REPLAY. BEETHOVEN au GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2020 – Patricia Kopatchinskaja, violon

REPLAY. BEETHOVEN au GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2020 – Patricia Kopatchinskaja. Patricia Kopatchinskaja joue la Sonate pour violon n° 7 en ut mineur op. 30 n° 2 de Beethoven

gstaad menuhin festival streaming classiquenews gstaad digital annonce critiqueEn aoĂ»t 2020, Gstaad Menuhin Festival a demandĂ© Ă  Patricia Kopatchinskaja d’imaginer un programme Beethoven pour le «Pop-up Festival by Gstaad Menuhin Festival», la violoniste a aussitĂ´t contactĂ© son ancien partenaire de prĂ©dilection, le pianiste Joonas Ahonen du «Klangforum Wien» : «Lorsque j’entends Joonas jouer Beethoven, c’est comme si Beethoven se tenait lĂ , Ă  cĂ´tĂ© de moi», s’enthousiasme-t-elle. Le 15 aoĂ»t 2020, les spectateurs du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL pouvait ainsi mesurer la singularitĂ© d’une approche Ă  la fois proche et intimiste, franche et directe :  «L’Ă©pure la plus radicale est celle que l’on obtient en collant au plus près des notes» prĂ©cise la pĂ©tillante et profonde violoniste, inspirĂ© par la puissance rĂ©volutionnaire d’un Beethoven dĂ©cidĂ©ment inclassable.

La Sonate pour violon n° 7 en ut mineur op. 30 n° 2 n’est pas plus audacieuse que la cĂ©lèbre «Sonate Ă  Kreutzer», elle est Ă©galement au moins aussi exigeante pour les interprètes: «La question est toujours: Y arriverai-je ou pas?» Ce dĂ©fi lancĂ© et cette tension dans l’interprĂ©tation sont très inspirateurs. CouplĂ©e Ă  la Sonate pour violon n°7, et dans la mĂŞme soirĂ©e Ă  Saanen, la Fantaisie pour violon et piano op. 47 d’Arnold Schönberg.

Dans ses 10 Sonates « pour piano avec accompagnement de violon », Beethoven redéfinit la part du violon, comme l’égal du clavier. Les mouvements lents mettent en avant ce rôle primordial dans un jeu instrumental qui se veut conversation. On oublie que Beethoven virtuose du piano (comme improvisateur entre autres), jouait aussi du violon et de l’alto : il est engageé comme altiste à la cour de Bonn. Il a même suivi à Vienne quelques leçons auprès de son ami Wenzel Krumpholz et s’est osé à interpréter lui-même ses sonates au violon – mais avec un bonheur mitigé, comme en témoigne ce commentaire de Ferdinand Ries, qui admirait pourtant beaucoup le compositeur: «C’était vraiment épouvantable car, dans son zèle enthousiaste, il n’entendait même pas qu’il jouait un passage dans une mauvaise position!»
Les 3 Sonates de l’opus 30 sont éditées à Vienne fin avril 1802, et dédiées à l’Empereur… Alexandre Ier de Russie.

Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL n’est pas seulement un formidable vivier de concerts et programmes désormais accessible sur sa plateforme digitale (GSTAAD DIGITAL FESTIVAL), c’est aussi cet été un cycle d’événement musicaux à ne pas manquer, du 16 juillet au 4 septembre 2021. La programmation (spéciale LONDON) est disponible et la billetterie pour tous les concerts ouverte ICI
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/newsticker/lettre-christoph-mueller

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GSTAAD-SAANEN-eglise-church-yehudi-menuhin-heritage-festival-photo-copyright-classiquenewsGSTAAD Menuhin Festival & Academy 2021 : cap to LONDON ! (16 juil – 4 sept 2021)  -  Après le choc du Brexit et son retour aux frontières comme au tout insulaire, le temps de la découverte et de l’ouverture s’impose cet été à Gstaad. Christoph Muller, directeur général du Festival fondé il y a plus de 60 ans par le légendaire Yehudi Menuhin « le « violon du siècle ») explore les capitales européennes : après Paris, Vienne, voici Londres. GSTAAD, SAANEN et plusieurs site du Saanenland : Gstaad Menuhin Festival : 65è édition «  LONDON », du 16 juillet au 4 septembre 2021. Musiques de Dowland, Purcell et Haendel, Elgar, Britten, Queen et les Beatles, sans omettre le fulgurant Thomas Adès (création mondiale)… artistes invités en 2021 : Daniel Hope (qui ouvrira les feux avec trois soirées hautes en couleurs), Julia Fischer, Thomas Hampson, The King’s Singers, Khatia Buniatishvili (dans Tchaïkovski), Chick Corea (qui célébrera ses 80 ans sous la Tente), Isabelle Faust, Bertrand Chamayou, Patricia Kopatchinskaja, Fazil Say, Hélène Grimaud ou encore Maria João Pires… ; Valery Gergiev et son orchestre du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, l’orchestre du Festival : Gstaad Festival Orchestra sous la direction de par Jaap van Zweden (dans Brahms, Dvořák et Elgar – sublime Concerto pour violoncelle sous l’archet de Sol Gabetta) … temps fort : «I puritani» de Bellini en version de concert (avec l’Orchestre de la Suisse Romande, Lisette Oropesa et Javier Camerana dans les rôles titres) et un concert de clôture du City Light Symphony Orchestra.