ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

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  • palais enchante opéra de dijon palazzo incantation opéra dijon

    OPERA EN LIGNE. Le Palais enchantée de LUIGI ROSSI depuis l’Opéra de Dijon : créé à Rome en 1642, la partition est commandée par le cardinal Barberini, après que Rossi servit la Cour des Borghese pendant 20 ans. Le Palais enchanté préfigure l’œuvre à venir, Orfeo, commandé par Mazarin à Paris (1647) pour y implanter l’opéra italien. La Cour de la Régente Anne d’Autriche se devait de posséder un spectacle royal digne de son rang. Le Palais enchanté engage un plateau spectaculaire selon l’idéal fastueux romain, à l’opposé de l’opéra vénitien chambriste et psychologique. 7h de spectacle, 27 personnages, 40…

  • Camille-Saint-Saens DR

    SAINT-SAËNS, CAMILLE (1835-1921)  -  Elevé par sa mère et sa « grand-tante », Le jeune Camille Saint-Saëns joue en public dès ses 11 ans (1846). A 13 ans, il entre au Conservatoire de Paris et suit la classe de composition d’Halévy. Précoce, sensible, doué d’un raffinement musical unique, le jeune homme échoue 2 fois au Concours de Rome dont le jury concentre les tenants du conservatisme le plus obtus. Cela n’empêche pas le compositeur d’affirmer un style inimitable, sorte de Brahms et de Schumann français, qui ose apporter une alternative au wagnérisme européen, réussissant dans tous les domaines : Concertos…

  • Silver-Age daniil trifonov scriabine straninsky prokofiev 2 cd deutsche Grammophon critique cd review CLIC de classiquenews decembre 2020

    CD événement, critique. DANIIL TRIFONOV, piano : SILVER AGE / l’Âge d’argent. Scriabine, Prokofiev, Stravinsky (Gergiev, 2 cd DG Deutsche Grammophon 2019). De tous les albums du jeune Daniil Trifonov, édités par DG, voici assurément le plus dense, le plus personnel, porté par une volonté interprétative qui fait feu de tout bois. La digitalité manifeste, d’une facilité déconcertante sert un plan poétique, un calibrage sonore qui réussit à concilier intensité et profondeur (en cela ses Prokofiev sont d’une maturité ahurissante). Dans chaque partition choisie, le pianiste semble révéler l’ineffable, il ouvre des portes et envisage des perspectives jamais écoutées avant…

  • JS-BACH-weihnachts-oratorium-oratorio-de-noel-cd-savall-nations-catalunya-alia-vox-cd-critique-ALIA-VOX-critique-cd-classiquenews-AVSA9940COVEROratoriPREP

    CD événement, annonce. JS BACH : Weihnachts / Noël Oratorium (Jordi Savall, 2 cd live recording, déc 2019). Fin mai 1723, Jean Sébastien Bach devenu kantor des quatre églises du centre historique de Leipzig, conçoit une série de cantates pour les célébrations de Noël et du nouvel An ; en résultent les 6 cantates, écrites courant 1733, qui forment aujourd’hui l’oratorio de Noël, en particulier dans  deux écrins principaux : les églises Thomaskirche et Nikolaikirche. Ainsi sont fêtés 7 jours : le 25 jour de Noël, le 26 Saint Etienne, lendemain de Noël, le 27 jour de la Saint Jean…

  • dialogues-paraty ronald martin alonso cd critique annonce concert classiquenews

    CD, événement. DIALOGUES. Sainte-Colombe, Hersant. Ronald Martin Alonso, viole de gambe ( 1 cd PARATY oct 2019). Le violiste Ronald Martin Alonso exprime toute la noblesse grave et légère de Sainte-Colombe (c 1640 – c 1700) dont le Manuscrit de Tournus offre ici les pièces de ce programme de bout en bout hypnotique. Les 3 Suites, en Sol mineur, Do Majeur, Ré mineur écrites en 1690, déploient chacune une ivresse introspective qui n’est pas dénuée de nervosité ni de caractère (« Allemande » de la dernière en Ré mineur). En dialogue donc, les deux écritures font paraître dans leur confrontation…

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  • FRANCE MUSIQUE, WAGNER : Le Ring Jordan 2020, 23-28 nov 2020. LE RING 2020 de l’Opéra National de Paris sur France Musique. Alors que la Tétralogie sera réalisée en huis clos en version de concert les 26, 28, 30 décembre 2020 et 2 janvier 2021 à l’Opéra Bastille, la maison parisienne en diffusera en direct chaque volet sur France Musique. Exemple éloquent de diffusion large et gratuite vers le plus large public : une proposition opportune en période de confinement.
     
     
    Dates et horaires des diffusions France Musique
    L’Or du Rhin : Samedi 26 décembre 2020 à 20h
    La…

  • FRANCE MUSIQUE, Lun 5 oct 2020, 8h20 : ALEXANDER NEEF. Le nouveau directeur de l’Opéra s’exprime sur les ondes de France Musique au moment où il vient de prendre ses fonctions (1er septembre dernier) : beaucoup de questions demeurent sans réponse car la situation économique de la maison lyrique parisienne est considérablement dégradée… Alexandre Neef, répond ainsi aux questions de Jean-Baptiste Urbain sur France Musique de 8h20 à 9h à l’occasion de la rentrée de l’opéra. Il a accepté de quitter son poste de directeur général de la Canadian Opera Company à Toronto de manière anticipée pour remplacer Stéphane Lissner.…


    télé

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  • ARTE. Le buste de Flore par Leonardo da Vinci. C’est l’un des documentaires les plus fascinants, récemment diffusés par ARTE. Le buste en cire (et spermaceti) de la Flora du Bode-Museum de Berlin a-t-il ou non été réalisé par Léonard de Vinci ? Ou serait-il la réalisation virtuose d’un sculpteur britannique du XIXè, passionné, obsedé par l’idéal leonardesque (en l’occurrence Richard Cockle Lucas) ? Il est vrai qu’à part la statue équestre pour le duc Ludovic Sforza, jamais réalisée, Leonardo n’a guère brillé par ses réalisations sculptées. Mais ses dessins, sa création la plus sublimes, le buste de femme, vêtu…

  • FRANCE 3. BEETHOVEN, lun 14 déc 2020, 21h. Secrets d’histoire se penche sur la vie, l’œuvre de Beethoven. Le magazine de France Télévisions « Secrets d’Histoire » et Stéphane Bern embarquent en Autriche, en Allemagne et en République tchèque à la découverte du destin exceptionnel d’un des plus grands compositeurs de l’Histoire : Ludwig van Beethoven. Exactement 250 ans après sa naissance, les œuvres de Ludwig continuent de battre tous les records. Il reste aujourd’hui encore le compositeur classique le plus joué au monde (ses symphonies en tête). L’homme a voulu être libre, en musique comme dans la vie :…


    concerts et opéras

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  • OPÉRA sur internet : Iphigénie en Tauride à l’Opéra de Rennes, le 5 déc 2020. L’Iphigénie en Tauride de Gluck est une tragédie sublime qui ressuscite la dignité des héros mythologiques avec exception une fin heureuse. Sous la direction de Diego Fasolis, dans la mise en scène du mayennais Julien Ostini l’action pose la question de « l’altérité, d’une forme de quête spirituelle et de la capacité des humains à vivre ensemble. Condamnée à être immolée par son père Agamemnon, Iphigénie est sauvée et transportée par Diane en Tauride où elle est devenue prêtresse. Mais elle doit sacrifier un étranger…

  • LILLE, ORCHESTRE NATIONAL : sam 28 nov 2020, 20h. François LELEUX. Invité spécifique de ce programme présenté par l’Orchestre National de Lille, l’hautboïste François Leleux, né à Croix, propose 3 pièces majeures et de caractère pour son instrument. C’est l’occasion pour les pupitres requis du National de Lille d’approfondir encore leur approche chambriste, dans l’écoute et le partage, accompagnant en nuances et mesure, le chant volubile du soliste. Les partitions de Mozart et de Strauss indiquent la facilité virtuose et musicienne de deux jeunes génies de la musique ; Strauss en 1881, n’ayant que 17 ans lorsqu’il compose la Sérénade.…

  • E-CONCERT, SIMON GHRAICHY & FRIENDS, ven 27 nov 2020, 21h. E-concert proposé par le festival 1001 NOTES. Après ses concerts en direct, les premiers du genre, pour résister aux effets asphyxiants du premier confinement (cycle « AUx Notes citoyens »), voici la nouvelle offre du festival 1001 NOTES : les e-concerts avec rémunération au chapeau ; en accès libre, chaque programme est aussi un appel au don pour soutenir l’organisation et le maintien de concerts pour le plus grand nombre.
    Précurseur depuis le début de la crise, le Festival 1001 Notes s’est toujours donné pour mot d’ordre de combattre la…

  • LILLE, sam 21 nov, 20h. CONCERT à la Française, en streaming : l’Orchestre National de Lille retrouve la cheffe américaine Karen Kamensek (dernière venue à Lille en 2017) dans un programme de musique française des années folles. Outre sa thématique du Héros, la présence des cheffes d’orchestres au sein de la saison 2020 2021, est aussi un point fort du nouveau cycle de concerts : ainsi aux côtés de Karen Kamensek qui remplace Elena Schwarz initialement invitée, Elim Chan (avril 2021), Anna Rakitina et Kristina Poska (mai 2021)… VOIR notre reportage vidéo la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE…

  • INTERNET, OPERA ON LINE : GLASS, AKHNATEN, Opéra de Nice, le 20 nov 2020. Fermé, covid 19 oblige, l’Opéra de Nice assure sa programmation sur le net. L’opéra digital se réalise ainsi par la diffusion ven 20 nov 2020 à 16h, de la nouvelle production d’Akhenaten, opéra de Philip Glass, inspiré par la figure de l’hérésiarque légendaire Akhenaton, pharaon de la XVIIIè dynastie, qui osa remplacer le culte d’Amon par Aton, le disque solaire, écartant tous les dieux traditionnels de l’Egypte antique, en faveur du disque solaire Rê (Aton). Le drame est mis en scène et chorégraphié en visio conférence…

  • LILLE : sam 14 nov 2020, 20h, en direct sur YOUTUBE. L’Orchestre National de Lille poursuit ses concerts digitaux, retransmis sur sa chaîne youtube (youtube/ONLILLE). Samedi, 2è session, en direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle de Lille : dans le cadre de sa thématique du HÉROS, le National de Lille célèbre la force et l’engagement d’un héros romantique par excellence, combattant devant l’adversité, courageux, inspiré, défiant la fatalité qui le rongeait de l’intérieur à cause d’une surdité croissante, un comble pour un compositeur.
     
     
    VOIR le concert en direct : https://www.youtube.com/user/ONLille

     
     
    Pour célébrer le 250è anniversaire de…

  • PARIS, TCE. Sumi JO, le 8 déc 2020. Sumi Jo est l’ancienne élève en Italie de Carlo Bergonzi (au début des années 1980), le ténor légendaire qui chanta avec le style et l’élégance que l’on sait le poète Rodolfo de La Bohème de Puccini. Après avoir chanté Gilda de Rigoletto de Verdi (1986), Karajan, touché par la fragilité ineffable de son timbre élégiaque, ne tarde pas à inviter la soprano dès 1988 pour Mozart et aussi Oscar dans Un Bal Masqué de Verdi. Lancée sur la scène lyrique, la soprano coloratoure incarne Lucia, Zerbinette, Fiorilla, Amina, Elvira… reine du bel…

  • SCEAUX, La Schubertiade, 14 et 15 nov. Laurent Cabasso, piano. Le premier concert de la nouvelle saison 2020 2021 de la Schubertiade à Sceaux invite le pianiste Laurent Cabasso, tempérament poétique d’une évidente éloquence. L’instrumentiste fait paraître à l’automne 2020 un nouveau cd dédié aux 7 Toccatas de JS Bach (cd Paraty à venir d’ici mi novembre 2020), perles méconnues que le canadien Glenn Gould avait abordé avec l’intelligence textuelle qui lui est propre.  A Sceaux, dans les murs de l’Hôtel de ville, Laurent Cabasso associe JS Bach, à Beethoven (Sonate n°16) et Schubert, compositeur emblématique du cycle musical (Sonate…

  • PARIS, WAGNER : FESTIVAL RING 2020 : dès  le 26 décembre. Le Ring de Wagner est un défi pour chaque maison d’opéra. Le cycle conçu par Wagner et créé en 1876 à Bayreuth, 4 volets (L’Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried, Le Crépuscule des dieux), totalise 16h de musique, plus de 100 musiciens, une quinzaine de solistes… Crise sanitaire oblige, l’Opéra de Paris a maintenu son cycle soit 2 festivals dans une version non scénique. Il était important que les musiciens de l’Opéra de Paris reprennent le travail et se retrouvent autour d’un projet fort et très ambitieux. La première…

  • EN DIRECT de LA FENICE, Culturebox, mardi 20 oct. Salieri / Mozart. La Fenice présente un travail mené par son équipe de jeunes chanteurs, en formation au Teatro Malibran à Venise. L’empereur Joseph II commande en 1786 un nouveau divertissement pour sa Cour à Vienne ; il s’agira de confronter en une joute poétique et musicale, deux types d’opéras à la mode : l’opéra italien et le singspiel germanique. L’impresario / Der Schauspieldirektor permet au jeune Mozart d’éblouir alors en un acte (5 tableaux) grâce à sa verve opératique (ouverture) et le raffinement de son contrepoint. Tandis que Prima la…

  • FONTAINEBLEAU, dim 18 oct : Concert RENAISSANCE par Thomas Hengelbrock, Ens Balthasar Neumann. Le chef allemand, spécialiste des interprétations historiquement informées, inaugure sa résidence artistique à Fontainebleau par un cycle de premiers concerts. Ce Dim 18 oct, rv incontournable dans la SALLE DE BAL du Château à 11h puis 15h30 : madrigaux, ballets et scènes d’opéra de la Renaissance joués, notamment lors des fêtes données à la cour des Valois. Programme : madrigaux de Gesualdo et du 8e Livre de Monteverdi, chansons de compositeurs ayant écrit pour Fontainebleau dont le célèbre « Chant des oiseaux » de Clément Janequin ou…

  • LILLE, le 15 OCT 2020 : Récital Nemanja RADULOVIC à 20h. Le violoniste virtuose Nemanja Radulovic retrouve « sa famille de Lille », celle qui lui a fait confiance dès ses débuts, avec d’autant plus d’intensité ce 15 octobre 2020, que son premier rv à Lille fut annulé (24 sept dernier) après qu’il ait été testé positif à la covid 19. Rétabli, en pleine forme, respectant les mesures sanitaires de rigueur au Nouveau siècle à Lille, le violoniste serbe retrouve sa complice pianiste Laure Favre-Kahn, dans un récital à deux instruments, premier jalon de sa résidence au sein de l’Orchestre…

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  • OPERA EN LIGNE. Le Palais enchantée de LUIGI ROSSI depuis l’Opéra de Dijon : créé à Rome en 1642, la partition est commandée par le cardinal Barberini, après que Rossi servit la Cour des Borghese pendant 20 ans. Le Palais enchanté préfigure l’œuvre à venir, Orfeo, commandé par Mazarin à Paris (1647) pour y implanter l’opéra italien. La Cour de la Régente Anne d’Autriche se devait de posséder un spectacle royal digne de son rang. Le Palais enchanté engage un plateau spectaculaire selon l’idéal fastueux romain, à l’opposé de l’opéra vénitien chambriste et psychologique. 7h de spectacle, 27 personnages, 40…

  • E-CONCERT, SIMON GHRAICHY & FRIENDS, ven 27 nov 2020, 21h. E-concert proposé par le festival 1001 NOTES. Après ses concerts en direct, les premiers du genre, pour résister aux effets asphyxiants du premier confinement (cycle « AUx Notes citoyens »), voici la nouvelle offre du festival 1001 NOTES : les e-concerts avec rémunération au chapeau ; en accès libre, chaque programme est aussi un appel au don pour soutenir l’organisation et le maintien de concerts pour le plus grand nombre.
    Précurseur depuis le début de la crise, le Festival 1001 Notes s’est toujours donné pour mot d’ordre de combattre la…

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    OPÉRA en direct sur INTERNET : RAMEAU, Hippolyte et Aricie, samedi 14 nov 2020, 20h (sur ARTEconcert). Les représentations d’Hippolyte et Aricie prévues au mois de novembre à l’Opéra Comique, Salle Favart à Paris, ne peuvent pas avoir lieu en présence du public, confinement oblige. Les répétitions se poursuivent néanmoins et l’ouvrage sera joué sur internet, diffusé sur ARTEconcert et le site de l’Opéra Comique. Une diffusion ultérieure sera proposée sur l’antenne d’Arte et sur France Musique.
    Théâtre de dépassement et d’enchantement, l’opéra de Rameau d’autant plus fort et signifiant en son premier opus de 1733 – le…

  • CONFINEMENT : 2ème vague. Depuis le 29 octobre 2020, le spectacle vivant est à l’arrêt, obligé à un silence assourdissant, dépossédé du lien physique avec les publics. La distanciation sociale et les mesures sanitaires jusque là obligatoires ne suffisent plus. Pour autant les salles de concerts (opéras, orchestres, festivals) et les artistes n’ont pas dit leur dernier mot ; puisant dans l’expérience du premier confinement de nouvelles ressources créatives. En témoignent ici les initiatives opportunes qui nous permettent de patienter pour des jours meilleurs. Aucune doute le milieu du classique regorge d’inventivité, en s’appuyant surtout sur la toile et la…

  • CONFINEMENT : L’ON LILLE inaugure l’AUDITO 2.0, sa nouvelle salle de concert numérique. Dans le contexte contraignant du confinement, l’ON LILLE renforce son offre digitale en respectant les mesures imposées par l’état d’urgence sanitaire. La phalange lilloise a démontré son adaptabilité exemplaire dans un contexte éprouvant : assurer la continuité du travail artistique, maintenir sa relation au public, dans le respect des gestes barrières et des mesures de sécurité sanitaire.
    L’Orchestre National de Lille enrichit son offre audiovisuelle en lançant sa salle de concert numérique : l’Audito 2.0. En s’appuyant sur les ressources techniques de son son studio mobile (créé…


    cinéma

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  • CINEMA, Anna Netrebko chante AIDA de Verdi, les 25 juin et 2 juillet 2020. Retour de l’opéra dans les salles obscures. Dans le cadre de l’opération Viva l’opéra !, à 19h30 pour les deux dates, revivez la magie d’une production convaincante grâce au nerf expressif du chef Riccardo Muti, au timbre charnel blessé de la soprano Anna Netrebko dans le rôle d’Aida, esclave à la cour de Pharaon et dont est épris le général victorieux Radamès… Pour autant, la fille de Pharaon, Amneris (ample contralto sombre) jalouse Aida car elle aime aussi Radamès. Anna Netrebko était alors diva verdienne, ayant…

  • CINÉMA, Fidelio le 17 mars 2020, 18h. Jonas Kaufmann chante Florestan dans les salles obscures… Célébrez le 250ème anniversaire de Mudwig Beethoven, grâce à la diffusion en live de la nouvelle production du Royal Opera Fidelio, avec dans le rôel de Florestan, le prisonnier, victime de l’arbitraire tyranique, JONAS KAUFMANN dont le timbre rauque, de félin blessé, la puissance et la finesse devraient renouveler l’interprétation du personnage, dans le sillon d’un John Vickers avant lui.
    Fidelio narre le parcours de Léonore, qui sous les traits d’un homme (Fidelio), entend sauver son mari Florestan, prisonnier politique détenu par le tyran Don…

  • CINEMA, en direct du MET : HAENDEL, AGRIPPINA. Le 29 fév 2020. Joyce DiDonato, impératrice haendélienne chante la mère de Néron, prête à tout pour que l’empereur Claude son époux, nomme comme son successeur le fils qu’elle a eu en premières noces. Néron ne pouvait trouver mère plus ambitieuse et travailleuse, et manipulatrice, d’une obsession quasi maladive… au bord de la folie. ERATO vient de publier l’intégrale d’AGRIPPINA avec le très fougueux Maxym Emelyanychev pilotant la nervosité expressive de son ensemble Il Pomo d’Oro. A New York, dans la nouvelle production événement à New york (déjà vue à Bruxelles), David…

  • Cinéma, ballet. Coppélia, mardi 10 décembre 2019 en direct du ROH, Londres. Coppélia, grand classique du Royal Ballet à Covent Garden (londres), est ainsi projeté en direct dans les cinémas partout en France, ce 10 décembre 2019 (20h15). Fantastique et poétique, le ballet Coppélia bénéficie d’une musique raffinée, conçue par Léo Delibes. A Londres, la partition est devenue un pilier du répertoire de la troupe de danseurs britanniques depuis qu’elle a été chorégraphiée par la fondatrice du Royal Ballet, Dame Ninette de Valois. Inspiré des Contes d’Hoffmann, l’action fait paraître une poupée mécanique plus vraie que la vie, charmant jusqu’à…

  • LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fév 2019. Ciné-concert de rêve à Lille… La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de résonateur, d’amplificateur à sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composé l’une des musiques de films les plus envoûtantes, inscrites dans le mystère voire la terreur (quand l’infâme Dark Vador paraît), mais aussi dans le drame et l’onirisme des étoiles… L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand écran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14…


    expos

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  • PARIS, Exposition : « SAINT-SAËNS, un esprit libre » : 5 mars > 20 juin 2020. Le Palais Garnier à PARIS, à travers la Bibliothèque Musée de l’Opéra célèbre le centenaire de la mort (1921 – 2021) du plus grand romantique français de la seconde moitié du XIXè : Camille Saint-Saëns (1835 – 1921), jamais couronné par le Prix de Rome ni reconnu à sa juste valeur par les institutions étatiques ; aux côtés de Massenet, Saint-Saëns offre un visage différent du romantisme à la française grâce à son sens du drame (ses opéras Samson et Dalila ou Ascanio récemment…

  • EXPO, Paris. Les Musiques de Picasso à la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo événement de cette rentrée post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante à mesurer et découvrir que le sujet fut source de passion et de déclarations spectaculaires voire définitive de la part du peintre. S’il a déclaré qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idée trop haute de la création musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dévoiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en représentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait été minutieusement…

  • CONFINEMENT. EXPOS et musées virtuels à visiter.
    Et si le confinement était tout simplement le temps des musées et des expos ? Comme pour l’opéra, les ballets et les concerts en ligne désormais, l’offre culturelle muséale comme les expositions enrichissent considérablement leurs contenus. Les parcours et programmes virtuels sont en plein essor. CLASSIQUENEWS vous propose sa sélection des sites les plus captivants. Le monde de demain a déjà commencé : ce ne sont pas les programmes culturels ci après sélectionnés qui infirmeront cette évolution sociétale et culturelle. Il faut à présent envisager de nouvelles manières d’accéder aux œuvres, de vivre…

  • ARTE, dim 5 avril 2020, 17h45. JAMES TISSOT L’étoffe d’un peintre – Portraitiste de la haute société britannique et parisienne, le nantais James Tissot (1836-1902) portraiture les mondanités et les rituels sociaux comme les mutations de son temps, en particulier celui de l’Angleterre à l’âge industriel quand il se fixe à Londres (1871) après la guerre de 1870.
    S’il a renié son prénom (Jacques-Joseph) fleurant bon la bourgeoisie provinciale (nantaise) du XIXe siècle succombant à l’anglomanie ambiante (l’Angleterre victorienne, celle du musicien Elgar, est la première puissance européenne), « James » Tissot, né à Nantes en 1836, a conservé le…

  • PARIS, Palais Garnier, EXPO « L’aventure du Ring en France », 5 mai – 13 sept 2020. Bibliothèque-musée de l’Opéra / BNF – Opéra national de Paris. Histoire de la mise en scène de la Tétralogie en France, de la fin du 19e siècle à aujourd’hui. Au début des années 1890, Charles Lamoureux s’investit plus que tout autre pour faire écouter les opéras de Wagner dont Lohengrin et Tristan und Isolde. Mais le Ring wagnérien créé à Bayreuth en août 1876 s’imposera plus tard encore sur la scène de l’Opéra national. Il est vrai que le contexte de la première…


ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Carmen, les 9, 11 et 12 juillet 2019

carmen-bizet-alexandre-bloch-opera-lille-onl-orchestre-national-de-lille-annonce-opera-critique-opera-classiquenews-juillet-2019ENTRETIEN avec François BOU. Les Nuits d’été à LILLE… Ce pourrait être enfin une Carmen espérée, fantasmée, idéale, réalisée à Lille en ce début d’été 2019. L’Orchestre National de Lille en plus de son éloquence (et appétit) symphonique, ne montrerait-il pas une disposition égale et des affinités assumées pour le lyrique ? Entretien avec François BOU, directeur général de l’ONL Orchestre National de Lille, à propos de Carmen, nouveau spectacle lyrique présenté au Nouveau Siècle, qui inaugure les 9, 11 et 12 juillet 2019, un nouveau cycle estival pour l’orchestre, « Les Nuits d’été ». Distribution, illustrateur, récitant… , place de la musique et retour à Mérimée… François Bou présente Carmen dans le dispositif particulier de l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille.

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CNC / CLASSIQUENEWS : Pourquoi lancez-vous avec cette Carmen au Nouveau Siècle, une nouvelle série musicale, invitant les spectateurs, à suivre le travail de l’Orchestre National sous la direction de leur directeur musical, Alexandre Bloch ?

François BOU : Nous sommes partis du constat que sur la Métropole lilloise, il n’y avait plus d’offre culturelle et musicale à partir de fin juin, alors que le public n’avait pas pour autant déserté le territoire. Il y avait donc un créneau possible, dans la première quinzaine de juillet, chaque été. D’autant que pour l’Orchestre, le lyrique demeure un domaine important pour son enrichissement, son expérience, pour l’élargissement du répertoire. Nous présentons à peu près 39 programmes symphoniques par saison, et une session dans la fosse de l’Opéra de Lille. Il s’agit donc de compléter l’expertise symphonique de l’Orchestre National de Lille en s’ouvrant au lyrique. D’autant plus que notre directeur musical, Alexandre BLOCH est lui-même très sensible au genre opéra.

 

 

L’Histoire de CARMEN au Nouveau Siècle à Lille
Tragédie haletante entre drame et lumière

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : le premier enregistrement d’Alexandre Bloch était dédié aux Pêcheurs de perles de Bizet. Déjà, il s’agissait de l’opéra et de Bizet. Avec Carmen en juillet 2019, serait-ce une manière d’approfondissement du travail amorcé avec les Pêcheurs de perles ?

François BOU : Absolument, c’est à la fois un prolongement et un approfondissement. Après Les Pêcheurs de perles qui sont un ouvrage de jeunesse, – donné au Nouveau siècle et enregistré dans la foulée, Carmen dévoile l’orchestre raffiné et très dramatique du dernier Bizet. Ce qui fait l’intérêt des Pêcheurs de perles, c’est justement ce qu’Alexandre Bloch et les instrumentistes de l’Orchestre ont su déployer : la flamme dramatique d’une partition dont les critiques de Bizet ont épinglé le wagnérisme. Justement, musiciens et chefs ont exploité tous les ressorts dramatiques des Pêcheurs de perles, avec l’énergie propre à Alexandre Bloch : son élégance, son souci de clarté. Tout cela devrait profiter au très grand raffinement de Carmen dont l’orchestration comme vous savez, est l’une des plus abouties dans l’histoire de l’opéra romantique français. Pour réussir ce nouveau défi, nous avons réuni une distribution francophone (française et québécoise) comprenant Florian Sempey (Escamillo, déjà présent dans les Pêcheurs de perles), Aude Extrémo (Carmen) qui réalise comme le ténor pour Don José (Antoine Bélanger), une prise de rôle.

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Il ne s’agit pas d’une production classique, avec mise en scène et décors. Plutôt d’un dispositif particulier qui exploite les ressources propres à l’Auditorium du Nouveau Siècle. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

François BOU : Nous avons fait appel à un illustrateur, Grégoire Pont dont les créations graphiques et quelques animations évoqueront le cadre de l’action. Les spectateurs seront immergés dans son imaginaire visuel grâce aux projections en grand format. S’agissant du drame proprement dit, nous avons écarté les dialogues et les récits et c’est le récitant Alex Vizorek qui assurera la continuité de l’action et le lien entre chaque séquence lyrique : le texte qu’il a écrit, s’inspire directement de la nouvelle de Mérimée. C’est donc aussi un retour à la source littéraire du mythe de Carmen. Avec Alexandre Bloch, nous avons souhaité laisser toute la place à la musique, au chant des solistes, à celui de l’orchestre, au choeur également. Pour que le public comprenne chaque situation et se saisisse immédiatement du souffle tragique de l’histoire de Carmen. Il en résulte à mon avis, une conception équilibrée où se détachent lumière et drame.

Propos recueillis en juillet 2019

 

 

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APPROFONDIR

Les Pêcheurs de Perles, 2 cd Pentatone / Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH, enregistré en mai 2017 – CLIC de CLASSIQUENEWS 2018
http://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

REPORTAGE vidéo Les Pêcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH
http://www.classiquenews.com/bizet-les-pecheurs-de-perles-ressuscites-par-le-national-de-lille-alexandre-pham/

LIRE aussi notre présentation de CARMEN de BIZET, les 9, 11 et 12 juillet 2019 au Nouveau Siècle à LILLE / Orch National de Lille / Alexandre BLOCH

 

 

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LIRE aussi notre présentation de la nouvelle saison 2019 – 2020 de l’Orchestre National de Lille : temps forts, chefs et solistes invités, diversité de l’offre de concerts et cycles événements…

 

ONL, ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, nouvelle saison 2019 – 2020

ONL-orchestre-national-de-lille-saison-2019-2020-nouvelle-saison-symphonique-annonce-concerts-symphonies-chefs-maestro-opera-classiquenews-VIGNETTE-COR-19-20SAISON 2019 – 2020. ONL, Orchestre National de Lille. L’orchestre fondé par Jean-Claude Casadesus poursuit sa formidable odyssée grâce à son nouveau directeur musical, Alexandre BLOCH. Un musicien dynamique qui ne s’économise guère, ayant le goût des défis impressionnants, fusionnant grands effectifs et sens du détail comme de l’architecture. Les deux années écoulées ont démontré cette capacité du colossal et de l’intime dans le choix de partitions qui supposent un grand engagement collectif : l’inclassable mais fraternelle MASS de Bernstein, le cycle en cours dédié aux Symphonies de Gustav Mahler (avec bientôt le massif herculéen de la 8è dite des « mille » qui réunit alors, les 20 et 21 novembre 2019, pas moins de 300 artistes sur le plateau)…
La nouvelle saison 2019-2020 s’annonce sous les mêmes proportions (dont la 9è de Beethoven associant solistes, chœurs et orchestre pour un final somptueusement festif les 25 et 26 juin 2020)… LIRE notre présentation complète

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BIZET-classiquenews-critique-opera-annonce-classiquenews-orchestre-national-de-lille-carmen-alexandre-bloch-9-11-12-juillet-auditoirum-nouveau-siecle-nuits-d-ete-a-lille-opera-de-lille-classiquenews-annonce-presentation

FRANCE MUSIQUE. Hector Berlioz 2019, chaque dimanche à 13h, 7 juil – 25 août 2019…

FRANCE MUSIQUE. Hector Berlioz 2019, chaque dimanche à 13h, 7 juil – 25 août 2019… Fantastique devrait être la grille d’été de France Musique avec ce cycle de dimanches berliozien, de 13h à 14h, du 7 juillet au 25 août 2019. La vie de Berlioz est un roman d’aventures : de l’amour, des voyages, de l’action et … de la musique ! En huit épisodes « embrassant l’œuvre comme l’existence du génie qui a révolutionné l’orchestre symphonique, nous suivrons le compositeur, mais aussi l’écrivain, le journaliste, le chef d’orchestre, dans ses passions et ses aventures de l’Isère à Paris et de Londres à Moscou. »

 

 

 

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Un été avec Berlioz
Tous les dimanches de l’été, de 13h à 14h
Du 7 juil – 25 août 2019

150 ans de la mort de BERLIOZPour les 150 ans de sa mort, Berlioz ressuscite ainsi en un parcours extraordinaire jalonné par une séries d’inventions musicales affirmant le génie romantique français : Symphonie fantastique, Roméo et Juliette, les Nuits d’été, La Damnation de Faust. Un maître compositeur oublié en France et écarté même (comme Mozart à son époque) et qui aura séduit toute l’Europe (La Russie au XIXè, l’Angleterre au XXè), avant son propre pays. Après les commémorations 2019, que restera-t-il de Berlioz ? LIRE aussi notre GRAND DOSSIER BERLIOZ 2019 / 150 ans de la mort d’Hector BERLIOZ 2019 : célébrations, concerts, cd, livres, opéras…

 

 

 

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Un été avec Berlioz
Tous les dimanches de l’été, de 13h à 14h
Du 7 juil – 25 août 2019

Dim 07/07
Episode 1 – L’enfance d’Hector

Dim 14/07
Episode 2 – Les deux amours

Dim 21/07
Episode 3 – Quartier du Panthéon

Dim 28/07
Episode 4 – Compositions et passions

Dim 04/08
Episode 5 – 1830, année fantastique

Dim 11/08
Episode 6 – La vie d’artiste

Dim 18/08
Episode 7 – De Londres à Moscou

Dim 25/08
Episode 8 – Cassandre n’a pas toujours raison

 

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CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018).

BERLIOZ nuits d ete harold en itlaie les siecles roth zimmermann cd review critique cd par classiquenews musique classique news clic de classiquenews 3149020936825CD, critique. BERLIOZ : Harold en Italie / Les Nuits d’été (Zimmermann, Degout, Les Siècles / FX Roth – 1 cd Harmonia Mundi, 2018). D’emblée, s’impose à nous, le souffle à l’échelle du cosmique, exprimant ce grand désir de Berlioz de faire corps et de communiquer avec une surréalité spectaculaire, à la mesure de sa quête idéaliste. De telle vision conduisent l’orchestre en un parcours expérimental que le collectif sur instruments anciens, Les Siècles concrétise avec une rigueur instrumentale bénéfique ; l’attention et la précision continue du chef fondateur François Xavier Roth font merveille dans une partition inclassable : poème symphonique et concerto pour alto, opéra pour instrument : chaque mesure soliste est ciselée, creusée, habitée ; chaque couleur harmonique intensifiée… en un cycle de visions superlatives qui placent d’abord le geste instrumental au cœur d’une vaste dramaturgie orchestrale.
Dans le I d’Harold (« aux montagnes : mélancolie, bonheur et joie »), le héros / alto s’alanguit, s’enivre, affirmant à l’orchestre prêt à le suivre, ses élans, ses désirs, sa profonde nostalgie (l’Italie reste malgré un contexte médicéen difficile pour Hector,jeune pensionnaire de la villa Medicis à Rome, la source finale d’un grand bonheur artistique). Le premier mouvement du cycle orchestral nuance cet état d’enivrement personnel et un rien narcissique, auquel la vitlalité fruitée de l’orchestre d’instruments d’époque, apporte un soutien palpitant et même électrisée (bien dans la mouvance de l’euphorie révolutionnaire de la Fantastique).
Tout ce premier tableau exprime la facilité du héros (Hector lui-même) à s’enivrer de son propre désir et de son propre rêve, de manière échevelée et éperdue. La fusion sonore entre la soliste (Tabea Zimmermann, qui ne tire jamais la couverture à elle) et de l’orchestre est jubilatoire ; offrant cette extase instrumentale millémétrée, emblème captivant du génie berliozien, divin orchestrateur, alchimiste des couleurs.

Harold captivant, suractif…

150 ans de la mort de BERLIOZLe II permet l’apaisement après la première décharge collective : marqué par la marche des pèlerins dans cette même campagne italienne, Berlioz en capte la douce et pénétrante sérénité crépusculaire : la sobriété, le naturel font la saveur de cette « pause » qui berce par le chant orchestral en béatitude, sur lequel l’alto étire ses longues caresses rassérénées, comme l’écho aux accents des cors enveloppants. Roth respecte à la lettre l’indication « allegretto », allant, léger, veillant à la transparence malgré le chant instrumental là encore d’une grande richesse. L’alto bercé, s’hypnotise, s’enivre dans la paix murmurée : là encore louons l’intonation très juste et foncièrement poétique de Tabea Zimmermann.Soliste et chef adoptent de concert et en complicité un tempo de marche noble et tranquille, à l’énoncé final arachnéen d’une finesse irrésistible.
La volupté du désir amoureux n’est jamais loin chez Berlioz : en témoigne l’épisode III : la Sérénade d’un montagnard des Abruzzes… lui aussi languissant, dans le désir et donc l’attente (pas la frustration) : le caractère rustique se déploie dans le frottement des timbres d’époque, en un élan plein d’espoir (et de promesses pour l’amoureux éperdu ?) : bavard, assez terne dans l’écriture, le tableau pourrait être le moins intéressant : c’était oublié l’hyperactivité des instruments dont on loue encore l’équilibre sonore.
Mordant, le geste de Roth éclaire comme jamais la langueur plus incisive et presque douloureuse de l’orgie de brigands, dont l’énoncé premier sera réutilisé dans le Requiem… de plus en plus syncopé, le flux se fait nerveux, idéalement profilé, jusqu’à la transe collective qui évoque son opéra Benvenuto Cellini et tant d’évocations italiennes ; cette orgie confine au cauchemar dans ses à-coups trépidants, électriques ; ses résurgences symphoniques à la coupe shakespearienne. Brillant, mordant, incisif, d’une finesse permanente, l’orchestre fait mouche dans ce festival de couleurs et d’accents symphoniques.

… mais tristes Nuits

On reste moins convaincus par Les Nuits d’été dans la version pour baryton qu’en offre Stéphane Degout : l’émission manque de naturel, vibrée, comme maniérée (la ligne vocale manque d’équilibre et de continuité, avec des aigus étrangement couverts mais nasalisés, des fins de phrases effilochées, détimbrées…), et dans une prise de son surprenante, qui semble superposer la voix SUR l’orchestre, plutôt comme fusionné avec lui. Pourtant, Les Siècles dévoilent là encore, une suractivité instrumentale réjouissante, faisant de ses Nuits d’été, un voyage d’extase, de ravissement, de plénitude sensoriel, d’une tension inouïe.
Pourtant le choix d’un chanteur masculin s’avère juste dans l’énoncé des poèmes, renforçant l’impression de prise à témoins du public (« Ma belle est morte » / Lamento, « Sur les lagunes » ; »Reviens, reviens ma bien aimée », dans « Absence » ; L’île inconnue…). Avec un autre soliste plus simple dans le style et l’articulation du français, nous tenions là une version superlative.
Nos réserves s’agissant des Nuits d’été ne retire rien à l’excellente lecture d’Harold dont la texture instrumentale et la réalisation expressive produisent une lecture de référence : voilà qui atteste l’apport indiscutable des instruments d’époque dans le répertoire berliozien, et l’on s’étonne que toujours aujourd’hui, prédomine la tenue plus brumeuse et moins caractérisée des orchestres modernes pour Hector comme pour le romantisme français en général.

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CLIC_macaron_20dec13CD, événement critique. BERLIOZ : Harold (soliste : Tabea Zimmermann, alto), Nuits d’été (soliste : Stéphane Degout) – (Les Siècles, François-Xavier Roth – 1 cd HM Harmonia Mundi). Enregistrements réalisés en août 2018 (Les Nuits d’été, Alfortville) et mars 2018 (Paris, Philharmonie).

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APPROFONDIR

LIRE AUSSI notre grand dossier HECTOR BERLIOZ 2019 :

BERLIOZ 2019 : dossier pour les 150 ans de la mort

berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsBERLIOZ 2019 : les 150 ans de la mort. 2019 marque les 150 ans de la mort du plus grand compositeur romantique français (avec l’écrivain Hugo et le peintre Delacroix) : Hector Berlioz. Précisément le 8 mars prochain (il est décédé à Paris, le 8 mars 1869). Triste anniversaire qui comme ceux de 2018, pour Gounod ou Debussy, ne lève pas le voile sur des incompréhensions ou des méconnaissances mais les augmentent en réalité ; car les célébrations souvent autoproclamées et pompeuses, n’apportent que peu d’avancées pour une juste et meilleure connaissance des intéressés. Qu’ont précisément apporté en 2018, les anniversaires Gounod et Debussy ? Peu de choses en vérité, sauf venant de la province, soit disant culturellement plus pauvre et moins active que Paris : voyez Le Philémon et Baucis, joyau lyrique du jeune Gounod révélé par l’Opéra de Tours / fev 2018 ; et le Pelléas et Mélisande de Debussy désormais légendaire du regetté Jean-Claude Malgoire à Tourcoing / mars 2018… LIRE notre grand dossier Hector Berlioz 2019

 

 

Semaine BERLIOZ sur France Musique : 2-10 mars 2019

berlioz-BERLIOZ-2019-bicentenaire-berlioz-2019-classiquenewsFRANCE MUSIQUE, semaine BERLIOZ : 2-10 mars 2019. Une semaine entière d’émissions et de concerts pour commémorer le 150ème anniversaire de la disparition du grand Hector Berlioz. Hector Berlioz (mort en 1869) semble avoir volontairement fait de sa vie un grand récit de folies et de ratages, de passions et de tragédies. Traitée souvent avec condescendance, son œuvre toujours surprenante a pourtant inspiré, de Liszt à Mahler et un nombre considérable de compositeurs. Du 2 au 10 mars, France Musique célèbre Hector sous toutes ses facettes : l’occasion de se plonger dans sa vie, ses écrits, d’écouter ses plus grands interprètes, d’hier et d’aujourd’hui.

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Quelques temps forts :
Samedi 2 mars, 20h : Le Carnaval romain, Benvenuto Cellini, ouvertures – Harold en Italie. Orchestre sur intruments d’époque Les Siècles.

Dimanche 3 mars, 9h : l’orchestre de Berlioz (« L’orchestre est à Berlioz ce que le piano est à Liszt », disait le critique Vladimir Stassov. Autrement dit son instrument, dont il jouait avec une virtuosité et une inventivité sans égales, tant comme chef que comme compositeur) / 11h : le Festival Berlioz 2019

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150 ans de la mort de BERLIOZDu lundi 4 au vendredi 8 mars 2019 : à 9h (actualités Berlioz 2019) puis à 22h : le cas Berlioz… compositeur d’exception, autobiographe enflammé, loser magnifique, Hector Berlioz semble avoir volontairement fait de sa vie un grand récit fait de folies et de ratages, de passions et de tragédies. Traitée souvent avec condescendance, son œuvre toujours surprenante a pourtant inspiré, de Liszt à Mahler, un nombre considérable de compositeurs. Le ClassicClub profite donc du cent-cinquantenaire de sa disparition pour se pencher pendant une semaine sur le cas Berlioz : en 5 émissions, avec le concours de spécialistes, critiques et musiciens, le plus romanesque des romantiques vous offre quelques-uns de ses multiples visages… En public et en direct de l’Hôtel Bedford à Paris

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cassandre-doustrac-stephanie-troyens-tcherniakov-d-apres-berlioz-bastille-critique-opera-par-classiquenews-fev-2019Dimanche 10 mars 2019 : à 16h, Tribune des critiques de cd dédiée aux NUITS D’ETE, cycle de mélodies – à 20h : Les Troyens à l’Opéra Bastille : la production scandaleuse dans la version réécrite par le metteur en scène Tcherniakov. LIRE notre compte rendu : «  et vous avez vous vu les troyens de Tcherniakov d’après Berlioz, ou Les Troyens de Berlioz ?

 
 
 

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TOURCOING : Philippe Jaroussky chante Les Nuits d’été

malgoire_jean_claudeTOURCOING. P. Jaroussky chante Les Nuits d’été, 14, 16 octobre 2016. Pour fêter les 50 ans de la création de son orchestre sur instruments d’époque, en cela pionnier visionnaire avant l’heure, Jean-Claude Malgoire dirige un programme 100% Berlioz à Tourcoing : rêverie, obsession, folie de la Symphonie Fantastique, véritable festival de couleurs et de timbres judicieusement combinés, spécifiquement français, et aussi manifeste du romantisme français (1830) ; furie italienne dans l’Ouverture de Benvenuto Cellini et cycle prosodique intimiste et miniaturiste avec Les Nuits d’été, sommet de la mélodie française avec orchestre, déclamées par le contre-ténor Philippe Jaroussky, lequel depuis quelques années abandonne l’agilité des vocalises baroques pour approfondir un nouveau travail sur le texte français romantique… C’est donc une nouvelle version des Nuits d’été de Berlioz, non pas pour soprano mais ici, ténor et orchestre, option permise par Berlioz lui-même qui n’a jamais fermé la distribution de son cycle génial…

 

 

 

Concert Berlioz, 50ème anniversaire
de la Grande Ecurie et la Chambre du Roy

Mercredi 12 octobre 2016 à 20h
Vendredi 14 octobre 2016 à 20h
TOURCOING, Théâtre Municipal R. Devos

Programme :
Symphonie fantastique Op. 14
Ouverture de Benvenuto Cellini Op. 23
Les Nuits d’été / 
Hector Berlioz (1803-1869)
Philippe Jaroussky, contre-ténor
Direction musicale : Jean Claude Malgoire / 
La Grande écurie et la Chambre du Roy

RESERVATIONS, INFORMATIONS 

 

 

Symphonie fantastique Op. 14
(créée le 5 décembre 1830 ). En janvier 1830, avant de composer la Symphonie fantastique, Berlioz décrit à sa soeur la joie qu’il éprouve à la pensée « des champs vierges de la musique » qui s’ouvrent à lui. Des champs que les préjugés académiques ont laissé « incultes jusqu’à présent » et qu’il considère, depuis son « émancipation » due à Beethoven, comme son domaine. C’est le caractère révolutionnaire de l’oeuvre et son exploration hardie d’un nouveau territoire sonore et expressif qui frappèrent ses premiers auditeurs… Aujourd’hui encore, cette création romantique impressionne par sa modernité.

Ouverture de Benvenuto Cellini Op. 23 (créé le 10 septembre 1838). L’ouverture de cet opéra est une symphonie qui nous place d’emblée devant la redoutable destinée qui attend le héros de l’histoire : le célèbre orfèvre et sculpteur Benvenuto Cellini (1500-1571) dont Berlioz avait son héros. Au-delà de son amour (fou) pour Teresa – premier thème de cette intrigue – Benvenuto est d’abord un personnage sulfureux. Il se débattait avec les grands de ce monde, desquels il recevait de fastueuses commandes et une immunité passablement scandaleuse vu les vols, duels, meurtres qu’il commit… Une confrontation perceptible dès les premières mesures dont le rythme nerveux et l’emportement traduisent un irrésistible assaut, les dérèglements d’un psychisme tendu, nerveux, agité…

Les Nuits d’été
berlioz-hector-dessin-michael-leonard-1980Voici l’un des joyaux de l’oeuvre de Berlioz. Dans ses Mémoires ou sa correspondance, le bouillant romantique ne fait aucune allusion à la genèse de ces six mélodies écrites sur des poèmes de son ami Théophile Gautier (La Comédie de la mort). L’orchestre structure ici la musique du compositeur français bien plus qu’il ne l’habille. Il donne un lustre particulier à chaque tableau, exaltant le relief des plans sonores, magnifiant le dessin splendide, intime et pudique, nostalgique voire lugubre (« Ma belle amie est morte »…) qui porte chaque mélodie. Les thèmes qui y sont développés sont ceux d’une sensibilité que la mort a frappé, enivre, exalte au delà du désespoir. Et c’est avec L’Île inconnue, le dernier des épisodes, une terre inaccessible mais présente dans la pensée du héros, qui s’affirme, telle la quête vital d’un idéal inaccessible…