Opéra de Tours : ” Tango ! “, dernier concert symphonique de saison

milhaud darius portrait boeuf sur le toit concert annonce classiquenewsTOURS, Opéra. TANGO ! Benjamin Pionnier, les 15 et 16 juin 2019. Directeur général de la maison tourangelle, Benjamin Pionnier dirige le dernier programme symphonique de cette saison 2018 2019, un cycle festif qui met en avant les compositeurs latins Piazzolla, Ginastera et Márquez, mais aussi l’inspiration de Darius Milhaud, passionné par le nouveau monde. Son bœuf sur le toit en témoigne : l’opus 58 collecte rythmes et accents du Brésil, non pas sa nature amazonienne mais les bruits citadins, ceux carioca de Rio entre autres, de son célèbre carnaval. Milhaud privilégie ainsi airs populaires, samba, rumba, conga,…tangos, maxixes, rumbas, fado (portugais)… unifié par un thème récurrent (conçu comme un rondo) ; à l’origine, avant d’être un morceau de concert prisé, Le bœuf sur le toit fut un ballet chorégraphié par Cocteau (dont l’action se situe dans un bar américain à l‘époque de la prohibition). La création a lieu en février 1920 au Th des Champs-Elysées (décors de Dufy). Epris d’exotisme déjanté, sur un mode surréaliste, l’écrivain imagine une galerie de portraits métissés, caractérisés, en liaison avec la diversité des accents de la musique : boxeur, nègre, cowboy, femme-garçonne et bookmaker… Cocteau manie la parodie et singe le final de Salomé de Strauss : la dite femme-garçonne danse en jouant avec la tête décapitée d’un policeman ! Par la suite, en raison de son insuccès, la partition fut recyclée par Milhaud et présentée comme une musique de music-hall destinée à illustrer « un film de Charlot »! La pièce de Milhaud s’inscrit parfaitement dans le cycle défendu par Benjamin Pionnier : elle s’intitula aussi « tango des clowns », en référence aux clowns masqués qui paraissaient aussi dans la première version Cocteau. Festive, nerveuse et légère, brillante et fruitée, la partition est un véritable bain de couleurs et de rythmes, un hymne à la joie la plus spontanée. Beau défi pour l’orchestre.

 

 

 

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TOURS, Opéraboutonreservation
Samedi 15 juin 2019 – 20h
Dimanche 16 juin 2019 – 17h
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/tango-15-16-juin

 

 

 

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Astor PIAZZOLLA
Aconcagua, concerto pour bandonéon et orchestre
Adios Nonino
William Sabatier, bandonéon

Darius MILHAUD
Le Bœuf sur le toit, Op. 58

Alberto GINASTERA
Estancia, Suite du Ballet Op.8a

Arturo MÁRQUEZ
Danzon n°2

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours

Conférence gratuite : samedi 15 juin 2019, 19h – dimanche 16 juin 2019, 16h – Salle Jean Vilar / Grand Théâtre – Opéra de TOURS

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VIDEO, reportage. Renaud de Sacchini, créé à Rio de Janeiro (Brésil) par Bruno Procopio: 1/2

brunoProcopio_okok sacchini renaud RIOVIDEO, reportage. Renaud de Sacchini à Rio de Janeiro (Brésil) par Bruno Procopio : 1/2 (mars 2015). Les 21 et 22 mars 2015, le chef d’orchestre franco-brésilien Bruno Procopio pilotant l’Orchestre Symphonique du Brésil, créée sous les tropiques, le chef d’oeuvre de Sacchini: Renaud, tragédie lyrique de 1783, fleuron de l’opéra des Lumières sous le règne de Marie-Antoinette. Bénéficiant d’un plateau brésilien dont surtout l’exceptionnelle mezzo Luisa Francesconi, la production était un temps fort de la programmation lyrique à la Sala Cecilía Meireles de Rio de Janeiro (JG Ripper, direction). Grand reportage vidéo : 1/2 © studio CLASSIQUENEWS.COM

 

 

LIRE aussi la nomination de Mr JG Ripper, directeur de l’Opéra de Rio (juin 2015)

LIRE notre compte rendu critique complet de Renaud de Sacchini par Bruno Procopio, Luisa Francesconi (les 21 et 22 mars 2015, Sala Cecília Meireles, Rio de Janeiro, Brésil)

 

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VOIR aussi sur YOUTUBE, notre reportage vidéo RENAUD de SACCHINI, PART 1 / 2 : création brésilienne, juin 2015 par Bruno PROCOPIO, Salle Cecilia Meireles, les 21 et 22 mars 2015 : (© studio CLASSIQUENEWS.TV 2015)

 

 

 

 

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VOIR aussi sur YOUTUBE, notre reportage vidéo RENAUD de SACCHINI,  PART 2 /2 , création brésilienne, juin 2015 par Bruno PROCOPIO, Salle Cecilia Meireles, les 21 et 22 mars 2015 : (© studio CLASSIQUENEWS.TV 2015)

 

 

 

Brésil. 1er Festival international de Musique ancienne de Diamantina

diamantina-festival-2015-bresil-orgueBrésil. Diamantina, 1er festival international de musique ancienne. 20 février > 1er mars 2015. Diamantina : la ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, c’est surtout un nom destiné à briller. Si son passé illustre la quête des chercheurs de diamants venus explorer les massifs montagneux plutôt escarpés, la cité située au nord-est du Minas Gerais, territoire célèbre pour la richesse de son patrimoine, entend éblouir par un événement nouveau : son premier festival de musique ancienne dès février 2015.

diamantina-festival-homepage-582-420-classiquenewsNouveau festival baroque au Brésil. Le nouveau festival international de musique ancienne est d’autant mieux inscrit dans les ruelles étroites aux façades blanches quadrillées de lignes bleu ou jaune vifs que son répertoire répond au style architectural de la cité historique : ses fenêtres aux encadrements surlignés, – typique du style colonial baroque (XVIII ème)-,  ses toitures à tuiles, sa cathédrale baroque, ses nombreuses églises remarquablement conservées, rappellent la mémoire culturelle d’une ville qui a connu son essor à l’époque coloniale. C’est avec une autre perle historique, Paraty, l’un des fleurons patrimoniaux du Brésil.
Le festival réalise une alliance idéale entre musique et patrimoine qui réactive l’attrait touristique d’une ville particulièrement dynamique aujourd’hui. On connaît le bénéfice que permet pour les municipalités, l’implantation d’un festival : Cuenca en Espagne (Castilla La Mancha), Salzbourg évidemment, Aix en Provence en France : toutes ces villes ont eu l’intelligence de développer et soutenir un événement culturel majeur, devenu un emblème internationnalement salué et célébré.

 

 

 

Nouveau festival baroque au Brésil

le premier festival international de musique ancienne à Diamantina

 

 

marco-breschia-diamantina-bresil-premeir-festival-de-musique-ancienne-582-594Le festival international de musique ancienne de Diamantina prend son essor à 1200m d’altitude, sur un massif assez aride dans la vallée du fleuve Jequitinhonha, l’une des régions les plus isolées et énigmatiques de l’état de Minas Gerais au Brésil. Portée par Lira Cultura, sous les auspices du Ministère de la Culture du Brésil, l’événement offre un écho au riche passé local. Diamantina s’est développé tout au long du XVIIIe siècle à partir d’un noyau urbain (appelé Arraial do Tejuco), où la légendaire ex-esclave Chica da Silva, qui avait su séduire l’adjudicataire du contrat royal pour le monopole de l’extraction des diamants, João Fernandes, vécut comme une authentique reine. Témoignage éloquent de cette période de richesse et de splendeur, l’orgue de l’église du tiers-ordre de Notre Dame du Carme est le plus ancien entièrement construit au Brésil et toujours conservé. L’instrument, entièrement conçu et exécuté entre 1782 et 1787 par le facteur d’orgues autodidacte père Manoel de Almeida e Silva, a été utilisé par le compositeur José Joaquim diamantina orgue 1780Emerico Lobo de Mesquita dans la composition de plusieurs fleurons de la musique coloniale brésilienne. En écho à cet essor culturel et musical contemporain du règne de Louis XVI et Marie-Antoinette en France, le nouveau festival de Musique Ancienne de Diamantina propose une programmation sui suit ses intentions : « Patrimoine Immatériel / Patrimoine Matériel : un dialogue nécessaire ». Autour de l’orgue historique de ND des Carmes, l’œuvre de Lobo de Mesquita sera ressuscitée donc réestimée, mise en valeur dans son contexte luso-brésilien, ibéro-américain et italo-ibérique. De passionnantes confrontations, de probables (re)découvertes jalonneront ainsi les concerts à venir.

 

 

procopio_bruno_chemise_bleueBrésil, Diamantina. Première édition du Festival International de Musique Ancienne de Diamantina, du 20 février au 1er mars 2015. 8 concerts, cours d’interprétation historique du répertoire d’orgue ibérique et italien, exposés, débats, ateliers pour les enfants (consulter en ligne la programmation 2015)… Artistes invités : les ensembles Ministriles de Marsias (Espagne), Favola d’Argo (Portugal/Espagne) et Alemmares (Portugal), les organistes Bruno Forst, João Vaz, Elisa Freixo, Marco Brescia (fondateur du festival), portrait ci dessus à l’orgue, sans omettre le claveciniste francobrésilien (et chef d’orchestre) Bruno Procopio. En clôture du festival 2015, concert de cloches dans toutes la ville historique, avec la participation de plusieurs secteurs culturels et artistiques de la ville et de la région…

 

 

 

Approfondir :
Visitez le site officiel du Festival International de Musique Ancienne de Diamantina

 

Voir aussi le site de l’orgue historique Almeida e Silva / Lobo de Mesquita (1787) de Diamantina

 

 

 

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Pourquoi y aller ?

 

4 raisons pour aller à Diamantina, et assister au 1er festival de musique ancienne :

1- la beauté de la ville historique (qui est aussi le berceau du président brésilien, Juscelino Kubitschek, initiateur de la construction de Brasilia.)
2- le climat à cette période de l’année : fin de l’été (donc chaleur plus supportable)
3- l’intérêt et l’originalité de la programmation musicale développée autour d’un orgue historique unique au monde restauré par le facteur français Frédéric Desmottes (qui a aussi restauré les deux orgues historiques de la Cathédrale de Cuenca en Espagne)
4- la forte attraction des sites naturels environnants la cité de Diamantina : cascades, lacs, paysages vallonés… d’une beauté sauvage préservée saisissante.

Voilà autant d’arguments culturels, environnementaux qui font du Festival international de musique ancienne de Diamantina, un événement désormais à suivre.

 

 

 

Illustrations : vues de la ville de Diamantina (Minas Gerais, Brésil, DR). L’organiste et fondateur du festival de musique ancienne de Diamantina : Marco Breschia © Lisa Soares. Bruno Procopio (DR).

 

 

Radio. France Musique. Musiques à Rio, les 6,13,20 janvier 2013,16h

Radio. France Musique. Musiques à Rio, les 6,13,20 janvier 2013,16h

RIO_christ_bras_ouverts_448_bruno_procopio_brazil_Rio-de_janeiro_travel

logo_fmusiqueL’Air des Lieux ouvre l’année 2013 sous le soleil du plein été brésilien, du côté d’Ipanema et de Copacabana, plages mythiques du farniente tropical- entre une visite au Christ Rédempteur, (corcovado), et dans les coulisses de l’Opéra carioca, le Théâtre municipal de Rio où point d’orgue d’une randonnée spectaculaire et divinement sonore, le jeune chef français né au Brésil, Bruno Procopio, ressuscitait le 10 décembre dernier, un joyau lyrique et comique du Rossini luso-brésilien, Marcos Portugal…: L’oro no compra amore (créé en 1811 à Rio)…  Trois émissions gorgées de soleil et de saine vitalité, enregistrées au Brésil !

Musiques à Rio

L’Air des Lieux à Rio de Janeiro

Par Stéphane Grant et Agnès Cathou
Dimanches 6, 13 et 20 janvier 2013
France Musique, de 16h à 18h
L’air des lieux, magazine

Les 6 et 13 janvier 2013

Les deux premiers volets sont consacrés à la 3ème édition du concours international BNDES de piano de Rio de Janeiro. Le Concours carioca auquel participe l’Orchestre Symphonique du Brésil (Orquesta Sinfônica Bresileira) permet à Rio de renouer avec la grande histoire du piano au Brésil, celle qu’une interprète comme Guiomar Novaes a incarné hier, celle dont Nelson Freire porte aujourd’hui les couleurs flamboyantes avec ce tact si personnel. C’est à Rio en 1886 que Toscanini se produit pour la première fois comme chef !
L’Air des Lieux témoigne dans les coulisses, de l’activité du concours, tout en étant proche des organisateurs, de ses candidats, des membres du jury (dont le Français Jean-Philippe Collard et l’Argentin Sergio Tiempo).
Le lieu d’accueil du Concours est un bâtiment mythique de la vie musicale à Rio: l’Opéra est un cadre à la fois délicieusement kitsch et grandiose, synthèse de l’Opéra Garnier et de l’Opéra-Comique à Paris ; le Théâtre municipal de Rio est construit au début du XXème siècle et dès son inauguration se met au diapason de l’avant-garde et de la création européenne. Edifié en 1909, inauguré en 1910, Rio développe un partenariat artistique étroite avec le Théâtre Colon de Buenos Aires (Argentine): chefs, chanteurs de renom se déplacent de l’un à l’autre théâtre assurant ici et là une activité lyrique et musicale de premier plan… Les grandes œuvres françaises y sont créées systématiquement, Rio devenant un avant poste de l’art lyrique français romantique, postromantique et moderne: Les Huguenots, L’Africaine, Carmen, Pelléas, Mârouf, mais aussi les moins connus: Les cadeaux de Noël de Xavier Leroux, Béatrice et Fortunio de Messager, L’Etranger de D’Indy, Monna Vanna de Février… Après la Guerre, Callas, Tebaldi, Bidu Sayão et tant d’autres ont fait l’âge d’or de l’opéra au Brésil, comme les œuvres européennes plus récentes investissent la glorieuse scène carioca: L’Aiglon, Dialogues des Carmélites, La Voix humaine…

Piano, opéra et samba à Rio…

Le 20 janvier 2013

procopio_bruno_chemise_bleuePortrait de Bruno Procopio à Rio. Le claveciniste et chef d’orchestre d’origine brésilienne est revenu à Rio recréer un opéra inédit du compositeur luso-brésilien Marcos Portugal (1762-1830), L’oro no compra amore. A la tête de l’Orchestre Symphonique du Brésil, l’une des phalanges la plus ancienne du pays, le jeune maestro approfondit son approche d’un ouvrage romantique qui porte les prémices du belcanto. C’est aussi pour les instrumentistes et l’Opéra de Rio, l’occasion de rendre hommage à l’une des figures musicales les plus importantes à l’époque du Brésil impérial, au début du XIXème siècle. L’ouvrage, perle comique prérossinienne est créé à Lisbonne en 1804. Quand Portugal rejoint la cour du roi portugais au Brésil, il importe tout le savoir faire et l’éclat de l’opéra italien européen outre-Atlantique et devient le premier compositeur officiel au Brésil: L’oro no compra amore est ainsi créé à Rio en 1811: c’est le premier opéra italien créé au Brésil. L’air des lieux suit le jeune musicien dans son travail de préparation, aux côtés de solistes et musiciens brésiliens… L’enfant du pays connaît aussi d’autres lieux emblématiques de la fièvre musicale à Rio: les lieux nocturnes et branchées du Brésil métissé et authentique… Car à quelques semaines du Carnaval, les grandes écoles de samba sont elles aussi en pleine effervescence…

Illustrations: La baie de Rio depuis le Christ rédempteur à Corcovado, Bruno Procopio (DR)