DEGAS Ă  l’opĂ©ra… prĂ©sentation de l’exposition Ă  Orsay

autoportrait degas Degas_Edgar_21_autoportrait_maxARTE, dim 6 oct 2019. DEGAS Ă  l’OpĂ©ra… Au théâtre lyrique, le peintre Edgar Degas (1834 – 1917) qui dĂ©testait Wagner, c’est peut-ĂŞtre lĂ  son seul dĂ©faut, anlayse, observe, scrute les corps en mouvement. Non pas ceux des chanteurs acteurs, moins les instrumentistes en fosse (quoiqu’il joue des formes des instruments : crosses, archets, etc…), surtout ce qui passionne le peintre , quand mĂŞme un peu voyeur, ce sont les danseuses. En 1868, il immortalise la danseuse EugĂ©nie Fiocre interprète du ballet la Source, rĂ©cemment remis Ă  l’honneur de l’OpĂ©ra Garnier. Degas frĂ©quente assidument l’OpĂ©ra de Paris, alors rue Le Peletier… Puis il croque au pastel, attitudes, contorsions bridant les corps, mouvements en groupe…, port de tĂŞte, arabesques des bras, des jambes, dĂ©tail des mains. Aucun portrait sauf Fiovre au dĂ©part : que des attitudes… et des ĂŞtres qui souffrent, dans des compositions audacieuses, des cadrages photographiques.

degas-a-l-opera-exposition-paris-musee-orsay-annonce-critique-classiquenewsIl en dĂ©coulera la statue en cire perdue, scandaleuse tant elle est rĂ©aliste, de La Petite danseuse de 14 ans… Grâce Ă  son ami le librettiste et compositeur Ludovic HalĂ©vy, Degas peut atteindre les coulisses et assister aux cours et rĂ©pĂ©titions ses spectacles. Aucun doute, mĂŞme si après l’incendie de l’OpĂ©ra Le Peletier et au moment de l’édification du futur opĂ©ra Garnier, Degas dĂ©sormais rĂ©invente ce qu’il a vu et observĂ©, dans son atelier, le temple lyrique et chorĂ©graphique demeure son laboratoire : une source essentielle pour sa crĂ©ativitĂ© d’une exceptionnelle modernitĂ©. Mais au gĂ©nie des formes nouvelles et des dispositions novatrices, Degas, mĂŞme s’il se refuse Ă  ĂŞtre dĂ©nonciateur, peint aussi la rĂ©alitĂ© sociale du mĂ©tier de danseuse : l’exposition au dĂ©sir et Ă  la convoitise des abonnĂ©s mâles, qui, dans la coulisse, contrastant avec le raffinement et la magie de la scène, cherchent Ă  sĂ©duire et payer les jeunes crĂ©atures pour quelques heures de plaisir. De l’art Ă  la prostitution, il n’y a que quelques pas de danse, menus, menus.  Documentaire inĂ©dit, 2019. RĂ©alisation : Blandine Armand, Vincent Trisolini – 52 mn.

 

 

 

 

 

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arte_logo_2013ARTE, dim 6 oct 2019. DEGAS à l’Opéra… 17h35. Documentaire en liaison avec l’exposition événement réprésentée par le Musée d’Orsay jusqu’au 19 janvier 2020 : http://www.classiquenews.com/paris-exposition-musee-dorsay-degas-a-lopera-24-sept-2019-19-janv-2020/

 

 

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Livre événement. Degas par Henri Loyrette. «Je voudrais être illustre et inconnu» (Éditions Gallimard, collection « Découvertes »).

degas gallimard decouvertes expositon deags a l opera de apris musee d orsay exposition 23 sept fevrier 2020 classiquenews A76087Livre Ă©vĂ©nement. Degas par Henri Loyrette. «Je voudrais ĂŞtre illustre et inconnu» (Éditions Gallimard, collection « DĂ©couvertes »). CHANTRE DE LA MODERNITÉ… PrĂ©sentation par l’éditeur : « «Je voudrais ĂŞtre illustre et inconnu», disait Edgar Degas. Illustre, il l’est, par ses danseuses, ses jockeys, ses femmes au bain. Inconnu, Ă©galement, tant ces thèmes occultent le reste de l’Ĺ“uvre, peintures d’histoire, portraits, paysages, tant l’Ĺ“uvre a dĂ©vorĂ© la vie privĂ©e. Sur une carrière de soixante ans dont Henri Loyrette restitue la richesse et la cohĂ©rence, on dĂ©couvre alors l’insatiable curiositĂ© technique, la constante recherche d’expressions nouvelles, l’Ă©vidente continuitĂ© de la ligne mĂ©lodique ».
Notre avis… Le fils d’une famille aisée, de banquiers, doit cependant à son père (Auguste) d’être encouragé dans sa vocation artistique. Ce n’est pas tant, la ligne (cultivée toujours selon les préceptes de son « maître et idôle » Ingres), la couleur (digne des Impressionnistes dont il sera toujours très proche), la puissance de la palette et du trait (qui le rapproche d’un Manet, son ami), que son œil, qui se révèle dans son cas, déterminant. Degas méprise le milieu académique et donc le Prix de Rome : dépassé, conservateur. Il a bien raison. La modernité n’est jamais venue en peinture de ce réseau politique formaté. Degas développe une acuité de conception hors du commun à son époque. Son œil décortique l’espace (d’où des cadrages et des points de vue inédits et donc résolument « modernes »), déconstruit la forme, pour en extraire le squelette expressif, l’ossature synthétique, essentiel (d’où ce qu’il voit et capte dans le sujet des danseuses : des corps qui souffrent, des lignes qui fléchissent, des mouvements qui éreintent et forcent… au bord du claquage.

 

 

Degas moderne
L’œil déconstruit, reconstruit…

 

 

danseuses degas

 

Deux danseuses (DR)

 

Beaucoup de scènes de répétitions, de gestes et attitudes répétées, de détente aussi (dont même des danseuses qui baillent…) Entre réalisme et familiarité, jamais cela n’avait été représenté avant lui. De sorte que l’on contemple un autre Degas : non pas le peintre obsédé par les danseuses en tutu, mais l’analyste qui décrypte le dénuement et la misère de jeunes artistes démunies et souffrantes, qui phénomène que l’on commence à expliciter, sont les proies des prédateurs sexuels dans la coulisse.
affiche13_300Degas a conçu tout cela, remarquablement expliqué dans ce petit livre immanquable, indispensable viatique préparatoire pour l’exposition actuelle au Musée d’Orsay : « DEGAS à L’OPERA », jusqu’en janvier 2020. Car au juste qu’a peint Degas de l’Opéra ? La réponse est loin d’être évidente. Car Degas est un créateur tout sauf conformiste. On peut affirmer qu’en plein wagnérisme, au cœur de la France nationaliste, opposée à l’hégémonie prussienne, Degas, se passionna pour la Sigurd du marseillais Reyer, le « petit Wagner de la Canebière » (au point de la voir 30 fois à l’Opéra le Peletier, à partir de sa création à l’Opéra de paris le 12 juin 1885). Wagnérien, Reyer dans Sigurd offre une véritable alternative française au romantisme musical, puisant après Berlioz, chez Gluck, sachant colorer aussi son orchestre par des éclats fantastiques empruntés à Weber. Les amateurs du Ring, retrouvent certes les personnages de Hagen, Gunter et aussi Brünnhilde… Mais si le sujet est emprunté aux légendes nordiques, comme la Tétralogie, la conception elle est bien française.
Comme Reyer à l’opéra, Degas incarne une spécificité française, « moderne », antiacadémique, foncièrement avant-gardiste, entre 1880 et 1910. Un cas à part, et une œuvre à redécouvrir aujourd’hui.

 

 

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Livre Ă©vĂ©nement. Degas par Henri Loyrette. «Je voudrais ĂŞtre illustre et inconnu» (Éditions Gallimard, collection « DĂ©couvertes ») – 160 pages, ill., sous couverture illustrĂ©e, 125 x 178 mm
Genre : Documents et reportages Thème : arts en gĂ©nĂ©ral /peinture CatĂ©gorie > Sous-catĂ©gorie : Connaissance > Arts en gĂ©nĂ©ral – Époque : XXe-XXIe siècle – ISBN : 9782070760879 – Gencode : 9782070760879 – Code distributeur : A76087 – Première parution en 1988 -
CoĂ©dition Gallimard/RMN – Grand Palais. Nouvelle Ă©dition en 2012.
Collection Découvertes Gallimard (n° 36), Série Arts, Gallimard. CLIC de CLASSIQUENEWS

 

 

 

 

ARTE : DEGAS Ă  l’OpĂ©ra

autoportrait degas Degas_Edgar_21_autoportrait_maxARTE, dim 6 oct 2019. DEGAS Ă  l’OpĂ©ra… Au théâtre lyrique, le peintre Edgar Degas (1834 – 1917) qui dĂ©testait Wagner, c’est peut-ĂŞtre lĂ  son seul dĂ©faut, anlayse, observe, scrute les corps en mouvement. Non pas ceux des chanteurs acteurs, moins les instrumentistes en fosse (quoiqu’il joue des formes des instruments : crosses, archets, etc…), surtout ce qui passionne le peintre , quand mĂŞme un peu voyeur, ce sont les danseuses. En 1868, il immortalise la danseuse EugĂ©nie Fiocre interprète du ballet la Source, rĂ©cemment remis Ă  l’honneur de l’OpĂ©ra Garnier. Degas frĂ©quente assidument l’OpĂ©ra de Paris, alors rue Le Peletier… Puis il croque au pastel, attitudes, contorsions bridant les corps, mouvements en groupe…, port de tĂŞte, arabesques des bras, des jambes, dĂ©tail des mains. Aucun portrait sauf Fiovre au dĂ©part : que des attitudes… et des ĂŞtres qui souffrent, dans des compositions audacieuses, des cadrages photographiques. Il en dĂ©coulera la statue en cire perdue, scandaleuse tant elle est rĂ©aliste, de La Petite danseuse de 14 ans… Grâce Ă  son ami le librettiste et compositeur Ludovic HalĂ©vy, Degas peut atteindre les coulisses et assister aux cours et rĂ©pĂ©titions ses spectacles. Aucun doute, mĂŞme si après l’incendie de l’OpĂ©ra Le Peletier et au moment de l’édification du futur opĂ©ra Garnier, Degas dĂ©sormais rĂ©invente ce qu’il a vu et observĂ©, dans son atelier, le temple lyrique et chorĂ©graphique demeure son laboratoire : une source essentielle pour sa crĂ©ativitĂ© d’une exceptionnelle modernitĂ©. Mais au gĂ©nie des formes nouvelles et des dispositions novatrices, Degas, mĂŞme s’il se refuse Ă  ĂŞtre dĂ©nonciateur, peint aussi la rĂ©alitĂ© sociale du mĂ©tier de danseuse : l’exposition au dĂ©sir et Ă  la convoitise des abonnĂ©s mâles, qui, dans la coulisse, contrastant avec le raffinement et la magie de la scène, cherchent Ă  sĂ©duire et payer les jeunes crĂ©atures pour quelques heures de plaisir. De l’art Ă  la prostitution, il n’y a que quelques pas de danse, menus, menus.  Documentaire inĂ©dit, 2019. RĂ©alisation : Blandine Armand, Vincent Trisolini – 52 mn.

 

 

 

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arte_logo_2013ARTE, dim 6 oct 2019. DEGAS à l’Opéra… 17h35. Documentaire en liaison avec l’exposition événement réprésentée par le Musée d’Orsay jusqu’au 19 janvier 2020 : http://www.classiquenews.com/paris-exposition-musee-dorsay-degas-a-lopera-24-sept-2019-19-janv-2020/

 

 

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