FESTIVAL Rencontres Clés / David GRIMAL

rencontres-cles-david-grimal-LOGO-VIGNETTE-classiquenewsVALENCIENNES, SCHUBERTIADE : 25-27 mars 2022. Le violoniste DAVID GRIMAL crée son propre festival, les RENCONTRES CLÉS, et propose à Valenciennes (Chapelle du Royal Hainaut) un premier cycle de concerts dans un lieu enchanteur : la Chapelle du Royal Hainaut de Valenciennes. Au programme, une série 100% SCHUBERT, soit plusieurs œuvres exceptionnelles du répertoire de musique de chambre. « La musique est une porte ouverte sur l’infini et une invitation au voyage. Avec Xavier Alberti, nous avons décidé de créer un temps dédié à la musique, la gastronomie et la convivialité dans des lieux de vie pour des moments inoubliables », précise DAVID GRIMAL fondateur et directeur artistique des Rencontre Clés.
Le principe est simple : après avoir sélectionné 3 thématiques qui lui tenaient à cÅ“ur, et élaboré pour chacune un programme musical sur-mesure, David Grimal invite artistes renommés et jeunes talents prometteurs pour 3 week-ends culturels dans 3 lieux d’exception, pour des rencontres privilégiées. Première session le week end prochain, 25 – 27 mars 2022 pour une SCHUBERTIADE d’exception. Le public est convié à rencontrer les artistes dans un écrin convivial qui favorise l’écoute, l’échange, le partage. Pour se faire, le violoniste bénéficie d’un accueil sur mesure conçu par la communauté d’hôtels et restaurants indépendants les Collectionneurs. Restaurateurs, hôteliers, artistes GRIMAL-david-violon-concert-festival-rencontres-cles-classiquenews-annonce-critique-2022ont tous éprouvé l’impossibilité de poursuivre leur activité et leur travail avec la crise sanitaire ; il fallait donc renouer avec la liberté du partage, de la circulation, de l’échange : « Ces Rencontres ont ainsi vocation à mêler art de vivre et arts vivants dans les territoires, en faisant des hôtels et des restaurants des lieux de rencontres culturelles et artistiques destinés à tous les publics, qu’ils soient amateurs ou néophytes ». Chaque week end propose 4 concerts à un prix abordable, sans omettre le concert exclusivement réservé aux publics scolaires afin de sensibiliser la jeunesse à l’art et à la musique.

Photo David Grimal DR / David Grimal enseigne le violon à la Musikhochshule de Saarbrücken. Il joue le Stradivarius « Ex-Roederer » de 1710 avec des archets de Pierre Tourte, Léonard et François-Xavier Tourte et Pierre Grunberger.

 

 

 

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LES RENCONTRES CLÉS
Du vendredi 25 au dimanche 27 mars 2022
SCHUBERTIADE
Hommage au compositeur Schubert

AU ROYAL HAINAUT SPA & RESORT HOTEL
300 places chapelle de l’hôtel
Valenciennes, Hauts-de- France
Samuel Hasselhorn, Chant
David Grimal & Maria Marica, violon
Anne Gastinel, violoncelle
Philippe Cassard & Ionah Maiatsky, piano

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PROGRAMME

Vendredi 25 mars, 19h
David Grimal, Anne Gastinel, Philippe Cassard
Sonate en la mineur D385 pour violon et piano
Sonate arpeggione en la mineur D821 pour violoncelle et piano
Trio en si bémol majeur D898 pour violon, violoncelle et piano

Samedi 25 mars, 16h
Maria Marica et Ionah Maiatsky
Sonate en sol mineur pour violon et piano
Impromptus pour piano op. 142 no. 3
Rondo en si mineur D895 pour violon et piano

Samedi 25 mars, 19h
David Grimal, Anne Gastinel, Philippe Cassard et Ionah Maiatsky
Fantaisie à quatre mains en fa mineur D940
Grand duo en la majeur D574 pour violon et piano
Trio en mi bémol majeur D929 pour violon, violoncelle et piano

Dimanche 26 mars, 11h30
Samuel Hasselhorn, Philippe Cassard
Winterreise

INFOS et RÉSERVATIONS
https://www.lesrencontrescles.fr/evenements/schubertiade/

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Chapelle du Royal HainautValenciennes

 

 

 

 

 

 

 

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rencontres-cles-david-grimal-LOGO-VIGNETTE-classiquenewsPROCHAINS WEEK ENDS :
3 thématiques originales / 3 adresses uniques
3 week-ends riches en rencontres
25-27 mars 2022 / 13-15 mai 2022 / 21-23 octobre 2022

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13–15 MAI 2022
Paris Les Années Folles

Å’uvres de Ravel, Chausson, Debussy, Poulenc et Stravinsky
AU CHÂTEAU D’AUGERVILLE

94 places au sein de la dépendance
30′ de Fontainebleau
David Grimal & Elise Bertrand, violon
Marie-Josèphe Jude & Charles Heisser, piano
Quatuor Hermès

INFOS et RÉSERVATIONS
https://www.lesrencontrescles.fr/evenements/paris-les-annees-folles/

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21–23 OCTOBRE 2022
Au cœur de l’Europe

Œuvres de Janacek, Bartók, Dvorak, Enescu, Kodaly
À LA MAGDELEINE

80 places Orangerie
30′ de Marseille, Provence
David Grimal, David Castro Balbi & Tcha Limberger, violon
Natacha Tchitch, alto
Alexandre Castro Balbi, violoncelle
Itamar Golan, piano
Tcha Limberger & friends

INFOS et RÉSERVATIONS
https://www.lesrencontrescles.fr/evenements/au-coeur-de-l-europe/

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Compte rendu, concert. Dijon, Opéra, le 12 janv 2019. Prokofiev, Korngold, Stravinsky. Les Dissonances / David Grimal

grimal david dissonances opera de dijon concert critique par classiquenewsCompte rendu, concert. Dijon, Opéra, Auditorium, le 12 janvier 2019. Prokofiev, Korngold, Stravinsky. Les Dissonances / David Grimal. Avant la Philharmonie de Paris, puis Le Havre (Le Volcan), l’Opéra de Dijon offre à son public ce nouveau programme des Dissonances, avec David Grimal comme démiurge et soliste du concerto de Korngold. Celui-ci est précédé par la suite op 33 bis de l’Amour des trois oranges, de Prokofiev (1925) et sera suivi de la troisième suite de l’Oiseau de feu, de Stravinsky. Quand les Dissonances se concentraient sur des œuvres de Mozart, on était admiratif, à juste titre. Le fait de confier la direction au violon solo, ou d’en faire l’économie, s’inscrivait dans une sorte de retour aux sources. Lorsque les musiciens de David Grimal se sont approprié le répertoire romantique, de Beethoven à Brahms, l’exploit musical et technique fut salué à sa juste valeur. Mais quand ce furent Schönberg, Berg, ou maintenant Prokofiev et Stravinsky, cela relève du miracle. Comment une formation aussi nombreuse, dont les pupitres sont souvent divisés, peut-elle concilier une telle cohésion, la précision des attaques, un équilibre souverain sans l’activité d’un chef ? Le travail de chacun, individuellement et par pupitres, l’appropriation par tous de la totalité des parties, pour mieux assumer sa responsabilité au sein de la formation forcent l’admiration.

 

 

 
 

 

Un miracle recommencé

 

GRIMAL-david-concert-annonce-critique-classiquenews-actus-infos-musique-classique-classiquenews-opera-festivals-concerts-Les-Dissonances©Gilles-Abegg-Opera-de-Dijon_IMG-1130286

  

 

 

La célébrissime et redoutable suite de l’Amour des trois oranges rejoint quand elle ne surpasse pas les interprétations les plus célèbres. La précision, la puissance, la transparence comme les couleurs, c’est un bonheur constant. Chaque pupitre se révèle au sommet de l’engagement et de l’expression la plus juste, soulignant la magie de chacune des pages. La merveilleuse orchestration est servie avec séduction comme avec frénésie. « Le Prince et la Princesse », numéro chargé de tendresse, de lyrisme, est joué par des chambristes de haut vol, quasi ravéliens. « La faute », conclusive est endiablée à souhait. Quelle jouissance sonore, physique ! On attend l’enregistrement.

Après la métrique et le motorisme de Prokofiev, David Grimal nous entraîne aux antipodes. Le concerto de Korngold, malgré Heifetz, son créateur, ne s’est pas encore imposé au répertoire. A la fois original, par son organisation, comme par son caractère, son lyrisme peut paraître un peu désuet, à fleur d’oreille, qui ne renie pas ses attaches à la musique de film, du technicolor, en relief, sur l’écran le plus large. C’est la réponse hollywoodienne, ô combien séduisante, aux détracteurs du bon vieux tonal, qui démontre ainsi qu’en 1945, il n’a pas encore épuisé toutes ses ressources. Sans épanchement excessif, le moderato mobile, introduit avec lyrisme par le soliste, se développe pour notre plaisir jusqu’à une brève cadence, diabolique, à laquelle Heifetz ne doit pas être étranger. Cela respire la liberté, avec une élégance naturelle. La romance centrale, chargée de poésie, avec les nuances les plus ténues de vents, mérite à elle seule d’être davantage connue. Quant à l’allegro vivace jubilatoire, cocasse comme endiablé, sur lequel se ferme ce grand concerto, son tour populaire permet au soliste de déployer la panoplie la plus virtuose de son savoir-faire. En ces temps moroses, quel bonheur rafraîchissant !

Le public, n’en doutons pas, était avant tout venu écouter la troisième suite de l’Oiseau de feu de Stravinsky, sur laquelle s’achève le concert. Pour l’essentiel semblable à la deuxième suite (de 1919), la révision y intègre trois pantomimes, encadrant un pas de deux (l’oiseau de feu et le tsarévitch Ivan) et un scherzo (danse des princesses). Dès l’introduction, retenue, du pianissimo des basses caressantes, avec sourdines, transparent, d’une douceur singulière, on croit redécouvrir l’œuvre et sa féérie mystérieuse. L’oiseau de feu, sa danse et ses variations, enchaînés forte, tous les accents comme la fluidité sont bien là, subtils, colorés et lumineux. L’excellence orchestrale est

confirmée. Le plaisir à jouer des musiciens est contagieux. L’attention est toujours sollicitée par les modelés, les phrasés, exemplaires. Tout respire. Les mots manquent pour décrire la danse infernale, animée, puissante, merveilleuse au sens littéral. Les changements de tempo sont assurés de façon magistrale, malgré l’absence de direction. Il faudrait tout souligner, de l’envoûtement des quatre cors à la conduite des progressions. David Grimal, toujours généreux, simple, vrai (il a repris son pupitre de premier violon solo), est un musicien et un homme d’exception, capable de soulever les montagnes, de dompter les forces les plus puissantes comme de nous chuchoter la phrase la plus pure, la plus ténue. Un magicien. La salle lui fait un triomphe ainsi qu’à tous les musiciens des Dissonances.

 

 
 

 
 

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Compte rendu, concert. Dijon, Opéra, Auditorium, le 12 janvier 2019. Prokofiev, Korngold, Stravinsky. Les Dissonances / David Grimal. Crédit photographique © DR / © G Abegg, Opéra de Dijon 2019

 

 

 

Compte rendu, concert. Toulouse. Saint-Pierre-des-Cuisines, le 12-01-2016 ; Franz Schubert (1797-1828) : Trio n°1, D.898, en si bémol majeur ; Trio n°2 ,D.929,en mi bémol majeur ; David Grimal, violon ; Anne Gastinel, violoncelle, Philippe Cassard, piano

philippe_cassardLa salle Bleue de l’Espace Croix- Baragnon de Toulouse s’est déplacée à l’Auditorium St-Pierre des Cuisines devant le succès attendu. Et c’est effectivement devant une salle comble que s’est produit Philippe Cassard, spécialiste indiscuté de Schubert, avec ses deux amis. David Grimal, au violon comme Anne Gastinel, au violoncelle sont des instrumentistes invités dans le monde entier et ont été dirigés par les plus grands chefs tout en faisant une belle carrière de chambriste. Ils étaient donc tous trois, très attendus dans les deux Trios de Schubert. La complicité entre les musiciens a été d’emblée perceptible. L’homogénéité des sonorités n’a pas été trouvée immédiatement mais s’est construite rapidement. Si les deux Trios sont beaux et agréables, il a été sage de débuter le concert par le Trio en si bémol. Plus léger, plus dansant il a été source de jubilation et de belles énergies.

Mais c’est bien avec le Trio en mi bémol majeur que l’osmose entre les instrumentistes, l’équilibre entre leurs sonorités atteignent des sommets. Cette partition si originale qui débute et se termine avec jubilation est proprement prodigieuse. Privilégiant la précision rythmique, l’ampleur des nuances et la variété des couleurs, nos trois amis musiciens  insufflent une vivifiante énergie à chaque instant. La beauté des phrasés et la délicatesse des moindres traits ont provoqué le bonheur du public. C’est bien le thème sublime de l’Andante con moto qui a porté le plus haut l’émotion. C’est de cet Andante qu’est tiré le fameux extrait du film Barry Lyndon qui ouvre et ferme l’histoire d’amour de Barry avec la belle Lady Lyndon. Mi mélancolique mi tendre et avec un charme fou, cette marche dansée concentre en son ambivalence, tout le génie de Schubert. Ce soir le retour du thème tant aimé dans le final avec les arabesques et les volutes du piano a été un moment magique.  Le public conquis a fait une belle ovation aux artistes. Le mouvement lent d’un trio de Beethoven a constitué un bis charmant et apaisant après ce bain d‘énergie musicale.

Le public est là pour de la musique de chambre. Une saison spécifique pourrait connaître un grand succès à Toulouse. L’auditorium St-Pierre des Cuisines est un écrin idéal. Le patient travail de commentaire que fait Philippe Cassard avec ses Notes du traducteur y est pour beaucoup. La saison de la salle Croix Baragnon avec son concert du mardi qui l’accueille régulièrement mérite d’être suivie. Nous en rendrons compte avec fidélité.

Compte rendu, concert. Toulouse. Saint-Pierre-des-Cuisines, le 12-01-2016 ; Franz Schubert (1797-1828) : Trio n°1, D.898, en si bémol majeur ; Trio n°2 ,D.929,en mi bémol majeur ; David Grimal, violon ; Anne Gastinel, violoncelle, Philippe Cassard, piano .

Illustration : Philippe Cassard © JB Millot