TOURS, Opéra. KURT WEILL : Les 7 péchés capitaux

WEILL kurt opera concert festival concerts annonces critique classiquenews musique classique newsTOURS, OpĂ©ra. KURT WEILL : Les 7 pĂ©chĂ©s capitaux, 26,27, 28 avril 2019. Nouvelle production Ă  l’OpĂ©ra de Tours. Les Ĺ“uvres de Weill sont marquĂ©es par le sceau du gĂ©nie et de l’invention théâtrale. Kurt Weill (1900 – 1950) est un crĂ©ateur atypique, audacieux, rĂ©volutionnaire et visionnaire. Il a dĂ» quittĂ© l’Allemagne hitlĂ©rienne, rejoint Paris (oĂą sont crĂ©Ă©s les 7 pĂ©chĂ©s capitaux, … dans un incomprĂ©hension totale hĂ©las, et suscitant les foudres des antisĂ©mites particulièrement virulents alors). Weill fut un auteur prĂ©coce Ă©crivant ses Quatuor, premier opĂ©ra, lieder) dès l’adolescence. Il s’est formĂ© Ă  Berlin (Musikhoschule), auprès de Ferrucio Busoni (AcadĂ©mie prussienne des arts). Avant son exil, Weill incarne le court âge d’or des arts du spectacle des annĂ©es Weimar (avec Eisler, Krenek, Wolpe ; travaillant avec les plus grands chefs Erich Kleiber, Fritz Busch, Otto Klemperer, Hermann Scherchen… ), soit pendant une dĂ©cennie, celle des annĂ©es 1920 et le dĂ©but des annĂ©es 1930 (jusqu’en 1933, en mars prĂ©cisĂ©meent oĂą il rejoint la France). A Paris, Les 7 PĂ©chĂ©s prolongent l’intelligence et l’imagination des ouvrages reconnus, cĂ©lĂ©brĂ©s : Der Protagonist, Royal Palace, L’Opera de quat’sous, Celui qui dit oui (Der Jasager)…

 

 

 

Nouveau théâtre musical
créé à Paris sur la scène du TCE en 1933

Le dessein de Weill est de créer à la suite de Mozart, un genre populaire, surtout pas élitiste ; pour se faire il croise l’opéra classique, le ballet, le jazz… d’où une invention mélodique sans pareil. Ses lieder sont des tubes, chantés par tous. Il reste à Paris, deux ans, jusqu’en 1935 (en septembre il quitte Paris pour New York avec le metteur en scène Max Reinhardt, cofondateur avec R Strauss et Hofmannsthal du Festival de Salzbourg en 1922). Pour la scène parisienne, Weill (qui parlait un français magnifique) compose Les 7 péchés capitaux, la Symphonie n°2 et Marie Galante. avant d’accoster en terre américaine, Weil évoque le vertige des villes des Etats-Unis, avec à défaut d’y avoir encore vécu, le fantasme de l’imaginaire.

 

 

 

weill-kurt-7-peches-capitaux-opera-de-tours-annonce-critique-opera-classiquenews-avril-2019-opera-musique-classique-concerts-festival-actualites-musique-classique-newsLes 7 péchés incarnent cette pause, entre deux mondes, avant que Weill ne se dédie à la comédie américaine à Broadway (il devient citoyen américain en 1943), grâce aux ouvrages applaudies tels Lady in the Dark (1941), One touch of Venus (1943), Street scene (1947), ou Lost in the Stars (tragédie de 1949). Au final, la culture, le sens critique, et l’imagination fertile de Weill le portent à réinventer le genre musical et théâtral dans la première moitié du XXè.
Face au sérialisme bon teint d’une élite pseudo conceptuelle, en mal d’ambition intellectuelle, l’écriture classique, tonale et populaire de Weill représente aujourd’hui cette veine poétique indiscutable qui tout en recyclant le savant et le mordant, à su conserver un lien profitable avec le grand public. De fait, on ne cesse de reconnaître aujourd’hui la modernité et la singularité de son théâtre : poétique, délirant, satirique, d’une justesse bouleversante. Weill n’est pas l’inventeur de chansons et mélodies inoubliables (Mack the Knife tiré de l’Opéra de quat’sous, 1928 ; Surabaya Johnny, Alabama song, Youkali ou My Ship…) : il illustre un genre indétrônable et inusable dont la saveur et la noirceur, le réalisme cynique et la grâce poétique continuent de toucher le public. Ce n’est pas l’opéra ballet Les 7 péchés capitaux qui démentiront cette qualité.

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

TOURS, Opéra. KURT WEILL : Les 7 péchés capitauxboutonreservation
3 représentations
Vendredi 26 avril 2019 – 20h
Samedi 27 avril – 20h
Dimanche 28 avril – 15h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/les-sept-peches-capitaux

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

Les 7 péchés capitaux
Créé le 7 juin 1933 au Théâtre des Champs-Élysées
Textes de Bertolt Brecht – NOUVELLE PRODUCTION de l’OpĂ©ra de Tours

Précédés de Berliner Kabarett

Direction musicale : Pierre Bleuse
Mise en scène : Olivier Desbordes

Costumes : Patrice Gouron
Lumière : Joël Fabing
Décors : Opéra de Tours

Avec

Anna : Marie Lenormand
La Mère : Frédéric Caton
Le Père : Carl Ghazarossian
Les Frères : Jean-Gabriel Saint Martin, Raphaël Jardin
Danseuse et chorégraphe : Fanny Aguado

Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours

Conférence
Samedi 13 avril 2019 – 14h30
Grand Théâtre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

 

 

________________________________________________________________________________________________

ACTION : le prix pour la réalisation d’un rêve immobilier

Pour se payer leur propre maison, les parents deux sœurs, Anna I et Anna II, les envoient faire un tour des villes américaines : soit pendant 7 ans, une nouvelle cité chaque année. Anna II tentée, sollicitée manquent de succomber aux 7 péchés (la paresse, l’orgueil, la colère, la gourmandise, la luxure, l’avarice et l’envie). Mais plus raisonnée et mesurée, Anna I sait la sauver d’une nouvelle passe. Ainsi les parents suivent par articles de journaux interposés, les frasques de leur progénitures en mal de sensations : à chaque ville explorée, sa tentation capitale… la première ville inconnue (la paresse) ; Memphis (l’orgueil) ; Los angeles (la colère) ; Philadelphie (la gourmandise) ; Boston (la luxure) ; Baltimore (l’avarice) ; enfin, San Francisco (l’envie / la jalousie).
Au terme du cycle d’épreuves, après sept ans, les deux Annas ont engrangé un beau pactole ; rentrées en Louisiane, elles permettent que la famille édifie enfin la maison familiale tant espérée.

 
 

TOURS, Opéra. KURT WEILL : Les 7 péchés capitaux, 26,27, 28 avril 2019

WEILL kurt opera concert festival concerts annonces critique classiquenews musique classique newsTOURS, OpĂ©ra. KURT WEILL : Les 7 pĂ©chĂ©s capitaux, 26,27, 28 avril 2019. Nouvelle production Ă  l’OpĂ©ra de Tours. Les Ĺ“uvres de Weill sont marquĂ©es par le sceau du gĂ©nie et de l’invention théâtrale. Kurt Weill (1900 – 1950) est un crĂ©ateur atypique, audacieux, rĂ©volutionnaire et visionnaire. Il a dĂ» quittĂ© l’Allemagne hitlĂ©rienne, rejoint Paris (oĂą sont crĂ©Ă©s les 7 pĂ©chĂ©s capitaux, … dans un incomprĂ©hension totale hĂ©las, et suscitant les foudres des antisĂ©mites particulièrement virulents alors). Weill fut un auteur prĂ©coce Ă©crivant ses Quatuor, premier opĂ©ra, lieder) dès l’adolescence. Il s’est formĂ© Ă  Berlin (Musikhoschule), auprès de Ferrucio Busoni (AcadĂ©mie prussienne des arts). Avant son exil, Weill incarne le court âge d’or des arts du spectacle des annĂ©es Weimar (avec Eisler, Krenek, Wolpe ; travaillant avec les plus grands chefs Erich Kleiber, Fritz Busch, Otto Klemperer, Hermann Scherchen… ), soit pendant une dĂ©cennie, celle des annĂ©es 1920 et le dĂ©but des annĂ©es 1930 (jusqu’en 1933, en mars prĂ©cisĂ©meent oĂą il rejoint la France). A Paris, Les 7 PĂ©chĂ©s prolongent l’intelligence et l’imagination des ouvrages reconnus, cĂ©lĂ©brĂ©s : Der Protagonist, Royal Palace, L’Opera de quat’sous, Celui qui dit oui (Der Jasager)…

 

 

 

Nouveau théâtre musical
créé à Paris sur la scène du TCE en 1933

Le dessein de Weill est de créer à la suite de Mozart, un genre populaire, surtout pas élitiste ; pour se faire il croise l’opéra classique, le ballet, le jazz… d’où une invention mélodique sans pareil. Ses lieder sont des tubes, chantés par tous. Il reste à Paris, deux ans, jusqu’en 1935 (en septembre il quitte Paris pour New York avec le metteur en scène Max Reinhardt, cofondateur avec R Strauss et Hofmannsthal du Festival de Salzbourg en 1922). Pour la scène parisienne, Weill (qui parlait un français magnifique) compose Les 7 péchés capitaux, la Symphonie n°2 et Marie Galante. avant d’accoster en terre américaine, Weil évoque le vertige des villes des Etats-Unis, avec à défaut d’y avoir encore vécu, le fantasme de l’imaginaire.

 

 

 

weill-kurt-7-peches-capitaux-opera-de-tours-annonce-critique-opera-classiquenews-avril-2019-opera-musique-classique-concerts-festival-actualites-musique-classique-newsLes 7 péchés incarnent cette pause, entre deux mondes, avant que Weill ne se dédie à la comédie américaine à Broadway (il devient citoyen américain en 1943), grâce aux ouvrages applaudies tels Lady in the Dark (1941), One touch of Venus (1943), Street scene (1947), ou Lost in the Stars (tragédie de 1949). Au final, la culture, le sens critique, et l’imagination fertile de Weill le portent à réinventer le genre musical et théâtral dans la première moitié du XXè.
Face au sérialisme bon teint d’une élite pseudo conceptuelle, en mal d’ambition intellectuelle, l’écriture classique, tonale et populaire de Weill représente aujourd’hui cette veine poétique indiscutable qui tout en recyclant le savant et le mordant, à su conserver un lien profitable avec le grand public. De fait, on ne cesse de reconnaître aujourd’hui la modernité et la singularité de son théâtre : poétique, délirant, satirique, d’une justesse bouleversante. Weill n’est pas l’inventeur de chansons et mélodies inoubliables (Mack the Knife tiré de l’Opéra de quat’sous, 1928 ; Surabaya Johnny, Alabama song, Youkali ou My Ship…) : il illustre un genre indétrônable et inusable dont la saveur et la noirceur, le réalisme cynique et la grâce poétique continuent de toucher le public. Ce n’est pas l’opéra ballet Les 7 péchés capitaux qui démentiront cette qualité.

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

TOURS, Opéra. KURT WEILL : Les 7 péchés capitauxboutonreservation
3 représentations
Vendredi 26 avril 2019 – 20h
Samedi 27 avril – 20h
Dimanche 28 avril – 15h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/les-sept-peches-capitaux

 

 

 

________________________________________________________________________________________________

Les 7 péchés capitaux
Créé le 7 juin 1933 au Théâtre des Champs-Élysées
Textes de Bertolt Brecht – NOUVELLE PRODUCTION de l’OpĂ©ra de Tours

Précédés de Berliner Kabarett

Direction musicale : Pierre Bleuse
Mise en scène : Olivier Desbordes

Costumes : Patrice Gouron
Lumière : Joël Fabing
Décors : Opéra de Tours

Avec

Anna : Marie Lenormand
La Mère : Frédéric Caton
Le Père : Carl Ghazarossian
Les Frères : Jean-Gabriel Saint Martin, Raphaël Jardin
Danseuse et chorégraphe : Fanny Aguado

Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours

Conférence
Samedi 13 avril 2019 – 14h30
Grand Théâtre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

 

 

________________________________________________________________________________________________

ACTION : le prix pour la réalisation d’un rêve immobilier

Pour se payer leur propre maison, les parents deux sœurs, Anna I et Anna II, les envoient faire un tour des villes américaines : soit pendant 7 ans, une nouvelle cité chaque année. Anna II tentée, sollicitée manquent de succomber aux 7 péchés (la paresse, l’orgueil, la colère, la gourmandise, la luxure, l’avarice et l’envie). Mais plus raisonnée et mesurée, Anna I sait la sauver d’une nouvelle passe. Ainsi les parents suivent par articles de journaux interposés, les frasques de leur progénitures en mal de sensations : à chaque ville explorée, sa tentation capitale… la première ville inconnue (la paresse) ; Memphis (l’orgueil) ; Los angeles (la colère) ; Philadelphie (la gourmandise) ; Boston (la luxure) ; Baltimore (l’avarice) ; enfin, San Francisco (l’envie / la jalousie).
Au terme du cycle d’épreuves, après sept ans, les deux Annas ont engrangé un beau pactole ; rentrées en Louisiane, elles permettent que la famille édifie enfin la maison familiale tant espérée.

 

 
 

 

Compte rendu, opéra. Massy. Opéra, le 7 février 2014. Kurt Weill : Un Train pour Johannesburg. D’après Lost in the Stars. Jean-Loup Pagésy, Eric Vignau, Anandha Seethanen, Dominique Magloire, Joël O’Cangha, Christophe Lacassagne. Dominique Trottein, direction musicale. Olivier Desbordes, mise en scène

Après sa création au festival de Saint-Céré durant l’été 2012 et une tournée qui se poursuit toujours à travers l’Hexagone, la production française de Lost in the Stars de Kurt Weill imaginée par Olivier Desbordes – et rebaptisée Un train pour Johannesburg – fait halte sur la scène de l’Opéra de Massy. Dernière création scénique du compositeur, cette tragédie musicale, jouée pour la première fois à Broadway en octobre 1949, défend, au prix d’épreuves douloureuses, la paix raciale en Afrique du Sud. Dépeignant avec justesse le monde des Blancs et celui des Noirs, leurs peurs, leurs passions, leurs drames et leurs espoirs, l’œuvre narre la quête du pasteur Stephen Kumalo, parti à Johannesburg retrouver son fils Absalom tombé dans la criminalité et condamné à mort pour l’assassinat du fils d’un planteur blanc. Assailli par le doute, perdu dans sa foi, le prêtre renonce à ses fonctions religieuses et, alors qu’Absalom va mourir, les deux pères se recueillent ensemble, dans une ultime réconciliation. Une pièce intense et poignante, superbement servie par la scénographie simple et dépouillée conçue par le directeur d’Opéra Eclaté, véritable homme de théâtre, fidèle aux principes défendus par Weill. Une structure métallique délimitant l’espace scénique, des lumières où chacune représente, par sa seule présence, un lieu de l’action, un grand voile blanc, tout cela suffit à faire voyager le spectateur dans cet univers où l’espérance voisine avec le désespoir.

Un train pour les Ă©toiles

Seule réserve à nos yeux : la traduction française, qui alterne dans les chansons avec le texte anglais original, trouve ses limites dans les dialogues parlés, souvent manichéens et peu incarnés ce soir-là par les artistes, semblant traduire une simplicité dans le propos que dément souvent la musique.
La partition s’inspire du jazz et du blues, tout en gardant une structure en apparence classique, dans une multiplicité des genres qui fait le miel de cette musique si riche et si accessible à la fois. Saluons les instrumentistes qui servent ces couleurs avec brio, aussi émouvants que débordants d’énergie, dirigés avec enthousiasme et une précision remarquable par Dominique Trottein depuis son piano. Le plateau qui fait vivre ce drame s’apparente à une véritable troupe, chaque soliste apparaissant aussi vite qu’il rejoint le chœur, tous animés par la même flamme. Au milieu de cette équipe soudée et unie, où chacun serait à citer, on remarque tout particulièrement l’Irina touchante d’Anandha Seethanen, le Leader percutant d’Eric Vignau et le James Jarvis à la puissance dramatique croissante de Christophe Lacassagne. Mention spéciale pour la Linda impressionnante de puissance et d’étendue vocale de Dominique Magloire, qu’on aimerait revoir dans un vrai rôle lyrique depuis sa mémorable prestation dans « L’altre notte » extrait du Mefistofele de Boito durant la masterclasse de Leo Nucci au Théâtre du Châtelet en décembre 2011 – un grand soprano lirico-spinto dans la lignée de Leontyne Price, avis aux directeurs –.
Mais celui qui porte littéralement le spectacle sur ses épaules, c’est bien entendu Jean-Loup Pagésy dans le rôle du pasteur, jouant de sa belle et sonore voix de basse, à la couleur chaleureuse et tendre, bouleversant dans ce rôle qu’on croirait écrit pour lui. Littéralement habité dans tout son corps par ce personnage tout de tendresse, de pardon et d’amour, le chanteur offre une prestation qui restera dans les mémoires.
Une très belle soirée, qui a sans doute fait briller chez plus d’un spectateur une étoile au coin des yeux.

Massy. Opéra, 7 février 2014. Kurt Weill : Un Train pour Johannesburg. D’après Lost in the Stars. Pièce de Maxwell Anderson, traduction française du livret par Hilla Maria Heintz. Avec Stephen Kumalo : Jean-Loup Pagésy ; Leader : Eric Vignau ; Irina / Mme Mkise : Anandha Seethanen ; Linda / Grace Kumalo : Dominique Magloire ; Absalom Kumalo / William : Joël O’Cangha ; James Jarvis / Le contremaître : Christophe Lacassagne ; Johannes Paroufi / John Kumalo : Josselin Michalon ; Arthur Jarvis / Eland / Juge : Alexandre Charlet ; Nita / Rosa / La domestique / Danseuse : Geraude Ayeva Derman ; Sutty / Hlabeni : Sonia Fakhir ; Edward Jarvis / Burton / Un danseur : Alexandre Martin Varroy ; Matthew Kumalo / Paulus : Yassine Benameur ; Alex : Timoté Pagésy. Ensemble instrumental Opéra Eclaté. Dominique Trottein, direction musicale. Mise en scène : Olivier Desbordes ; Costumes : Jean-Michel Angays ; Scénographie et lumières : Patrice Gouron.