CD, coffret événement, critique. Coffret OFFENBACH : The operas & opérettes / operettas Collection (30 cd Warner classics).

offenbach operas & operettas collection 30 cd warner classics centenaire naissance dossier offenbach 2019 classiquenewsCD, coffret événement, critique. Coffret OFFENBACH : The operas & opérettes / operettas Collection (30 cd Warner classics). Après un excellent coffret Berlioz, également édité pour l’anniversaire 2019, voici en 30 cd, l’intégrale Warner OFFENBACH, qui permet de mesurer la verve prolifique du Jacques des Boulevards, roi autoproclamé de la pantalonnade. Esprit canaille, libertin critique, Offenbach a su faire rire et divertir la bonne société du Second Empire, tout en épinglant en un savant jeu de miroir, les travers et les abus comme l’immoralité de son esprit de fête (comme rameau à son époque, à la Cour de Louis XV, pour lequel il réinvente le genre lyrique, mêle les registres… comme Offenbach, un siècle après.
Warner classics a pris soin d’équilibrer sa sélection. Il n’y manque qu’un seul ouvrage de valeur, le premier Les fées du Rhin, magistralement créé à l’opéra de Tours en 2018 (Classiquenews était présent et a réalisé un documentaire sur le sujet, jalon majeur de notre connaissance de Jacques Offenbach / VOIR notre reportage Les Fées du Rhin, Opéra de Tours, oct 2018). Cette opéra de jeunesse qui rivalise avec Weber et Wagner comme le grand opéra français était jusque là connu … dans sa version allemande car il faut créé à Vienne et chanté en allemand. Offenbach demeure un compositeur également fêté de chaque côté du Rhin, en France et Allemagne. Double tradition que prend en compte intelligemment le coffret Warner classics : y paraissent ainsi dans les deux langues, Orphée aux enfers, La Belle Hélène, La Vie Parisienne, Les Contes d’Hoffmann, en un jeu de lectures parallèles qui nourrit la vision des drames et comédies et relativise la place de Jacques en France…

Bicentenaire OFFENBACH 2019Le coffret Warner est un absolu indispensable. On y retrouve ainsi les premiers ouvrages et les grands standards, les petites perles oubliées et les opus majeurs (par ordre d’apparition dans le coffret : Ba-ta-clan (Orc JF Paillard, Marcel Couraud), Les Bavards (ORTF, Marcel Couraud), Orphée aux enfers (Capitole, Plasson avec Rhodes, Mesplé, Sénéchal, Berbié, Lafont…le nec plus ultra du chant français articulé et mordant), auquel répond la version en allemand, car Offenbach fut joué et reste à l’affiche de nombreux théâtres allemands, chanté dans la langue de Goethe (Orpheus in der Unterwelt, Phil. Hungarica, Willy Mattes), La Belle Hélène (Jessye Norman, Bacquier, Lafont, … Capitole / Plasson), et donc Die Schöene Elena (Münchner Rundfunkorchester, Willy Mattes), La Vie Parisienne (Crespin, Sénéchal, Mesplé, … Capitole, Plasson), Pariser Leben (Anneliese Rothenberger, Münchner Rundfunkorchester, Willy Mattes)… ; La fille du Tambour major (Orch Sté des Concerts du Conservatoire, Félix Nuvolone) ; La Grande Duchesse de Gerolstein (extraits, Eliane Lublin, JP Marty), Die Großherzogin von Gerolstein (Enriqueta Tarrés, Kölner RForchester, Pinchas Steinberg) ; La Périchole (Berganza, carreras, Bacquier, Sénéchal… Capitole, Plasson) ; Les Brigands (Le Roux, E Vidal, … Opéra de Lyon, Gardiner); Pomme d’Api, Monsieur Choufleuri, Mesdames de la Halle (Mesplé, Lafont, Trempont… Orch Philh. Monte Carlo, Manuel Rosenthal). De même, fermant la collection, dans une même combinaison bilingue complémentaire : Les Contes d’Hoffmann (Neil Shicoff, Murray, Plowright, Jessye Norman, La Monnaie, S Cambreling) / Hoffmanns Erzählungen (Siegfried Jerusalem, Norma Sharp, julia Varady, Dietrich Fischer-Dieskau… Münchner RForchester, Heinz Wallberg)…
Bonus découverte : les cd 29 et 30, respectivement : récital Offenbach de Jane Rhodes (Orch Bordeaux, Roberto Benzi), enfin La Gaîté Parisienne (Suite orchestrale, par Orch Monte-Carlo, Manuel Rosenthal ; version pour 3 pianos), puis inédits, Offenbach mélodiste, auteur de joyaux à redécouvrir, et à goûter grâce aux dons du diseur François Le Roux (« 6 fables de la Fontaine », dont le délectable « Le Savetier et le financier »,… très actuel, avec Jeff Cohen au piano).

CLIC_macaron_2014Parce qu’il souligne la grande tradition du chant français – à une époque où le chanteur sait articuler et défendre non pas une voix, (sa voix) mais un texte, de surcroît s’agissant de grands chanteurs d’opéras ; parce qu’il dévoile tout autant la tradition outre-Rhin des opéras d’Offenbach chantés à Cologne, à Munich… en allemand (d’autant plus avec le concours de grands chanteurs wagnériens : écouter Hoffmanns Erzählungen)… ; pour les mélodies ainsi dénichées qui devraient figurer avec Berlioz, Poulenc, Debussy, Ravel ou Chausson, Massenet et Hahn, dans tout concours de mélodie française qui se respecte… le coffret OFFENBACH concocté par Warner classics pour l’année Offenbach 2019 est un incontournable / indispensable. CLIC de CLASSIQUENEWS d’avril 2019.

OFFENBACH 2019 : dossier pour le bicentenaire 2019

offenbach-violoncelle-jacques-offenbach-anniversaire-2019-par-classiquenews-dossier-OFFENBACH-2019OFFENBACH 2019. Dossier Jacques Offenbach 2019. Classiquenews accompagne l’actualité des anniversaires et rend hommage au génie de Jacques Offenbach dont 2019, marque le bicentenaire de la naissance (né le 20 juin 1819). Il est temps de faire le point sur le profil esthétique et l’apport lyrique d’un génie du drame parodique et délirant dont la verve ne se réduit pas, de loin, aux opéras bouffes potaches et aux pantalonnades de salon. En auteur critique sur le genre théâtral et lyrique, Offenbach ne fait pas qu’amuser la galerie, c’est à dire le bon bourgeois et le prince désabusé du Second Empire. il réinvente l’espace théâtral, lui trouve de nouveaux genres entre la féerie (déjà approché dans Les Fées du Rhin de 1864, qui n’écarte pas la violence ni le désenchantement), et le fantastique comme en témoigne son dernier grand Å“uvre, enfin reconstitué, Les Contes d’Hofmann, sommet transmis à tire posthume, et qui souligne ce génie poétique et lyrique que nous continuons à lui refuser – préférant ne voir que La Périchole et le si justement parodique Orphée aux Enfers. Offenbach ne se réduit pas à l’étiquette léger et fantasque; il règne dans son oeuvre une liberté poétique inouïe et inégalée à son époque.

Jacob (Jacques) Offenbach (1819-1880) est né d’un père juif, à Cologne. Il se voue d’abord à une carrière de violoncelliste professionnel : il est doué et rejoint bientôt le Conservatoire de Paris (1833 : après avoir été auditionné par l’inflexible Cherubini). Il est instrumentiste dans l’orchestre de l’Opéra-Comique (1835), fréquente les salons à la mode dont celui de la Comtesse de Vaux (c’est là qu’il rencontre le fondateur du Figaro, Hippolyte de Villemessant qui sera un fidèle et indéfectible soutien). Il compose pour son violoncelle (Concerto militaire), des romances… Et tente rapidement de se faire un nom comme auteur pour la scène lyrique. C’est sa vocation et sa passion. Le chef et compositeur célébré Fromental Halévy, de confession juive également, le prend sous sa coupe et lui donne des leçons d’orchestration et de composition. En 1844, le violoncelliste virtuose part en tournée, se fait un nom et un compte en banque qui lui permet d’épouser Herminie Alcain, après qu’il ait épousé aussi la religion catholique.
L’apprentissage musical se poursuit : dans le salon de la comtesse de Vaux, Offenbach éblouit ses auditeurs en parodiant le Désert de Félicien David. Une prouesse qui souligne son tempérament irrévérencieux, facétieux, comme génie du décalage et comme dramaturge inspiré.
Pendant la révolution de 1848, le couple Offenbach repart à Cologne.

APRES 1848… Puis à son retour dans la capitale, le directeur de l’Institution théâtrale, Arsène Houssaye, le nomme directeur musical de la Comédie Française dont il réorganise l’orchestre, et livre une dizaine des musiques de scènes, de 1850 à 1855. Offenbach s’est forgé un nom, une réputation comme musicien pour la scène : ni l’Opéra-Comique, ni l’Opéra de Paris ne lui commandent d’ouvrages.
Hervé (Florimond Ronger) inventeur de l’opérette (il a son propre théâtre : Les Folies-Nouvelles depuis 1852), encourage Offenbach à faire de même. Auparavant, il assure la création de l’opérette en un acte Oyayaye ou la Reine des îles, le 26 juin 1855 : succès. Offenbach qui n’attend plus de se faire jouer à l’Opéra-Comique, inaugure sa propre scène parisienne, encore intimiste (300 places) : Les Bouffes-Parisiens (1855, ex Salle Lacaze), qui située juste en face du Palais de l’Industrie et de l’Exposition Universelle, attire les foules.

GENIE PARODIQUE ET FANTASTIQUE… A partir de cette époque, s’affirme peu à peu le génie d’un violoncelliste, compositeur taillé pour la comédie délirante et poétique, la parodie bouffe : se succèdent malgré les vicissitudes politiques, de nombreux chefs d’oeuvres dont la réussite encore inépuisée, fait de Jacques Offenbach, l’un des compositeurs les plus joués dans le monde, aux côtés de Bizet (Carmen), Mozart, Wagner, Puccini, et l’indétronable Verdi.
En témoignent les ouvrages suivants, entre autres : Orphée aux Enfers (1858), Barkouf (1860 qui marque enfin une création produite salle Favart, mais qui reste un échec amer…), La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867), Les Brigands (1869)…

La carrière d’Offenbach à Paris est aussi celle d’un compositeur impresario et directeur de théâtre qui comme Vivaldi à Venise au début du XVIIIè, tente de se forger un nom, une réputation, une gloire. Après Les Bouffes-Parisiens, Offenbach éprouve de nouveaux lieux, de nouvelle salles… dont La Gaîté (juillet 1873) dont il devient le directeur, conquérant un public nombreux avec la reprise d’Orphée aux enfers, son opéra fétiche. Mais malgré une contribution avec Victorien Sardou (Geneviève de Brabant qui est un échec), le compositeur doit éponger des dettes répétées, et abandonne ses fonctions de directeur.

 

 

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APRES 1870… Les opéras qui suivent 1870, année de la défaite française et de la chute du second Empire, sont l’œuvre d’un compositeur à nouveau inquiété et vilipendé en raison de sa naissance « prussienne » – son origine allemande constituant dans le contexte propre aux années 1870, une source de soupçons. Offenbach le traitre est devenu suspect.
Sa verve ne tarit pas bien au contraire et les derniers opéras, jusqu’aux Contes d’Hoffmann, laissé inachevé et dans un ordre incertain, démontrent l’évolution d’une écriture maîtrisée et jaillissante : La Périchole (créée en 2 actes en 1868 ; puis en 1874 avec 3 actes), La Fille du tambour-major (1879), enfin l’opéra fantastique Les Contes d’Hoffmann, sommet lyrique posthume.

 

 

 

 

 

 

FOCUS sur quelques Å“uvres
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MADAME FAVART (1878)

Opéra dévoilé en 2019, Madame Favart sort de l’ombre et permet aussi à son auteur de jouir d’un plaisir qu’il ne connut qu’exceptionnellement de son vivant : être joué à l’Opéra-Comique. Or Offenbach a réalisé son but : revivifier l’opéra-comique comme un genre noble, inventif, enraient de seconde zone… Créé le 30 décembre 1878, Madame Favart, est un opéra-comique en trois actes / paroles de MM. Alfred Duru et Henry Chivot / musique de Jacques Offenbach. Offenbach s’éprend de la silhouette et de la voix de l’actrice et cantatrice Mademoiselle de Chantilly (vedette de la Comédie Italienne dans les rôles de bergères alanguies), qui fit tourner la tête avec Jacques, à son mari, à son public, et au grand Maurice de Saxe, Maréchal glorieux qui ne pouvait se passer du talent de l’actrice y compris sur le champs de bataille… Cochin l’a dessinée en 1753 : profil charmant et doucereux à la piquante excentricité de lolita XVIIIè. certes égratignée par Grimm qui, réduisant son chant n’en fit qu’une danseuse vulgaire en sabots. Le compositeur prend possession de son sujet pour en déduire un ouvrage emblématique de son écriture et inspiration : une comédie déjantée, délirante, fertile en quiproquos, travestissements et séquences burlesques. C’est surtout aux côtés de Madame, le personnage de son mari Favart qui lui vole presque la vedette. Musicalement, Offenbach redouble de franche et suave gaieté, un naturel enjoué et facétieux qui le caractérise dans la manière de portraiturer ses héros (et son héroïne). Bizet aurait sa Carmen ; Offenbach à sa Périchole, sa Gerolstein et sa … Favart. D’autant que pour mieux caractériser Madame Favart, Offenbach s’y affirme en roi du couplet et de la chanson, à succès : ainsi Favart elle-même au XVIIIè avait subjugué par une certaine gouaille chansonnière. Pour la création, Mademoiselle Girard défendit avec cÅ“ur et expressivité une partition qui semblait ciselée pour elle.

 

 

 

LES CONTES D’HOFFMANN (1877-…)

La composition remonte au début 1877… La première représentation complète a été présentée à l’Opéra-Comique (version en 5 actes) en novembre 1911. Le livret reprend la pièce originelle coécrite par Jules Barbier et Michel Carré en 1851. A la source, les écrits du compositeur romantique allemand Ernst Theodor Amadeus Hoffmann. Icône du romantisme allemand, sombre, fantastique, énigmatique mais onirique, Hoffmann témoigne de ses échecs amoureux, de tavernes en palais à Venise; audacieux, expérimental, le génie d’Offenbach est d’abord de se renouveler : il le démontre dans cet ouvrage qui l’occupe pendant sa dernière décennie : le sujet est sombre, noir même, car y perce et se répète la malédiction du poète, impuissant, démuni. Offenbach meurt pendant les répétitions de 1880. L’orchestration et certains récitatifs sont complétés par Ernest Guiraud. Trop longue finalement, la partition proposée à la création est réduite d’un tiers. Depuis sa redécouverte, la partition ne cesse d’être le sujet de nouvelles hypothèses quant à sa reconstruction fidèle au plan de l’auteur.

Pourtant, en dépît de sa nature instable, la partition en l’état ne cesse de subjuguer : qui pourrait résister à la tension dramatique ainsi créée autour des 3 visages féminins célébrés par Hoffmann / Offenbach : Olympia, la poupée mécanique plus vraie que nature / Antonia, la jeune cantatrice morte de trop chanter / Giuletta, sirène vaporeuse et vénitienne… au charme envoûtant (cf la barcarolle « Belle nuit, ô nuit d’amour »). Offenbach signe ainsi son œuvre à la fois la plus énigmatique et la plus sensuelle.

 

 

 

 

 

 

Approfondir

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Retrouvez ici les réalisations les plus marquantes en liaison avec le bicentenaire JACQUES OFFENBACH 2019 : 

 

 

 

L'Opéra de TOURS réussit la création mondiale des Fées du Rhin d'OffenbachLes Fées de Jacques Offenbach présenté par l’OPERA DE TOURS
Benjamin Pionnier crée l’événement à TOURS en septembre 2018 et bien avant l’année Offenbach 2019 (bicentenaire de la naissance en 1819) : grâce au chef et directeur de l’Opéra, voici (enfin) la création mondiale de l’opéra Les Fées de Jacques Offenbach, une offrande conçu par l’auteur des Contes d’Hoffmann, à la fois onirique et violente, fantastique et désenchantée qui est ici en 2018, restitué en français – l’original avait été donné à Vienne en Allemand, depuis lors jamais repris dans sa version originelle. Production événement qui marque d’une pierre blanche les projets OFFENBACH, d’autant plus attendus en 2019. VOIR notre reportage vidéo et LIRE notre comtpe rendu des Fées d’Offenbach, création mondiale à l’Opéra de Tours

 

 

 

offenbach jacques biographie bleu nuit editeur jean philippe biojout critique annonce classiquenewsLIVRE événement, critique. Jean-Philippe Biojout : OFFENBACH (Bleu Nuit éditeur). Pour l’année OFFENBACH, en 2019 pour le bicentenaire de sa naissance (1819), Bleu Nuit dégaine une biographie complète et très accessible qui rappelle combien au sujet du Mozart des Boulevards (parisiens), il reste de nombreuses et dommageables imprécisions et contre vérités. Ainsi, parmi d’autres, Jacques Offenbach n’a pas écrit d’opérettes (il faut les restituer à l’inventeur du genre : Hervé qui sera son concurrent dans les années 1850), mais des opéras-bouffes, ou selon ses propres termes, des « pastiches d’opéras à la mode »… où rayonnent délire, fantasque, surréalisme avant l’heure, humour débridé, comique loufoque, arlequinades et pantomimes en tous genres…). Il a connu aussi les honneurs de l’Opéra de Paris, non pour son grand opéra Les Fées du Rhin, récemment restituées en français par l’Opéra de Tours (création mondiale en sept 2018), mais grâce au génie de sa musique chorégraphique (Les Papillons, ballet-pantomime joué in loco pendant 2 années!).  Coup de cœur de CLASSIQUENEWS / CLIC DE CLASSIQUENEWS de janvier 2019

 

 

 

offenbach figaro lettres offenbachnous ecrit actes sud critique compte rendu livreLIVRE, critique. M. OFFENBACH nous écrit (Actes Sud / Pal Bru-Zane). L’année OFFENBACH 2019 commence très bien grâce à la publication par Actes Sud de cette collection de lettres écrites par Offenbach, adressées au journal Le Figaro : le compositeur était l’ami personnel du fondateur du journal Hippolyte de Villemessant (1810 – 1879, un an avant Offenbach). Les deux hommes étaient voisins en Normandie, propriétaire chacun d’une villa à Etretat ; à Paris, ils se fréquentent dans les salons en vu… Une proximité qui en rendrait jaloux plus d’un aujourd’hui et qui dans la seconde moitié du XIXè, permet à l’auteur d’Orphée aux enfers de s’expliquer auprès du public, évoquer ses riches et rocambolesques soirées et fêtes données dans son appartement de la rue Laffite où figurent Bizet, Doré, Halévy… ; de provoquer le débat, susciter le scandale… positif, lui assurant une publicité avantageuse pour ses propres spectacles (par exemple lors de la création d’Orphée aux Bouffes-Parisiens en 1858). Le compositeur est une vedette, un auteur dont on parle, habitué désormais à utiliser le media comme un tremplin, une tribune. D’autant que, comme le montre l’introduction et les textes ainsi regroupés, Jacques Offenbach ne manque ni de pertinence ni d’à propos ni de sens de la formule. Un génie de la réponse synthétique, dévoilant aussi une intelligence des situations et du milieu musical et médiatique. LIRE notre critique intégrale du livre M OFFENBACH NOUS ECRIT (Actes Sud)

 

 

 

 

 

 

Les événements : concerts et opéras Offenbach

 


en 2019, qu’il ne faut pas manquer …
(sélection par classiquenews)

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PARIS, Opéra-Comique, du 20 au 30 juin 2019
Madame Favart
RESERVER VOTRE PLACE
https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2019/madame-favart

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTRE SELECTION CD – au fil de l’année 2019

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OFFENBACH coloratoure cd opera concert critique cd review cd classiquenewsCD, critique. Offenbach colorature. Jodie Devos, soprano. Airs d’opéras (1 cd Alpha, 2018). BOF… Le programme élaboré ne manque pas de diversité mais il pêche par un manque de cohérence. Evidemment pour s’assurer un certain impact auprès du consommateur landa, il fallait nécessairement afficher la Barcarolle des Contes d’Hoffmann… Pour des surprises on repassera ; cependant Vert-Vert, Les Bergers, Les Bavards, Le Roi Carotte, et aussi Robinson Crusoé et Fantasio (dont deux magnifiques séquences de la princesse Elsbeth), … pour ne citer que quelques œuvres, méritent le détour et suscitent l’envie d’en écouter davantage. Ce qui est méritant quand même. La coloratoure chez Offenbach promettait une face cachée du compositeur : à torts réduit à ses pantalonades burlesques et fantasques, le compositeur fêté en 2019, s’est soucié comme un réel auteur sérieux, des voix et du beau chant romantique français. En témoigne l’engagement de la soprano belge Jodie DevosEN LIRE +

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE, critique. M. OFFENBACH nous écrit (Actes Sud / Pal Bru-Zane).

offenbach figaro lettres offenbachnous ecrit actes sud critique compte rendu livreLIVRE, critique. M. OFFENBACH nous écrit (Actes Sud / Pal Bru-Zane). L’année OFFENBACH 2019 commence très bien grâce à la publication par Actes Sud de cette collection de lettres écrites par Offenbach, adressées au journal Le Figaro : le compositeur était l’ami personnel du fondateur du journal Hippolyte de Villemessant (1810 – 1879, un an avant Offenbach). Les deux hommes étaient voisins en Normandie, propriétaire chacun d’une villa à Etretat ; à Paris, ils se fréquentent dans les salons en vu… Une proximité qui en rendrait jaloux plus d’un aujourd’hui et qui dans la seconde moitié du XIXè, permet à l’auteur d’Orphée aux enfers de s’expliquer auprès du public, évoquer ses riches et rocambolesques soirées et fêtes données dans son appartement de la rue Laffite où figurent Bizet, Doré, Halévy… ; de provoquer le débat, susciter le scandale… positif, lui assurant une publicité avantageuse pour ses propres spectacles (par exemple lors de la création d’Orphée aux Bouffes-Parisiens en 1858). Le compositeur est une vedette, un auteur dont on parle, habitué désormais à utiliser le media comme un tremplin, une tribune. D’autant que, comme le montre l’introduction et les textes ainsi regroupés, Jacques Offenbach ne manque ni de pertinence ni d’à propos ni de sens de la formule. Un génie de la réponse synthétique, dévoilant aussi une intelligence des situations et du milieu musical et médiatique.
Le soutien se révèlera indéfectible, surtout après la défaite de 1870 quand Offenbach est conspué, traité comme un traître allemand… Villemessant veille à lui réserver une tribune utile pour sauver son honneur et défendre comme précédemment ses oeuvres.
L’apport de cette centaine de lettres et de textes sur des sujets divers, est d’autant plus précieux et éloquent que lire Offenbach dans ses mots, selon ses propres tournures, soulève le voile de la pensée du créateur ; c’est une immersion exceptionnellement proche voire intime dans la réflexion d’un musicien qui sut maîtriser sa communication, tout en exprimant avec clarté et souvent beaucoup d’esprit, ses convictions. L’acuité de l’analyse traite avec perspicacité l’actualité de son époque. Voilà qui rétablit le musicien dans son temps, le Paris des années 1860 et 1870, période politiquement éclectique qui s’est infiltrée dans la texture de ses ouvrages, textes et situations… Manquent cruellement toutes références à La Vie Parisienne, les Brigands, Fantasio, comme à sa muse et cantatrice favorite : Hortense Schneider. Lecture indispensable pour qui souhaite mieux comprendre la personnalité humaine et artistique d’un Offenbach que l’on réduit très souvent à sa verve comique.

Parmi l’abondante sélection de lettres et textes ainsi adressées et publiées dans la Figaro, soulignons la valeur de certains passages qui documentent au cœur du travail du compositeur, son caractère et sa personnalité artistique, un homme plein d’esprit, maniant la facétie et les traits d’humour avec une élégance qui nous semble aujourd’hui totalement perdue. Nombre de ses contemporains et non des moindres lui ont témoigné leur soutien voire leur admiration : lire ainsi la « sténographie conforme » c’est à dire le procès verbal, de l’assemblée extraordinaire de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques en février 1873, pour statuer sur le cas Offenbach, c’est à dire autorisation à lui donner raison pour diriger selon son souhait La Gaîté… (texte 54, en particulier la « plaidoirie » d’Alexandre Dumas fils, pleine de bienveillance amicale et de traits d’esprit…) ; de la même façon, l’affection confraternelle qu’Offenbach exprime à l’endroit du compositeur oublié, écarté alors, Rodolphe Zimmer (lettre 96) auteur d’une valse dont Offenbach se souvient des 8 premières mesures qui enchantèrent son enfance… ; enfin autre témoignages éloquents, le texte 87, qui témoigne des répétitions de Docteur OX (d’après la nouvelle de Jules Vernes), en janvier 1877 aux Variétés… posant le manteau, ne s’économisant en rien, malgré les affreuses douleurs causées par la goutte, le compositeur danse et virevolte sur la scène, indiquant aux solistes, aux chœurs, la juste expression, le bon déplacement… Laissant dans toutes les mémoires artistiques, son fameux « très bien, recommençons » comme un commentaire majeur, prière et ordre à la fois, prononcé par un monstre de travail et d’exactitude… Enfin, pour ne citer que quelques points essentiels d’un esprit remarquable, citons la lettre 99, dans laquelle Offenbach reprécise son intention au sujet de Madame Favart (janvier 1879) : il y récapitule son travail sur l’opéra comique, souhaitant le faire évoluer du vaudeville vers le drame léger à la Dalyarac, et Grétry, une comédie qui fusionne chansons, ensembles, dialogue; où le chant est aussi développé que le souffle orchestral… Ce texte très court qui vaut manifeste est l’un des plus passionnants à lire, dévoilant par l’auteur lui-même, son dessein esthétique et tout le travail compositionnel qui en découle. Offenbach, « Mozart des Champs-Elysées » (le formule est de Rossini), n’a-t-il pas en effet, redorer le blason de l’opéra-Comique français dans ce qu’il avait de plus noble, poétique, expressif ?

 

 

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200LIVRE, critique.  JEAN-CLAUDE YON : M. OFFENBACH nous écrit (Actes Sud / Pal Bru-Zane) – Éditions Actes Sud Beaux-Arts / Palazzetto Bru Zane – Parution : janvier, 2019 / 11,0 x 17,6 / 480 pages – ISBN 978-2-330-11727-6 – Prix indicatif : 13€

https://www.actes-sud.fr/catalogue/musique/m-offenbach-nous-ecrit

 

LIRE aussi notre annonce du livre  JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous écrit » / Lettres du compositeur au Figaro – JACQUES OFFENBACH 2019 (Editions Actes Sud Beaux Arts)
http://www.classiquenews.com/livres-evenement-annonce-jean-claude-yon-m-offenbach-nous-ecrit-lettres-du-compositeur-au-figaro-jacques-offenbach-2019-editions-actes-sud-beaux-arts/

LIVRES, événement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous écrit » / Lettres du compositeur au Figaro – JACQUES OFFENBACH 2019 (Editions Actes Sud Beaux Arts)

LIVRES, événement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous écrit » / Lettres du compositeur au Figaro – JACQUES OFFENBACH 2019 (Editions Actes Sud Beaux Arts). En couverture, Offenbach en Pulcinella / Polichinelle violoniste, tel un Orphée lunaire, mais sur le mode caricatural, au regard de son visage aux traits exagérés, celui du juif au nez tombant jusqu’au menton, aux lunettes désormais emblématiques…

JACQUES OFFENBACH, compositeur médiatique

offenbach-jacques-nous-ecrit-actes-sud-lettres-au-figaro-critique-livre-compte-rendu-livre-book-review-classiquenews-9782330117276Ainsi Offenbach fêté en 2019 pour le bicentenaire de sa naissance (1819), paraît comme toujours : incontournable sur la scène du divertissement lyrique, mais conspué, dénaturé, parodié… Les lettres réunies ici, annotées, commentées, analysées démontrent l’intelligence d’un auteur des boulevards qui avait déjà tout compris de la société médiatique qui est la nôtre au XXIè : une conscience affûtée, celle d’un communicant très pertinent. De 1854 jusqu’à sa mort, Jacques Offenbach adresse au Figaro pour publication des dizaines de lettres : arguments publicitaires, défenses aux attaques qui lui sont faites, informations amusantes et piquantes propres à un esprit impertinent et fantaisiste : un artiste délirant qui manie aussi à mots couverts la critique espiègle et l’irrévérence contre toutes les formes de pouvoir. Lecteur et commentateur inspiré, Jean-Claude Yon, initiateur de cette collection épistolaire de première qualité, nous mène au cœur de la pensée médiatique de l’auteur de La Belle Hélène, de La Périchole, des Comtes d’Hoffmann. Livre événement, grande critique à venir dans le MAG CD DVD LIVRES de CLASSIQUENEWS.COM

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LIVRES, événement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous écrit » / Lettres du compositeur au Figaro. Editions Actes Sud Beaux-Arts / Palazzetto Bru Zane – Parution : janvier, 2019 / 11,0 x 17,6 / 480 pages – ISBN 978-2-330-11727-6 – Prix indicatif : 13€
https://www.actes-sud.fr/catalogue/musique/m-offenbach-nous-ecrit

 

 

MAM’ZELLE NITOUCHE : l’opérette selon Hervé (1883)

herve par lui meme actes sud livres critique classiquenews operette offenbach herve ISBN 978 2 330 05650 6TOURS, Opéra. 27 – 31 décembre 2018. Mam’zelle Nitouche. Le vaudeville d’Hervé marque l’essor voire l’âge d’or de l’opérette française florissante sur les grands boulevards parisiens dans les années 1880, années marquées aussi par la wagnérisme en Europe. Offenbach a triomphé dans les années 1860. De sa véritable identité, Florimond Ronger, Hervé (1825 – 1892) cumule tous les talents (organiste, chanteurs, acteurs, directeur de troupes, metteur en scène, compositeur, écrivain…) : ce rival d’Offenbach prend une place croissante aujourd’hui ; il livre les titres les plus déjantés dans la veine comique burlesque.
Autodidacte, l’orphelin apprend la composition aux côté d’Auber à Paris; sa première opérette, Don Quichotte est une pochade parodique et comique, assez déjantée, créé en … 1847. Il n’a que 22 ans. Puis, dans les années 1850, il présente ses propres opérettes et celles d’Offenbach. Aux « Délassements-Comiques », nouvelle salle dont il est directeur musical, Hervé propose Le Hussard persécuté qui frappe les esprits… il devient alors un auteur réputé. Suivent Les Chevaliers de la table ronde (Bouffes-Parisiens), puis Le petit Faust (1869, aux Folies-Dramatiques), applaudis surtout en Angleterre. Vite démodé à Paris, Hervé joue et chante dans Orphée aux enfers d’Offenbach en 1878 : il est Jupiter.
Mais il n’a pas dit son dernier mot. Aux Variétés, Hervé refait carrière grâce à ses vaudevilles-opérettes écrites pour sa muse Anna JUDIC : ainsi Lili (1882) et Mam’zelle Nitouche de 1883. Le sujet s’inspire de ses débuts à Paris quand il était organiste (à Saint-Eustache) et compositeur la nuit…. Créée aux Variétés le 26 janvier 1883, sur un livret de Meilhac et Millaud, elle remporte un grand succès (212 représentations).

 

 

mam-zelle-nitouche-denise-herve-operette-critique-annonce-opera-par-classiquenewsSYNOPSIS… Célestin, organiste au couvent des Hirondelles le jour, est Floridor, auteur d’opérettes le soir. Denise de Flavigny, fierté du couvent, travaille sous sa direction ses cantiques. Mais Denise aime plutôt chanter les airs de Floridor… trouvées dans les affaires de Célestin. A Paris, la nonne devenue Mam’zelle Nitouche assure la relève dans la dernière pièce de Célestin, puis les deux se déguisent en recrues de l’armée, avant que le fiancé de Denise ne tombe amoureux (aussi) de Nitouche… le vaudeville est riche en péripéties, délirant à souhaits, rien que divertissant grâce à la facilité qu’a Hervé à mêler tous les genres : sacré, grivois, militaire… Hervé est bien, avec Offenbach, l‘inventeur de l’opérette française. Voilà une partition qui « dévoile les plus grands mystères, … » car « nous vous parlerons d’amour, de femmes à barbes, et de vocations ; cette vocation qui fait brûler les planches, valser les couvents et vibrer les garnisons… venez déguster nos religieuses !… ». Le ton est dit. Place au délire théâtral et musical.

 

 

 

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Hervé : Mam’zelle Nitoucheboutonreservation
Opéra de Tours

Jeudi 27 d̩cembre Р20h
Vendredi 28 d̩cembre Р20h
Dimanche 30 d̩cembre Р15h
Lundi 31 d̩cembre 2018 Р19h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/mam-zelle-nitouche

 

 

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mam-zelle-nitouche-denise-herve-operette-critique-annonce-opera-par-classiquenewsMam’zelle Nitouche de Hervé – Vaudeville – Opérette en 3 actes et 4 tableaux
Créé le 26 janvier 1883 au Théâtre des Variétés
Livret d’Henri Meilhac et Arthur Millaud

Denise de Flavigny / Mam’zelle Nitouche : Lara Neumann
Célestin / Floridor : Damien Bigourdan / Matthieu Lécroart
La Supérieure / Corinne : Miss Knife (Olivier Py)
Loriot : Olivier Py
Le Vicomte Ferdinand de Champlâtreux : Flannan Obé
Le Major, comte de Château-Gibus : Eddie Chignara
La Tourière / Sylvia : Sandrine Sutter
Le Directeur de théâtre : Antoine Philippot
Lydie : Clémentine Bourgoin
Gimblette : Ivanka Moizan
Gustave, officier : Pierre Lebon
Robert, officier : David Ghilardi
Le Régisseur de scène : Piero (alias Pierre-André Weitz)

Choeur de l’Opéra de Tours
Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours

Direction musicale : Christophe Grapperon
Mise en scène, décors et costumes : Pierre-André Weitz

 

 

 

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PARIS, Musée d’Orsay… Dinez avec Jacques (Offenbach)

offenbach jacques portrait musee orsayPARIS, Musée d’Orsay. Un dîner avec Jacques (Offenbach). 29 septembre puis 6, 8 et 9 octobre 2016. Prérentrée Opéra Comique à Orsay sur le thème du Second Empire. L’Opéra Comique (en travaux) et le Musée d’Orsay présentent de concert, une nouvelle production autour de l’exposition « Spectaculaire Second Empire. 1852 -1870 » (du 27 septembre 2016 au 16 janvier 2017). Car ils ont en commun leur période de conception (en pleine esthétique éclectique fin XIXè) illustrant une combinaison heureuse entre architecture industrielle et essor des arts décoratifs. Cet éclectisme, écrin des « néo » (néo gothique pour le sacré, néoclassique pour les administrations, néobaroque côté meuble… ) règne sans partage au sein de l’exposition présenté dans l’ancienne Gare d’Orsay, et aussi à travers un spectacle résolument pluriel, propre à l’art officiel défendu par Napoléon III. Au programme, des oeuvres du Mozart des boulevards, dont le délire mordant, la fantaisie faussement insouciante (en cela frère jumeau de Johann Strauss à Vienne) : Jacques Offenbach. Son opéra Fantasio est abordé à Orsay (avant d’ouvrir la prochaine nouvelle saison de l’Opéra Comique en 2017)

ingres-madame-moitessier-582-390-second-empire-exposition-orsay-presentation-annonce-resume-review-critique-classiquenewsIntrigue du spectacle au Musée d’Orsay : « Un dîner avec Jacques », opéra bouffe d’après Jacques Offenbach  :  au cours d’un souper dans un salon de la haute société du Second Empire, le jeu des apparences s’exacerbe puis les masques tombent grâce aux délices du repas servi (influence / inspiration d’un Festin de Babette ?) – métamorphose à l’œuvre, où le paraître s’efface à la faveur des chants déliés, qui osent exprimer leurs fantasmes les plus délirants, excités par la verve musicals du dieu Offenbach, maître Bacchus des jeux et plaisirs de la bonne société d’empire…

Extraits des opérettes : Geneviève de Brabant, Madame l’Archiduc, La Rose de Saint-Flour, La Princesse de Trébizonde, … Julien Leroy dirige le collectif de nouveaux instrumentistes à tempéraments, Les Frivolités Parisiennes dans une mise en scène de Gilles Rico. Programme repris au Théâtre de Bastia le 7 janvier 2017, au Théâtre Impérial de Compiègne, le 20 janvier suivant, dans le cadre des Folies Favart.

PARIS, Musée d’Orsay. Un dîner avec Jacques (Offenbach). Auditorium du Musée d’Orsay, les 29 septembre puis 6, 8 octobre 2016  à 20h et le 9/10 à 16h.

Renseignements, réservations : Musée d’Orsay ; tél.: 01 53 63 04 63 ou www.musee-orsay.fr/fr/info/contact/demande-concernant-lauditorium.html

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Fantasio de Jacques Offenbach (1872)

offenbach jacques les contes d hoffmann opera fantastique Jacques Offenbach 01 1875 - by Felix NadarRadio. Offenbach : Fantasio. France Musique, samedi 26 septembre 2015, 19h30. Opéra enregistré à Montpellier en juillet 2015. A chaque tentative d’Offenbach pour se sortir du Burlesque (encore bien vivace au XXè, et poursuivant son sillon tels Le Roi Pausole d’Honegger ou Les Mamelles de Tirésias de Poulenc), à croire qu’il s’agit d’une spécificité française, le public le ramène à ses premières amours délirantes et tendres. Ainsi, Fantasio créé en 1872, après Robinson Crusoé (1867) et Vert-vert (1869). Celui qui a triomphé en suscitant l’approbation des autorités du Second-Empire à partir du succès de sa Belle Hélène (1864), sait se renouveler. Même en version de concert, ce Fantasio récréé cet été à Montpellier satisfait les seules oreilles tant l’écoute sans déploiement visuel, révèle une musique raffinée, élégante et profonde. En orchestrateur génial et en dramaturge avisé, Offenbach déploie un sens rare de l’efficacité et de la pure poésie théâtrale. Fantasio annonce déjà les grands chefs d’oeuvres dont évidemment Les Contes d’Hoffmann : dès l’ouverture de Fantasio, on repère déjà la motif de la mère d’Antonia, mais aussi l’air de la Muse/Niklauss. Offenbach s’inspire très librement du drame originel de Musset (écrit dès 1834 mais publié en 1866 soit après la mort de l’auteur) : en fait l’adaptation de la pièce en opéra est réalisé pour Offenbach par Paul de Musset le propre frère d’Alfred. C’est la future Carmen de Bizet (1875), la mezzo Célestine Galli-Marié (Vendredi dans Robinson Crusoé) qui créa en 1871, le rôle-titre de Fantasio. Et déjà, avant Hoffmann, le Fantasio de Jacques, colore différemment le cynisme dégoûté du héros de Musset dont le héros amer et désabusé rêve de quelque grande action qui le tire de sa langueur dépressive : sur la scène lyrique, il a du spleen lunaire dans l’âme, comme l’atteste la couleur irrésistible de sa très fine Ballade à la lune… les atouts de cette production montpeliéraine sont Marianne Crebassa dans le rôle-titre, Jean-Sébastien Bou (Prince de Mantoue), puis l’Elsbeth d’Ommo Bello, Michel Partyka (Sparck), Mary Lenormand (Flammel) sans omettre un vaillant trio de ténors séducteurs : Loïc Felix, Rémy Mathieu et Enguerrand de Hys ! Plateau de jeunes voix françaises sous la direction de Friedmann Layer.

logo_france_musique_DETOUREOffenbach : Fantasio. France Musique, samedi 26 septembre 2015, 19h30. Opéra enregistré à Montpellier en juillet 2015.
LIRE aussi le compte rendu critique de Fantasio d’Offenbach, recréation présenté à Montpellier en juillet 2015.

Jacques Offenbach
Fantasio (1872 – version de Paris originale reconstituée)
Fantasio – Marianne Crebassa
Le Prince de Mantoue – Jean-Sébastien Bou
Elsbeth – Omo Bello
Sparck – Michal Partyka
Le Roi de Bavière – Renaud Delaigue
Marioni – Loïc Félix
Flamel – Marie Lenormand
Facio – Enguerrand de Hys
Max – Rémy Mathieu
Hartmann – Jean-Gabriel Saint-Martin
Un Pénitent – Gundars Dzilums
Un Monsieur qui passe – Hervé Martin

Récitante – Julie Depardieu

Orchestre National Montpellier-Languedoc-Roussillon
Choeur de l’Opéra National Montpellier – Languedoc – Roussillon
Choeur de la Radio Lettone. Friedemann Layer, direction musicale.