Week-end Turbulences de l’Intercomporain : Air Libre par Bruno Mantovani (annonce)

turbulences_cite_de_la_musique_festival_montovani_Classiquenews160x350pxParis, Cité de la musique. Week end Turbulences Air Libre, les 11,12,13 avril 2014. Solo, collectif: quelle partition ? Turbulences… c’est le titre des festivals thématiques hors normes proposés par l’Intercontemporain. Prochain week end événement, du 11 au 13 avril 2014, le festival week end « Air libre », piloté par Bruno Mantovani.  C’est le 3è et dernier festival présenté par l’Ensemble Intercontemporain. Bruno Mantovani y interroge en particulier la question de la relation entre le soliste et l’ensemble, entre l’individu et le groupe, l’égo héroïque de l’instrumentiste confronté au collectif de l’orchestre. Dialogue ou combat, intégration/fusion ou séparatisme et individualités incompatible ?

Paris, Cité de la musique, les 11, 12 et 13 avril 2014.

Surprises et découvertes du week end Turbulence.
Solo / collectif : opposition ou intégration ?

mantovani_bruno_Place dès le concert d’ouverture (vendredi 11 avril 2014, 20h), au genre du concerto de chambre qui depuis Alban Berg, cultive une voie médiane, dans laquelle «  le soliste c’est l’ensemble » : ou tous = un.  Au programme Concertos de Ligeti (critique facétieux des formes du langage musical) et de Mantovani himself. A l’inverse, images éclatantes démonstratives de la virtuosité individuelle, une et indivise, Dialogue de l’ombre double et Anthèmes de Pierre Boulez (autorité musicale et spirituelle incontournable pour l’Intercomtemporain, son enfant) mais aussi Pièces pour clarinette de Stravinsky.

Samedi 12 avril : concert et déambulation dans la Cité de la musique. Deux créations mondiales marquent d’abord (en première partie de soirée: « le grand soir » à 20h), d’autres champs de découvertes et d’interrogations formelles : Concerto pour basson de Johannes Boris Borowski, aux côtés de la nouvelle œuvre pour percussion solo de Raphaël Cendo. Partitions inédites ouvrant des failles face à l’efficace et désormais incontournable pièce pour flûte solo, classique du genre : Cassandra’s dream de Bryan Ferneyhough.

En seconde partie de soirée : l’Inter propose une déambulation libre dans le musée de la cité de la musique, dans la Rue musicale, dans l’Amphithéâtre où des impros, de courts séquences musicales (solos, quatuors) rythment et jalonnent les envies des spectateurs promeneurs.

 

Dernier volet, dimanche 13 avril au cours d’un après midi riche en découvertes et confrontations (à partir de 16h, « Total solo concert ») : Incises (pour piano soliste) affronte son pendant Incises (pour orchestre) de Pierre Boulez ; même alternance critique entre Sequenza VII (pour hautbois) et Chemin IV (pour hautbois et cordes) de Luciano Berio. Et si la personnalité de chacun fondait l’unité du tout ? C’est peut-être ce que démontrera TotalsOlo de Philippe Leroux, qui réconcilie virtuosité et dialogue concertant.

Samedi (17h30) et dimanche (15h), conférence-concert et avant-concert surprise explicitent les diverses questions posées par le thème générique du nouveau week end Turbulences « Air libre » , à la Cité de la musique.

Paris Cité de la musique, Week end Turbulences « Air libre », les 11, 12 et 13 avril 2014.

Toutes les infos, les modalités pratiques de réservations sur le site de Turbulences, week end Air libre :

Forfait spécial pour les 3 concerts du Week end : 37 euros au lieu de 61 euros. Offrez vous le festival musical de vos rêves à la Cité de la musique, grâce aux nouvelle expériences musicales présentées par l’ensemble Intercontemporain.

Apollon et Hyacintus de Mozart

mozart_enfant_522Paris, cité de la musique. Le 8 mars, 20h. Mozart : Apollo et Hyacinthus, 1767. Mozart avant Mozart. A 11 ans encore membre du clan Mozart à Salzbourg, le jeune Wolfi s’inspire de la Clementia Croesi de Widl pour construire non pas un opéra mais un cycle lyrique composé de 9 intermizzi musicaux et vocaux qui constitue ainsi une comédie latine en 1 acte, créée à Salzbourg à l’Université le 13 mai 1767.

Après leur périple européen (1763-1766) qui les mène de Paris à Londres et avant à Vienne et Munich, Leopold et ses deux enfants précoces, Nannerl et Wolfgang, reviennent à Salzbourg certainement enivrés par l’expérience qu’ils ont partagé sur les routes d’Europe. Outre leur séjour triomphal à Versailles, c’est à Londres que le jeune virtuose découvre les oeuvres d’Abel et de Jean-Chrétien Bach.
Au moment où il écrit Apollo et Hyacinthus, le jeune compositeur s’impose, révélant un autre visage de son génie exceptionnel : après le prodige précoce c’est l’auteur pour le théâtre qui prend son envol. Marie-Thérèse et son fils Joseph II lui commandent La Finta Simplice (1769), opera seria régénéré par une sensibilité orchestrale nouvelle, puis le singspiel allemand Bastien et Bastienne qui suppose une parfaite assimilation de l’opéra comique français.
Puis la sérénade théatrale Ascanio in Alba (Milan, 1771) et surtout Lucio Silla de 1772 affirment un talent nouveau taillé pour la scène. Apollon et Hyacinthus illustre ce passage de l’adolescence à la maturité où Wolfgang devient Mozart.

Paris, Cité de la musique
Le 8 mars 2014, 20h