COMPTE-RENDU, critique, récital. GSTAAD, Gstaad Menuhin Festival le 24 août 2019. BACH, STRAVINSKY, FRANCK. Rochat /Jauregui.

COMPTE-RENDU, critique, rĂ©cital. GSTAAD, Gstaad Menuhin Festival & Academy. Chapelle de Gstaad, le 24 aoĂ»t 2019. BACH, STRAVINSKY, FRANCK. NadĂšge Rochat, Judith Jauregui. Le concert rassemble NadĂšge Rochat, espoir du violoncelle helvĂ©tique, et Judith Jauregui, la lumineuse et puissante pianiste espagnole dont la carriĂšre est prometteuse. La charmante et minuscule chapelle, couverte de bardeaux, de Gstaad, en est le cadre. Son acoustique gĂ©nĂ©reuse dessert quelque peu les artistes, quels que soient leurs efforts pour mĂ©nager les contrastes : les nuances les plus tĂ©nues sonnent comme des mezzo-forte
 Trois transcriptions sont au programme, signĂ©es des meilleurs (Fournier, Piatigorsky). Le violoncelle ancien que joue NadĂšge Rochat sonne merveilleusement dans tous les registres, avec une chaleur et une franchise rares, du baroque au contemporain.

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C’est Ă  Pierre Fournier, le grand violoncelliste genevois que l’on doit la transcription du choral pour orgue « Herzlich tut mich verlangen » de Bach (BWV 727). L’effusion pieuse, le lyrisme sont servis par l’émouvante rĂ©serve des interprĂštes : on est plus proche de l’esprit du transcripteur que de celui du choral de Weimar, mais l’émotion est sauve, dans le dĂ©pouillement et la clartĂ© des lignes contrapuntiques.
La Suite italienne, que Stravinsky tira de Pulcinella Ă  la demande de deux violonistes est davantage connue dans ces premiĂšres versions que dans celle de Piatigorsky et du compositeur (de 1934), et c’est bien dommage. Car il y a rĂ©Ă©criture de l’ensemble, avec une aria grotesque ajoutĂ©e, dans un ordre modifiĂ©. Les deux jeunes femmes ont en partage l’énergie ; elles s’en donnent Ă  cƓur joie dans cette version contrastĂ©e oĂč l’énergie bondissante le dispute Ă  la poĂ©sie et au rĂȘve. Si on attendait que le balancement de la sicilienne soit davantage marquĂ©, la tarentelle, virtuose Ă  souhait nous comble d’aise.

MalgrĂ© l’éblouissement provoquĂ© par cette splendide interprĂ©tation, c’est avec la cĂ©lĂšbre Sonate de Franck que culmine le concert. DĂšs l’allegro moderato, cela chante avec plĂ©nitude, grĂące et souplesse ; c’est construit, puissant. Du piano de luxe, un violoncelle souverain. L’allegro est flamboyant, d’un romantisme assumĂ©, au lyrisme constant : l’émotion est bien lĂ . Souriant, insouciant comme d’une force inouĂŻe, le recitativo fantasia qui suit est conduit magistralement. Quant au finale, avec son rondo canonique que chacun a en mĂ©moire, c’est un pur bonheur. La vigueur, l’énergie, mais aussi la sensibilitĂ©, la tendresse des deux musiciennes se conjuguent idĂ©alement. Leur entente est parfaite.

Quand aurons-nous la chance de les Ă©couter en France ? Le public, conquis, leur rĂ©serve de longues acclamations. En bis, NadĂšge Rochat offre le prĂ©lude de la 4Ăšme suite en mi bĂ©mol, de Bach, dans lequel elle confirme l’excellence de son jeu et de sa musicalitĂ©. Nous lui souhaitons une carriĂšre – dĂ©jĂ  riche – Ă  la hauteur des espĂ©rances qu’elle suscite.

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COMPTE-RENDU, critique, récital. GSTAAD, Gstaad Menuhin Festival & Academy. Chapelle de Gstaad, le 24 août 2019. BACH, STRAVINSKY, FRANCK. NadÚge Rochat, Judith Jauregui. Crédit photographique : Albert Dacheux 2019

GSTAAD, lundi 31 aoĂ»t, Ă  19h30, BERLIOZ, SAINT-SAËNS 


gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD, lundi 31 aoĂ»t, Ă  19h30, BERLIOZ
 sous la tente de Gstaad Ă  nouveau, grand concert symphonique avec le Philharmonique de Radio France et son chef Mikko Franck : Symphonie fantastique de Berlioz et Concerto de Saint-SaĂ«ns (avec comme soliste le violoncelliste Gautier Capuçon). Le chef français transmet clartĂ©, transparence et fiĂšvre dramatique : sa direction est aujourd’hui l’une des plus passionnantes Ă  suivre… En 2019, le GSTAAD MENUHIN Festival cĂ©lĂšbre la musique française et Paris ! Sommet de la symphonique romantique française (1830), la Fantastique cristallise tous les songes et dĂ©mons intĂ©rieurs d’un Berlioz alors couronnĂ© par le Prix de Rome
 Vedette de ce festival MENUHIN 2019, Camille Saint-SaĂ«ns, qui n’eut jamais le Prix de Rome, rayonne aujourd’hui par son gĂ©nie musical dont le raffinement et l’élĂ©gance offre une alternative au wagnĂ©risme contemporain


vidéo PARIS !

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VOIR le TEASER PARIS ! / GSTAAD MENUHIN Festival 2019
http://www.classiquenews.com/teaser-video-gstaad-menuhin-festival-academy-2019-18-juil-6-sept-2019-a-paris-celebrationpas-de-classification/

réservez
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GSTAAD, Tente du festival
Samedi 31 août 2019, 19h30
Concert symphonique
Symphonie fantastique
Mikko Franck & Gautier Capuçon
Gautier Capuçon, violoncelle
Orchestre philharmonique de Radio-France (Paris)
Mikko Franck, direction

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-31-08-19

BERLIOZ et SAINT-SAËNS : le romantisme français à GSTAAD
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Pour Harriet, muse et bientĂŽt Ă©pouse… 10 ans aprĂšs un premier essai pour violoncelle (Suite, sur le modĂšle de JS BACH), Saint-SaĂ«ns compose son 1er Concerto pour violoncelle en la mineur en 1872. L’époque est au nĂ©oclassicisme et le raffinement du compositeur, auteur de Samson et Dalila maĂźtrise idĂ©alement les notions d’éclectisme et de recyclage. Saint-SaĂ«ns innove : plutĂŽt que trois tradtionnels mouvements, un seul mouvement, en trois parties enchaĂźnĂ©es selon une idĂ©e de Franz Liszt dont la forme cyclique est emblĂ©matique d’une nouvelle audace
 partagĂ©e d’ailleurs par Berlioz. La partition est dĂ©diĂ©e au violoncelliste belge Auguste Tolbecque,

PARIS, 1830: Ă  27 ans, Berlioz se passionne corps et Ăąme pour l’actrice irlandaise, interprĂšte de Shakespeare (OphĂ©lie) qu’il vient applaudir Ă  l’OdĂ©on : Harriet Smithson. La fĂšvre amoureuse emporte le gĂ©nie berliozien, qui cependant, mĂȘme s’il finira par Ă©pouser le sujet de sa passion, doit affronter rĂ©sistance, refus, valse-hĂ©sitation
 toujours l’esprit du compositeur romantique est brimĂ© par la frustration, le sentiment de solitude, la trahison, la perte
 autobiographique, relatant les Ă©tats psychologiques (pour le moins tourmentĂ©s) du hĂ©ros, la Fantastique a dĂ©jĂ  une ambition spatiale malhĂ©rienne, dĂ©passe les Ă©pisodes de sa trame narrative (les fameux 5 parties prĂ©cisĂ©ment dĂ©crits dans le programme rĂ©digĂ©s par l’auteur), Ă©voque, exprime, plus qu’elle ne dĂ©crit. 10 jours avant la date prĂ©vue pour la crĂ©ation, Berlioz achĂšve le manuscrit (mai 1830). Finalement, l’Ɠuvre rĂ©volutionnaire est crĂ©Ă©e le 5 dĂ©cembre (grande salle du Conservatoire de Paris), c’est un triomphe : les enfants du romantisme Ă  Paris, ont trouvĂ© leur idĂŽle. Par la suite, Berlioz imagine une suite Ă  la Fantastique, premier volet prolongĂ© par un mĂ©lologue (il aime innover toujours) : intitulĂ© «Lelio ou le retour Ă  la vie». De fait, la Fantastique met Ă  rude Ă©preuve, instrumentistes, chef et public : les vertiges et les passions, entre raison et dĂ©raison, dĂ©sir et haine, visions dĂ©moniaques et tentation du suicide, entre exacerbation et implosion, finissent de renouveler totalement l’écriture orchestrale en 1830. Il faut bien « un retour Ă  la vie » pour redescendre de tant de sommets Ă©motionnels.

BĂ©atrice et BĂ©nĂ©dict dont le Philharmonique de Radio France joue l’ouverture, est le seul opĂ©ra italien de Berlioz, conçu comme une comĂ©die enjouĂ©e, inspirĂ©e de la piĂšce « Beaucoup de bruit pour rien » / « Much Ado About Nothing » de Shakespeare. Comme pour beaucoup de ses Ɠuvres nouvelles, trop audacieuses, l’opĂ©ra est d’abord crĂ©Ă© hors de France, en Allemagne : un premier acte est composĂ© en 1833, puis crĂ©Ă© au Festival de Bade en 1860, grĂące Ă  la commande de son directeur Edouard BĂ©nazet. Puis deux actes sont produits en 9 aoĂ»t 1862 Ă  Baden-Baden. L’écriture virtuose, nerveuse, exprime dans la Sicile du XVIe siĂšcle (Renaissance), les exaltations contradictoires du cƓur qui agitent les deux jeunes amants, d’abord rĂ©ticents voire antagonistes jusqu’à leur union finale
 incertitudes et vellĂ©itĂ©s du sentiment sont au cƓur de l’opĂ©ra Berliozien.

Programe : Berlioz / Saint-Saëns
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Hector Berlioz (1803–1869)‹OuvertĂŒre zur Oper «BĂ©atrice et BĂ©nĂ©dicte» 10’

Camille Saint-SaĂ«ns (1835–1921)‹Cellokonzert Nr. 1 a-Moll op. 33 25’
Allegro non troppo, Allegro con moto, Molto allegro

Hector Berlioz (1803–1869)‚«Symphonie fantastique» 60’
Premier mouvement: RĂȘveries – Passions
Deuxiùme partie: Un bal‹Troisiùme partie: Scùne aux champs
QuatriĂšme partie: Marche au supplice
Cinquiùme partie: Songe d’une nuit du sabbat

GAUTIER CAPUÇON, Violoncelle
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE RADIO FRANCE (PARIS)
MIKKO FRANCK, direction

GSTAAD Menuhin Festival. BIZET : Carmen, le 24 août 2019 (Gaëlle Arquez)

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD Menuhin Festival. BIZET : Carmen, le 24 aoĂ»t 2019. Le samedi 24 aoĂ»t Ă  19h30, Carmen de Bizet en version de concert (Tente de Gstaad) avec dans le rĂŽle titre, la mezzo hexagonale GaĂ«lle Arquez
 L’esprit et le raffinement des couleurs parisiennes Ă  GSTAAD. Le MENUHIN Festival a toujours su proposer de grands Ă©vĂ©nements lyriques sous la tente. Cette Carmen devrait marquer l’édition 2019, sollicitant un plateau prometteur et les musiciens de l’opĂ©ra de ZĂŒrich. L’amour, la tendresse, le drame, le pittoresque, les couleurs
 le sang espagnol ; la passion criminelle et la jalousie qui rend fou 
 il ya tou chez Bizet. Dans son ultime opĂ©ra, crĂ©Ă© en 1875, et malheureux Ă©chec qui devait prĂ©cipiter sa mort (foudroyĂ© Ă  36 ans par un arrĂȘt du cƓur), Georges Bizet se montre grand connaisseur de l’ñme humaine et en particulier de l’amour jaloux et exclusif.

 

 

CARMEN française à GSTAAD
La partition enchaĂźne les tubes : de la Habanera «L’amour est un oiseau rebelle» Ă  la SĂ©guedille «PrĂšs des remparts de SĂ©ville», chantĂ© par la cigariĂšre de SĂ©ville, sans omettre le langoureux et tendre «La fleur que tu m’avais jetĂ©e», Everest de tout les tĂ©nors qui ose incarner Don JosĂ©, brigadier devenu contrebandier pour l’amour de Carmen.

Le plus de cette production lyrique en version de concert Ă  GSTAAD : GaĂ«lle Arquez en Carmen, Marcelo Alvarez en Don JosĂ© (avec de somptueux costumes selon la prĂ©sentation d’annonce du Festival
).

Bizet, Prix de Rome, s’ennuie ferme dans les annĂ©es 1860. Il peine Ă  se faire un nom sur la scĂšne lyrique parisienne. AprĂšs le Second-Empire, et la Commune (1870), malgrĂ© le wagnĂ©risme ambiant, le jeune compositeur s’affirme en 1872 Ă  l’OpĂ©ra-Comique avec Djamileh, un ouvrage en un acte, au parfum oriental
 Fort de ce premier jalon applaudi, le compositeur reçoit une commande plus ambitieuse, avec pour librettistes Henri Meilhac et Ludovic HalĂ©vy, dĂ©jĂ  sollicitĂ©s et eux aussi remarquĂ©s par Offenbach.

Bizet choisit lui-mĂȘme la nouvelle Carmen de Prosper MĂ©rimĂ©e, roman hispanisant Ă©crit dans les annĂ©es 1830 ; le compositeur s’inspire aussi du poĂšme Les Gitans de Pouchkine (1824). La premiĂšre de Carmen a lieu le 3 mars 1875. L’accueil est froid car le meurtre reprĂ©sentĂ© sur scĂšne, la sauvagerie du portrait de l’hĂ©roĂŻne, le rĂ©alisme de l’action, souvent brutale et exacerbĂ©e, ne manque pas de surprendre voire de choquer. MĂȘme Jacques Offenbach prĂ©sent Ă  la premiĂšre, crie que Bizet lui a volĂ© l’air de MicaĂ«la du troisiĂšme acte!
Tout cela crĂ©e un parfum de scandale. Puccini s’en souviendra, la cruditĂ© naturaliste de Bizet en moins. Pourtant comme il est trĂšs bien expliquĂ© dans le livret programme Ă©ditĂ© par le GSTAAD MENHIN Festival, « Bizet ne fait autre chose que de renvoyer Ă  la bourgeoisie l’image de sa propre hypocrisie dĂ©cadente! ». Un effet de miroir qui frappe encore aujourd’hui par sa justesse.

Son ami Ernest Guiraud remplace les dialogues parlĂ©s (propre au style de l’opĂ©ra comique et un rien maniĂ©ristes) par des rĂ©citatifs qui s’inscrivent mieux entre chaque sĂ©quence dramatique dont le sens du coloris et le dramatisme intense, ne cessent de captiver, de la premiĂšre apparition de Carmen, Ă  sa mort, prĂšs des arĂšnes de SĂ©ville


 
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Infos pratiques :
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Georges Bizet (1838–1875) «Carmen»,
Oper in 4 Akten / OpĂ©ra en 4 actes – halbszenische AuffĂŒhrung

GAËLLE ARQUEZ, Mezzosopran (Carmen)
MARCELO ALVAREZ, Tenor (Don José)
JULIE FUCHS, Sopran (MicaĂ«la)‹LUCA PISARONI, Bariton (Escamillo)
ULIANA ALEXYUK, Sopran (Frasquita)
SINÉAD O’KELLY, Mezzosopran (MercĂ©dĂšs)
MANUEL WALSER, Tenor (Le DancaĂŻre)
OMER KOBILJAK, Tenor (Le Remendado)
ALEXANDER KIECHLE, Bass (Zuniga)‹DEAN MURPHY, Bariton (Moralùs)
KINDERCHOR DES OPERNHAUS ZÜRICH
PHILHARMONISCHER CHOR BRNO / PETR FIALA, Einstudierung
ORCHESTER DER OPER ZÜRICH – PHILHARMONIA ZÜRICH
MARCO ARMILIATO, direction
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boutonreservationGSTAAD Menuhin Festival. BIZET : Carmen, le 24 aoĂ»t 2019. A 19h30, en version de concert (sous la tente de Gstaad) – RESERVEZ VOTRE PLACE

 

 

 

 

GSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 août 2019. VIVALDI II

bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewGSTAAD / SAANEN. Cecilia Bartoli, le 23 aoĂ»t 2019. VIVALDI II. La diva romaine revient Ă  ses premiers amours vivaldiennes
 Ce vendredi 23 aoĂ»t commence la derniĂšre sĂ©rie (magistrale) d’évĂ©nements musicaux au sein du Gstaad Menuhin Festival : Ă  19h30, nouveau programme dĂ©fendu par CECILIA BARTOLI (Ă©glise de Saanen). Les Saisons de Vivaldi dialoguent avec un choix d’airs d’opĂ©ras du PrĂȘtre Rosso…

Avec «Les Musiciens du Prince», que Cecilia Bartoli a crĂ©Ă© en 2016 avec Jean-Louis Grinda, directeur de l’OpĂ©ra de Monte-Carlo, la diva romaine explore de nouveaux sons, toujours au service de sa fougue et de sa passion exploratrice, qu’elle soit Baroque comme ici, ou romantique
 Bien sĂ»r il y est question de Vivaldi, un compositeur que la cantatrice dĂ©voilait avec une candeur gourmande et inspirĂ©e il y a 
 20 ans. A Saanen, ce 23 aoĂ»t, place donc aux airs d’opĂ©ras, et aussi Ă  l’inusable et atemporel sommet concertant au XVIIIĂš, Les Quatre Saisons, dĂ©jĂ  estimĂ© par JS Bach qui s’était procurĂ© la partition, avec celle des autres concertos pour violon du Pretre Rosso (500 piĂšces composĂ©es). Le premier recueil, L’Estro armonico op. 3, paraĂźt en 1711 Ă  Amsterdam, et fait immĂ©diatement sensation. Vivaldi est alors professeur de violon Ă  l’Ospedale della PietĂ , une institution vĂ©nitienne pour jeunes filles pauvres, orphelines ou abandonnĂ©es. Les Saisons appartiennent Ă  un recueil plus tardif, intitulĂ© Il Cimento dell’armonia e dell’invenzione – littĂ©ralement «le combat de l’harmonie (la raison) et de l’invention (l’imagination)» : comment l’inspiration furieuse dans le cas de Vivaldi peut-elle s’arranger des contraintes de l’écriture ? Harmonie et Invention
 ? Vivaldi rĂ©soud l’équation en sublimant les deux. Ni plus ni moins. Car il a tout : sensibilitĂ© du peintre, curieux des atmosphĂšres et justesse de l’écriture, Ă  la fois virtuose, dramatique, poĂ©tique

Cecilia Bartoli souligne le gĂ©nie du Vivaldi lyrique : lequel a Ă©crit pas moins de 40 ouvrages. Sans omettre la cinquantaine de cantates et sĂ©rĂ©nades, une centaine de sonates et plusieurs oratorios. Le Vivaldi compositeur d’opĂ©ras paraĂźt sur le tard, en 1713, annĂ©e de sa nomination comme imprĂ©sario (c’est Ă  dire «administrateur») du teatro Sant’Angelo ; en dĂ©coule 94 opĂ©ras, un nombre qu’il affirme avoir atteint comme crĂ©ateur pour la scĂšne. Depuis ses dĂ©buts, la prĂȘtresse vivaldienne Cecilia Bartoli chante la langue Ă©ruptive, rythmique, Ă©nergique d’un musicien qui sut embraser les cƓurs, ceux du public, grĂące au chant de ses divas et castrats
 Le programme reprend les airs de son dernier cd VIVALDI II, paru en, CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2018

LIRE notre critique du cd CECILIA BARTOLI / VIVALDI II :
https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/
bartoli-cecilia-cd-vivaldi-II-decca-concert-anniersary-30-decca-cecilia-bartoli-critique-cd-cd-reviewExtrait de la critique du cd VIVALDI II par Cecilia Bartoli :
 « La diva en 2018 prolonge les qualitĂ©s de 1999 : une sorte de souplesse surexpressive qui par la force des choses est devenue naturelle, tel un ruban vocal Ă  la fois martelĂ© et suave. Ainsi comme nous l’avions dĂ©jĂ  observĂ© dĂšs dĂ©but novembre (premiĂšres impressions du cd VIVALDI / BARTOLI 2018), la mezzo dĂ©ploie une belle diversitĂ© de nuances propres Ă  l’articulation et Ă  la caractĂ©risation de chaque : comme l’écrivait le 6 novembre 2018 notre rĂ©dacteur Lucas Irom : « D’emblĂ©e, en ouverture l’air agitĂ© du dĂ©but de ce programme proclame sans fioritures ni hĂ©sitation la furiĂ  assumĂ©e de la partition, – cordes fouettĂ©es comme une crĂȘme liquide et souple ; voix trĂšs incarnĂ©e et engagĂ©e, laquelle a certes perdu de son Ă©lasticitĂ© comparĂ©e Ă  1999, avec des aigus parfois courts, mais dont l’économie des moyens (intelligence expressive) et la gestion de la ligne expressive architecturent le premier air de Zanaida (Argippo : « Selento ancora il fulmine ») avec un brio franc, naturel, contrastĂ© et vivace, riche en vertiges et accents mordants dans la premiĂšre section ; alanguis et murmurĂ©s dans la centrale, exprimant jusqu’à la hargne voire la frĂ©nĂ©sie hallucinĂ©e de cet appel Ă  la vengeance. Plus loin, l’air de Caio d’Ottone in villa (1713 : un ouvrage traversĂ© par un souffle pastorale inĂ©dit) qui exprime la blessure d’un coeur trahi face Ă  la cruautĂ© de son aimĂ©e, est abordĂ© avec une infinie tendresse, aux lignes amples et fluides ; la couleur vocale d’une torpeur triste mais ardente est idĂ©alement soutenue, avec un Ă©clairage intĂ©rieur qui renseigne tout Ă  fait la douleur presque lacrymale du cƓur en souffrance. Qui a dit que Vivaldi n’était que virtuositĂ© mĂ©canique ? C’est un peintre du coeur humain parmi le splus inspirĂ©s
 autant que BACH ou Haendel. Cecilia Bartoli enflamme les esprits dans le registre cantabile, ici suivant les pas du castrat crĂ©ateur Bartolomeo Bartoli. » Par Lucas Irom (nov 2018)

https://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-cecilia-bartoli-vivaldi-ii-decca/

 

 

 

 

Infos pratiques :
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SAANEN, église, ven 23 août 2019, 19h30

 

 
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RESERVEZ VOTRE PLACE

CECILIA BARTOLI, mezzosopran

‹LES MUSICIENS DU PRINCE – MONACO
ANDRÉS GABETTA, Violon & Konzertmeister

 

 

 

 

Programme :
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Antonio Vivaldi (1678–1742)
Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der FrĂŒhling» – 1. Satz 4’

«Quell’augellin», Arie der Silvia aus der Oper «La Silvia» RV 734 5’
«Non ti lusinghi la crudeltade», Arie des Lucio aus der Oper «Tito Manilo» RV 738 8’
«Gelosia, tu giĂ  rendi l’alma mia», Arie des Caio aus der Oper «Ottone in villa» RV 729 4’

Violinkonzert E-Dur op. 8 Nr. 1 RV 269
«Der FrĂŒhling» – 3. Satz 4’

«VedrĂČ con mio diletto»,
Arie des Anastasio aus der Oper «Il Giustino» RV 717 5’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 1. Satz 5’

«Sol da te mio dolce amore»,
Arie des Ruggiero aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 8’

Violinkonzert g-Moll op. 8 Nr. 2 RV 315
«Der Sommer» – 2. & 3. Satz 5’

«Si lento ancora il fulmine»,
Arie der Zenaida aus der Oper «Argippo» RV 697 4’

«Zeffiretti che sussurrate»,
Arie der Ippolita‹aus der Oper «Ercole sul Termodonte» RV 710 9’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293‚«Der Herbst» – 1. Satz 5

«Ah fuggi rapido»,
Arie des Astolfo‹aus der Oper «Orlando furioso» RV 728 3’

Violinkonzert F-Dur op. 8 Nr. 3 RV 293
«Der Herbst» – 3. Satz 3’

«Gelido in ogni vena»,
Arie des Farnace‹aus der Oper «Farnace» RV 711 12’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 1. Satz 3’

«Se mai senti spirarti sul volto»,
Arie des Cesare‹aus der Oper «Catone in Utica» RV 705 10’

Violinkonzert f-Moll op. 8 Nr. 4 RV 297
«Der Winter» – 2. & 3. Satz 5’

COMPTE RENDU, festival. GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019. Les 25, 26 et 27 juillet 2019. « PARIS », Gabetta, Chamayou, Petibon


COMPTE RENDU, festival. GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019. Les 25, 26 et 27 juillet 2019. « PARIS », Gabetta, Chamayou, Petibon

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582Christoph MĂŒller, intendant gĂ©nĂ©ral du GSTAAD MENUHIN Festifal, d’édition en Ă©dition, ne cesse d’affirmer sa singularitĂ© estivale, a contrario d’autres festivals suisses et europĂ©ens dont la programmation demeure Ă©clectique mais confuse, souvent standardisĂ©e Ă  force d’artistes invitĂ©s au profil interchangeable. Rien de tel Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ© tant l’équation entre Nature et Musique s’avĂšre prĂ©servĂ©e, et mĂȘme sublimĂ©e. En choisissant (et fidĂ©lisant) Ă  prĂ©sent certains artistes de la scĂšne internationale, Christoph MĂŒller a su marquer son festival d’une forte identitĂ© artistique, que le geste singulier « d’ambassadeurs », tels Sol Gabetta, Jonas Kaufmann, Yuja Wang, – et cette annĂ©e Bertrand Chamayou, prĂ©sentĂ© en “artiste en rĂ©sidence”,  rend spĂ©cifique.

GSTAAD, UNE ARCADIE RETROUVÉE ENTRE NATURE ET MUSIQUE

Le festivalier qui vient Ă  Gstaad, ou rĂ©side dans les villages voisins de Schönried ou de Saanen (entre autres), retrouve ainsi le charme spĂ©cifique de programmes musicaux rares voire inĂ©dits, au sein d’églises souvent sĂ©culaires, Ă  la nef de bois tapissĂ©e, dont la rusticitĂ© et le caractĂšre champĂȘtre offrent une inusable sĂ©duction pastorale. Ailleurs on aime et se dĂ©lecte de musique baroque sur le motif (en VendĂ©e : voyez le festival de William Christie chaque mois d’aoĂ»t aussi, en ses jardins que le chef jardinier a totalement dessinĂ©s) ; ou d’opĂ©ras sur nature (allez Ă  Glyndebourne oĂč le spectateur triĂ© sur le volet peut pique-niquer sur un gazon des plus tendres, entre deux actes, pourvu que le bosquet soit confortable
). A Gstaad, s’ajoute le dĂ©cor, majestueux, onirique, des montagnes et sommets alpins d’une irrĂ©sistible solennitĂ©. Le rĂȘve d’une Arcadie alpine se prĂ©cise Ă  Gstaad.

GrĂące Ă  la diversitĂ© des formes musicales, le temps de notre (trop court) sĂ©jour : rĂ©cital de piano, musique de chambre, rĂ©cital lyrique
, le Gstaad Festival Menuhin sait rĂ©pondre Ă  tous les goĂ»ts. A l’offre Ă©largie rĂ©pond la beautĂ© des sites naturels prĂ©servĂ©s dans cet Ă©crin unique au monde, d’une Suisse verte et florissante. Entre chaque concert (le soir Ă  19h30), le festivalier marcheur peut se hisser jusqu’aux sommets grĂące aux remontĂ©es mĂ©caniques de Wispile, Rellerli ou de Wasserngrat. Il y contemple le vertige qu’offre la vision panoramique des vallĂ©es tranquilles, dignes des meilleurs compositions d’un Caspar Friedrich. Gstaad chaque Ă©tĂ© s’adresse au mĂ©lomane exigeant comme au randonneur Ă©pris de tourisme vert. Les 3 concerts des 25, 26 et 27 juillet auxquels nous avons assistĂ©, n’ont pas manquĂ© de confirmer la forte attractivitĂ© du Gstaad Menuhin Festival (63Ăšme Ă©dition Ă  l’étĂ© 2019).

 

 

 

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Bertrand CHAMAYOU, Sol GABETTA, Christoph MÜLLER
(© Raphaël Faux / GSTAAD MENUHIN Festival 2019)

 

 

 

 

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Musique de chambre, rĂ©cital de piano, concert lyrique…

3 concerts exceptionnels au GSTAAD Menuhin Festival 2019

 

 

 

 

 

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CHAMBRISME à la française

Jeudi 25 juillet 2019. Le thĂšme de cette annĂ©e cĂ©lĂšbre PARIS Ă  travers les compositeurs qui ont marquĂ© le paysage hexagonal comme l’histoire de la musique tout court. Ce sont aussi des interprĂštes que la sensibilitĂ© et le sens des couleurs comme de la transparence – qualitĂ©s essentiellement parisiennes et françaises, destinent prĂ©cisĂ©ment au sujet gĂ©nĂ©rique : ainsi, le pianiste toulousain Bertrand Chamayou (nĂ© en 1981, Ă©lĂšve de Jean-François Heisser) affirme une maturitĂ© Ă  la fois, rayonnante et rĂ©servĂ©e au service de programmes multiples (5 annoncĂ©s pour cette Ă©dition 2019) qui en font « l’artiste en rĂ©sidence » de ce cru. Dans l’église mythique de Saanen, lĂ  mĂȘme oĂč a jouĂ© le fondateur Yehudi Menuhin dĂšs 1957 (pour les dĂ©buts du Festival suisse), le Français partage la scĂšne avec la violoncelliste Sol Gabetta, autre ambassadrice de charme, chaque Ă©tĂ© Ă  Gstaad : les deux artistes se connaissent depuis de trĂšs longues annĂ©es ; depuis l’adolescence, ils jouent trĂšs souvent ensemble ; mais ce soir, c’est la premiĂšre fois qu’ils opĂšrent de concert Ă  Saanen.
DĂšs la Sonate de Debussy (1916), claire rĂ©vĂ©rence Ă  l’esprit de Rameau et de Watteau, la complicitĂ© des deux interprĂštes rayonnent d’une mĂȘme ardeur, souvent plus mesurĂ©e et mieux ciselĂ©e chez Sol Gabetta dont on ne cesse de se dĂ©lecter de la grĂące intĂ©rieure et du caractĂšre d’urgence enflammĂ©e ; l’épure, le sens de la fulgurance, comme le picaresque de la SĂ©rĂ©nade (habanera avec effet de mandoline) fourmille d’éclats Ă  la façon des Français baroques (on pense davantage Ă  Couperin qu’à Rameau, dans cette alliance ineffable entre langueur mĂ©lancolique et panache ironique). Puis, la libĂ©ration (cadence du 3Ăš et dernier mouvement) est rĂ©servĂ©e au violoncelle, lĂ  encore d’une fiertĂ© latine (espagnole, proche d’IbĂ©ria) que la violoncelliste illumine avec cette tendresse fluide et intĂ©rieure qui est sa marque. Aux cordes rubanĂ©es, d’une exquise langueur chantante rĂ©pond parfois un piano trop dur auquel Ă©chappe Ă  notre avis, le ton de saturnisme lunaire et nostalgique du Pierrot que Debussy avait imaginĂ© en second plan.
La rĂ©vĂ©lation de la soirĂ©e demeure la Sonate de Poulenc, aussi flamboyante (et parfois bavarde) qu’oubliĂ©e depuis sa crĂ©ation en 1949. Poulenc se rapproche du cercle de Debussy et Ravel car il apprit le piano avec Ricardo Viñes, – immense interprĂšte des deux ainĂ©s de Poulenc. En 4 mouvements, chacun trĂšs caractĂ©risĂ© et riche en contrastes, la FP 143 collectionne rythmes et atmosphĂšres mais sait aussi plonger dans la tendresse qui berce en une gravitĂ© saisissante (Cavatine). Agile et volubile, inspirĂ© et complice, le duo Gabetta / Chamayou convainc du dĂ©but Ă  la fin par ses allers retours percutants, dessinĂ©s, d’une nervositĂ© affectueuse.
Dernier volet de ce triptyque chambriste Ă  Saanen, la Sonate pour violoncelle de Chopin (1848) Ă©crite pour le virtuose et ami lillois Auguste-Joseph Franchomme. DerniĂšre des quatre Sonates, la Sonate opus 65 Ă©tonne par la fusion trĂšs rĂ©ussie entre les deux instruments, un accord qui retrouve l’entente de la Sonate de Debussy : s’y affirme ce goĂ»t de l’équilibre formel (peut-ĂȘtre inspirĂ© par le traitĂ© de Cherubini que le dernier Chopin lit et relit comme pour mieux structurer ses derniĂšres Ɠuvres
 surtout celles non strictement pianistiques). Le sens du phrasĂ© propre Ă  Sol Gabetta facilite l’élucidation du rubato chopinien que beaucoup de ses confrĂšres et consƓurs ne maĂźtrisent pas avec autant d’évidence : comme souvent dans son jeu intĂ©riorisĂ©, le chant du violoncelle semble surgir de l’ombre, portĂ©, incarnĂ© par une Ă©nergie viscĂ©rale, organique. On y remarque en particulier la valse languissante du trio dans le Scherzo ; surtout l’entrain et la vivacitĂ© du Finale oĂč rayonne l’entente idĂ©ale des deux artistes. On aime Ă  Gstaad le dĂ©fi des duos de musiciens : ce soir, l’intelligence en partage et le sens d’une mĂȘme musicalitĂ© expressive font la valeur de ce programme. L’esprit de Paris s’est incarnĂ© dans l’élĂ©gance et la profondeur, grĂące Ă  deux interprĂštes heureux de jouer ensemble.

 

 

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BERTRAND CHAMAYOU, alchimiste ravélien
Le lendemain, autre programme, autre lieu, mais les festivaliers retrouvent Bertrand Chamayou pour son rĂ©cital en soliste, vendredi 26 juillet, dans la petite Ă©glise de Rougemont, dont le volume de la nef est couronnĂ© par la figure d’un sublime Christ sur la croix dont le dessin est du dĂ©but XVIIĂš. Le programme est ambitieux et s’ouvre d’abord par Schumann. A l’écoute de Carnaval principalement, la schizophrĂ©nie double de Robert le romantique, alternativement Florestan et Eusebius nous paraĂźt dĂ©pourvue de nuances troubles, trop marquĂ©e, trop sĂšchement assĂ©nĂ©e. Dommage. Par contre, aprĂšs la pause, un tout autre univers nous est rĂ©vĂ©lĂ© sous les doigts plus naturels et comme frappĂ©s d’évidence du pianiste français : les 5 joyaux de « Miroirs » de Ravel (1906) Ă©blouissent par leur justesse, un flux organiquement captivant, des nuances infinies qui ciselĂ©es dans la rĂ©sonance et les couleurs, miroitent : ils nous invitent au grand banquet des scintillements ravĂ©liens.

 

 

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Aucun doute, Bertrand Chamayou se montre immense poĂšte, alchimiste Ă©vocateur, Ă  la fois passeur des sortilĂšges et grand ambassadeur du sorcier Ravel. On y perce le secret d’épisodes suspendus et picturaux dont le gĂ©nie de la ligne et des impulsions esquissĂ©es, compose pourtant une cathĂ©drale harmoniquement subtile et onirique, aux caractĂšres et accents fermes et nets, Ă  couper le souffle. Le jeu est solide et il respire. Le sĂ©rieux, la probitĂ© voire le scrupule du pianiste en comprennent et les Ă©quilibres millimĂ©trĂ©s et la brillance Ă©vanescente. En surgit un Ravel Ă  la fois cĂ©rĂ©bral et sensuel dont l’esprit des couleurs vibre, s’exalte, ambitionne un nouveau monde ; quand l’élan et l’audace des harmonies toujours imprĂ©visibles font imploser l’assise et l’architecture. On connaĂźt les deux fragments que Ravel orchestra par la suite : Une barque sur l’ocĂ©an et Alborada del Gracioso (Aubade du bouffon).
Ecouter ce soir Ă  Rougemont, l’intĂ©gralitĂ© du cycle des 5 piĂšces relĂšve d’une expĂ©rience singuliĂšre oĂč le compositeur semble rĂ©inventer tout le langage musical pour piano. On s’y berce de sonoritĂ©s Ă  la fois enveloppantes et Ă©cumantes, enivrĂ©s par un pur esprit expĂ©rimental. La libertĂ© harmonique sous les doigts flexibles, facĂ©tieux, enchanteurs du pianiste, saisit immĂ©diatement : on y perçoit un Ravel, grand prĂȘtre des images et illusions, peintre des modernitĂ©s et du futur qui ose plus loin que Debussy. Ses Miroirs dĂ©voilent le son de l’invisible et de l’inconnu, selon la conception d’un aigle agile et visionnaire, libĂ©rĂ© de toute entrave, et narrative et stylistique. « Noctuelles » expriment l’envol des papillons noctambules, leur lĂ©gĂšretĂ© dĂ©sirante ; « Oiseaux tristes » (dĂ©diĂ© au crĂ©ateur Riccardo Viñes), touche au cƓur de la magie animaliĂšre qui inspire et rĂ©vĂšle un Ravel ornithologue : Bertrand Chamayou sublime le chant solitaire d‘oiseaux dĂ©sespĂ©rĂ©s saisis par la chaleur de l’étĂ© (quoi de plus actuel au moment oĂč une canicule terrifiante s’abat sur l’Europe?) : c’est la plus courte piĂšce
 et la plus bouleversante.
Les couleurs d’ « Une barque sur l’ocĂ©an
 » (dĂ©diĂ© au peintre Paul Sordes du groupe des Apaches) envoĂ»tent par leurs balancements marins, Ă©perdus, suspendus, enivrants. « L’Aubade du bouffon » (/Alborada del Gracioso) semble citer Chabrier, modĂšle pour Ravel et premier compositeur Ă  ouvrir dans les champs français, la grande perspective des rythmes hispaniques : le nerf et le sens du dessin leur confĂšrent ici, sous les doigts magiciens de Bertrand Chamayou, une carrure et un allant, phĂ©nomĂ©naux. Enfin, « La vallĂ©e des cloches » dĂ©ploie cette sensualitĂ© ondulante, serpent harmonique qui sĂ©duit, tout en fermetĂ© onirique et qui au final, fait imploser la forme. Conception et geste fusionnent : ils Ă©clairent combien le sens de la musique ravĂ©lienne est pictural, synthĂšse inouĂŻe du Monet coloriste et du Picasso, concepteur rĂ©formateur. La sĂ©quence relĂšve du prodige et confirme dĂ©finitivement l’adĂ©quation comme les affinitĂ©s de Bertrand Chamayou avec l’auteur de Gaspard de la nuit. Les effets de miroir se poursuivent prĂ©cisant d’autres filiations que l’on ne soupçonnait guĂšre : aux cloches ravĂ©liennes rĂ©pondent celles (pourtant plus tardives) d’un Saint-SaĂ«ns, lui aussi soucieux de couleurs comme de rĂ©sonances (« Les cloches de Las Palmas »). Voici donc l’auteur de Samson et Dalila mis au parfum de l’innovation
 en bis de ce rĂ©cital saisissant, la rare toccata du Tombeau de Couperin, ultime offrande ravĂ©lienne oĂč l’espace et le temps deviennent couleurs et mouvements. RĂ©cital mĂ©morable.
 

 

 

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MOZART INCANDESCENT
Le lendemain (samedi 27 juillet 2019) retour dans l’église de Saanen. Lever de rideau des plus engageants, l’ouverture des Nozze di Figaro trĂ©pigne et fait claquer les tutti, – l’orchestre sur instruments d’époque La Cetra ne manque pas de nervositĂ© ; c’est une prĂ©paration idĂ©ale et trĂšs dramatique pour l’apparition de la diva française Patricia Petibon dont la silhouette relĂšve d’une pythie hallucinĂ©e, sorte d’extraterrestre de passage, engagĂ©e dans un chant surexpressif, Ă  la gestuelle volontaire.

 

 

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La chanteuse a du chien et du tempĂ©rament. Par respect du public et de la musique, elle leur donne tout. Fabuleuse crĂ©ature dĂ©lirante plutĂŽt que cocotte statique, la cantatrice a construit un programme majoritairement mozartien qui va crescendo, depuis la langueur tendre et inquiĂšte de Barbarina (des Nozze justement), Ă  la solitude mĂ©lancolique de la Comptesse (Porgi amor : victime impuissante des dĂ©sillusions amoureuses). Puis c’est l’écriture parisienne du dernier Gluck en France (Paride ed Elena) dont on savoure l’esprit pastoral, la tendresse simple dont s’est tant dĂ©lectĂ© Rousseau.
La seconde partie affirme l’impĂ©tuositĂ© des instrumentistes, leur qualitĂ© roborative sous la direction parfois mĂ©canisĂ©e, un peu sĂšche et roide du chef en manque de nuances (symphonie VB 142 de Joseph Martin Kraus). Enfin, chauffĂ©e et prĂȘte Ă  en dĂ©coudre dans cette arĂšne nĂ©oclassique, pleine de furie comme d’élans vengeurs, « Sturm und drang » (tempĂȘte et passion), Patricia Petibon finit le portrait lyrique qu’elle avait amorcĂ© en premiĂšre partie : sa Giunia (Lucio Silla, premier seria d’une ardeur inĂ©dite alors) n’est que frĂ©missement et invocation sincĂšre ; l’imprĂ©cation d’Alceste « DivinitĂ©s du Styx » s’impose par sa noblesse et sa dĂ©sespĂ©rance ample.

 

 

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Mais l’acmĂ© de ce rĂ©cital qui cĂ©lĂšbre le style tragique et pathĂ©tique Ă  Paris propre aux annĂ©es 1770 et 1780, demeure Idomeneo, autre seria majeur de Mozart, en sa somptueuse parure orchestrale (l’ouverture majestueuse et impĂ©tueuse, mieux rĂ©ussie par La Cetra) : paraĂźt Elettra, victime haineuse et rageuse que son impuissance lĂ  encore rend inconsolable et persiflante, au bord de la folie : cette Électre de Mozart prolonge, en conclusion de tout l’opĂ©ra, la sĂ©rie des magiciennes baroques (les MĂ©dĂ©e, Alcina et Armide), pourtant solitaires et finalement dĂ©munies ; le chant se fait au delĂ  de l’invocation terrifiante (digne d’une Gorgone car elle Ă©voque la morsure des serpents), expression troublante d’une dĂ©pression personnelle : la furie est un ĂȘtre dĂ©truit. Formidable actrice au chant servant le texte, Patricia Petibon Ă©claire ce qui Ă  Paris Ă  la veille de la RĂ©volution, – comme ce soir Ă  Saanen, a troublĂ© le public : l’expression du tragique dĂ©sespĂ©rĂ©. PrĂ©sence et incarnation, irrĂ©sistibles.

 

 

 

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COMPTE-RENDU, festivals. GSTAAD MENUHIN Festival, les 25, 26 et 27 juillet 2019. «  PARIS » : Debussy, Poulenc, Chopin / RAVEL, Saint-SaĂ«ns / Mozart, Gluck
 Sol Gabetta (violoncelle), Bertrand Chamayou (piano), Patricia Petibon (soprano). La Cetra (Karel Valter, direction). / Illustrations : © RaphaĂ«l Faux /   gstaadphotography.com / GSTAAD MENUHIN Festival 2019

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A VENIR... Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL se dĂ©roule en Suisse (Saanenland) jusqu’au 6 septembre prochain. Parmi les nombreux Ă©vĂ©nements musicaux annoncĂ©s, voici nos 10 coups de coeur Ă  ne pas manquer :

 

 

1
Samedi 3 août 2019
19h30, Eglise de Saanen
Musique de chambre
La Truite – Semaine française IV
Ibragimova, Power, Gabetta & Chamayou
Alina Ibragimova, violon
Charlotte Saluste-Bridoux, violon
Lawrence Power, alto
Sol Gabetta, violoncelle
Yann Dubost, contrebasse
Bertrand Chamayou, piano
Artist in Residence 2019

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/musique-de-chambre-03-08-19-2

 

 

2
Dimanche 11 août 2019
18h00, Eglise de Saanen
Concert orchestral
80 ans de Bartók à Gstaad – Bartók et la Suisse I
Bertrand Chamayou & Kammerorchester Basel
Bertrand Chamayou, piano
Artist in Residence 2019
Kammerorchester Basel

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-concert-orchestral-11-08-19

 

 

3
Jeudi 15 août 2019
17h30, Tente du Festival de Gstaad
L’Heure Bleue
Gstaad Conducting Academy – Concert de clîture III
Gstaad Festival Orchestra
Etudiants de la Gstaad Conducting Academy

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/l-heure-bleue15-08-19

 

 

4
Samedi 17 août 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
PathĂ©tique – Manfred Honeck & Seong-Jin Cho
Gstaad Festival Orchestra II
Seong-Jin Cho, piano
Gstaad Festival Orchestra
Manfred Honeck, direction

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-17-08-19

 

 

5
Vendredi 23 août 2019
19h30, Eglise de Saanen
GALA Concert orchestral
Cecilia Bartoli, mezzo-soprano
Vivaldi : airs d’opĂ©ras & concertos
Les Musiciens du Prince – Monaco
Andrés Gabetta, Violine & Konzertmeister

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/gala-concert-orchestral-23-08-19

 

 

6
Samedi 24 août 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Opéra version de concert
Carmen
Gaëlle Arquez, mezzo-soprano (Carmen)
Marcelo Alvarez, ténor (Don José)
Julie Fuchs, soprano (Micaëla)
Luca Pisaroni, baryton (Escamillo)
Uliana Alexyuk, soprano (Frasquita)
SinĂ©ad O’Kelly, mezzo-soprano (MercĂ©dĂšs)
Manuel Walser, baryton (Le DancaĂŻre)
Omer Kobiljak, ténor (Le Remendado)
Alexander Kiechle, basse (Zuniga)
Dean Murphy, baryton (MoralĂšs)
ChƓur philharmonique de Brno
Orchestre de l’OpĂ©ra de Zurich – Philharmonia Zurich
Marco Armiliato, direction

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/opera-concertant-24-08-19

 

 

7
Vendredi 30 août 2019
19h30, Eglise de Saanen
Musique de chambre
Capriccioso – Daniel Lozakovich
Daniel Lozakovich, violon
Sergei Babayan, piano

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/musique-de-chambre-30-08-19

 

 

8
Samedi 31 août 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
Symphonie fantastique
Mikko Franck & Gautier Capuçon
Gautier Capuçon, violoncelle
Orchestre philharmonique de Radio-France (Paris)
Mikko Franck, direction
Symphonie Fantastique de Berlioz / Concertopour violoncelle n°1 de Saint-Saëns

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-31-08-19

 

 

9
Dimanche 1er septembre 2019
18h, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
De Wagner à Ravel – Classique France-Allemagne
Klaus Florian Vogt & Gergely Madaras
Klaus Florian Vogt, ténor
Airs de Parsifal, Lohengrin (Wagner) / Boléro de Ravel
Orchestre National de Lyon
Gergely Madaras, direction

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-01-09-19

 

 

10
Vendredi 6 septembre 2019
19h30, Tente du Festival de Gstaad
Concert symphonique
«Rach 3»
Myung-Whun Chung & Yuja Wang
Yuja Wang, piano
Staatskapelle Dresden
Myung-Whun Chung, direction

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/concerts-2019/concert-symphonique-06-09-19

 

 

 

 

TOUTES LES INFOS ET LES MODALITES DE RESERVATIONS
sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr

 

 

 

 

GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & academy 2019 : 18 juil – 6 sept 2019 : une Ă©dition en OR

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582MENUHIN GSTAAD Festival 2019 (Suisse), LOCATION OUVERTE. Le premier festival musical estival en Suisse (Ă  Saanen et Ă  Gstaad lĂ  mĂȘme oĂč Yehudi Menuhin avait repĂ©rĂ© des lieux propices Ă  la musique et aux concerts) ouvre sa billetterie : il est enfin possible de rĂ©server ses places, ce pour tous les concerts de l’édition 2019 : une foison de programmes servis par les meilleurs artistes et interprĂštes de la scĂšne actuelle : chefs, pianistes, chanteurs, orchestres
 Le 63Ăš festival Menuhin allie comme Ă  son habitude l’excellence et aussi l’audace, sans omettre aux cĂŽtĂ©s de l’équilibre de ses propositions, la sensibilisation du classique Ă  tous les publics.

PARIS, JE T’AIME !! Le programme dĂ©taillĂ© de l’ensemble des concerts du 63e Gstaad Menuhin Festival est dĂ©sormais en ligne : assurez-vous les meilleurs places en rĂ©servant directement sur le site du Menuhin Gstaad Festival 2019, ou par tĂ©lĂ©phone au 033 748 81 82.
Du 18 juillet au 6 septembre 2019 : 60 CONCERTS Ă  l’affiche pendant presque 2 mois. Les concerts ont lieu dans les Ă©glises du canton (Ă©crins intimistes du Saanenland), ou sous la tente Ă  Gstaad,  ample vaisseau rĂ©servĂ© aux grandes cĂ©lĂ©brations symphoniques, opĂ©ratiques, Ă©vĂ©nementielles
 Il y a pour tous les goĂ»ts Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ©.

 

 

 

le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019 fĂȘte PARIS !

 

 

 

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GSTAAD MENUHIN Festival 2018

 

 

 

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gstaad-menuhin-festival-2019-paris-gd-format-artistes-petibon-say-gabetta-annonce-location-par-classiquenewsMOISSON DE TEMPERAMENTS… Cette annĂ©e le Festival suisse fĂȘte PARIS, son thĂšme fĂ©dĂ©rateur. De nombreux artistes français sont prĂ©sents mais pas seulement :
L’Ă©glise de Saanen accueille cette annĂ©e HervĂ© Niquet et son Concert Spirituel dans le «Te Deum» de Charpentier (20.7), Sol Gabetta dans le 2e Concerto de Saint-SaĂ«ns (21.7), Patricia Petibon dans des airs de Mozart et de Gluck (27.7), l’organiste de Notre-Dame de Paris Olivier Latry (28.7), le trompettiste GĂĄbor Boldoczki (29.7), Andreas Ottensamer et Yuja Wang en duo (31.7), Fazil Say dans le «Clair de lune» de Debussy (2.8), Ute Lemper dans des chansons françaises et de cabaret (10.8), Bertrand Chamayou dans le 23e Concerto de Mozart (11.8), Cecilia Bartoli (23.8) ou encore Hilary Hahn dans les deux concertos pour violon de Bach avec la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (29.8). On pourra entendre sinon David Guerrier Ă  ChĂąteau-d’ƒx (22.7), Nuria Rial (5.8), Isabelle Faust (9.8), L’Arpeggiata (15.8) et Maurice Steger (4.9) Ă  Zweisimmen, l’Ensemble Janoska et BirĂ©li LagrĂšne (8.8), Christophe Rousset (20.8) et Francesco Piemontesi (26.8) Ă  Rougemont, le Quatuor Chiaroscuro (23.7) et Christian Bezuidenhout (27.8) Ă  Lauenen. Quelques-uns parmi les plus de 60 concerts proposĂ©s en 2019


 

 

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FOCUS GRANDES FORMATIONS :Vous prĂ©fĂ©rez les grands effectifs? RĂ©servez aussi vos soirĂ©es sous la Tente de Gstaad avec Seong-Jin Cho et Manfred Honeck dans «L’Empereur» de Beethoven et la «PathĂ©tique» de TchaĂŻkovski (17.8), «Carmen» en version de concert (24.8), Vilde Frang dans Bruch (25.8), Gautier Capuçon et Mikko Franck dans Haydn et la «Symphonie fantastique» de Berlioz (31.8), Klaus Florian Vogt dans Wagner (1.9), Yuja Wang et Myung-Whun Chung dans le 3e Concerto de Rachmaninov (6.9), qui sont en vente depuis le 20 dĂ©cembre dĂ©jĂ !

 

 

 

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Depuis 2 ans, le GSTAAD Menuhin Festival enrichit son offre numĂ©rique proposant Ă  la relecture et au visionnage permanent, de nombreux contenus vidĂ©os, au sein de son offre « GSTAAD DIGITAL FESTIVAL » – Actuellement, reportage sur l’un des laurĂ©ats de l’AcadĂ©mie de direction d’orchestre, organisĂ©e chaque Ă©tĂ© sous la tente / le jeune maestro Joseph Bastian, laurĂ©at du Neeme JĂ€rvi 2016 explique le fonctionnement de la «Gstaad Conducting Academy»

 

 

 

 

 

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RESERVEZ VOS PLACES

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directement sur le site du 63Ăš MENUHIN GSTAAD FESTIVAL :

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/edition-2019

 

 

 

 

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et aussi les concerts symphoniques spectaculaires
sous la tente de Gstaad

TEASER video. GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2019 – 18 juil – 6 sept 2019 : a PARIS celebration

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : « PARIS » , 18 juil – 6 sept 2019. A l’étĂ© 2019, le Festival Yehudi Menuhin Ă  Gstaad (Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy) en Suisse (Saanenland) cĂ©lĂšbre la magie romantique et culturelle de la ville lumiĂšre, PARIS. Quel beau symbole qui souligne la prĂ©Ă©minence d’une fascination partagĂ©e sur toute la planĂšte qui se cristallise ainsi cet Ă©tĂ©, dans les villages au charme rustique et campagnard du Festival suisse. Parmi les artistes invitĂ©s Ă  Gstaad : Yuja Wang, Ute Lemper, Bertrand Chamayou, Gautier Capuçon, Hilary Hahn et Manfred Honeck

GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : « PARIS » , 18 juil – 6 sept 2019 – TEASER VIDEO © studio CLASSIQUENEWS.Tv 2019

MENUHIN GSTAAD Festival 2019 (Suisse) : La location est ouverte.

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582MENUHIN GSTAAD Festival 2019 (Suisse), LOCATION OUVERTE. Le premier festival musical estival en Suisse (Ă  Saanen et Ă  Gstaad lĂ  mĂȘme oĂč Yehudi Menuhin avait repĂ©rĂ© des lieux propices Ă  la musique et aux concerts) ouvre sa billetterie : il est enfin possible de rĂ©server ses places, ce pour tous les concerts de l’édition 2019 : une foison de programmes servis par les meilleurs artistes et interprĂštes de la scĂšne actuelle : chefs, pianistes, chanteurs, orchestres
 Le 63Ăš festival Menuhin allie comme Ă  son habitude l’excellence et aussi l’audace, sans omettre aux cĂŽtĂ©s de l’équilibre de ses propositions, la sensibilisation du classique Ă  tous les publics.

Le programme dĂ©taillĂ© de l’ensemble des concerts du 63e Gstaad Menuhin Festival est dĂ©sormais en ligne : assurez-vous les meilleurs places en rĂ©servant directement sur le site du Menuhin Gstaad Festival 2019, ou par tĂ©lĂ©phone au 033 748 81 82.
Du 18 juillet au 6 septembre 2019 : 60 CONCERTS Ă  l’affiche pendant presque 2 mois. Les concerts ont lieu dans les Ă©glises du canton (Ă©crins intimistes du Saanenland), ou sous la tente Ă  Gstaad,  ample vaisseau rĂ©servĂ© aux grandes cĂ©lĂ©brations symphoniques, opĂ©ratiques, Ă©vĂ©nementielles
 Il y a pour tous les goĂ»ts Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ©.

 

 

 

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GSTAAD MENUHIN Festival 2018

 

 

 

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gstaad-menuhin-festival-2019-paris-gd-format-artistes-petibon-say-gabetta-annonce-location-par-classiquenewsMOISSON DE TEMPERAMENTS… Cette annĂ©e le Festival suisse fĂȘte PARIS, son thĂšme fĂ©dĂ©rateur. De nombreux artistes français sont prĂ©sents mais pas seulement :
L’Ă©glise de Saanen accueille cette annĂ©e HervĂ© Niquet et son Concert Spirituel dans le «Te Deum» de Charpentier (20.7), Sol Gabetta dans le 2e Concerto de Saint-SaĂ«ns (21.7), Patricia Petibon dans des airs de Mozart et de Gluck (27.7), l’organiste de Notre-Dame de Paris Olivier Latry (28.7), le trompettiste GĂĄbor Boldoczki (29.7), Andreas Ottensamer et Yuja Wang en duo (31.7), Fazil Say dans le «Clair de lune» de Debussy (2.8), Ute Lemper dans des chansons françaises et de cabaret (10.8), Bertrand Chamayou dans le 23e Concerto de Mozart (11.8), Cecilia Bartoli (23.8) ou encore Hilary Hahn dans les deux concertos pour violon de Bach avec la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (29.8). On pourra entendre sinon David Guerrier Ă  ChĂąteau-d’ƒx (22.7), Nuria Rial (5.8), Isabelle Faust (9.8), L’Arpeggiata (15.8) et Maurice Steger (4.9) Ă  Zweisimmen, l’Ensemble Janoska et BirĂ©li LagrĂšne (8.8), Christophe Rousset (20.8) et Francesco Piemontesi (26.8) Ă  Rougemont, le Quatuor Chiaroscuro (23.7) et Christian Bezuidenhout (27.8) Ă  Lauenen. Quelques-uns parmi les plus de 60 concerts proposĂ©s en 2019


 

 

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FOCUS GRANDES FORMATIONS :Vous prĂ©fĂ©rez les grands effectifs? RĂ©servez aussi vos soirĂ©es sous la Tente de Gstaad avec Seong-Jin Cho et Manfred Honeck dans «L’Empereur» de Beethoven et la «PathĂ©tique» de TchaĂŻkovski (17.8), «Carmen» en version de concert (24.8), Vilde Frang dans Bruch (25.8), Gautier Capuçon et Mikko Franck dans Haydn et la «Symphonie fantastique» de Berlioz (31.8), Klaus Florian Vogt dans Wagner (1.9), Yuja Wang et Myung-Whun Chung dans le 3e Concerto de Rachmaninov (6.9), qui sont en vente depuis le 20 dĂ©cembre dĂ©jĂ !

 

 

 

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Depuis 2 ans, le Menuhin GSTAAD Festival enrichit son offre numĂ©rique proposant Ă  la relecture et au visionnage permanent, de nombreux contenus vidĂ©os, au sein de son offre « GSTAAD DIGITAL FESTIVAL » – Actuellement, reportage sur l’un des laurĂ©ats de l’AcadĂ©mie de direction d’orchestre, organisĂ©e chaque Ă©tĂ© sous la tente / le jeune maestro Joseph Bastian, laurĂ©at du Neeme JĂ€rvi 2016 explique le fonctionnement de la «Gstaad Conducting Academy»

 

 

 

 

 

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RESERVEZ VOS PLACES

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directement sur le site du 63Ăš MENUHIN GSTAAD FESTIVAL :

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/edition-2019

 

 

 

 

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COMPTE-RENDUS, concerts. GSTAAD, New Year Music Festival, les 4 & 5 janv 2019. JS BACH: N Stutzmann, A Kapelis.

Compte-rendu, concerts. New Year Gstaad Festival, Eglises de Rougemont et Lauenen, les 4 & 5 janvier 2019. Nathalie Stutzmann, Leon Kosavic et l’Ensemble Orfeo 55 (Rougemont), puis Aleksandros Kapelis et les Barock Solisten du Berliner Philharmoniker (Lauenen) dans des Ɠuvres de J. S. Bach. La musique classique Ă  Gstaad, ce n’est pas seulement le cĂ©lĂšbre Menuhin Festival en pĂ©riode estivale et les Sommets Musicaux fin janvier, c’est aussi le Gstaad New Year Music Festival, manifestation fondĂ©e et inlassablement dĂ©fendue par la Princesse Caroline Murat, une des arriĂšre-petites-niĂšces de NapolĂ©on 1er, installĂ©e dans la cĂ©lĂšbre station alpine, pianiste renommĂ©e, mais Ă©galement co-fondatrice des non moins fameux Festival de Verbier et Sommets Musicaux susnommĂ©s. Chaque annĂ©e, depuis treize ans maintenant, la Princesse mĂ©lomane invite les grands noms de la musique classique et du chant lyrique, cette nouvelle Ă©dition n’Ă©chappant pas Ă  la rĂšgle avec des artistes de grande renommĂ©e tels que Paul Gulda, Nino Machaidze, Michel Dalberto, Edwin Crossley-Mercer, ou encore la cĂ©lĂšbre alto française Nathalie Stutzmann que nous avons pu entendre, ce 4 janvier 2019, – aux cĂŽtĂ©s du magnifique baryton-basse croate Leon Kosavic et dans un programme d’arias extraites de Cantates du Cantor de Leipzig – dans la ravissante Ă©glise de Rougemont (Ă  l’instar du Festival Menuhin et des Sommets Musicaux, les concerts ont lieu essentiellement dans les diverses petites Ă©glises du Saanenland).

stutzmann nathalie schubert lieder IMG_0389-Nathalie-RT-Warmer_(c)_Simon_Fowler-480NommĂ©e “ Chevalier de l’Ordre de la LĂ©gion d’Honneur “ quelques jours plus tĂŽt, Nathalie Stutzmann est venue avec l’ensemble (baroque) qu’elle a fondĂ© il y a maintenant 10 ans, l’excellent Orfeo 55, et l’on devra d’abord saluer la cohĂ©rence et la pertinence d’un programme tout en nuances, qui permet de faire goĂ»ter Ă  l’audience les diffĂ©rentes facettes du gĂ©nie de Bach. Pour mettre en valeur sa phalange, et faire apprĂ©cier au public trĂšs chic et international de Gstaad sa grande qualitĂ© artistique, c’est par la Sinfonia de la Cantate BWV 42 que dĂ©bute la soirĂ©e. Et si l’intĂ©rioritĂ© et la spiritualitĂ© de Bach sont bien entendu au rendez-vous, la sensualitĂ© de sa musique est Ă©galement mise ici en avant. Ainsi, aprĂšs le touchant et mĂ©lancolique « VergnĂŒte ruh » (BWV 170), c’est l’air « Getrost ! » – extrait de la Cantate BWV 133 – qu’elle dĂ©livre, avec des vocalises aussi ardues Ă  exĂ©cuter que jubilatoires Ă  Ă©couter.
KOSAVIC LEON BARYTON portrait concert par classiquenews gstaad 2019 3.jpg__300x300_q90_crop_subsampling-2_upscaleSon collĂšgue masculin, -Leon Kosavic, prend ensuite le relais avec les arie « Ich will den Kreuzstab gerne tragen » (BWV 56) et « Jesus ist ein Schild » (BWV 56). Le jeune chanteur, que nous avions dĂ©couvert dans Les Noces de Figaro Ă  LiĂšge, la saison derniĂšre, possĂšde toutes les qualitĂ©s requises pour rendre justice Ă  cette page. Son baryton souple et flexible le destine tout naturellement aux airs de bravoure dont les redoutables vocalises ne lui posent aucune difficultĂ©, ni en prĂ©cision ni en justesse. Le velours du timbre en fait Ă©galement l’interprĂšte idĂ©al des pages plus contemplatives, soutenues par un legato de miel. S’il n’existe pas de duo Ă©crit par Bach pour leur typologie de voix respective, les compĂšres ont contournĂ© le problĂšme grĂące Ă  l’air extrait du fameux Actus Tragicus « In deine HĂ€nde » (BWV 106) dans lequel un alto et un baryton interviennent bel et bien, mais chacun Ă  leur tour.
La soirĂ©e se termine par le cĂ©lĂ©brissime « Ich habe genug » (BWV 82), que se rĂ©serve Nathalie Stutzmann, et dont elle fait un moment hautement spirituel. L’alto incarne au plus profond le personnage de SimĂ©on qui peut mourir en paix aprĂšs avoir rencontrĂ© un Messie qu’il avait attendu sa vie durant. Avec la dĂ©licatesse et la douceur du hautbois solo de l’ensemble, telle une prĂ©sence sĂ©raphique au cĂŽtĂ© du prophĂšte, la cantilĂšne de l’un vient poursuivre les contemplations de l’autre. A ce moment prĂ©cis, nous sommes alors bien loin d’une apprĂ©ciation de performance vocale, mais bien dans l’entendement du MystĂšre de la Purification tel que le gĂ©nial compositeur allemand l’avait dĂ©crit


Le lendemain soir, – 5 janvier 2019, c’est Ă  nouveau avec Bach que nous avions rendez-vous, mais cette fois dans la non moins charmante (et voisine) Ă©glise de Lauenen, pour un programme entiĂšrement instrumental cette fois, avec rien moins que les Barock Solisten du Berliner Philharmoniker (et le pianiste grec Alexandros Kapelis) pour une intĂ©grale des concerti pour clavier et cordes. Bach a composĂ© les Cinq Concerti BWV 1052 Ă  1056 pendant son sĂ©jour Ă  Leipzig, une pĂ©riode pendant laquelle il s’Ă©tait vu confier la direction des concerts du Collegium Musicum.

 

 

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Il se devait de fournir un rĂ©pertoire sans cesse renouvelĂ© et, s’agissant de la musique pour clavier, de rĂ©pondre aux besoins de ses propres fils – pianistes Ă©mĂ©rites – lorsque ces derniers se produisaient dans ces mĂȘmes concerts. Il fallait donc fournir, et, Ă  cette fin, le musicien eut recours Ă  une mĂ©thode qui lui Ă©tait familiĂšre, consistant Ă  reprendre et adapter quelques-unes de ses compositions antĂ©rieures, dans ce cas prĂ©cis principalement des concertos pour violon. Face Ă  un accompagnement aussi dynamique que luxueux, Kapelis souffle le chaud et le froid, selon qu’il s’attaque aux mouvements lents ou rapides. Avec un touchĂ© rond, un phrasĂ© lumineux, Ă©tirĂ©, soutenu (Larghetto du la majeur BWV 1055) et un lyrisme sans affectation (Adagio du fa mineur BWV 1056), il parvient Ă  donner le ton et donner la vie Ă  ces moments de douceur, qui sont autant de moments suspendus. Mais dĂšs que la virtuositĂ© est de mise, dans les parties rapides, le pianiste « accroche » (frĂŽle les touches d’à cĂŽtĂ©), voire esquive certaines notes pour suivre le diabolique tempo imposĂ© par un orchestre dont la virtuositĂ© (de son cĂŽtĂ©) est sans faille. Le public ne semble cependant pas lui en tenir rigueur et lui fait une fĂȘte Ă  l’issue du marathon pianistique dont relevait la soirĂ©e !

 
  

 

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Compte-rendu, concerts. New Year Gstaad Festival, Eglises de Rougemont et Lauenen, les 4 & 5 janvier 2019. Nathalie Stutzmann, Leon Kosavic et l’Ensemble Orfeo 55 (Rougemont), puis Aleksandros Kapelis et les Barock Solisten du Berliner Philharmoniker (Lauenen) dans des Ɠuvres de J. S. Bach.

 

  

 

GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019 : ” PARIS ” (18 juil – 6 sept 2019)

gstaad-menuhin-festival-2019-PARIS-annonce-prĂ©sentation-classiquenews-582GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : « PARIS » , 18 juil – 6 sept 2019. A l’étĂ© 2019, le Festival Yehudi Menuhin Ă  Gstaad (Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy) en Suisse (Saanenland) cĂ©lĂšbre la magie romantique et culturelle de la ville lumiĂšre, PARIS. Quel beau symbole qui souligne la prĂ©Ă©minence d’une fascination partagĂ©e sur toute la planĂšte qui se cristallise ainsi cet Ă©tĂ©, dans les villages au charme rustique et campagnard du Festival suisse. Parmi les artistes invitĂ©s Ă  Gstaad : Yuja Wang, Ute Lemper, Bertrand Chamayou, Gautier Capuçon, Hilary Hahn et Manfred Honeck


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Au lendemain d’un voyage passionnant cĂ©lĂ©brant la majestĂ© des Alpes (Festival 2018), le Gstaad Menuhin Festival met le cap sur PARIS en 2019. Capitale la plus visitĂ©e de la planĂšte, Gstaad entend Ă©voquer et fĂȘter la « citĂ© de goĂ»t et de culture, fer de lance de la musique française, Ă©voquĂ©e par les chefs-d’Ɠuvre qui ont vu le jour sur son sol Ă  travers les siĂšcles – de l’Ecole de Notre-Dame jusqu’au compositeur contemporain Tristan Murail, Ă  qui le Festival a passĂ© commande –, mais aussi par les artistes qui font aujourd’hui briller les couleurs de la France de par le monde, Ă  l’image du pianiste Bertrand Chamayou, «Artist in Residence 2019», de l’organiste de Notre-Dame Olivier Latry, invitĂ© aux claviers de l’Ă©glise de Saanen, ou de l’Orchestre philharmonique de Radio-France et de l’Orchestre National de Lyon, animateurs de deux grandes soirĂ©es sous la Tente de Gstaad. »

RĂ©citals intimistes dans les Ă©glises, grandes fresques symphoniques et lyriques sous la tente, sans compter les multiples facettes de son AcadĂ©mie, dont celle de direction d’orchestre (CONDUCTING ACADEMY), destinĂ©e aux jeunes chefs d’orchestre qui peuvent piloter la centaine d’instrumentistes du Gstaad Festival Orchestra (GFO)
 chaque Ă©tĂ©, la Suisse surprend et enchante grĂące au Festival estival le plus passionnant en Europe.

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TOUTES les infos, programmes, modalités de réservations, organisation des séjours sur place, sur le site du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019

Réservations ouvertes sur le site à partir du 20 décembre 2018.

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/programme-and-location/edition-2019

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QUELQUES TEMPS FORTS (artistes et programmes Ă  suivre)

Parmi les temps forts de cette Ă©dition 2019: une plĂ©iade d’artistes français mais pas que
 soirĂ©es « dans les Ă©toiles » avec les pianistes Yuja Wang (Concerto pour pino n°3 de Rachmaninov avec la Staatskapelle de Dresde) et Khatia Buniatishvili, les cantatrices Nuria Rial et Cecilia Bartoli, les violonistes Vilde Frang et Hilary Hahn, les violoncellistes Sol Gabetta et Gautier Capuçon; l’opĂ©ra «Carmen» en version concertante avec l’orchestre de l’OpĂ©ra de Zurich et Marco Armiliato; le Te Deum de Charpentier avec HervĂ© Niquet et son Concert Spirituel; la rĂ©sidence du pianiste Bertrand Chamayou; des soirĂ©es symphoniques sous la Tente de Gstaad, avec l’«Empereur» de Beethoven sous les doigts du jeune pianiste corĂ©en Seong-Jin Cho ; la «PathĂ©tique» de TchaĂŻkovski dirigĂ©e par Manfred Honeck, «La Valse» de Ravel et «Petrouchka» de Stravinski avec l’Orchestre philharmonique de Rotterdam et Lahav Shani ; la Symphonie fantastique de Berlioz sous la baguette de Mikko Franck (pour fĂȘter le 150Ăšme anniversaire de la mort de Berlioz) ; des airs d’opĂ©ra de Wagner chantĂ©s par le tĂ©nor Klaus Florian Vogt et le «BolĂ©ro» de Ravel avec l’Orchestre National de Lyon et Gergely Madaras ; la QuatriĂšme de TchaĂŻkovski par la Staatskapelle de Dresde et Myung-Whun Chung; sans omettre plusieurs, hors des sentiers battus, de nouvelles expĂ©riences sonores telles les improvisations de Gabriela Montero sur le film muet «The Immigrant» de Chaplin, la rencontre de l’Ensemble Janoska et du guitariste de jazz BirĂ©li LagrĂšne sur fond d’hommage Ă  Django Reinhardt, la soirĂ©e cabaret & chansons d’Ute Lemper
 Sans oublier les concerts ouverts au public sous le label «L’Heure Bleue», point de contact privilĂ©giĂ© avec les stars de demain: www.gstaadacademy.ch

GSTAAD, Festival Yehudi Menuhin : derniers concerts majeurs, les 2 et 3 septembre 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsGSTAAD. Les 2 et 3 septembre 2016. Derniers concerts importants au Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy, pour ses 60 ans (fondĂ© en 1957). L’édition du festival estival de Gstaad sait accorder comme nul par ailleurs la beautĂ© rustique et montagnarde des sites naturels avec une programmation riche qui compte des grands concerts symphoniques, des rĂ©citals de piano, de nouvelles expĂ©riences musicales destinĂ©es aux jeunes et nouveaux publics. C’est l’un des derniers festivals de l’étĂ© qui s’achĂšve ce dimanche, non sans avoir cĂ©lĂ©brĂ© l’hĂ©ritage toujours aussi persistant du fondateur et icĂŽne de la culture musicale, engagĂ©e, humaniste, fraternelle : Yehudi Menuhin dont 2016 a marquĂ© le centenaire.

DEUX DERNIERS POINTS FORTS. Ce vendredi 2 septembre 2016, point fort de la programmation 2016 : 9Ăšme Symphonie de Beethoven sous la tente du Festival : 15h30 (concert pour les enfants et les familles) repris le soir Ă  19h30.
Puis ne manquez pas demain, terme d’une odyssĂ©e de 70 concerts, ce samedi 3 septembre Ă  17h30, sous la tente du Festival, le concert de clĂŽture par la Gstaad Baroque Academy, conclusion baroque sous le pilotage de Maurice Steger Ă  17h30, Ă©glise de Rougemont

INFOS, RESERVATIONS

NEWS GSTAAD 2016
gstaad-yehudi-menuhin-festival-and-academy-2016-presentation-review-announce-compte-rendu-critique-classiquenewsJaap Van Zweden, nouveau directeur musical de l’Orchestre et de l’AcadĂ©mie de direction d’orchestre. Le Festival estival Ă  Gstaad poursuit depuis ses dĂ©buts, la volontĂ© de transmission souhaitĂ©e par Yehudi Menuhin. L’acadĂ©mie de direction d’orchestre permet chaque Ă©tĂ© Ă  de jeunes maestros, de perfectionner encore et encore leur pratique et leur approche de l’orchestre en bĂ©nĂ©ficiant de l’orchestre du Festival, une immersion unique au monde qui assure une formation concrĂšte. Christoph MĂŒller, intendant et directeur artistique du Festival vient de confirmer l’identitĂ© du nouveau chef principal responsable de l’orchestre et de l’AcadĂ©mie de direction pour le Gstaad Yehudi Menhin Festival & Academy : Jaap van Sweden, personnalitĂ© charismatique, au goĂ»t trĂšs Ă©tendu, et dĂ©jĂ  trĂšs identifĂ© des instrumentistes. Le chef qui prendra ses fonctions comme directeur musical du Philharmonie de New York en 2018, dĂ©butera une riche et prometteuse coopĂ©ration avec le Festival estival Ă  Gstaad Ă  partir de l’étĂ© 2017. L’AcadĂ©mie de direction d’orchestre Ă  Gstaad a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par le chef Neeme JĂ€rvi en 2013. Ce dernier en assurait jusque lĂ  la direction. EN LIRE +

VISITEZ LE SITE DU GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy, 2016, Ă©dition des 60 ans

VOIR notre grand reportage / Immersion au Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016

GSTAAD (Suisse): Festival et AcadĂ©mie Yehudi Menuhin, jusqu’au 3 septembre 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsGSTAAD (Suisse), Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 : jusqu’au 3 septembre 2016. S’il ne fallait suivre qu’un seul festival musical en Suisse cet Ă©tĂ©, ce serait assurĂ©ment celui fondĂ© il y a 60 ans par le lĂ©gendaire Yehudi Menuhin. A Gstaad, mais aussi Ă  Saanen, surtout sous la fameuse tente blanche, promesse des grands concerts symphoniques (entre autres), se dĂ©roule l’un des cycle de musique classique parmi les plus convaincants, associant les grands noms de l’interprĂ©tation actuelle sans omettre les jeunes acadĂ©miciens apprentis qui apprennent leur futur mĂ©tier et que les festivaliers peuvent suivre et encourager Ă  chaque session
, ce dans les 5 disciplines dĂ©sormais prĂ©sentes Ă  Gstaad (piano, cette annĂ©e avec Lang Lang ; chant avec la mĂšre de Cecilia Bartoli ; flĂ»te et musique baroque, enfin, volet important permettant de mesurer les progrĂšs des candidats placĂ©s Ă  la tĂȘte de l’orchestre du Festival, l’acadĂ©mie de direction d’orchestre, conduit par le maestro Neeme JĂ€rvi)


Depuis la mi juillet et en aoĂ»t et septembre 2016, GSTAAD 2016 ce sont 70 concerts dans tous les genres (rĂ©citals instrumentaux et lyriques, concerts symphoniques, musique de chambre
), soit une fĂȘte permanente Ă  voire au rythme de l’étĂ© et dans le cadre d’une nature enchanteresse oĂč les jeunes et les familles sont particuliĂšrement choyĂ©s.

 

 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60Ú édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

 

 

 

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LIRE notre compte rendu des premiers concerts du Festival 2016 (14, 15 et 16 juillet 2016) et dĂ©couvrez nos temps forts de l’édition du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016.

 

 

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VIDEO. VOIR aussi notre reportage exclusif GSTAAD 2016, rĂ©alisĂ© au moment des premiers concerts du Festival 2016 (avec les sƓurs LabĂšque, Paul McCreesh, la jeune pianiste Danae Dörken, et Christoph MĂŒller, directeur artistique et intendant du Festival
)

 

 

 

GSTAAD (Suisse) : Yehudi Menuhin Festival & Academy, jusqu’au 3 septembre 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsGSTAAD (Suisse), Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 : jusqu’au 3 septembre 2016. S’il ne fallait suivre qu’un seul festival musical en Suisse cet Ă©tĂ©, ce serait assurĂ©ment celui fondĂ© il y a 60 ans par le lĂ©gendaire Yehudi Menuhin. A Gstaad, mais aussi Ă  Saanen, surtout sous la fameuse tente blanche, promesse des grands concerts symphoniques (entre autres), se dĂ©roule l’un des cycle de musique classique parmi les plus convaincants, associant les grands noms de l’interprĂ©tation actuelle sans omettre les jeunes acadĂ©miciens apprentis qui apprennent leur futur mĂ©tier et que les festivaliers peuvent suivre et encourager Ă  chaque session
, ce dans les 5 disciplines dĂ©sormais prĂ©sentes Ă  Gstaad (piano, cette annĂ©e avec Lang Lang ; chant avec la mĂšre de Cecilia Bartoli ; flĂ»te et musique baroque, enfin, volet important permettant de mesurer les progrĂšs des candidats placĂ©s Ă  la tĂȘte de l’orchestre du Festival, l’acadĂ©mie de direction d’orchestre, conduit par le maestro Neeme JĂ€rvi)


Depuis la mi juillet et en aoĂ»t et septembre 2016, GSTAAD 2016 ce sont 70 concerts dans tous les genres (rĂ©citals instrumentaux et lyriques, concerts symphoniques, musique de chambre
), soit une fĂȘte permanente Ă  voire au rythme de l’étĂ© et dans le cadre d’une nature enchanteresse oĂč les jeunes et les familles sont particuliĂšrement choyĂ©s.

 

 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60Ú édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

 

 

 

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LIRE notre compte rendu des premiers concerts du Festival 2016 (14, 15 et 16 juillet 2016) et dĂ©couvrez nos temps forts de l’édition du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016.

 

 

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VIDEO. VOIR aussi notre reportage exclusif GSTAAD 2016, rĂ©alisĂ© au moment des premiers concerts du Festival 2016 (avec les sƓurs LabĂšque, Paul McCreesh, la jeune pianiste Danae Dörken, et Christoph MĂŒller, directeur artistique et intendant du Festival
)

 

 

 

REPORTAGE : GSTAAD MENUHIN Festival & Academy, présentation

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsREPORTAGE VIDEO : notre immersion au GSTAAD Menuhin Festival & Academy (Suisse) — Depuis 60 ans (Ă  l’Ă©tĂ© 2016), le Gstaad Menuhin Festival & Academy fait rayonner depuis Gstaad et Saanen en Suisse, les valeurs du violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin dont le Centenaire de la naissance a Ă©tĂ© aussi fĂȘtĂ© en juillet 2016 : ouverture, gĂ©nĂ©rositĂ©, transmission et partage. De fait, l’actuel directeur artistique et intendant Christoph MĂŒller dĂ©fend une offre trĂšs Ă©quilibrĂ©e entre concerts et expĂ©rience pĂ©dagogique Ă  destination des musiciens amateurs et musiciens professionnels. Tous les publics sont invitĂ©s Ă  Gstaad chaque Ă©tĂ© pour y dĂ©couvrir les grands interprĂštes (Lang Lang, Sol Gabetta, Katia et Marielle LabĂšque,…) mais aussi les jeunes talents (cycle des “MatinĂ©es des jeunes Ă©toiles”), s’Ă©merveiller des grands orchestres et des chefs renommĂ©s invitĂ©s sous la fameuse tente blanche Ă  les diriger… PrĂ©sentation par Christoph MĂŒller, intendant et directeur artistique. REPORTAGE EXCLUSIF © studio CLASSIQUENEWS.COM — RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham / © 2016

COMPTE RENDU des premiers concerts du Gstaad Menuhin Festival et Academy 2016 :

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsCompte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. PlutĂŽt tournĂ© vers l’Est de la Suisse c’est Ă  dire du cĂŽtĂ© germanique (vers Bern, Zurich
), le festival fondĂ© il y a 60 ans par Yehudi Menuhin Ă  Gstaad, au delĂ  de Montreux et Lausanne, dĂ©fend depuis ses dĂ©buts en 1977 et la direction du violoniste lĂ©gendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portĂ©es et qui fondent toujours la flamboyante activitĂ© de l’évĂ©nement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet Ă  septembre) : le mĂ©lange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pĂ©dagogie, d’oĂč, portĂ©es et dĂ©veloppĂ©es par Christoph MĂŒller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 acadĂ©mies, toutes promesses Ă  des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux cĂŽtĂ©s des programmes dĂ©fendus par les artistes renommĂ©s invitĂ©s, constituent tout l’intĂ©rĂȘt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une acadĂ©mie dĂ©diĂ©e aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque Ă©tĂ©, une acadĂ©mie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme JĂ€rvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’AcadĂ©mie, qui couronne un nouveau jeune maestro Ă  la tĂȘte de l’orchestre du Festival : cette annĂ©e, les festivaliers pourront suivre les avancĂ©es des candidats acadĂ©miciens les 1er, 9 puis 17 aoĂ»t (avec pour cette derniĂšre session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme JĂ€rvi au meilleur d’entre eux). LIRE notre compte rendu complet des premiers concerts 2016…

 

 

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GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016. Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016.

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsCompte rendu, Festivals. GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Suisse). Premiers concerts, les 14, 15 et 16 juillet 2016. PlutĂŽt tournĂ© vers l’Est de la Suisse c’est Ă  dire du cĂŽtĂ© germanique (vers Bern, Zurich
), le festival fondĂ© il y a 60 ans par Yehudi Menuhin Ă  Gstaad, au delĂ  de Montreux et Lausanne, dĂ©fend depuis ses dĂ©buts en 1977 et la direction du violoniste lĂ©gendaire, les valeurs que l’auguste musicien a portĂ©es et qui fondent toujours la flamboyante activitĂ© de l’évĂ©nement (en 2016, pas moins de 70 concerts de juillet Ă  septembre) : le mĂ©lange des genres, l’interaction avec le paysage majestueux des cimes alpines, surtout la transmission et la pĂ©dagogie, d’oĂč, portĂ©es et dĂ©veloppĂ©es par Christoph MĂŒller, actuel intendant et directeur artistique, ses pas moins de 5 acadĂ©mies, toutes promesses Ă  des sessions de travail passionnant, et pour le public, des concerts finaux qui aux cĂŽtĂ©s des programmes dĂ©fendus par les artistes renommĂ©s invitĂ©s, constituent tout l’intĂ©rĂȘt du Festival Suisse. Ainsi, en plus d’une acadĂ©mie dĂ©diĂ©e aux cordes, aux chant, au Baroque, et au piano, Gstaad organise aussi chaque Ă©tĂ©, une acadĂ©mie de direction d’orchestre sous la houlette du maestro Neeme JĂ€rvi. De quoi enrichir en fin de session, le fameux concert de l’AcadĂ©mie, qui couronne un nouveau jeune maestro Ă  la tĂȘte de l’orchestre du Festival : cette annĂ©e, les festivaliers pourront suivre les avancĂ©es des candidats acadĂ©miciens les 1er, 9 puis 17 aoĂ»t (avec pour cette derniĂšre session, sous la tente blanche du Festival, la remise du prix Neeme JĂ€rvi au meilleur d’entre eux).

 

 

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labeque katia et marielle piano quatre mains classiquenewsLES LABEQUE EN OUVERTURE
 DĂ©jĂ  invitĂ©es en 2011, dans le BolĂ©ro de Ravel Ă  quatre mains, les soeurs LabĂšque, Katia et Marielle, ouvrent le festival 2016 ce 14 juillet, dans un programme idĂ©alement respectueux de la thĂ©matique gĂ©nĂ©rale « Musique & famille » ; de fait, les deux pianistes, Ă  la complicitĂ© fusionnelle, abordent une collection de piĂšces de diffĂ©rents compositeurs dont chaque atmosphĂšre renvoie inĂ©luctablement Ă  leur enfance, et Ă  la figure de leurs parents. La danse est Ă  l’honneur, entraĂźnante et rythmiquement voluptueuse sous la nef de la formidable acoustique de l’église de Saanen : Danses hongroise et slave de Brahms, de Dvorak ; Pizzicato Polka et Schnellpolka de Johann Strauss. C’est surtout dans la seconde partie du rĂ©cital Ă  4 mains, que les interprĂštes se rĂ©vĂšlent davantage inspirĂ©es, ambassadrice d’ambiance tĂ©nues, parmi les plus allusives et intimes, au chatoiement pudique d’une ineffable et secrĂšte cohĂ©rence : Dolly de FaurĂ© – redoutable dans son jeu des mains imbriquĂ©es- fait rĂ©fĂ©rence Ă  une Ɠuvre dĂ©cisive pour la constitution du duo ; Scaramouche de Milhaud Ă©tait une piĂšce vĂ©nĂ©rĂ©e par leur mĂšre ; et l’on comprend la place spĂ©cifique, finale, du Lutoslawski (rare variation sur un thĂšme de Paganini) qui est rĂ©Ă©criture d’une mĂ©lodie bien connue, dont l’implosion progressive indique l’accomplissement d’un passage obligĂ©, celui d’un incessant mouvement recrĂ©ateur ; toutes ces pages amoureusement, intimement Ă©noncĂ©es rĂ©capitulent l’élaboration d’une sensibilitĂ© Ă  4 mains et 2 cƓurs, qui sait aujourd’hui, s’ouvrir Ă  de nouvelles expĂ©riences musicales, quitte Ă  prendre des risques toujours stimulants. VoilĂ  pourquoi en bis, Katia et Marielle LabĂšque jouent leur cher Philipp Glass, un compositeur dont elles sont proches et ont participĂ© Ă  la progressive reconnaissance, Ă  une Ă©poque oĂč personne ne le considĂ©rait vĂ©ritablement. Investi, riche, divers, Ă  la fois Ă©clectique mais profondĂ©ment unitaire, le rĂ©cital diffuse une remarquable maĂźtrise, un temps suspendu alors qu’à quelques kms de lĂ , foudroyait la tragĂ©die du massacre de Nice en France. Instant prĂ©cieux en temps de barbarie.

 

 

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menuhin yehudi violonCONCERT HOMMAGE pour le CENTENAIRE YEHUDI MENUHIN. Le lendemain 15 juillet, dans la mĂȘme Ă©glise (et repris pour une seconde session le 16), le britannique Paul McCreesh dirige le concert hommage officiel cĂ©lĂ©brant le centenaire de la naissance du fondateur Yehudi Menuhin. Eglise comble, officiels en rangs serrĂ©s, venus applaudir les discours prĂ©alables de la famille Menuhin dont la mĂ©moire c’est Ă  dire les valeurs artistiques et morales sont de fait, toujours vivaces : ouverture, transmission, Ă©changes
 Paul McCressh dirige ses effectifs (Gabrieli Consort & Players) dans le Requiem de Mozart (version rare – du moins mĂ©connue en France-, signĂ©e Franz Beyer propre aux annĂ©es 1970, plus efficace et dramatique, moins Ă©dulcorĂ©e que celle ordinairement jouĂ©e et qui comprend les maladresses et redites de l’élĂšve de Wolfgang, SĂŒsmayer). Le sens des contrastes, la vibrante expressivitĂ© des tutti, – la vitalitĂ© gĂ©nĂ©rale des pointes solistiques (belle plasticitĂ© du timbre de la soprano Charlotte Beament) affirment le tempĂ©rament du chef, qui sculpte la matiĂšre orchestrale et le tissu choral avec un tempĂ©rament acĂ©rĂ©, celle d’un fauve concentrĂ©, soucieux d’allant et d’équilibre.
Auparavant, les choristes ont imposĂ© leur maĂźtrise dans leur langue natale, dans l’Hymne to St. Cecilia – priĂšre et lamento de 10 minutes d’une impeccable tenue : sublime lecture de Britten sur le baroque britannique qui l’a prĂ©cĂ©dĂ©. En bis, les effectifs – chanteurs seuls, entonnent un motet d’Elgar, compositeur qui occupe actuellement chef et chanteurs, pour un enregistrement rĂ©cemment Ă©laborĂ© avant cet Ă©tĂ© 2016. La beautĂ© des paysages montagneux de Gstaad ne fait pas uniquement l’attrait d’un festival unique en Europe. La diversitĂ© des programmes, l’activitĂ© des 5 acadĂ©mies professionnalisantes pour les jeunes musiciens et chanteurs, et que peuvent suivre les festivaliers pas Ă  pas, expliquent la pertinence du Festival suisse laissĂ© en hĂ©ritage par le lĂ©gendaire Menuhin.

 

 

 

A NE PAS MANQUER

 


5 prochains temps forts du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy

(à l’affiche jusqu’au 3 septembre 2016) :

 

 

en juillet 2016 :

1 – 25 juillet 2016 : dans la sublime Ă©glise de Launen (et son dĂ©cor montagneux de rĂȘve !), le volet III du cycle hommage Ă  Menuhin par le pianiste Andras Schiff

2 – 28 juillet 2016 : premier volet des sessions de la Conducting Academy / AcadĂ©mie de direction d’orchestre : les festivaliers dĂ©couvrent alors les tempĂ©raments de chaque jeune maestro apprentis, d’autant plus sollicitĂ©/exposĂ©, que chacun est invitĂ© ainsi Ă  diriger l’orchestre du Festival. ExpĂ©rience unique en Europe.

en août 2016 :

1 – 17 aoĂ»t 2016 : concert final de l’AcadĂ©mie de direction avec la remise du prix Neeme PĂ€rvi (tente du Festival)

2 – Cycle Lang Lang : le pĂ©dagogue sous la tente du Festival, le 26 aoĂ»t 2016 (15h) ; puis le rĂ©citaliste, mĂȘme lieu le 27 aoĂ»t 2016, 19h30, dans Les Saisons de Tchaibkovk (un programme rĂ©cemment dĂ©fendu par classiquenews, LIRE notre critique du dvd Lang Lang joue les Saisons de Tchaikovsky dans la Galerie des Glaces de Versailles, enregistrĂ© en juin 2015)

en septembre 2016 :

Symphonie de Beethoven (9Ăšme), sujet rĂ©interprĂ©tĂ© et rĂ©arrangĂ© pour les lycĂ©ens des cantons de Berne, soit le 2 septembre 2016 Ă  19h30. Yehudi Menuhin fondateur du Festival de Gstaad entendait dĂ©fendre coĂ»te que coĂ»te la transmission vers les jeunes et les familles, l’accĂšs et la sensibilisation Ă  l’adresse d’un trĂšs large public
 pari toujours relevĂ© et rĂ©ussi aujourd’hui comme en tĂ©moigne ce concert performance qui engage directement les jeunes spectateurs et leurs familles.

  
 
 
 

Toutes les Infos et modalités de réservation sur le site du Gstaad Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016 (Centenaire Yehudi Menuhin / 60Ú édition du Festival) :
http://www.gstaadmenuhinfestival.ch/site/fr/

LIRE AUSSI notre présentation complÚte du Festival GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2016

SUISSE : festival de GSTAAD, Ă  partir du 14 juillet 2016

GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsSUISSE : festival de GSTAAD, Ă  partir du 14 juillet 2016. Premiers concerts Ă  Gstaad en Suisse, les 14, 15, 16 juillet 2016. Le premier festival estival en Suisse, poursuit l’activitĂ© de Yehudi Menuhin, son fondateur, en accordant excellence des programmes dĂ©fendus par des grands interprĂštes (solistes, chefs, orchestres) et transmission et programmes pĂ©dagogiques en direction des publics et des familles sans omettre les jeunes musiciens (car le festival est aussi une acadĂ©mie). Cette annĂ©e, ouverture avec le piano Ă  quatre mains des soeurs Katia et Marielle LabĂšque, le jeudi 14 juillet Ă  19h30 (Ă©glise de Saanen : Tchaikovski, Schumann, Brahms, Gershwin
 RESERVEZ.

Puis vendredi 15 juillet Ă  19h30 (mĂȘme lieu), Requiem de Mozart Ă  la mĂ©moire de Yehudi Menuhin, couplĂ© avec deux oeuvres de JS Bach et Britten(Hymn to St Caecilia) – Paul McCreesh, Gabrieli Consort / repris samedi 16 juillet, mĂȘmes heure et lieu. RESERVEZ

Samedi 16 Ă  10h30 (Chapelle de Gstaad : rĂ©cital de la jeune pianiste Danae Dörken « jeune Ă©toile » du festival 2016 : Brahms, Janacek, Schubert)
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Festival de GSTAAD – GSTAAD Menuhin Festival & Academy, du 14 juillet au 3 septembre 2016. Tous les concerts, tous les artistes sur le site du festival de Gstaad 2016

LIRE aussi notre prĂ©sentation complĂšte du Festival avec l’entretien avec le directeur artistique Christoph MĂŒller

Festival de GSTAAD (Suisse) Ă  partir du 14 juillet 2016

image001GSTAAD, Festival (Suisse). 14 juillet – 3 septembre 2016. “Musique et famille”. Pour ses 60 ans, le festival Ă  l’air pur propose 70 concerts en 2016… Cette annĂ©e le festival estival suisse joue la carte des fratries et des familles musicales : qu’il s’agisse des compositeurs Ă©voquĂ©s en “familles musiciennes, en dynasties enchanteresses”, ou des interprĂštes invitĂ©s en 2016, place donc aux filiations directes, surtout frĂšres et sƓurs que la musique accompagnent leur vie durant dans la complicitĂ© et le partage artistique, … le festival 2016 selon le souhait de son directeur Christoph MĂŒller (depuis 2002), met l’accent sur les complicitĂ©s irrĂ©sistibles : ainsi les soeurs Khatia & Gvantsa Buniatishvili, Katia & Marielle LabĂšque…, les frĂšres Kristjan et Neeme JĂ€rvi, la dynastie des clarinettistes Ottensamer, les frĂšres Janoska …

Yehudi menuhin cd review critique Prodige-violon-Yehudi-Menuhin-portait-aussi-valeurs-humanistes_0_730_657FondĂ© en 1957 par le violoniste lĂ©gendaire Yehudi Menuhin dont 2016 marque le centenaire, le festival de Gstaad dans les Alpes Suisses sait accorder la splendeur des sites naturels Ă  la passion des musiciens qui le font vivre chaque Ă©tĂ©. C’est selon le voeu de Yehudi Menuhin, une expĂ©rience unique au monde pour le public et les artistes acteurs, venus du monde entier jouer, partager, approfondir les Ɠuvres autour de valeurs clĂ©s : exigence, amitiĂ©, dĂ©tente… A l’Ă©tĂ©, 70 concerts rĂ©sonneront jusqu’aux cimes enneigĂ©es : rĂ©citals, musique de chambre, concerts symphoniques, Ă  l’Ă©glise de Saanen ou sous la tente du festival, silhouette dĂ©sormais emblĂ©matique de l’Ă©vĂ©nement estival.

Festival de Gstaad 2016…
La musique en famille

gstaad festival 2016SCENE ORCHESTRALE. Aux cĂŽtĂ©s des programmes plus intimistes, d’ores et dĂ©jĂ  les rendez vous orchestraux (Ă©tablis depuis 1989) sont trĂšs attendus, offrandes exaltantes nĂ©es de l’entente entre les instrumentistes et leur chef …Ă  forte personnalitĂ©. Pas moins de quatre grandes phalanges viendront Ă  Gstaad en 2016: Giovanni Antonini & le Kammerorchester Basel, Valery Gergiev & le Marijnsky Theatre Orchestra St. Petersburg, Riccardo Chailly & le Filarmonica della Scala Milano, Gianandrea Noseda & le London Symphony Orchestra…
CĂŽtĂ© rĂ©citals de grands solistes, ou tempĂ©raments Ă  suivre absolument, ne manquez pas l’extrĂȘme sensibilitĂ© virtuose de Maria JoĂŁo Pires, Daniel Hope, Lang Lang, Gabriela Montero, Sir AndrĂĄs Schiff, Patricia Kopatchinskaja, Sol Gabetta, Bryn Terfel, Anja Harteros, Fazil Say, Maxime Vengerov, Diane Damrau, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Philippe Jaroussky, Valery Sokolov, Didier Lockwood ou le geste incandescent et intĂ©rieur du Quatuor EbĂšne…

TEMPS FORTS. Parmi les nombreux temps forts, soulignons entre autres, le concert du violoniste Daniel Hope, habituĂ© de Gstaad comme de l’Oberland bernois, et surtout hĂ©ritier et ancien Ă©lĂšve de Yehudi Menuhin auquel il a rendu hommage dans un rĂ©cent cd Ă©ditĂ© chez Deutsche Grammophon (“Daniel Hope… my tribute to Yehudi menuhin” : oeuvres de Mendelssohn, Reich, Vivaldi, Henze, Taverner, Elgar…)… son concert du 24 juillet reprend en partie les piĂšces jouĂ©es dans l’album discographique (avec l’Australian chamber orchestra). Parmi les autres hommages Ă  Menuhin : Requiem de Mozart par Paul McCreesh (les 15 et 16 juillet), les 3 rĂ©citals d’Andras Schiff les 20, 23, 25 juillet), le concert de clĂŽture “Happy Happy Birthday Yehudi” avec Gilles Apap, Valery Sokolov, Didier Lockwood… l’Orchestre Symphonique de Berne sous la direction de Kristjan JĂ€rvi (le 3 septembre)…
Les amateurs de musique de chambre apprĂ©cieront en particulier le Gala Beethoven Ă  deux (Maria Joao Pires et Sol Gabetta, le 17 juillet), Louis Schwizgebel-Wong (le 3 aoĂ»t), les soeurs Buniatishvili (le 4 aoĂ»t), les membres du Quatuor EbĂšne (le 8 aoĂ»t : “Confidences d’Isis et d’Osiris”, Haydn, Debussy, Beethoven…), Bertrand Chamayou et la suite de son Projet Ravel (le 16 aoĂ»t) ; les chefs d’oeuvre viennois dĂ©fendus par Isabelle Faust, Jean-Guilhen Queyras et Alexander Melnikov, le 26 aoĂ»t…

Les festivaliers plus lyricophiles ou amateurs de beau chant ne manqueront pas entre autres : rĂ©cital d’Arabella Steinbacher, le 28 juillet ; concert de lieder et mĂ©lodies de R. Strauss et Dvorak par Diana Damrau et Xavier de Maistre, le 14 aoĂ»t ; Philippe Jaroussky et son ensemble Artaserse le 25 aoĂ»t ; le Gala Opera (avec Anja Harteros, Bryn Terfel sous la direction de Gianandrea Noseda, le 28 aoĂ»t)…

Le thĂšme de la famille n’est pas seulement Ă  Gstaad une affaire de musiciens ou d’instrumentistes ; il s’agit aussi d’Ă©voquer les clans et dynasties de compositeurs. Ainsi, la Dynastie Bach (Jean Rondeau, le 18 juillet), la famille Mozart (Gabriela Montero, le 26 juillet)… et aussi un trĂšs intĂ©ressant programme (Ă©voquant les Schumann et le jeune Brahms, si proches) : Clara, Robert et Johannes, les 22, 23 juillet, autre volet de la sĂ©rie “Musique et Famille”… ; sans omettre une Ă©vocation de la famille Mendelssohn (Katia Buniatishvili, Renaud Capuçon, orchestre de chambre de BĂąle, le 17 aoĂ»t)…

 

 

 

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GSTAAD-yehudi-menuhin-festival-and-academy-presentation-highliths-festival-classiquenews-60-edition-classiquenewsPEDAGOGIE, TRANSMISSION… une expĂ©rience musicale unique Ă  partager. Gstaad ce n’est pas seulement des tĂȘtes d’affiche exaltantes, Ă  applaudir le temps d’un concert ; ce sont aussi surtout des tempĂ©raments taillĂ©s pour la transmission et l’exercice pĂ©dagogique : d’ineffables moments de partage, d’apprentissage, d’explication et d’approfondissement, vĂ©cus entre maĂźtres et Ă©lĂšves. Gstaad, par la volontĂ© de son fondateur Yehudi Menuhin dont l’intelligence pĂ©dagogique reste exemplaire, un modĂšle pour tous, enseigne ainsi Ă  plusieurs profils de musiciens, dont les jeunes chefs qui demain seront les baguettes les plus convaincantes… Ainsi le concert des Ă©coliers du Canton de Berne, entre 10 et 18 ans, appelĂ©s Ă  travailler la 9Ăšme Symphonie de Beethoven (Tente de Gstaad, le 2 septembre 2016), sans omettre les AcadĂ©mies du Festival (Gstaad String Academy, concert de clĂŽture, le 15 aoĂ»t ; Gstaad Conducting Academy, le 17 aoĂ»t ; Gstaad Vocal Academy, concert de clĂŽture, le 28 aoĂ»t ; Gstaad baroque Academy, Maurice Steger, concert de clĂŽture le 3 septembre), comme les nombreux concerts pour les enfants et les familles (Beethoven4all, The Pumpernickel company, le 2 septembre).

Musique de chambre, concert choral sacrĂ©, programmes symphoniques, sans omettre la voix comme les grands moments de partage et de dĂ©passement, prolongements des sĂ©ries pĂ©dagogiques, … toutes les musiques et les expĂ©riences musicales sont Ă  vivre Ă  Gstaad, cet Ă©tĂ©, en famille, dĂšs le 14 juillet, et nul part ailleurs.

 

 

 

boutonreservationGstaad Menuhin Festival & Academy. “Musique et Famille” : du 14 juillet au 3 septembre 2016. Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site du Festival de Gstaad.

 

 

 

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ENTRETIEN avec Christoph MĂŒller, directeur artistique du Festival de Gstaad

 

muller-christoph-directeur-festival-582-GSTAAD-Copyright_RaphaelFaux

 

 

Entretien avec Christoph MĂŒller, directeur artistique du festival  de Gstaad. Pour la 60Ăšme Ă©dition du festival de GSTAAD (Suisse), classiquenews a posĂ© 5 questions au directeur artistique. Eclairage sur les multiples activitĂ©s musicales d’un Ă©vĂ©nement qui dure plus d’un mois et renforce sa proximitĂ© avec les jeunes publics, l’apprentissage des jeunes musiciens, la cohĂ©rence d’une programmation diverse et spĂ©cifiquement montagnarde
 LIRE l’entretien complet

 

 

 

Entretien avec Christoph MĂŒller, directeur artistique du Festival de Gstaad

Entretien avec Christoph MĂŒller, directeur artistique du festival  de Gstaad. Pour la 60Ăšme Ă©dition du festival de GSTAAD (Suisse), classiquenews a posĂ© 5 questions au directeur artistique. Eclairage sur les multiples activitĂ©s musicales d’un Ă©vĂ©nement qui dure plus d’un mois et renforce sa proximitĂ© avec les jeunes publics, l’apprentissage des jeunes musiciens, la cohĂ©rence d’une programmation diverse et spĂ©cifiquement montagnarde


 

 

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Vous programmez un cycle de concerts trĂšs variĂ© et Ă©tendu sur la durĂ©e : qu’est ce qui donne Ă  votre programmation son unitĂ© et sa cohĂ©rence ?

 

Programmer un festival de 7 semaines est toujours un challenge. J’essaie de structurer le festival avec un thĂšme global : « Musique et famille » pour cette Ă©dition 2016, et avec divers cycles tels que « Musique de chambre », « MatinĂ©es des Jeunes Etoiles », « L’heure Bleue », « Concerts symphoniques », etc
 ; l’offre est ainsi variĂ©e ; les cycles trĂšs identifiables et complĂ©mentaires les uns des autres.

 

 

 

 

 

En quoi le paysage de montagne infléchit-il vos choix ?

 

C’est l’atmosphĂšre en gĂ©nĂ©rale Ă  Gstaad qui est influencĂ©e par les montagnes majestueuses et qui donne un autre rythme de vie que celui que donne les grandes villes. La nature offre un cadre idĂ©al pour expĂ©rimenter des concerts intenses. Pour le festival 2018, j’ai l’intention de programmer des concerts autour de la thĂ©matique « Les Alpes ».

 

 

 

 

 

Les concerts pour les jeunes publics et les familles sont importants. Quels en sont les enjeux ?

 

Nous avons une activitĂ© pour les familles et les enfants depuis 10 ans et en collaboration avec les Ă©coles de la rĂ©gion. Pour la cĂ©lĂ©bration de cette 60Ăšme Ă©dition,  nous avons dĂ©veloppĂ© un projet de danses, de chant et de percussion autour de la 9Ăšme Symphonie de Beethoven avec 140 enfants de 4 villes diffĂ©rentes du canton Berne. Le spectacle sera prĂ©sentĂ© sur les places populaires Ă  Berne, Gstaad et Ă  Thoune avant d’ĂȘtre donnĂ© en avant-concert le 2 septembre,  avec le chef Giovanni Antonini et l’Orchestre de chambre de BĂąle.

 

 

 

 

 

En quoi l’hĂ©ritage de Yehudi Menuhin est-il toujours vivace aujourd’hui pour cette nouvelle Ă©dition du Festival ?

 

Beaucoup d’élĂ©ments de l’esprit Menuhin sont reflĂ©tĂ©s dans notre programmation: notre projet du « Gstaad string Academy », les cycles « Jeunes Etoiles » et « Heritage Menuhin », et notre collaboration avec 2 institutions que Menuhin a fondĂ©: les « Menuhin School London » et « International Menuhin Music Academy ».

 

 

 

 

 

 

Des projets pour l’avenir ?

 

L’un de nos grands projet serait d’installer le festival sur des plateformes digitales oĂč nous investissons beaucoup et oĂč nous avons des projets trĂšs intĂ©ressants Ă  venir. Un autre Ă©lĂ©ment va grandir: le secteur des projets Ă©ducatif et scolaires en proche collaboration avec les Ă©coles locales et cantonales. A partir de 2017, notre activitĂ© exclusive « Gstaad Conducting Academy » sera pilotĂ©e par un nouveau chef titulaire qui va ouvrir de nouvelles idĂ©es et de nouveaux projets. Comme vous le voyez les perspectives qui se dessinent sont passionnantes.

 

 

 

Propos recueillis début juin 2016

 

EN 2016, le 60Ăšme Festival de GSTAAD se dĂ©roule du 14 juillet au 3 septembre 2016 sur le thĂšme “Musique et famille”. LIRE notre prĂ©sentation complĂšte, temps forts, activitĂ©s musicales, etc… du GSTAAD Menuhin Festival & Academy 2016

 

 

 

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boutonreservationGstaad Menuhin Festival & Academy. “Musique et Famille” : du 14 juillet au 3 septembre 2016. Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site du Festival de Gstaad.

 

 

 

 

Illustration : Christoph MĂŒller © Raphael Faux

Festival de Gstaad 2016

image001GSTAAD, Festival (Suisse). 14 juillet – 3 septembre 2016. “Musique et famille”. Pour ses 60 ans, le festival Ă  l’air pur propose 70 concerts en 2016… Cette annĂ©e le festival estival suisse joue la carte des fratries et des familles musicales : qu’il s’agisse des compositeurs Ă©voquĂ©s en “familles musiciennes, en dynasties enchanteresses”, ou des interprĂštes invitĂ©s en 2016, place donc aux filiations directes, surtout frĂšres et sƓurs que la musique accompagnent leur vie durant dans la complicitĂ© et le partage artistique, … le festival 2016 selon le souhait de son directeur Christoph MĂŒller (depuis 2002), met l’accent sur les complicitĂ©s irrĂ©sistibles : ainsi les soeurs Khatia & Gvantsa Buniatishvili, Katia & Marielle LabĂšque…, les frĂšres Kristjan et Neeme JĂ€rvi, la dynastie des clarinettistes Ottensamer, les frĂšres Janoska …

Yehudi menuhin cd review critique Prodige-violon-Yehudi-Menuhin-portait-aussi-valeurs-humanistes_0_730_657FondĂ© en 1957 par le violoniste lĂ©gendaire Yehudi Menuhin dont 2016 marque le centenaire, le festival de Gstaad dans les Alpes Suisses sait accorder la splendeur des sites naturels Ă  la passion des musiciens qui le font vivre chaque Ă©tĂ©. C’est selon le voeu de Yehudi Menuhin, une expĂ©rience unique au monde pour le public et les artistes acteurs, venus du monde entier jouer, partager, approfondir les Ɠuvres autour de valeurs clĂ©s : exigence, amitiĂ©, dĂ©tente… A l’Ă©tĂ©, 70 concerts rĂ©sonneront jusqu’aux cimes enneigĂ©es : rĂ©citals, musique de chambre, concerts symphoniques, Ă  l’Ă©glise de Saanen ou sous la tente du festival, silhouette dĂ©sormais emblĂ©matique de l’Ă©vĂ©nement estival.

Festival de Gstaad 2016…
La musique en famille

gstaad festival 2016SCENE ORCHESTRALE. Aux cĂŽtĂ©s des programmes plus intimistes, d’ores et dĂ©jĂ  les rendez vous orchestraux (Ă©tablis depuis 1989) sont trĂšs attendus, offrandes exaltantes nĂ©es de l’entente entre les instrumentistes et leur chef …Ă  forte personnalitĂ©. Pas moins de quatre grandes phalanges viendront Ă  Gstaad en 2016: Giovanni Antonini & le Kammerorchester Basel, Valery Gergiev & le Marijnsky Theatre Orchestra St. Petersburg, Riccardo Chailly & le Filarmonica della Scala Milano, Gianandrea Noseda & le London Symphony Orchestra…
CĂŽtĂ© rĂ©citals de grands solistes, ou tempĂ©raments Ă  suivre absolument, ne manquez pas l’extrĂȘme sensibilitĂ© virtuose de Maria JoĂŁo Pires, Daniel Hope, Lang Lang, Gabriela Montero, Sir AndrĂĄs Schiff, Patricia Kopatchinskaja, Sol Gabetta, Bryn Terfel, Anja Harteros, Fazil Say, Maxime Vengerov, Diane Damrau, Bertrand Chamayou, Renaud Capuçon, Philippe Jaroussky, Valery Sokolov, Didier Lockwood ou le geste incandescent et intĂ©rieur du Quatuor EbĂšne…

TEMPS FORTS. Parmi les nombreux temps forts, soulignons entre autres, le concert du violoniste Daniel Hope, habituĂ© de Gstaad comme de l’Oberland bernois, et surtout hĂ©ritier et ancien Ă©lĂšve de Yehudi Menuhin auquel il a rendu hommage dans un rĂ©cent cd Ă©ditĂ© chez Deutsche Grammophon (“Daniel Hope… my tribute to Yehudi menuhin” : oeuvres de Mendelssohn, Reich, Vivaldi, Henze, Taverner, Elgar…)… son concert du 24 juillet reprend en partie les piĂšces jouĂ©es dans l’album discographique (avec l’Australian chamber orchestra). Parmi les autres hommages Ă  Menuhin : Requiem de Mozart par Paul McCreesh (les 15 et 16 juillet), les 3 rĂ©citals d’Andras Schiff les 20, 23, 25 juillet), le concert de clĂŽture “Happy Happy Birthday Yehudi” avec Gilles Apap, Valery Sokolov, Didier Lockwood… l’Orchestre Symphonique de Berne sous la direction de Kristjan JĂ€rvi (le 3 septembre)…
Les amateurs de musique de chambre apprĂ©cieront en particulier le Gala Beethoven Ă  deux (Maria Joao Pires et Sol Gabetta, le 17 juillet), Louis Schwizgebel-Wong (le 3 aoĂ»t), les soeurs Buniatishvili (le 4 aoĂ»t), les membres du Quatuor EbĂšne (le 8 aoĂ»t : “Confidences d’Isis et d’Osiris”, Haydn, Debussy, Beethoven…), Bertrand Chamayou et la suite de son Projet Ravel (le 16 aoĂ»t) ; les chefs d’oeuvre viennois dĂ©fendus par Isabelle Faust, Jean-Guilhen Queyras et Alexander Melnikov, le 26 aoĂ»t…

Les festivaliers plus lyricophiles ou amateurs de beau chant ne manqueront pas entre autres : rĂ©cital d’Arabella Steinbacher, le 28 juillet ; concert de lieder et mĂ©lodies de R. Strauss et Dvorak par Diana Damrau et Xavier de Maistre, le 14 aoĂ»t ; Philippe Jaroussky et son ensemble Artaserse le 25 aoĂ»t ; le Gala Opera (avec Anja Harteros, Bryn Terfel sous la direction de Gianandrea Noseda, le 28 aoĂ»t)…

Le thĂšme de la famille n’est pas seulement Ă  Gstaad une affaire de musiciens ou d’instrumentistes ; il s’agit aussi d’Ă©voquer les clans et dynasties de compositeurs. Ainsi, la Dynastie Bach (Jean Rondeau, le 18 juillet), la famille Mozart (Gabriela Montero, le 26 juillet)… et aussi un trĂšs intĂ©ressant programme (Ă©voquant les Schumann et le jeune Brahms, si proches) : Clara, Robert et Johannes, les 22, 23 juillet, autre volet de la sĂ©rie “Musique et Famille”… ; sans omettre une Ă©vocation de la famille Mendelssohn (Katia Buniatishvili, Renaud Capuçon, orchestre de chambre de BĂąle, le 17 aoĂ»t)…

 

 

 

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PEDAGOGIE, TRANSMISSION… une expĂ©rience musicale unique Ă  partager. Gstaad ce n’est pas seulement des tĂȘtes d’affiche exaltantes, Ă  applaudir le temps d’un concert ; ce sont aussi surtout des tempĂ©raments taillĂ©s pour la transmission et l’exercice pĂ©dagogique : d’ineffables moments de partage, d’apprentissage, d’explication et d’approfondissement, vĂ©cus entre maĂźtres et Ă©lĂšves. Gstaad, par la volontĂ© de son fondateur Yehudi Menuhin dont l’intelligence pĂ©dagogique reste exemplaire, un modĂšle pour tous, enseigne ainsi Ă  plusieurs profils de musiciens, dont les jeunes chefs qui demain seront les baguettes les plus convaincantes… Ainsi le concert des Ă©coliers du Canton de Berne, entre 10 et 18 ans, appelĂ©s Ă  travailler la 9Ăšme Symphonie de Beethoven (Tente de Gstaad, le 2 septembre 2016), sans omettre les AcadĂ©mies du Festival (Gstaad String Academy, concert de clĂŽture, le 15 aoĂ»t ; Gstaad Conducting Academy, le 17 aoĂ»t ; Gstaad Vocal Academy, concert de clĂŽture, le 28 aoĂ»t ; Gstaad baroque Academy, Maurice Steger, concert de clĂŽture le 3 septembre), comme les nombreux concerts pour les enfants et les familles (Beethoven4all, The Pumpernickel company, le 2 septembre).

Musique de chambre, concert choral sacrĂ©, programmes symphoniques, sans omettre la voix comme les grands moments de partage et de dĂ©passement, prolongements des sĂ©ries pĂ©dagogiques, … toutes les musiques et les expĂ©riences musicales sont Ă  vivre Ă  Gstaad, cet Ă©tĂ©, en famille, dĂšs le 14 juillet, et nul part ailleurs.

 

 

 

boutonreservationGstaad Menuhin Festival & Academy. “Musique et Famille” : du 14 juillet au 3 septembre 2016. Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site du Festival de Gstaad.

 

 

 

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Compte-rendu, concert. Gstaad, Tente du Festival. Le 5 septembre 2015. Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour violon et orchestre en ré majeur op.7 ; Franz Schubert (1797-1828) : Symphonie N°9 dite la « Grande ». Nikolaj Znaider (violon) ; Wiener Philharmoniker. Philippe Jordan, direction.

jordan-Philippe-Gstaad-festival-2015CĂ©lĂšbre pour ses pistes de skis, la petite bourgade qu’est Gstaad, situĂ©e dans l’Oberland bernois, est aussi un havre pour le mĂ©lomane. Chaque Ă©tĂ©, Ă©talĂ© sur sept semaines, le Festival Menuhin – placĂ© sous la houlette de Christoph MĂŒller depuis 2002 - accueille les plus grands artistes internationaux : cette annĂ©e Jonas Kaufmann, Jean-Yves Thibaudet, Cecilia Bartoli, Andras Schiff ou Zubin Mehta (avec « son » Orchestre Philharmonique d’IsraĂ«l) – pour n’en citer que quelques-uns. En attendant la construction (toujours repoussĂ©e) d’une salle Ă  l’allure futuriste commandĂ©e Ă  l’architecte Rudy Ricciotti (Mucem de Marseille), les principaux concerts ont lieu sous la tente du festival, comme c’est le cas ce soir pour la venue de Philippe Jordan et des Wiener Symphoniker, dont il est directeur musical depuis l’an passĂ©.

En premiĂšre partie, le cĂ©lĂšbre violoniste israĂ«lo-danois Nicolaj Znaider, colosse de prĂšs de deux mĂštres, vient faire chanter son Guarnerius del GesĂč, dans le cĂ©lĂšbre Concerto pour violon de Brahms. Tour Ă  tour, exaltĂ©, Ă©loquent, charmeur, il subjugue autant que l’orchestre qui lui sert d’écrin. Au-delĂ  d’une technique aguerrie et sans faille, c’est merveille d’entendre le lyrisme, le phrasĂ© et les superbes nuances piano qu’il distille au moyen de son fabuleux instrument. Si l’Adagio possĂšde toute la suavitĂ© attendue, l’allegro giocoso nous gratifie quant Ă  lui d’une confondante virilitĂ©. Il offre en bis la Sarabande de Bach dont l’ineffable poĂ©sie suscite une intense Ă©motion parmi l’auditoire
 Ă  en juger la qualitĂ© du silence qui suit !

 

 

 

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AprĂšs l’entracte, Jordan dirige la Symphonie N°9 de Franz Schubert (depuis longtemps un des morceaux de bravoure des grands orchestres symphoniques), qu’il vient d’enregistrer avec les Wiener : autant dire qu’il est en terrain connu, Ă  tel point d’ailleurs qu’il la dirige sans partition. Le rĂ©sultat est incontestablement beau, mĂȘme si – dans l’Andante – le hautbois aurait pu sonner de maniĂšre plus Ă©mouvante. Prenant un tempo plutĂŽt vif (surtout dans les deux premiers mouvements), Philippe Jordan bĂ©nĂ©ficie d’un orchestre de trĂšs haut niveau, qui fait entendre des couleurs assez automnales. Avec cette couleur sonore, l’angoisse et la tristesse demeurent bien au premier plan – lors mĂȘme que Jordan se garde bien d’en rajouter en termes de pathos. Pour ne pas changer d’atmosphĂšre, il propose en bis – aprĂšs de nombreux rappels – la sublime ouverture « Rosamunde », du mĂȘme Schubert, qui achĂšve de faire fondre l’audience…

 

 

Compte-rendu, concert. Gstaad, Tente du Festival. Le 5 septembre 2015. Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour violon et orchestre en ré majeur op.7 ; Franz Schubert (1797-1828) : Symphonie N°9 dite la « grande ». Nikolaj Znaider (violon) ; Wiener Philharmoniker. Philippe Jordan, direction.