METZ, Festival OSEZ HAYDN (6 – 9 nov 2019)

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582METZ, Arsenal. FESTIVAL « OSEZ HAYDN! » 6 – 9 nov 2019. L’Arsenal de METZ propose un festival 100% Joseph HAYDN pendant 4 jours… Après l’avoir créé à Paris en octobre 2018, Julien Chauvin et son ensemble, Le Concert de la Loge, sur instruments anciens, spécialistes du répertoire classique et romantique, transfèrent le concept du festival HAYDN à METZ, profitant opportunément de leur résidence à la Cité musicale de Metz (Arsenal)! Il est temps de (re)découvrir l’écriture du génie viennois, celui de Joseph Haydn, père du quatuor, de la symphonie classique, trop étouffé par MOZART. Au XVIIIè, rien de tel, car Mozart était sousestimé, et HAYDN, vénéré comme le plus grand compositeur vivant de son temps… car Haydn a presque tout inventé, véritable « aiguillon », tempérament audacieux et expérimentateur de premier plan (Beethoven l’a bien compris qui rechercha absolument à suivre ses leçons à Vienne).
Au programme du festival « OSEZ HAYDN 2019 » à METZ, du 6 au 9 nov, soit pendant 4 journées, débats, conférences, exposition, battle, pause gourmande et concerts bien sûr.. avec la coopération des artisans et des institutions de la région Grand Est. Temps forts entre autres, la confrontation des instruments d’époque et des instruments modernes le 8 nov dans les symphonies de Joseph Haydn

 

 

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Julien Chauvin, violoniste, fondateur du Concert de la Loge (DR / Arsenal de Metz 2019)

 

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Programme OSEZ HAYDN 2019
à l’Arsenal de METZ – Cité Musicale de Metz
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

 

 

 

Mercredi 6 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
La lutherie à Mirecourt au XVIIIe siècle
Roland Terrier et Jean-Paul Rothiot racontent comment la lutherie se développe à Mirecourt, petite ville des Vosges au cours du siècle ; ils y détectent et analysent les influences des écoles allemande et italienne sur les violons fabriqués pendant cette période.
Roland Terrier – luthier
Jean-Paul Rothiot – historien

 

 

19h30, vernissage
EXPOSITION La lutherie dans tous ses états
Grand Hall
Exposition organisée par le musée de la Lutherie et de l’archèterie françaises de Mirecourt et le Collectif Colof – horaires : du mercredi 6 à samedi 9 nov 2019, de 13h–18h

 

 

 

Jeudi 7 novembre 2019

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 20h
Salle de l’Esplanade
Les Sonates pour pianoforte de Haydn
Sonate en ré majeur
Sonate n°35 en la bémol majeur
Andante et variations en fa mineur
Sonate en sol majeur
Sonate en mi bémol majeur
Alain Plan̬s Рpianoforte

 

 

 

Vendredi 8 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE | 18h30
Salon Claude Lefebvre
Haydn et sa présence à Paris
L’engouement pour les symphonies de Haydn à Paris à la fin du XVIIIe siècle infiltrait tous les aspects de la vie musicale : tous les concerts de  l’époque commençaient et se terminaient par l’une de ses symphonies, on les jouait également durant les entractes des comédies et des tragédies lyriques. Haydn n’eut donc jamais besoin de venir à Paris pour  promouvoir ses œuvres. Intervenant :
Alexandre Dratwicki – musicologue et directeur scientifique du Palazzetto Bru Zane qui est le Centre de musique romantique française établi à Venise.

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Deux Haydn sinon rien”
Le Concert de la Loge
L’Orchestre National de Metz
Julien Chauvin – direction
Antoine Pecqueur Рpr̩sentation

Symphonie n°86 en ré majeur
(Le Concert de la Loge)

Symphonie n°45 « Les Adieux »
(Orchestre national de Metz)

 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

 

 

CONFÉRENCE À PLUSIEURS VOIX | 14h
Salon Claude Lefebvre
Un salon de musique chez Monsieur Haydn
Le collectif lorrain de la facture instrumentale (COLOFIN) propose une  installation présentant des instruments historiques mêlés à des créations sorties des ateliers de plusieurs membres de ce groupe de  luthiers lorrains. L’exposition sera articulée autour d’un piano carré historique Frederic Beck fait à Londres en 1777.
Alain Meyer – Luthier

GOÛTER VIENNOIS | 15h30-17h30
Bar – Présentation du chocolat “Quatuor” et dégustation de chocolat chaud et de viennoiseries, préparés et présentés par Philippe Maas (chocolatier).

 

 

DÉBAT | 16h
Salon Claude Lefebvre
“Battle : Mozart vs Haydn”
Le débat, qui opposera deux fervents défenseurs de Mozart et de Haydn, tente d’expliquer la marginalisation des opéras de Haydn et de rappeler la très grande théâtralité de sa musique. Ce sera aussi aux auditeurs de trancher entre ces innovateurs! Attaché à la Cour des princes Esterhazy, près de Vienne, Haydn compose quantité de pièces divertissantes et plusieurs opéras encore aujourd’hui minorés et très peu joués, quand ils sont comme ceux de Mozart, d’une facétie dramatique post rossinienne, d’une élégance toute viennoise et mozartienne.

Marc Vignal – musicologue
Ivan Alexandre – journaliste

 

 

HAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019CONCERT | 18h
Salle de l’Esplanade   ”Haydn Intime”
Chantal Santon-Jeffery – soprano
Florent Albrecht – piano
Lucien Pagnon – violon
Lucile Perrin – violoncelle

Canzonettas & Lieder / Sonate en ut majeur – 1er mouvement / Fantaisie en ut majeur – Presto / Cantate Arianna a Naxos / Variations en fa mineur

 

 

CONCERT | 20hHAYDN-OSEZ-metz-arsenal-6-9-nov-2019
Grande salle
“Un soir sacré aux Tuileries “
Florie Valiquette – soprano
Ad̬le Charvet Рalto
Reinoud Van Mechelen Рt̩nor
Andreas Wolf – baryton
Ensemble Aedes – Mathieu Romano
Le Concert de la Loge 

 

 

 

 

 

 

 

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RESERVATIONS & INFORMATIONS
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/osez-haydn

OSEZ-HAYDN-festival-homepage-METZ-582

 

 

 

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CD, critique. HAYDN : Symphonie n°86. Airs d’opéras… Sacchini, GLuck, Lemoyne, Louis-charles Ragué… Sophie Karthäuser, soprano. Le Concert de la Loge. Julien Chauvin, direction (1 cd APARTÉ – 2018)

HAYDN Symphonie-n-87-l-impatienteCD, critique. HAYDN : Symphonie n°86. Airs d’opéras… Sacchini, GLuck, Lemoyne, Louis-charles Ragué… Sophie Karthäuser, soprano. Le Concert de la Loge. Julien Chauvin, direction (1 cd APARTÉ – 2018). Peu à peu, Le Concert de La Loge édifie une intégrale des 6 symphonies parisiennes de Haydn, sommet de l’éloquence et de l’élégance orchestrale viennoise et pour le collectif français fondé par le violoniste Julien Chauvin, une nouvelle preuve de l’apport inestimable des instruments anciens dans notre connaissance (régénérée) de la symphonie classique au XVIIIè. Composée avant les 12 Londoniennes (1791 – 1795), les Parisiennes forment une programmation clé du fameux Concert de la Loge Olympique, orchestre et entreprise de concerts à Paris, florissant dans les années 1780 et qui permet au public et au amateurs de bonne musique, d’écouter les tendances de l’époque. Sous la direction du Chevalier de Saint-Georges, les parisiens peuvent donc découvrir l’écriture hyperélégante et si subtilement contrastée de Mr Haydn.
Déjà éditées les symphonies contemporaines, La Reine, La Poule, L’Ours… Le Concert de la Loge poursuit son exploration de l’écriture viennoise alors que Haydn invente la symphonie : la Symphonie n° 87 en la majeur dite « L’Impatiente » offre un nouveau condensé d’équilibre, de facétie, de surprise, de sensibilité aux timbres et aux équilibres de l’orchestre classique préromantique propre aux années 1785 – 1787.
Haydn est une célébrité européenne, la plus importante à son époque (et non ce n’est pas Mozart) ; mais plutôt que de diffuser une forme standard, « européenne », le Viennois sait se renouveler, évitant la répétition et le système.
Le chef soigne l’élément phare de l’opus : sa vigueur ; comme ses surprises (le second motif à la place du premier, dans la réexposition du Vivace initial). Les instrumentistes font valoir leur grande homogénéité sonore et expressive, en particulier dans l’Adagio (ré mineur) au parcours rhapsodique d’une irrésistible profondeur. Tandis que le nerf et une caractérisation roborative animent le Menuet et le Vivace final.

Pour contextualiser son approche, Julien Chauvin ajoute aussi plusieurs airs d’opéras peu connus d’Antonio Sacchini, de Grétry, ou de Jean-Baptiste Lemoyne : le choix est « historique » ; bon nombre de concerts parisiens savaient alors mêler les genres et offrir de copieux programmes avec orchestre et chanteurs d’opéras. Ici, l’invitée, la soprano Sophie Karthäuser incarne les héroïnes tragiques et amoureuses avec un nerf articulé, qui suit en complicité cette caractérisation inestimable propre aux instruments d’époque.

On note parmi les contemporains de Haydn, l’écriture de Louis-Charles RAGUÉ, symphoniste et harpiste : sa Symphonie en ré mineur op. 10 n° 1 montre combien le modèle Haydnien est assimilé et compris, entre vitalité des contrastes, effet de surprises et virtuosité aimable voire très éloquente et racée (duo flûte et harpe de son Andante, tout à fait dans le style viennois). Avec Mozart, Haydn donc et bientôt Beethoven, la musique du futur vient d’Autriche. Et Paris se met alors à la page.
Julien Chauvin et Le Concert de la Loge… sur les traces du Chevalier de Saint-Georges jouent le ven 8 nov 2019 à l’Arsenal de Metz, dans le cadre du Festival événement in loco « OSEZ HAYDN! » (METZ, cité Musicale du 6 au 9 nov 2019), la symphonie parisienne n°86 (ré majeur), mise en dialogue avec la Symphonie n°45 « Les Adieux » (par l’Orchestre national de Metz, sur instruments modernes). A suivre.

 

 

 

 

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HAYDN Symphonie-n-87-l-impatienteCD, critique. HAYDN : Symphonie n°86. Airs d’opéras… Sacchini, GLuck, Lemoyne, Louis-charles Ragué… Sophie Karthäuser, soprano. Le Concert de la Loge. Julien Chauvin, direction (1 cd APARTÉ – 2018)

 

 

 

 

Joseph Haydn (1732-1809) :
Symphonie n°87 en la majeur « l’Impatiente », Hob.I :87.

Airs d’opéras :
Antonio Sacchini (1730-1786) : « C’est votre bonté que j’implore » (Chimène ou Le Cid). Christophe Willibald Gluck (1714-1787) : « Fortune ennemie »(Orphée et Eurydice). Jean-Baptiste Lemoyne (1751-1796) : « Il va venir »(Phèdre). Johann Christoph Vogel (1756-1788) : « Age d’or, ô bel âge »(Démophon). André Ernest Modeste Grétry (1741-1813) : « O sort ! par tes noires fureurs »(Les Mariages samnites).

Louis-Charles Ragué (1744-après 1793) :
Symphonie en ré mineur op. 10 n°1.

Sophie Karthäuser, soprano. Le Concert de la Loge / Julien Chauvin, direction. 1 CD Aparté. Enregistré à PARIS, Louvre en octobre 2018. Durée : 1h

 

 

CD, compte rendu critique. Haydn : La Reine. Rigel, Sarti (Le Concert de la Loge, Julien Chauvin, 1 cd Aparté, mars 2016)

Le concert de la loge julien chauvin haydn la reine RIgel Sarti JC Bach cd review, cd critique compte rendu critique cd classiquenewsCD, compte rendu critique. Haydn : La Reine. Rigel, Sarti (Le Concert de la Loge, Julien Chauvin, 1 cd Aparté, mars 2016). Voici donc le premier cd du collectif rassemblé, piloté, électrisé par le violoniste Julien Chauvin : Le Concert de la Loge. D’emblée, la Symphonie n°4 de Rigel, mort en 1799, emblématique de cette nervosité frénétique post gluckiste (les réminiscences de son Orphée et Eurydice français sont bien perceptibles ici), fait valoir les qualités expressives de l’orchestre sur instruments anciens : les cordes vibres, claquent, vrombissent, très affûtées, efficaces, d’un relief mordant, d’une élégance parisienne totalement irrésistible. Le calibrage très fin de la sonorité, la caractérisation filigranée que permet aujourd’hui les instruments d’époque (cordes, cor, hautbois, bassons…) permettent de percevoir ce fini racée, nerveux, en effet véritablement frénétique propre à la période où travaille travaille Rigel, c’est à dire en peine esthétique préclassique et préromantique, réponse au Sturm und Drang germanique. Ainsi ressuscite le son et l’engagement expressif du Concert de la loge dirigé par Viotti au XVIIIIè, actif au sein du Concert des Amateurs jusqu’en janvier 1781, puis au Louvre, salle du Pavillon de L’Horloge (d’époque Louis XIIII), à partir de janvier 1786. La coupe syncopée, le flux mordant et palpitant, la vitalité générale milite en faveur du collectif réuni, piloté par Julien Chauvin.
S’inspirant des concerts éclectiques au Concert Spirituel, offrant aux parisiens des programmes mi lyriques mi symphoniques, Julien Chauvin ajoute au programme purement symphonique Rigel / Haydn, des extraits lyriques d’époque : ici l’air de Sélène, extrait de Didone Abbandonata de Giuseppe Sarti (1762), prière à l’adresse d’Enée, d’un coeur amoureux, implorant que le héros demeurât in loco à Carthage… Eloquente, d’une couleur tragique, désespérée, le soprano ardent, vif, impliqué, comme blessé, de Sandrine Piau, éblouit par sa grâce musicale, la justesse des intentions expressifs et une style qui sert avant tout le texte.
CLIC D'OR macaron 200Le clou du programme, en conformité avec les concerts données à Paris par Le Concert de la Loge reste évidemment la Symphonie La Reine de France (n°85), de Joseph Haydn. L’époque est celle de l’esthétique européenne prônée par Marie-Antoinette, d’un éclectisme nerveux, tendu, élégant – la souveraine est capable de favoriser après son cher Gluck, Sacchini, Piccini, Gossec, Jean Chrétien Bach … : cordes ardentes, frémissantes, à l’unisson précis, fluide ; harmonie calibrée, nette et précise pour un son global d’une absolue clarté. Julien Chauvin veille à l’élasticité électrique des instrumentistes de son ensemble. Le premier mouvement n’est que tension et frénésie, les cordes admirables de galbe ; le climat électrique que le chef instille au collectif trouve un équilibre irrésistible entre cordes, bois, vents et cuivres. La rusticité affichée par l’énoncé du motif du second mouvement à la flûte, distille ce caractère de chasse (cors pleins de panache), cette superbe un rien bravache qui nourrit là encore la vitalité des respirations. Le Menuet est fiévreux, enivré, taquin, d’une articulation subtile et facétieuse, avec propre à l’Orchestre du Concert de la Loge, une vivacité du trait qui confirme les excellentes capacités des instrumentistes : Julien Chauvin réussit par son sens de l’élégance, des couleurs instrumentales (hautbois, flûtes, bassons…). Le finale, Presto captive par sa coupe frénétique, ses syncopes admirablement tempérées par le geste nerveux et élégant de l’ensemble. De toute évidence, le premier cd du Concert de la Loge affirme une excellente vivacité, une finesse d’intention superlative. A quand la suite ? CLIC de Classiquenews d’octobre 2016.

CD, critique compte rendu. Le Concert de La Loge, Julien Chauvin : Rigel, Sarti, JC Bach, Haydn (Symphonie La Reine). 1 cd Aparté

ORCHESTRES. Le Concert de la Loge… ne sera pas olympique

ORCHESTRES. La Loge… ne sera pas olympique. Pas facile de défendre l’identité d’un orchestre. C’est la dure expérience à laquelle est confrontée depuis des mois, le nouvel orchestre sur instruments anciens, Le Concert de la Loge…, créé par le violoniste Julien Chauvin – ex co fondateur de l’Orchestre également sur instruments anciens, Le Cercle de l’Harmonie.

chauvin-julien-concert-de-la-loge-orchestre-prensentation-critique-classiquenewsAprès plusieurs échanges via avocats interposés, le nom même de « Loge Olympique », pourtant accrédité dans l’Histoire, en lien avec l’une des aventures le plus passionnantes du symphonisme français à l’époque des Lumières, n’est pas « légal », car concurrençant directement l’autorité officielle de l’Olympisme athlétique, dont l’activité n’a pourtant rien à voir… On souhaite cependant longue vie à l’orchestre de Julien Chauvin qui néanmoins à travers ces péripéties juridiques, aura retenu l’attention et se sera taillé une certaine notoriété au moment de son lancement et de ses premiers concerts… Longue vie et plein de réussite aux concerts de l’Orchestre de la Loge.

Voici le communiqué de presse diffusé par l’Orchestre de la Loge :

Le Concert de la Loge Olympique contraint de changer son nom

Après des semaines d’attente et d’échanges entre avocats, il apparaît que le CNOSF ne donnera pas l’autorisation à l’orchestre fondé par Julien Chauvin en 2015 d’utiliser l’appellation « Le Concert de la loge Olympique ».

Si cette nouvelle reste affligeante et arbitraire, l’orchestre a décidé de ne pas prendre d’initiative qui pourrait le mener à un procès dont il n’aurait ni les moyens financiers, ni le temps à consacrer sans se détourner de la priorité que représente ses activités musicales.

L’orchestre le Concert de la Loge Olympique n’a jamais été un « concurrent » du CNOSF et on voit mal comment il aurait pu tirer profit de la notoriété des Jeux Olympiques pour se produire dans des salles de concerts et des festivals dédiés à la musique classique.

Un accord entre personnes de bonne volonté avait été espéré et ce dans le respect de la charte Olympique qui promeut notamment : « la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, de solidarité et de fair-play », mais également dans la tradition « antique » des Jeux où le sport cohabitait avec les épreuves artistiques de théâtre, de poésie, de chant et de musique….

L’usage exclusif d’une marque, dont un procès aurait pu arbitrer le caractère abusif ou légitime, ne peut empêcher qu’un chaînon de l’Histoire musicale française revive. Julien Chauvin a donc décidé d’amputer le nom de son orchestre, qui devient :

« Le Concert de la Loge »

et garde ainsi la référence explicite au Concert de la Loge Olympique, formation illustre créée en 1783.

L’ensemble se démarque du paysage musical et ce, notamment, par la force d’un projet inédit qui s’emploie à faire revivre les usages musicaux de la fin du XVIIIe autour de l’intégrale des six Symphonies Parisiennes de Haydn, qui sera présentée et enregistrée dans les formats des concerts de l’époque aux côtés de partenaires historiques tels que le Louvre. Il est également engagé dans la redécouverte d’œuvres oubliées de la musique française et présentera la saison prochaine deux recréations : Chimène ou le Cid de Sacchini et Phèdre de Lemoyne.

Sans que la raison et la culture triomphent et sans pouvoir conserver son nom historique, Le Concert de la Loge s’emploiera à faire rayonner le patrimoine musical qu’il défend et fait revivre.

«  L’important n’est pas de gagner, mais de… jouer ! »

fin du communiqué diffusé par Le Concert de la Loge, reçu ce mardi 14 juin 2016.

VISITER le site du Concert de la Loge