CD événement : CANTUS par Christian-Pierre La Marca

La-MARCA-christian-Pierre-violoncelle-cantus-sony-classicalCD Ă©vĂ©nement, “CLIC” de CLASSIQUENEWS : Cantus,nouvel album de Christian-Pierre La Marca, violoncelliste inspirĂ© par le sacrĂ©. Voyage en terres mystiques et ferventes signĂ©es JS BACH, VIVALDI, BARBER, PIAZZOLLA… Christian Pierre La Marca rĂ©invente l’exercice du voyage intĂ©rieur, une collection de piĂšces sacrĂ©es revisitĂ©es, rĂ©arrangĂ©es Ă  la vocalitĂ© ardente, expressive, mĂ©ditative. Comment exprimer sans paroles ? Christian-Pierre La Marca relĂšve le dĂ©fi d’un chant intĂ©rieur, embrasĂ©, allusif, porteur d’introspection et de mysticisme sincĂšre. 1 cd SONY CLASSICAL (parution : 26 fĂ©vrier 2016) © studio CLASSIQUENEWS.COM 2016

 

 

LIRE aussi notre critique complĂšte du nouveau cd de Christian-Pierre La Marca : Cantus (1 cd Sony Classical)

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CLIC_macaron_2014CD Ă©vĂ©nement, compte-rendu critique. CANTUS : airs sacrĂ©s transposĂ©s d’aprĂšs JS Bach, Tavener, Haendel, Barber, Piazzolla, Saint-SaĂ«ns, Allegri. Enluminures de Thierry Escaich. Christian-Pierre La Marca, violoncelle. Les Ambassadeurs. Alexis Kossenko, direction. 1 cd Sony classical 88875098932 (enregistrement rĂ©alisĂ© en juillet et octobre 2015). Parution : le 26 fĂ©vrier 2016. CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier et mars 2016.

VOIR AUSSI notre CLIP VIDEO : AVE MARIA de PIAZZOLLA par Christian-Pierre La Marca

CONCERT : Christian-Pierre La Marca joue le programme de son disque CANTUS, Ă  Paris, ThĂ©Ăątre des Mathurins, lundi 28 mars 2016, Ă  20h. Ou comment cĂ©lĂ©brer la fervente optimiste de PĂąques en musique… concert Ă©vĂ©nement. Toutes les infos du concert et les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site du ThĂ©Ăątre des Mathurins, ou locations / billetterie au 01 42 65 90 00.

CANTUS : Ave Maria de Piazzolla par Christian-Pierre La Marca, violoncelle

La-MARCA-christian-Pierre-violoncelle-cantus-sony-classicalCD Ă©vĂ©nement, “CLIC” de CLASSIQUENEWS : Cantus est le nouvel album du violoncelliste français Christian-Pierre La Marca. Voyage en terre sacrĂ©e : JS BACH, VIVALDI, BARBER, PIAZZOLLA… Christian Pierre La Marca rĂ©invente l’exercice du voyage intĂ©rieur, une collection de piĂšces sacrĂ©es revisitĂ©es, rĂ©arrangĂ©es Ă  la vocalisĂ© ardente, expressive, mĂ©ditative. 1 cd SONY CLASSICAL (parution : 26 fĂ©vrier 2016) © studio CLASSIQUENEWS.COM 2016

LIRE aussi notre critique complĂšte du nouveau cd de Christian-Pierre La Marca : Cantus (1 cd Sony Classical)

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CLIC_macaron_2014CD Ă©vĂ©nement, compte-rendu critique. CANTUS : airs sacrĂ©s transposĂ©s d’aprĂšs JS Bach, Tavener, Haendel, Barber, Piazzolla, Saint-SaĂ«ns, Allegri. Enluminures de Thierry Escaich. Christian-Pierre La Marca, violoncelle. Les Ambassadeurs. Alexis Kossenko, direction. 1 cd Sony classical 88875098932 (enregistrement rĂ©alisĂ© en juillet et octobre 2015). Parution : le 26 fĂ©vrier 2016. CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier et mars 2016.

CD événement, compte-rendu critique. CANTUS : Christian-Pierre La Marca, violoncelle (1 cd Sony classical 2015)

CD Ă©vĂ©nement, compte-rendu critique. CANTUS : Christian-Pierre La Marca, violoncelle (1 cd Sony classical 2015). Ce qui frappe immĂ©diatement et qui assure la profonde cohĂ©rence d’un programme qui n’aurait paru qu’Ă©clectique voire dĂ©cousu, c’est la finesse Ă©lĂ©gantissime du son de Christian-Pierre La Marca (nĂ© Ă  Nice en 1983). L’interprĂšte maĂźtrise totalement la puissance cuivrĂ©e et chaleureuse de son violoncelle Jean-Baptiste Vuillaume de 1856 : un chant Ă©videmment vocal (d’oĂč le titre “Cantus”), Ă  l’Ă©loquence pĂ©nĂ©trante et troublante qui affirme l’indiscutable musicalitĂ© de l’instrumentiste. Les plus rĂ©tifs Ă  ce genre d’exercice – panorama sacrĂ©-, resteront sur une impression mitigĂ©e, entre kitsch saint-sulpicien, ou kalĂ©idoscope autopromotionnel. Pourtant le concertiste qui joue dans les salles traditionnelles, les grandes Ɠuvres du rĂ©pertoire surtout concertantes et orchestrales, ose ici des choix (transpositions et associations de timbres) que permet le studio. Le choix rĂ©gulier des airs de Jean-SĂ©bastien Bach, prĂ©sence permanente comme s’il s’agissait d’une source continue, tout en rappelant l’inspiration religieuse du programme, offre des dĂ©fis nouveaux oĂč la voix originelle est remplacĂ©e par le chant du violoncelle. Sans le texte et la parole originels, l’instrument atteint pourtant Ă  une Ă©loquence souvent irrĂ©sistible. Ainsi il suffit de n’Ă©couter que les 3 premiĂšres plages – JS BACH (transcription de l’air si dramatique et exaltĂ© “Deposuit potentes”, du Magnificat BWV 243a), Pie Jesu du Requiem de FaurĂ©, “Erbarme dich, mein Gott” de la Passion selon Saint-Matthieu-, pour mesurer le style du violoncelliste français, d’une suavitĂ© intĂ©rieure jamais dĂ©monstrative ni calculĂ©e ; son clair souci de mesure, d’allusion suggestive, son articulation poĂ©tique, son Ă©loquence parlĂ©e, en un jeu d’une sĂ»re et mĂąle dĂ©licatesse.

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Dans Cantus, l’instrumentiste français signe un rĂ©cital personnel et ciselĂ©

Le violoncelle embrasé, aérien de Christian-Pierre La Marca

 

Le musicien sait cultiver l’exquise musicalitĂ© de son instrument dont il projette la formidable vocalitĂ©, respirant, soufflant mĂȘme comme une voix la mieux inspirĂ©e. Son chant fin, raffinĂ©, d’un tact contrĂŽlĂ© et fluide, entre naturel et pudeur, se rĂ©vĂšle bouleversant. On reconnaĂźt la mĂȘme intelligence dans la transposition (signĂ©e Samuel Strouk) du “Funeral Ikos” de John Tavener, l’Agnus Dei et l’Adagio du Quatuor de Barber (pour violoncelle solo et quintette Ă  cordes) : un souci Ă©vident de l’articulation, de la caractĂ©risation habitĂ©e, sertie de nuances et de profondeur, et sans guĂšre d’instruments autres que les cordes (sauf la flĂ»te de Alexis Kossenko), comme une grisaille scintillante dont les passages subtils, et les teintes tĂ©nues entre ombre, pĂ©nombre, Ă©clairs façonnent un festival de timbres d’une finesse inouĂŻe.
L’exigence artistique de Christian-Pierre La Marca a pilotĂ© le choix de toutes les piĂšces assemblĂ©es comme un collier de joyaux divers, Ă©clatants par leur profonde quiĂ©tude, leur Ă©panchement extrĂȘmement pudique : on est donc loin, dĂ©finitivement, de toute kitcherie.
Le violoncelliste français sait s’entourer de partenaires irrĂ©sistibles dont surtout son frĂšre altiste Adrien (duo accordĂ©, souple et suave “Et Misericordia” du Magnificat de JS BACH ; mystĂ©rieux, habitĂ© pour “De torrente in via bibet” du Dixit Dominus HWV 232, sublimant la profondeur haendĂ©lienne ni plus ni moins).
LA-MARCA-TAVENER-FUNERAL-IKOS-Christian-pierre-La-Marca-video-clipD’une inflexible justesse, la rondeur grave et sobre, rayonnante du violoncelliste fait paraĂźtre tout ce que la voix aigre et pincĂ©e du contre-tĂ©nor Philippe Jaroussky a de miĂšvre et d’affectĂ©e en comparaison : hors sujet selon nous (le maillon faible, unique erreur de ce rĂ©cital qui frappe ailleurs par sa grande cohĂ©rence) ; le Panis angelicus de Franck en perd sa grĂące originelle. Sommet expressif d’une rare et franche intelligence poĂ©tique, le triptyque enchaĂźnĂ© : Vivaldi / Piazzolla / Vivaldi (preuve que sur le thĂšme de leurs deux noms si harmonieusement fraternels, il n’y a pas que le prĂ©texte des Saisons comme seule carte musicale Ă  jouer) ; Christian-Pierre La Marca a bien raison d’enchĂąsser, comme une perle sertie de deux autres gemmes, l’Ave Maria de l’argentin entre deux extraits du Stabat mater vivaldien. Cet Ave Maria saisit immĂ©diatement par son intensitĂ© serrĂ©e, lumineuse pierre que le violoncelle fait briller de l’intĂ©rieur, comme l’expression contenue d’un secret intime.

S’associer Ă  l’orgue du compositeur contemporain Thierry Escaich est un gage d’extrĂȘme musicalitĂ© : retenons de leur entente ineffablement fusionnĂ©e, le sublime Ave Maria (tout recueillement) d’aprĂšs Astor Piazzola dĂ©jĂ  citĂ© dans sa parure vivaldienne ; la priĂšre de Saint-SaĂ«ns (vrai Ă©quilibre d’une rare plĂ©nitude entre Ă©loquence et profondeur, aux rĂ©sonances miraculeuses violoncelle / orgue). Christian-Pierre La Marca a mĂȘme commandĂ© une nouvelle partition au compositeur : d’oĂč “Enluminures” (avec la complicitĂ© de Patricia Petibon), presque 5mn d’aspiration incarnĂ©e Ă  l’Ă©tat de grĂące auquel aspire le programme entier, Ă  travers ses facettes multiples. On y retrouve ce scintillement suractif propre Ă  l’Ă©criture de Thierry Escaich, qui sait aussi travailler comme peu, l’articulation du texte en latin, “Alleluia”, – voix quasi parlĂ©e, et plus lyrique quand elle exprime l’essence mĂȘme d’une priĂšre primitive, toujours aĂ©rienne et cristalline qui s’achĂšve- ultime miracle sonore, en un murmure suspendu, Ă©quivoque Ă  laquelle rĂ©pond le chant embrasĂ©, transfigurĂ© du violoncelle enveloppant. Le propre de ce rĂ©cital oĂč rĂšgne la souveraine musicalitĂ© du violoncelle de Christian-Pierre La Marca, est son goĂ»t. CiselĂ©, indiscutable. CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier et mars 2016.

CLIC_macaron_2014CD Ă©vĂ©nement, compte-rendu critique. CANTUS : airs sacrĂ©s transposĂ©s d’aprĂšs JS Bach, Tavener, Haendel, Barber, Piazzolla, Saint-SaĂ«ns, Allegri. Enluminures de Thierry Escaich. Christian-Pierre La Marca, violoncelle. Les Ambassadeurs. Alexis Kossenko, direction. 1 cd Sony classical 88875098932 (enregistrement rĂ©alisĂ© en juillet et octobre 2015). Parution : le 26 fĂ©vrier 2016. CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier et mars 2016.