, le finale de la 8Ăš, dĂ©diĂ© Ă  la lumineuse Marie). Bruno Walter crĂ©e la partition Ă  Vienne le 26 juin 1912.

 

 

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Adieu mahlérienboutonreservation
Mercredi 15 & jeudi 16 janvier 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Beethoven : Leonore III, ouverture
Mahler : Symphonie n°9

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

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Présentation de la symphonie n°9 de Mahler
sur le site de l’ONL Orchestre national de Lille :

« PrĂ©sentĂ©e au public pour la premiĂšre fois un an aprĂšs la mort de Mahler, la Symphonie n° 9 contient l’un des plus beaux adieux de l’histoire de la musique. Avec son Adagio au bord du silence, le compositeur autrichien nous offre ici un poignant chant du cygne. DĂšs les premiĂšres mesures de l’Introduction et jusqu’à l’inoubliable Finale, Mahler affirme son amour de la vie Ă  travers une palette expressive grandiose et une partition raffinĂ©e. Cette symphonie visionnaire clĂŽture de maniĂšre bouleversante notre OdyssĂ©e mahlĂ©rienne. DirigĂ© par Alexandre Bloch, ce grand moment symphonique sera prĂ©cĂ©dĂ© de l’ouverture de Leonore III de Beethoven, hymne vibrant pour la libertĂ© et contre les oppressions.
A Mahler farewell – Symphony No. 9
Presented to the public one year after Mahler’s death, Symphony No. 9 contains one of the most beautiful farewells in the history of music. Directed by Alexandre Bloch, it will be preceded by Beethoven’s Leonore No. 3, a vibrant ode to freedom. »

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Programme repris le 17 janv 2020
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Valenciennes Le PhĂ©nix – Vendredi 17 janvier 20h
Infos et réservations : 03 27 32 32 32 / www.lephenix.fr

Autour des concerts au Nouveau SiĂšcle Ă  LILLE, chaque jour des concerts :
18h45
Rencontre mahlérienne
15 janvier : Christian Wasselin auteur de Mahler : La Symphonie-Monde et critique musical
16 janvier : l’information vous sera bientĂŽt communiquĂ©e : voir le site de l’ONL ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE saison 2019 2020

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ORCHESTRES. TournĂ©e de l’Orchestre National de Lille en Grande-Bretagne (janvier et fĂ©vrier 2020)

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsORCHESTRES,. TournĂ©e de l’Orchestre National de Lille en Grande-Bretagne (janvier et fĂ©vrier 2020)La tournĂ©e UK de l’ON Lille Orchestre National de Lille. ParticuliĂšrement ancrĂ© dans sur territoire des Hauts de France, l’Orchestre National de Lille, le plus identifiĂ© des acteurs culturels sur Lille et sa rĂ©gion, poursuit son action de vĂ©ritable ambassadeur.

bloch-alexandre-maestro-focus-Ugo-POnte-orchestre-national-de-lille-portrait-classique-news-opera-concert-critique-concerts-critique-opera-symphonie-3-gustav-MahlerLes 100 musiciens de l’Orchestre lillois et leur Directeur musical Alexandre Bloch incarnent une culture vivante, engagĂ©e et qui rayonne en France et en Europe. En janvier et fĂ©vrier 2020, l’ONLILLE rĂ©alise ainsi une tournĂ©e au Royaume-Uni : un « moment intense d’émulation collective ». MalgrĂ© le Brexit, effectif le 31 janvier prochain, de nombreux acteurs institutionnels et privĂ©s des Hauts-de-France se sont fĂ©dĂ©rĂ©s pour prĂ©server les liens avec le Royaume-Uni. Ainsi l’ONL, premiĂšre institution symphonique de la RĂ©gion, diffuse outre-Manche, l’excellence musicale qui est la sienne, rĂ©cemment concrĂ©tisĂ©e par le cycle des Symphonies de Gustav Mahler dont les 15 et 16 janvier prochains marqueront la conclusion (9Ăšme symphonie).
LIRE notre prĂ©sentation de la 9Ăš symphonie de Mahler par l’ONL LILLE et Alexandre Bloch (« la symphonie de l’adieu)

 

Les Ă©tapes de la tournĂ©e UK de l’ONL LILLE sont Birmingham, Londres, Newcastle, Sheffield, Leeds
 Alexandre Bloch et les musiciens de l’Orchestre jouent les plus belles pages symphoniques françaises de Ravel (Ma MĂšre l’Oye, la Valse) et Debussy (La Mer) ! Place Ă  la transparence et la clartĂ© des timbres et des couleurs portĂ©es par une architecture harmonique singuliĂšre qui fonde cette rĂ©volution musicale incarnĂ©e par les deux compositeurs français au dĂ©but du XXĂš siĂšcle. L’orchestre et le chef accompagnent aussi, annĂ©e du 250Ăš anniversaire de Beethoven oblige, le rĂ©cent laurĂ©at du Concours international de Leeds, le pianiste Éric Lu dans le 4Ăšme concerto pour piano et orchestre de Ludwig van Beethoven.

 

 

 

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 l’ONL LILLE © Ugo Ponte

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE IN UK

 

 

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsTournĂ©e au Royaume-Uni – Du mardi 28 janvier au samedi 1er fĂ©vrier 2020
Concert présenté aussi le 24 janv 2020
au Nouveau SiĂšcle de Lille : https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/jaime-la-musique-francaise/

Programme

Ravel : Ma mùre l’Oye
Debussy : La Mer
Beethoven : Concerto pour piano n°4
Ravel : La Valse
Direction : Alexandre Bloch  -  Soliste, ‹Piano : Éric Lu

VISITEZ le site de l’ONL LILLE :
https://www.onlille.com/saison_19-20/

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l’ONL LILLE en vidĂ©os

 

 

REVOIR toutes les symphonies du cycle GUSTAV MAHLER
Les instruments de l’Orchestre
La vie de l’Orchestre
REPORTAGES : Les pĂȘcheurs de perles, MASS de Leonard Bernstein


https://www.onlille.com/saison_19-20/videos_19-20/

 

 

La chaĂźne Youtube de l’ONL LILLE :  
 
ONL-LILLE-videos-cycle-symphonies-de-gustav-MAHLER-classiquenews-chaine-youtube-ONL-LILLE-classiquenews

 

 

 

 

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2 autres RVS avec l’ONL LILLE – ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
L’actualitĂ© de l’ONL LILLE – Orchestre National de Lille,
c’est aussi :

Un nouveau rendez-vous estival incontournable en juillet !
NOUVEAU RV LYRIQUE, les 7 et 8 juillet 2020
logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsAprĂšs le succĂšs des PĂȘcheurs de perles de Bizet en version semi-scĂ©nique dans sa salle lilloise et au ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es de Paris en mai 2017, la clĂŽture de saison en juin 2018 avec Mass de Bernstein, parodie de rituel liturgique et de transe collective, mise en espace Ă  Lille, l’ONL porte et rĂ©alise un nouveau concept en juillet prochain alors que la proposition de spectacles vivants sur la mĂ©tropole lilloise devient rare.
Sont apparues les premiĂšres Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille, nouveau rendez-vous estival. Pour la 1Ăšre Ă©dition, en juillet 2019, Alexandre Bloch dirigeait l’opĂ©ra-comique le plus jouĂ© au monde, Carmen* de Bizet, dans une version totalement inĂ©dite oĂč les illustrations et animations de GrĂ©goire Pont cĂŽtoyaient les rĂ©cits de l’humoriste et homme de mĂ©dias Alex Vizorek, en compagnie d’une distribution lyrique francophone de haut vol, des chƓurs de l’OpĂ©ra de Lille et du Jeune ChƓur des Hauts-de-France… Rendez-vous les 7 et 8 juillet 2020 !
En partenariat avec le Crédit Mutuel Nord Europe et le soutien exceptionnel de la Métropole Européenne de Lille

et ausi

LILLE PIANO(S) FESTIVAL en juin prochain
Le festival – manifestation organisĂ©e par l’Orchestre National de Lille depuis 2004 – a accueilli plus de 15 000 mĂ©lomanes pour ses 15 ans en juin 2019 ! Rendez-vous les 12, 13 et 14 juin 2020 pour une toute nouvelle Ă©dition programmĂ©e par les Ă©quipes artistiques de l’ONL et son directeur musical Alexandre Bloch !
Renseignements disponibles au printemps 2020 sur lillepianosfestival.fr

 

 

 

 HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenews

 

 

 

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Illustrations : Alexandre Bloch et l’Orchestre National de LILLE © Ugo Ponte

 
 

ORCHESTRES. 3 CONCERTS majeurs de JANVIER 2020 : LILLE, TOURS, ORLÉANS

bloch-alexandre-maestro-focus-Ugo-POnte-orchestre-national-de-lille-portrait-classique-news-opera-concert-critique-concerts-critique-opera-symphonie-3-gustav-MahlerORCHESTRES. 3 CONCERTS majeurs de JANVIER 2020 : LILLE, TOURS, ORLÉANS - A voir et Ă  applaudir absolument en janvier 2020
 L’actualitĂ© des concerts incontournables en janvier 2020, ce sont 3 concerts Ă©vĂ©nements qui permettent de rĂ©aliser aussi un tour de France des orchestres les plus dynamiques de l’heure. Nos territoires ont du talent. Voyez ce qui se passe Ă  LILLE oĂč Alexandre Bloch achĂšve sa formidable Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne, pilotant son orchestre National de Lille, avec la symphonie n°9 les 15 et 16 janvier ; Ă  ORLÉANS oĂč Claire Levacher pilote un programme Ă©clectique Ă  la tĂȘte de l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, les 11 et 12 janvier ; c’est enfin Benjamin Pionnier, directeur gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra de TOURS qui dirige l’Orchestre maison (Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre – Val de Loire / Tours) dans un programme festif qui cĂ©lĂšbre la nouvelle annĂ©e (Strauss, Tchaikovsky), les 11 et 12 janvier 2020

 

 
 
 
 

 
 
 

TOURS fĂȘte l’ an neuf 2020

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Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursBenjamin Pionnier, directeur de l’OpĂ©ra de Tours, dirige l’orchestre maison pour inaugurer la nouvelle annĂ©e 2020 ; au programme, bain symphonique brillant et raffinĂ©, qui mĂȘle ivresse russe (Tchaikovski), danses hongroises (Brahms) et Ă©videmment, esprit de la fĂȘte et de l’élĂ©gance orchestrale nĂ©o viennoise, la dynastie Strauss, le pĂšre (FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410) et ses fils, Eduard (Mit Chic, Polka schnell, Op. 221), surtout le plus douĂ© d’entre eux, Johann II / Jr dont plusieurs polkas et valses seront jouĂ©es Ă  cette occasion, donnant Ă  l’OpĂ©ra de Tours, des airs de Musikverein


 

 

TOURS, Opéraboutonreservation
saison symphonique
Samedi 11 janvier 2020, 20h
Dim 12 janvier 2020, 17h

Présentation sur Classiquenews : http://www.classiquenews.com/concerts-du-nouvel-an-a-tours/

Réservations et informations : http://www.operadetours.fr/nouvel-an-11-12-jan

  

  
 
 

 
 

ORLÉANS : concert « Cor Ă  corps »

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orchestre-symphonique-orleans-janvier-concerts-2020-11-12-janvier-COR-A-CORPS-STRAUSS-BEETHOVEN-classiquenews-critique-concert-et-operaLe premier concert 2020, cĂ©lĂšbre Ă©videmment le gĂ©nie de Beethoven, le plus grand rĂ©formateur pour l’orchestre (avant Berlioz, Mahler, Stravinsky
). Claire LEVACHER, cheffe invitĂ©e, joue la Symphonie n°3 de Beethoven, dite « Symphonie hĂ©roĂŻque ». D’abord dĂ©diĂ©e Ă  Bonaparte, la partition renie le modĂšle qui a trahi les idĂ©es rĂ©volutionnaires qui l’ont portĂ© au devant de la scĂšne politique. AprĂšs son coup d’état, Bonaparte devenu NapolĂ©on, est vivement dĂ©criĂ© par Beethoven. La symphonie de 1804 ouvre la voie des grandes rĂ©alisations audacieuses, trĂ©pidantes, visionnaires : hĂ©roĂŻque (mouvement 1), funĂšbre (mouvement 2), rĂ©formatrice et formellement inĂ©dite (mouvements 3 et 4).

 

 

boutonreservationORLEANS, Théùtre
Samedi 11 janvier 2020
Dimanche 12 janvier 2020
COR Á CORPS

Présentation du programme : https://www.classiquenews.com/orchestre-symphonique-dorleans-saison-2019-2020/
RĂ©servations et informations
http://www.orchestre-orleans.com/concert/cor-a-corps/
 

  
 
 

 
 
 

L’APOTHÉOSE MAHLER à LILLE

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HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsSuperbe volet final de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’orchestre lillois et son trĂšs engagĂ© directeur musical, Alexandre Bloch. AprĂšs l’achĂšvement du Chant de la terre, Mahler amorce Ă  l’étĂ© 1908, sa 9Ăš symphonie, qu’il achĂšve l’annĂ©e suivante en 1909. A Bruno Walter, sans que l’on connaisse la raison exacte, Mahler reste rĂ©servĂ© sur la genĂšse de cet opus 9 : qu’il rapproche de la symphonie n°4, sans dire pourquoi explicitement. Symphonie ultime, symphonie testament. Concert Ă©vĂ©nement. Les 15 et 16 Ă  Lille (Nouveau SiĂšcle) puis le 17 janvier 2020 Ă  Valenciennes (Le PhĂ©nix)

 

 
Présentation sur Classiquenews : https://www.classiquenews.com/lille-9eme-symphonie-de-mahler-par-alexandre-bloch/
RĂ©servations et informations : https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

Adieu mahlérienboutonreservation
Mercredi 15 & jeudi 16 janvier 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Beethoven : Leonore III, ouverture
Mahler : Symphonie n°9

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

 

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LILLE. La Magie de Broadway au Nouveau SiĂšcle

Broadway_slide_328px_19-20LILLE, ONL, 12, 15, 17, 18 dĂ©c. RICHARD RODGERS : comĂ©dies musicales. L’ESPRIT DE BROADWAY POUR LES FETES DE NOEL 2019
 NĂ© en 1902 Ă  New York, Rodgers a composĂ© plus de 900 mĂ©lodies et plus de 40 comĂ©dies musicales, en particulier en complicitĂ© avec les paroliers Lorenz Hart et Oscar Hammerstein II. Son sens mĂ©lodique, sa capacitĂ© Ă  relancer les rebonds dramatiques dans chaque drame musical en font le gĂ©nie de Broadway, rĂ©compensĂ© comme peu avant lui (titulaire du prestigieux prix Pulitzer). Il est influencĂ© par Victor Herbert et Jerome Kern et commence Ă  percer au milieu des annĂ©es 1920, Ă  Broadway, Londres. AprĂšs le crac et la crise de 1929 et 1930, Rodgers rejoint Hollywood, conçoit avec Hart, plusieurs chansons devenues culte (Blue Moon). Puis le retour Ă  Broadway se rĂ©alise en 1935, oĂč le duo enchaĂźne les comĂ©dies triomphales, jsqu’au dĂ©cĂšs de Hart en 1943 : Jumbo (1935), On Your Toes (1936, comprenant le ballet Slaughter on Tenth Avenue, chorĂ©graphiĂ© par Balanchine), Babes in Arms (1937), I Married an Angel (1938), The Boys from Syracuse (1938), Pal Joey (1940), By Jupiter (1942)


 

 

L’ESPRIT DE BROADWAY POUR LES FETES DE NOEL 2019
 L’Orchestre National de Lille affiche la fiĂšvre de Broadway pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e

 

 
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Les mélodies du bonheur
Les plus belles comédies musicales de Richard Rodgers
Jeudi 12, mardi 17, mercredi 18 décembre, 20hboutonreservation
Dimanche 15 décembre 17h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
TARIF 1
RÉSERVEZ votre place
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/les-melodies-du-bonheur/

 

 

 

Extraits des comédies musicales
de Richard Rodgers
La MĂ©lodie du bonheur
South Pacific / Le Roi et moi
Carousel / Pal Joey
Oklahoma ! 


Orchestre National de Lille
Direction : Tom Brady  -  ‹Chant : Alysha Umphress, Lora Lee Gayer,
Samantha Massell, Ben Davis, Cody Williams

 

 

EN LIRE +

 

 

La CARTE CADEAU de l’Orchestre National de Lille

carte-cadeaux-orchestre-national-de-lille-offre-noel-2019-classiquenewsNOËL 2019. IDEE DE CADEAUX N°1. L’Orchestre National de Lille propose des idĂ©es exemplaires qui facilitent l’accĂšs Ă  la musique classique. Avec les cartes cadeaux, Ă©ditĂ©es par l’Orchestre lillois, il est dĂ©sormais possible de faire vivre Ă  vos proches, Ă  vos amis, aux membres de votre famille, la magie de l’Orchestre et de son auditorium du Nouveau SiĂšcle, Ă©crin acoustique aux possibilitĂ©s spectaculaires, visuelles, acoustiques, technologiques
 L’Orchestre National de Lille regorge d’idĂ©es et de dispositifs inventifs qui renouvellent l’expĂ©rience musicale : confĂ©rences, dĂ©bats, rencontres avec les artistes, concerts connectĂ©s et participatifs, cinĂ©-concerts, enregistrements rĂ©alisĂ©s en interne, opĂ©ras mis en espace,
 la dynamique symphonique a dĂ©sormais Ă©tabli sa rĂ©sidence au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille : vivez en l’expĂ©rience grĂące Ă  la carte cadeau

OFFREZ, PARTAGEZ L’EXPÉRIENCE ORCHESTRALE LILLOISE

CRÉDITEZ le montant de votre choix (pas de minimum ni de maximum) ; la carte est valable tout au long de la saison.
À noter : la carte cadeau est utilisable en une ou plusieurs fois Ă  l’accueil-billetterie Orchestre National de Lille – 3 place MendĂšs France Ă  Lille ou par tĂ©lĂ©phone au 03 20 12 82 40.

INFOS & RESERVATIONS ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/carte-cadeau_18-19/

 

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LIRE aussi notre grand DOSSIER CADEAUX DE NOËL 2019 : sĂ©lection classiquenews cd, dvd, livres…

NOËL 2019 : qu'offrir pour les fĂȘtes ?

 

 

 

 

 beethoven-complete-edition-2020-review-presentation-file-classiquenews-critique-coffret-beethoven-2020

 

 

 

 

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, vidéo : Symphonie des mille de Mahler / Alexandre BLOCH

cycle-mahlerIntĂ©grale vidĂ©o. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE: Symphonie des mille de Mahler / Alexandre BLOCH. Les 20 et 21 nov 2019, l’Orchestre National de Lille rĂ©alisait un jalon majeur de son cycle Mahler sous la direction d’Alexandre BLOCH. Captation intĂ©grale de la performance.

MAHLER-symphonie-3-Alexandre-BLOCH-lille-critique-concert-critique-opera-classiquenews-le-chef-face-aux-violoncellesLa plus colossale, la plus spectaculaire et pourtant sous les effectifs impressionnants, (plus de 1000 musiciens Ă  la crĂ©ation)
 pĂ©nĂ©trante, bouleversante, humaine. Le propre du chef Alexandre Bloch est de nuancer l’échelle spectaculaire de la symphonie « cosmique » que Mahler compose en quelque mois Ă  l’étĂ© 1909 : le maestro, directeur musical du National de Lille, en exprime l’unitĂ© architecturale et l’irrĂ©pressible Ă©lan salvateur. S’il est bien une symphonie rĂ©demptrice et Ă©lĂ©vatrice, celle ci serait un sommet. Car l’édifice est surtout spirituel, liĂ© Ă  la ferveur personnelle du compositeur : un acte de foi, une expĂ©rience de partage et de fraternitĂ© retrouvĂ©e oĂč l’homme peut ĂȘtre sauvĂ© s’il s’ouvre Ă  l’Amour que lui accorde l’Eternel fĂ©minin. VoilĂ  pour le sens gĂ©nĂ©ral, ascensionnel et de moins en moins terrestre. Sur le plan de la rĂ©alisation, le chef est confrontĂ© Ă  tous les dĂ©fis.

 

 

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VISIONNER la Symphonie n°8 des mille sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ONL Orchestre national de Lille (durĂ©e : 1 h 18 mn) :

 

 

mahler-alex-bloch-symphonie-des-mille-8-video-reportage-classiquenews-orch-national-de-lille-critique-concert

 

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LIRE aussi de la Symphonie n°8 des Mille par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH, notre annonce du concert, puis notre critique dĂ©veloppĂ©e du 20 nov 2019 (jusqu’en avril 2020)

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-lille-le-20-nov-2019-mahler-symphonie-n8-des-mille-orch-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/?fbclid=IwAR2lbncbvm-LCHNK4epodXZU7NXV1X6c9wP852pACR0tsCJUSD__OlxjI9g

 

 

 

VISIONNER aussi toutes les symphonies de Gustav Mahler par  l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH sur la CHAINE YOU TUBE de l’Orchestre National de LILLE / ONL (jusqu’en avril 2020)

 

 

CD événement, critique. RAVEL, ATTAHIR. ONL, Alexandre Bloch (1 cd Alpha, 2018)

CD-RAVEL-ATTAHIR-valse-rapsodie-espagnole-RAVEL-cd-ORCH-NAT-DE-LILLE-classiquenews-cd-critique-review-cd-critique-classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, critique. RAVEL, ATTAHIR. ONL, Alexandre Bloch (1 cd Alpha, 2018). AprĂšs un remarquable double coffret dĂ©voilant l’opĂ©ra de jeunesse de Bizet (Les PĂȘcheurs de perles oĂč s’affirment les affinitĂ©s lyriques de l’Orchestre National de Lille), aprĂšs un rĂ©cent album Chausson, tout autant passionnant, et orchestralement ciselĂ©,… l’orientation du nouveau programme confirme ici l’excellence symphonique de la phalange lilloise, apte Ă  relever tous les dĂ©fis donc, prĂ©cisĂ©ment ravĂ©liens, comme en terme de crĂ©ation contemporaine (Attahir)
 DĂšs le dĂ©but, La Valse tourbillonne dĂšs les premiers Ă  coups aux contrebasses auxquels rĂ©pondent la pĂ©tillance sombre des bassons puis tout l’orchestre qui scintille de mille nuances instrumentales, sur le rythme souple, en bascule de cette valse de plus en plus endiablĂ©e. La suavitĂ© rayonnante des clarinettes redoublent de voluptĂ© face Ă  l’ivresse envoĂ»tante des cordes ; mais trĂšs vite l’implosion menace l’équilibre dans la vĂ©hĂ©mence chaloupĂ©e ; la toupie se transforme en sirĂšne hurlante, faisant de la piĂšce de Ravel, un sommet de construction qui se dĂ©construit progressivement sous l’effet de l’urgence de son rythme. On pense d’un bout Ă  l’autre du pomĂše prĂ©cĂ©dent de cet autre orchestrateur miraculeux, Paul Dukas, et son Apprenti Sorcier oĂč le chant orchestral affirme une narrativitĂ© incandescente puis dit une mĂȘme explosion formelle, dans la surenchĂšre incontrĂŽlable des textures sonores.

 

 

 

L’Orchestre Nationel de Lille et Alexandre Bloch
expriment la richesse poétique de La Valse et de la Rapsodie


Magies ravéliennes

 

 

La Rapsodie espagnole (1907-1908) est le premier accomplissement orchestral de Ravel. celui qui saisit le milieu musical français (parisien) et qui allait dĂ©boucher ensuite sur l’apothĂ©ose de Daphnis et ChloĂ© (1912). Le raffinement scintillant de l’écriture, l’intelligence de la conception dramatique et architecturale, la sensibilitĂ© des couleurs et l’instinct des timbres disent le gĂ©nie de Ravel. Sous le geste Ă  la fois ample, oxygĂ©nĂ© mais prĂ©cis et ciselĂ© d’Alexandre Bloch, Ravel sonne non pas impressionniste comme on ne cesse de le dĂ©clarer, mais fauve. Une apprĂ©ciation plus juste car l’auteur de Miroirs ou de Gaspard de la nuit et bientĂŽt de Daphnis, y affirme un goĂ»t de la couleur, une vision juste et fulgurante qui le rapproche des sensuels et poĂ©tiques Vlaminck, Van Dongen, Matisse, Derain


Le PrĂ©lude Ă  la nuit et ses 4 notes descendantes enivrantes est Ă©noncĂ© comme un songe lointain, dans une morne voluptĂ© fatiguĂ©e mais toujours opalescente ; dans  Malaguena, danse codifiĂ©e de Malaga, mĂȘme suprĂȘme retenue, distanciĂ©e mais caressante et trĂšs finement Ă©lucidĂ©e, oĂč les deux amants certainement, se calculent, s’envisagent avec cette pudeur Ă©lĂ©gantissime, caractĂšres propres Ă  Ravel (tact du hautbois), que Alexandre Bloch exprime avec une souplesse jubilatoire. La plus difficile des quatre piĂšces demeure le climat nocturne lui aussi, de cette Habanera qui atteint au sublime dans le panthĂ©on poĂ©tique ravĂ©lien, : il s’agit de rĂ©activer un souvenir personnel, provenant de la mĂšre ; Ravel s’y montre plus andalou que les espagnols ; plus Ă©vanescents, fugitif et racĂ© que les plus fiers des hidalgos (mĂȘme Falla reconnut l’hispanitĂ© viscĂ©rale d’un Ravel touchĂ© par la grĂące dans son premier essai orchestral) ; fĂ©lin et sensuel en diable, Alexandre Bloch dirige comme un peintre
 par touches qui s’enlacent naturellement, dans la voluptĂ© jusqu’à l’évaporation finale.
CLIC D'OR macaron 200Enfin Feria dĂ©ploie la magie de son dĂ©filĂ© de timbres Ă  la furieuse et impĂ©rieuse exaltation, entre solennitĂ© et joie mĂ©diterranĂ©enne ; entre pudeur rentrĂ©e et poĂ©tique, et dĂ©claration lascive, le chef du National de Lille dĂ©ploie des trĂ©sors d’Ɠillades suggestives, d’une infinie et irrĂ©sistible sĂ©duction. Laquelle s’exprime dans un fracas sonore des plus exaltĂ©s, mais ĂŽ combien caractĂ©risĂ© grĂące Ă  la gĂ©nĂ©reuse prĂ©cision du chef. Alexandre Bloch dĂ©clare sa flamme au gĂ©nie ravĂ©lien dont on soupçonne qu’il stimule continument la maĂźtrise du maestro.

Aux cĂŽtĂ©s de cette rĂ©vĂ©lation ravĂ©lienne, le cd fixe la crĂ©ation par l’orchestre et le chef du Concerto pour serpent et orchestre de Benjamin Attahir, alors en janvier 2018, compositeur en rĂ©sidence au sein de l’Orchestre National de Lille. Nous renvoyons le lecteur Ă  la critique de la crĂ©ation Ă  laquelle assistait classiquenews :
« Le Concerto est en rĂ©alitĂ© la 2Ăš piĂšce d’un cycle en cours de 5 sections, rĂ©capitulant les 5 appels Ă  la priĂšre de l’ordinaire musulman. Cette 2Ăš Ă©tape correspond Ă  la priĂšre du midi. Si au cours de la passionnante rencontre prĂ©liminaire au concert oĂč le compositeur et son interprĂšte / crĂ©ateur (Patrick Wibart) dialoguent et prĂ©sentent leur travail, Benjamin Attahir s’est dit trĂšs intĂ©ressĂ© par le timbre (proche du cor et du trombone) et par la vocalitĂ© naturelle du Serpent, il s’est surtout montrĂ© soucieux de la structure et de l’architecture dramatique d’une piĂšce de plus de 20 mn qui nous aura sĂ©duit par son plan ambitieux, son souci des contrastes, des ruptures de caractĂšres, sa recherche constante de couleurs. A cela s’ajoute aussi une dĂ©marche particuliĂšre pour la spatialisation : 2 cors Ă©tant placĂ©s au niveau du balcon principal, permettant dans la derniĂšre partie de l’oeuvre – la plus convaincante, des effets d’échos et de rĂ©ponses entre le chant puissant et feutrĂ© du serpent soliste situĂ© sur la scĂšne, et les deux cuivres placĂ©s de part et d’autres de la galerie ; leurs rĂ©sonances mĂȘlĂ©es, dĂ©calĂ©es, dialoguĂ©es recrĂ©ent l’impression de vagues sonores enveloppantes quand les appels Ă  la priĂšre se multiplient dans l’espace urbain. »

LIRE l’intĂ©gralitĂ© du compte rendu critique du 26 janvier 2018 :
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-concert-lille-auditorium-du-nouveau-siecle-le-26-janvier-2018-haydn-attahir-beethoven-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch/

 
 

Approfondir

LIRE notre annonce du Concerto pour serpent de B Attahir par l’Orchestre national de Lille :
https://www.classiquenews.com/a-lille-le-concerto-pour-serpent-de-benjamin-attahir/

LIRE notre compte rendu critique du concert de la création Concerto pour serpent de Benjamin Attahir, le 26 janvier 2018
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-concert-lille-auditorium-du-nouveau-siecle-le-26-janvier-2018-haydn-attahir-beethoven-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch/

 

 

 

PrĂ©cĂ©dents articles critiques dĂ©diĂ©s Ă  l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH :

 

 

 

chausson poeme amour et mer alexandre bloch gens orchestre national de lille cd annonce critique cd review cd classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha 2018). Comme une houle puissante et transparente Ă  la fois, l’orchestre pilotĂ© par Alexandre Bloch sculpte dans la matiĂšre musicale ; en fait surgir la profonde langueur, parfois mortifĂšre et lugubre, toujours proche du texte (dans les 2 volets prosodiĂ©s, chantĂ©s du « PoĂšme de l’amour et de la mer » opus 19) : on y sent et le poison introspectif wagnĂ©rien et la subtile texture debussyste et mĂȘme ravĂ©lienne dans un raffinement inouĂŻ de l’orchestration. D’une couleur plus sombre, d’un medium plus large, la soprano VĂ©ronique Gens a le caractĂšre idoine, l’articulation naturelle et sĂ©pulcrale (« La mort de l’amour » : dĂ©tachĂ©e, prĂ©cise, l’articulation flotte et dessine des images bercĂ©es par une voluptĂ© brumeuse et cotonneuse, mais dont le dessin et les images demeurent toujours prĂ©sent dans l’orchestre, grĂące Ă  sa diction exemplaire : quel rĂ©gal).

cd-pentatone-les-pecheurs-de-perles-bizet-orch-national-de-lille-alexandre-bloc-fuchs-dubois-sempey-les-cris-de-paris-annonce-cd-evenement-par-classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, ANNONCE. BIZET : Les PĂȘcheurs de perles / ONL, Alexandre Bloch (2 cd Pentatone). En mai 2017, l’Orchestre national de Lille dirigĂ© par Alexandre Bloch son directeur musical, choisissait de ressusciter l’opĂ©ra de jeunesse de Bizet, les PĂȘcheurs de perles (1863). Un sommet lyrique plus abouti et cohĂ©rent qu’on ne le dit, le maillon essentiel avant Carmen (crĂ©e 12 ans plus tard), pour comprendre ce goĂ»t de la caractĂ©risation individuelle, des atmosphĂšres (orientalisantes, proches de LakmĂ© de LĂ©o Delibes plus tardif, crĂ©Ă© en 1883), ce gĂ©nie du drame qui sans emphase et tout en subtilitĂ© dĂ©peint des ĂȘtres d’exception comme les deux amoureux Nadir et Leila, finalement sauvĂ© par le rival du premier, Zurga
 Pour l’orchestre, c’est un dĂ©fi dans l’expression des nombreux paysages sonores ; pour les chanteurs, – tous de la nouvelle gĂ©nĂ©ration du chant français dont surtout les indiscutables Cyrille Dubois et Julie Fuchs (Nadir et Leila), un dĂ©fi sur le plan de la diction romantique française ; pour le chef, mĂȘme travail de ciselure dĂ©taillĂ©e comme de cohĂ©rence du plateau

 

COMPTE-RENDU, critique. LILLE, le 20 nov 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Orch National de Lille, Alexandre Bloch, direction.

COMPTE-RENDU, critique. LILLE, le 20 nov 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Orch National de Lille, Alexandre Bloch, direction.

HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsLa plus colossale, la plus spectaculaire et pourtant sous les effectifs impressionnants, (plus de 1000 musiciens Ă  la crĂ©ation)
 pĂ©nĂ©trante, bouleversante, humaine. Le propre du chef Alexandre Bloch est de nuancer l’échelle spectaculaire de la symphonie « cosmique » que Mahler compose en quelque mois Ă  l’étĂ© 1909 : le maestro, directeur musical du National de Lille, en exprime l’unitĂ© architecturale et l’irrĂ©pressible Ă©lan salvateur. S’il est bien une symphonie rĂ©demptrice et Ă©lĂ©vatrice, celle ci serait un sommet. Car l’édifice est surtout spirituel, liĂ© Ă  la ferveur personnelle du compositeur : un acte de foi, une expĂ©rience de partage et de fraternitĂ© retrouvĂ©e oĂč l’homme peut ĂȘtre sauvĂ© s’il s’ouvre Ă  l’Amour que lui accorde l’Eternel fĂ©minin. VoilĂ  pour le sens gĂ©nĂ©ral, ascensionnel et de moins en moins terrestre. Sur le plan de la rĂ©alisation, le chef est confrontĂ© Ă  tous les dĂ©fis.

QUE JAILLISSE L’ESPRIT CRÉATEUR
 En latin, l’hymne chrĂ©tien de la PentecĂŽte, « Veni creator », exalte d’abord (premiĂšre partie) toutes les forces d’espĂ©rance, les aspirations des fervents pour que jaillisse l’Esprit CrĂ©ateur. En tant qu’auteur lui-mĂȘme, Mahler devait ĂȘtre plus qu’aucun autre, concernĂ© par le mystĂšre de l’inspiration et de la crĂ©ation ainsi invoquĂ©. EngagĂ© et passionnĂ© par son sujet, le compositeur a souhaitĂ© inventer sa propre Ă©criture en collant au texte ; sans rĂ©fĂ©rence Ă  aucun motif prĂ©alable (ni valses, ni lĂ€ndler ici contrairement Ă  ses symphonies prĂ©cĂ©dentes), il invente littĂ©ralement une nouvelle « prosodie orchestrale » oĂč le chant et la parole des instruments articulent le texte latin. Alexandre Bloch dĂ©taille et explicite ce concept miroitant, autogĂ©nĂ©rateur
  de « variance » (1), oĂč un mĂȘme motif est recyclĂ© en autant de dĂ©clinaisons possibles, produisant en parentĂ© proche et semblable, une multitude d’épisodes divers. Tout est Ă  la fois appareillĂ© mais diffĂ©rent. L’architecture du contrepoint atteint un sommet de complexitĂ© (double fugue) que le chef Ă©claire de l’intĂ©rieur, veillant toujours au sens fraternel global, Ă  la souveraine cohĂ©rence organique que le principe de “variance” prĂ©serve, malgrĂ© le colossal des effectifs rĂ©unis.
Pour se faire, le chƓur britannique Philharmonia Chorus (impliquĂ©, vivant, prĂ©parĂ© par son chef Gavin Carr) relĂšve les dĂ©fis d’une partition qui saisit et mĂȘme foudroie : ici l’incantation du verbe choral « terrasse » mĂȘme ; il assoit la soliditĂ© de l’édifice qui se dĂ©roule et se dĂ©ploie sous nos yeux, occupant un espace de plus en plus large ; idem pour les plus jeunes chanteurs (Jeune ChƓur des Hauts de France, pilotĂ© par Pascale Dieval-Wils), apportant le scintillement vif argent des angelots, surtout des Enfants Bienheureux : dans la partie II, inspirĂ©e par Goethe, chacune de leur intervention y jalonne l’élĂ©vation du corps de Faust, vers son accomplissement spirituel complet, accueilli par Mater Gloriosa.

 

 

 

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La premiĂšre partie est en soi une synthĂšse de toute la musique sacrĂ©e polyphonique depuis la Renaissance, mais avec ce laboratoire instrumental propre Ă  Mahler (juif, lui-mĂȘme converti au catholicisme). On sent bien que ce travail particulier fait Ă©cho Ă  son cheminement personnel, le plus critique comme le plus exigeant.
Avec l’expĂ©rience de toutes les symphonies prĂ©cĂ©dentes, l’Orchestre National de Lille et son chef en mesurent toutes les nuances, chaque aspiration et chaque vertige d’espĂ©rance ou de sidĂ©ration panique, autant de tentatives, de souhaits vĂ©cus par le fervent, confrontĂ© Ă  lui-mĂȘme.

Suite de l'odyssĂ©e MAHLER par l'Orchestre National de LilleLE FAUST TRANSCENDÉ DE MAHLER
 La Seconde partie est assurĂ©ment le seul opĂ©ra que Mahler ait jamais composĂ©. Directeur de l’OpĂ©ra de Vienne pendant une dĂ©cade, le compositeur connaĂźt le rĂ©pertoire lyrique comme peu Ă  son Ă©poque : de Mozart Ă  Beethoven, de Strauss, Debussy Ă  Wagner. Il faut remettre dans la genĂšse de chaque opus symphonique, le travail spĂ©cifique du chef, dirigeant les opĂ©ras des grands maĂźtres. Le second volet de la 8Ăš recycle et Wagner et Strauss, mais dans l’écriture propre Ă  Mahler, avec ces aspĂ©ritĂ©s instrumentales, la diversitĂ© de sĂ©quences qui suivent Ă  la lettre l’enjeu dramatique du sujet, dans le texte de Goethe (ultime scĂšne, Faust II) : la machine orchestrale s’appuyant sur les ressources des choeurs et des 8 solistes expriment cette opĂ©ration mystique qui assure l’élĂ©vation et la rĂ©demption du hĂ©ros ; lĂ  oĂč Schumann et Berlioz ne parlaient que de damnation, ou, dans le cas d’une salvation, ils s’autorisaient Ă  n’évoquer que celle de Marguerite, Mahler embrasse plus large ; rĂ©capitule la tradition romantique faustĂ©enne et « ose » mettre en musique le salut final du hĂ©ros qui avait pourtant pactisĂ© avec le dĂ©mon. Chance lui est offerte d’ĂȘtre sauvĂ© par l’absolu pardon que permet l’Eternel FĂ©minin (quelle soit ici Magna Peccatrix / Magdalena, Samaritana ou Mater Gloriosa) : dĂ©itĂ© souveraine, « reine du ciel » dont ici le docteur Marianus se fait le tĂ©moin, si Ă©mu, et si convaincant (un vĂ©ritable intercesseur).
Alexandre Bloch n’oublie jamais l’échelle de l’humain en dĂ©pit du colossal effectif. Exploitant les facilitĂ©s permises par la salle du Nouveau SiĂšcle, les solistes d’abord dans l’orchestre pour le Veni Creator, car ils sont adorants comme la foule des chƓurs, se prĂ©sentent ensuite comme des acteurs sur le devant de la scĂšne, chacun selon son air soliste et le personnage d’une action lyrique (Pater Ecstaticus, Pater Profundis), puis donc Doctor Marianus, tĂ©moin terrassĂ© ; enfin les 3 femmes, pĂ©nitentes sublimes (trio fĂ©minin). Toujours, il s’agit d’amour et de compassion ; d’appels brĂ»lant Ă  l’amour. Le chef les porte, souligne chaque intervention (d’une activitĂ© wagnĂ©rienne), comme un tĂ©moignage s’adressant directement au public. L’exhortation exclamative du Veni Creator s’immisce insidieusement ainsi dans le texte de Goethe : il lui souffle son urgence, son ardeur embrasĂ©e. Et finalement, on perçoit l’étonnante cohĂ©rence qui respire d’une partie Ă  l’autre.

ACCOMPLISSEMENT A LILLE
 Ecriture picturale d’une invention prodigieuse, ce Faust mahlĂ©rien prolonge par ses couleurs et ses crĂ©pitements fauves, tout ce que les premiers romantiques Berlioz, Schumann, Liszt ont apportĂ© au mythe. Il n’est que d’écouter ici l’ample prĂ©lude introductif qui dĂ©peint la solitude de Faust ermite dans la montagne pour mesurer l’acuitĂ© et la profondeur de Mahler. Sa capacitĂ© Ă  peindre et exprimer le drame du hĂ©ros que la question taraude. On y dĂ©tecte et la profonde insatisfaction de l’homme, et l’ample souffle de la Nature qui se dĂ©robe.
GĂ©nĂ©reux comme Ă  son habitude, engagĂ© et mesurant aussi en dĂ©licats Ă©quilibres, l’impact de chaque pupitre traitĂ© en bloc agissant, dĂ©taillĂ©, articulĂ© (cuivres, cordes, vents et bois), Alexandre Bloch nous offre une superbe leçon d’éloquence orchestrale au service de ce cheminement progressif qui conduit Faust Ă©reintĂ©, des tĂ©nĂšbres Ă  la lumiĂšre ; du terrestre au cĂ©leste, sous la caresse permanente de la Femme protectrice, compassionnelle, gĂ©nĂ©reuse, omnisciente.

Pour assoir encore l’assise chtonienne de la cathĂ©drale, le maestro opte comme Ă  Vienne oĂč a Ă©tĂ© triomphalement crĂ©Ă©e en 1910, la 8Ăš, pour l’alignement des 10 contrebasses sur toute la rangĂ©e du fond de l’orchestre. Outre un son collectif puissant et volontaire, l’Orchestre National de Lille auquel se sont joints plusieurs membres complĂ©mentaires de l’Orchestre de Picardie, en un partenariat judicieux, dĂ©montre son haut niveau d’expertise solistique. Percent, ronds et actifs, clarinettes, flĂ»tes, hautbois ; mais aussi le prodigieux cor solo, le premier violon (Fernand Iaciu), 
 c’est un collectif d’individualitĂ©s qui se dressent, tĂ©moignent, exultent dans le partage, jusqu’à l’accomplissement final (choeur mysticus).

 

 

 

Jalon du cycle Mahler 2019, la symphonie des Mille
confirme l’évidente sĂ©duction de l’Orchestre National de Lille

Du colossal et du spirituel
L’ivresse fraternelle de la 8ù par Alexandre BLOCH

 

 

 

 

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Parmi les solistes, d’une remarquable musicalitĂ©, les voix de Daniela Köhler (sop I : Magna Peccatrix), de Michaela Selinger (Samaritana) se distinguent particuliĂšrement, par leur rondeur naturelle, leur projection Ă©vidente ; comme le Doctor Marianus du tĂ©nor Ric Furman, soucieux du texte. On y retrouve ce sens du relief et de l’incarnation, identique Ă  celui qui inspirait Solti lorsqu’il optait pour des voix wagnĂ©riennes – amples mais articulĂ©es et trĂšs finement caractĂ©risĂ©es.
Chacun dĂ©fend sa partie comme celle d’un opĂ©ra, mais avec le souffle universel que vĂ©hicule le texte de Goethe. Alexandre Bloch n’en oublie pas pour autant audaces et singularitĂ©s saisissantes de l’écriture de Mahler : l’orchestre en plusieurs passages dessinent comme un vortex sonore, aux couleurs et harmonies inĂ©dites dont le chromatisme et l’exacerbation prolongent Wagner et rejoignent aussi son contemporain – autre grand symphoniste et narrateur habile dans les fresques saisissantes : Richard Strauss (prĂ©cisĂ©ment celui de La Femme sans ombre, conçue dans la mĂȘme dĂ©cennie que la 8Ăš).
On attend d’ailleurs Alexandre Bloch dans les Ɠuvres symphoniques de ce dernier. Certainement un chantier complĂ©mentaire, jouant comme un double, en un autre cycle attendu, espĂ©ré  qui pourrait se rĂ©vĂ©ler tout aussi passionnant que celui dĂ©diĂ© cette annĂ©e Ă  Gustav Mahler.
L’ambition du chef, aujourd’hui directeur du National de Lille se confirme ainsi indiscutablement. Alexandre Bloch a ce caractĂšre des grands guides, capable de fĂ©dĂ©rer autour d’un fil ambitieux : chaque jalon du « feuilleton » MAHLER l’a dĂ©montrĂ©. La rĂ©alisation d’une telle Ɠuvre reste exceptionnelle ; elle est aussi redoutable que spectaculaire ; son enjeu spirituel fusionnant avec les effectifs pharaoniques requis pour l’exprimer. Sur chacun de ces plans, chef et musiciens ont offert au Nouveau SiĂšcle de Lille, un indiscutable accomplissement. Mais pour se faire, il a fallu aussi associer les ressources locales et les rendre complĂ©mentaires. De sorte que cette 8Ăš de Mahler est aussi la concrĂ©tisation d’une action exemplaire de concertation et d’implication de diffĂ©rents acteurs sur un mĂȘme territoire : ici orchestres National de Lille, de Picardie, Jeune ChƓur des Hauts de France. Le « terrassement » souhaitĂ© dans sa premiĂšre partie ; le tournoiement des « soleils » et des « planĂštes », Ă©voquĂ©s par Mahler Ă  propos de son Ɠuvre (dans une lettre adressĂ©e au chef Mengelberg), se sont bien rĂ©alisĂ©s Ă  Lille sous la conduite d’Alexandre Boch. Il s’agit bien d’un jalon particuliĂšrement convaincant (avec les 3Ăš et 7Ăš symphonies) de ce cycle dĂ©sormais majeur dans la vie de l’Orchestre.

Prochain rv Mahler Ă  Lille par l’Orchestre National de Lille, dernier Ă©pisode, Symphonie n°9, les 15 et 16 janvier 2020. Le cd de la 7Ăš symphonie est annoncĂ© au printemps 2020.

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COMPTE-RENDU, critique. LILLE, le 20 nov 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Orch National de Lille, Alexandre Bloch, direction.

Gustav Mahler
Symphonie n°8, dite “Des Mille”
Direction : Alexandre Bloch
Sopranos: Daniela Köhler, Yitian Luan, Elena Gorshunova / ‹Altos: Michaela Selinger, Atala Schöck / ‹TĂ©nor: Ric Furman / ‹Baryton: Zsolt Haja‹ / Basse : Sebastian Pilgrim
Orchestre National de Lille‹  /  Orchestre de Picardie
Philharmonia Chorus‹ / Chef de chƓur : Gavin Carr
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Cheffe de chƓur : Pascale Dieval-Wils
Illustrations : remerciements à © Ugo Ponte / ONL 2019

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Approfondir

 

 

 

La minute du chef : la 8Ăšme Symphonie / l’écriture spĂ©cifique de Gustav Mahler expliquĂ©e par Alexandre Bloch (principe de “variance”, identifiĂ© par Adorno) (1)
https://www.youtube.com/watch?v=dKyM441oMGA

 

 

 

La 8Úme Symphonie dans son intégralité
https://www.facebook.com/france3nordpasdecalais/posts/2861139047264898

 

 

 

LIRE aussi notre annonce de la Symphonie n°9, les 15 et 16 janvier 2020
http://www.classiquenews.com/symphonies-n8-des-mille-symphonie-n9-de-gustav-mahler-a-lille/

 

 

VIDEO – REPLAY / Revoir aussi (jusqu’en avril 2020), toutes les Symphonies de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch sur le site YOU TUBE de l’ONL Orchestre National de Lille (avec de nombreux modules vidĂ©o des musiciens et de tĂ©moins expliquant leur comprĂ©hension de l’univers malhĂ©rien)

https://www.youtube.com/user/ONLille

 

 

 

 

 

LILLE : Symphonie n°9 par Alexandre BLOCH / ONL

AB_slide_328px_19-20-1LILLE, ONL, A BLOCH, 15, 16 janv 2020. MAHLER : Symph n°9. ONL, Orch national de Lille. Alexandre Bloch. Superbe volet final de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’orchestre lillois et son trĂšs engagĂ© directeur musical, Alexandre Bloch. AprĂšs l’achĂšvement du Chant de la terre, Mahler amorce Ă  l’étĂ© 1908, sa 9Ăš symphonie, qu’il achĂšve l’annĂ©e suivante en 1909. A Bruno Walter, sans que l’on connaisse la raison exacte, Mahler reste rĂ©servĂ© sur la genĂšse de cet opus 9 : qu’il rapproche de la symphonie n°4, sans dire pourquoi explicitement.

SYMPHONIE DE L’ADIEU

C’est un compositeur maĂźtre de son langage, lequel s’est renouvelĂ© pendant la transfiguration musicale de Faust dans la 2Ăš partie de sa 8Ăš prĂ©cĂ©dente. Malher a du surmonter la mort de sa fille ; sa dĂ©mission forcĂ©e comme directeur de l’OpĂ©ra de Vienne (aprĂšs 10 annĂ©es d’excellence pourtant). En quittant Vienne, Gustav a rompu le fil qui le reliait Ă  son enfance (et ses enchantements, si manifestes dans les nocturnes des symphonies prĂ©cĂ©dentes). Comme dans le Chant de la Terre, la 9Ăš symphonie exprime un adieu, serein, suprĂȘme, acceptĂ©, tel une dĂ©livrance et un accomplissement. DĂšs l’Andante comodo (initial), oĂč est recyclĂ© la Sonate les Adieux de Beethoven, Mahler Ă©crit sur le manuscrit « O jeunesse envolĂ©e, O amour perdu ! » ; dĂ©jĂ  il a conscience que sa jeune Ă©pouse pourtant admiratrice de son Ɠuvre et de sa personnalitĂ©, ne l’aime plus. La crise conjugale de l’étĂ© 1910 en atteste. Le compositeur exprime clairement son renoncement au monde, en visionnaire pacifiĂ©, maĂźtre de son destin, en rien cette victime suicidaire et prophĂ©tique sur sa propre fin, comme on le dit souvent.
MAHLER-gustav-et-alma-symphonie-classiquenews-Gustav-MahlerL’énergie et le rictus d’un cynisme parfois amer surgit avec une rare violence (lĂ€ndler ou 2Ăš mouvement) : les danses qui y sont mentionnĂ©es, symbolisent l’agitation vaine des tractations terrestres. Le Rondo Burleske est un sommet dans le registre de la parodie cynique, oĂč perce la clairvoyante luciditĂ© de l’auteur sur la vie, la vaine comĂ©die humaine, la vanitĂ© des existences terrestres. Le contrepoint dĂ©lirant exprime scrupuleusement la vacuitĂ© absurde du monde et de la civilisation humaine. Enfin, apaisĂ©, Mahler dĂ©ploie la hauteur tranquille du Finale : Adagio sehr langsam
 (trĂšs lent et encore retenu) ; Ă  mesure que se prĂ©cise le sentiment de plĂ©nitude, Mahler exprime la fusion avec l’harmonie secrĂšte, Ă©ternelle de la Sainte nature. Pourtant parodiĂ© et caricaturĂ©, le gruppetto du Rondo Burleske, s’épanouit ici, Ă©ther immatĂ©riel d’une destinĂ©e Ă  prĂ©sent abstraite et flottante qui a coupĂ© toute attache avec le rĂ©el et le terrestre. L’Adagio de la 9Ăš est un accomplissement dans la paix et l’amour (ce que dit aussi mais de façon spectaculaire, le finale de la 8Ăš, dĂ©diĂ© Ă  la lumineuse Marie). Bruno Walter crĂ©e la partition Ă  Vienne le 26 juin 1912.

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Adieu mahlérienboutonreservation
Mercredi 15 & jeudi 16 janvier 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Beethoven : Leonore III, ouverture
Mahler : Symphonie n°9

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

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Présentation de la symphonie n°9 de Mahler
sur le site de l’ONL Orchestre national de Lille :

« PrĂ©sentĂ©e au public pour la premiĂšre fois un an aprĂšs la mort de Mahler, la Symphonie n° 9 contient l’un des plus beaux adieux de l’histoire de la musique. Avec son Adagio au bord du silence, le compositeur autrichien nous offre ici un poignant chant du cygne. DĂšs les premiĂšres mesures de l’Introduction et jusqu’à l’inoubliable Finale, Mahler affirme son amour de la vie Ă  travers une palette expressive grandiose et une partition raffinĂ©e. Cette symphonie visionnaire clĂŽture de maniĂšre bouleversante notre OdyssĂ©e mahlĂ©rienne. DirigĂ© par Alexandre Bloch, ce grand moment symphonique sera prĂ©cĂ©dĂ© de l’ouverture de Leonore III de Beethoven, hymne vibrant pour la libertĂ© et contre les oppressions.
A Mahler farewell – Symphony No. 9
Presented to the public one year after Mahler’s death, Symphony No. 9 contains one of the most beautiful farewells in the history of music. Directed by Alexandre Bloch, it will be preceded by Beethoven’s Leonore No. 3, a vibrant ode to freedom. »

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Programme repris le 17 janv 2020
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Valenciennes Le PhĂ©nix – Vendredi 17 janvier 20h
Infos et réservations : 03 27 32 32 32 / www.lephenix.fr

Autour des concerts au Nouveau SiĂšcle Ă  LILLE, chaque jour des concerts :
18h45
Rencontre mahlérienne
15 janvier : Christian Wasselin auteur de Mahler : La Symphonie-Monde et critique musical
16 janvier : l’information vous sera bientĂŽt communiquĂ©e : voir le site de l’ONL ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE saison 2019 2020

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Symphonies n°8 des Mille, Symphonie n°9 de GUSTAV MAHLER à Lille

HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsLILLE, Symphonies de MAHLER, les 20, 21 nov, 15 et 16 janv 2020. Sommets MahlĂ©riens Ă  LILLE. Il y a depuis toujours, la tradition des concerts MahlĂ©riens Ă  Amsterdam au sein du Concertgebouw oĂč tous les chefs malhĂ©riens d’envergure et les plus engagĂ©s, se sont illustrĂ©s et oĂč ils ont dĂ©fendu leur propre vision de l’épopĂ©e symphonique la plus spectaculaire et introspective jamais conçue, celle des 10 symphonies de Mahler. LILLE est en passe de reprendre le flambeau ou du moins fait entendre sa voix spĂ©cifique : Alexandre Bloch, directeur musical, conduit l’Orchestre national de Lille en un cycle devenu Ă©vĂ©nement, dĂ©diĂ© aux symphonies de Mahler, dont l’auditorium du Nouveau SiĂšcle affiche les ultimes jalons, et non des moindres : la spectaculaire et faustĂ©enne symphonie n°8 dite « des Mille » en raison des effectifs colossaux requis pour sa rĂ©alisation (les 20 et 21 nov 2019) ; la 9Ăš, expression d’un renoncement apaisĂ©, souverain, les 15 et 16 janvier 2020. Cycle Ă©vĂ©nement Ă  LILLE grĂące Ă  l’engagement de son directeur musical, Alexandre Bloch.

 

 

 

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Symphonies de Gustav MAHLER Ă  Lille
Nouveau SiĂšcle

Mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2019, 20h
Symphonie n°8 des Mille

Alexandre Bloch emporte le National de Lille dans son dernier jalon mahlĂ©rien : la 8Ăš, ditebloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenews des mille par rĂ©fĂ©rence au nombre de musiciens sur le plateau : un Everest pour tout maestro, et une sorte de Nirvana pour l’amateur de sensations symphoniques
 Certes Mahler n’a Ă©crit aucun opĂ©ra. Pourtant la seconde partie de sa 8Ăš Symphonie dite des mille concentre tous les styles lyriques, sur un sujet que tous les Romantiques avant lui ont tentĂ© de traiter en musique : Faust. AprĂšs Berlioz et Schumann, Liszt et Gounod, Mahler met en musique en particulier la scĂšne finale du second Faust de Goethe afin d’aborder et d’élucider le mystĂšre et le sens de la vie terrestre.

 

 

 

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Mercredi 15, jeudi 16 janvier 2020, 20h
Symphonie n°9

bloch-alexandre-maestro-mahler-gustav-symphonie-n6-concert-critique-classiquenews-lille-nouveau-siecle-concertPrĂ©sentĂ©e au public pour la premiĂšre fois un an aprĂšs la mort de Mahler, la Symphonie n° 9 contient l’un des plus beaux adieux de l’histoire de la musique. Avec son Adagio au bord du silence, le compositeur autrichien nous offre ici un poignant chant du cygne. DĂšs les premiĂšres mesures de l’Introduction et jusqu’à l’inoubliable Finale, Mahler affirme son amour de la vie Ă  travers une palette expressive grandiose et une partition raffinĂ©e. Cette symphonie visionnaire clĂŽture de maniĂšre bouleversante notre OdyssĂ©e mahlĂ©rienne. DirigĂ© par Alexandre Bloch, ce grand moment symphonique sera prĂ©cĂ©dĂ© de l’ouverture de Leonore III de Beethoven, hymne vibrant pour la libertĂ© et contre les oppressions. LIRE notre prĂ©sentation de la Symphonie n°9 de Mahler, Symphonie de l’adieu

 

 

 

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Toutes les infos sur le site de ONL ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

 

 

 

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Symphonie des Mille de Mahler par l’ONL Orchestre National de Lille

bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsLILLE, ONL. MAHLER : Symph n°8, les 20 et 21 nov 2019. Alexandre Bloch emporte le National de Lille dans son dernier jalon mahlĂ©rien : la 8Ăš, dite des mille par rĂ©fĂ©rence au nombre de musiciens sur le plateau : un Everest pour tout maestro, et une sorte de Nirvana pour l’amateur de sensations symphoniques… Certes Mahler n’a Ă©crit aucun opĂ©ra. Pourtant la seconde partie de sa 8Ăš Symphonie dite des mille concentre tous les styles lyriques, sur un sujet que tous les Romantiques avant lui ont tentĂ© de traiter en musique : Faust. AprĂšs Berlioz et Schumann, Liszt et Gounod, Mahler met en musique en particulier la scĂšne finale du second Faust de Goethe afin d’aborder et d’élucider le mystĂšre et le sens de la vie terrestre.
Le volet exige pas moins de 8 solistes, en plus des deux choeurs adultes, du choeur d’enfants, de l’orchestre aux effectifs ahurissants
 Symphonie opĂ©ra, cantate symphonique, la 8Ăš s’ouvre en premiĂšre partie sur le texte de l’hymne particuliĂšrement dramatique « Veni Creator spiritus », ample priĂšre chantĂ©e en latin, Ă  la gloire de Dieu, oĂč le compositeur se confronte Ă  toutes les ressources du contrepoint.

 

 

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SYMPHONIE COSMOS : planĂštes et soleils en rotation

 

 

mahler_profilLa partition cyclopĂ©enne est conçue en 2 mois et crĂ©Ă©e Ă  Munich, le 12 sept 1910 sous la direction du compositeur. C’est son dernier concert public et son plus grand triomphe en Europe. Elle est constamment chantĂ©e (sauf l’ouverture du second mouvement). La modernitĂ© de l’Ɠuvre tient surtout Ă  son plan, sans Ă©quivalent auparavant, Mahler innovant littĂ©ralement une nouvelle architecture, par sĂ©quences, selon le sens du texte, Ă  la façon d’un roman. A la diffĂ©rence des opus qui ont prĂ©cĂ©dĂ©, la 8Ăš n’a rien de tragique ni de subjectif : aucun doute, aucune angoisse, aucun trouble. PlutĂŽt l’affirmation d’une joie intime et collective Ă  l’échelle du cosmos. Car Mahler Ă©crit lui-mĂȘme au chef Mengelberg en aoĂ»t 1906 : « Imaginez l’univers entier, en train de sonner et de rĂ©sonner. Il ne s’agit plus de voix humaines, mais de planĂštes et de soleils en pleine rotation ».  C’est donc l’aboutissement de tout un cycle orchestral oĂč Mahler s’est battu avec la matiĂšre orchestrale ; s’y impliquant personnellement ; au terme de l’aventure – odyssĂ©e, il rĂ©alise l’Ɠuvre final, total, synthĂšse et miroir d’une conscience aussi accomplie qu’universelle. La 8Ăš symphonie est une symphonie cosmique. Et pour l’auditeur, l’une des expĂ©riences orchestrales les plus marquantes dont il puisse rĂȘver.
Les interprĂštes en expriment le sens et l’ampleur avec d’autant plus de justesse qu’ils se sont jetĂ©s Ă  corps perdus mais maĂźtrise totale et engagement permanent dans la rĂ©alisation des symphonies 1 Ă  8 depuis septembre 2018. Une expĂ©rience et une familiaritĂ© qui enrichissent encore leur approche du dernier vaisseau symphonique de Mahler, le plus impressionnant, le plus saisissant. 2 dates Ă©vĂ©nements Ă  Lille.

 

 

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Mercredi 20 novembre 2019, 20hboutonreservation
Jeudi 21 novembre 2019, 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/la-symphonie-des-mille-symphonie-n8/

 

 

Gustav Mahler
Symphonie n°8, dite “Des Mille”
Direction : Alexandre Bloch
Sopranos: Daniela Köhler, Yitian Luan, Elena Gorshunova / ‹Altos: Michaela Selinger, Atala Schöck / ‹TĂ©nor: Ric Furman / ‹Baryton: Zsolt Haja‹ / Basse Sebastian Pilgrim

Orchestre National de Lille‹  /  Orchestre de Picardie

Philharmonia Chorus‹ / Chef de chƓur : Gavin Carr
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Cheffe de chƓur : Pascale Dieval-Wils
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VIDEOS : les symphonies de MAHLER par l’Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH (intĂ©grales et explications par Alexandre Bloch):
Retrouvez toutes les symphonies de Mahler sur la chaĂźne Youtube ONLille ,
jusqu’en avril 2020.

 

 

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PrĂ©sentation par l’Orchestre National de Lille :
Pour la premiĂšre en 1910, il fallut construire une estrade spĂ©ciale dans la salle afin de pouvoir accueillir l’ensemble des musiciens. NĂ©cessitant deux chƓurs d’adultes, un chƓur d’enfants, huit solistes et un immense orchestre symphonique, la Symphonie n°8 dite “Des Mille” est la symphonie la plus dĂ©mesurĂ©e, la plus folle du cycle dans laquelle Mahler nous emporte d’un Veni creator ravageur Ă  une scĂšne faustienne qui mĂ©lange tous les genres musicaux connus. Venez vivre le gigantisme de cette Ɠuvre unique qui rĂ©unira plus de 300 artistes sur scĂšne sous la direction d’Alexandre Bloch. Lors de la premiĂšre Ă  Munich, Thomas Mann et Stefan Zweig, prĂ©sents dans le public, en Ă©taient restĂ©s sidĂ©rĂ©s.

The Symphony of a Thousand
Symphony No. 8, known as “The Symphony of a Thousand”, is the most monumental of Mahler’s symphonies. With its two adult choirs, children’s choir, eight soloists and immense symphony orchestra, this unique work has strucken since its very premiùre in 1910.

 

 

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Autour du concert
Ă  18h45
Rencontre mahlérienne

20 novembre 2019:
Bertrand Dermoncourt, directeur de la musique de Radio Classique et auteur du Retour de Gustav Mahler réunissant deux textes de Stephan Sweig

21 novembre 2019 :
Christian Wasselin auteur de Mahler : La Symphonie-Monde

En partenariat avec la
MĂ©diathĂšque Musicale Mahler
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

 

 

 

 

 

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Symphonie n°8 de Gustav Mahler – PLAN

Du polyphonique saisissant, du dramatique lyrique

Mahler n’a pas composĂ© d’opĂ©ras proprement dit ; mais le directeur de lOpĂ©ra de Vienne qui a connu comme peu le rĂ©pertoire lyrique de Mozart et Beethoven Ă  Wagner et Strauss, a finalement Ă©crit son drame lyrique dans la seconde partie de la 8Ăš, inspirĂ© de la scĂšne finale du Faust de Goethe : vision et action spectaculaire qui imagine le hĂ©ros tant Ă©prouvĂ©, atteindre dĂ©lices et repos des bĂ©atitudes cĂ©lestes. Dans les plus hautes sphĂšres, anges, angelots, enfants bienheureux chantent, favorisent et accompagnent l’élĂ©vation et la mĂ©tamorphose (chrysalide devenue ange sanctifiĂ©) de l’ñme de Faust vers son dernier asile
 alors que les Enfants bienhereux contemple le corps du Faust qui s’élĂšve toujours, Marguerite paraĂźt, implore Marie, d’accueillir cette Ăąme nouvelle, morte et ressuscitĂ©e, Ă©ternellement jeune.

 

AprĂšs le monumental Veni Creator dont la force expressive, la complexitĂ© maĂźtrisĂ©e de l’écriture (ocĂ©an contrapuntique oĂč domine une double fugue) la sonoritĂ© colossale doivent saisir au sens strict selon les mots du compositeur le spectateur auditeur, place Ă  un cycle fraternel et compassionnel, la deuxiĂšme partie de la 8Ăš, Ă©pisode Ă©blouissant sur le plan de l’écriture orchestrale et vocale, dans lequel Mahler rĂ©tablit le lien avec l’humanitĂ©.

 

Pour plus d’unitĂ©, le Faust cite certains thĂšme du Veni Creator qui a prĂ©cĂ©dĂ©. L’architecture en est un triptyque : Andante, Scherzo, Finale, ou introduction, exposition en 3 parties, dĂ©veloppement en 3 sections, Ă©pilogue.

En ouverture (poco adagio), Mahler Ă©voque la solitude de Faust dans la montagne (prĂ©mices du Chant de la terre). Arbres, lions muets, asile d’amour


 

EXPOSITION

Aprùs le chƓur (Waldung, sie schwankt heran),

PATER ECSTATICUS et PATER PROFUNDUS entonnent leur couplet.

EXTATICUS : proie de l’amour Ă©ternel

PROFUNDUS : témoin du miraculeux amour

Le choeur des anges, portant l’essence de Faust, amorcent le 2Ăš Ă©pisode de l’exposition (« celui qui cherche et s’efforce dans la peine, sera sauvé » ;

Puis, se succùdent le chƓur des enfants bienheureux

(trÚs haut dans les cimes : « celui que vous vénérez, vous le verrez »),

le choeur des angelots qui ouvre le SCHERZO

(Jene rosen / les roses des pénitentes
).

Le choeur avec alto solo (Uns bleibt ein Erdenrest)

marque la 3Ăš et derniĂšre sĂ©quence de l’exposition

(le pur et l’impur mĂȘlĂ© dans un cƓur, ne peuvent ĂȘtre dissociĂ©s

que par l’amour).

 

DEVELOPPEMENT

Le dĂ©veloppement dĂ©bute avec le choeur des angelots (Ich spĂŒre soeben)

Le choeur des enfants bienheureux (Freudig empfangen wir) qui débouche sur

 

1- L’HYMNE A LA VIERGE (Mater dolorosa) du DOCTEUR MARIANUS :

« Hochste Herrscherin der Welt », témoin de la splendeur mariale (splendide et magnifique, la reine du ciel) ;

repris par le choeur (Jungfrau, ren im schönsten Sinne /Vierge pure, sublime  »).

S’épanouit alors le thĂšme de l’Amour, pour violon et harmonium (mi maj),

pour l’entrĂ©e de la Mater dolorosa

 

 

2- Choeur d’hommes (Dir, der UnberĂŒhrbaren)

MATER GLORIOSA : Choeur des PĂ©nitentes (Du Schwebst zu Höhen / Tu vogues vers les hauteurs, si mj), – apothĂ©ose de Marie, auxquelles succĂšdent

MAGNA PECCATRIX : Saint-Luc (Bei der Liebe : elle lave et parfume les pieds du Christ)

MULIER SAMARITANA : Saint-Jean (Bei dem Bronn) : elle abreuve les lĂšvres du Sauveur

MARIA AEGYPTIACA (Bei dem hochgeweithen Orte / Par le lieu saintement consacré)

puis unies en TRIO (Die du grossen SĂŒnderinnen / accordes le pardon Ă  Faust
).

La PĂȘcheresse MARGUERITE implore Marie (Neige, neige, rĂ© maj) : sauve Marie, Faust

Choeur des enfants bienheureux

La PĂȘcheresse implore encore Marie (Vom edlen Geisterchor, si b maj)

avec point culminant (trompette du Veni Creator).

 

3- MATER GLORIOSA (Komm! Hebe dich zu höhern SphÀren, mi bémol)

repris par

DOCTOR MARIANUS (Blicket auf !), repris par le choeur

 

 

Postlude orchestral

 

EPILOGUE / FINALE

AprĂšs un mystĂ©rieux prĂ©lude orchestral, s’affirme le presque imperceptible murmure du choeur mystique (Alles vergĂ€nglische ist nur ein Gleichnis)

Immense et progressif crescendo sur le thĂšme du Veni Creator. LĂ  encore, encensant la Vierge, source de toute misĂ©ricorde et divinitĂ© la plus admirable, « l’imparfait trouve l’achĂšvement ; l’ineffable devient acte ». Et « l’Eternel FĂ©minin » porte toujours plus haut.

 

 

Comme jamais auparavant, Mahler Ă©chafaude une Ă©criture qui lui est propre ; oĂč la forme respecte le sens et les enjeux de chaque situation dramatique. Moins d’effet de masse. Mais une Ă©criture « romanesque » et purement dramatique voire opĂ©ratique qui suit le sens de l’action dramatique, celle du Faust de Goethe ; selon lequel le hĂ©ros moderne (romantique) vit une expĂ©rience spirituelle, dans l’adoration de la Vierge, qui lui permet d’ĂȘtre transcendĂ©.

 

 

MAHLER : Symphonie des mille par l’ONL Orchestre National de Lille

bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsLILLE, ONL. MAHLER : Symph n°8, les 20 et 21 nov 2019. Alexandre Bloch emporte le National de Lille dans son dernier jalon mahlĂ©rien : la 8Ăš, dite des mille par rĂ©fĂ©rence au nombre de musiciens sur le plateau : un Everest pour tout maestro, et une sorte de Nirvana pour l’amateur de sensations symphoniques… Certes Mahler n’a Ă©crit aucun opĂ©ra. Pourtant la seconde partie de sa 8Ăš Symphonie dite des mille concentre tous les styles lyriques, sur un sujet que tous les Romantiques avant lui ont tentĂ© de traiter en musique : Faust. AprĂšs Berlioz et Schumann, Liszt et Gounod, Mahler met en musique en particulier la scĂšne finale du second Faust de Goethe afin d’aborder et d’élucider le mystĂšre et le sens de la vie terrestre.
Le volet exige pas moins de 8 solistes, en plus des deux choeurs adultes, du choeur d’enfants, de l’orchestre aux effectifs ahurissants
 Symphonie opĂ©ra, cantate symphonique, la 8Ăš s’ouvre en premiĂšre partie sur le texte de l’hymne particuliĂšrement dramatique « Veni Creator spiritus », ample priĂšre chantĂ©e en latin, Ă  la gloire de Dieu, oĂč le compositeur se confronte Ă  toutes les ressources du contrepoint.

 

 

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SYMPHONIE COSMOS : planĂštes et soleils en rotation

 

 

mahler_profilLa partition cyclopĂ©enne est conçue en 2 mois et crĂ©Ă©e Ă  Munich, le 12 sept 1910 sous la direction du compositeur. C’est son dernier concert public et son plus grand triomphe en Europe. Elle est constamment chantĂ©e (sauf l’ouverture du second mouvement). La modernitĂ© de l’Ɠuvre tient surtout Ă  son plan, sans Ă©quivalent auparavant, Mahler innovant littĂ©ralement une nouvelle architecture, par sĂ©quences, selon le sens du texte, Ă  la façon d’un roman. A la diffĂ©rence des opus qui ont prĂ©cĂ©dĂ©, la 8Ăš n’a rien de tragique ni de subjectif : aucun doute, aucune angoisse, aucun trouble. PlutĂŽt l’affirmation d’une joie intime et collective Ă  l’échelle du cosmos. Car Mahler Ă©crit lui-mĂȘme au chef Mengelberg en aoĂ»t 1906 : « Imaginez l’univers entier, en train de sonner et de rĂ©sonner. Il ne s’agit plus de voix humaines, mais de planĂštes et de soleils en pleine rotation ».  C’est donc l’aboutissement de tout un cycle orchestral oĂč Mahler s’est battu avec la matiĂšre orchestrale ; s’y impliquant personnellement ; au terme de l’aventure – odyssĂ©e, il rĂ©alise l’Ɠuvre final, total, synthĂšse et miroir d’une conscience aussi accomplie qu’universelle. La 8Ăš symphonie est une symphonie cosmique. Et pour l’auditeur, l’une des expĂ©riences orchestrales les plus marquantes dont il puisse rĂȘver.
Les interprĂštes en expriment le sens et l’ampleur avec d’autant plus de justesse qu’ils se sont jetĂ©s Ă  corps perdus mais maĂźtrise totale et engagement permanent dans la rĂ©alisation des symphonies 1 Ă  8 depuis septembre 2018. Une expĂ©rience et une familiaritĂ© qui enrichissent encore leur approche du dernier vaisseau symphonique de Mahler, le plus impressionnant, le plus saisissant. 2 dates Ă©vĂ©nements Ă  Lille.

 

 

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Mercredi 20 novembre 2019, 20hboutonreservation
Jeudi 21 novembre 2019, 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/la-symphonie-des-mille-symphonie-n8/

 

 

Gustav Mahler
Symphonie n°8, dite “Des Mille”
Direction : Alexandre Bloch
Sopranos: Daniela Köhler, Yitian Luan, Elena Gorshunova / ‹Altos: Michaela Selinger, Atala Schöck / ‹TĂ©nor: Ric Furman / ‹Baryton: Zsolt Haja‹ / Basse Sebastian Pilgrim

Orchestre National de Lille‹  /  Orchestre de Picardie

Philharmonia Chorus‹ / Chef de chƓur : Gavin Carr
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Cheffe de chƓur : Pascale Dieval-Wils
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VIDEOS : les symphonies de MAHLER par l’Orchestre National de Lille / Alexandre BLOCH (intĂ©grales et explications par Alexandre Bloch):
Retrouvez toutes les symphonies de Mahler sur la chaĂźne Youtube ONLille ,
jusqu’en avril 2020.

 

 

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PrĂ©sentation par l’Orchestre National de Lille :
Pour la premiĂšre en 1910, il fallut construire une estrade spĂ©ciale dans la salle afin de pouvoir accueillir l’ensemble des musiciens. NĂ©cessitant deux chƓurs d’adultes, un chƓur d’enfants, huit solistes et un immense orchestre symphonique, la Symphonie n°8 dite “Des Mille” est la symphonie la plus dĂ©mesurĂ©e, la plus folle du cycle dans laquelle Mahler nous emporte d’un Veni creator ravageur Ă  une scĂšne faustienne qui mĂ©lange tous les genres musicaux connus. Venez vivre le gigantisme de cette Ɠuvre unique qui rĂ©unira plus de 300 artistes sur scĂšne sous la direction d’Alexandre Bloch. Lors de la premiĂšre Ă  Munich, Thomas Mann et Stefan Zweig, prĂ©sents dans le public, en Ă©taient restĂ©s sidĂ©rĂ©s.

The Symphony of a Thousand
Symphony No. 8, known as “The Symphony of a Thousand”, is the most monumental of Mahler’s symphonies. With its two adult choirs, children’s choir, eight soloists and immense symphony orchestra, this unique work has strucken since its very premiùre in 1910.

 

 

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Autour du concert
Ă  18h45
Rencontre mahlérienne

20 novembre 2019:
Bertrand Dermoncourt, directeur de la musique de Radio Classique et auteur du Retour de Gustav Mahler réunissant deux textes de Stephan Sweig

21 novembre 2019 :
Christian Wasselin auteur de Mahler : La Symphonie-Monde

En partenariat avec la
MĂ©diathĂšque Musicale Mahler
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

COMPTE-RENDU, critique, concert. Lille, le 18 oct 2019. MAHLER : Symphonie n°7. Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch.

mahler-alexandre-bloch-orchestre-national-de-lille-annonce-critique-classiquenewsCompte-Rendu, critique, concert. Lille, Nouveau SiĂšcle, le 18 octobre 2019. MAHLER : Symphonie N°7 (« Le Chant de la Nuit »). Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch. C’est avec la 7Ăšme Symphonie, dite « Chant de la Nuit », que se poursuit l’IntĂ©grale des Symphonies de Gustav Mahler, initiĂ©e par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille depuis janvier dernier, toujours dans l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle, Ă  la fabuleuse acoustique. La 7Ăšme Symphonie est certainement la plus rarement jouĂ©e en concert, mais aussi la plus difficilement accessible (ceci expliquant peut-ĂȘtre cela
), un Ă©trange « Chant de la Nuit » oĂč errent des silhouettes comminatoires et oĂč la forme semble se noyer, l’harmonie classique tendant ici Ă  disparaĂźtre, tandis que les timbres forment parfois d’étranges et inhabituelles associations.

Explosion limpide, maßtrisée

Alexandre Bloch, en l’occurrence, accentue et exalte ce soir les ruptures, Ă  travers une lecture Ă  la virtuositĂ© trĂšs nerveuse, du premier mouvement, dĂ©butĂ© par un Tenorhorn somptueux – comme tous les solistes d’un orchestre enflammĂ©.
LĂ  oĂč certains rechercheraient l’unitĂ©, Alexandre Bloch ose l’explosion, trĂšs maĂźtrisĂ©e cela dit, tout en gardant une remarquable limpiditĂ© des lignes et des plans. Peut-ĂȘtre d’aucuns pourraient arguer le trop plein de clartĂ© dans les couleurs, comme si la direction ne tenait pas Ă  aller jusqu’au fond de la noirceur de l’ouvrage (comme pour jeter un peu de lumiĂšre au milieu de ces tĂ©nĂšbres ?…). MalgrĂ© tout, une angoisse profonde traverse bel et bien la premiĂšre Nachtmusik, et plus encore le Schattenhaft central, cette valse de fantĂŽmes hallucinĂ©s, qui prĂ©figure celle – fameuse - de Ravel. La SĂ©rĂ©nade de la seconde Nachtmusik – aux sonoritĂ©s subtilement Ă©panchĂ©es par la harpe, la guitare et la mandoline – fait entendre magistralement tout le caractĂšre viennois de ce morceau
 ce Ă  quoi on ne peut qu’applaudir ! Directement enchaĂźnĂ©, le final sonne de maniĂšre cinglante, flagellĂ© comme une course Ă  l’abĂźme, concluant avec fougue et panache cette superbe exĂ©cution de la trop rare 7Ăšme mahlĂ©rienne.

 

 

 

 

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Compte-Rendu, critique, concert. Lille, Nouveau SiÚcle, le 18 octobre 2019. MAHLER : Symphonie N°7 (« Le Chant de la Nuit »). Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch.

 

lille-ONL-alexandre-bloch-symphonie-7-mahler-critique-concert-classiquenews-

Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille © Ugo Ponte

 

 

 

 

 

APPROFONDIR

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Visionner la 7Ăšme de Mahler par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch sur la chaĂźne Youtube de l’Orchestre national de Lille:
https://www.youtube.com/watch?v=M1YmfTA7QyI

 

 

 

 

 

 

Explications, prĂ©sentation de la 7Ăš de Mahler par Alexandre Bloch et les instrumentistes de l’Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/watch?v=SmOiy596VnY

 

 

 

 

LILLE. Symphonie n°1 de CHOSTAKOVITCH par l’ONL / JC CASADESUS

casadesus_603x380 Ugo ponte ONLLILLE. Les 6, 7 nov 2019. ONL, JC Casadesus. CHOSTAKOVITCH : symph n°1. L’Orchestre National de Lille et Jean-Claude Casadesus nous offrent dans ce programme riche en contraste deux tempĂ©raments toalement opposĂ©s : la simplicitĂ© solaire d’un Mendelssohn fauchĂ© trop tĂŽt (1845), et la sensibilitĂ© plus ambivalente du jeune Chostakovitch de 1926, inspirĂ© par une ironie de plus en plus caustique voire grinçante. Et pour dĂ©buter la frĂ©nĂ©sie sanguine et mĂ©diterranĂ©enne d’un autre jeune compositeur fougueux, Hector Berlioz Ă  l’époque de son Carnaval Romain (ouverture) : en rĂ©alitĂ©, la partition du Romantique français datĂ©e de 1844, est une ouverture alternative Ă  son opĂ©ra (maltraitĂ©) Benvenuto Cellini, comĂ©die shakespearienne d’une exceptionnelle viitalitĂ©. Berlioz y recycle en particulier le duo Cellini et Teresa (Vous que j’aime plus que ma vie), confrontĂ© au grand chƓur collectif du Carnaval proprement dit.

dmitri-chostakovitchD’une vitalitĂ© inĂ©dite dans l’Ɠuvre de Dmitri Chostakovitch, son opus symphonique n°1 a certes ce goĂ»t du sarcasme et de la terreur rentrĂ©e, mais Ă©blouit surtout par sa « joie de vivre », une ivresse sincĂšre et dĂ©sinvolte que ne connaissait pas de la part du compositeur qui manie comme personne le double langage. JC Casadesus aborde la partition crĂ©Ă©e Ă  Leningrad en mai 1926 avec l’ardeur et la prĂ©cision qui sied Ă  une exceptionnelle versatilitĂ©, servi par une orchestration habile et raffinĂ©e ; le jeune compositeur encore Ă©lĂšve du Conservatoire (19 ans) n’hĂ©site pas Ă  maintenir ses options de composition, contre l’avis d’un Glazounov pltuĂŽt rĂ©servĂ© sur la sonoritĂ© de certains passages
 DĂ©jĂ  l’humour apparent du premier mouvement (Allegro) sonne ambigu ; d’autant que le scherzo (Allegro ou 2Ăš mouvement) prĂ©cise cette ironie encore vacillante au dĂ©but
 qui soustend et porte la maturitĂ© du Finale dont le caractĂšre sombre voire amer rĂ©vĂšle la vraie personnalitĂ© de Chostakovich : plus inquiĂšte et analytique que bavarde ; sauvage et hypersensible ; consciente malgrĂ© elle, des terreurs qui menacent dans l’ombre proche.

mendelssohn elias cd felix-mendelssohn-bartholdy_jpg_240x240_crop_upscale_q95Le programme du concert comprend Ă©galement le sublime Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn, sommet de romantisme lumineux, intense, condensĂ©, lui aussi sans effusion gratuite. Avec le violoniste albanais Tedi Papavrami. L’opus 64 est souvent le sujet d’un malentendu, permis par l’apparente simplicitĂ© brillante de son Ă©criture ; rien de tel ici tant Mendelssohn y reste comme Mozart, d’une Ă©conomie qui signifie non virtuositĂ© mais sincĂ©ritĂ© et vĂ©ritĂ©. AmorcĂ©e dĂšs 1838, achevĂ©e en 1844, le Concerto est crĂ©Ă© Ă  Leipzig en mars 1845
 quelques mois plus tard, Felix Mendelssohn s’éteignait Ă  l’ñge de 36 ans.

 

 

 

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Mercredi 6 & jeudi 7 novembre 20hboutonreservation
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
Voyage romantique

Berlioz
Le Carnaval romain, ouverture
Mendelssohn
Concerto pour violon en mi mineur
Chostakovitch
Symphonie n°1

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE   –  Direction : Jean-Claude Casadesus  -  ‹Violon : Tedi Papavrami

 

 

 

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https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/voyage-romantique/

 

 

En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Soissons CitĂ© de la Musique et de la Danse – Vendredi 8 novembre 20h
Infos et réservations : 03 23 59 83 86
Anzin ThĂ©Ăątre – Samedi 9 novembre 20h
Infos et réservations : 03 27 38 01 10

 

 

PrĂ©sentation du programme par l’Orchestre National de Lille : “Immense musicien et remarquable homme de lettres, le violoniste albanais Tedi Papavrami possĂšde un parcours artistique hors du commun. Son archet virtuose, Ă  la fois pur et lyrique, sera l’instrument idĂ©al pour enchanter les emportements romantiques et la fĂ©Ă©rie bondissante du splendide Concerto pour violon n°2 de Mendelssohn. CrĂ©Ă©e en 1926, la Symphonie n°1 est l’une des Ɠuvres les plus joyeuses de Chostakovitch. Bien sĂ»r, on y retrouve le goĂ»t du sarcasme, les brusques changements d’humeur et le romantisme noir du compositeur russe. Mais la symphonie trace Ă©galement une montĂ©e en puissance, magistralement conduite par Jean-Claude Casadesus.”

 

“Romantic journey
The remarkable Tedi Papavrami enchants Mendelssohn’s splendid Violin Concerto No. 2 in E min. Premiered in 1926, Symphony No. 1 is one of Shostakovich’s most jubilant works, building to a powerful ending, all under the baton of Jean-Claude Casadesus.”

COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 2 oct 2019. MAHLER : Symphonie n°6. Orch National de Lille, Alexandre Bloch.

Compte-Rendu, concert. Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 2 octobre 2019. Symphonie n°6 de Gustav Mahler (dite « Tragique »). Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch (direction). La seconde partie de l’IntĂ©grale Mahler – initiĂ©e par Alexandre Bloch avec son Orchestre National de Lille (qui ont dĂ©jĂ  interprĂ©tĂ© les symphonies 1 Ă  5 lors de la saison 18/19) – se poursuit avec la 6Ăšme symphonie (dite « Tragique »). La 6Ăšme a Ă©tĂ© composĂ©e entre 1903 et 1904, pour ĂȘtre crĂ©Ă©e Ă  Essen en 1906 sous la direction du compositeur, et fait partie de la trilogie mĂ©diane des symphonies de Mahler (avec la 5Ăšme et la 7Ăšme que nous irons entendre dans ces mĂȘmes lieu la semaine prochaine
). Avec cette symphonie, le monde – dont on sentait la fragilitĂ© dans la symphonie antĂ©rieure, tombe pour un temps dans le dĂ©sespoir et le nĂ©ant, bien qu’apparemment rien, dans la vie du compositeur Ă  cette Ă©poque, n’explique de façon claire cette disposition au tragique. Mais aussi dĂ©chirantes que puissent ĂȘtre les Ă©motions qu’elle vĂ©hicule, il existe indubitablement quelque chose d’excitant, voire d’exaltant, comme une source d’espoir qui parcourt toute la symphonie, une sorte d’« Ă©ternel retour de la vie », un des credos de Nietzsche (que Mahler lisait beaucoup). Et il semble bien que Alexandre Bloch se soit inspirĂ© d’une telle interprĂ©tation, mettant en exergue, dans sa lecture de la partition, le combat des forces de la vie face au tragique de la destinĂ©e humaine.

 

 

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Le jeune chef français choisit de revenir Ă  la succession originale des quatre mouvements. L’Allegro initial introduit une marche funĂšbre inĂ©luctable martelĂ©e par des contrebasses impĂ©tueuses, une dĂ©ploration dans laquelle se manifestent les cris dĂ©sespĂ©rĂ©s et plaintifs de la petite harmonie, comme les vestiges d’une humanitĂ© qui refuserait de disparaĂźtre : une dualitĂ© trĂšs claire entre la vie et la mort qui s’achĂšve par un appel ardent Ă  la vie, Ă  la fois angoissant et lyrique. Bloch recourt ici Ă  un tempo rapide, et favorise les nuances et les contrastes, sollicitant tour Ă  tour les diffĂ©rents pupitres de maniĂšre Ă  obtenir de sa phalange des sonoritĂ©s inhabituelles qui laissent une large place aux contrechants : le phrasĂ© est tendu et la mise en place s’avĂšre au millimĂštre prĂšs. L’orchestre reste fidĂšle Ă  son excellente renommĂ©e, et on notera tout spĂ©cialement l’admirable dialogue entre cor et violon solo. L’Andante fait la part belle Ă  des cordes magnifiquement soyeuses, d’une ampleur Ă©mouvante jusqu’à la douleur, mais sans pathos exagĂ©rĂ©, dans un remarquable dialogue entre vent et cordes qui Ă©volue par vagues, dans un crescendo orchestral s’achevant sur une note pincĂ©e des violoncelles. Le Scherzo, lyrique et dansant, met en avant discordances et ruptures rythmiques, tout Ă  fait caractĂ©ristique des scherzos mahlĂ©riens, puis la musique s’estompe pour laisser place au silence. L’Allegro final, majestueux, s’ouvre sur une espĂ©rance (dĂ©livrĂ©e par le cor et le tuba) et un sentiment d’urgence, avant que l’orchestre ne se montre Ă  nouveau plein d’un irrĂ©sistible allant, se muant en une cavalcade effrĂ©nĂ©e et sauvage, vĂ©ritablement dionysiaque, oĂč les fameux coups de marteau marquent la prĂ©sence du destin en embuscade. Le doute plane sur l’issue de la bataille
 qui ne rencontrera sa (rĂ©)solution que dans les deux derniĂšres symphonies.

 

 

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En bref, une interprétation pertinente et une direction trÚs engagée, et une superbe réalisation musicale, qui nous fait déjà languir les prochains rendez-vous mahléro-lillois !

 

 
 

 
 

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Compte-rendu, concert. Lille, Auditorium du Nouveau SiÚcle, le 2 octobre 2019. Symphonie n°6 de Gustav Mahler (dite « Tragique »). Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch (direction). Illustrations, photos : © Ugo Ponte / Orchestre National de Lille 2019

 

 

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STREAMING : revoir et réécouter la 6Úme symphonie de Mahler :
Mahler : Symphonie n°6 en streaming jusque fin avril 2020 sur la chaüne YOUTUBE de l’ONL Orchestre National de Lille :
https://m.youtube.com/watch?v=Dtd0WqUtgCY

 

  

 

LILLE. MAHLER, Adagio de la 10Ăš symphonie

ONL lille le 5 sept 19 concert Mahler Strauss concert annonce classiquenews Lise-de-la-Salle_slide_328px_19-20LILLE, ONL, le 5 sept 2019 : MAHLER, Adagio de la 10Ăš symphonie. DĂšs dĂ©but septembre 2019, pour amorcer sa nouvelle saison 2019 2020, l’Orchestre National de Lille dĂ©die sa programmation Ă  Gustav Mahler
 Le 5 septembre, place Ă  l’Adagio de la 10Ăš symphonie par une phalange invitĂ©e : l’Orchestre Français des Jeunes sous la direction de Fabien Gabel.
Ensuite, sous la direction de son directeur musical, Alexandre BLOCH, l’ l’Orchestre National de Lille / ONL poursuit son cycle des Symphonies de Mahler, dùs les 1er et 2 octobre : Symphonie n°6.

L’ADAGIO DE LA SYMPHONIE N°10
 Gustav Mahler dĂ©cĂ©dĂ© Ă  Vienne en mai 1911 laisse inachevĂ©e son ultime symphonie, la 10Ăš : le premier mouvement, adagio (en fa diĂšse majeur) est retrouvĂ©, publiĂ© par sa veuve Alma en 1924, puis « achevé » avec le 3Ăš mouvement (Purgatorio) par Ernst Krenek et le chef Franz Schalk. C’est ce dernier qui joue les deux Ă©pisodes ainsi restituĂ©s d’aprĂšs les manuscrits autographes en octobre 1924. D’une durĂ©e circa 25 mn, l’Adagio est le seul mouvement dont subsistent des Ă©lĂ©ments significatifs de la main de Mahler pour autoriser une restitution acceptable. Ample, dĂ©tachĂ©, intĂ©rieur voire dĂ©sincarnĂ© (le renoncement ultime en liaison avec la crise conjugale que vit alors le compositeur en 1910), rappelle l’adagio de la Symphonie n°9 de Bruckner. Mahler y superpose 3 idĂ©es thĂ©matiques, pas vraiment fusionnĂ©es ni dialoguĂ©es, alternĂ©es, sur un canevas harmonique oĂč Mahler dĂ©passe aussi loin qu’il le peut le classicisme tonal. Au moment de la conclusion, tous les motifs se combinent et se fondent, emblĂšme d’un gĂ©nie du dĂ©veloppement et de l’architecture orchestrale.

Le mouvement ainsi jouĂ© marque le premier jalon du cycle Mahler 2019 / 2020 prĂ©sentĂ© par l’ONL Orchestre National de Lille : les prochains rv sont 1er et 2 octobre 2019 (Symphonie n°6), 18 octobre (Symphonie n°7), mercredi 20 et jeudi 21 novembre (Symphonie n°8 des mille), puis les 15 et 16 janvier 2020 (Symphonie n°9)


Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
Jeudi 5 septembre 2019, 20h

De l’ombre à la lumiùre
Orchestre Français des Jeunes
Fabien Gabel, direction

Lindberg : Vivo
Schumann : Concerto pour piano
Soliste : Lise de la Salle, piano

Mahler : Symphonie n°10, Adagio
R. Strauss : Mort et Transfiguration

PrĂ©sentation du concert sur le site de l’ONL / Orchestre National de Lille : « L’Orchestre Français des Jeunes est en rĂ©sidence en rĂ©gion Hauts-de-France.
Lorsqu’il entame sa Symphonie n°10 en 1910, Mahler est rongĂ© par ses souffrances conjugales et par la maladie. Il ne pourra d’ailleurs achever sa derniĂšre grande partition. L’Adagio qu’il compose est extraordinaire par ses sonoritĂ©s tranchantes. Plus apaisĂ©, le Concerto pour piano de Schumann est un exaltant cri du cƓur composĂ© pour sa femme Clara. Brillante musicienne du rĂ©pertoire romantique, Lise de la Salle interprĂšte ce joyau de la littĂ©rature pianistique. Couronnant un programme placĂ© sous le signe de l’amour et de la mort, l’Orchestre Français des Jeunes et son chef Fabien Gabel prĂ©sentent pour terminer la grandiose et lumineuse Mort et Transfiguration de Strauss. »

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
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COMPTE-RENDU, critique, opéra. LILLE, le 9 juillet 2019. BIZET : Carmen, Extrémo, Bélanger
 ONL, Alex. BLOCH

COMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. LILLE, le 9 juillet 2019. BIZET : Carmen, ExtrĂ©mo, BĂ©langer
 ONL, Alex. BLOCH. Ils l’avaient laissĂ© il y a deux ans, depuis des PĂȘcheurs de perles rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s (entre autres par une direction sculptĂ©e et narrative, Ă©nergique et colorĂ©e, et une distribution oĂč brillait l’éclat de la jeunesse). Les musiciens de l’Orchestre National de Lille et leur directeur musical Alexandre Bloch, reprennent le mĂ©tier amorcĂ© et dĂ©diĂ© Ă  Georges Bizet. Pour lancer leur nouveau festival estival, « les Nuits d’été », voici donc Carmen, l’ultime opĂ©ra du maĂźtre romantique (1875) et dans un dispositif adaptĂ© au volume de l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. Ici pas de dĂ©cors ni de mise en scĂšne traditionnelle, mais une gigantesque fresque illustrĂ©e, mouvante, animĂ©e en fond de plateau, un narrateur mĂȘlant humour et citations du roman de MĂ©rimĂ©e (Carmen, 1845 dont s’est inspirĂ© Bizet), soit une mise en espace qui au dernier tableau, produit pour le public une immersion convaincante. De toute Ă©vidence, pour le National de Lille, ce nouveau pari – lyrique-, est amplement rĂ©ussi. Guide et rĂ©citant, enjouĂ©, prĂ©cis quand il cite la nouvelle de MĂ©rimĂ©e, le narrateur Alex Vizorek trouve le ton juste, sans pĂ©danterie, dans la dĂ©contraction qui sied infiniment Ă  un spectacle d’opĂ©ra (merci Ă  cette intelligence), osant mĂȘme des saillies bien trempĂ©es Ă  l’endroit des RĂ©publicains ou de Manuel Vals


 

 

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AprĂšs une ouverture riante et mĂ©diterranĂ©enne Ă  souhait oĂč le chef n’oublie jamais le drame ni mĂȘme la veine Ăąpre et tragique ; aprĂšs la premiĂšre apparition de la frĂȘle Micaela (ardente Gabrielle Philipponet remplaçant au pied levĂ© Layla Claire) ; aprĂšs le choeur rĂ©jouissant des enfants (chƓur maĂźtrisien du Conservatoire de Wasquehal
 idĂ©alement prĂ©parĂ© dans l’Ă©vocation de la relĂšve de la garde), 
 voici enfin la « carmencita », furie sauvage, crĂ©ature bondissante, Ă  peine extirpĂ©e (par JosĂ©) d’un bain de sang, dans cette manufacture des cigariĂšres Ă  SĂ©ville… oĂč les coups de poignards tranchent la peau, oĂč la voluptĂ© des corps fĂ©minins dĂ©nudĂ©s est une provocation, une abomination Ă  faire se signer les puritains. L’opĂ©ra de Bizet est une peinture Ă©rotique franche : et son hĂ©roĂŻne revendique cette libertĂ© sĂ©ditieuse. A la fois dĂ©voreuse et menthe religieuse, Aude ExtrĂ©mo incarne une sirĂšne mĂ©morable ; elle dĂ©verse Ă  plein gosier le mĂ©tal onctueux et quasi caverneux de son ample mezzo : on aura rarement Ă©couter Carmen plus abyssale plus dominatrice, plus fatale
 C’est une arme de sĂ©duction massive. Quand elle chante, tout s’efface dans ce relief vocal, cette soie au souffle infini, Ă  la fois sensuel et monstrueux.

  

 

 

L’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH jouent Bizet
CARMEN revivifiée au Nouveau SiÚcle

 

 

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C’est une maĂźtresse Ăšs voluptĂ© ; on comprend que le trop frĂȘle Don JosĂ©, brigadier de pacotille, qui se place toujours dans l’ombre de sa mĂšre, se soit soumis corps et Ăąme sous l’attraction de cette enchanteresse dont la raucitĂ© fascine. Mais Ă  y rĂ©flĂ©chir plus scrupuleusement, le tĂ©nor quĂ©bĂ©cois Antoine BĂ©langer gagne en maturitĂ©, sĂ»retĂ© et Ă©paisseur en cours de drame ; dĂ©bord un rien serrĂ©s, ses formidables aigus se galbent et s’adoucissent; il rĂ©ussit Ă  rendre sincĂšre et dĂ©chirant son air de la fleur (magnifique voix de tĂȘte qui a la tendresse d’un garçonnet Ă©pris) puis trouve de justes accents dignes du thĂ©Ăątre tragique dans le duo final oĂč il tue son bourreau, Carmen 
 laquelle confesse qu’elle est bien le diable incarnĂ©.

 

 

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Finalement, aprĂšs ces 2h45 de spectacle, c’est lui le vrai hĂ©ros de la soirĂ©e capable sur la durĂ©e de construire son personnage, de le rendre crĂ©dible… de l’amoureux transi, au soldat pris de scrupules militaires quand le clairon sonne (chez Lilas Pastia), sans omettre le jaloux haineux (au III : vis Ă  vis du torero Escamillo, trop beau, trop noble trop arrogant : impeccable et presque hautain Florian Sempey) ; jusqu’au fou d’amour au IV, prĂ©fĂ©rant alors poignarder celle qu’il adore, plutĂŽt que d’accepter qu’elle le quitte. Ce frĂȘle transi est devenu par la force de sa passion, un sanguin criminel. La dĂ©testation qu’il Ă©prouve alors, est aussi intense que l’amour suscitĂ© par la Gitane au II.

 

 

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Outre l’acuitĂ© des scĂšnes et confrontations Ă©pineuses, passionnelles, rageuses, la rĂ©ussite de la soirĂ©e vient des illustrations animĂ©es qui offrent un commentaire visuel et chromatique aux tableaux musicaux ; les atmosphĂšres et les climats,  la puissance poĂ©tique de l’orchestre de Bizet, fait saillant du spectacle, s’en trouvent dĂ©cuplĂ©s.
Saluons l’imagination du plasticien GrĂ©goire Pont : ses dessins font respirer le drame orchestral ; ils revivifient le mythe de Carmen.

 

 

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Mais ne nous trompons pas : les protagonistes de choc ce soir sont bien chaque instrumentiste du National de Lille, fabuleux collectif capable de couleurs, d’accents, d’Ă©clats,.. souvent furieux, exacerbĂ©s mais souples. Le chef Alexandre Bloch veille essentiellement au drame. Et Ă  l’opulence dĂ©taillĂ©e de la parure orchestrale : sous sa direction affĂ»tĂ©e, les bois et les cuivres en particulier, redoublent d’intensitĂ© et d’ardeur, d’indĂ©cente voluptĂ© aussi, car ainsi on comprend combien la Carmen de Bizet ronronne, tempĂȘte, s’enflamme en lascive impudeur. Clarinette, hautbois, basson subjuguent littĂ©ralement comme le trompettiste solo au I, accompagnant le changement des gardes, descendante et montante. On y dĂ©tecte les mĂȘmes justes rĂ©glages et soucis des timbres qui font actuellement la valeur du cycle Gustav Mahler en cours.
Comme il l’avait superbement dĂ©montrĂ© en mai 2017, Alexandre Bloch dĂ©voile de rĂ©elles  affinitĂ©s lyriques, dans l’Ă©nergie et l’articulation dramatique. DĂ©jĂ , il s’agissait de Bizet mais celui lĂ  de jeunesse : les PĂȘcheurs de perles (sujet du premier enregistrement discographique entre Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille - enregistrĂ© en mai 2017, Ă©ditĂ© chez Pentatone en 2018).
On peut ici et lĂ  regretter chez certains solistes la perte dommageable du texte qui rend incomprĂ©hensible leur intervention, d’autant plus qu’il n’y a pas de surtitrage. Mais la direction souvent somptueuse du directeur musical Ă©claircit et mĂȘme explicite par le seul caractĂšre des prĂ©ludes (superbe intro du III entre autres), le sens et la direction des Ă©pisodes dont il saisit la poĂ©sie heureuse, le rĂȘve et la voluptĂ©, comme la pression du fatum : aucun doute, ce dernier Bizet Ă©poustoufle par son gĂ©nie mĂ©lodique, sa conception dramatique et par le raffinement de son orchestration.
Chef et orchestre nous transmettent le souffle et la vivacitĂ© riante, la plĂ©nitude et le nuancier mĂ©diterranĂ©en d’un Bizet souvent touchĂ© par la grĂące. C’est Manet devenu musicien, tant Alexandre Bloch en vrai amateur des timbres, rĂ©ussit les alliages et les dosages comme l’équilibre des pupitres. Le voici cet orchestre solaire et viscĂ©ralement latin, non pas tant « africain » comme l’a suggĂ©rĂ© Nietzsche alors en froid avec les brumes nordiques de Wagner, mais plutĂŽt fiĂ©vreux et passionnĂ©, d’une ivresse insolente, d’un dramatisme Ă  la fois sanguin et tendre. C’est un bel hommage que les interprĂštes ont ainsi rĂ©servĂ© au thĂ©Ăątre de Bizet, des PĂȘcheurs de perles Ă  Carmen.

Cette soirĂ©e fut un festin de couleurs Ă©panouies, joyeuses, aux cĂŽtĂ©s du drame noir et cru. ContrastĂ©, souverain, le National de Lille a bien raison de proposer ainsi son premier volet de son nouveau festival d’étĂ© « Les Nuits d’été » : un opĂ©ra chaque Ă©tĂ©, en juillet dans l’auditorium du Nouveau SiĂšcle. Pour une premiĂšre, c’est un triomphe au regard de la salle comble et plus qu’enthousiaste : convaincus, les spectateurs applaudissent debout tous les artistes. L’Orchestre dĂ©montre ainsi qu’il sait plaire Ă  son public. Ce dernier est prĂȘt Ă  le suivre pour de nouveaux dĂ©fis lyriques.

 

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La salle du Nouveau SiÚcle à Lille transformée en arÚnes de corrida pour le tableau final, celui tragique du meurtre de Carmen par Don José

 
  

 

 

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Carmen par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch, avec Aude ExtrĂ©mo, Antoine BĂ©langer, Florian Sempey
 Ă  l’affiche du Nouveau SiĂšcle, les 10 et 11 juillet 2019. Incontournable.

Illustrations : © Ugo Ponte + ONL Orchestre National de Lille 2019

 

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Version semi-scĂ©nique / ‹DurĂ©e : environ 2h40 minutes + entracte
Création le 3 mars 1875 à Paris

Orchestre National de Lille‹ / Direction : Alexandre Bloch
ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille – chef de chƓur : Yves Parmentier‹ / ChƓur maĂźtrisien du Conservatoire de Wasquehal – chef de chƓur : Pascale Dieval-Wils

Aude Extrémo : Carmen (photo ci dessous)
‹Antoine BĂ©langer : Don JosĂ©
Gabrielle Philipponet : Micaëla
Florian Sempey : Escamillo
Pauline Texier : Frasquita
AdelaĂŻde Rouyer : Mercedes
JĂ©rĂŽme Boutillier : Le dancaĂŻre
Antoine Chenuet : Le Remendado
Bertrand Duby : Zuniga
Philippe-Nicolas Martin : MoralĂšs
Alex Vizorek : récitant
Grégoire Pont : illustrations et animations

Assistants Ă  la direction musicale : Jonas Ehrler et Victor Jacob
Chef de chant : Philip Richardson

 

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LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle CARMEN par l’Orchestre National de LILLE

LIRE notre entretien avec François Bou, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Orchestre National de LILLE Ă  propos du nouveau cycle estival d’opĂ©ras, Les Nuits d’Ă©tĂ©

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ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’étĂ© Ă  LILLE
 Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

carmen-bizet-alexandre-bloch-opera-lille-onl-orchestre-national-de-lille-annonce-opera-critique-opera-classiquenews-juillet-2019ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’étĂ© Ă  LILLE
 Ce pourrait ĂȘtre enfin une Carmen espĂ©rĂ©e, fantasmĂ©e, idĂ©ale, rĂ©alisĂ©e Ă  Lille en ce dĂ©but d’étĂ© 2019. L’Orchestre National de Lille en plus de son Ă©loquence (et appĂ©tit) symphonique, ne montrerait-il pas une disposition Ă©gale et des affinitĂ©s assumĂ©es pour le lyrique ? Entretien avec François BOU, directeur gĂ©nĂ©ral de l’ONL Orchestre National de Lille, Ă  propos de Carmen, nouveau spectacle lyrique prĂ©sentĂ© au Nouveau SiĂšcle, qui inaugure les 9, 11 et 12 juillet 2019, un nouveau cycle estival pour l’orchestre, « Les Nuits d’été ». Distribution, illustrateur, rĂ©citant
 , place de la musique et retour Ă  MĂ©rimĂ©e
 François Bou prĂ©sente Carmen dans le dispositif particulier de l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille.

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CNC / CLASSIQUENEWS : Pourquoi lancez-vous avec cette Carmen au Nouveau SiĂšcle, une nouvelle sĂ©rie musicale, invitant les spectateurs, Ă  suivre le travail de l’Orchestre National sous la direction de leur directeur musical, Alexandre Bloch ?

François BOU : Nous sommes partis du constat que sur la MĂ©tropole lilloise, il n’y avait plus d’offre culturelle et musicale Ă  partir de fin juin, alors que le public n’avait pas pour autant dĂ©sertĂ© le territoire. Il y avait donc un crĂ©neau possible, dans la premiĂšre quinzaine de juillet, chaque Ă©tĂ©. D’autant que pour l’Orchestre, le lyrique demeure un domaine important pour son enrichissement, son expĂ©rience, pour l’élargissement du rĂ©pertoire. Nous prĂ©sentons Ă  peu prĂšs 39 programmes symphoniques par saison, et une session dans la fosse de l’OpĂ©ra de Lille. Il s’agit donc de complĂ©ter l’expertise symphonique de l’Orchestre National de Lille en s’ouvrant au lyrique. D’autant plus que notre directeur musical, Alexandre BLOCH est lui-mĂȘme trĂšs sensible au genre opĂ©ra.

 

 

L’Histoire de CARMEN au Nouveau Siùcle à Lille
Tragédie haletante entre drame et lumiÚre

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : le premier enregistrement d’Alexandre Bloch Ă©tait dĂ©diĂ© aux PĂȘcheurs de perles de Bizet. DĂ©jĂ , il s’agissait de l’opĂ©ra et de Bizet. Avec Carmen en juillet 2019, serait-ce une maniĂšre d’approfondissement du travail amorcĂ© avec les PĂȘcheurs de perles ?

François BOU : Absolument, c’est Ă  la fois un prolongement et un approfondissement. AprĂšs Les PĂȘcheurs de perles qui sont un ouvrage de jeunesse, – donnĂ© au Nouveau siĂšcle et enregistrĂ© dans la foulĂ©e, Carmen dĂ©voile l’orchestre raffinĂ© et trĂšs dramatique du dernier Bizet. Ce qui fait l’intĂ©rĂȘt des PĂȘcheurs de perles, c’est justement ce qu’Alexandre Bloch et les instrumentistes de l’Orchestre ont su dĂ©ployer : la flamme dramatique d’une partition dont les critiques de Bizet ont Ă©pinglĂ© le wagnĂ©risme. Justement, musiciens et chefs ont exploitĂ© tous les ressorts dramatiques des PĂȘcheurs de perles, avec l’énergie propre Ă  Alexandre Bloch : son Ă©lĂ©gance, son souci de clartĂ©. Tout cela devrait profiter au trĂšs grand raffinement de Carmen dont l’orchestration comme vous savez, est l’une des plus abouties dans l’histoire de l’opĂ©ra romantique français. Pour rĂ©ussir ce nouveau dĂ©fi, nous avons rĂ©uni une distribution francophone (française et quĂ©bĂ©coise) comprenant Florian Sempey (Escamillo, dĂ©jĂ  prĂ©sent dans les PĂȘcheurs de perles), Aude ExtrĂ©mo (Carmen) qui rĂ©alise comme le tĂ©nor pour Don JosĂ© (Antoine BĂ©langer), une prise de rĂŽle.

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Il ne s’agit pas d’une production classique, avec mise en scĂšne et dĂ©cors. PlutĂŽt d’un dispositif particulier qui exploite les ressources propres Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

François BOU : Nous avons fait appel Ă  un illustrateur, GrĂ©goire Pont dont les crĂ©ations graphiques et quelques animations Ă©voqueront le cadre de l’action. Les spectateurs seront immergĂ©s dans son imaginaire visuel grĂące aux projections en grand format. S’agissant du drame proprement dit, nous avons Ă©cartĂ© les dialogues et les rĂ©cits et c’est le rĂ©citant Alex Vizorek qui assurera la continuitĂ© de l’action et le lien entre chaque sĂ©quence lyrique : le texte qu’il a Ă©crit, s’inspire directement de la nouvelle de MĂ©rimĂ©e. C’est donc aussi un retour Ă  la source littĂ©raire du mythe de Carmen. Avec Alexandre Bloch, nous avons souhaitĂ© laisser toute la place Ă  la musique, au chant des solistes, Ă  celui de l’orchestre, au choeur Ă©galement. Pour que le public comprenne chaque situation et se saisisse immĂ©diatement du souffle tragique de l’histoire de Carmen. Il en rĂ©sulte Ă  mon avis, une conception Ă©quilibrĂ©e oĂč se dĂ©tachent lumiĂšre et drame.

Propos recueillis en juillet 2019

 

 

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APPROFONDIR

Les PĂȘcheurs de Perles, 2 cd Pentatone / Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH, enregistrĂ© en mai 2017 – CLIC de CLASSIQUENEWS 2018
http://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

REPORTAGE vidĂ©o Les PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH
http://www.classiquenews.com/bizet-les-pecheurs-de-perles-ressuscites-par-le-national-de-lille-alexandre-pham/

LIRE aussi notre présentation de CARMEN de BIZET, les 9, 11 et 12 juillet 2019 au Nouveau SiÚcle à LILLE / Orch National de Lille / Alexandre BLOCH

 

 

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LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2019 – 2020 de l’Orchestre National de Lille : temps forts, chefs et solistes invitĂ©s, diversitĂ© de l’offre de concerts et cycles Ă©vĂ©nements…

 

ONL, ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, nouvelle saison 2019 – 2020

ONL-orchestre-national-de-lille-saison-2019-2020-nouvelle-saison-symphonique-annonce-concerts-symphonies-chefs-maestro-opera-classiquenews-VIGNETTE-COR-19-20SAISON 2019 – 2020. ONL, Orchestre National de Lille. L’orchestre fondĂ© par Jean-Claude Casadesus poursuit sa formidable odyssĂ©e grĂące Ă  son nouveau directeur musical, Alexandre BLOCH. Un musicien dynamique qui ne s’économise guĂšre, ayant le goĂ»t des dĂ©fis impressionnants, fusionnant grands effectifs et sens du dĂ©tail comme de l’architecture. Les deux annĂ©es Ă©coulĂ©es ont dĂ©montrĂ© cette capacitĂ© du colossal et de l’intime dans le choix de partitions qui supposent un grand engagement collectif : l’inclassable mais fraternelle MASS de Bernstein, le cycle en cours dĂ©diĂ© aux Symphonies de Gustav Mahler (avec bientĂŽt le massif herculĂ©en de la 8Ăš dite des « mille » qui rĂ©unit alors, les 20 et 21 novembre 2019, pas moins de 300 artistes sur le plateau)

La nouvelle saison 2019-2020 s’annonce sous les mĂȘmes proportions (dont la 9Ăš de Beethoven associant solistes, chƓurs et orchestre pour un final somptueusement festif les 25 et 26 juin 2020)… LIRE notre prĂ©sentation complĂšte

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BIZET-classiquenews-critique-opera-annonce-classiquenews-orchestre-national-de-lille-carmen-alexandre-bloch-9-11-12-juillet-auditoirum-nouveau-siecle-nuits-d-ete-a-lille-opera-de-lille-classiquenews-annonce-presentation

ONL, ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, nouvelle saison 2019 – 2020

ONL-orchestre-national-de-lille-saison-2019-2020-nouvelle-saison-symphonique-annonce-concerts-symphonies-chefs-maestro-opera-classiquenews-VIGNETTE-COR-19-20SAISON 2019 – 2020. ONL, Orchestre National de Lille. L’orchestre fondĂ© par Jean-Claude Casadesus poursuit sa formidable odyssĂ©e grĂące Ă  son nouveau directeur musical, Alexandre BLOCH. Un musicien dynamique qui ne s’économise guĂšre, ayant le goĂ»t des dĂ©fis impressionnants, fusionnant grands effectifs et sens du dĂ©tail comme de l’architecture. Les deux annĂ©es Ă©coulĂ©es ont dĂ©montrĂ© cette capacitĂ© du colossal et de l’intime dans le choix de partitions qui supposent un grand engagement collectif : l’inclassable mais fraternelle MASS de Bernstein, le cycle en cours dĂ©diĂ© aux Symphonies de Gustav Mahler (avec bientĂŽt le massif herculĂ©en de la 8Ăš dite des « mille » qui rĂ©unit alors, les 20 et 21 novembre 2019, pas moins de 300 artistes sur le plateau)

La nouvelle saison 2019-2020 s’annonce sous les mĂȘmes proportions (dont la 9Ăš de Beethoven associant solistes, chƓurs et orchestre pour un final somptueusement festif les 25 et 26 juin 2020), avec un souci « pĂ©dagogique » d’ampleur, celui de rĂ©vĂ©ler les « chefs d’Ɠuvres intemporels » du rĂ©pertoire, ceux qui ressuscitent pour le plus grand nombre, les vertiges de l’expĂ©rience symphonique.

 

 

En 2019 – 2020, l’ONL Ă©crit un nouveau chapitre de son odyssĂ©e symphonique


MAHLER, BEETHOVEN, LINDBERG


 

 

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Ainsi l’ONL Ă©largit toujours davantage sont rĂ©pertoire, interrogeant les pages ambitieuses taillĂ©es par les plus grands compositeurs : Haydn, Bizet, TchaĂŻkovski, Dvorak, Brahms, Schubert, sans omettre les rĂ©formateurs du XXĂš : Ravel et Debussy (entre autres, cycle « J’aime la musique française » : concerts des 24, 25 janvier, puis 28 janv au 1er fĂ©vrier 2020 : La Mer, Ma mĂšre l’Oye, La Valse) ; mais aussi Chostakovtich (Symphonies n°1 par Jean-Claude Casadesus, les 6 et 7 nov, / Symphonie n°5 par Alexandre Bloch, les 24 et 25 avril 2020), aux cĂŽtĂ©s de Beethoven dont 2020 marque le 150Ăš anniversaire. Pleins feux aussi sur l’écriture du compositeur en rĂ©sidence et chef Magnus Lindberg dont plusieurs programmes dĂ©voileront davantage la singularitĂ© instrumentale : samedi 8 fĂ©vrier 2020 (« Lindberg exprience »: concert dirigĂ©, commentĂ© par le compositeur : Ottoni, Parada
) – autres rvs Lindberg : les 5 sept 2019, 11 mars et 25 et 26 juin 2019.

2019 voit l’achĂšvement du cycle GUSTAV MAHLER : soit 5 nouveaux rendez vous dĂ©sormais incontournable au Nouveau SiĂšcle de Lille pour tous ceux que le grand frisson orchestral attire et captive : Adagio de la 10Ăš (le 5 sept), surtout 6Ăšme (les 1er et 2 octobre), la sublime 7Ăš ou « chant de la nuit » (le 18 octobre), Symphonie n°8 des « mille » (les 20 et 21 nov), enfin ultime programme ou « Adieu mahlĂ©rien », Symphonie n°9, les 15 et 16 janvier 2020.

Riche en propositions musicales nouvelles, l’ONL sait aussi se rĂ©inventer pour chaque nouvelle saison : en tĂ©moignent ses formats orchestraux inĂ©dits capables de sĂ©duire et fidĂ©liser un public de plus en plus Ă©largi : cinĂ©-concerts (Star Wars, Ă©pisodes VI et VII, les 21 et 22 fĂ©v 2020 : « Le retour du Jedi » ; puis, les 2 et 3 avril 2020 : « Le rĂ©veil de la force »), « Just play » (24 sept), « concert flash » (45 mn de musique Ă  la pause dĂ©jeuner : les 10 oct, 7 nov 2019 ; 20 janv, 12 mars 2010), «  Famillissimo » (programmes oniriques pour les petits et leurs familles : les 31 oct, 30 nov 2019 ; puis 28 et 29 fĂ©v : session autour de Beethoven et le hip hop ; le 4 avril 2020)

Autres temps forts d’une saison Ă©clectique et pĂ©dagogique : les grands invitĂ©s solistes de la nouvelle saison 2019 – 2020 qui travailleront avec Alexandre Bloch, 
 tels le violoniste Sergey Khachatryan (Concerto n°1 de Chostakovitch), ou le violoncelliste style Jean-Guilhen Queyras (Haydn, Bizet, Beethoven).

Jamais en reste d’un redĂ©finition crĂ©ative ou d’une exploration complĂ©mentaire, l’ONL Orchestre national de Lille proposera en juin 2020, une nouvelle version du LILLE PIANO(S) Festival (cycle de concerts autour du piano qui investit plusieurs lieux de Lille, les 12, 13 et 14 juin 2020), et aussi un nouveau rendez-vous estival, « Les Nuits d’été », qui propose de relire un opĂ©ra cĂ©lĂšbre en son auditorium du Nouveau siĂšcle, noyau de ses activitĂ©s musicales.

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TOUTES LES INFOS et les modalités de réservation
(différentes formules et pass, abonnements saison
sur le site de
l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
https://www.onlille.com/saison_19-20/pass_19-20/

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CD
les derniers cd de l’Orchestre National de Lille, critiquĂ©s sur CLASSIQUENEWS

CD, critique. Les PĂȘcheurs de Perles de BIZET : Fuchs, Dubois, Sempey


CD, critique. CHAUSSON : oeuvres symphoniques / Poùme de l’amour et de la mer / Symphonie opus 20

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REPORTAGES VIDEOS
Les derniers reportages dĂ©diĂ©s au travail de l’ONL Orchestre National de Lille :

REPORTAGE VIDEO : Les PĂȘcheurs de perles

REPORTAGE VIDEO : MASS de Bernstein

ET bientĂŽt en nov 2019 : Symphonie des Mille de Gustav Mahler

Aude Extremo, nouvelle Carmen Ă  LILLE

carmen-bizet-alexandre-bloch-opera-lille-onl-orchestre-national-de-lille-annonce-opera-critique-opera-classiquenews-juillet-2019LILLE, ONL : BIZET : CARMEN, les 9, 11 et 12 juillet 2019. L’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre BLOCH concluent la saison 2018 – 2019 avec l’opĂ©ra romantique français le plus populaire : Carmen. C’est un ouvrage aussi lyrique que symphonique, oĂč inspirĂ© de MĂ©rimĂ©e, le compositeur Bizet, Ă  l’époque des impressionnistes, renouvelle la langue orchestrale par son sens des couleurs et de la mĂ©lodie. Si l’action se dĂ©roule en Espagne, Bizet ne voyagea jamais jusque lĂ ; et son hispanisme demeure fantasmĂ©, chromatique, sensuel
 d’une force poĂ©tique exceptionnelle, vraie correspondance avec la peinture de Manet, lui aussi passionnĂ© par les sujets ibĂ©riques. Comme la grande Olympia (1863), scandaleux nu en grand format, Bizet exprime la voluptĂ© rĂągeuse et exacerbĂ©e de Carmen, la cigariĂšre de SĂ©ville dont la libertĂ© provocante vaut bien la nuditĂ© Ă©rotique de Manet.
Comme pour mieux rendre digeste la franchise Ă©rotique de Carmen version Bizet, ses librettistes outrepassent la fidĂ©litĂ© Ă  MĂ©rimĂ©e : Meilhac et HalĂ©vy (si en verve chez Offenbach), tempĂšrent ainsi la tragĂ©die sulfureuse de Carmen en inventant le personnage de MicaĂ«la, blonde angĂ©lique qui fiancĂ©e au brigadier JosĂ©, tente de lui rappeler, ses devoirs de fils, ses vƓux amoureux, sa sagesse raisonnable. Evidemment, JosĂ© fera tout Ă  fait l’inverse de tout cela.

bizet-portrait-georges-bizet-carre-classiquenews-portraitDans le cadre d’un nouveau cycle musical estival « Les Nuits d’été », l’ONL, Orchestre National de Lille se dĂ©die Ă  prĂ©sent aux grands ouvrages lyriques. Carmen inaugure ce festival d’un nouveau genre qui en 3 dates, les 9, 11 et 12 juillet 2019, profite de l’excellente acoustique du Nouveau SiĂšcle, auditorium moderne, rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille. La version qu’a choisi Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre, est inĂ©dite, produisant une mise en espace avec illustrations et narrations, et un rĂ©citant dont les textes remplaçant les rĂ©citatifs parlĂ©s et chantĂ©s, sont nouveaux.

 

 

 

A LILLE, une CARMEN inédite
animée, illustrée, narrée


 

BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenews

 

 

Alexandre Bloch qui dirige ici l’opĂ©ra intĂ©gral pour la premiĂšre fois, entend montrer le gĂ©nie d’un Bizet de 36 ans, mort trop tĂŽt, dont l’orchestre chatoyant assure une synthĂšse de tout l’opĂ©ra français : lumiĂšre tragique voire Ă©blouissante, couleurs mĂ©diterranĂ©ennes (rapidement opposĂ©es, par Nietzsche, aux brumes culpabilisantes de Wagner)
 justesse des caractĂšres : Carmen arrogante et libre ; Escamillo le torero, viril et vainqueur ; face au tĂ©nor, JosĂ©, plus complexe, entre amant blessĂ©, tĂ©nĂ©breux et fou sanguin, nerveux autant que jaloux.

Le chef prolonge ainsi son travail sur l’écriture dramatique de Bizet dont il a, il y a deux ans, ressuscitĂ© dans une version urtext, la magie et l’onirisme romantique des PĂȘcheurs de perles (2017, cd CLIC de CLASSIQUENEWS).

Bizet a tout donnĂ© dans Carmen, jusqu’à perdre la vie, victime d’une rupture d’anĂ©vrisme selon la lĂ©gende.
Dans cette vaste fresque orchestrale, souvent enivrante, douĂ©e de superbes intermĂšdes symphoniques, Alexandre Bloch distingue quelques passages particuliĂšrement rĂ©ussis : au III, l’air des cartes « oĂč Carmen tire Ă  chaque fois la mort » ; Ă  la fin du mĂȘme acte III : la folie de Don JosĂ© qui comme une dĂ©claration clĂ©, dit Ă  Carmen : « tu me suivras jusqu’au trĂ©pas …, puis la brutalise. À la fin de ce passage, il apprend que sa mĂšre est sur le point de mourir et s’écrie : Ma mĂšre, ma mĂšre… . Il dĂ©cide alors de suivre MicaĂ«la avant de se retourner vers Carmen en lui lançant : Sois contente je pars, mais nous nous reverrons… »

OpĂ©ra comique, c’est Ă  dire avec rĂ©cits et dialogues parlĂ©s, Carmen crĂ©Ă© le 3 mars 1875, est Ă  Lille, est prĂ©sentĂ© dans un dispositif semi-scĂ©nique; Alexandre Bloch souhaitant surtout se concentrer sur la musique qui il est vrai vaut bien des mises en scĂšnes. Les rĂ©citatifs parlĂ©s-chantĂ©s accompagnĂ©s par l’orchestre (Ă©crits par Ernest Guiraud aprĂšs la mort de Bizet) sont Ă©cartĂ©s, et c’est l’humoriste Alex Vizorek qui assure la narration. Le « plus » du spectacle, qui devrait sĂ©duire le grand public : les illustrations et animations de GrĂ©goire Pont dont on se souvient des rĂ©alisations poĂ©tiques pour L’Enfant et les sortilĂšges de Ravel (Lyon, 2016) : ses dessins assureront le contexte visuel de chaque tableau dramatique. Nouvelle production Ă©vĂ©nement.

 

 

 

carmen-bizet-alexandre-bloch-opera-lille-onl-orchestre-national-de-lille-annonce-opera-critique-opera-classiquenews-juillet-2019ENTRETIEN avec François BOU, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Orchestre National de Lille Ă  propos de Carmen 2019 et du nouveau cycle lyrique estival au Nouveau SiĂšcle, ” Les Nuits d’Ă©tĂ©”…  Distribution, illustrateur, rĂ©citant
 , place de la musique et retour Ă  MĂ©rimĂ©e
 François Bou prĂ©sente Carmen dans le dispositif particulier de l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. LIRE notre entretien complet

 

 

 

 

 

 

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BIZET : Carmen
LILLE, Nouveau SiĂšcle
Les 9, 11 et 12 juillet 2019 Ă  20h

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/carmen/

 

 

 

Version semi-scĂ©nique / ‹DurĂ©e : environ 2h40 minutes + entracte
Création le 3 mars 1875 à Paris

Orchestre National de Lille‹ / Direction : Alexandre Bloch
ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille – chef de chƓur : Yves Parmentier‹ / ChƓur maĂźtrisien du Conservatoire de Wasquehal – chef de chƓur : Pascale Dieval-Wils

Aude Extrémo : Carmen (photo ci dessous)
‹Antoine BĂ©langer : Don JosĂ©
Layla Claire : Micaëla
Florian Sempey : Escamillo
Pauline Texier : Frasquita
AdelaĂŻde Rouyer : Mercedes
JĂ©rĂŽme Boutillier : Le dancaĂŻre
Antoine Chenuet : Le Remendado
Bertrand Duby : Zuniga
Philippe-Nicolas Martin : MoralĂšs
Alex Vizorek : récitant
Grégoire Pont : illustrations et animations

Assistants Ă  la direction musicale : Jonas Ehrler et Victor Jacob
Chef de chant : Philip Richardson

 

aude-extremo-mezzo-carmen-orchesyre-national-de-lille-alexandre-bloch-maestro-opera-critique-opera-annonce-classiquenews

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APPROFONDIR

 

 

VOIR
notre reportage vidĂ©o Les PĂȘcheurs de Perles par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (Reportage vidĂ©o en 2 volets, rĂ©alisĂ© au moment de l’enregistrement et de la reprĂ©sentation de l’opĂ©ra en version de concert et spatialitĂ© au Nouveau SiĂšcle de Lille, 2017)

http://www.classiquenews.com/bizet-les-pecheurs-de-perles-ressuscites-par-le-national-de-lille-alexandre-pham/

 

 

LIRE
notre critique du cd Les PĂȘcheurs de perles par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille

http://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

 

 

 BIZET-classiquenews-critique-opera-annonce-classiquenews-orchestre-national-de-lille-carmen-alexandre-bloch-9-11-12-juillet-auditoirum-nouveau-siecle-nuits-d-ete-a-lille-opera-de-lille-classiquenews-annonce-presentation

LILLE : Nouvelle Carmen de Bizet par l’ONL, Alexandre BLOCH

carmen-bizet-alexandre-bloch-opera-lille-onl-orchestre-national-de-lille-annonce-opera-critique-opera-classiquenews-juillet-2019LILLE, ONL : BIZET : CARMEN, les 9, 11 et 12 juillet 2019. L’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre BLOCH concluent la saison 2018 – 2019 avec l’opĂ©ra romantique français le plus populaire : Carmen. C’est un ouvrage aussi lyrique que symphonique, oĂč inspirĂ© de MĂ©rimĂ©e, le compositeur Bizet, Ă  l’époque des impressionnistes, renouvelle la langue orchestrale par son sens des couleurs et de la mĂ©lodie. Si l’action se dĂ©roule en Espagne, Bizet ne voyagea jamais jusque lĂ ; et son hispanisme demeure fantasmĂ©, chromatique, sensuel
 d’une force poĂ©tique exceptionnelle, vraie correspondance avec la peinture de Manet, lui aussi passionnĂ© par les sujets ibĂ©riques. Comme la grande Olympia (1863), scandaleux nu en grand format, Bizet exprime la voluptĂ© rĂągeuse et exacerbĂ©e de Carmen, la cigariĂšre de SĂ©ville dont la libertĂ© provocante vaut bien la nuditĂ© Ă©rotique de Manet.
Comme pour mieux rendre digeste la franchise Ă©rotique de Carmen version Bizet, ses librettistes outrepassent la fidĂ©litĂ© Ă  MĂ©rimĂ©e : Meilhac et HalĂ©vy (si en verve chez Offenbach), tempĂšrent ainsi la tragĂ©die sulfureuse de Carmen en inventant le personnage de MicaĂ«la, blonde angĂ©lique qui fiancĂ©e au brigadier JosĂ©, tente de lui rappeler, ses devoirs de fils, ses vƓux amoureux, sa sagesse raisonnable. Evidemment, JosĂ© fera tout Ă  fait l’inverse de tout cela.

Dans le cadre d’un nouveau cycle musical estival « Les Nuits d’été », l’ONL, Orchestre National de Lille se dĂ©die Ă  prĂ©sent aux grands ouvrages lyriques. Carmen inaugure ce festival d’un nouveau genre qui en 3 dates, les 9, 11 et 12 juillet 2019, profite de l’excellente acoustique du Nouveau SiĂšcle, auditorium moderne, rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille. La version qu’a choisi Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre, est inĂ©dite, produisant une mise en espace avec illustrations et narrations, et un rĂ©citant dont les textes remplaçant les rĂ©citatifs parlĂ©s et chantĂ©s, sont nouveaux.

 

 

 

A LILLE, une CARMEN inédite
animée, illustrée, narrée


 

 

BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenews

 

 

Alexandre Bloch qui dirige ici l’opĂ©ra intĂ©gral pour la premiĂšre fois, entend montrer le gĂ©nie d’un Bizet de 36 ans, mort trop tĂŽt, dont l’orchestre chatoyant assure une synthĂšse de tout l’opĂ©ra français : lumiĂšre tragique voire Ă©blouissante, couleurs mĂ©diterranĂ©ennes (rapidement opposĂ©es, par Nietzsche, aux brumes culpabilisantes de Wagner)
 justesse des caractĂšres : Carmen arrogante et libre ; Escamillo le torero, viril et vainqueur ; face au tĂ©nor, JosĂ©, plus complexe, entre amant blessĂ©, tĂ©nĂ©breux et fou sanguin, nerveux autant que jaloux.

Le chef prolonge ainsi son travail sur l’écriture dramatique de Bizet dont il a, il y a deux ans, ressuscitĂ© dans une version urtext, la magie et l’onirisme romantique des PĂȘcheurs de perles (2017, cd CLIC de CLASSIQUENEWS).

Bizet a tout donnĂ© dans Carmen, jusqu’à perdre la vie, victime d’une rupture d’anĂ©vrisme selon la lĂ©gende.
Dans cette vaste fresque orchestrale, souvent enivrante, douĂ©e de superbes intermĂšdes symphoniques, Alexandre Bloch distingue quelques passages particuliĂšrement rĂ©ussis : au III, l’air des cartes « oĂč Carmen tire Ă  chaque fois la mort » ; Ă  la fin du mĂȘme acte III : la folie de Don JosĂ© qui comme une dĂ©claration clĂ©, dit Ă  Carmen : « tu me suivras jusqu’au trĂ©pas …, puis la brutalise. À la fin de ce passage, il apprend que sa mĂšre est sur le point de mourir et s’écrie : Ma mĂšre, ma mĂšre… . Il dĂ©cide alors de suivre MicaĂ«la avant de se retourner vers Carmen en lui lançant : Sois contente je pars, mais nous nous reverrons… »

OpĂ©ra comique, c’est Ă  dire avec rĂ©cits et dialogues parlĂ©s, Carmen crĂ©Ă© le 3 mars 1875, est Ă  Lille, est prĂ©sentĂ© dans un dispositif semi-scĂ©nique; Alexandre Bloch souhaitant surtout se concentrer sur la musique qui il est vrai vaut bien des mises en scĂšnes. Les rĂ©citatifs parlĂ©s-chantĂ©s accompagnĂ©s par l’orchestre (Ă©crits par Ernest Guiraud aprĂšs la mort de Bizet) sont Ă©cartĂ©s, et c’est l’humoriste Alex Vizorek qui assure la narration. Le « plus » du spectacle, qui devrait sĂ©duire le grand public : les illustrations et animations de GrĂ©goire Pont dont on se souvient des rĂ©alisations poĂ©tiques pour L’Enfant et les sortilĂšges de Ravel (Lyon, 2016) : ses dessins assureront le contexte visuel de chaque tableau dramatique. Nouvelle production Ă©vĂ©nement.

 

 

 

 

 

 

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BIZET : Carmen
LILLE, Nouveau SiĂšcle
Les 9, 11 et 12 juillet 2019 Ă  20h

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/carmen/

 

 

 

Version semi-scĂ©nique / ‹DurĂ©e : environ 2h40 minutes + entracte
Création le 3 mars 1875 à Paris

Orchestre National de Lille‹ / Direction : Alexandre Bloch
ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille – chef de chƓur : Yves Parmentier‹ / ChƓur maĂźtrisien du Conservatoire de Wasquehal – chef de chƓur : Pascale Dieval-Wils

Aude Extrémo : Carmen (photo ci dessous)
‹Antoine BĂ©langer : Don JosĂ©
Layla Claire : Micaëla
Florian Sempey : Escamillo
Pauline Texier : Frasquita
AdelaĂŻde Rouyer : Mercedes
JĂ©rĂŽme Boutillier : Le dancaĂŻre
Antoine Chenuet : Le Remendado
Bertrand Duby : Zuniga
Philippe-Nicolas Martin : MoralĂšs
Alex Vizorek : récitant
Grégoire Pont : illustrations et animations

Assistants Ă  la direction musicale : Jonas Ehrler et Victor Jacob
Chef de chant : Philip Richardson

 

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notre reportage vidĂ©o Les PĂȘcheurs de Perles par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (Reportage vidĂ©o en 2 volets, rĂ©alisĂ© au moment de l’enregistrement et de la reprĂ©sentation de l’opĂ©ra en version de concert et spatialitĂ© au Nouveau SiĂšcle de Lille, 2017)

http://www.classiquenews.com/bizet-les-pecheurs-de-perles-ressuscites-par-le-national-de-lille-alexandre-pham/

 

 

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notre critique du cd Les PĂȘcheurs de perles par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille

http://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/