POITIERS : Elias de Mendelssohn par Philippe Herreweghe

mendelssohn elias cd felix-mendelssohn-bartholdy_jpg_240x240_crop_upscale_q95POITIERS, TAP. Le 14 fév 2091. MENDELSSOHN: ELIAS. Philippe Herrewghe s’intéresse au génie oratorien de Mendelssohn, un aspect finalement peu connu de son écriture, du moins en France (en Allemagne il en va tout autrement) ; on connaît davantage ses symphonies, ses concertos, ouvertures et poèmes symphoniques, sans omettre évidemment l’inusable musique du Songe d’une nuit d’été / Midsummer Light’s dream, si respectueuse de la poésie nocturne et amoureuse de Shakespeare.

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MENDELSSOHN : ELIASboutonreservation
POITIERS, TAP (Auditorium)
Jeudi 14 février 2019, 19h30

Philippe Herreweghe, direction
Christina Landshamer soprano
Gerhild Romberger mezzo-soprano
Werner Güra ténor
Andrè Schuen baryton
Felix Mendelssohn Elias op. 70, oratorio en deux parties

2h30 dont entracte
https://www.tap-poitiers.com/spectacle/mendelssohn/

 

 

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Présentation
Tizian, Verklaerung Christi - Titian / Transfig.of Christ / c.1560 - Titien / Transfiguration du ChristUN PROPHETE INSPIRÉ PAR DIEU... Cecil B. DeMille avait choisi Moïse pour son chef-d’œuvre, Mendelssohn, Élie pour le sien. Il faut dire que musicalement et dramatiquement, l’histoire du prophète réserve, elle aussi, quelques moments de bravoure et d’émotion : Élie fait venir la pluie après vingt ans de sécheresse, Élie ressuscite l’enfant de la veuve, Élie confond les faux prophètes et les foudroie. Le chœur participe à l’action mais se met aussi en retrait pour méditer sur la grandeur de Dieu. Quinze ans avant la création d’Elias, Mendelssohn avait ressorti des cartons et exposé à l’admiration de tous la Passion selon saint Matthieu de Bach, ignorée pendant un siècle. Pouvait-il trouver meilleure inspiration ? / Illustration : TITIEN : La Transfiguration du Christ (1565), église San Salvador. Jésus transfiguré est entouré des prophètes (Moïse et ses tables de la loi ; Elie dont les 3 disciples sont allongés, comme terrifiés au sol, se protégeant de la lumière éblouissante et miraculeuse…

 

 

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ELIAS : la veine sacrée, oratorienne de MendelssohnUN ORATORIO POETIQUE ET SPIRITUEL… Après le succès remporté par son Paulus, Felix Mendelssohn (1809-1847) compose son dernier grand chef-d’œuvre, l’oratorio Elias, en 1846. Le livret s’appuie sur le portrait que fait le récit biblique du prophète Élie, au premier livre des Rois, ainsi que sur d’autres textes bibliques (Esaïe, Psaumes, …). Personnage d’une vraie dimension épique, passionné et volontaire, Élie évolue au fil de l’oratorio gagnant en confiance, se révélant à lui-même et prenant conscience de sa foi dans un rapport de plus en plus sobre et intense à Dieu (idéalement exprimé dans les citations à la flûte et surtout et au hautbois : arioso « Ja, es sollen wohl Berge weichen »., dans l’acte II)… Créé au festival triennal de musique de Birmingham (avec pas moins de 400 exécutants), le drame édifiant, est joué chaque année de 1840 à 1930 lors du Three Choirs Festival. Il faut une grande expérience des effectifs importants et aussi un sens de la dentelle instrumentale autant que vocal (chez les choeurs que chez les solistes) pour réussir l’interprétation de ce défi dramatique et sacré. Inscrit dans l’avant dernière année de la courte carrière de Mendelssohn, l’ouvrage ainsi conçu dévoile les dernières recherches du génial Felix, conteur épique autant que fin portraitiste : le portrait d’Elie/Elias revêt dans le cours de l’action, une humanisation de plus en plus admirable, vertueuse et lumineuse. La progression en est l’élément moteur. L’humain et le divin, l’histoire et la prière individuelle se résolvent et fusionnent dans cette vaste peinture musicale particulièrement ciselée.
En témoignent aux côtés des airs du héros, les sections dévolues surtout dans la partie 2, à la soprano (« Höre Israel » air inaugural qui est le plus long : plus de 5mn), et au ténor.
Après l’ouverture fuguée à la Bach, se succèdent en une narration libre et animée, 42 numéros qui racontent le défi du prophète Elie lancé à la face des prêtres de Baal: le héros, en saint miraculeux y guérit le fils d’une veuve, et critique sans ménagement le roi d’Israël, Ahab, comme il réprimande la reine Jézabel. Mais celle-ci soulève son peuple contre le suractif prophète… qui démontre sa filiation divine et miséricordieuse en obtenant la pluie tant espérée (elle n’était pas tombée depuis 3 années), sur le Mont Carmel. Elie, ardent défenseur et proclamateur du monothéisme en des temps chaotiques et barbares, incarne aussi la détermination provocatrice de l’homme désireux d’élever ses semblables: le Prophète n’hésite pas à secouer la somnolence du peuple élu: “Jérusalem, toi qui tues tes prophètes!“. En cela, Elie préfigure cet autre prophète, Jochanaan, qui lui aussi châtie sans mesure l’impie, la corruption, la paresse, tous les vices de ses semblables… Ayant achevé son oeuvre, Elie rejoint le ciel sur un char de feu, au moment où le choeur admiratif entonne un hymne en l’honneur de cet homme admirable qui sut leur montrer la voie par ses actions de grâce.
La ferveur électrique, grandiose et sublime sans jamais de solennité ni de pompe d’un Mendelssohn finalement très schumannien, se déploie ici dans un théâtre sacré qui exalte la tendresse et comme Schumann, un élan de l’âme, viscéralement ascendant, de plus en plus solarisé. Berlioz lors de la reprise d’Elias en 1847, fut saisi par sa grandeur et son humanité. La magie se réalisera-t-elle à Poitiers grâce à Philippe Herreweghe et entre autres, son fabuleux orchestre des Champs Elysées, phalange idéale sur instruments anciens.

 

 

 

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LIRE aussi notre critique du cd ELIAS de MENDELSSOHN par Thomas Hengelbrock, DHM 2016
http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-mendelssohn-elias-1846-hengelbrock-2016-dhm/

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POITIERS : Elias de Mendelssohn

mendelssohn elias cd felix-mendelssohn-bartholdy_jpg_240x240_crop_upscale_q95POITIERS, TAP. Le 14 fév 2091. MENDELSSOHN: ELIAS. Philippe Herrewghe s’intéresse au génie oratorien de Mendelssohn, un aspect finalement peu connu de son écriture, du moins en France (en Allemagne il en va tout autrement) ; on connaît davantage ses symphonies, ses concertos, ouvertures et poèmes symphoniques, sans omettre évidemment l’inusable musique du Songe d’une nuit d’été / Midsummer Light’s dream, si respectueuse de la poésie nocturne et amoureuse de Shakespeare.

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MENDELSSOHN : ELIASboutonreservation
POITIERS, TAP (Auditorium)
Jeudi 14 février 2019, 19h30

Philippe Herreweghe, direction
Christina Landshamer soprano
Gerhild Romberger mezzo-soprano
Werner Güra ténor
Andrè Schuen baryton
Felix Mendelssohn Elias op. 70, oratorio en deux parties

2h30 dont entracte
https://www.tap-poitiers.com/spectacle/mendelssohn/

 

 

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Présentation
Tizian, Verklaerung Christi - Titian / Transfig.of Christ / c.1560 - Titien / Transfiguration du ChristUN PROPHETE INSPIRÉ PAR DIEU... Cecil B. DeMille avait choisi Moïse pour son chef-d’œuvre, Mendelssohn, Élie pour le sien. Il faut dire que musicalement et dramatiquement, l’histoire du prophète réserve, elle aussi, quelques moments de bravoure et d’émotion : Élie fait venir la pluie après vingt ans de sécheresse, Élie ressuscite l’enfant de la veuve, Élie confond les faux prophètes et les foudroie. Le chœur participe à l’action mais se met aussi en retrait pour méditer sur la grandeur de Dieu. Quinze ans avant la création d’Elias, Mendelssohn avait ressorti des cartons et exposé à l’admiration de tous la Passion selon saint Matthieu de Bach, ignorée pendant un siècle. Pouvait-il trouver meilleure inspiration ? / Illustration : TITIEN : La Transfiguration du Christ (1565), église San Salvador. Jésus transfiguré est entouré des prophètes (Moïse et ses tables de la loi ; Elie dont les 3 disciples sont allongés, comme terrifiés au sol, se protégeant de la lumière éblouissante et miraculeuse…

 

 

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ELIAS : la veine sacrée, oratorienne de MendelssohnUN ORATORIO POETIQUE ET SPIRITUEL… Après le succès remporté par son Paulus, Felix Mendelssohn (1809-1847) compose son dernier grand chef-d’œuvre, l’oratorio Elias, en 1846. Le livret s’appuie sur le portrait que fait le récit biblique du prophète Élie, au premier livre des Rois, ainsi que sur d’autres textes bibliques (Esaïe, Psaumes, …). Personnage d’une vraie dimension épique, passionné et volontaire, Élie évolue au fil de l’oratorio gagnant en confiance, se révélant à lui-même et prenant conscience de sa foi dans un rapport de plus en plus sobre et intense à Dieu (idéalement exprimé dans les citations à la flûte et surtout et au hautbois : arioso « Ja, es sollen wohl Berge weichen »., dans l’acte II)… Créé au festival triennal de musique de Birmingham (avec pas moins de 400 exécutants), le drame édifiant, est joué chaque année de 1840 à 1930 lors du Three Choirs Festival. Il faut une grande expérience des effectifs importants et aussi un sens de la dentelle instrumentale autant que vocal (chez les choeurs que chez les solistes) pour réussir l’interprétation de ce défi dramatique et sacré. Inscrit dans l’avant dernière année de la courte carrière de Mendelssohn, l’ouvrage ainsi conçu dévoile les dernières recherches du génial Felix, conteur épique autant que fin portraitiste : le portrait d’Elie/Elias revêt dans le cours de l’action, une humanisation de plus en plus admirable, vertueuse et lumineuse. La progression en est l’élément moteur. L’humain et le divin, l’histoire et la prière individuelle se résolvent et fusionnent dans cette vaste peinture musicale particulièrement ciselée.
En témoignent aux côtés des airs du héros, les sections dévolues surtout dans la partie 2, à la soprano (« Höre Israel » air inaugural qui est le plus long : plus de 5mn), et au ténor.
Après l’ouverture fuguée à la Bach, se succèdent en une narration libre et animée, 42 numéros qui racontent le défi du prophète Elie lancé à la face des prêtres de Baal: le héros, en saint miraculeux y guérit le fils d’une veuve, et critique sans ménagement le roi d’Israël, Ahab, comme il réprimande la reine Jézabel. Mais celle-ci soulève son peuple contre le suractif prophète… qui démontre sa filiation divine et miséricordieuse en obtenant la pluie tant espérée (elle n’était pas tombée depuis 3 années), sur le Mont Carmel. Elie, ardent défenseur et proclamateur du monothéisme en des temps chaotiques et barbares, incarne aussi la détermination provocatrice de l’homme désireux d’élever ses semblables: le Prophète n’hésite pas à secouer la somnolence du peuple élu: “Jérusalem, toi qui tues tes prophètes!“. En cela, Elie préfigure cet autre prophète, Jochanaan, qui lui aussi châtie sans mesure l’impie, la corruption, la paresse, tous les vices de ses semblables… Ayant achevé son oeuvre, Elie rejoint le ciel sur un char de feu, au moment où le choeur admiratif entonne un hymne en l’honneur de cet homme admirable qui sut leur montrer la voie par ses actions de grâce.
La ferveur électrique, grandiose et sublime sans jamais de solennité ni de pompe d’un Mendelssohn finalement très schumannien, se déploie ici dans un théâtre sacré qui exalte la tendresse et comme Schumann, un élan de l’âme, viscéralement ascendant, de plus en plus solarisé. Berlioz lors de la reprise d’Elias en 1847, fut saisi par sa grandeur et son humanité. La magie se réalisera-t-elle à Poitiers grâce à Philippe Herreweghe et entre autres, son fabuleux orchestre des Champs Elysées, phalange idéale sur instruments anciens.

 

 

 

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LIRE aussi notre critique du cd ELIAS de MENDELSSOHN par Thomas Hengelbrock, DHM 2016
http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-mendelssohn-elias-1846-hengelbrock-2016-dhm/

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Elias de Mendelssohn, 1845

Mendelssohn Felix-MendelssohnFrance Musique, le 27 juin 2014, 20h. Mendelssohn: Elias. Moins inspirĂ© Ă  l’opĂ©ra, le compositeur romantique, ailleurs sublime faiseur fĂ©erique (Midsummer night’s dream d’après Shakespeare), FĂ©lix Mendelssohn a toujours maĂ®trisĂ© le sens de la narration en musique : en tĂ©moigne  sa verve dramatique qui s’accorde idĂ©alement au genre de l’oratorio … qu’il a appris Ă  connaĂ®tre et Ă  approfondir grâce Ă  son Ă©tude et sa dĂ©fense spĂ©cifique des drames de Haendel et des Passions de JS Bach. En tĂ©moigne Elias que diffuse ce soir France Musique en juin 2014. Ampleur des vagues chorales, ivresse parfois extatique des airs solistes, situations aussi parfaitement dĂ©veloppĂ©es Ă  l’orchestre, les oratorios de Mendelssohn demeurent – Ă  torts- encore trop mĂ©connus, outrageusement mĂ©sestimĂ©s…

Elias : … un triptyque sacrĂ©

 

A l’origine, Mendelssohn (1809-1847), juif converti Ă  la foi luthĂ©rienne, avait conçu son grand oeuvre religieux en trois parties comme un triptyque de trois oratorios: Paulus, Elias en son centre et l’inachevĂ© Christus. Elie est l’un des prophètes annonçant dans l’Ancien Testament, la venue du Messie. Elias est d’abord composĂ© dans sa première version en anglais (Elijah) entre 1845 et 1846. La crĂ©ation (rĂ©unissant pas moins de 400 exĂ©cutants dont 171 choristes) a lieu Ă  Birmingham (Town Hall) le 26 aoĂ»t 1846 sous la direction de l’auteur. Il s’agissait de rĂ©pondre Ă  la commande d’une grande page chorale passĂ©e par le Festival de Birmingham: Mendelssohn remit son manuscrit 10 jours seulement avant la date fixĂ©e par le commanditaire! La seconde crĂ©ation dans une forme modifiĂ©e eut lieu en 1847 Ă  Londres (Exter Hall). Le public allemand attendit Ă  Hambourg le 9 octobre 1847 pour Ă©couter ce chef d’oeuvre absolu, en langue germanique, devenu Elias. A la suite de Haydn et de sa CrĂ©ation, si triomphalement applaudie par le public anglais, Mendelssohn avait pris soin de soumettre Ă  une audience initiĂ©e et amatrice, les enseignements de son oratorio, Ă  l’identique de Haendel, lui aussi adepte de la foi rĂ©formĂ©e, dont on sait l’immense apport dans le domaine de l’oratorio… auprès du public londonien.
Berlioz qui assiste en 1847, Ă  une reprise de l’ouvrage Ă  Londres mais dans la version dĂ©finitive, sort Ă©bloui par le sentiment de recueillement et de fervente vĂ©ritĂ© humaine. Plus que tout, l’auteur d’un Episode de la vie d’un artiste, lui-mĂŞme bouillonnant expĂ©rimentateur, loue la richesse et le raffinement harmonique sans Ă©quivalent de la partition. Le compliment n’est pas mince.

Un prophète en colère

Mendelssohn demande au pasteur Julius Schubring, le soin de rĂ©diger le texte d’Elias dont le nom signifie Yahweh est mon Dieu. Après une travail concertĂ©, nĂ© d’une très Ă©troite collaboration entre le compositeur et le rĂ©vĂ©rend, l’oratorio s’impose aujourd’hui Ă  nous dans sa durĂ©e de 2h40mn. Le texte dĂ©veloppe de nombreuses citations de l’Ancien Testament dans la traduction de Luther. Ouverture fuguĂ©e Ă  la Bach, puis 42 numĂ©ros racontent le dĂ©fi du prophète Elie lancĂ© Ă  la face des prĂŞtres de Baal: le hĂ©ros, en saint miraculeux y guĂ©rit le fils d’une veuve, et critique sans mĂ©nagement le roi d’IsraĂ«l, Ahab, comme il rĂ©primande la reine JĂ©zabel. Mais celle-ci soulève son peuple contre le suractif prophète… qui dĂ©montre sa filiation divine et misĂ©ricordieuse en obtenant la pluie tant espĂ©rĂ©e (elle n’Ă©tait pas tombĂ©e depuis 3 annĂ©es), sur le Mont Carmel. Elie, ardent dĂ©fenseur et proclamateur du monothĂ©isme en des temps chaotiques et barbares, incarne aussi la dĂ©termination provocatrice de l’homme dĂ©sireux d’Ă©lever ses semblables: le Prophète n’hĂ©site pas Ă  secouer la somnolence du peuple Ă©lu: “JĂ©rusalem, toi qui tues tes prophètes!“. En cela, Elie prĂ©figure cet autre prophète, Jochanaan, qui lui aussi châtie sans mesure l’impie, la corruption, la paresse, tous les vices de ses semblables… Ayant achevĂ© son oeuvre, Elie rejoint le ciel sur un char de feu, au moment oĂą le choeur admiratif entonne un hymne en l’honneur de cet homme admirable qui sut leur montrer la voie par ses actions de grâce.

Dans la fresque romantique qui se souvient des aĂ®nĂ©s tant admirĂ©s, Bach et Haendel, Mendelssohn mĂŞle le colossal et le grave. Le souffle exprimĂ© dans cet oratorio sans Ă©quivalent dans l’histoire musicale allemande Ă©gale les meilleurs ouvrages lyriques, grâce Ă  l’intensitĂ© des scènes collectives et l’individualisation du personnage du Prophète. Elan de la foule, portrait d’Elie, drame serrĂ© et exaltĂ©, Elias est bien un opĂ©ra sacrĂ©.

 

logo_francemusiqueFrance Musique, vendredi 27 juin 2014,20h. Mendelssohn: Elias. Concert enregistré à la Basilique Saint-Denis. Solistes, Chœur de Radio France, Orch. national de France. Daniele Gatti, direction