MELISEY (70). Les Timbres jouent Blanche-Neige et les 7 notes

les_timbres_-_blanche-neige_et_les_sept_notes_c_blaise_adilon_9MELISEY (70). Les Timbres, les 29 et 30 septembre 2016. En Haute-Saône, la musique classique circule sur tout le territoire grâce à la Bulle, écrin et salle de spectacle mobile qui se déplace de villages en bourgs, apportant aux résidents saônois la magie des instruments d’époque, la découverte de nouveaux spectacles… Ici, assujettis à la veine onirique et fantastique de la fable : celle de Blanche-Neige qui adaptée à l’effectif concerné, est réintitulé « Blanche-Neige et les 7 notes ». En résidence prolongée au festival Musique et Mémoire, le trio enchanteur des Timbres : Yoko Kawakubo, violon / 
Myriam Rignol, viole de gambe / Julien Wolfs, clavecin, assurent la poésie musicale du conte revisité pour les plus jeunes et leurs familles, auquel se joint aussi en narratrice et actrice facétieuse, la comédienne Céline Barbarin.
La réussite sonore des Timbres repose sur une complicité exemplaire entre ses membres, qui chacun à son tour, en une circulation du geste, libre et sûr, prend la parole et emporte les autres. Le jeu collectif qui en résulte apporte cohérence et finesse, écoute et sincérité intérieure, vivacité et relief, d’une exceptionnelle vérité. De quoi ravir les plus jeunes et leurs parents… De quoi aussi renouveler le mythe de la princesse et de la pomme maléfique…

 

 

 

Les Timbres à Mélisey (70)

Blanche-Neige et les Sept-Notes
Jeudi 29 septembre 2016, 18h30
Vendredi 30 septembre 2016, 20h30
Prix : 5€ – gratuit (-16 ans)

Renseignements:
Culture 70 / 03 84 75 36 37

 

 

 

BLANCHE-NEIGE en musique… Conte pour enfants curieux de musique par l’Ensemble les Timbres… Chassée par sa belle-mère du palais royal de son père, Blanche-Neige découvre auprès des sept nains, la magie des sept notes. Chacun lui raconte l’histoire de sa note et de sa vie, les raisons de son caractère et de sa couleur, autant de petites légendes qui sonne toutes les notes de la gamme… Des portraits, des vies, des notes : pour une révélation finale.
Inspirée probablement de la vie de Maria Sophia Margaretha Catharina d’Erthal, la fille du grand bailli de l’Électorat de Mayence à Lohr née au début du XVIIIe siècle en Allemagne, l’histoire de Blanche-Neige a été déclinée de multiples façons. C’est cette fois-ci une approche musicale que propose Les Timbres, où les mots dialoguent avec les notes pour mener le public au cœur de l’intrigue et de la musique.

Ce spectacle jeune public s’adresse principalement aux enfants de 5 à 12 ans environ. Il convient également aux enfants plus jeunes accompagnés. Mais il ravira tout public (adultes compris) resté vif et curieux !

 

 

TOUTES LES INFOS sur le site de La Bulle / Culture 70

VISITEZ aussi le site de l’ensemble Les Timbres

 

LIRE aussi notre compte rendu LES TIMBRES, création du spectacle The Way to Paradise, musiques de William Shakespeare, Festival Musique et Mémoire juillet 2016… Au moment où l’on fête l’anniversaire Shakespeare, Les Timbres emprunte au sublime britannique ce sentiment d’une ineffable mélancolie qui de séquences en épisodes reconstruit symboliquement ici les quatre saisons ou les quatre âges d’une vie terrestre, et jalonne en passion, désir, espérance et renoncement, toute une existence. Les complices instrumentistes savent aussi au moment de Bacchus et de son enivrement délirant, jouer la gouaille collective, maîtrisant à l’automne, le goulot de bouteille comme un traverso enivré / enivrant… Fins musiciens, Les Timbres sont aussi des acteurs prêts à prendre des risques, vrais satyres chanteurs ainsi unis en toute saison,  par une irrévérence gestuelle irrésistible. Chacun s’adresse au public, l’invite à célébrer l’ivresse du Dyonisos ripailleur et picaresque….

 

 

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015La résidence des Timbres au Festival Musique et Mémoire 2015 / création de Proserpine de Lully (version de chambre de 1782), Le Carnaval baroque des animaux…Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

 

 

 

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Compte rendu, festival. Corravillers, église, le 17 juillet 2016. The Way to paradise / Les Timbres (création)

les timbres Compte rendu, festival. Corravillers, église, le 17 juillet 2016. The Way to paradise : Consort Songs & Music / La musique de William Shakespeare / Les Timbres (création). C’est un programme présenté en création commande du Festival Musique et Mémoire, piloté et conçu par son fondateur et directeur, Fabrice Creux; le concept permet d’approfondir tout ce qui fait ici au Pays des mille étangs, l’intérêt et même la pertinence d’un cycle de concerts inscrits au coeur du territoire rural : la continuité d’un geste interprétatif accueilli, accompagné depuis 3 années à présent puisque l’ensemble l’ensemble sur instruments anciens, Les Timbres  a pu bénéficier d’une résidence artistique ici même, source d’approfondissement pour les interprètes, et pour les publics : promesse et découvertes de sonorités inédites selon les programmes présentés…

proserpine-les-timbres-festival-musique-et-memoire-CLASSIQUENEWS-copyrightETE 2015… L’an dernier, il s’agissait d’élucider par la plasticité canalisée du geste collectif, l’impact dramatique des instruments en nombre réduit; en ce sens la récréation dans un format de chambre de l’opéra de Lully : Proserpine présentée dans une version historique de 1684, attestée / jouée à Anvers, avait permis en juillet 2015 de mesurer l’articulation collective d’un groupe instrumentistes et chanteurs, électrisés par le sens de l’écoute et une profonde sonorité intérieure dont l’ineffable cohésion était frappante. Le Carnaval des animaux, autre spectacle créé en 2015, engageait le chant dramatique des 3 instruments essentiels du trio fondateur  (violon, viole de gambe, clavecin) soit Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs, en une confrontation directe / critique avec le texte du récitant comédien… interaction et complicité là encore édifiantes, révélatrices d’un travail exemplaire accordé à la faculté dramatique des instruments, au sens, à la forme et au déroulement même d’une narration musicale. Faire parler les instruments,  chanter le texte. … vrai défi qui oblige et contraint l’interprète à exprimer l’indicible soit la vérité d’une situation comme d’un sentiment. VOIR notre grand reportage LES TIMBRES au Festival MUSIQUE ET MEMOIRE, juillet 2015 (recréation de Proserpine de Lully / création du Carnaval des animaux)

 

 

 

Les Timbres à Musique et Mémoire
Une utopie musicale se réalise

 

 

ETE 2016… C’est justement ce qui est en jeu dans le nouveau programme des Timbres présenté ce dimanche 17 juillet 2016, d’autant attendu et donc significatif, qu’il est le dernier aboutissement concluant ainsi les 3 années de résidence du groupe à Musique et Mémoire.

Au moment où l’on fête l’anniversaire Shakespeare, Les Timbres emprunte au sublime britannique ce sentiment d’une ineffable mélancolie qui de séquences en épisodes reconstruit symboliquement ici les quatre saisons ou les quatre âges d’une vie terrestre, et jalonne en passion, désir, espérance et renoncement, toute une existence. Les complices instrumentistes savent aussi au moment de Bacchus et de son enivrement délirant, jouer la gouaille collective, maîtrisant à l’automne, le goulot de bouteille comme un traverso enivré / enivrant… Fins musiciens, Les Timbres sont aussi des acteurs prêts à prendre des risques, vrais satyres chanteurs ainsi unis en toute saison,  par une irrévérence gestuelle irrésistible. Chacun s’adresse au public, l’invite à célébrer l’ivresse du Dyonisos ripailleur et picaresque.
Voilà qui contraste avec les couleurs introspectives et subtilement méditatives du programme dans son entier. Et cette liberté du geste démontre à l’envi, la maturité artistique du formidable ensemble.
Ainsi la musique de Shakespeare s’écoute à Coravilliers en un chambrisme collégial, où chacun prend la parole, instrumentalement, vocalement (allusive Julia Kirchner, soprano inspirée, diseuse raffinée), où dans le prolongement du verbe limité, se déroule la richesse ineffable des notes énoncées.
Peu d’ensemble de musiciens cultivent et maîtrisent à ce point l’art si délicat mais décisif de l’écoute et de l’égalité fraternelle : pas de chef, pas de meneur, mais un flot constant d’entente et de complémentarité sonore qui fondent et structurent une approche dans son ensemble. Les Timbres nous donnent une leçon d’harmonie partagée, d’utopie musicale dont le public se délecte à chaque performance.

The Way to Paradise est construit comme un consort de Songs & Music : le verbe y est interrogatif et suggestif, et au-delà du sens, c’est chaque instrumentiste qui prolonge l’enchantement de la voix, par son engagement instrumental. Le programme s’inspire d’une déclaration poétique de Thomas Mace écrite en 1676 : « Musick’s Monument » dans laquelle l’auteur souligne la force poétique du chant des instruments, là où le mot n’a plus sa place. Chaque instrumentiste se montre capable d’histoires pathétiques, de « Discours pleins de Rhétorique et Sublimes ; des Discussions Subtiles et Profondes », propres à exprimer le tréfonds de l’âme. Voyage sonore et voyage intérieur surtout, et même délicieusement mélancolique : les paysages et les climats qui se succèdent touchent à l’essence humaine la plus profonde.
Ce spleen des instruments qui traverse toute les humeurs de l’esprit inspire chaque musiciens des Timbres en une saisissante cohérence sonore. La caractérisation, l’écoute, la complicité composent ici une joute amicale qui passe entre chaque interprète : chanteuse et instrumentistes. C’est un tableau suave et nostalgique qui confirme désormais les qualités des Timbres : poésie allusive, nuances du jeu collectif, flexibilité et grandes richesse des intentions. Poésie et profondeur. Eloquents contrastes. La magie opère et le raffinement s’invite souvent dans ce fabuleux basculement qui invite de l’innocence première à l’ivresse la plus intime. Magistral. De tous les nouveaux ensembles baroques, Les Timbres affirment leur prodigieuse humanité artistique. Saluons Fabrice Creux d’avoir à l’issue de la création, annoncer qu’il renouvelait leur résidence à Musique et mémoire pour un nouveau cycle de 3 années de compagnonnage artistique. La promesse est grande : il faut absolument suivre Les Timbres désormais en Haute-Saône. Le nouveau son baroque s’y déploie en un constant enchantement.

 ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

 

 

Compte rendu, festival. Corravillers, église, le 17 juillet 2016. The Way to paradise : Consort Songs & Music / La musique de William Shakespeare / Les Timbres (création). Airs et pièces des Britanniques baroques : Gibbons, Byrd, Morley, Ward, Playford, White, Ravenscroft, Dowland… Les Timbres : Julia Kirchner, soprano - Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons - Myriam Rignol, Mathilde Vialle, Etienne Floutier et Pau Marcos Vicens, violes de gambe - Julien Wolfs, orgue et clavecin.

 

 

 

 

 

APPROFONDIR

GRAND REPORTAGE VIDEO : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage vidéo. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

 

 

CD

PARATY julien wolfs clavecin clic de classiquenews juillet 2016 bach_3760213650344Cd critique compte rendu. JS BACH : Sonate pour flûte et clavecin, Partita pour clavecin seul BWV 830 (Troffaes / Wolfs, 1 cd Paraty, 2015). Pour l’interprète, exprimer dans le jeu certes la rhétorique de l’éloquente musique, surtout la poésie du coeur et de l’esprit… Ainsi est signifié le défi de toute partition de Jean-Sébastien, qui semble de facto avoir réussi la fusion idéale, du sentiment et de la virtuosité : toucher l’âme, bercer l’esprit. Autant de caractères, éléments d’une esthétique vivante, qui s’écoulent ici, portés par la connivence des deux interprètes en tous points, convaincants. Ligne claire et sans affèterie, posée, portée, canalisée par la gestion du souffle de la flûtiste Stefanie Troffaes. Discours fluide, précis et sobre du claveciniste véritable orfèvre de l’articulation, Julien Wolfs. On connaît bien le claviériste comme membre fondateur de l‘extraordinaire ensemble Les Timbres, en résidence au Festival Musique et Mémoire. L’hypersensibilité expressive des deux instrumentistes affirment la vitalité et la justesse du Jean-Sébastien, à la fois imaginatif, expérimental, suprêmement élégant. De toute évidence, Julien Wolfs défend l’approche partagée avec ses habituels partenaires des Timbres : faire parler la musique. Le Baroque est un vaste laboratoire où la note ambitionne peu à peu l’impact expressif du verbe. Lea fête traversière, même si elle n’exprime pas le sentiment du compositeur, – processus romantique, séduit ici par son éloquence proprement baroque : dans la diversité des accents, l’articulation des nuances… toute une intelligence dynamique qui dans le pacte discursif à deux voix : flûte / clavecin (BWV 1030 et 1032), affirme ce langage palpitant des partitions ici réunies (profondeur contemplative en dialogue de l’Andante du 1030).

 

 

Cd critique compte rendu. JS BACH : Sonate pour flûte et clavecin, Partita pour clavecin seul BWV 830 (Troffaes / Wolfs, 1 cd Paraty, 2015)

PARATY julien wolfs clavecin clic de classiquenews juillet 2016 bach_3760213650344Cd critique compte rendu. JS BACH : Sonate pour flûte et clavecin, Partita pour clavecin seul BWV 830 (Troffaes / Wolfs, 1 cd Paraty, 2015). Pour l’interprète, exprimer dans le jeu certes la rhétorique de l’éloquente musique, surtout la poésie du coeur et de l’esprit… Ainsi est signifié le défi de toute partition de Jean-Sébastien, qui semble de facto avoir réussi la fusion idéale, du sentiment et de la virtuosité : toucher l’âme, bercer l’esprit. Autant de caractères, éléments d’une esthétique vivante, qui s’écoulent ici, portés par la connivence des deux interprètes en tous points, convaincants. Ligne claire et sans affèterie, posée, portée, canalisée par la gestion du souffle de la flûtiste Stefanie Troffaes. Discours fluide, précis et sobre du claveciniste véritable orfèvre de l’articulation, Julien Wolfs. On connaît bien le claviériste comme membre fondateur de l‘extraordinaire ensemble Les Timbres, en résidence au Festival Musique et Mémoire. L’hypersensibilité expressive des deux instrumentistes affirment la vitalité et la justesse du Jean-Sébastien, à la fois imaginatif, expérimental, suprêmement élégant. De toute évidence, Julien Wolfs défend l’approche partagée avec ses habituels partenaires des Timbres : faire parler la musique. Le Baroque est un vaste laboratoire où la note ambitionne peu à peu l’impact expressif du verbe. Lea fête traversière, même si elle n’exprime pas le sentiment du compositeur, – processus romantique, séduit ici par son éloquence proprement baroque : dans la diversité des accents, l’articulation des nuances… toute une intelligence dynamique qui dans le pacte discursif à deux voix : flûte / clavecin (BWV 1030 et 1032), affirme ce langage palpitant des partitions ici réunies (profondeur contemplative en dialogue de l’Andante du 1030).


 

Toucher le cœur, plaire à l’esprit

 

 

wolfs clavecin cd paraty js bach  flu te  presentation cd review cd critique classiquenews clic de août 2016 stefanie-troffaes-julien-wolfs

CLIC_macaron_2014Ailleurs on relève la parfaite connaissance qu’avait Bach, du répertoire expressif classé par Mathewson, servi, compris particulièrement par les interprètes : effusion venant du coeur du si mineur (1030) ; tristesse recueillie du mi mineur (1034), activité brillante du la majeur (1032)… enfin, joie irradiante conquérante irrésistible du mi majeur (1035). Innervant pour chaque pièce, ce jeu ténu, vibrant des contrastes,, un soin spécifique dans la réalisation des répétitions (toujours variées et caractérisées), les interprètes éclairent le génie d’un Bach, maître du langage musical. Sa langue est encore davantage intense et investi dans la séquence où Julien Wolfs joue seul la Partita BWV 830 : la clarté nerveuse du clavecin (copie B Kennedy d’après M. Mietke de 1703) apporte à la succession des 7 épisodes, sa noblesse discursive d’une éloquente tendresse… sa sincérité intérieure (crépitement d’une liquide ardeur de l’exceptionnelle Corrente) : parfois sombre et pudique (Sarabande), sans omettre le prélude (Toccata) qui est questionnement dépassant le prétexte d’une Suite de mouvements diversités et caractérisés : l’interrogation variant les séquences enchaînées, affirme peu à peu une interrogation sur le sens même de la forme musicale : en cela le souci de précision contrapuntique, comme de sobriété expressive rendent compte du génie d’un Bach démiurge pensant la musique comme d’un matériau vivant et organique. Le jeu tout en finesse et en sobriété du claveciniste saisit d’un bout à l’autre par sa gestion de la tension, d’une lumineuse intelligence (fluidité magicienne, entre tendresse et nostalgie de l’Allemande ; acuité intériorisée du Tempo di Gavotte puis Gigue au souffle philosophique universel, sidérant). Superbe programme, emblématique de la maturité de la jeune génération baroqueuse actuelle. Suivez ces deux tempéraments là : ils ne jouent pas ; ils vivent la musique, de l’intérieur. Leur sobriété interprétative fait la différence : tout pour la musique, rien que la musique. CLIC de CLASSIQUENEWS de l’été 2016.

 

 

 

Cd critique compte rendu. JS BACH : Sonate pour flûte et clavecin, Partita pour clavecin seul BWV 830 (Troffaes / Wolfs, 1 cd Paraty 165142, 2015) – Parution : septembre 2016

 

 

Approfondir : reportage vidéo de la Résidence des Timbres, année 2, juillet 2015, au Festival Musique et Mémoire (Haute Saône, 70).

 

 

 

 

Reconduction des Timbres en résidence à Musique et Mémoire

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurRESIDENCE. Les Timbres confirmés pour un nouveau cycle de 3 années à Musique et Mémoire (Haute-Saône, 70). A l’issue du premier week end de Musique et Mémoire en Haute-Saône (70), Fabrice Creux, directeur du Festival, a particulièrement salué l’engagement et l’excellence du jeune ensemble invité Les Timbres qui concluait ainsi, ce dimanche 17 juillet 2016, sa coopération artistique avec le Festival, soit 3 années d’accompagnement et de partage. Après leur dernier concert (création dédiée aux Britanniques du XVIIè : « The way to Paradise »), les jeunes interprètes, fait unique dans l’histoire de Musique et Mémoire, ont pu se voir confirmés pour 3 nouvelles années d’un compagnonnage musical qui en ayant apporté tant de superbes créations et découvertes, promet de nouveaux accomplissements sur le territoire saônois, entre Belfort et Besançon. RV est pris en juillet 2017, pour découvrir les nouveaux enchantements orchestrés par Les Timbres.

Au moment de cette reconduction, CLASSIQUENEWS a posé 3 questions à Fabrice Creux, directeur de Musique et Mémoire, au sujet du renouvellement de la résidence des Timbres. Quelles sont les qualités de la jeune formation et quels enjeux motivent cette décision ?

 

Les Timbres : tisser une nouvelle connivence entre artistes et habitants du territoire

 

 

Vous avez choisi de renouveler la résidence des Timbres c’est à dire en leur offrant à nouveau tout un cycle de 3 années de coopération et d’accompagnement artistique. Pour quelles raisons musicales ? Que représentent pour vous le travail et la démarche de l’ensemble ainsi soutenu ?

creux-fabrice-musique-et-memoire-festival-Fabrice-Creux,-directeur-artistiqueFABRICE CREUX : Le travail que nous avons conduit depuis 3 ans avec l’ensemble Les Timbres a largement atteint ces objectifs dans les 3 directions que nous nous étions fixées : création, formation et sensibilisation. Cet ensemble à l’imaginaire “débridée” a su à chaque fois toucher “au coeur” les publics concernés, tout en portant des projets de créations extrêmement pertinents. Sur le plan musical les qualités de cette jeune formation de la scène baroque sont indéniables, comme en témoigne avec justesse ses deux premières productions discographiques. D’autre part, et c’est un point majeur pour moi, ces jeunes musiciens ont une appétence particulière pour le répertoire dans son expression la plus essentielle, mais s’attache toujours à créer les conditions favorables pour toucher les publics d’aujourd’hui, sans jamais “dénaturer” l’esprit initial de l’oeuvre. Un exemple ? : The Way to paradise.

 

 

Qu’attendez vous de cette nouvelle histoire qui va s’écrire ? Des lignes sont-elles déjà précisées ?

FC : Nous allons écrire ensemble ces nouvelles pages en fonction de nos attentes et envies respectives comme nous l’avons fait au cours des trois années qui viennent de s’écouler. Au fil du temps, nous avons su, je pense, créer les conditions d’une belle collaboration en se faisant confiance mutuellement et nous allons tout simplement poursuivre dans cette direction.

 

 

En quoi l’approche des Timbres vous paraît particulièrement correspondre à l’esprit du Festival Musique et Mémoire aujourd’hui ? En particulier concernant le rayonnement du Festival sur le territoire et le développement des activités hors Festival, c’est à dire pendant l’année scolaire ?

FC : Les Timbres ont une vraie capacité à entrer en connivence avec les populations d’un territoire. C’est vraiment une qualité que je tiens à souligner car elle assez rare. Car, il ne s’agit pas pour s’inscrire “concrètement” dans un espace géographique de venir avec un
“kit” d’actions préconçues, mais bien au contraire d’inventer une présence au territoire forte et originale à travers des projets co-construits. Cela demande évidemment du temps et de l’écoute ! Nous allons donc au cours des 3 années à venir cultiver encore cet esprit pour que l’ensemble Les Timbres se fonde totalement dans le paysage culturel local.

 

Propos recueillis en juillet 2016.

 

 

 

 

 

PROCHAINS CONCERTS du Festival Musique et Mémoire 2016 : acte III, l’ensemble Alia Mens joue Jean-Sébastien Bach, 5 concerts, du 29 au 31 juillet 2016. Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site du Festival Musique et Mémoire

 

 
 

 
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Festival Musique et mémoire : 1er week end / Les Timbres

musique-et-memoire-2016-festival-vignette-intro-VIGNETTE-DEPECHE-juin-2016HAUTE-SAÔNE, festival Musique et Mémoire 1 : 15,16,17 juillet 2016, LES TIMBRES… 1er des 3 week ends événements orchestrés cette année par le Festival Musique et Mémoire : les 15,16,17 juillet 2016 au Pays des mille étangs (à Servance, Faucogney, Fougerolles, Coravillers…). Place aux sonorités suaves, défricheuses de l’ensemble exceptionnellement éloquent et intérieur, Les Timbres (dont le noyau instrumental est une triple équation : viole de gambe, clavecin, violon soit Myriam Rignol, Julien Wolfs, Yoko Kawakubo), dont 2016, marque la dernière des trois années en résidence vécues à Musique et Mémoire. C’est un périple ou un marathon musical en pas moins de 5 concerts (de François Couperin aux Italiens entre autres…, qui se concluent magnifiquement dimanche 17 juillet à Corravillers (église, 17h), par un programme des plus suggestifs dédiés aux maîtres britanniques su XVIIè, ceux là même que Johann Jacob Froberger, -compositeur dont le Festival est bien le seul à fêter en 2016, les 400 ans-, aurait pu approcher et peut-être même écouter lors de son séjour en Angleterre…

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

VOIR le programme du Festival Musique et Mémoire 2016

APPROFONDIR: lire notre présentation du week end spécial : Les Timbres au Festival Musique et Mémoire 2016 : les 15, 16 et 17 juillet 2016

VOIR le grand reportage vidéo LES TIMBRES au Festival Musique et Mémoire 2015 : approche spécifique, intention artistique, répertoire abordé – productions créées au Festival Musique et mémoire en juillet 2015 : Proserpine de Lully (version de chambre d’époque) et spectacle avec comédien Le Carnaval des Animaux

Festival Musique et Mémoire, Haute-Saône : 1er week end événement, les 15,17 et 17 juillet 2016

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais au carrefour entre XVIè et XVIIè siècles. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Et pour naviguer entre chaque sensibilité (Gibbons, Nicholson, Byrd, Morley, Ward, Playford, White, Ravenscroft, Johnson, Dowland…), Les Timbres conçoivent le cheminement en un cycle qui égrène les saisons, faisant du concert le miroir d’une existence humaine… Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

Les Timbres au Festival Musique et Mémoire : 15,16 et 17 juillet 2016

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

 
 

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais au carrefour entre XVIè et XVIIè siècles. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Et pour naviguer entre chaque sensibilité (Gibbons, Nicholson, Byrd, Morley, Ward, Playford, White, Ravenscroft, Johnson, Dowland…), Les Timbres conçoivent le cheminement en un cycle qui égrène les saisons, faisant du concert le miroir d’une existence humaine… Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

 
 

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 
 
 

 

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

 
 

Les Timbres, en vedette au Festival Musique et Mémoire

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

Festival Musique et Mémoire 2016. 5 concerts des Timbres

musique et memoire 2016 festival vignette introFestival Musique et Mémoire. 1er week end : 15, 16, 17 juillet 2016. Les Timbres. 3 jours, 5 programmes avec Les Timbres… Le premier week end de musique en Haute-Saône met à l’honneur l’ensemble Les Timbres, l’un des plus enivrants parmi les jeunes collectifs en France sur instruments anciens. On retrouve entre autres, la si subtile gambiste Myriam Rignol, partenaire habituelle des Arts FLorissants sous la direction de William Christie… C’est dire la maturité musicale de la jeune instrumentiste doéue d’une écoute chambriste et d’un jeu filigrané comme peu, parmi les artistes de sa génération. Entourée par ses complices des Timbres, le claveciniste Julien Wolfs et la violoniste Yoko Kawakubo, – Myriam Rignol incarne le très haut niveau expressif et péotique de l’ensemble Les Timbres qui en juillet 2016 présentent ainsi les fruits de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire.

les timbres Sur 3 jours, les 15, 16 et 17 juillet prochains, Les Timbres présentent pas moins de 5 programmes, soit un nouveau marathon que classiquenews a choisi de suivre, avec point d’orgue, le dernier concert intiutlé Way to Paradise (le dimanche 17 juillet 2016, 17h30 , église saint-Jean Baptiste de Corravillers). Leur récent enregistrement des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau précise les qualités d’un trio aux ressources phénoménales : écoute exceptionnelle pour un chambrisme incandescent, subtilité allusive de chaque jeu, entente donc complicité magicienne, souvent porteuse au concert comme au studio d’un rare jeu concertant. Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire a eu bien raison d’inviter les 3 complices, leur offrant ainsi une résidence aux apports déjà salués par classiquenews et qui s’achève en juillet 2016, ainsi par leur troisième et dernière année de travail en Haute-Saône.
Les 5 concerts présentent toutes le facettes diverses et complémentaires d’un collectif de jeunes musiciens, particulièrement riches en imagination. Le point d’orgue en est – après la recréation de l’opéra Proserpine de Lully en 2015, dans la version historique chambriste écrite du vivant de Lully…, – le programme baroque The Way to Paradise du 17 juillet.

 

 

 

Dernière années de résidence de l’ensemble fabuleusement doué, Les Timbres

5 concerts majeurs avec les Timbres

 

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireCONCERT 1. Création, commande du festival Musique et Mémoire, le programme des Concerts Royaux de François Couperin (1668-1733) ouvre le bal (vendredi 15 juillet 2016, 21h, SERVANCe, église Notre-Dame de l’Assomption). Destinés aux plaisirs de Louis XIV à la fin de son règne et pour sa chambre or et rouge de Versailles, les Concerts royaux publiés ensuite en 1722, soit 7 ans après la mort du Souverain (1715), illustrent le dernier goût d’un roi fatigué, enclin à la méditation, au calme, à la plénitude réconfortante. Couperin dit “Le Grand”, fut un proche du roi comme Marais et les frères Hotteterre. De la méditation profonde, solitaire, grave et presqua austère, donc typiquement française, Couperin opte surtout dans le sens d’une fusion des styles, pour la séduction aimable et insouciante de la manière italienne. Intitulés aussi les Goûts Réunis, les Concerts Royaux militent pour le mariage des caractères français et italiens.SEVRANCE : répétition ouverte au public à 17h. Concert à 21h.

froberger-johann-vignette-580-portraitCONCERT 2. A l’honneur en 2016, en particulier pour les 400 ans de sa naissance, Johann Jacob Froberger est d’autant plus à l’honneur en Haute-Saône et grâce au Festival Musique et Mémoire qu’il est mort sur le territoire (au château d’Héricourt). Pour célébrer le génie du compositeur en particulier doué pour le clavier, Julien Wolfs propose tout un récital de pièces à la fois intimes et majeures de l’art de Froberger. Comme Couperin, Froberger est aucarrefour des deux esthétiques baroques : l’italie (Toccate, canzon, fantasia, Ricercar, capriccio) et la France (essor des danses (Allemande, Courante, Sarabande, Gigue) et affection pour le style luthé. Rien n’était semblable au jeu indépassable de Froberger au clavier, selon le témoignage de sa protectrice et élève, la princesse Sybille : intériorité fluide, souplesse méditative d’une élocution poétique totalement ineffable… L’enjeu du récital de Julien Wolfs tient au génie méconnu de Froberger pour le clavier : plusieurs pièces du Maître sont ainsi ressuscitées avec la finesse et l’intensité idéales, certaines au titre anecdotique qui découle d’un souvenir et d’une expérience autobiographique dont la musique exprime la violence et la profondeur : Affligée et Tombeau sur la mort de monsieur Blanrocher, Lamentation sur la très douloureuse mort de sa majesté impériale Ferdinand III, Allemande faite en passant le Rhin… Faucogney, Chapelle Saint-Martin, samedi 16 juillet 2016, 15h. Julien Wolfs, clavecin. Récital Froberger. LIRE aussi notre grand dossier FROBERGER, 400 ans 2016

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurCONCERTS 3 et 4. Puis Les Timbres se dédient à l’expérimentation pure et simple. Celle remontant aux origines du Baroque italien, née du passage entre la polyphonie (Prima Prattica) et monodie avec basse continue (secunda Prattica) : c’est à dire où le langage musical quitte la riche texture contrapuntique des voix mêlées au chant incarnée, celui d’une voix mélodique principale qui exprime le chant d’un personnage ; ainsi le sentiment et les passions humaines pouvaient enfin librement et totalement s’exprimer. un individualisation de la musique qui reste l’apport le plus révolutionnaire de l’esthétique du XVIIè. Comme Caravage en peinture, lorsqu’il invente ce réalisme nouveau où le portrait de ses proches se précise de toiles en toiles, sous la lumière transcendante d’un clair obscur personnel… Le programme présenté par Les timbres, s’intutile La Suave melodia / la mélodie suave, d’après le titre d’une pièce d’Andrea Falconiero.
SAMEDI 16 JUILLET 2016, FAUCOGNEY, église saint-Georges, 21h. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe lendemain, dimanche 17 juillet, à 11h, à l’écomusée du Pays de la Cerise (Le petit Fahys), Les Timbres expérimentent davantage, inventant une nouvelle forme de concert : “Perspectives“, un lieu investi par la musique, à gauche, à droite, au dessus, en dessous…Grâce à la spatialisation du son, de nouvelles scènes musicales en 3 dimensions voient le jour… Mobiles, agiles, surprenants, les instrumentistes des Timbres occupent de façon surprenante l’espace et les salles de l’écomusée du Pays de la Cerise… Le concert est une expérience à vivre et pour le spectateur, auditeur, un parcours aux sensations inédites.
DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 11h. Ecomusée du Pays de la Cerise à Fougerolles.

 

 

 

Doués d’une sensibilité instrumentale exceptionnelle, Les Timbres offrent 5 programmes événements

The way to Paradise, une invitation qui ne se refuse pas

 

 

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteur

 
 
 

musique et memoire 2016 grand format Visuel 150 DPICONCERT 5. Point d’orgue, temps fort de leur dernière année de résidence au Festival Musique et Mémoire, Les Timbres présentent leur dernier programme : The way to Paradise, véritable invitation à la poésie et au voyage intimiste et chambriste dans le style et selon le tempérament des musiciens anglais. Le concert associe le langage des instruments et le chant d’une voix déjà écoutée – dans la fameuse Proserpine de Lully recréée l’année dernière (celle de la soprano Julia Kirchner). Le baroque (et l’écriture monodique) permet un chant nouveau où le langage nouveaux des instruments égale voire dépasse en expressivité les mots eux-mêmes, ainsi que le précise Thomas Mace (Musick’s Monument de 1676), marquant ainsi un âge d’or de la pratique musicale. Pathétique, sublime, méditatif, pudique, doué / inspiré par un mystère impénétrable, le chant des instruments excelle dans le registre d’une ineffable mélancolie où brille essentiellement le raffinement des couleurs et des timbres ; cette hypersensibilité instrumentale se précise déjà à la fin du XVIè en Angleterre sous le règne d’Elisabeth 1ère (1558-1603) et de Jacques Ier (1603-1625). C’est un défi stimulant pour la fine équipe des Timbres, jeunes tempéraments affûtés jamais en reste d’un dépassement poétique, d’une entente en complicité, d’un nouvel accomplissement collectif : faire chanter les mots et parler les instruments. Programme en création, commande du Festival. Incontournable.

DIMANCHE 17 JUILLET 2016, 17h30. Corravillers, église Saint-Jean-Baptiste. Réservation conseillée (03 84 49 33 46).

 
 
 

boutonreservationLes Timbres : 5 concerts au Festival Musique et Mémoire, les 15, 16 et 17 juillet 2016. Informations et réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire 2016

 

VIDEO : grand reportage vidéo LES TIMBRES en résidence au Festival Musique et Mémoire (juillet 2015)

 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres 

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016.…

 
 
 

GRAND REPORTAGE : Festival Musique et Mémoire 2015 / Les Timbres

musique et memoire pave-2-musique-et-memoire-2015Grand Reportage. Retour sur … En juillet 2015, le Festival Musique et Mémoire (22ème édition) joue la carte des jeunes interprètes, en l’occurrence, les trois instrumentistes orfèvres virtuoses des TIMBRES qui accordent intimisme ciselé et expressivité partagée. Recréation de Proserpine de Lully dans une version historique de 1682, genre théâtral et musical innovant Le Carnaval Baroque des animaux… l’approche et le geste façonnent une offrande artistique captivante qui redéfinit l’exercice même d’un festival de musique dans son territoire. Entretien avec les instrumentistes des Timbres, entretien avec FABRICE CREUX, directeur et fondateur du Festival Musique et mémoire. © STUDIO CLASSIQUENEWS 2016. Conception et réalisation : Philippe Alexandre Pham

REDEFINIR UN FESTIVAL. MUSIQUE ET MEMOIRE, festival exemplaire. Qu’est ce qui fait la réussite exemplaire d’un Festival ?  Et qu’est ce qu’un festival tout court ? Assurément sa proximité avec ses publics, l’accompagnement des artistes dans la voie du dépassement et du partage ; le souci de l’accessibilité aussi et pour Fabrice Creux, directeur du Festival Musique et Mémoire (Vosges du Sud, Haute-Saône), l’engagement artistique, unique en France, qui sait proposer à chaque artiste associé, une résidence sur 3 années : temps long, temps exceptionnel et préservé pour présenter à un public fidélisé et demandeur, des programmes innovants, inédits, aux thématiques souvent passionnantes. Ici, des ensembles et des artistes ont le temps et les moyens d’approfondir leur geste artistique ; ici, les festivaliers mesurent les progrès et l’évolution des pratiques musicales d’une édition à l’autre… Fabrice Creux n’oublie pas pour autant l’ancrage du festival dans son territoire, organisant hors festival estival, des actions de sensibilisation auprès des jeunes scolaires par exemple, toute une activité citoyenne, engagée, vivante, sans hiérarchie intimidante ou code culturel discriminant. La culture ainsi transmise est une expérience unique, de partage, de conscience collective surtout. Et si Musique et Mémoire concentrait les fondamentaux d’une réussite culturelle ?
Le “Grand reportage” de CLASSIQUENEWS, réalisé au festival Musique et mémoire en juillet 2015, au moment de la résidence du jeune ensemble LES TIMBRES (17, 18, 19 juillet) expose les points de développement, les enjeux et les objectifs qui déterminent à présent tout festival qui entend défendre une identité forte. L’approfondissement, l’inédit, la sincérité du geste s’adressent directement aux publics toujours très curieux d’expériences musicales. On est loin des projets coûteux, représentation d’une seule date devant des parterres internationaux où le prestige l’emporte sur tout critère humain. L’expérience de Musique et Mémoire recentre l’acte culturel au service du partage et de la compréhension humains. C’est en cela que le festival créé par Fabrice Creux affirme sa singularité précieuse, visionnaire, et pour CLASSIQUENEWS, exemplaire. Entretiens avec les musiciens des Timbres, Fabrice Creux, directeur et fondateur du festival Musique et Mémoire (prochaine édition : du 15 au 31 juillet 2016). © studio CLASSIQUENEWS 2016

Haute-Saône. Festival Musique et Mémoire : Week end 3. 29 juillet – 2 août 2015

Haute-Saône (70). Festival Musique et Mémoire : Week end 3.  Résidence des Surprises, ” L’opéra du salon à l’église “, 6 concerts,  du 29 juillet au 2 août 2015

3ème week end Musique et Mémoire
(Haute Saône)

Ensemble en résidence : Les Timbres
Thématique : L’opéra, du salon à l’église

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Le 3ème et dernier week end musical du Festival Musique et Mémoire 2015 met à l’honneur l’Opéra, ” du salon à l’église “ : L’ensemble Les Surprises en résidence au festival Musique et Mémoire approfondit le thème de l’opéra. C’est une langue naturelle pour le jeune collectif sur instruments d’époque qui a choisi son nom d’artiste en référence au ballet Les Surprises de l’Amour de Rameau. Théâtralité, rhétorique des passions humaines, prééminence des contrastes, l’opéra né en Italie au XVIIè, connaît en France une faveur remarquable mais adaptée au goût des français : déclamation égalant le théâtre de Racine et de Corneille, ballets enchâssés dans l’action, thématiques en cour (fable amoureuse, mythologie, … entre comique et tragique, du tragique à la galanterie aimable, de l’héroïque au délicat, de les surprises ensemble residence musique et mémoire juillet août 2015 CLASSIQUENEWS.COMLully à… Rameau) : la France du XVIIè applaudit les tragédies en musique, celle du XVIIIè, les opéras ballets. Les champs d’investigation et d’accomplissement sont multiples : une palette étonnante de propositions est réalisée par Les Timbres au cours de leur résidence au Festival Musique et Mémoire, dès ce 29 juillet 2015, à travers un marathon exceptionnellement dense : 6 programmes entre musique lyrique profane et sacrée, dont beaucoup d’inédits / commandes du directeur Fabrice Creux, fondateur de Musique et Mémoire en Haute-Saône (c’est le défi du Festival lancé chaque année au jeune ensemble en résidence)…

 

 

 

Week end Bach à Musique et Mémoire

6 concerts événements pour comprendre l’opéra baroque, du salon à l’église

 

Mercredi 29 juillet, 21h (Espace Frichet, Luxeuil les Bains) : Mise en oreille. Les Elémennts, l’opéra de salon au XVIIIè. Conférence présentation. Réservation conseillée (accès gratuit)

Jeudi 30 juillet, 21h (Basilique Saint-Pierre, Luxeuil les Bains) : El Siglo de Oro. Musiques des cours hispaniques de Madrid à Innsbruck en passant par l’Amérique latine.

Vendredi 31 juillet, 21h (Basilique Saint-Pierre, Luxeuil les Bains) : Les Eléments, création / commande du festival Musique et Mémoire. Musiques des Mrs Delalande et Destouches. Répétition publique à 17h.

Samedi 1er août, 16h (Eglise Sainte-Odile, Belfort) : Récital d’orgue : Frescobaldi, l’ange du clavier. Création / commande du festival Musique et Mémoire. L’art du maître de Saint-Pierre de Rome, musiques sacrées et profanes. Extraits des Fiori Musicali, Arie, Partite  e Canzone…

Samedi 1er août, 21h (Cathédrale Saint-Cristophe, Belfort) : Miroir du temps, du XVIIIè au XXème siècles. Louis Marchand (1669-1732) et Jehan Alain (1911-1940). Création / Commande du festival Musique et Mémoire.

Dimanche 2 août, 11h (Chœur roman, Mélisey) :  La viole dans tous ses états. Musique baroque et contemporaine. Adapter, changer, ornementer, inventer : le musicien baroque a toujours été invité à transformer ce qu’il joue… Juliette Guignard, viole de gambe.

Dimanche 2 août, 17h (Eglise Notre-Dame de l’Assomption, Servance) :  Songes sacrés. Motets de Sébastien de Brossard, Louis-Nicolas Clérambault. Méditations pour le Carême de Marc-Antoine Charpentier, extraits. Musiques instrumentales de Louis Couperin et Marin Marais.

 

Réservations et informations sur le site du festival Musique et Mémoire

03 84 49 33 46

festival@musetmemoire.com

www.musetmemoire.com

 

Compte rendu, festival. Musique et Mémoire. Les 17 et 18 juillet 2015. Résidence des Timbres : Proserpine de Lully, le Carnaval des animaux, La Gamme…

visuel festival Musique et Mémoire 2015En Haute Saône, un festival hors normes confirme sa place atypique dans le paysage des festivals estivaux. Loin des bords de mer, hors de la zone provençale si riche en implantations diverses et souvent simultanées, une offre unique en France sait accompagner en Haute-Saône (Vosges du Sud), les jeunes ensembles sur 2 ou 3 jours, à travers des programmes en majorité inédits, les poussant à prendre des risques et à se dépasser… pour la plus savoureuse délectation des spectateurs. Si ailleurs la musique se consomme en un rituel souvent guindé, l’idéal porté par le festival Musique et Mémoire demeure l’accessibilité pour tous (par les prix plus que compétitifs comme l’intégration des concerts aux lieux du territoire…), et pour chacun, une découverte musicale exprimée avec un exceptionnel souci d’engagement : le principe clé de la résidence conduit chaque collectif artistique à approfondir comme nul part ailleurs, la notion même de geste musical, avec d’autant plus de tension et d’exactitude que d’un programme à l’autre, les instrumentistes et chanteurs peuvent entretenir concentration, flexibilité, constance dans la profondeur et la sûreté de l’approche. Ici le rythme des concerts est remarquablement assuré, et la découverte visuelle et acoustique des lieux, garantie. Plus qu’un festival, Musique et Mémoire est aujourd’hui, une expérience musicale et humaine qu’il faut avoir vécue au moins une fois dans sa vie de mélomane.
Musique et Mémoire dont la ligne artistique défendue par son directeur et fondateur, Fabrice Creux, affirme année après année une rare cohérence, accompagne ainsi chaque interprète au-delà de ses performances habituelles.
Voyez en ce premier week end 2015 (premier des 3 rvs de l’été 2015), les 3 solistes piliers de l’ensemble Les Timbres. Leur dernier album (et premier chez le label Flora, septembre 2014) avait offert une lecture très personnelle des Pièces pour clavecin en concerts de Rameau, hymne ténu d’une délicate ciselure où brille surtout un étonnant chambrisme investi équitablement / idéalement à trois voix complices ; un art de la conversation concertante cultivé en osmose et en vrai plaisir partagé que l’on constate très rarement : c’est peu dire que ces trois là aiment visiblement jouer ensemble. Le claveciniste Julien Wolfs, la violiste Myriam Rignol (partenaire de William Christie par exemple dans le programme – tout aussi chambriste -, Airs sérieux et à boire : VOIR notre reportage vidéo), la violoniste Yoko Kawakubo dont la pudeur est une seconde nature qui conduit ses partenaires vers une délectable suggestivité feutrée… Fabrice Creux leur a proposé pour la seconde année de résidence (sur les trois au total pour Musique et Mémoire), pas moins de 7 programmes sur 2 journées… un marathon, aux manifestations particulièrement fécondes, sur un rythme trépidant.

 

 

Les Timbres réenchantent Prosperpine de Lully

 

 

Lully_versailles_portraitC’est d’abord, ce vendredi 17 juillet 2015, dans la basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains, devant le superbe buffet d’orgue XVIIè, une version inédite de l’opéra Proserpine de Lully. La version est datée de 1682 (contemporaine du buffet baroque de l’orgue : encore une claire évidence de l’adéquation entre le lieu et le programme présenté). Le manuscrit est l’un des rares documents à préciser les instruments et leur partie respective. Ici, admirablement équilibré, l’instrumentarium comprend cordes (2 violons, clavecin, viole et violone), surtout l’éclat particulier du hautbois et de la flûte entre autres, sans omettre les percus (triangles, timbales). Il en découle une version colorée et dramatiquement expressive dont le découpage, réalisé par les Timbres offre un superbe aperçu d’une oeuvre maîtresse : Proserpine, opéra de la maturité de Lully (créé en 1680, après les sommets que sont Alceste, Atys, Isis, Psyché II, Bellérophon propres aux années 1670), et dans lequel, Louis XIV fait ses adieux à la Montespan, à la faveur de la nouvelle maîtresse et compagne du Roi-soleil, la Maintenon. Après Proserpine, Lully composera ensuite Le triomphe de l’Amour, Persée et Phaéton. Le compositeur y perfectionne encore ce chant français qui se chante aussi bien qu’il se dit, contemporain et égal des tragédies de Racine. Les chœurs des suivantes de Proserpine, Cérès, en mère affligée et aimante (lamentation violente et destructrice clôturant le III), surtout Pluton (superbe rôle de basse grave et fébrile à la fois) se distinguent ; d’autant que ce dernier esquisse une relation avec Proserpine qui est superbement brossée par Lully et son librettiste Quinault (rien de moins): la vraie profondeur de l’ouvrage se dévoile dans leur duo, d’une ineffable et juste sincérité. Alors que l’Orfeo montéverdien de 1607, fait paraître le dieu des enfers soudainement touché par le chant du poète thrace endeuillé, voici chez Lully, un Pluton amoureux, omniscient et spectaculaire mais surtout touchant et maladroit, d’une fragilité inédite, d’une surprenante humanité … (serait-ce Louis XIV irrésistiblement ému par l’intelligence et la présence de la Maintenon ? On peut aisément le supposer…).

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Le rapport des instruments et des voix permet une lecture très aboutie de la théâtralité déclamée du Grand Siècle, sans que l’on perde ni l’esprit de solennité ni l’éclat suave de la partition originellement conçue pour un effectif plus important. A la superbe plasticité des musiciens sur scène répond aussi , selon la nécessité du drame, le chant des groupes instrumentaux et vocaux, placés sous la nef (parmil le public, et au delà, pour l’effet de résonance des choeurs infernaux, vers le chevet du vaisseau) : ce risque assumé de la spatialité illustre parfaitement la notion chère au directeur du Festival, idée motrice de laboratoire ou d’atelier où les interprètes osent tout pour l’intelligence finale. Les situations, l’enchaînement des épisodes, la noblesse comme le raffinement poétique du drame sont superbement défendus, toujours grâce à l’écoute et la complicité entretenues, favorisées sans ostentation par les 3 instrumentistes, piliers des Timbres.

 

 

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Le lendemain, à Lure, rendez vous à 21h pour un Carnaval des animaux, celui là baroque ; au menu, plusieurs séquences musicales d’inspiration / évocation animalière signées Rameau (évidemment la Poule), mais aussi François Couperin( dont le Moucheron et les fauvettes plaintives), Caix d’Hervelois (Rossignol, Papillon), Montéclair (les nayades dont la courbe sensuelle referme le cycle). Ce programme inédit, lui aussi présenté en création pour Musique et Mémoire réalise une passionnante interaction entre l’unique acteur qui narre le drame (fin et percutant Aymeric Pol) et les 3 instrumentistes dont on se délecte à nouveau de la complicité si musicienne. La plus grande réussite du spectacle tient à la fluidité des enchaînements entre chaque séquence qui fait jaillir le choix de la pièce musicale retenue : le texte (vif, agile signé par Jana Rémond qui supervise aussi la mise en scène, comme c’était le cas de Proserpine la veille à Luxeuil), fait de multiples références à une Antiquité piquante et sensuellement trouble qui pousse le narrateur / acteur à jouer une série de personnages et de situations finement évoqués. L’interaction entre les musiciens et le comédien, entre les artistes et le public est d’autant plus prenante dans l’auditorium François Mitterand, écrin idéal pour ce théâtre musical d’une finesse de ton très convaincante.

timbres-festival-musique-et-memoire-la-gamme-marais-repetitions-classiquenewsPortés par l’attente des spectateurs au cours de ce marathon musical hors normes, Les Timbres enchaînent ensuite à 23h, dans la même salle et malgré la chaleur de cette nuit d’été quasi tropicale, un autre programme et non des moindres; véritable opéra pour instruments seuls et pièce majeure du XVIIè : La Gamme de Marin Marais. Editée à Paris en 1723, quand Marais avait 67 ans, ces “morceaux de Simphonie pour le violon, la viole et le clavecin” illustrent une pensée visionnaire (avant celle du génie à venir : le Rameau des Pièces pour clavecin en concerts) ; leur construction, “en forme de petit opéra”, imagine toutes les combinaisons possibles entre les 3 instruments, à partir d’un voyage qui traverse tous les tons de la gamme musicale. Il y faut exprimer et la clarté d’une rhétorique parfaitement huilée, celle du vieux et vénérable Marais, alors au sommet de sa créativité (et au crépuscule de sa carrière enviable comme “musicien ordinaire de la musique pour la chambre du roi pour la viole”-), et la subtilité de ton, entre humour, grâce, plénitude concertante. Un schéma interprétatif que les 3 solistes des Timbres, subliment de facto, révélant la grandeur et la poésie du chef d’oeuvre de musique baroque française si peu connu, trop rarement joué car en 900 mesures (soit 45mn), il exige trois tempéraments instrumentaux individuels et complices, ayant pour eux, et un formidable tempéraments et une écoute vive et continue. Une même conception cyclopéenne a nécessité ici des trésors de trouvailles et de composition à 3 voix égales, comme le fameux Labyrinthe, autre pièce géniale de Marais (partie de son Quatrième Livre de Pièces pour la viole). La Gamme gravit les échelons de la portée, montée enivrante et descente (en miroir inversé) d’une séduction singulière. Architecte de goût, Marais organise l’ensemble comme une succession de danses, dans le format d’une Sonate à la Marésienne donc : soit 7 épisodes enchaînés : “un peu grave, légèrement, un peu gay, sarabande, très vivement, gravement / doux” enfin, “Gigue“. Le flexibilité, l’entente, les capacités de nuances partagées et finement concertées grâce à une écoute permanente et si naturelle, enchantent littéralement. Cette première partie de week end en compagnie des Timbres a confirmé et l’originalité d’une programmation exigeant beaucoup des artistes, offrant infiniment aux festivaliers, et la sensibilité partagée d’un trio instrumental d’une enivrante poésie. Les Timbres sont un ensemble techniquement virtuose, musicalement complice, poétiquement juste. Que demander de plus ? Illustration : Les Timbres en répétition © CLASSIQUENEWS 2015.

 

 

 

Le Carnaval baroque des Timbres

Les Timbres réenchantent Prosperpine de LullyLure. Les Timbres font leur Carnaval baroque, le 18 juillet 2015, 21h. Un Carnaval baroque inédit : Le Carnaval des Animaux. Avant Camille Saint-Saëns, les Baroques ont cultivé l’évocation musicale des tempéraments animaux… Les Timbres propose donc un spectacle inédit qui compose une satire du genre humain, tantôt tendre et moqueuse, tantôt piquante et interrogative : et si nous étions tous des animaux ? L’humeur, le caractère, le tempérament, l’acuité et l’expression du regard fondent ici une recherche comparée de vérité et de justesse. L’on pense évidemment aux conférences physiognomoniques de Charles Lebrun et de Lavater où le visage de l’homme selon sa morphologie est apparentée par un dessin très abouti et caractérisé aux animaux : chat, chouette, chameau, cheval, aigle, lion… Ce parallèle offre des séquences éloquentes et expressives propres à la quête d’une rhétorique idéale depuis le XVIème siècle.

Un texte écrit par Jana Rémond, met en scène différents aspects de nos caractères sous la forme de saynètes métaphoriques, illustrées par des oeuvres du répertoire baroque français inspirées par les animaux.

levasseur lebrun etudes tetes physiognomoniquesLe XVIIème siècle animal… Ce Carnaval est une fantaisie baroque construite sur un répertoire musical du XVIIIe siècle prenant comme thématique les animaux – Les Fauvettes Plaintives de Couperin, La Poule de Rameau, Le Dragon de Michel de la Barre… Les pièces dialoguent avec des textes d’inspiration baroque, offrant une galerie de portraits aussi cyniques que comiques. Dans cette vie en perpétuel changement, à quoi peut-on se raccrocher ? Pour trouver des réponses, le narrateur part à la rencontre d’animaux qui ont chacun leur mot à dire sur la question. Incarnant tour à tour les différents animaux des pièces musicales, le comédien se fait à la fois dragon, rossignol, papillon, moucheron…. Le dialogue entre texte et musique rend complices l’acteur et les musiciens, qui se font aussi partenaires de jeu. Gageons que nos interprètes défendent surtout des affinités analogiques avec les volatiles : de la Poule de Rameau aux Rossignols de Couperin et Caix d’Hervelois, sans omettre les Tourterelles de Monteclair, le chant des oiseaux inspirent particulièrement compositeurs et instruments… Durée : environ 45 min ou 1h.

Programme
Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) : La Poule
François COUPERIN (1668-1733) : Les Fauvettes plaintives ; Le Moucheron ; Les Satyres ; Le Rossignol en Amour ; Le Rossignol Vainqueur
Louis de CAIX d’HERVELOIS (1680-1759) : Rossignol ; Papillon
Michel PIGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Les Tourterelles ; Les Nayades

 

 

 



Samedi 18 juillet 2015, 21hvisuel festival Musique et Mémoire 2015

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
Le Carnaval des Animaux
Une satire du genre humain
Et si nous étions tous des animaux ?

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, texte et mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

 

 

 

concert à suivrevisuel festival Musique et Mémoire 2015
Samedi 18 juillet 2015, 23h

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
La Gamme en forme de petit opéra
Marin Marais (1656-1728)
Morceaux de Simphonie pour le Violon, la Viole et le Clavecin (Paris, 1723),

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, projection
Simon Wolfs et Blaise Adilon, photographies
Benoît Colardelle, lumières

 

 

 

 

 

 

 

Festival Musique et Mémoire : 3 week ends événements, 17 juillet – 2 août 2015

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015. 22ème scène baroque – Vosges du Sud, Haute-Saône. Du 17 juillet au 2 août 2015. 3 week ends – 3 ensembles en résidence. Seul dans les Vosges, un festival défricheur repoussent les limites de la mémoire, réinvente la notion d’héritage et de traditions en exprimant tout ce que les œuvres anciennes et baroques ont de commun avec notre époque. Ni restitution formatée, ni postures péremptoires… le propre du festival Musique et mémoire est d’interroger avec liberté et exigence les répertoires de la fin de la Renaissance aux deux périodes baroques, XVIIè et XVIIIème, tout en renouvelant la forme du spectacle, suscitant rencontres et combinaisons variées de musiciens et d’instruments, comme la notion même de travail artistique.
Le premier week end (notre coup de coeur) : les 17, 18 et 19 juillet 2015, résidence marathon de l’ensemble Les Timbres, jeune collectif qui revisite les fondamentaux et les possibilités multiples de la musique de chambre baroque, cette année acclimatée au genre opéra (“l’opéra dans tous ses états” : Prosperine de Lully dans une version inédite et chambriste, un Carnaval des animaux résolument baroque : tempéraments animaliers dans la musique française, etc… 7 concerts enchaînés le temps d’un grand week end… Rien n’égale la découverte, la proximité, l’inventivité, la diversité et l’accompagnement artistique défendus par un festival exemplaire dans les Vosges Saônoises… 3 week ends à ne pas manquer. Réserver vos places, organiser votre séjour dans les Vosges (Haute-Saône).

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
22̬me sc̬ne baroque РVosges du Sud, Haute-Sa̫ne
Du 17 juillet au 2 août 2015
3 week ends Р3 ensembles en r̩sidence

 

 

 

WEEK END 1 – Les Timbresles timbres ensemble classiquenews.com

Les 17, 18, 19 juillet 2015
L’Opéra dans tous ses états. Pas moins de 7 programmes défendus par Les Timbres sur les 3 jours de résidence : véritable marathon musical qui dévoile les aptitudes artistiques du collectif pour la musique de chambre la plus délicieusement concertante et dramatique
Proserpine de Lullu
Le Carnaval des animaux
La Gamme en forme de petit opéra
Le clavecin du Grand Siècle
Simphonies pour les Soupers du Roy
La chasse aux concerts
Sonnons en trio

 

 

 

WEEK END 2 РVox Luminisvisuel festival Musique et M̩moire 2015
Les 24, 25 et 26 juillet 2015
3 programmes mettent en lumière les accents embrasés de Vox Luminis
La dynastie Bach
Bach, la lignée d’Arnstadt
Pachelbel et Bach

 

 

 

visuel festival Musique et M̩moire 2015WEEK END 3 РLes Surprises
Du 29 juillet au 2 août 2015
L’Opéra : du salon à l’église
El Siglo de Oro
Les elémants
Frescobaldi, l’ange du clavier
Miroir du temps
La viole dans tous ses états
Songes sacrés

 

 

 

RESERVER. Toutes les infos, les modalités de réservation
sur le site du festival Musique et mémoire 2015

 

 

LIRE notre présentation du Festival Musique et Mémoire 2015

 

 

VOIR la BANDE ANNONCE VIDEO du Festival Musique et Mémoire (images du festival 2014) : Parade dans les rues avec l’ensemble Les Suonatori…

 

 

Les Timbres : le Carnaval (Baroque) des animaux

les-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenewsFestival Musique et Mémoire. Les Timbres : Carnaval des animaux : le 18 juillet 2015, 21h. A LURE (Haute Saône) : un Carnaval baroque inédit : Le Carnaval des Animaux. Avant Camille Saint-Saëns, les Baroques ont cultivé l’évocation musicale des tempéraments animaux… Les Timbres proposent donc un spectacle inédit qui compose une satire du genre humain, tantôt tendre et moqueuse, tantôt piquante et interrogative : et si nous étions tous des animaux ? L’humeur, le caractère, le tempérament, l’acuité et l’expression du regard fondent ici une recherche comparée de vérité et de justesse. L’on pense évidemment aux conférences physiognomoniques de Charles Lebrun et de Lavater où le visage de l’homme selon sa morphologie est apparentée par un dessin très abouti et caractérisé aux animaux : chat, chouette, chameau, cheval, aigle… ou lion, c’est selon. Ce parallèle offre des séquences éloquentes et expressives propres à la quête d’une rhétorique idéale depuis le XVIème siècle.

Un texte écrit par Jana Rémond, met en scène différents aspects des caractères de l’homme sous la forme de saynètes métaphoriques, illustrées par des oeuvres du répertoire baroque français inspirées par les animaux.

les timbres ensemble classiquenews.comlevasseur lebrun etudes tetes physiognomoniquesCe Carnaval est une fantaisie baroque construite sur un répertoire musical du XVIIIe siècle prenant comme thématique les animaux – Les Fauvettes Plaintives de Couperin, La Poule de Rameau, Le Dragon de Michel de la Barre… Les pièces dialoguent avec des textes d’inspiration baroque, offrant une galerie de portraits aussi cyniques que comiques. Dans cette vie en perpétuel changement, à quoi peut-on se raccrocher ? Pour trouver des réponses, le narrateur part à la rencontre d’animaux qui ont chacun leur mot à dire sur la question. Incarnant tour à tour les différents animaux des pièces musicales, le comédien est à la fois dragon, rossignol, papillon, moucheron…. Le dialogue entre texte et musique rend complices l’acteur et les musiciens, qui se font aussi partenaires de jeu. Gageons que nos interprètes défendent surtout des affinités analogiques avec les volatiles : de la Poule de Rameau aux Rossignols de Couperin et Caix d’Hervelois, sans omettre les Tourterelles de Monteclair, le chant des oiseaux inspirent particulièrement les instruments… Durée : environ 45 min ou 1h. LIRE notre présentation complète de la résidence des Timbres au Festival Musique et Mémoire 2015.

Programme
Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) : La Poule
François COUPERIN (1668-1733) : Les Fauvettes plaintives ; Le Moucheron ; Les Satyres ; Le Rossignol en Amour ; Le Rossignol Vainqueur
Louis de CAIX d’HERVELOIS (1680-1759) : Rossignol ; Papillon
Michel PIGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Les Tourterelles ; Les Nayades

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
Week end 1 : résidence Les Timbres
7 Concerts les 17, 18 et 19 juillet 2015
Réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire
www.lestimbres.com

 

 

Les Timbres ressuscitent Proserpine de Lully, version de chambre

visuel festival Musique et Mémoire 2015Luxeuil les Bains (Vosges). Lully : Proserpine. Les Timbres, le 17 juillet 2015, 21h. Vosges saônoises. Festival Musique et Mémoire : 17 juillet > 2 août 2015. 22ème édition. Seul dans les Vosges, un festival défricheur repoussent les limites de la mémoire, réinvente la notion d’héritage et de traditions en exprimant tout ce que les œuvres anciennes et baroques ont de commun avec notre époque. Ainsi la résidence du jeune ensemble Les Timbres se poursuit en 2015, dévoilant l’éloquence des instruments et des voix à l’opéra, dans une formidable lecture de Proserpine de Lully, - version de chambre demeurée inédite et retrouvée à Anvers, le 17 juillet 2015 à Luxeuil les Bains, 21h … C’est le temps fort du premier week end, les 17, 18 et 19 juillet 2015, ou Les Timbres proposent pas moins de 7 concerts…

 

 

les-timbres-portrait-noi-et-blanc-classiquenewsLes Timbres au festival Musique et Mémoire… Pour commémorer les 300 ans de la mort de Louis XIV(1638-1715), en septembre 1715, Les Timbres aborde pour sa seconde année de résidence, diverses manifestations de la scène et du spectacle propre au Grand Siècle. C’est le temps d’un âge d’or de l’art français dont se souviendront les derniers Bourbons, Louis XV et Louis XVI, accordant une admiration spécifique au Roi Soleil. Pour lui, dans l’écrin de Versailles, les ors solennels favorisent les replis de l’intimité tragique et grâce à Lully, l’opéra français peut naître, digne rival du théâtre classique de Corneille et de Racine. Pour preuve son opéra Proserpine, très rarement joué, qui aux côtés d’Armide ou d’Atys, porte très haut et très loin les recherches poétiques d’un genre qui s’affirme alors, dans le chant déclamé et chanté, l’articulation d’un texte surtout (où l’articulation prime sur la mélodie), où le ballet et les divertissements qu’il autorise dès lors, contraste avec la tension du drame.

 

 

Poésie lyrique du Grand Siècle : Les Timbres an2

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireEn juillet 2015, la théâtralité de la musique baroque française du Grand Siècle, mélange exquis de charme et de profondeur, d’élégance et de naturel, de majesté et de mesure, ressuscite. Le génie français s’exprime alors autant par l’inspiration de la musique que la qualité du texte poétique…. à l’expressivité resserrée des airs et des récitatifs de Lully répond la science inégalée depuis des livrets de Quinault… Proserpine, drame mythologique retrouve dans cette combinaison parfaite du verbe et de la note, l’expressivité épurée et très intense du théâtre classique néo antique de Corneille et surtout Racine lequel depuis l’accomplissement inouï de l’opéra tel qu’il est réalisé par Lully (dès les années 1670), ne compose plus de tragédies parlées ni déclamées ; désormais ses ultimes ouvrages prenant en compte l’impact du verbe chanté, intègrent  intermèdes et épisodes musicaux (c’est le cas de ses pièces sacrées Esther ou Athalie dont on retrouve aujourd’hui la pertinente conception jouant sur la musicalité des vers autant que l’essor spécifique des instruments).

 

 

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
Week end 1 : résidence Les Timbres
7 Concerts les 17, 18 et 19 juillet 2015
Réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire
www.lestimbres.com

 

 

concert 1visuel festival Musique et Mémoire 2015
Vendredi 17 juillet 2015, 21h

Luxeuil les Bains, Basilique
Proserpine
Opéra de Jean-Baptiste Lully (1632-1687) en version “de chambre” (Anvers, 1682)
Reconstitution en première mondiale (commande du festival)

Ensemble Les Timbres
Proserpine (dessus) : Julia Kirchner
Cérès (bas-dessus) : Cécile Pilorger
Mercure (haute-contre) : Branislav Rakic
Jupiter (basse-taille) : Josep Cabré
Pluton (basse) : Marc Busnel

Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûtes à bec
Benoît Laurent, hautbois et flûtes à bec
Myriam Rignol, viole de gambe
Etienne Floutier, violone
Julien Wolfs, clavecin
Miléna Duflo, percussions

Jana Rémond, mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

Samedi 18 juillet 2015, 17h
Espace Méliès
cinéma intercommunal du Pays de Lure

Tous les matins du Monde
Film français d’Alain Corneau (1991) – 1h54, d’après le roman de Pascal Quignard

 

 

Lully_versailles_portraitProserpine, version de chambre. Tragédie en musique sur un livret de Philippe Quinault, Proserpine fut créée le 3 février 1680 à Saint-Germain en Laye. A cette date, Lully est à la tête de l’Académie Royale de musique depuis déjà 8 ans. Personnalité incontournable indiscutable du règne de Louis XIV, le Florentin naturalisé français règne en maître sur le monde musical de la Cour du Roi Soleil. Il a éclipsé par sa renommée et son caractère la plupart de ses collègues compositeurs dramatiques. L’opéra c’est Lully. Et personne d’autres. Proserpine suscite l’enthousiasme de ses contemporains, comme en témoigne Madame de Sévigné qui écrit dans sa lettre datée du 9 février 1680 : « l’opéra est au dessus de tous les autres », et le nombre de reprises de cette oeuvre : plus de 10 fois entre 1680 et 1758 à Fontainebleau et au théâtre du Palais Royal. L’ouvrage fut représentée également à Wolfenbüttel en 1685, à Amsterdam, le 15 septembre 1688 et en 1703 ; des représentations eurent lieu également à Lyon en 1694, à Rouen en 1695. C’est donc une partition qui toucha le public et produit un écho européen immédiat.

Anvers, 1682. Proserpine fut aussi le premier opéra représenté à Anvers, fin 1682, du vivant de son auteur, et c’est cette version là dont Les Timbres proposent la re-création. Les partitions originales utilisées lors de cette représentation sont conservées au musée Vleeshuis d’Anvers. Elles sont d’un intérêt extrême, car elles permettent de déduire facilement l’instrumentation utilisée pour cette représentation : 2 dessus et basse-continue. “Cette instrumentation, si tant est qu’elle puisse nous surprendre actuellement (réduire l’effectif d’un opéra à une poignée de musiciens !), est des plus courantes à l’époque : en effet, l’orchestre de Lully était alors très fourni – 5 parties de cordes et de nombreux vents -, et il était donc difficile d’imaginer pouvoir jouer avec cette formation dans un cadre restreint. Réduire l’effectif instrumental permettait ainsi de pouvoir « transporter » la musique partout où le demande se faisait préssante. Plus intéressant, alors qu’il ne subsiste parfois des partitions d’orchestre de Lully que le dessus et la basse et que les parties intérieures sont à restituer, les partitions d’Anvers sont toutes originales : toutes les parties y soigneusement notées à l’époque“, précisent les instrumentistes des l’ensemble Les Timbres.
Cette instrumentation légère convient particulièrement à l’ensemble Les Timbres, qui promeut la musique de chambre, et non pas l’orchestre. En cela, la version d’Anvers de Proserpine de Lully est une version de musique de chambre d’un grand opéra français. Malgré son effectif restreint, l’expressivité, la poésie et la tension du drame sont préservés, grâce à une version chambriste très caractérisée, subtilement écrite dont les rebonds dramatiques seront préservés et spécifiquement articulés à Luxeuil les Bains dans les Vosges Saônoises, ce 17 juillet 2015 à 21h.

concert 2visuel festival Musique et Mémoire 2015
Samedi 18 juillet 2015, 21h

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
Le Carnaval des Animaux
Une satire du genre humain
Et si nous étions tous des animaux ?

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, texte et mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

Un Carnaval baroque inédit : Le Carnaval des Animaux. Avant Camille Saint-Saëns, les Baroques ont cultivé l’évocation musicale des tempéraments animaux… Les Timbres propose donc un spectacle inédit qui compose une satire du genre humain, tantôt tendre et moqueuse, tantôt piquante et interrogative : et si nous étions tous des animaux ? L’humeur, le caractère, le tempérament, l’acuité et l’expression du regard fondent ici une recherche comparée de vérité et de justesse. L’on pense évidemment aux conférences physiognomoniques de Charles Lebrun et de Lavater où le visage de l’homme selon sa morphologie est apparentée par un dessin très abouti et caractérisé aux animaux : chat, chouette, chameau, cheval, aigle… Ce parallèle offre des séquences éloquentes et expressives propres à la quête d’une rhétorique idéale depuis le XVIème siècle.

Un texte écrit par Jana Rémond, met en scène différents aspects de nos caractères sous la forme de saynètes métaphoriques, illustrées par des oeuvres du répertoire baroque français inspirées par les animaux.

Ce Carnaval est une fantaisie baroque construite sur un répertoire musical du XVIIIe siècle prenant comme thématique les animaux – Les Fauvettes Plaintives de Couperin, La Poule de Rameau, Le Dragon de Michel de la Barre… Les pièces dialoguent avec des textes d’inspiration baroque, offrant une galerie de portraits aussi cyniques que comiques. Dans cette vie en perpétuel changement, à quoi peut-on se raccrocher ? Pour trouver des réponses, le narrateur part à la rencontre d’animaux qui ont chacun leur mot à dire sur la question. Incarnant tour à tour les différents animaux des pièces musicales, le comédien se fait à la fois dragon, rossignol, papillon, moucheron…. Le dialogue entre texte et musique rend complices l’acteur et les musiciens, qui se font aussi partenaires de jeu. Gageons que nos interprètes défendent surtout des affinités analogiques avec les volatiles : de la Poule de Rameau aux Rossignols de Couperin et Caix d’Hervelois, sans omettre les Tourterelles de Monteclair, le chant des oiseaux inspirent particulièrement les instruments… Durée : environ 45 min ou 1h.

Programme
Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) : La Poule
François COUPERIN (1668-1733) : Les Fauvettes plaintives ; Le Moucheron ; Les Satyres ; Le Rossignol en Amour ; Le Rossignol Vainqueur
Louis de CAIX d’HERVELOIS (1680-1759) : Rossignol ; Papillon
Michel PIGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Les Tourterelles ; Les Nayades

 

 

 

 

 

concert 3visuel festival Musique et Mémoire 2015
Samedi 18 juillet 2015, 23h

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
La Gamme en forme de petit opéra
Marin Marais (1656-1728)
Morceaux de Simphonie pour le Violon, la Viole et le Clavecin (Paris, 1723),

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, projection
Simon Wolfs et Blaise Adilon, photographies
Benoît Colardelle, lumières

 

 

 

 

concert 4visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 11h

Chapelle Saint-Martin de Faucogney
Le Clavecin du Grand Siècle
Jacques Champion de Chambonnières (vers 1601/2-1672), Louis Couperin (1626-1661)
Et Jean-Henry D’Anglebert (1629-1691)

Julien Wolfs, clavecin
Benoît Colardelle, lumières

 

 

 

 

concert 5visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 13h

Montagne Saint-Martin de Faucogney

Simphonies pour les Soupers du Roy
Pique-Nique sonore
création / commande du festival
Michel-Richard De Lalande (1657-1726)
Suites extraites des Simphonies pour les Soupers du Roy (Paris, 1703 et 1713)

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûte à bec
Myriam Rignol, viole de gambe

 

 

 

 

concert 6visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 15h

Faucogney (parcours historique)
La Chasse aux concerts
Un parcours énigmatique interactif pour petits et grands
création / commande du festival

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûte à bec
Myriam Rignol, viole de gambe
Jana Rémond, accessoires

 

 

 

 

Concert 7visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 17h30

Eglise Saint-Jean Baptiste de Corravillers
Sonnons en trio !
L’apparition et l’évolution de la sonate en trio au XVIIème et XVIIIème siècle en France
création / commande du festival

Michel Lambert (1610-1696), Marin Marais (1656-1728), François Couperin (1668-1733) et Jean-Marie Leclair (1697-1764)

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin

Benoît Colardelle, lumières

 

 

Festival Musique et Mémoire 2015. Vosges du Sud, Haute-Saône

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015. 22ème scène baroque – Vosges du Sud, Haute-Saône. Du 17 juillet au 2 août 2015. 3 week ends – 3 ensembles en résidence. Seul dans les Vosges, un festival défricheur repoussent les limites de la mémoire, réinvente la notion d’héritage et de traditions en exprimant tout ce que les œuvres anciennes et baroques ont de commun avec notre époque. Ni restitution formatée, ni postures péremptoires… le propre du festival Musique et mémoire est d’interroger avec liberté et exigence les répertoires de la fin de la Renaissance aux deux périodes baroques, XVIIè et XVIIIème, tout en renouvelant la forme du spectacle, suscitant rencontres et combinaisons variées de musiciens et d’instruments, comme la notion même de travail artistique.
Le premier week end (notre coup de coeur) : les 17, 18 et 19 juillet 2015, résidence marathon de l’ensemble Les Timbres, jeune collectif qui revisite les fondamentaux et les possibilités multiples de la musique de chambre baroque, cette année acclimatée au genre opéra (“l’opéra dans tous ses états” : Prosperine de Lully dans une version inédite et chambriste, un Carnaval des animaux résolument baroque : tempéraments animaliers dans la musique française, etc… 7 concerts enchaînés le temps d’un grand week end… Rien n’égale la découverte, la proximité, l’inventivité, la diversité et l’accompagnement artistique défendus par un festival exemplaire dans les Vosges Saônoises… 3 week ends à ne pas manquer. Réserver vos places, organiser votre séjour dans les Vosges (Haute-Saône).

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
22̬me sc̬ne baroque РVosges du Sud, Haute-Sa̫ne
Du 17 juillet au 2 août 2015
3 week ends Р3 ensembles en r̩sidence

 

 

 

WEEK END 1 РLes Timbresvisuel festival Musique et M̩moire 2015
Les 17, 18, 19 juillet 2015
L’Opéra dans tous ses états. Pas moins de 7 programmes défendus par Les Timbres sur les 3 jours de résidence : véritable marathon musical qui dévoile les aptitudes artistiques du collectif pour la musique de chambre la plus délicieusement concertante et dramatique
Proserpine de Lullu
Le Carnaval des animaux
La Gamme en forme de petit opéra
Le clavecin du Grand Siècle
Simphonies pour les Soupers du Roy
La chasse aux concerts
Sonnons en trio

 

 

 

WEEK END 2 РVox Luminisvisuel festival Musique et M̩moire 2015
Les 24, 25 et 26 juillet 2015
3 programmes mettent en lumière les accents embrasés de Vox Luminis
La dynastie Bach
Bach, la lignée d’Arnstadt
Pachelbel et Bach

 

 

 

visuel festival Musique et M̩moire 2015WEEK END 3 РLes Surprises
Du 29 juillet au 2 août 2015
L’Opéra : du salon à l’église
El Siglo de Oro
Les elémants
Frescobaldi, l’ange du clavier
Miroir du temps
La viole dans tous ses états
Songes sacrés

 

 

 

RESERVER. Toutes les infos, les modalités de réservation
sur le site du festival Musique et mémoire 2015

 

 

LIRE notre présentation du Festival Musique et Mémoire 2015

 

 

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Vosges saônoises. Festival Musique et Mémoire : 17 juillet > 2 août 2015

visuel festival Musique et Mémoire 2015Vosges saônoises. Festival Musique et Mémoire : 17 juillet > 2 août 2015. 22ème édition. Seul dans les Vosges, un festival défricheur repoussent les limites de la mémoire, réinvente la notion d’héritage et de traditions en exprimant tout ce que les œuvres anciennes et baroques ont de commun avec notre époque. Ni restitution formatée, ni postures péremptoires… le propre du festival Musique et mémoire est d’interroger avec liberté et exigence les répertoires de la fin de la Renaissance aux deux périodes baroques, XVIIè et XVIIIème, tout en renouvelant la forme du spectacle, suscitant rencontres et combinaisons variées de musiciens et d’instruments, comme la notion même de travail artistique.

 

 

 

Le Baroque autrement dans les Vosges Saônoises

 

C’est aussi des actions multipliées vers les publics et les jeunes. L’apport des résidences d’artistes cultive d’indiscutables fruits : selon une formule féconde favorisée par le directeur du festival, Fabrice Creux :  3 ensembles baroques y présentent sur 3 années, les avancées de leurs travaux, dans des conditions humaines, musicales idéalement préservées depuis le lancement de ce rythme festivalier. En 3 week ends intenses et remarquablement conçus, 3 formations ou 3 gestes artistiques explorent de fond en comble l’esthétique et la période qu’ils ont choisis de défendre.

 

 

Règle des 3

 

Le festival Musique et Mémoire cultive les vertus d’une saine trinité. Le “3 en 1″ musical: 3 ensembles / 3 résidences créatives / 3 parcours artistiques. Ainsi les festivaliers 2015 pourront (re)découvrir la sensibilité des 3 ensembles ainsi invités par Fabrice Creux: Les Timbres (week end 1 : les 17,18 et 19 juillet 2015),  Vox Luminis (week end 2 : les 24,25 et 26 juillet 2015) et Les Surprises (week end 3 : 29 juillet-2 août 2015). Poursuivant son action décisive dans l’émergence de nouveaux collectifs artistiques, Musique et Mémoire accueille Les Timbres pour l’acte 2 de leur résidence vosgienne avec comme fil conducteur d’un travail prometteur : l’opéra dans tous ses états.
Pour commémorer les 300 ans de la mort de Louis XIV(1638-1715), en septembre 1715,  Les Timbres aborde pour sa seconde année de résidence, diverses manifestations de la scène et du spectacle propre au Grand Siècle. C’est le temps d’un âge d’or de l’art français dont se souviendront les derniers Bourbons, Louis XV et Louis XVI, accordant une admiration spécifique au Roi Soleil. Pour lui, dans l’écrin de Versailles, les ors solennels favorisent les replis de l’intimité tragique et grâce à Lully, l’opéra français peut naître, digne rival du théâtre classique de Corneille et de Racine. Pour preuve son opéra Proserpine, très rarement joué, qui aux côtés d’Armide ou d’Atys, porte très haut et très loin les recherches poétiques d’un genre qui s’affirme alors, dans le chant déclamé et chanté, l’articulation d’un texte surtout (où l’articulation prime sur la mélodie), où le ballet et les divertissements qu’il autorise dès lors, contraste avec la tension du drame.

 

 

Poésie lyrique du Grand Siècle : Les Timbres an2

 

Les Timbres au 22è Festival Musique et MémoireEn juillet 2015, la théâtralité de la musique baroque française du Grand Siècle, mélange exquis de charme et de profondeur, d’élégance et de naturel, de majesté et de mesure, ressuscite. Le génie français s’exprime alors autant par l’inspiration de la musique que la qualité du texte poétique…. à  l’expressivité resserrée des airs et des récitatifs de Lully répond la science inégalée depuis des livrets de Quinault… Proserpine, drame mythologique retrouve dans cette combinaison parfaite du verbe et de la note, l’expressivité épurée et très intense du théâtre classique neo antique de Corneille et surtout Racine lequel depuis l’accomplissement inouï de l’opéra tel qu’il est réalisé par Lully (dès les années 1670), ne compose plus de tragédies parlées ni declamées ou désormais ses ultimes ouvrages prenant en compte l’impact du verbe chanté, intègrent désormais intermèdes et épisodes musicaux  (c’est le cas de ses pièces sacrées Esther ou Athalie dont on retrouve aujourd’hui la pertinente conception  jouant sur la musicalité des vers autant que l’essor spécifique des instruments.

 

Puis c’est Vox Luminis (invité depuis 2012) qui revient lui aussi pour un dernier chapitre de créations dont un panorama dédié à l’extraordinaire dynastie Bach.

 

Enfin, Musique et Mémoire déroule le tapis rouge pour le 3ème ensemble musical, découvert en 2014, Les Surprises qui présentent ainsi en 2015, la recréation en première mondiale de l’opéra  Les Eléments de Mrs Delalande et Destouches. Cette collaboration accomplit un vaste programme d’explorations consacré au répertoire français au croisement des XVIIe et XVIIIe
siècles, ainsi qu’à la musique de chambre autour de l’orgue. Avec Les Timbres, le Festival pour cette 22ème édition, affirme davantage ses actions de sensibilisations et de transmissions à l’adresse des publics les plus larges et les plus variés du territoire : les offres d’explication des esthétiques, des ateliers de pratique musicale seront proposés (autour de Proserpine de Lully et de la chasse aux concerts, auprès du département de musique ancienne de l’Ecole départementale de musique de la Haute-Saône et dans les écoles de la  Communauté de communes des 1000 Etangs).

 

 

La 22ème édition souligne la vitalité d’un festival qui ne cesse de réinventer les formes du spectacles, insistant toujours sur les liens avec les publics et les lieux d’accueil. Opéra de Lully à la basilique St Pierre de Luxeuil-les-Bains, chasse aux concerts dans les rues de Faucogney, carnaval des animaux dans la cour de l’hôtel de ville de Lure, plongée dans la dynastie Bach à l’église luthérienne d’Héricourt… le festival Musique et Mémoire a tout pour enchanter votre été 2015.

 

 

Les Timbres réalisent nombre d’actions de sensibilisation et de transmission auprès des jeunes publics. Le Festival Musique et Mémoire et la sensibilisation des jeunes publics

Ecole départementale de musique,
département de musique ancienne
(secteur Vosges Saônoises)

Proserpine de Jean-Baptiste Lully (sensibilisation par la pratique)
Extraits des plus belles pièces instrumentales

Vendredi 27 mars 2015, de 18 h 30 à 21 h
(Ecole de musique, place du 8 mai 1945, Luxeuil-les-Bains)

Vendredi 29 mai 2015, de 18h30 à 21h
(Espace Frichet, 1 avenue des Thermes, Luxeuil-les-Bains)

Samedi 30 mai 2015, de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h 30
(Espace Frichet, Luxeuil-les-Bains)

17h30, présentation publique
(Espace Frichet, Luxeuil-les-Bains)

 

 

Milieu scolaire
Lundi 8 et mardi 9 juin (11 classes)

Sensibilisation à “la Chasse aux concerts” dans les écoles de la Communauté de communes des 1000 Etangs (Breuchotte, Faucogney, La Longine, Raddon, Saint-Bresson et Sainte-Marie-en-Chanois)

 

visuel festival Musique et Mémoire 2015Festival Musique et Mémoire 2015
Week end 1 : résidence Les Timbres
7 Concerts les 17, 18 et 19 juillet 2015
Réservations sur le site du Festival Musique et Mémoire
www.lestimbres.com

 

 

concert 1visuel festival Musique et Mémoire 2015
Vendredi 17 juillet 2015, 21h

Luxeuil les Bains, Basilique
Proserpine
Opéra de Jean-Baptiste Lully (1632-1687) en version “de chambre” (Anvers, 1682)
Reconstitution en première mondiale (commande du festival)

Ensemble Les Timbres
Proserpine (dessus) : Julia Kirchner
Cérès (bas-dessus) : Cécile Pilorger
Mercure (haute-contre) : Branislav Rakic
Jupiter (basse-taille) : Josep Cabré
Pluton (basse) : Marc Busnel

Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûtes à bec
Benoît Laurent, hautbois et flûtes à bec
Myriam Rignol, viole de gambe
Etienne Floutier, violone
Julien Wolfs, clavecin
Miléna Duflo, percussions

Jana Rémond, mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

Samedi 18 juillet 2015, 17h
Espace Méliès
cinéma intercommunal du Pays de Lure

Tous les matins du Monde
Film français d’Alain Corneau (1991) – 1h54, d’après le roman de Pascal Quignard

 

 

Tragédie en musique sur un livret de Philippe Quinault, Proserpine fut créée le 3 février 1680 à Saint-Germain en Laye. A cette date, Lully est à la tête de l’Académie Royale de musique depuis déjà 8 ans. Personnalité incontournable indiscutabe du règne de Louis XIV, le Florentin naturalisé français règne en maître sur le monde musical de la Cour du Roi Soleil. Il a éclipsé par sa renommée et son caractère la plupart de ses collègues compositeurs dramatiques. L’opéra c’est Lully. Et personne d’autres.

Proserpine suscite l’enthousiasme de ses contemporains, comme en témoigne Madame de Sévigné qui écrit dans sa lettre datée du 9 février 1680 : « l’opéra est au dessus de tous les autres », et le nombre de reprises de cette oeuvre : plus de 10 fois entre 1680 et 1758 à Fontainebleau et au théâtre du Palais Royal, elle fut représentée également à Wolfenbüttel en 1685, à Amsterdam, le 15 septembre 1688 et en 1703 ; des représentations eurent lieu également à Lyon en 1694, à Rouen en 1695. C’est donc une partition qui toucha le public et produit un écho européen immédiat.

Anvers, 1682
Proserpine fut aussi le premier opéra représenté à Anvers, fin 1682, du vivant de son auteur, et c’est cette version là dont nous proposons la re-création. Les partitions originales utilisées lors de cette représentation sont conservées au musée Vleeshuis d’Anvers. Les partitions sont d’un intérêt extrême, car elles permettent de déduire facilement l’instrumentation utilisée pour cette représentation : 2 dessus et basse-continue.
Cette instrumentation, si tant est qu’elle puisse nous surprendre actuellement (réduire l’effectif d’un opéra à une poignée de musiciens !), est des plus courante à l’époque : en effet, l’orchestre de Lully était alors très fourni – 5 parties de cordes et de nombreux vents -, et il était donc difficile d’imaginer pouvoir jouer avec cette formation dans un cadre restreint. Réduire l’effectif instrumental permettait ainsi de pouvoir « transporter » la musique partout où le demande se faisait préssante. Plus intéressant, alors qu’il ne subsiste parfois des partitions d’orchestre de Lully que le dessus et la basse et que les parties intérieures sont à restituer, les partitions d’Anvers sont toutes originales : toutes les parties y soigneusement notées à l’époque.
Cette instrumentation légère convient particulièrement à l’ensemble Les Timbres, qui promeut la musique de chambre, et non pas l’orchestre. En cela, la version d’Anvers de Proserpine de Lully est une version de musique de chambre d’un grand opéra français. Malgré son effectif restreint, l’expressivité, la poésie et la tension du drame sont préservés, grâce à une version chambriste très caractérisée.

 
 
 
 

concert 2visuel festival Musique et Mémoire 2015
Samedi 18 juillet 2015, 21h

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
Le Carnaval des Animaux
Une satire du genre humain
Et si nous étions tous des animaux ?

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, texte et mise en espace
Benoît Colardelle, lumières

 
 

Un Carnaval baroque inédit : Le Carnaval des Animaux. Avant Camille Saint-Saëns, les Baroques ont cultivé l’évocation musicale des tempéraments animaux… Les Timbres propose donc un spectacle inédit qui compose une satire du genre humain, tantôt tendre et moqueuse, tantôt piquante et interrogative : et si nous étions tous des animaux ? L’humeur, le caractère, le tempérament, l’acuité et l’expression du regard fondent ici une recherche comparée de vérité et de justesse. L’on pense évidemment aux conférences physiognomoniques de Charles Lebrun et de Lavater où le visage de l’homme selon sa morphologie est apparentée par un dessin très abouti et caractérisé aux animaux : chat, chouette, chameau, cheval, aigle… Ce parallèle offre des séquences éloquentes et expressives propres à la quête d’une rhétorique idéale depuis le XVIème siècle.

Un texte écrit par Jana Rémond, met en scène différents aspects de nos caractères sous la forme de saynètes métaphoriques, illustrées par des oeuvres du répertoire baroque français inspirées par les animaux.

Ce Carnaval est une fantaisie baroque construite sur un répertoire musical du XVIIIe siècle prenant comme thématique les animaux – Les Fauvettes Plaintives de Couperin, La Poule de Rameau, Le Dragon de Michel de la Barre… Les pièces dialoguent avec des textes d’inspiration baroque, offrant une galerie de portraits aussi cyniques que comiques. Dans cette vie en perpétuel changement, à quoi peut-on se raccrocher ? Pour trouver des réponses, le narrateur part à la rencontre d’animaux qui ont chacun leur mot à dire sur la question. Incarnant tour à tour les différents animaux des pièces musicales, le comédien se fait à la fois dragon, rossignol, papillon, moucheron…. Le dialogue entre texte et musique rend complices l’acteur et les musiciens, qui se font aussi partenaires de jeu. Gageons que nos interprètes défendent surtout des affinités analogiques avec les volatiles : de la Poule de Rameau aux Rossignols de Couperin et Caix d’Hervelois, sans omettre les Tourterelles de Monteclair, le chant des oiseaux inspirent particulièrement les instruments… Durée : environ 45 min ou 1h.

Programme
Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764) : La Poule
François COUPERIN (1668-1733) : Les Fauvettes plaintives ; Le Moucheron ; Les Satyres ; Le Rossignol en Amour ; Le Rossignol Vainqueur
Louis de CAIX d’HERVELOIS (1680-1759) : Rossignol ; Papillon
Michel PIGNOLET de MONTECLAIR (1667-1737) : Les Tourterelles ; Les Nayades

 
 
 
 

concert 3visuel festival Musique et Mémoire 2015
Samedi 18 juillet 2015, 23h

Cour de l’Hôtel de Ville de Lure
La Gamme en forme de petit opéra
Marin Marais (1656-1728)
Morceaux de Simphonie pour le Violon, la Viole et le Clavecin (Paris, 1723),

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin
Aymeric Pol, comédien

Jana Rémond, projection
Simon Wolfs et Blaise Adilon, photographies
Benoît Colardelle, lumières

 

 

concert 4visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 11h

Chapelle Saint-Martin de Faucogney
Le Clavecin du Grand Siècle
Jacques Champion de Chambonnières (vers 1601/2-1672), Louis Couperin (1626-1661)
Et Jean-Henry  D’Anglebert (1629-1691)

Julien Wolfs, clavecin
Benoît Colardelle, lumières

 

 

concert 5visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 13h

Montagne Saint-Martin de Faucogney

Simphonies pour les Soupers du Roy
Pique-Nique sonore
création / commande du festival
Michel-Richard De Lalande (1657-1726)
Suites extraites des Simphonies pour les Soupers du Roy (Paris, 1703 et 1713)

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûte à bec
Myriam Rignol, viole de gambe

 

 

concert 6visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 15h

Faucogney (parcours historique)
La Chasse aux concerts
Un parcours énigmatique interactif pour petits et grands
création / commande du festival

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Elise Ferrière, flûte à bec
Myriam Rignol, viole de gambe
Jana Rémond, accessoires

 

 

Concert 7visuel festival Musique et Mémoire 2015
Dimanche 19 juillet 2015, 17h30

Eglise Saint-Jean Baptiste de Corravillers
Sonnons en trio !
L’apparition et l’évolution de la sonate en trio au XVIIème et XVIIIème siècle en France
création / commande du festival

Michel Lambert (1610-1696), Marin Marais (1656-1728), François Couperin (1668-1733) et Jean-Marie Leclair    (1697-1764)

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin

Benoît Colardelle, lumières

 

 

STAGES. 2 Stages Lully avec l’ensemble Les Timbres (Luxeuil les Bains, Vosges saônoises)



Festival événement dans les Vosges saônnoisesSTAGES. 2 Stages Lully avec l’ensemble Les Timbres (Luxeuil les Bains, Vosges saônoises). 

Le jeune ensemble Les Timbres réalise une résidence féconde au sein du festival Musique et mémoire (chaque été), jusqu’en 2016. Volontaire et acteur pour l’élargissement des actions culturelles, le Festival dirigé par Fabrice Creux, imagine au premier trimestre 2015, avec l’ensemble Les Timbres, un important volet d’actions de sensibilisation aux esthétiques anciennes auprès des pratiques et des publics locaux.

 

Jouer Lully à partir de Proserpine
les timbres ensemble classiquenews.comLully est le sujet de deux stages à venir en mars et mai 2015, soit 10h30 d’immersion pratique dans l’interprétation d’un opéra de Lully. Ainsi, 2 sessions participatives, en préambule à la recréation de “Proserpine” (un opéra de Jean-Baptiste Lully en version “de chambre”, Anvers, 1682 (programmé pour l’édition estival du Festival, soit le vendredi 17 juillet à la basilique St Pierre de Luxeuil-les-Bains), sont proposées au département de musique ancienne de l’Ecole départementale de musique de la Haute-Saône (à Luxeuil-les-Bains), autour d’extraits des plus belles pièces instrumentales de cet opéra :

 

 

3 dates : 1 séance d’introduction, 2 sessions de pratique

- vendredi 27 mars, séance introductive, de 18 h 30 à 21 h / Ecole de musique de Luxeuil-les-Bains, place du 8 mai 1945

- vendredi 29 mai, de 18 h 30 à 21 h / Ecole de musique de Luxeuil-les-Bains, place du 8 mai 1945

- samedi 30 mai 2015, de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h 30 / Espace Frichet de Luxeuil-les-Bains, 1 avenue des Thermes

Les musiciens amateurs non inscrits à l’Ecole départementale de musique peuvent également s’inscrire (30 € pour les 10 h 30 de stage).

 

 

renseignements et inscriptions : 03 84 40 13 50 ou Emile Aeby, responsable du département de musique ancienne, e.aeby@edm70.fr

 

Restitution publique
Samedi 30 mai, 17 h 30
Espace Frichet, Luxeuil-les-Bains
 (Gratuit)

 

+ d’infos sur le site du Festival Musique et Mémoire