ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

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dépêches

  • PIANO FOLIES festival touquet 2014

    COMPTE-RENDU, concert. Le TOUQUET Paris-plage, Festival des Pianos Folies, le 16 août 2019. Récital Alexandre Tharaud, piano. GRIEG, BEETHOVEN, HAHN, RAVEL… Par notre envoyé spécial MARCEL WEISS… Un récital d’Alexandre Tharaud ressemble à une conversation entre gens de bonne compagnie. Conversation qu’il ouvre par une sobre présentation de son programme – comme toujours construit avec subtilité – et la justification de ses choix. En l’occurrence, l’envie de rassembler quatre compositeurs qu’il reconnait particulièrement adorer, en un hommage à la musique baroque, française notamment, dont il s’est montré par le passé un talentueux interprète.
    Grieg en premier lieu, des extraits de…

  • concert piano critique classiquenews Guy_© Christophe GREMIOT_17082019-6

    COMPTE-RENDU,Concert. Festival de La Roque d’Anthéron 2019. La Roque d’Anthéron. Parc du Château de Florans, le 17 Août 2019. L.V. BEETHOVEN. F.F. GUY. La grande connaissance de la musique de Beethoven par François-Frédéric Guy est bien connue au concert. Il a également enregistré probablement toute la musique de Beethoven pour piano, sonates, pour piano seul et à deux, musique de chambre et concertos. Son allure calme, sa concentration sereine donnent immédiatement un sentiment de sécurité. Il débute son concert avec la 16 ème des 32 Sonates de Beethoven. Elle possède donc une position centrale dans cette production prodigieuse. Alors qu’elle…

  • orphee-offenbach-salzbourg-salzburg-koskie-critique-opera-classiquenews-opera-critique-classiquenews

    COMPTE-RENDU, opéra. SALZBOURG / Salzburg Festspiel 2019, le 17 août 2019. OFFENBACH : Orphée aux enfers. Beekman, Desandre, Max Hopp… Barrie Kosky. Avec cette nouvelle production savoureuse, Salzbourg 2019 fête à son tour le bicentenaire Offenbach 2019, légitime offrande accréditée par la validation préalable du spécialiste JC Keck, auteur de l’édition critique des opéras du divin Jacques. Orphée apporte dans l’histoire de l’opéra, sa verve impertinent et bouffe, au délire déjanté, drôlatique, dont l’australien Barrie Kosky, par ailleurs directeur du Komische Oper Berlin (l’Opéra comique berlinois), fait un spectacle en tableaux bien caractérisés, dignes d’une revue musicale. Très inspiré par…

  • piano-concert-festival-critique-classiquenews-review-classiquenews-vikingur-olaffson-rameau-critique-concert-piano-classiquenews-roque-antheron-aout-2019

    COMPTE-RENDU, récital de piano. La Roque d’Anthéron, le 14 août 2019. Festival International de piano de La Roque d’Anthéron. Parc du Château de Florans. Oeuvres de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et Claude Debussy (1862-1928) . Par notre envoyé spécial YVES BERGÉ. Grand, mince, allure de gendre idéal, lunettes , costume clair, très classe, le pianiste trentenaire, originaire de Reykjavik, s’avance vers le public, micro à la main et explique, en anglais, qu’il est un heureux papa depuis quatre mois, ce qui a changé sa vie et l’a amené aussi à modifier quelque peu le programme. On n’entendra donc pas Les Tableaux…

  • piano-concert-critique-classiquenews-grosvenor-Grosvenor_©-Christophe-GREMIOT_13082019-6

    COMPTE-RENDU, concert. La Roque d’Anthéron, Parc du château de Florans, le 13 Août 2019. R. SCHUMANN. F. CHOPIN. L. JANACEK.  S. PROKOFIEV. V. BELLINI/F. LISZT. B. GROSVENOR. Le monde du piano classique ne cesse de pouvoir compter sur cette nouvelle génération très prometteuse de pianistes hyper doués techniquement, venant de tous pays. C’est ainsi que la programmation des plus grands festivals est toujours renouvelée. La Roque d’Anthéron l’an dernier nous avait présenté l’immense Daniil Trifonov (lire notre chronique d’alors : été 2018), l’incroyable Alexandre Kantorov cette année … sans omettre, la découverte du prodigieux Benjamin Grosvenor. Prodige qui à 11…

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  • FRANCE MUSIQUE, dim 18 août 2019. STRAUSS : Salomé. De toutes les femmes conçues sur la scène lyrique par Richard Strauss, Salomé serait le plus « monstrueuse », inspirée par la pièce envoûtante et saisissante d’Oscar Wilde. Le poète et dramaturge anglais y fusionne de façon trouble l’ingénuité et la volupté, une innocence perverse qui séduite par le prophète réclame sa tête, avant de saisir Hérode dans l’hypnose érotique puis l’horreur criminelle. La musique de Strauss exprime exactement la pulsion frénétique, entre amour, désir et mort. Avant LULU de Berg, Strauss aborde la féminité sous l’angle de la sexualité, plus…

  • FRANCE MUSIQUE, sam 17 août 2019. OFFENBACH : Les Contes d’Hoffmann. BARCAROLLE FEERIQUE AMOUREUSE… « Belle nuit, ô nuit d’amour, souris à nos ivresses. Nuit plus douce que le jour, ô belle nuit d’amour » En 1864, pour son opéra Les Fées du Rhin, Offenbach avait composé une mélodie qu’il utilisera de nouveau pour ouvrir le troisième acte des Contes d’Hoffmann, dans une célébrissime barcarolle interprétée par Nicklausse et Giulietta. Le personnage principal poursuit le récit de ses aventures sentimentales et fantastiques ; il nous entraîne à Venise pour cet acte final, mais aussi sur les pas de la mystérieuse…


    télé

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  • FRANCE 2. SCHÖNBRUNN SYMPHONIQUE. Le 2 sept 2019. AU CLAIR DE LA LUNE, « Concert des nuits d’été de Schönbrunn 2019 », lundi 2 septembre 2019 à 00:25. Prenez un cadre grandiose et évidemment… royal : Vienne (ou plûtot les environs viennois offrent le Versailles autrichien, soit la résidence des Habsbourg viennois, le palais impérial de Schönbrunn. Offrez un concert gratuit en plein air avec pour décor de fond, la façade du palais… et vous obtiendrez une soirée magique dont les vedettes sont essentiellement les instrumentistes du Philharmonique de Vienne, le meilleur orchestre au monde, c’est à dire celui le…

  • ARTE, sam17 août 2019. OFFENBACH: Orphée aux enfers (Kosky). Depuis Salzbourg 2019. L’édition 2019 du Festival de Salzbourg consacre le génie lyrique d’Offenbach par une nouvelle production d’Orphée aux Enfers (1858) mise en scène par l’australien Barrie Kosky dont la truculence et l’impertinence offrent de nouvelles clés de lecture et de compréhension. Nul doute que l’opéra bouffon qui fut le plus grand succès de Jacques aux Bouffes-Parisiens à la fin des années 1850 ne stimule la verve délirante du metteur en scène et directeur (depuis 2012) du Komische Oper Berlin. Son goût de la parodie, des travestissements, pour l’esprit surréaliste…


    concerts et opéras

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  • GSTAAD DIGITAL FESTIVAL : récital Ute Lemper, sam 10 août 2019. A 19h30, dans l’église de Saanen, lieu emblématique du Festival, la chanteuse séductrice, suave, provocante, Ute Lemper interprète « Cabaret & chansons » avec son orchestre (violon, basse, piano et bandonéon). Le programme revisite la poésie parfois glaçante du duo Weill / Brecht, mais aussi les classiques de la chanson française et l’esprit de Paris, avec une sélection de chansons de la même Piaf et de Jacques Brel…
    LIRE la présentation sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL
    https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-today-s-music-10-08-19

    Interprète inspirée des chansons cabaret mordantes et sensuelles, conçu dans…

  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL, ven 9 août 2019, 17h30. Conducting Academy, concert de clôture 1. Sous la tente monumentale et blanche de GSTAAD, se déroule l’un des programmes très attendus (et donc très suivi par le public) qui distinguera les meilleurs jeunes chefs candidats cet été en Suisse, venus perfectionner leur maîtrise de la direction d’orchestre (précisément l’Orchestre du Festival de Gstaad, le GFO Gstaad Festival Orchestra, une éblouissante phalange orchestrale réunissant les meilleurs instrumentistes de Suisse et d’Allemagne, entre autres). Au programme de ce concert passionnant à suivre : Dvorak (Symphonie n°9 « du Nouveau Monde »), Verdi (Ouverture de…

  • ORLEANS, Orch Symphonique. Les 12 et 13 oct 2019. RAVEL, BERNSTEIN… Pour son premier concert de la saison 2019 – 2020, l’Orchestre Symphonique d’Orléans rend hommage au génie de Ravel, inspiré par l’Amérique, divin orchestrateur de Moussorgski… Depuis sa création en 1921, l’Orchestre Symphonique d’Orléans (OSO) perpétue une très active tradition orchestrale à Orléans. Après Jean-Marc Cochereau qui le porta pendant plus de 20 ans, Marius Stieghorst pilote aujourd’hui la phalange avec l’engagement et le sens des risques et des défis qui assurent à la formation sa vivacité. Actuellement chef assistant à l’Opéra National de Paris, Marius Stieghorst (né en…

  • SAINTE-ADRESSE (76). Dim 4 août 2019. D PRESCHEZ : Quatuor d’un mouvement d’un seul. Quatuor Onslow. La NORMANDIE accueille début août la création du Quatuor de Dominique Preschez. Ils portent le nom d’un compositeur français romantique, qui fut pourtant à l’époque de Beethoven, un pur génie de la forme symphonique et chambriste en France : Onslow. Les quatre instrumentistes du Quatuor Onslow (formé en 2013 à l’occasion de la saison musicale des Concerts Vinteuil, au Reid Hall à Paris) jouent ce 4 août prochain, le saisissant Quatuor de Dominique Preschez : « d’un mouvement d’un seul »… Les 4 interprètes…

  • ORANGE, Chorégies, lun 29 juil 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des mille. Créée à Munich au moment de l’Exposition Internationale, le 12 septembre 1910, la Symphonie des Mille ou Symphonie n°8 de Gustav Mahler est un immense chant d’espoir qui marque aussi la pleine maturité d’une écriture enfin apaisée, après les tourments plus ou moins contrôlés et assumés des Symphonies n°5, n°6 et surtout n°7, symphonies autobiographiques où le conflit, la noirceur, la présence de forces cosmiques insurmontables, les blessures liées à son destin personnel et sa vie sentimentale, sont le sujet principal. Ici rien de tel, sinon, une arche…

  • TOUL, 10ème FESTIVAL BACH, jusqu’au 12 octobre 2019. En 2019, le Festival Bach de la Ville de Toul fête ses 10 ans. Noyau d’une nouvelle saison festive, soulignant les 10 ans du Festival, les Grandes Orgues de la Cathédrale Saint-Etienne célèbrent ainsi le génie de Jean-Sébastien Bach. Comme aussi les grandes pages de la musique (signées Couperin, Mozart… ou Haendel, autre génie et contemproain de Jean-Sébastien). Ainsi il n’y a pas qu’à Leipzig que les grandes orgues de la ville abordent l’écriture de Bach en en questionnant la portée poétique comme le souffle universel. Bach est indémodable ; sa musique,…

  • METZ, Arsenal. Le 13 sept 19 : Mozart, Berlioz. D. Reiland. Concert symphonique d’ouverture de la nouvelle saison 2019 2020. L’orchestre maison ouvre le grand bal musical de sa nouvelle saison 2019 2020 : sous la direction du chef David Reiland, nouveau directeur musical in loco, le programme promet d’être à la fois généreux et orchestralement passionnant. En septembre 2019, Metz est ainsi à la fête, grâce au premier concert symphonique de septembre. Au programme, grand bain orchestral avec le dernier MOZART, virtuose de l’écriture orchestrale et d’une furieuse invention dans un triptyque ultime que les plus grands chefs ont…

  • SCEAUX, La Schubertiade de Sceaux 2019 : 12 oct 2019 – 25 avril 2020. La Ville de Sceaux reprend sa superbe série de musique de chambre, la bien nommée « Schubertiade de Sceaux » grâce à l’initiative d’Elisabeth Atanassov et du pianiste Pierre-Kaloyann Atanassov qui assure la direction artistique du cycle musical. Pour la nouvelle saison 2019 – 2020, 6 concerts sont annoncés, selon le rituel désormais identifié par les très nombreux spectateurs : chaque samedi, à 17h30, à l’Hôtel de Ville de Sceaux. Heureuse initiative où le concert classique fait partie des meubles du cadre municipal. Voilà un cas…

  • BRUXELLES, Concervatoire. Lun 22 juillet 2019. DIANA BARONI TRIO. Elle chante, elle joue du traverso, a le goût des métissages et des évocations nostalgiques, artiste complète, Diana Baroni poursuit des chemins de traverses, hors catégories traditionnelles et classiques. Ses mondes ressuscitent la dignité parfois refusées des opprimés, qu’il soit esclave devenu musicien et compositeur libre (son dernier spectacle, remarquable et saisissant dédié à la figure d’Emidy / Emidy Project), ou femmes du nouveau monde, ainsi que s’intitule son récital à Bruxelles, le 22 juillet prochain. Les mélodies et airs du concert bruxellois empruntent à ses programmes actuels et passés, plusieurs…

  • TOUL, le 7 juil 2019 : Musique BAROQUE à Saint-Etienne. 10ème FESTIVAL BACH, jusqu’au 12 octobre 2019. En 2019, le Festival Bach de la Ville de Toul fête ses 10 ans. Noyau d’une nouvelle saison festive, soulignant les 10 ans du Festival, les Grandes Orgues de la Cathédrale Saint-Etienne célèbrent ainsi le génie de Jean-Sébastien Bach. Comme aussi les grandes pages de la musique (signées Couperin, Mozart… ou Haendel, autre génie et contemproain de Jean-Sébastien). Ainsi il n’y a pas qu’à Leipzig que les grandes orgues de la ville abordent l’écriture de Bach en en questionnant la portée poétique comme…

  • LILLE, ONL : BIZET : CARMEN, les 9, 11 et 12 juillet 2019. L’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre BLOCH concluent la saison 2018 – 2019 avec l’opéra romantique français le plus populaire : Carmen. C’est un ouvrage aussi lyrique que symphonique, où inspiré de Mérimée, le compositeur Bizet, à l’époque des impressionnistes, renouvelle la langue orchestrale par son sens des couleurs et de la mélodie. Si l’action se déroule en Espagne, Bizet ne voyagea jamais jusque là; et son hispanisme demeure fantasmé, chromatique, sensuel… d’une force poétique exceptionnelle, vraie correspondance avec la peinture de Manet, lui…

  • TOUL. Festival BACH, week end Variations GOLDBERG, les 29 et 30 juin 2019. Pascal Vigneron, directeur du Festival Bach de Toul propose ce week end, samedi 29 et dimanche 30 juin 2019, un cycle entièrement dédié aux Variations Goldberg de JS BACH, sommet absolu du genre Thème et Variations. La partition sera interprétée au piano et au clavecin et aussi à l’orgue par Pascal VIGNERON lui-même. Ce dernier a récemment fait paraître une nouvelle interprétation des Goldberg sur le grand orgue de la Cathédrale de Toul (LIRE ici notre critique du cd Variations Goldberg de Bach par Pascal Vigneron, 1cd…

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  • GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY 2019 : LIVESTREAM à 15h aujourd’hui : masterclass d’ANDRAS SCHIFF. LIVESTREAM ! Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL développe ses contenus digitaux et dévoile des sessions inédites en exclusivité sur la toile… Visionnez aujourd’hui en direct la masterclass de Sir Andras Schiff depuis la plateforme Gstaad Digital Festival à partir de 15h. Cette masterclass fait partie des nombreux ateliers pédagogiques que propose le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL (7 académies au total dont une exceptionnel académie de direction d’orchestre, – session unique en Europe chaque été).
     
     

     
     
    CONNECTEZ-VOUS pour la Master class d’Andras Schiff au GSTAAD…

  • Internet en direct. BALANCHINE : JEWELS, le 11 avril 2019, 19h30. STAATSOPER.TV, Munich, Bayerische Staatsoper. L’opéra de Bavière à Munich créé l’événement avec la retransmission du Ballet JEWELS de George Balanchine (1967) / Music: Gabriel Fauré, Igor Strawinsky, Peter I. Tschaikowsky / Soloists and ensemble of the Bayerisches Staatsballett. Dans l’ordre, Emeraude, Rubis, Diamants
    LIVE STREAM, JEUDI 11 avril 2019 à 19h30 (7.30 pm CEST)
    + d’infos : https://www.staatsoper.de/en/staatsopertv.html?no_cache=1&utm_campaign=advertisement&utm_medium=display&utm_source=bachtrack.com
     
     
     
    L’élégance Balanchine
     
    Joyaux (Jewels), triptyque chorégraphique conçu par le maître du ballet néoclassique, Balanchine est créé en 1967 à New York et devient l’emblème de la compagnie…

  • MUPA, BUDAPEST, en direct sur internet. Lun 11 mars 2019, 19h (MUPA Budapest). MONTECLAIR : Jephté. György VASHEGYI, direction. Le chef hongrois György Vashegyi recrée Jephté, chef-d’œuvre de Michel Pignolet de Montéclair, unique exemple de tragédie composée sur un sujet biblique en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. MONTECLAIR (Michel Pignolet de Montéclair : 1667 – 1737) fait le lien entre les derniers feux du règne de Louis XIV et l’esprit de la régence. C’est le maillon qui manquait à notre connaissance entre la pompe de Lully et le génie symphonique de Rameau. Pignolet devenu Monteclair à partir de son…

  • LILLE, Nouveau Siècle : La 2ème Symphonie de Mahler, le 28 février 2019. Et aussi en direct sur Youtube. 2è volet de l’épopée orchestrale majeure, portée par l’ONL Orchestre National de Lille… Après une Symphonie n°1, « Titan », mémorable, voici le déjà 2ème volet : la Symphonie n°2 dite « Résurrection » qui sollicite en plus de l’orchestre, le concours du chœur (adultes et enfants), deus voix féminines – alto et soprano, afin que se réalise cette ascension spirituelle du FInale où le salut est enfin promis au héros (et donc à l’auditeur). Pas facile de se confronter à…

  • DIRECT LIVE : BERLINER PHILHARMONIKER : Y Nézet-Séguin : Debussy, Prokofiev, aujourd’hui, ven 15 fev 2019, 20h. Né à Montreal en 1975, le franco canadien YANNICK NEZET SEGUIN, est directeur musical du Metropolitan Opera New York depuis sept 2018. Le chef dirige ce programme français, poursuite de son concert précédent à Berlin comprenant des oeuvres de Berlioz (Symphonie Fantastique), Messiaen (Les offrandes oubliées) et déjà Prokofiev (Concerto pour piano n°2 avec le paianiste Yefim Bronfman) en octobre 2010, c’était ses débuts avec le Philharmonique de Berlin / Berliner Philharmoniker. Clou de ce cycle orchestral, le poème pour orchestre La Mer…


    cinéma

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  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fév 2019. Ciné-concert de rêve à Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de résonateur, d’amplificateur à sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composé l’une des musiques de films les plus envoûtantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraît), mais aussi dans le drame et l’onirisme des étoiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand écran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…

  • DON PASQUALE au cinéma, mardi 19 juin 2018, 19h30. La saison lyrique 2017/2018 s’achève à Paris, avec une œuvre inédite sur la scène de Bastille : DON PASQUALE, comédie bouffe de Donizetti. Créé à Paris en 1843, à la charnière de plusieurs époques, DON PASQUALE, œuvre composite et variée, est l’apothéose du genre buffa. Un clin d’œil de Donizetti au génie qui l’a précédé : le Rossini du Barbier de Séville. La mise en scène est confiée à Damiano Michieletto qui inscirt la voie de la sincérité et de la profondeur dramatiques au cœur d’une œuvre en apparence légère. Au…

  • CINEMA, le 12 avril 2018. BERLIOZ : Benvenuto Cellini par Terry Gilliam. Créée en 2014 en Grande Bretagne (pour l’English National Opera), la production de Benvenuto Cellini de Berlioz – grand opéra historique Renaissance du Romantique, admirateur de Gluck, a tourné dans les grands théâtres lyriques d’Europe – Madrid, Barcelone et Rome, … dans la conception du réalisateur pétaradant Terry Gilliam (ex Monty Python, concepteur du film lui aussi délirant et très juste Brazil). Pas sûr que l’imagination style « grand bazar » facile au grand écran, s’accore idéalement au dispositif de la scène lyrique… à la réalité de sa…

  • CINEMA. Le 25 avril 2017, 19h : SNEGOUROTCHKA de Rimsky-Korsakov. En direct de l’Opéra national de Paris, les salles de cinéma partenaires diffusent en direct l’opéra de Rimski-Korsakov très rarement jouée en France: SNEGOUROTCHKA ou LA FILLE DE NEIGE. Chef-d’œuvre de la littérature populaire slave, LA FILLE DE NEIGE développe un imaginaire féerique nourri des rigueurs du climat. C’est la nouvelle soprano égérie du label Decca, Aida Garifullina, qui prête sa voix à Snegourotchka, la direction musicale et la mise en scène réunissant deux autres artistes russes : le jeune chef d’orchestre Mikhail Tatarnikov et le metteur en scène Dmitri…

  • CINEMA. Sonya Yoncheva chante Norma, lundi 26 septembre 2016, 19h30. En direct du Royal Opera House de Covent Garden, les salles de cinéma diffusent la prise de rôle événement de cette rentrée lyrique européenne : Norma par la soprano vedette Sonya Yoncheva.
     
     
    A l’affiche du Royal Opera House de Covent Garden à Londres, le sommet belcantiste de Bellini, Norma de 1831, permet actuellement une prise de rôle proche du sublime par la soprano Sonya Yoncheva, – pour classiquenews, l’une des divas assolutas de l’heure, avec sa consoeur Anna Netrebko (dont le récent album discographique Verismo a obtenu le…


    expos

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  • Exposition. PARIS, « Un air d’Italie », Palais Garnier, Bibliothèque-Musée de l’Opéra : L’Opéra de Paris de Louis XIV à la Révolution : 28 mai – 1er septembre 2019. Organisée par la BnF et l’Opéra national de Paris, l’exposition souligne le 350e anniversaire de l’Opéra de Paris ; elle interroge l’histoire, souvent tumultueuse, de la première scène lyrique française, sous un angle inédit : celui du dialogue continu entre les modèles français et italien. De 1669 à 1791, l’Opéra de Paris tente d’incarner sa propre continuité entre référence à un modèle transalpin et affirmation d’une ambition nationale. 130 pièces (manuscrits,…

  • PARIS, Musée d’Orsay, DEGAS à l’Opéra : 24 sept 2019-19 janv 2020. Quand il peint les danseuses, Edgar Degas aime les plans originaux, décalés, hors scène frontale, dans les coulisses et en dehors de la représentation elle-même ; c’est pourquoi, ses vues dévoilent ce qui n’est pas connu ni officialisé : l’arrière de la scène, le foyer, les répétitions,… tout un monde non convenu, jamais attendu dont la liberté se lit dans les poses inédites. Il peint des corps désarticulés, et comme mécanisés, c’est à dire déshumanisés, mais dont la ligne est saisissante. A l’Opéra, aux côtés des danseuses et…

  • NANCY, Opéra. EXPOSITION «  Opéra ! », 3 siècles de création à Nancy : 9 nov 2018 – 24 fev 2019. Avant les célébrations du Centenaire de l’Opéra de Nancy inauguré le 14 octobre 1919, l’exposition « Opéra ! » propose de retracer 310 ans d’histoire artistique au coeur de la cité ducale nancéienne. 3 salles de spectacle se sont succédées à Nancy depuis le XVIIIème siècle. En 1709, un opéra est inauguré à proximité du palais ducal. Construit pour le duc Léopold de Lorraine, il est réalisé sur des plans de l’architecte italien, spécialiste des machineries et des dispositifs…

  • PARIS, Exposition VENISE éblouissante. Du 26 sept 2018 au 21 janv 2019. Rétrospective attendue et totalement enivrante… Après l’exposition sur le Second Empire « spectaculaire » (Orsay), voici venu le temps de Venise « éblouissante » : notre époque surmédiatisée affectionne les superlatifs pour exister et créer le buzz (?!). Aux plus réservés, avouons que cette exposition parisienne présentée au Grand Palais pourrait bien être l’expo phare de cette rentrée, tant l’art qui y est concentré, suscite l’admiration par son raffinement et sa joie de vivre. D’autant que la période analysée (le XVIIIè) est peu connue. En effet si l’on…

  • SAINT-GERMAIN : Exposition Debussy à la plage, jusqu’au 15 décembre 2018. Un épisode dans la vie de Debussy… Saint-Germain en Laye (78), la ville natale de Debussy rend hommage à son génie à travers un éclairage inédit et plutôt surprenant s’agissant d’un compositeur qui de surcroit n’a pas été très bavard sur sa vie privée (comme Ravel). Le 1er août 1911, Claude Debussy s’installe avec sa famille sur une plage normande. Pendant son séjour à Houlgate, il n’écrira pas une note de musique. Durant un mois, l’auteur reconnu, à la fois raffiné et révolutionnaire, qui a écrit l’opéra singulier « …


ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

carmen-bizet-alexandre-bloch-opera-lille-onl-orchestre-national-de-lille-annonce-opera-critique-opera-classiquenews-juillet-2019ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Ce pourrait être enfin une Carmen espérée, fantasmée, idéale, réalisée à Lille en ce début d’été 2019. L’Orchestre National de Lille en plus de son éloquence (et appétit) symphonique, ne montrerait-il pas une disposition égale et des affinités assumées pour le lyrique ? Entretien avec François BOU, directeur général de l’ONL Orchestre National de Lille, à propos de Carmen, nouveau spectacle lyrique présenté au Nouveau Siècle, qui inaugure les 9, 11 et 12 juillet 2019, un nouveau cycle estival pour l’orchestre, « Les Nuits d’été ». Distribution, illustrateur, récitant… , place de la musique et retour à Mérimée… François Bou présente Carmen dans le dispositif particulier de l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille.

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CNC / CLASSIQUENEWS : Pourquoi lancez-vous avec cette Carmen au Nouveau Siècle, une nouvelle série musicale, invitant les spectateurs, à suivre le travail de l’Orchestre National sous la direction de leur directeur musical, Alexandre Bloch ?

François BOU : Nous sommes partis du constat que sur la Métropole lilloise, il n’y avait plus d’offre culturelle et musicale à partir de fin juin, alors que le public n’avait pas pour autant déserté le territoire. Il y avait donc un créneau possible, dans la première quinzaine de juillet, chaque été. D’autant que pour l’Orchestre, le lyrique demeure un domaine important pour son enrichissement, son expérience, pour l’élargissement du répertoire. Nous présentons à peu près 39 programmes symphoniques par saison, et une session dans la fosse de l’Opéra de Lille. Il s’agit donc de compléter l’expertise symphonique de l’Orchestre National de Lille en s’ouvrant au lyrique. D’autant plus que notre directeur musical, Alexandre BLOCH est lui-même très sensible au genre opéra.

 

 

L’Histoire de CARMEN au Nouveau Siècle à Lille
Tragédie haletante entre drame et lumière

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : le premier enregistrement d’Alexandre Bloch était dédié aux Pêcheurs de perles de Bizet. Déjà, il s’agissait de l’opéra et de Bizet. Avec Carmen en juillet 2019, serait-ce une manière d’approfondissement du travail amorcé avec les Pêcheurs de perles ?

François BOU : Absolument, c’est à la fois un prolongement et un approfondissement. Après Les Pêcheurs de perles qui sont un ouvrage de jeunesse, – donné au Nouveau siècle et enregistré dans la foulée, Carmen dévoile l’orchestre raffiné et très dramatique du dernier Bizet. Ce qui fait l’intérêt des Pêcheurs de perles, c’est justement ce qu’Alexandre Bloch et les instrumentistes de l’Orchestre ont su déployer : la flamme dramatique d’une partition dont les critiques de Bizet ont épinglé le wagnérisme. Justement, musiciens et chefs ont exploité tous les ressorts dramatiques des Pêcheurs de perles, avec l’énergie propre à Alexandre Bloch : son élégance, son souci de clarté. Tout cela devrait profiter au très grand raffinement de Carmen dont l’orchestration comme vous savez, est l’une des plus abouties dans l’histoire de l’opéra romantique français. Pour réussir ce nouveau défi, nous avons réuni une distribution francophone (française et québécoise) comprenant Florian Sempey (Escamillo, déjà présent dans les Pêcheurs de perles), Aude Extrémo (Carmen) qui réalise comme le ténor pour Don José (Antoine Bélanger), une prise de rôle.

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Il ne s’agit pas d’une production classique, avec mise en scène et décors. Plutôt d’un dispositif particulier qui exploite les ressources propres à l’Auditorium du Nouveau Siècle. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

François BOU : Nous avons fait appel à un illustrateur, Grégoire Pont dont les créations graphiques et quelques animations évoqueront le cadre de l’action. Les spectateurs seront immergés dans son imaginaire visuel grâce aux projections en grand format. S’agissant du drame proprement dit, nous avons écarté les dialogues et les récits et c’est le récitant Alex Vizorek qui assurera la continuité de l’action et le lien entre chaque séquence lyrique : le texte qu’il a écrit, s’inspire directement de la nouvelle de Mérimée. C’est donc aussi un retour à la source littéraire du mythe de Carmen. Avec Alexandre Bloch, nous avons souhaité laisser toute la place à la musique, au chant des solistes, à celui de l’orchestre, au choeur également. Pour que le public comprenne chaque situation et se saisisse immédiatement du souffle tragique de l’histoire de Carmen. Il en résulte à mon avis, une conception équilibrée où se détachent lumière et drame.

Propos recueillis en juillet 2019

 

 

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APPROFONDIR

Les Pêcheurs de Perles, 2 cd Pentatone / Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH, enregistré en mai 2017 – CLIC de CLASSIQUENEWS 2018
http://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

REPORTAGE vidéo Les Pêcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH
http://www.classiquenews.com/bizet-les-pecheurs-de-perles-ressuscites-par-le-national-de-lille-alexandre-pham/

LIRE aussi notre présentation de CARMEN de BIZET, les 9, 11 et 12 juillet 2019 au Nouveau Siècle à LILLE / Orch National de Lille / Alexandre BLOCH

 

 

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LIRE aussi notre présentation de la nouvelle saison 2019 – 2020 de l’Orchestre National de Lille : temps forts, chefs et solistes invités, diversité de l’offre de concerts et cycles événements…

 

ONL, ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, nouvelle saison 2019 – 2020

ONL-orchestre-national-de-lille-saison-2019-2020-nouvelle-saison-symphonique-annonce-concerts-symphonies-chefs-maestro-opera-classiquenews-VIGNETTE-COR-19-20SAISON 2019 – 2020. ONL, Orchestre National de Lille. L’orchestre fondé par Jean-Claude Casadesus poursuit sa formidable odyssée grâce à son nouveau directeur musical, Alexandre BLOCH. Un musicien dynamique qui ne s’économise guère, ayant le goût des défis impressionnants, fusionnant grands effectifs et sens du détail comme de l’architecture. Les deux années écoulées ont démontré cette capacité du colossal et de l’intime dans le choix de partitions qui supposent un grand engagement collectif : l’inclassable mais fraternelle MASS de Bernstein, le cycle en cours dédié aux Symphonies de Gustav Mahler (avec bientôt le massif herculéen de la 8è dite des « mille » qui réunit alors, les 20 et 21 novembre 2019, pas moins de 300 artistes sur le plateau)…
La nouvelle saison 2019-2020 s’annonce sous les mêmes proportions (dont la 9è de Beethoven associant solistes, chœurs et orchestre pour un final somptueusement festif les 25 et 26 juin 2020)… LIRE notre présentation complète

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BIZET-classiquenews-critique-opera-annonce-classiquenews-orchestre-national-de-lille-carmen-alexandre-bloch-9-11-12-juillet-auditoirum-nouveau-siecle-nuits-d-ete-a-lille-opera-de-lille-classiquenews-annonce-presentation

FRANCE MUSIQUE. Hector Berlioz 2019, chaque dimanche à 13h, 7 juil – 25 août 2019…

FRANCE MUSIQUE. Hector Berlioz 2019, chaque dimanche à 13h, 7 juil – 25 août 2019… Fantastique devrait être la grille d’été de France Musique avec ce cycle de dimanches berliozien, de 13h à 14h, du 7 juillet au 25 août 2019. La vie de Berlioz est un roman d’aventures : de l’amour, des voyages, de l’action et … de la musique ! En huit épisodes « embrassant l’œuvre comme l’existence du génie qui a révolutionné l’orchestre symphonique, nous suivrons le compositeur, mais aussi l’écrivain, le journaliste, le chef d’orchestre, dans ses passions et ses aventures de l’Isère à Paris et de Londres à Moscou. »

 

 

 

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Un été avec Berlioz
Tous les dimanches de l’été, de 13h à 14h
Du 7 juil – 25 août 2019

150 ans de la mort de BERLIOZPour les 150 ans de sa mort, Berlioz ressuscite ainsi en un parcours extraordinaire jalonné par une séries d’inventions musicales affirmant le génie romantique français : Symphonie fantastique, Roméo et Juliette, les Nuits d’été, La Damnation de Faust. Un maître compositeur oublié en France et écarté même (comme Mozart à son époque) et qui aura séduit toute l’Europe (La Russie au XIXè, l’Angleterre au XXè), avant son propre pays. Après les commémorations 2019, que restera-t-il de Berlioz ? LIRE aussi notre GRAND DOSSIER BERLIOZ 2019 / 150 ans de la mort d’Hector BERLIOZ 2019 : célébrations, concerts, cd, livres, opéras…

 

 

 

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Un été avec Berlioz
Tous les dimanches de l’été, de 13h à 14h
Du 7 juil – 25 août 2019

Dim 07/07
Episode 1 – L’enfance d’Hector

Dim 14/07
Episode 2 – Les deux amours

Dim 21/07
Episode 3 – Quartier du Panthéon

Dim 28/07
Episode 4 – Compositions et passions

Dim 04/08
Episode 5 – 1830, année fantastique

Dim 11/08
Episode 6 – La vie d’artiste

Dim 18/08
Episode 7 – De Londres à Moscou

Dim 25/08
Episode 8 – Cassandre n’a pas toujours raison

 

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CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018).

BERLIOZ nuits d ete harold en itlaie les siecles roth zimmermann cd review critique cd par classiquenews musique classique news clic de classiquenews 3149020936825CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018). D’emblée, s’impose à nous, le souffle à l’échelle du cosmique, exprimant ce grand désir de Berlioz de faire corps et de communiquer avec une surréalité spectaculaire, à la mesure de sa quête idéaliste. De telle vision conduisent l’orchestre en un parcours expérimental que le collectif sur instruments anciens, Les Siècles concrétise avec une rigueur instrumentale bénéfique ; l’attention et la précision continue du chef fondateur François Xavier Roth font merveille dans une partition inclassable : poème symphonique et concerto pour alto, opéra pour instrument : chaque mesure soliste est ciselée, creusée, habitée ; chaque couleur harmonique intensifiée… en un cycle de visions superlatives qui placent d’abord le geste instrumental au cœur d’une vaste dramaturgie orchestrale.
Dans le I d’Harold (« aux montagnes : mélancolie, bonheur et joie »), le héros / alto s’alanguit, s’enivre, affirmant à l’orchestre prêt à le suivre, ses élans, ses désirs, sa profonde nostalgie (l’Italie reste malgré un contexte médicéen difficile pour Hector,jeune pensionnaire de la villa Medicis à Rome, la source finale d’un grand bonheur artistique). Le premier mouvement du cycle orchestral nuance cet état d’enivrement personnel et un rien narcissique, auquel la vitlalité fruitée de l’orchestre d’instruments d’époque, apporte un soutien palpitant et même électrisée (bien dans la mouvance de l’euphorie révolutionnaire de la Fantastique).
Tout ce premier tableau exprime la facilité du héros (Hector lui-même) à s’enivrer de son propre désir et de son propre rêve, de manière échevelée et éperdue. La fusion sonore entre la soliste (Tabea Zimmermann, qui ne tire jamais la couverture à elle) et de l’orchestre est jubilatoire ; offrant cette extase instrumentale millémétrée, emblème captivant du génie berliozien, divin orchestrateur, alchimiste des couleurs.

Harold captivant, suractif…

150 ans de la mort de BERLIOZLe II permet l’apaisement après la première décharge collective : marqué par la marche des pèlerins dans cette même campagne italienne, Berlioz en capte la douce et pénétrante sérénité crépusculaire : la sobriété, le naturel font la saveur de cette « pause » qui berce par le chant orchestral en béatitude, sur lequel l’alto étire ses longues caresses rassérénées, comme l’écho aux accents des cors enveloppants. Roth respecte à la lettre l’indication « allegretto », allant, léger, veillant à la transparence malgré le chant instrumental là encore d’une grande richesse. L’alto bercé, s’hypnotise, s’enivre dans la paix murmurée : là encore louons l’intonation très juste et foncièrement poétique de Tabea Zimmermann.Soliste et chef adoptent de concert et en complicité un tempo de marche noble et tranquille, à l’énoncé final arachnéen d’une finesse irrésistible.
La volupté du désir amoureux n’est jamais loin chez Berlioz : en témoigne l’épisode III : la Sérénade d’un montagnard des Abruzzes… lui aussi languissant, dans le désir et donc l’attente (pas la frustration) : le caractère rustique se déploie dans le frottement des timbres d’époque, en un élan plein d’espoir (et de promesses pour l’amoureux éperdu ?) : bavard, assez terne dans l’écriture, le tableau pourrait être le moins intéressant : c’était oublié l’hyperactivité des instruments dont on loue encore l’équilibre sonore.
Mordant, le geste de Roth éclaire comme jamais la langueur plus incisive et presque douloureuse de l’orgie de brigands, dont l’énoncé premier sera réutilisé dans le Requiem… de plus en plus syncopé, le flux se fait nerveux, idéalement profilé, jusqu’à la transe collective qui évoque son opéra Benvenuto Cellini et tant d’évocations italiennes ; cette orgie confine au cauchemar dans ses à-coups trépidants, électriques ; ses résurgences symphoniques à la coupe shakespearienne. Brillant, mordant, incisif, d’une finesse permanente, l’orchestre fait mouche dans ce festival de couleurs et d’accents symphoniques.

… mais tristes Nuits

On reste moins convaincus par Les Nuits d’été dans la version pour baryton qu’en offre Stéphane Degout : l’émission manque de naturel, vibrée, comme maniérée (la ligne vocale manque d’équilibre et de continuité, avec des aigus étrangement couverts mais nasalisés, des fins de phrases effilochées, détimbrées…), et dans une prise de son surprenante, qui semble superposer la voix SUR l’orchestre, plutôt comme fusionné avec lui. Pourtant, Les Siècles dévoilent là encore, une suractivité instrumentale réjouissante, faisant de ses Nuits d’été, un voyage d’extase, de ravissement, de plénitude sensoriel, d’une tension inouïe.
Pourtant le choix d’un chanteur masculin s’avère juste dans l’énoncé des poèmes, renforçant l’impression de prise à témoins du public (« Ma belle est morte » / Lamento, « Sur les lagunes » ; »Reviens, reviens ma bien aimée », dans « Absence » ; L’île inconnue…). Avec un autre soliste plus simple dans le style et l’articulation du français, nous tenions là une version superlative.
Nos réserves s’agissant des Nuits d’été ne retire rien à l’excellente lecture d’Harold dont la texture instrumentale et la réalisation expressive produisent une lecture de référence : voilà qui atteste l’apport indiscutable des instruments d’époque dans le répertoire berliozien, et l’on s’étonne que toujours aujourd’hui, prédomine la tenue plus brumeuse et moins caractérisée des orchestres modernes pour Hector comme pour le romantisme français en général.

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CLIC_macaron_20dec13CD, événement critique. BERLIOZ : Harold (soliste : Tabea Zimmermann, alto), Nuits d’été (soliste : Stéphane Degout) – (Les Siècles, François-Xavier Roth – 1 cd HM Harmonia Mundi). Enregistrements réalisés en août 2018 (Les Nuits d’été, Alfortville) et mars 2018 (Paris, Philharmonie).

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APPROFONDIR

LIRE AUSSI notre grand dossier HECTOR BERLIOZ 2019 :

BERLIOZ 2019 : dossier pour les 150 ans de la mort

berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsBERLIOZ 2019 : les 150 ans de la mort. 2019 marque les 150 ans de la mort du plus grand compositeur romantique français (avec l’écrivain Hugo et le peintre Delacroix) : Hector Berlioz. Précisément le 8 mars prochain (il est décédé à Paris, le 8 mars 1869). Triste anniversaire qui comme ceux de 2018, pour Gounod ou Debussy, ne lève pas le voile sur des incompréhensions ou des méconnaissances mais les augmentent en réalité ; car les célébrations souvent autoproclamées et pompeuses, n’apportent que peu d’avancées pour une juste et meilleure connaissance des intéressés. Qu’ont précisément apporté en 2018, les anniversaires Gounod et Debussy ? Peu de choses en vérité, sauf venant de la province, soit disant culturellement plus pauvre et moins active que Paris : voyez Le Philémon et Baucis, joyau lyrique du jeune Gounod révélé par l’Opéra de Tours / fev 2018 ; et le Pelléas et Mélisande de Debussy désormais légendaire du regetté Jean-Claude Malgoire à Tourcoing / mars 2018… LIRE notre grand dossier Hector Berlioz 2019

 

 

Semaine BERLIOZ sur France Musique : 2-10 mars 2019

berlioz-BERLIOZ-2019-bicentenaire-berlioz-2019-classiquenewsFRANCE MUSIQUE, semaine BERLIOZ : 2-10 mars 2019. Une semaine entière d’émissions et de concerts pour commémorer le 150ème anniversaire de la disparition du grand Hector Berlioz. Hector Berlioz (mort en 1869) semble avoir volontairement fait de sa vie un grand récit de folies et de ratages, de passions et de tragédies. Traitée souvent avec condescendance, son œuvre toujours surprenante a pourtant inspiré, de Liszt à Mahler et un nombre considérable de compositeurs. Du 2 au 10 mars, France Musique célèbre Hector sous toutes ses facettes : l’occasion de se plonger dans sa vie, ses écrits, d’écouter ses plus grands interprètes, d’hier et d’aujourd’hui.

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Quelques temps forts :
Samedi 2 mars, 20h : Le Carnaval romain, Benvenuto Cellini, ouvertures – Harold en Italie. Orchestre sur intruments d’époque Les Siècles.

Dimanche 3 mars, 9h : l’orchestre de Berlioz (« L’orchestre est à Berlioz ce que le piano est à Liszt », disait le critique Vladimir Stassov. Autrement dit son instrument, dont il jouait avec une virtuosité et une inventivité sans égales, tant comme chef que comme compositeur) / 11h : le Festival Berlioz 2019

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150 ans de la mort de BERLIOZDu lundi 4 au vendredi 8 mars 2019 : à 9h (actualités Berlioz 2019) puis à 22h : le cas Berlioz… compositeur d’exception, autobiographe enflammé, loser magnifique, Hector Berlioz semble avoir volontairement fait de sa vie un grand récit fait de folies et de ratages, de passions et de tragédies. Traitée souvent avec condescendance, son œuvre toujours surprenante a pourtant inspiré, de Liszt à Mahler, un nombre considérable de compositeurs. Le ClassicClub profite donc du cent-cinquantenaire de sa disparition pour se pencher pendant une semaine sur le cas Berlioz : en 5 émissions, avec le concours de spécialistes, critiques et musiciens, le plus romanesque des romantiques vous offre quelques-uns de ses multiples visages… En public et en direct de l’Hôtel Bedford à Paris

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cassandre-doustrac-stephanie-troyens-tcherniakov-d-apres-berlioz-bastille-critique-opera-par-classiquenews-fev-2019Dimanche 10 mars 2019 : à 16h, Tribune des critiques de cd dédiée aux NUITS D’ETE, cycle de mélodies – à 20h : Les Troyens à l’Opéra Bastille : la production scandaleuse dans la version réécrite par le metteur en scène Tcherniakov. LIRE notre compte rendu : «  et vous avez vous vu les troyens de Tcherniakov d’après Berlioz, ou Les Troyens de Berlioz ?

 
 
 

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TOURCOING : Philippe Jaroussky chante Les Nuits d’été

malgoire_jean_claudeTOURCOING. P. Jaroussky chante Les Nuits d’été, 14, 16 octobre 2016. Pour fêter les 50 ans de la création de son orchestre sur instruments d’époque, en cela pionnier visionnaire avant l’heure, Jean-Claude Malgoire dirige un programme 100% Berlioz à Tourcoing : rêverie, obsession, folie de la Symphonie Fantastique, véritable festival de couleurs et de timbres judicieusement combinés, spécifiquement français, et aussi manifeste du romantisme français (1830) ; furie italienne dans l’Ouverture de Benvenuto Cellini et cycle prosodique intimiste et miniaturiste avec Les Nuits d’été, sommet de la mélodie française avec orchestre, déclamées par le contre-ténor Philippe Jaroussky, lequel depuis quelques années abandonne l’agilité des vocalises baroques pour approfondir un nouveau travail sur le texte français romantique… C’est donc une nouvelle version des Nuits d’été de Berlioz, non pas pour soprano mais ici, ténor et orchestre, option permise par Berlioz lui-même qui n’a jamais fermé la distribution de son cycle génial…

 

 

 

Concert Berlioz, 50ème anniversaire
de la Grande Ecurie et la Chambre du Roy

Mercredi 12 octobre 2016 à 20h
Vendredi 14 octobre 2016 à 20h
TOURCOING, Théâtre Municipal R. Devos

Programme :
Symphonie fantastique Op. 14
Ouverture de Benvenuto Cellini Op. 23
Les Nuits d’été / 
Hector Berlioz (1803-1869)
Philippe Jaroussky, contre-ténor
Direction musicale : Jean Claude Malgoire / 
La Grande écurie et la Chambre du Roy

RESERVATIONS, INFORMATIONS 

 

 

Symphonie fantastique Op. 14
(créée le 5 décembre 1830 ). En janvier 1830, avant de composer la Symphonie fantastique, Berlioz décrit à sa soeur la joie qu’il éprouve à la pensée « des champs vierges de la musique » qui s’ouvrent à lui. Des champs que les préjugés académiques ont laissé « incultes jusqu’à présent » et qu’il considère, depuis son « émancipation » due à Beethoven, comme son domaine. C’est le caractère révolutionnaire de l’oeuvre et son exploration hardie d’un nouveau territoire sonore et expressif qui frappèrent ses premiers auditeurs… Aujourd’hui encore, cette création romantique impressionne par sa modernité.

Ouverture de Benvenuto Cellini Op. 23 (créé le 10 septembre 1838). L’ouverture de cet opéra est une symphonie qui nous place d’emblée devant la redoutable destinée qui attend le héros de l’histoire : le célèbre orfèvre et sculpteur Benvenuto Cellini (1500-1571) dont Berlioz avait son héros. Au-delà de son amour (fou) pour Teresa – premier thème de cette intrigue – Benvenuto est d’abord un personnage sulfureux. Il se débattait avec les grands de ce monde, desquels il recevait de fastueuses commandes et une immunité passablement scandaleuse vu les vols, duels, meurtres qu’il commit… Une confrontation perceptible dès les premières mesures dont le rythme nerveux et l’emportement traduisent un irrésistible assaut, les dérèglements d’un psychisme tendu, nerveux, agité…

Les Nuits d’été
berlioz-hector-dessin-michael-leonard-1980Voici l’un des joyaux de l’oeuvre de Berlioz. Dans ses Mémoires ou sa correspondance, le bouillant romantique ne fait aucune allusion à la genèse de ces six mélodies écrites sur des poèmes de son ami Théophile Gautier (La Comédie de la mort). L’orchestre structure ici la musique du compositeur français bien plus qu’il ne l’habille. Il donne un lustre particulier à chaque tableau, exaltant le relief des plans sonores, magnifiant le dessin splendide, intime et pudique, nostalgique voire lugubre (« Ma belle amie est morte »…) qui porte chaque mélodie. Les thèmes qui y sont développés sont ceux d’une sensibilité que la mort a frappé, enivre, exalte au delà du désespoir. Et c’est avec L’Île inconnue, le dernier des épisodes, une terre inaccessible mais présente dans la pensée du héros, qui s’affirme, telle la quête vital d’un idéal inaccessible…