COMPTE-RENDU, Concert. MONTPELLIER, le 13 juillet, 20h. Midnight Sun, K JĂ€rvi, M Samuelsen.


COMPTE-RENDU, Concert symphonique, MONTPELLIER, Festival Radio France, Occitanie, Montpellier, Le Corum-salle Berlioz, samedi 13 juillet, 20h.  Midnight Sun, Kristjan JÀrvi, Mari Samuelsen
. Le Festival Radio France, Occitanie, Montpellier nous vaut – comme depuis 34 ans – un nombre considĂ©rable de concerts tant dans la capitale occitane que dans la grande rĂ©gion. Nombre de grandes formations symphoniques s’y relaient, pour notre plus grand bonheur. Ce soir, le programme, intitulĂ© « Midnight Sun », nous permet d’écouter cinq Ɠuvres de compositeurs baltes contemporains, puis la cĂ©lĂ©brissime suite de L’Oiseau de feu, de Stravinsky.
A quoi reconnaĂźt-on un miracle ? Pour n’ĂȘtre pas thĂ©ologien, on sort bouleversĂ©, avec la conscience d’en avoir Ă©tĂ© tĂ©moin. Puis, on s’interroge sur ses conditions ou ses causes. Ce concert succĂšde Ă  celui dirigĂ© la veille par le gĂ©ant Neeme JĂ€rvi, Ă  la tĂȘte de l’Orchestre symphonique national d’Estonie.

 

 

TĂ©moins d’un miracle symphonique


 

Kristjan JÀrvi, démiurge, anime, libÚre la musique

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Du reste, le grand chef assiste ce soir au concert que dirige son fils cadet, Kristjan, et, Ă  son terme, manifestera son Ă©motion et son admiration. Le lendemain, ce sera le tour de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, sous la baguette de Tugan Sokhiev. On sait que, sous la direction de Michael Schonwandt, l’Orchestre national de Montpellier s’est hissĂ© Ă  un niveau que pourraient lui envier nombre de formations symphoniques. Ce soir, la communion, entre cette formation, qui joue chez elle, et Kristjan JĂ€rvi est incroyable, comme si le chef et les musiciens avaient travaillĂ© depuis des annĂ©es dans une confiance et une admiration rĂ©ciproques.
Si les noms de Rautavaara et d’Arvo PĂ€rt sont maintenant connus d’un large public, ceux de Max Richter, de Peteris Vasks, et de Krisjan JĂ€rvi – dont on ignorait qu’il Ă©crivait – le sont beaucoup moins. Le chef a choisi d’enchaĂźner les piĂšces de la premiĂšre partie comme s’ils s’agissait de mouvements d’une vaste symphonie singuliĂšre. Les Ɠuvres s’y prĂȘtent aisĂ©ment par leur Ă©criture et leur ancrage dans une tradition symphonique qui dĂ©passe largement l’hĂ©ritage de Sibelius et des compositeurs scandinaves.
Le Cantus arcticus, de Rautavaara, ouvre cette partie. Des enregistrements de chants d’oiseaux du nord de la Finlande vont se mĂȘler Ă  la trame orchestrale, pour chacun des mouvements, confĂ©rant Ă  cette musique Ă  la fois une sĂ©rĂ©nitĂ© planante et une vie frĂ©missante, d’une grande sĂ©duction. L’immense crescendo, suivi de son extinction progressive, des « Cygnes migrant » nous emporte dans un univers magique, onirique. Lonely Angels, de Peteris Vasks, fait intervenir la violoniste Mari Samuelsen, d’une virtuositĂ© phĂ©nomĂ©nale, qui ne quittera plus l’orchestre. L’écriture, tonale, dĂ©pouillĂ©e, n’est pas sans rappeler le lyrisme de l’Adagio de Barber. Les pĂ©dales intĂ©rieures, les valeurs longues des basses, et le frĂ©missement des nappes des ostinati aĂ©riens et dĂ©coratifs des cordes, rĂ©apparaĂźtront au fil des piĂšces suivantes, autorisant cet enchaĂźnement harmonieux.
Suit le Dona nobis pacem, de Max Richter, oĂč la harpe se joint aux cordes. C’est une sorte de passacaille, dont la progression – imperturbable et chargĂ©e de sĂ©ductions – renvoie Ă  certaines piĂšces baroques telles qu’on les jouait il y a cinquante ans. C’est aussi l’occasion pour la soliste de briller par son jeu d’une technique superlative. Fratres, cĂ©lĂšbre entre toutes les Ɠuvres d’Arvo PĂ€rt, est ici dĂ©clinĂ©e dans une version pour violon solo, en harmoniques, mais privĂ©e de ses vents.

Enfin, Aurora, de Kristjan JĂ€rvi, nous entraĂźne de nouveau dans le grand nord, avec ses forĂȘts immenses, la neige, l’aurore d’un jour interminable, intĂ©grant des Ă©lĂ©ments dansants (qui font penser Ă  Hugo Alfven). La paix, la sĂ©rĂ©nitĂ©, l’immensitĂ©, la grandeur, avec des bouffĂ©es lyriques, intenses, sont ici inimitables : on plane, et le public, conquis, fait un triomphe aux interprĂštes.
L’Oiseau de feu est dans toutes les oreilles, depuis l’évocation de la forĂȘt enchantĂ©e de l’introduction, Ă  la danse de l’oiseau de feu, Ă  la ronde des treize princesses qui disparaissent au lever du jour, la plus belle s’étant Ă©prise d’Ivan. Mais c’est surtout la formidable Danse infernale de Katschei, avec ses ponctuations telluriques, qui marque les esprits. La berceuse, provoquĂ©e par l’oiseau pour plonger Katschei et sa horde dans un profond sommeil, ouverte par les bassons et la harpe, est d’une beautĂ© stupĂ©fiante, avant le majestueux final. Kristjan JĂ€rvi, dĂ©miurge, fĂ©dĂšre, anime avec une souplesse, une libertĂ©, un Ă©panouissement rares. Il accompagne chacun, dosant, modelant avec subtilitĂ©, organisant le propos avec un art consommĂ©. Le geste est sobre, expressif Ă  souhait, engageant tout le corps, dĂ©livrĂ© des partitions qu’il a parfaitement intĂ©grĂ©es jusqu’au moindre dĂ©tail : la vie a-t-elle Ă©tĂ© plus intense ? MĂȘme familier du texte, on croit redĂ©couvrir l’Ɠuvre. On entend tout, chaque soliste est parfait, la dynamique constante, du triple piano au triple forte. Les musiciens jouent avec le chef, se prenant manifestement au jeu avec un bonheur et un rayonnement exceptionnels. Une soirĂ©e mĂ©morable, comme on les compte sur les doigts d’une main !

 

 

 

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COMPTE-RENDU, Concert symphonique, MONTPELLIER, Festival Radio France, Occitanie, Montpellier, Le Corum-salle Berlioz, samedi 13 juillet, 20h.  Midnight Sun, Kristjan JÀrvi, Mari Samuelsen. Illustrations : Kristjan JÀrvi, chef et compositeur © Marc Ginot

 
 
 
 

DIFFUSION SUR FRANCE MUSIQUE

Programme diffusé sur FRANCE MUSIQUE, mer 31 juillet 2019 à 20h
Concert donnĂ© le 12 juillet 2019 Ă  20h Ă  l’OpĂ©ra Berlioz de Montpellier
dans le cadre du Festival Radio France Occitanie Montpellier

 
 

CONCERT :  »Midnight Sun”

 

Einojuhani Rautavaara
Cantus Arcticus, Concerto pour oiseaux et orchestre op. 61

1. Suo (Le Marais)

2. Melankolia (MĂ©lancolie)

3. Joutsenet muuttavat (Cygnes migrants)

 

Kristjan JĂ€rvi
Aurora pour violon et orchestre
Arrangement de Charles Coleman (2016)

 

Arvo PĂ€rt
Fratres pour violon, percussion et orchestre Ă  cordes

 

Peteris Vasks
Lonely angel, méditation pour violon et orchestre à cordes

 

Max Richter
Dona nobis pacem 2 pour violon et orchestre
Mari Samuelsen, violon

 

Igor Stravinsky

L’oiseau de feu, suite
Introduction – Danse de l’Oiseau de feu – Variations de l’Oiseau de feu ‱ Pantomime I ‱ Pas de deux : l’Oiseau de feu et Ivan TsarĂ©vitch ‱ Pantomime II ‱ Scherzo : danse des Princesses ‱ Pantomime III ‱ Khorovode des Princesses ‱ Danse infernale de Kachtchei et de ses sujets ‱ Berceuse ‱ Finale

 

Orchestre national Montpellier Occitanie
Direction : Kristjan JĂ€rvi

 

L’Orchestre National de Lille invite MAX RICHTER

richter-max-compositeur-classiquenews-Richter-Mike-TerryLILLE, Nouveau SiĂšcle. Max Richter, les 22,23,25 mars 2017. Quatre saisons, de Vivaldi Ă  Richter. L’Orchestre national de Lille joue les Quatre Saisons d’aprĂšs Vivaldi, puis From Sleep par l’auteur de la musique du film « Valse avec Bachir » (2008) ou de Shutter Island (2010, de Martin Scorsese). RĂ©interprĂ©tation rĂ©crĂ©ative, les Quatre Saisons revivent une nouvelle vie en Ă©tant enrichi d’un nouvel ADN celui « 2.0 » du XXIĂšme siĂšcle tel que l’a conçu le compositeur contemporain Max Richter. Le pianiste et compositeur post-minimaliste Richter recompose Les Quatre Saisons de Vivaldi. Il puise son inspiration Ă  partir de ses annĂ©es de formation auprĂšs de Luciano Berio, reste marquĂ© par l’Ɠuvre saisissante et expĂ©rimentale de Iannis Xenakis. Max Richter est bien connu du milieu musical depuis les annĂ©es 1990, il fut (et reste depuis) l’un des dĂ©fenseurs zĂ©lĂ©s d’Arvo PĂ€rt, compositeur estonien, mystique, partisan de l’épure et de la rĂ©pĂ©tition rĂ©sonante. Mais en plus de PĂ€rt, Richter s’est distinguĂ© tout autant en se rĂ©clamant aussi de Phil Glass, Steve Reich et Brian Eno.

 

 

L’Orchestre national de Lille invite Max Richter
Vivaldi, version 2.0

 

Antonio_Vivaldi grand portrait classiquenews_1ImmergĂ© dans la marmite baroque des Quatre Saisons vivaldiennes, sublime poĂšme instrumental pour violon solo et orchestre de cordes, Richter remixe, rĂ©Ă©crit, se joue des sons, de leur Ă©cho, de la rĂ©sonance Ă©galement. Richter en rĂ©organise l’agencement, restructure selon la source vivaldienne dans laquelle il injecte ses propres motifs, soit une parure personnelle riche en nuances vaporeuses, en brumes sonores parfois Ă©nigmatiques, qui offre un Ă©crin critique, interrogatif aux sonoritĂ©s originelles de la matrice vivaldienne. Pour le label Deutsche Grammophon et le violoniste Daniel Hope, Max Richter reconstruit l’arche vivaldienne pour en dĂ©duire ses propres Saisons. Il en a dĂ©coulĂ© un enregistrement paru en 2012 (chez DG / Konzerthaus Kammerorchester de Berlin – AndrĂ© de Ridder, direction). En s’intĂ©ressant Ă  Vivladi, en le questionnant selon une syntaxe propre, Max Richter ne fait pas que relire le chef d’oeuvre de la musique instrumentale baroque au dĂ©but du XVIIIĂš : il en rĂ©vĂšle l’inatteignable perfection. Un must actuel qui permet de rĂ©Ă©couter Vivaldi d’un regard rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, nerf, plus incisif.

 

RICHTER par l’ONL
 Pour l’arrivĂ©e du Printemps, l’ONL – Orchestre national de Lille propose une programmation autour de l’artiste Max Richter, rĂ©inventeur des Quatre saisons de Vivaldi
 il en rĂ©sulte ainsi 3 jours de concerts et 2 nocturnes pour plonger dans l’univers musical de l’un des auteurs « les plus prolifiques de sa gĂ©nĂ©ration et qui dĂ©fie les Ă©tiquettes » .

L’ONL & Max Richter au Nouveau Siùcle
Du 22 au 25 mars 2017 – Lille
Concert flash 12h30, concerts symphoniques, after Ă©lectro, dĂ©ambulation nocturne en collaboration avec le Palais des Beaux-Arts de Lille. L’ONL Ă  Lille offre un cycle Richter en plusieurs sessions et multiples formes


 

 

 

Mercredi 22 mars 2017boutonreservation
Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Concert flash à 12h30 – The Blue Notebooks

The Blue Notebooks est le deuxiĂšme album solo (2004) de Max Richter, un projet singulier et aventureux, magnifiquement produit et se voulant rĂ©solument cinĂ©matographique : le titre « On the Nature of Daylight » marque le caractĂšre sonore du film « Shutter Island » de Martin Scorsese, mais aussi « Premier contact » de Denis Villeneuve (2016), tandis que « Shadow Journal » et « Organum » figurent dans la bande son de « Valse avec Bachir » (2008). Les compositions nĂ©o-classiques de l’album sont entrecoupĂ©es de textes extraits des Cahiers in-octavo de Franz Kafka, de L’hymne Ă  la perle et Terre inĂ©puisable de CzesƂaw MiƂosz, lus pour l’enregistrement discographique par l’actrice britannique Tilda Swinton. Le programme navigue entre les cordes dĂ©chirant l’ñme de « On the Nature of Daylight » et
des compositions pour piano au caractĂšre plus lyrique. Richter utilise Ă©galement des instruments Ă©lectroniques et occasionnellement des enregistrements captĂ©s Ă  l’extĂ©rieur du studio.
AVEC : Violons Natalia BONNER et Louisa FULLER / Alto Nick BARR / Violoncelles Ian BURDGE et Chris WORSEY / Piano Andrew SKEET / RĂ©citante Sarah SUTCLIFFE / Son Chris EKERS

 

 

 

Jeudi 23 et Samedi 25 mars 2017 Ă  20hboutonreservation
Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Concerts symphoniques
Les Quatre Saisons VIVALDI / Max Richter

En premiĂšre partie, les musiciens interprĂštent le disque de Max Richter, Infra (2010), inspirĂ© par le poĂšme The Waste Land (« La Terre vaine ») de T. S. Eliot, rĂ©unit un piano, des sons Ă©lectroniques et un quatuor Ă  cordes. Il prolonge une partition composĂ©e pour un spectacle conçu en commun avec le danseur Wayne McGregor et l’artiste visuel Julian Opie sur une commande du Royal Ballet de Covent Garden.
Sa « recomposition » des Quatre Saisons de Vivaldi a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă  l’invitation du label Deutsche Grammophon, en 2012. Cet album plĂ©biscitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©Ă©ditĂ© avec de nouveaux remixes et des ajouts « ambient » – que Max Richter appelle « ombres » – et un DVD de concert. Max Richter a choisi ses moments prĂ©fĂ©rĂ©s de la partition et les a remodelĂ©s pour en faire de « nouveaux objets », superposant des fragments familiers ou les juxtaposant en boucle pour revigorer une oeuvre usĂ©e par l’emploi abusif dans les ascenseurs, les publicitĂ©s tĂ©lĂ©visĂ©es, comme indicatif ou gĂ©nĂ©rique d’attente. « Je n’ai gardĂ© que vingt-cinq pour cent des notes, mais il y a de l’ADN Vivaldi dans chaque mesure,
explique Max Richter. J’ai conservĂ© les gestes et les formes, les textures et les nuances. Certains bouts sont de Vivaldi, d’autres sont mes fantasmes, mes pensĂ©es Ă  haute voix sur les Quatre Saisons.» Pour Richter, rien de plus naturel que de rĂ©visiter l’oeuvre mythique d’un PrĂȘtre cĂ©lĂšbre, sachant faire jouer ses Ɠuvres par un orchestre de musiciennes, au risque de faire s’évanouir les Ăąmes fĂ©minines pendant ses concerts Ă  la PietĂ  de Venise.

 

AU PROGRAMME :
RICHTER : Infra
Jonathon HEYWARD direction

RICHTER Recomposed – VIVALDI Les Quatre Saisons
Mari SAMUELSEN, violon solo et direction
Chris EKERS, son
Orchestre National de Lille

 

 

 

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RESERVEZ VOTRE PLACE

Concert flash 12h30 – Auditorium du Nouveau SiĂšcle – Lille /// Mercredi 22 mars 12h30 – Tarifs : 5/10€

· Concerts symphoniques – Auditorium du Nouveau SiĂšcle – Lille /// — Jeudi 23 mars 20h et samedi 25 mars 18h30. Quelques places de derniĂšres minutes disponibles au tarif unique de 10€ / 15 minutes avant les concerts symphoniques

·  After – espace Valladolid du Nouveau SiĂšcle – Lille ///
entrées gratuites à retirer dÚs 21h dans le hall du Nouveau SiÚcle

Renseignements et réservations :
Billetterie ONL dans le hall du Nouveau SiĂšcle
03 20 12 82 40
www.onlille.com

 

·  Nocturne au MusĂ©e – Palais des Beaux-Arts de Lille –
Place de la RĂ©publique /// Tarifs de 4 Ă  7€
- SLEEP – Sleep a Ă©tĂ© pensĂ© comme un paysage sonore doux et enveloppant, destinĂ© Ă  faire venir le sommeil. L’oeuvre sera diffusĂ©e sous forme d’extraits (la piĂšce intĂ©grale dure huit heures), en simultanĂ© dans plusieurs espaces du musĂ©e, oĂč vous pourrez l’apprĂ©cier,
confortablement installĂ© et entourĂ© des oeuvres d’art. Il n’y a plus qu’à vous laisser bercer

Billetterie du Palais des Beaux-Arts de Lille : 03 20 06 78 00 et www.pba-lille.fr