Nicolas Southon : Les symphonies du Nouveau Monde. Éditions Fayard.

Amerique, Etats Unis, musique, Symphonie du nouveau monde,Nicolas Southon FayardLivres. Nicolas Southon : Les symphonies du Nouveau Monde. Éditions Fayard. L’auteur analyse tout ce que la culture (riche voire flamboyante) des Etats-Unis doit à ses premiers habitants, indigènes et colons. C’est une lente assimilation des modes occidentaux importés par les voyageurs arrivants qui dans le choc des rythmes, danses, chants ancestraux fabriquent in fine l’idée d’une identité musicale américaine où s’est inscrit la permanence du populaire. Traditionnel local, savant européen… les esthétiques et les pratiques se mêlent en un vivant dialogue, une mixité d’attitudes croisées qui des deux côtés de l’Atlantique, des States ou de l’Europe, poursuit un dialogue continu d’un continent à l’autre. « Je ne considère pas le titre d’Amériques comme purement géographique, mais comme symbole de découvertes – de nouveaux mondes sur terre, dans le ciel, ou dans l’esprit des hommes », écrivait Edgard Varèse.

L’Amérique du nord aspire et stimule les volontés de régénération : quand l’Europe est en guerre et frôle l’implosion, les vastes horizons états-uniens offrent un paysage des plus inspirateurs. Il aspire les créateurs comme un aimant, celui d’un asile pacifiant où tout semble possible. C’est un phare plein d’espérance, la figure du nouveau monde.

Les symphonies du Nouveau Monde

Du temps des pionniers à l’émergence d’une virtuosité propre (Louis Moreau Gottschalk), les deux New England School, l’épisode américain d’Anton Dvorak dont la Symphonie concernée donne son titre au présent ouvrage…, de la rencontre du savant et du jazz au génie mélodiste du song plumer George Gershwin, de la naissance de Broadway à l’avènement d’une modernité pour le XXème, celle que porte le père pour tous Aaron Copland… tout est ici rétablit, restitué, expliqué avec la clarté d’un passionné.

Plus proches de nous, voici le profil atypique et génial de Lenny le magnifique (Leonard Bernstein), -grand synthétiseur entre populaire et savant-, lui-même indirect héritier des lyriques Barber et Menotti ; ce sont surtout les expérimentateurs aux apports décisifs, tels Varèse ou Henry Cowell, les néoclassiques visionnaires comme Elliott Carter (lequel fait le passage entre le XXè et XXIè siècles). Aujourd’hui, Philip Glass ou Steve Reich, surtout John Adams poursuivent ce rêve musical américain définitivement inscrit dans notre imaginaire. Synthétique, habile et clair, cet opus est un outil indispensable pour comprendre la musique américaine actuelle, c’est la bible pour votre séjour à Nantes lors de la Folle journée 2014 qui célèbre le génie musical américain.

Nicolas Southon : Les symphonies du Nouveau Monde. Éditions Fayard. 200 pages. 9782213681009. Parution : 22/01/2014. Prix public TTC:15.00 €