ORLEANS, concert symphonique : 1er concert symphonique, Musique pour Craonne

Novembre orchestre symphonique d orleans concert pour craonne annonceORLÉANS, « MUSIQUE POUR CRAONNE », les 10 et 11 nov. L’Orchestre Symphonique d’Orléans propose en novembre un programme original, qui célèbre, agenda oblige, le Centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre. Ainsi au cours du week end des samedi 10 et dimanche 11 novembre, l’orchestre improvisera le dimanche à 11h « sur l’enregistrement optique d’un sismographe »… expérience inédite et promise à une révélation sonore particulière. L’offre musicale de ce premier cycle orchestral à Orléans est particulièrement éclectique mais fédérateur et cohérent autour de son sujet… les compositeurs à l’épreuve de la guerre. Au cours des deux concerts symphoniques, plusieurs élèves pianistes du Conservatoire d’Orléans joueront, alternant avec les pièces orchestrales. Tous les compositeurs ont été témoins ou ont participé aux épisodes du conflit européen au début du XXè, le plus sanglant dans l’histoire européenne…

 

 
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Présentation des œuvres :

 

 

George BUTTERWORTH : The Banks of Green willow
Co-fondateur de l’English Folk Dance Society, Butterworth compose en 1913 cette courte pièce orchestrale inspirée d’une balade du même nom. Il s’engage au début de la guerre dans l’infanterie légère et succombe à ses blessures lors de la bataille de la Somme en 1916.

Claude DEBUSSY : Berceuse héroïque
Au sommet de son art et trop âgé pour être mobilisé, Debussy, lucide et malheureux, compose la Berceuse héroïque, une surprenante œuvre de circonstance qui fait preuve d’un grand patriotisme artistique. Le compositeur meurt en mars 1918 sans voir la fin de cette guerre.

Albéric MAGNARD : Chant funèbre, op.9
Élégie composée pour honorer la mémoire de son père, cette courte pièce témoigne d’un sentiment recueilli, mais ne dédaignant pas l’expressivité, voire quelques traits pathétiques. Le musicien meurt tragiquement, voulant protéger ses biens contre l’envahisseur allemand.

 

 

César FRANCK : Symphonie en ré mineur
franck cesar portrait classiquenewsC’est la pièce maîtresse du programme et pour l’orchestre, un défi de taille pour le chef et les instrumentistes. A part, la seule symphonie de Franck, créée en 1889, propose en pleine vague wagnérienne déferlant sur l’Europe, une véritable alternative musicale : très soucieux de cohésion comme d’efficacité du développement musical, César Franck structure tout l’édifice selon le principe du thème cyclique, avec une architecture au souffle progressif, la clé se dévoilant – quasi spirituelle, dans le dernier et sublime dernier morceau… Au lendemain de la guerre franco-allemande de 1870, les repères artistiques sont troublés, l’école française s’affirme face au modèle allemand et à la fascination pour Wagner. La réaction hostile à l’unique symphonie de Franck témoigne des vifs débats qui secouent la France à la fin du XIXème siècle. Depuis, on sait la revanche que ce joyau symphonique a pris, au point de donner lieu à un catalogue discographique impressionnant. LIRE notre présentation complète de la symphonie en ré de César Franck, sommet de l’écriture symphonique romantique…

 
ORLEANS : Cap sur JS BACH, concerts de NOËL 2017

 

 

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Concert pour Craonne
Orchestre Symphonique d’Orléans
Marius Stieghorst, direction

boutonreservationSAMEDI 10 NOVEMBRE 2018 – 20h30
DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2018 – 16h00
Théâtre d’Orléans, Salle Touchard
RÉSERVATION:
http://www.orchestre-orleans.com/concert/musique-pour-craonne/

 

 

George BUTTERWORTH: The Banks of Green Willow
Claude DEBUSSY: La Berceuse héroïque
Maurice RAVEL: Frontispice pour piano à 5 mains
Jacques IBERT: Le vent dans les Ruines (en Champagne)
Albéric MAGNARD, Chant funèbre, op.9

Improvisation orchestrale sur l’enregistrement optique d’un sismographe le 11 novembre 1918 à 11h

Interventions des grands élèves des classes de piano du conservatoire d’Orléans

 

Illustrations : Orchestre Symphonique d’Orléans © Michel Perreau

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Compte rendu, concert ; Paris ; Philharmonie de Paris, le 16 septembre 2016 ; Robert Schumann (1810-1856) : Scènes du Faust de Goethe ; ChÅ“ur d’enfants et ChÅ“ur de l’Orchestre de Paris ; Orchestre de Paris ; Daniel Harding, direction.

daniel_harding_nomme_a_la_tete_orchestre_de_paris_meaL’Orchestre de Paris a donné ce soir son premier concert sous la direction de son neuvième chef attitré. Daniel Harding a choisi une œuvre aussi rare que belle et difficile : Les Scènes du Faust de Goethe de Robert Schumann. Vaste partition en forme d’oratorio, elle requiert outre un orchestre fourni, un grand chœur et un chœur d’enfants ainsi que de nombreux solistes dont trois voix d’enfants. Daniel Harding a donc tenu dans sa main de velours, ferme et vivifiante près de 300 musiciens et chanteurs. Le résultat est enthousiasmant. La partition de Schumann est la seule, et je pèse mes mots, à rendre compte de la dimension philosophique de l’immense ouvrage de Goethe : Gounod a écrit d’avantage une Margarethe qu’un Faust et Berlioz a manqué de profondeur même si il a su rendre compte de la dimension fantastique comme nul autre. Daniel Harding a pris à bras-le-corps la partition schumanienne et a su la mener à bon port c’est à dire vers l’au-delà. Une direction ferme, nuancée, dramatique mais également pleine de délicatesse et de finesse. Une attention permanente aux équilibres parfois complexes nous a permis d’entendre chaque mot de Goethe y compris avec les enfants solistes remarquables de présence fragile et émouvante.

Un Faust magistral

05_Daniel Harding Filarmonica foto Silvia Lelli 2-k2mE--1200x900@Quotidiano_Inside_Italy-WebLes solistes ont tous été choisis avec soin. Les deux sopranos Hanna-Elisabeth Müller et Mari Eriksmoen ont été remarquables de beauté de timbre, de lumière et d’implication dramatique. Deux très belles voix de sopranos qui sont en plus de très belles femmes élégantes et rayonnantes. Le ténor d’Andrew Staples est une voix de miel et de texte limpide avec une  grande noblesse. Les deux basses Franz-Josef Selig et Tareq Nazmi sont parfaits de présence, surtout le premier en malin. Bernarda Fink de son beau timbre noble et velouté a, dans chaque intervention, et parfois très modeste, marqué une belle présence d’artiste. Le grand triomphateur de la soirée est Christian Gerhaher dans une implication dramatique totale que ce soit dans Faust amoureux ou vieillissant et encore d’avantage en Pater Seraphicus et en Dr. Marianus. La voix est belle, jeune et moelleuse. Les mots sont ceux d’un liedersänger avec une projection parfaite de chanteur d‘opéra. Ces qualités associées en font l’interprète rêvé de ces rôles si particuliers.
L’Orchestre de Paris a joué magnifiquement, timbres merveilleux, nuance subtiles et phrasés amples. L’orchestration si complexe de Schumann a été mise en valeur par des interprètes si engagés. Les chœurs très sollicités ont été à la hauteur des attentes et tout particulièrement les enfants. Ils ont été admirablement préparés par Lionel Sow, plus d’un a été saisi par la puissance dramatique des interventions.
Une très belle soirée qui est a été donnée deux fois (reprise le 18 septembre) une grande œuvre qui n’a et de loin, pas assez de présence dans nos salles. Sa complexité et le nombre des interprètes ne sont pas étrangers à cette rareté. En tout cas la salle bondée a été enthousiasmé. Le public est là pour cette œuvre pourtant réputée difficile quand des interprètes de cette trempe nous l’offre ainsi. Le soir de la première toutes les places de la vaste salle de la Philharmonie ont été occupées. Daniel Harding a ainsi amorcé avec panache sa complicité avec l’Orchestre de Paris et avec le public.

Compte rendu concert ; Paris ; Philharmonie de Paris, le 16 septembre 2016 ;  Robert Schumann (1810-1856) : Scènes du Faust de Goethe ; Hanna-Elisabeth Müller, Mari Eriksmoen, sopranos ; Bernarda Fink, mezzo-soprano ; Andrew Staples, ténor ; Christian Gerhaher, baryton ; Franz-Josef Selig, Tareq Nazmi, basses ; ChÅ“ur d’enfants et ChÅ“ur de l’Orchestre de Paris : Lionel Sow, Chef de chÅ“ur ; Orchestre de Paris ; Direction, Daniel Harding.
Photo : Silvia Lelli

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L’Orchestre de Paris

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Poste à pourvoir de suite à Paris

Missions : élaborer la saison de concerts baroque de l’orchestre (lyrique en concert, symphonique, de chambre, récitals lyriques, musique sacrée), recruter les pupitres manquants, assurer les répétitions générales, etc…

déplacements pour tournées sont à prévoir, y compris à l’étranger : a minima, 2 déplacements de 3 jours par mois zones USA, Amérique du Sud, Asie, Australie…

Salaire : 8000 euros mensuels brut + bonus sur résultats en fin de saison

contacter Mme Natalia, bureau administration de l’Orcheste de Paris, 212 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris. Référence obligatoire Poste Chef BAR/2013

Adresser votre candidature avant le 23 mai 2013 (soit jusqu’au 22 mai, minuit). Le cachet de la poste fera foi.