MAM’ZELLE NITOUCHE : l’opérette selon Hervé (1883)

herve par lui meme actes sud livres critique classiquenews operette offenbach herve ISBN 978 2 330 05650 6TOURS, Opéra. 27 – 31 décembre 2018. Mam’zelle Nitouche. Le vaudeville d’Hervé marque l’essor voire l’âge d’or de l’opérette française florissante sur les grands boulevards parisiens dans les années 1880, années marquées aussi par la wagnérisme en Europe. Offenbach a triomphé dans les années 1860. De sa véritable identité, Florimond Ronger, Hervé (1825 – 1892) cumule tous les talents (organiste, chanteurs, acteurs, directeur de troupes, metteur en scène, compositeur, écrivain…) : ce rival d’Offenbach prend une place croissante aujourd’hui ; il livre les titres les plus déjantés dans la veine comique burlesque.
Autodidacte, l’orphelin apprend la composition aux côté d’Auber à Paris; sa première opérette, Don Quichotte est une pochade parodique et comique, assez déjantée, créé en … 1847. Il n’a que 22 ans. Puis, dans les années 1850, il présente ses propres opérettes et celles d’Offenbach. Aux « Délassements-Comiques », nouvelle salle dont il est directeur musical, Hervé propose Le Hussard persécuté qui frappe les esprits… il devient alors un auteur réputé. Suivent Les Chevaliers de la table ronde (Bouffes-Parisiens), puis Le petit Faust (1869, aux Folies-Dramatiques), applaudis surtout en Angleterre. Vite démodé à Paris, Hervé joue et chante dans Orphée aux enfers d’Offenbach en 1878 : il est Jupiter.
Mais il n’a pas dit son dernier mot. Aux Variétés, Hervé refait carrière grâce à ses vaudevilles-opérettes écrites pour sa muse Anna JUDIC : ainsi Lili (1882) et Mam’zelle Nitouche de 1883. Le sujet s’inspire de ses débuts à Paris quand il était organiste (à Saint-Eustache) et compositeur la nuit…. Créée aux Variétés le 26 janvier 1883, sur un livret de Meilhac et Millaud, elle remporte un grand succès (212 représentations).

 

 

mam-zelle-nitouche-denise-herve-operette-critique-annonce-opera-par-classiquenewsSYNOPSIS… Célestin, organiste au couvent des Hirondelles le jour, est Floridor, auteur d’opérettes le soir. Denise de Flavigny, fierté du couvent, travaille sous sa direction ses cantiques. Mais Denise aime plutôt chanter les airs de Floridor… trouvées dans les affaires de Célestin. A Paris, la nonne devenue Mam’zelle Nitouche assure la relève dans la dernière pièce de Célestin, puis les deux se déguisent en recrues de l’armée, avant que le fiancé de Denise ne tombe amoureux (aussi) de Nitouche… le vaudeville est riche en péripéties, délirant à souhaits, rien que divertissant grâce à la facilité qu’a Hervé à mêler tous les genres : sacré, grivois, militaire… Hervé est bien, avec Offenbach, l‘inventeur de l’opérette française. Voilà une partition qui « dévoile les plus grands mystères, … » car « nous vous parlerons d’amour, de femmes à barbes, et de vocations ; cette vocation qui fait brûler les planches, valser les couvents et vibrer les garnisons… venez déguster nos religieuses !… ». Le ton est dit. Place au délire théâtral et musical.

 

 

 

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Hervé : Mam’zelle Nitoucheboutonreservation
Opéra de Tours

Jeudi 27 décembre – 20h
Vendredi 28 décembre – 20h
Dimanche 30 décembre – 15h
Lundi 31 décembre 2018 – 19h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/mam-zelle-nitouche

 

 

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mam-zelle-nitouche-denise-herve-operette-critique-annonce-opera-par-classiquenewsMam’zelle Nitouche de Hervé – Vaudeville – Opérette en 3 actes et 4 tableaux
Créé le 26 janvier 1883 au Théâtre des Variétés
Livret d’Henri Meilhac et Arthur Millaud

Denise de Flavigny / Mam’zelle Nitouche : Lara Neumann
Célestin / Floridor : Damien Bigourdan / Matthieu Lécroart
La Supérieure / Corinne : Miss Knife (Olivier Py)
Loriot : Olivier Py
Le Vicomte Ferdinand de Champlâtreux : Flannan Obé
Le Major, comte de Château-Gibus : Eddie Chignara
La Tourière / Sylvia : Sandrine Sutter
Le Directeur de théâtre : Antoine Philippot
Lydie : Clémentine Bourgoin
Gimblette : Ivanka Moizan
Gustave, officier : Pierre Lebon
Robert, officier : David Ghilardi
Le Régisseur de scène : Piero (alias Pierre-André Weitz)

Choeur de l’Opéra de Tours
Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours

Direction musicale : Christophe Grapperon
Mise en scène, décors et costumes : Pierre-André Weitz

 

 

 

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Compte rendu, opéra. Nantes. Angers Nantes Opéra, le 9 janvier 2016. Hervé : Les Chevaliers de la Table Ronde.Pierre-André Weitz

herve chevaliers table ronde opera herve critique review annonceL’année 2016 nantaise commence avec une heureuse résurrection : celle du père de l’opérette, Louis-Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé (1825-1892). Ainsi grâce à Angers Nantes Opéra, la partition oubliée du premier grand opéra-bouffe en trois actes d’Hervé « Les Chevaliers de la Table Ronde » revient en vie, et ce avec la fabuleuse participation de la compagnie lyrique Les Brigands, soit treize chanteurs-acteurs et douze instrumentistes. La partition est adaptée par Thibault Perrine. Le directeur musical de la compagnie, Christophe Grapperon, est à la baguette et la mise en scène, les costumes et la scénographie sont assurées par le décorateur complice d’Olivier Py : Pierre-André Weitz (NDLR : lequel fait donc ses premières armes comme metteur en scène) !

 

 

 

« On ne peut plus rentrer quand on en est dehors » : l’opéra bouffe où l’on mange bien…

On ne sait pas ce que c’est, mais que c’est bon !

 

 

herve chevaliers de la table ronde 3 classiquenews annonce review critique 20151122-chevaliers-3La résurrection du compositeur auparavant controversé est une réhabilitation, tellement l’artiste et son œuvre sont négligés, tant la production est bonne. Les représentations nantaises faisant partie d’une tournée nationale et internationale du spectacle, nous en augurons le plus vif succès. L’œuvre en trois actes est délicieusement invraisemblable et parodique. L’histoire se passe quelque part, dans un pays improbable entre le Moyen Age et 2017, dans une « baraque de fête foraine en bois, un château en quelque sorte », une bande de chevaliers errants décide d’enlever le chevalier Roland qui, épris de Mélusine l’enchanteresse, affiche une mollesse domestique insupportable, honteuse à leurs yeux. L’occasion d’agir est donnée par le tournoi du Duc Rodomont dont la récompense est la main de sa fille Angélique, qu’il veut faire épouser à un homme courageux mais surtout riche pour l’aider dans sa propre détresse financière. Il soupçonne la Duchesse Totoche d’avoir un amant qui l’entretient. Une succession de qui pro quo s’enchaîne et se déchaîne ; après maints couplets délicieusement légers, ariettes grandiloquentes, faux récitatifs expressionnistes et caricaturaux, avec une bonne dose de danse folle, d’amour, d’humour, de citations et parodies musicales, de chanteurs déguisés en singe, des murs cassés (surtout le 4e), nous en arrivons au lieto fine, où « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

C’est toute la potion magique dont nous avons besoin cet hiver quelque peu terrifiant, et en cette époque de manière générale, avec ses grandes parts de trauma, de terreur, de violences. D’une délicieuse légèreté, la production apporte du baume au cœur en ce début 2016. Ce breuvage ne peut être autre qu’une production dont la liberté jouissive, la désobligeance jubilatoire et pétillante, l’auto-dérision insolente et percutante, ravissent les cœurs et font mal au ventre tellement c’est drôle.
Un bijoux retrouvé et redoré qui méritait évidemment d’être exhumé. Une production avec tant de vertus que nous ne pourrons pas toutes aborder, mais qui mérite quantité de louanges. A commencer par le travail d’édition et de transcription musicale, de la part de Thibault Perrine, qui a gardé l’essentielle et le particulier de la partition orchestrale pour un effectif de 12 instrumentistes, privilégiant ainsi les voix. Suivant en cela la légère adaptation de l’œuvre (deux versions de l’auteur existent, la première de 1866 et l’autre de 1872), dans le plus typique esprit de l’opérette. Ceci va des costumes intemporels en noir et blanc, mélangeant styles et genres (nous avons droit même aux chevaliers errants habillés en footballeurs sponsorisés par une marque de bière française), jusqu’aux affectations particulières et caractéristiques dans les dialogues et façons de parler (Roland a l’accent le plus facétieux d’un « gars » de banlieue populaire, par exemple). Un travail qui révèle une équipe soudée et dont la bonne entente et la complicité sont évidentes et stimulantes !

herve opera chevaliers table ronde critique annonce review classiquenews 1 20151122-chevaliers-4Comme la musique d’ailleurs ! Pas de sérieux ni de snobisme quelconque dans cet opus revisité. Le personnage de la Duchesse Totoche, qui parle en récitatif beaucoup trop expressif et discordant par rapport à son texte est LA parodie de la Diva d’Opera seria. Elle est superbement interprétée par la soprano Ingrid Perruche. Le Médor du ténor Mathias Vidal, est tellement solaire et incarné qu’on dirait que c’est vrai qu’il aime Angélique d’un amour « volcanique » et que son cœur est vraiment « brûlé, carbonisé » par sa beauté « mirifique ». Angélique, la soprano Lara Neumann, est pétillante et ingénue à souhait, nous n’oublions toujours pas son duo avec Médor au premier acte où son cœur battait, battait, battait, pour notre plus grand bonheur. Le Duc Rodomont du ténor Damien Bigourdan joue la carte de l’expressionnisme mélodramatique hystéro-comique, galactique, délirant, en verve comme personne, son air au premier acte est un tour de force théâtral et onomatopéique. Le personnage de l’enchanteresse Mélusine sied parfaitement à l’artiste complète qu’est la soprano Chantal Santon-Jeffery, avec la prestance sur scène qui est la sienne et sa puissance et agilité vocale, ses vocalises au finale du II, sont des plus redoutables. Les 4 chevaliers errants se distinguent surtout par leurs talents comiques, et deux d’entre eux pour la qualité de leurs danses et mouvements on ne peut mieux déjantés ! Le Roland du ténor Rémy Mathieu se distingue aussi par son talent de comédien (l’ancien enfant chanteur de maîtrise à Monaco devient banlieusard particulièrement convaincant et de façon étonnante!). Remarquons également que la diction de presque toute la troupe est à la fois suffisamment percutante et claire pour que le public puisse concentrer sa vue comme son écoute, sur l’action et non les sous-titres.

 

 

Nous sortons de la représentation avec une sensation de légèreté tout à fait hilarante et véritablement antidépressive. La compagnie Les Brigands avec ses chanteurs et musiciens offrent une prestation, pour cette première nantaise, de grand entrain et haute qualité. La mise en scène de Pierre-André Weitz (surtout connu comme le scénographe fétiche d’Olivier Py), dans ce lieu unique qu’on comprend très vite, est surtout efficace. La musique instrumentale réduite l’est aussi, et la performance des musiciens est concordante à celle des chanteurs, donc très bien. Ce beau et drôle projet mérite d’être connu d’un très grand public ; chacun des spectateur présent ce soir s’est délecté de la gaîté irrévérencieuse omniprésente dans l’œuvre et sa mise en valeur par la performance tonique des interprètes. A voir et revoir sans modération les 12, 13 et 14 janvier à Nantes, puis les 16, 17 et 19 janvier 2016 à Angers.

 

 

 

Compte rendu, opéra. Nantes. Angers Nantes Opéra, le 9 janvier 2016. Hervé : Les Chevaliers de la Table Ronde. Damien Bigourdan, Ingrid Perruche, Mathias Vidal… Compagnie Les Brigands. Thibault Perrine, transcription. Christophe Grapperon, direction musicale. Pierre-André Weitz, mise en scène, costumes et scénographie.

Livres, compte rendu critique. Hervé par lui-même. Par Pascal Blanchet (Editions Actes Sud)

herve par lui meme actes sud livres critique classiquenews operette offenbach herve ISBN 978 2 330 05650 6Livres, compte rendu critique. Hervé par lui-même. Par Pascal Blanchet (Editions Actes Sud). La riche correspondance d’Hervé aux directeurs de théâtre : Emile Perrin l’inflexible directeur de l’Opéra-comique ; Eugène Bertrand, directeur des Variétés ; ses propres écrits aussi préface (pour Chilpéric), textes divers, mais aussi les minutes du son procès de 1856 (détournement de mineur, un jeune serveur qu’il invita chez lui…) mais aussi livrets, articles (fantasques comme celui sur le trombone), … racontent ici l’épopée du Compositeur toqué, vrai inventeur de l’opérette (au milieu des années 1850), interprète et rival de Jacques Offenbach. Louis-Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé (1825- 1892), montre un courage et une ténacité hors normes, la certitude de pouvoir apporter concrètement des éléments importants dans l’histoire de l’opéra : son ambition, créer un ouvrage sur la scène de l’Opéra Comique… consécration qui lui sera refusée par l’ignoble directeur Perrin, très emblématique de cette arrogance parisienne méprisable et polémiste. Les textes et lettres sélectionnés suivent la chronologie, permettant de reconstituer la carrière d’Hervé au théâtre. En complément, une riche comparaison Hervé et Offenbach souligne la fécondité d’une oeuvre personnelle, originale, entre Paris et Londres. Hervé mieux reconnu et compris par les londoniens, sera naturalisé anglais. Il est temps aujourd’hui, à l’heure où l’on redécouvre ses Chevaliers de la table ronde (tournée 2016 qui passe par Nantes et Angers en janvier 2016) et qui pourtant n’est pas la meilleure œuvre pour découvrir l’univers déjanté et poétique d’Hervé, de mesurer adjectivement la valeur d’une œuvre musicale et théâtrale aussi cohérente et convaincante de celle d’Offenbach. Lecture nécessaire.

Livres, compte rendu critique. Hervé par lui-même. Par Pascal Blanchet. Actes Sud Beaux Arts, Octobre, 2015 / 11,0 x 17,6 / 224 pages, ISBN 978-2-330-05650-6. Prix indicatif : 9,50€

Les Chevaliers de la Table ronde d’Hervé à NANTES

herve opera chevaliers table ronde critique annonce review classiquenews 1 20151122-chevaliers-4NANTES, Graslin. Hervé: Les Chevaliers de la table ronde : les 9, 10, 12, 13, 14 janvier 2016. Création lyrique de novembre. La Table ronde d’Hervé réunit une galerie de portraits déjantés qui égratigne le profil des vertueux soldats du Graal… Pour faire rire, Hervé en vrai rival d’Offenbach n’hésite pas à parodier, détourner, mais avec finesse et subtilité. Les Chevaliers de la Table ronde, créé en 1866, est le premier volet des opérettes / opéra bouffes d’Hervé ; suivront L’Œil crevé, Chilpéric et Le Petit Faust. L’ouvrage prend prétexte des aventures arturiennes, de Lancelot ou Merlin pour déployer tout un nouvel imaginaire fortement inspiré par le fantastique et l’esprit de féérie dans le style médiéval. Hervé inaugure un comique délirant et potache, surréaliste et féerique dont la veine poétique annonce « Sacré Graal » des Monty Python.

Hervé : le vrai rival d’Offenbach

herve chevaliers table ronde opera herve critique review annonceEn vrai rival d’Offenbach dont Hervé connaît bien les ficelles pour en avoir chanter les rôles, l’ouvrage ainsi révélé, souligne la force et la cohérence d’une écriture dramatique souvent irrésistible : les nombreux personnages secondaires (dont les quatre chevaliers « ridicules ») impose sur la scène un spectacle ambitieux, capable de rivaliser avec les productions de l’Opéra-Comique contemporaines. Hervé s’y montre maître des quatre registres familiers à l’Opéra-Comique : la parodie (des genres sérieux, de la musique étrangère), la vitalité rythmique, une virtuosité décalée, une grande richesse mélodique immédiatement.

Dans la suite du style troubadour, depuis le Second moire qui s’intéresse aux citations historicistes dont le néogothique (souvent assimilé au registre sacré ou mystique), le Moyen Age est une forte source de fascination et de créativité musicale : chez Hervé, aux côtés des chevaliers souvent potaches ou parodiés (Rodomont, Roland et même le « sage » Merlin y sont fragilisés, et bien peu responsables), se distingue à l’inverse, l’intelligence des femmes : Mélusine, Totoche, Angélique qui chacune à sa manière, incarne les caractères de l’expressivité féminine: l’amour, la jalousie, la cupidité, la sensualité. La production est la première mise en scène du machinsite et décorateur d’Olivier Py, Pierre-André Weitz.

En génie de l'opérette romantique : Hervé ressuscite

 

 

 

 

 

boutonreservationLes Chevaliers de la table ronde d’Hervé à Nantes
Théâtre Graslin, les 9, 10, 12, 13, 14 janvier 2015

Opéra-bouffe en 3 actes créé en 1866
Paroles de Henri Chivot & Alfred Duru
Musique de Florimond Ronger dit Hervé (1825-1892)
Version pour treize chanteurs et douze instrumentistes

 Production événement reprise à Angers, Grand Théâtre : les 16, 17, 19 janvier 2016

 

et dans de nombreuses salles en France, à l’occasion d’une tournée événement : 35 dates en France, Belgique et Italie, jusqu’en mars 2016.

Direction musicale : Christophe Grapperon
Mise en scène : Pierre-André Weitz
Assisté de Victoria Duhamel

 

Avec Damien Bigourdan (le Duc Rodomont), Antoine Philippot (Sacripant), Arnaud Marzorati (Merlin), Manuel Nuñez Camelino (le jeune ménestrel Médor), Ingrid Perruche (la duchesse Totoche), Lara Neumann (Angélique), Chantal Santon-Jeffery (la magicienne Mélusine), Clémentine Bourgoin (Fleur de neige), Rémy Mathieu (Roland), David Ghilardi (Amadis),Théophile Alexandre (Lancelot), Jérémie Delvert (Renaud), Pierre Lebon (le Danois Ogier)…

Compagnie LES BRIGANDS
(avec les musiciens de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine du 22 au 27 novembre)

 

LIRE aussi 

herve par lui meme actes sud livres critique classiquenews operette offenbach herve ISBN 978 2 330 05650 6Livres, compte rendu critique. Hervé par lui-même. Par Pascal Blanchet (Editions Actes Sud). La riche correspondance d’Hervé aux directeurs de théâtre : Emile Perrin l’inflexible directeur de l’Opéra-comique ; Eugène Bertrand, directeur des Variétés ; ses propres écrits aussi préface (pour Chilpéric), textes divers, mais aussi les minutes du son procès de 1856 (détournement de mineur, un jeune serveur qu’il invita chez lui…) mais aussi livrets, articles (fantasques comme celui sur le trombone), … racontent ici l’épopée du Compositeur toqué, vrai inventeur de l’opérette (au milieu des années 1850), interprète et rival de Jacques Offenbach. Louis-Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé (1825- 1892), montre un courage et une ténacité hors normes, la certitude de pouvoir apporter concrètement des éléments importants dans l’histoire de l’opéra : son ambition, créer un ouvrage sur la scène de l’Opéra Comique… LIRE la critique complète Hervé par lui-même (Actes Sud)

 

 

Hervé : Les Chevaliers de la Table Ronde, 1866. Recréation

herve opera chevaliers table ronde critique annonce review classiquenews 1 20151122-chevaliers-4Bordeaux. Hervé : Les Chevaliers de la table ronde : à partir du 22 novembre 2015. Création lyrique de novembre. La Table ronde d’Hervé réunit une galerie de portraits déjantés qui égratigne le profil des vertueux soldats du Graal… Pour faire rire, Hervé en vrai rival d’Offenbach n’hésite pas à parodier, détourner, mais avec finesse et subtilité. Les Chevaliers de la Table ronde, créé en 1866, est le premier volet des opérettes / opéra bouffes d’Hervé ; suivront L’Œil crevé, Chilpéric et Le Petit Faust. L’ouvrage prend prétexte des aventures arturiennes, de Lancelot ou Merlin pour déployer tout un nouvel imaginaire fortement inspiré par le fantastique et l’esprit de féérie dans le style médiéval. Hervé inaugure un comique délirant et potache, surréaliste et féerique dont la veine poétique annonce « Sacré Graal » des Monty Python.

Hervé : le vrai rival d’Offenbach

herve chevaliers table ronde opera herve critique review annonceEn vrai rival d’Offenbach dont Hervé connaît bien les ficelles pour en avoir chanter les rôles, l’ouvrage ainsi révélé, souligne la force et la cohérence d’une écriture dramatique souvent irrésistible : les nombreux personnages secondaires (dont les quatre chevaliers « ridicules ») impose sur la scène un spectacle ambitieux, capable de rivaliser avec les productions de l’Opéra-Comique contemporaines. Hervé s’y montre maître des quatre registres familiers à l’Opéra-Comique : la parodie (des genres sérieux, de la musique étrangère), la vitalité rythmique, une virtuosité décalée, une grande richesse mélodique immédiatement.

Dans la suite du style troubadour, depuis le Second moire qui s’intéresse aux citations historicistes dont le néogothique (souvent assimilé au registre sacré ou mystique), le Moyen Age est une forte source de fascination et de créativité musicale : chez Hervé, aux côtés des chevaliers souvent potaches ou parodiés (Rodomont, Roland et même le « sage » Merlin y sont fragilisés, et bien peu responsables), se distingue à l’inverse, l’intelligence des femmes :  Mélusine, Totoche, Angélique qui chacune à sa manière, incarne les caractères de l’expressivité féminine: l’amour, la jalousie, la cupidité, la sensualité. La production est la première mise en scène du machinsite et décorateur d’Olivier Py, Pierre-André Weitz.

En génie de l'opérette romantique : Hervé ressuscite

 

 

 

 

 

boutonreservationLes Chevaliers de la table ronde d’Hervé à Bordeaux
Création le 22 novembre 2015 à l’Opéra National de Bordeaux
Du 22 au 27 novembre à l’Opéra National de Bordeaux
Les 22 (15h), 23, 25, 26, 27 novembre 2015, 20h
Opéra-bouffe en 3 actes créé en 1866
Paroles de Henri Chivot & Alfred Duru
Musique de Florimond Ronger dit Hervé (1825-1892)
Version pour treize chanteurs et douze instrumentistes

 

 

et dans de nombreuses salles en France, à l’occasion d’une tournée événement : 35 dates en France, Belgique et Italie, jusqu’en mars 2016.

Direction musicale : Christophe Grapperon
Mise en scène : Pierre-André Weitz
Assisté de Victoria Duhamel

 

Avec Damien Bigourdan (le Duc Rodomont), Antoine Philippot (Sacripant), Arnaud Marzorati (Merlin), Manuel Nuñez Camelino (le jeune ménestrel Médor), Ingrid Perruche (la duchesse Totoche), Lara Neumann (Angélique), Chantal Santon-Jeffery (la magicienne Mélusine), Clémentine Bourgoin (Fleur de neige), Rémy Mathieu (Roland), David Ghilardi (Amadis),Théophile Alexandre (Lancelot), Jérémie Delvert (Renaud), Pierre Lebon (le Danois Ogier)…

Compagnie LES BRIGANDS
(avec les musiciens de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine du 22 au 27 novembre)