COMPTE RENDU, critique, concert. TOURS, Opéra, le 11 janvier 2020. Concert du nouvel An, OSRCVLT, Benjamin Pionnier. Strauss, Tchaikovsky, Brahms


Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursCOMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, OpĂ©ra, le 11 janvier 2020. Concert du nouvel An, OSRCVLT, Benjamin Pionnier. Strauss, Tchaikovsky, Brahms
 Superbe soirĂ©e qui donne du baume au cƓur en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020 Ă  Tours. Le chef Benjamin Pionnier, directeur gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra de Tours, poursuit son travail avec les musiciens maison ; une collaboration qui est marquĂ©e par un Ă©largissement significatif du rĂ©pertoire ; par l’accroissement de l’expĂ©rience musicale grĂące Ă  l’invitation faite Ă  d’autres chefs invitĂ©s aux profils variĂ©s, ce qui est toujours profitable pour rĂ©duire les effets de la routine ; par des actions nouvelles vers les jeunes publics (l’OpĂ©ra de Tours a Ă©tĂ© l’un des premiers Ă©tablissements lyriques Ă  lancer les « concerts bĂ©bé »   depuis lors, complets tout au long de la saison)

Ce soir, c’est l’esprit viennois et la magie des valses des Strauss, pĂšre et fils qui s’exportent de Vienne Ă  Tours. Il faut toute la premiĂšre partie (Ouverture des Joyeuses CommĂšres de Windsor de Nicolai, Suite de Casse-Noisette opus 71, 
) pour chauffer les instruments, pour que le collectif atteigne une volubilitĂ© expressive, une Ă©vidente lĂ©gĂšretĂ©.
Ce n’est pourtant pas la direction du chef, claire et prĂ©cise qui manque d’entrain. D’autant que le programme Ă©gale en rĂ©alitĂ© le concept sur mĂ©diatisĂ© du concert du nouvel an Ă  Vienne ; le directeur de l’OpĂ©ra de Tours inaugure mĂȘme un cycle totalement viennois ou rĂšgnent Ă©videmment la facĂ©tie heureuse, l’énergie hyper Ă©lĂ©gante des deux Strauss lĂ©gendaires, Johann 1 et 2, le pĂšre et le fils. Tradition instituĂ©e par le Philharmonique de Vienne, dans la salle dorĂ©e du Musikverein chaque 1er janvier (depuis 1939), les deux totems, universellement connus et lĂ©gitimement cĂ©lĂ©brĂ©s, « le Beau Danube bleu », du fils ; puis « la Marche de Radetsky », du pĂšre sont jouĂ©s et enchainĂ©s ce soir Ă  Tours en sĂ©quence finale ; le chef conduisant mĂȘme le public rĂ©joui, prĂȘt Ă  rĂ©aliser sa claque d’encouragement (comme Ă  Vienne), mais en respectant aux bons moments, les nuances piano et forte.

 

 

 

Valses viennoises Ă  Tours

 
 

 
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Les Danses hongroises (5 et 6) de Brahms ouvrent ainsi le bal dans la nervosité quasi électrique, sachant caractériser avec la souplesse requise les superbes effets de contrastes. Enfin une certaine urgence se fait entendre, conférant au concert ce rayonnement sonore et cette intensité, souhaités.

On se dĂ©lecte dans la mĂȘme mesure de la Polka opus 330 de Johann 2 intitulĂ©e « Fata Morgana », rarement donnĂ©e et qui rappelle combien les valses du fils redoublent d’intelligence dramatique, d’imagination, 
 en une Ă©criture foisonnante de pĂ©ripĂ©ties expressives, servies par une orchestration des plus raffinĂ©es. C’est bien un rĂ©servoir d’idĂ©es et de nuances qui pourraient davantage ĂȘtre dĂ©veloppĂ©es dans ce qui s’affirme ĂȘtre un vrai poĂšme symphonique (plus esquissĂ© que longuement dĂ©ployĂ©).
La vivacitĂ© du chef fait merveille dans une autre pĂ©pite symphonique, celle-ci plus cĂ©lĂšbre, la Polka rapide opus 324, autre chef d’oeuvre de Johann fils, tableau climatique dont l’entrain irrĂ©pressible, la verve rĂ©jouissante, suscitent de trĂšs efficaces effets de tonnerre et d’Ă©clairs, comme le rappelle le chef au prĂ©alable, s’adressant au public.

 

 

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Avec « Sang Viennois » / Wiener Blut (1873), le mĂȘme Johann fils atteint une suavitĂ© mĂ©lodique d’une rare Ă©lĂ©gance lĂ  encore, dont l’exposĂ© prĂ©liminaire rĂ©servĂ© aux seules cordes annonce la grĂące d’un autre Strauss (mais qui n’a rien Ă  voir avec la famille des faiseurs de valses), Richard. Difficile d’imaginer que c’est avec ce standard depuis lors cĂ©lĂ©brĂ© que Johann Strauss dirige pour la premiĂšre fois, le Philharmonique de Vienne, jusque lĂ  rĂ©tif Ă  jouer ses partitions (!).

VoilĂ  qui inscrit dĂ©finitivement Johann Strauss 2, parmi les plus grands crĂ©ateurs symphoniques et lyriques ; et c’est bien sur ses deux activitĂ©s que reposent aujourd’hui la force expressive comme l’habiletĂ© de l’Orchestre de l’OpĂ©ra de Tours dont le chef directeur prend soin de cultiver l’appĂ©tence. La programmation en cours le montre bien, diversitĂ© de la saison lyrique, passant par exemple du prochain Barbier de SĂ©ville de Rossini (fin janvier 2020) Ă  Powder her face de Thomas Hades (en avril) ; mĂȘme exigence pour la saison symphonique qui renforce un Ă©clectisme inĂ©dit comme formateur pour les instrumentistes sans omettre la diffusion des programmes sur le territoire. La ville de Tours et la rĂ©gion Centre-Val de Loire dont l’Orchestre porte le nom, ont bien de la chance de pouvoir compter aujourd’hui avec un tel acteur culturel. Ce soir, Ă  l’initiative de Benjamin Pionnier, les tourangeaux ont fĂȘtĂ© la nouvelle annĂ©e dans l’énergie, la souplesse, l’élĂ©gance, grĂące Ă  ce programme qui semblait venir directement du Musikverien de Vienne. Une suggestion : comme il aurait Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ© que soit jouer aussi Offenbach dont le sourire et la finesse Ă©taient admirĂ©s de Johann Strauss II son contemporain; d’autant que Benjamin Pionnier a su crĂ©er la premiĂšre mondiale en français de son opĂ©ra Les FĂ©es du Rhin de 1864 (jusque lĂ  connu dans sa version viennoise)
 C’était en octobre 2018, un Ă©vĂ©nement lyrique qui reste mĂ©morable. A suivre.

 

 

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COMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, OpĂ©ra, le 11 janvier 2020. Concert du nouvel An, OSRCVLT, Benjamin Pionnier. Strauss, Tchaikovsky, Brahms
 Illustrations / photos : © OpĂ©ra de Tours 2020

 

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Agenda 2020

Prochains Ă©vĂ©nements Ă  l’OpĂ©ra de Tours : Le Barbier de SĂ©ville de Rossini, 29 janv – 2 fĂ©v 2020. B. Pionnier, direction / L. Pelly, mise en scĂšne (avec Guillaume Andrieux, Anna Bonitatibus, Patrick Kabongo
).
Concert Beethoven (Symphonie n°8 en fa majeur, Op.93 ; Air de concert pour soprano et orchestre « Primo Amore » ; Egmont, Ouverture et musique de scĂšne pour le drame de Goethe, Op. 84, avec Marie Perbost, soprano et Jacques Vincey, rĂ©citant – sam 8 et dim 9 fĂ©vrier 2020) – Ă©vĂ©nement pour les 250 ans de Beethoven

Infos & RĂ©servations : http://www.operadetours.fr

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Vidéo

 

 


L'OpĂ©ra de TOURS rĂ©ussit la crĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin d'OffenbachVOIR notre reportage : TOURS, OpĂ©ra. Offenbach : Les FĂ©es. Les 28, 30 septembre, 2 oct 2018. Dans Les FĂ©es, Offenbach dĂ©voile dĂ©jĂ  son gĂ©nie de la mĂ©lodie, sa puissante inspiration, un talent de dramaturge qui sait traiter le genre “noble” du grand opĂ©ra, avec chƓur omniprĂ©sent, duos amoureux, trios cyniques et diaboliques, confrontations multiples entre soldats crapuleux et villageois sans dĂ©fense, sans omettre le ballet et aussi, sujet oblige, un tableau onirique et fantastique, surnaturel et magique (le Rocher des Elfes au III). La crĂ©ation de la version française (car Les fĂ©es n’ont jamais Ă©tĂ© jouĂ©es en France du vivant de l’auteur), est en soi un Ă©vĂ©nement lyrique, rĂ©alisĂ© par l’OpĂ©ra de Tours. L’ouvrage ainsi dĂ©voilĂ©, devrait rĂ©vĂ©ler avant Les Contes d’Hoffmann, le talent d’un Offenbach dĂ©jĂ  en 1864, passionnĂ© par la fĂ©erie

http://www.classiquenews.com/video-reportage-opera-de-tours-creation-mondiale-des-fees-du-rhin-de-j-offenbach-1864/

Illustrations : © classiquenews 2020

 
 

  

 

STRAUSS, TCHAIKOVSKI … CONCERTS du NOUVEL AN Ă  TOURS

Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursTOURS, les 11 et 12 janv 2020. NOUVEL AN, concert. Benjamin Pionnier, directeur de l’OpĂ©ra de Tours, dirige l’orchestre maison pour inaugurer la nouvelle annĂ©e 2020 ; au programme, bain symphonique brillant et raffinĂ©, qui mĂȘle ivresse russe (Tchaikovski), danses hongroises (Brahms) et Ă©videmment, esprit de la fĂȘte et de l’élĂ©gance orchestrale nĂ©o viennoise, la dynastie Strauss, le pĂšre (FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410) et ses fils, Eduard (Mit Chic, Polka schnell, Op. 221), surtout le plus douĂ© d’entre eux, Johann II / Jr dont plusieurs polkas et valses seront jouĂ©es Ă  cette occasion, donnant Ă  l’OpĂ©ra de Tours, des airs de Musikverein


 

 

 

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TOURS, Opéraboutonreservation
saison symphonique
Samedi 11 janvier 2020, 20h
Dim 12 janvier 2020, 17h
RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
http://www.operadetours.fr/nouvel-an-11-12-jan

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Programme :

Otto Nicolai
Ouverture Les Joyeuses CommĂšres de Windsor

Piotr Tchaikovsky
Suite de Casse-noisette Op.71

Johann Strauss
FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410

Johannes Brahms
Danses hongroises n°5 et 6

Eduard Strauss
Mit Chic, Polka schnell, Op. 221

Johann Strauss Jr
Fata Morgana, polka mazur, Op. 330
Unter Donner und Blitz, polka schnell Op. 324
Wiener Blut, walzer, Op. 354
Eljen a Magyar, polka schnell Op. 332

Benjamin Pionnier, direction
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Approfondir

VALSES de STRAUSS

Les STRAUSS, une saga familiale… A travers les  Ɠuvres straussiennes jouĂ©es, surgissent les pĂ©ripĂ©ties d’une dynastie riche en Ă©pisodes et rebondissements digne du livret de La Chauve Souris (Ă©crite par Johann fils) : le pĂšre d’abord (Johann Strauss I) violoniste fantasque, est un aventurier, gĂ©nial et tout autant portĂ© sur la gaudriole, au point de tromper manifestement son Ă©pouse Anna (la mĂšre de Johann fils) avec une plĂ©bĂ©ienne, Emilie Ă  laquelle il donne le mĂȘme nombre d’enfants (3), comme Anna a accouchĂ© de Johann, Josef et Eduard, les fils lĂ©gitimes, tous compositeurs. AprĂšs avoir enfantĂ© d’un chef d’oeuvre qui Ă©voque aussi l’esprit de toute une Ă©poque, la fameuse Marche de Radetsky (pour la fĂȘte de la rĂ©conciliation, le 22 sept 1849, pour le retour d’Italie du fameux marĂ©chal), Johann pĂšre meurt dans les bras de son Emilie, de façon misĂ©rable et honteuse, le 25 septembre 1849 Ă  
 45 ans. DĂ©jĂ  avec Johann pĂšre, la valse symphonique, musique pure et invitation chorĂ©graphique connaĂźt un Ăąge d’or.

Nouvelle Chauve Souris de Johann II Strauss Ă  l'OpĂ©ra de ToursLe cas de Johann fils ou Johann II, celui qui nous occupe ici, est tout autant promis Ă  des accomplissements miraculeux sur le plan musical : dĂšs ses 19 ans, il est sacrĂ© nouvel empereur de la Valse grĂące Ă  un premier concert tremplin, rĂ©alisĂ© au Casino Dommayer, le 15 octobre 1844 oĂč il prĂ©sente ses compositions, dirigeant lui-mĂȘme avec une fougue et un entrain irrĂ©sistible. La rivalitĂ© entre les deux est consommĂ©e car Anna la mĂšre, se venge du pĂšre, – son Ă©poux infidĂšle, Ă  travers la carriĂšre du fils lui aussi bouillonnant violoniste, qu’elle soutient, encourage, stimule. Cette mise en rivalitĂ© entraĂźne rapidement la chute de Johann I. Johann II se dĂ©die bientĂŽt Ă  la composition pour le plus grand bien du genre, approfondissant cette valse symphonique, vĂ©ritable opĂ©ra pour orchestre. Il convainc son frĂšre Josef, pourtant ingĂ©nieur passionnĂ©, de laisser sa vocation premiĂšre
 et de reprendre la direction de l’orchestre Strauss : ce qui signifie tournĂ©e, concerts, et aussi composition (pas moins de 283 partitions ainsi laissĂ©es par Josef, dont le talent rĂ©el est Ă  redĂ©couvrir dans sa diversitĂ© et ses nuances). Surmenage, tabac en nombre, et vie trĂ©pidante sans guĂšre de sommeil
 et Josef s’éteint de façon tragique, lors d’un concert Ă  Varsovie, comme son pĂšre, Ă  43 ans.
ParaĂźt le dernier frĂšre, Eduard, trĂšs jaloux du gĂ©nie cĂ©lĂ©brĂ© de son frĂšre ainĂ© Johann, lequel n’y voyant rien venir, le convainc de reprendre la direction de l’orchestre et des tournĂ©es, comme Josef
 afin de pouvoir composer : c’est que Johann fils II, sacrĂ© empereur de la Valse Ă  Vienne, s’est mariĂ© avec « Jetty » (la cantatrice Henrietta Trefftz, fin aoĂ»t 1862) : tout en composant une sĂ©rie de chef d’oeuvres dans leur hĂŽtel particulier somptueux de Hietzing au bord du parc de Schönbrunn, – Le beau Danube Bleu, se consacre dĂ©sormais Ă  l’opĂ©rette, avec les succĂšs que l’on sait. Henrietta qui fut cantatrice (inspirant Berlioz et Mendelssohn), l’a probablement inspirĂ©. C’est dĂ©sormais un compositeur de la nuit, qui Ă©crit ses chefs d’oeuvres, entre 22h et 6h du matin, les faisant valider par son Ă©pouse, trĂšs jalouse de leur confort intime
 Ainsi naissent plusieurs sommets lyriques dans le genre lĂ©ger et qui recyclent en les sublimant les valses dĂ©sormais cĂ©lĂšbres, Ă  l’invitation de Maximilian Steiner, le directeur du Theater An der Wien (parmi les plus aboutis aux cĂŽtĂ©s de La Chauve souris, se distinguent Le Baron Tzigane, et Le chevalier Pasman
ce dernier ouvrage est encore moins connu). VoilĂ  qui Ă©lectrise encore un gĂ©nie musical qui fut proche de Bruckner et de Brahms (plusieurs photos d’époque attestent de leur belle amitiĂ© comme de leur comprĂ©hension rĂ©ciproque); et qui fut admirĂ© de Wagner, Ravel

La dynastie Strauss, pĂšre et fils, fut aussi une fratrie dont il faudrait dĂ©mĂȘler les passions et conflits personnels Ă  Vienne (Eduard qui se venge d’ĂȘtre dans l’ombre de ses ainĂ©s en brĂ»lant nombre de manuscrits et partitions familiales), Ă  l’époque oĂč bientĂŽt Freud formulera le fonctionnement, causes, consĂ©quences et symptĂŽmes de la psychĂ© et des pathologies conscientes ou non


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LIVRE : LIRE aussi …

Johann-Strauss actes sud livres annonce critique compte rendu livres par classiquenewsLIVRE critique, compte-rendu. JOHANN STRAUSS, le pĂšre, le fils et l’esprit de la Valse par Alain Duault (collection Classica, Actes Sud). Le pĂšre nĂ© en 1804, le dernier fils mort en 1899
 la famille STRAUSS couvre ainsi tout un siĂšcle, que l’on dit romantique et qui fut aussi marquĂ© par l’essor formidable de l’écriture orchestrale, adaptĂ©e au cadre stimulant de la Valse. Voilà un petit essai qui Ă  dĂ©faut de s’intĂ©resser Ă  la chronologie, s’intĂ©resse surtout Ă  une Ă©vocation gĂ©nĂ©rique de la Vienne fin de siĂšcle, ce parfum impĂ©rial et fanĂ©, mais terriblement raffinĂ©, comme singuliĂšrement sensuel – malgrĂ© un puritanisme de façade, comme en Angleterre (autre Empire), oĂč le corsetĂ© des robes et des costumes masculins se devaient de craquer, dans la danse sublimĂ©e par les Strauss, pĂšre et fils : la sulfureuse valse Ă  trois temps.

 

CONCERTS du NOUVEL AN Ă  TOURS

Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursTOURS, les 11 et 12 janv 2020. NOUVEL AN, concert. Benjamin Pionnier, directeur de l’OpĂ©ra de Tours, dirige l’orchestre maison pour inaugurer la nouvelle annĂ©e 2020 ; au programme, bain symphonique brillant et raffinĂ©, qui mĂȘle ivresse russe (Tchaikovski), danses hongroises (Brahms) et Ă©videmment, esprit de la fĂȘte et de l’élĂ©gance orchestrale nĂ©o viennoise, la dynastie Strauss, le pĂšre (FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410) et ses fils, Eduard (Mit Chic, Polka schnell, Op. 221), surtout le plus douĂ© d’entre eux, Johann II / Jr dont plusieurs polkas et valses seront jouĂ©es Ă  cette occasion, donnant Ă  l’OpĂ©ra de Tours, des airs de Musikverein


 

 

 

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TOURS, Opéraboutonreservation
saison symphonique
Samedi 11 janvier 2020, 20h
Dim 12 janvier 2020, 17h
RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
http://www.operadetours.fr/nouvel-an-11-12-jan

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Programme :

Otto Nicolai
Ouverture Les Joyeuses CommĂšres de Windsor

Piotr Tchaikovsky
Suite de Casse-noisette Op.71

Johann Strauss
FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410

Johannes Brahms
Danses hongroises n°5 et 6

Eduard Strauss
Mit Chic, Polka schnell, Op. 221

Johann Strauss Jr
Fata Morgana, polka mazur, Op. 330
Unter Donner und Blitz, polka schnell Op. 324
Wiener Blut, walzer, Op. 354
Eljen a Magyar, polka schnell Op. 332

Benjamin Pionnier, direction
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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TOURS. Valses & Polks des STRAUSS Ă  l’OpĂ©ra

Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursTOURS, les 11 et 12 janv 2020. NOUVEL AN, concert. Benjamin Pionnier, directeur de l’OpĂ©ra de Tours, dirige l’orchestre maison pour inaugurer la nouvelle annĂ©e 2020 ; au programme, bain symphonique brillant et raffinĂ©, qui mĂȘle ivresse russe (Tchaikovski), danses hongroises (Brahms) et Ă©videmment, esprit de la fĂȘte et de l’élĂ©gance orchestrale nĂ©o viennoise, la dynastie Strauss, le pĂšre (FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410) et ses fils, Eduard (Mit Chic, Polka schnell, Op. 221), surtout le plus douĂ© d’entre eux, Johann II / Jr dont plusieurs polkas et valses seront jouĂ©es Ă  cette occasion, donnant Ă  l’OpĂ©ra de Tours, des airs de Musikverein


 

 

 

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TOURS, Opéraboutonreservation
saison symphonique
Samedi 11 janvier 2020, 20h
Dim 12 janvier 2020, 17h
RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
http://www.operadetours.fr/nouvel-an-11-12-jan

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Programme :

 

 

 

Otto Nicolai
Ouverture Les Joyeuses CommĂšres de Windsor

Piotr Tchaikovsky
Suite de Casse-noisette Op.71

Johann Strauss
FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410

Johannes Brahms
Danses hongroises n°5 et 6

Eduard Strauss
Mit Chic, Polka schnell, Op. 221

Johann Strauss Jr
Fata Morgana, polka mazur, Op. 330
Unter Donner und Blitz, polka schnell Op. 324
Wiener Blut, walzer, Op. 354
Eljen a Magyar, polka schnell Op. 332

Benjamin Pionnier, direction
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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COMPTE RENDU, critique, opéra. TOURS, Opéra, le 4 oct 2019. MOZART : Cosi fan tutte. Boudeville, Feix
 B Pionnier / G Bouillon.

COMPTE RENDU, critique, opĂ©ra. TOURS, OpĂ©ra, le 4 oct 2019. MOZART : Cosi fan tutte. Boudeville, Feix
 Benjamin Pionnier, direction / Gilles Bouillon, mise en scĂšne. Pour lancer sa nouvelle saison lyrique 2019 2020, l’OpĂ©ra de Tours rĂ©affiche COSI FAN TUTTE du divin MOZART, dernier opus de la trilogie conçue avec Da ponte (Vienne, 1790). Ce dernier avait dĂ©jĂ  traitĂ© le sujet de l’infidĂ©litĂ© et de l’inconstance du dĂ©sir dans un prĂ©cĂ©dent livret pour l’opĂ©ra de Salieri, La Scuola degli Gelosi (l’école des jaloux) de 1783. Pour Wolfgang, le propos devient « la scuola degli amanti / l’école des amants, avec pour devise gĂ©nĂ©rique « Cosi fan tutte » : elles font toutes pareil (autrement dit, toutes les femmes sont infidĂšles). La production a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© crĂ©Ă©e in loco en 2014, sa justesse mĂ©rite absolument d’ĂȘtre reprise. Et puis rien de tel qu’un bon Mozart pour amorcer un nouveau cycle d’opĂ©ras.

Aucune rĂ©fĂ©rence Ă  cette Naples XVIIIĂšme qui souvent continue de marquer les mises en scĂšnes les plus rĂ©centes. L’homme de thĂ©Ăątre (ex directeur du CDN de Tours), Gilles Bouillon, a rĂ©solument inscrit ce Cosi comme une fable contemporaine dans une espace moderne oĂč brille surtout la vivacitĂ© des femmes, grĂące Ă  un excellent trio fĂ©minin rĂ©uni pour cette reprise sur les planches de l’opĂ©ra de Tours. Car la devise qui sert de titre offre en rĂ©alitĂ© un miroir Ă  une sociĂ©tĂ© machiste : au nom de l’inconstance des femmes, Mozart et Da Ponte dĂ©noncent surtout les hommes qui non seulement sont infidĂšles et volages, mais fustigent et condamnent celles qui osent faire de mĂȘme, outrageusement libres, maĂźtresses de leur corps et de leur plaisir.
Au sortir des deux actes de ce dramma giocoso, c’est l’incohĂ©rence et l’hypocrisie des hommes qui sortent ridiculisĂ©es. Avant de juger, certains feraient bien de s’analyser et faire amende honorable.

 

 

Reprise du Cosi de Gilles Bouillon Ă  l’OpĂ©ra de Tours

Angélique Boudeville,
mozartienne de grande classe

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A Tours, les voix de femmes sont Ă  la fĂȘte, soulignant tout ce que l’ouvrage, son texte, sa divine musique doivent au gĂ©nie mozartien, premier fĂ©ministe avant l’heure.

Petite voix mais volubile et habile en travestissements (en faux mĂ©decin, adepte du mesmerisme, au I ; puis au II, faux notaire Ă  la vois Ă©raillĂ©e, aigrelette), la Despina de DIMA BAWAB souligne la saveur comique de l’action : comĂ©dienne astucieuse et interprĂšte sincĂšre, elle respire l’esprit, la facĂ©tie, le goĂ»t du jeu et une bonne dose de militantisme fĂ©mininiste : c’est elle qui rĂ©Ă©duque les deux jeunes oies trop crĂ©dules. N’hĂ©sitant pas Ă  rudoyer ces jeunes patronnes en les traitant de bouffonnes, et d’Ă©pingler les hommes qui ne valent rien et qui « se valent tous ».
En Fiordiligi et Dorabella, les spectateurs tourangeaux bĂ©nĂ©ficient de deux tempĂ©raments aussi caractĂ©risĂ©s que subtils, aussi puissants que racĂ©s qui relĂšvent les dĂ©fis multiples de leurs duos et solos. Les deux françaises choisies pour ce duo fĂ©minin parmi les plus passionnants du rĂ©pertoire, Ă©blouissent littĂ©ralement chacune dans leurs parties. Dorabella d’abord de marbre puis qui succombe au charme du bel albanais (Ferrando dĂ©guisĂ©), ALIÉNOR FEIX dĂ©ploie de solides attraits ; voix ample et franche, sculptĂ©e en une voluptĂ© de plus en plus manifeste ; un cran au dessus est atteint avec l’impeccable Fiordilgi d’ANGÉLIQUE BOUDEVILLE ; la finesse et la beautĂ© de son diamant clair soutenu par une coloratoure fluide et naturelle et des aigus rayonnants par leur douceur d’attaque, semblent raviver les grandes mozartiennes d’hier, tenantes du rĂŽle : Della casa, CaballĂ©, Te Kanawa… Il y a du miel et une lumineuse candeur qui foudroient, dans cette voix mozartienne naturelle. Si elle soigne encore davantage le sens et la puretĂ© de son legato, les riches nuances de chaque syllabe, son intelligibilitĂ© et la subtilitĂ© des phrases, la jeune diva pourrait prĂ©tendre demain aux plus redoutables emplois belcantistes et aux autres rĂŽles mozartiens remarquables (Suzanna, la Comtesse, Pamina…) ; dans Cosi, ses deux airs solos (Come scoglio au I, puis son Rondo « Per pietà » au II)
 vĂ©ritables airs de concerts exigeants des moyens phĂ©nomĂ©naux, imposent une classe exceptionnelle, soliditĂ© des moyens, intelligence de l’intonation et conception du rĂŽle dans la situation
, Ă  l’avenant. Belle rĂ©vĂ©lation d’un talent Ă  suivre Ă©videmment.

Les hommes ne dĂ©mĂ©ritent pas mais sont d’un niveau en dessous : moins de souplesse comme de nuances, quoique Leonardo Galeazzi campe un Don Alfonso sĂ»r, moqueur, trĂšs au faĂźte de la connaissance humaine, un vrai mentor pour Ă©difier les deux jeunes fiancĂ©s prĂ©tentieux. Ceux ci sont dĂ©fendus avec conviction par le baryton Marc Scoffoni (Guglielmo) et SĂ©bastien Droy (Ferrando) mais comme il leur manque la finesse d’un chant mieux ciselĂ©, c’est Ă  dire mozartien.

 

 

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Dans la fosse, Benjamin pionnier diffuse l’équilibre idĂ©al d’un Mozart Ă  la fois chambriste et d’une infinie tendresse fraternelle pour ses personnages. La souplesse chantante des cordes fait ici les dĂ©lices du trio « soave il vento » (Alfonso / Dorabella / Fiordiligi au I), temps suspendu d’une exceptionnelle sensualitĂ© caressante ; les solos instrumentaux sont impeccablement calibrĂ©s dans ce labyrinthe des cƓurs, oĂč la passion se frotte Ă  l’illusion ; l’amour, aux caprices du dĂ©sir ; les derniĂšres espĂ©rances, Ă  la barbarie de l’amour volage 

Jamais les voix ne sont couvertes mais elles rayonnent toutes distinctement dans les ensembles… (dans les sextuors du II). Du reste, le maestro redoublent de prĂ©cision et de transparence soulignant tout ce que Cosi doit aux deux prĂ©cĂ©dents opĂ©ras de la trilogie Da ponte, Don Giovanni et les Nozze di Figaro ; sans omettre d’autres traits si proches qui annoncent La FlĂ»te EnchantĂ©e (1791) Ă  maints endroits… : le duo Ferrando / Dorabella du II, prĂ©figurant dans les jeux de mots et l’esprit scherzando, l’étreinte facĂ©tieuse du duo Ă  venir, Papageno / Papagena. Tout cela s’entend Ă  Tours dans cette reprise de haute volĂ©e auquel participe aussi la prĂ©cision du chƓur maison, prĂ©parĂ© avec le soin que l’on sait par la cheffe Sandrine Abello. Production incontournable.Encore deux dates, demain, dim 6 oct (15h), puis mardi 8 oct 2019 (20h) : RĂ©servez ici

 

 

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COMPTE RENDU, critique, opéra. TOURS, Opéra, le 4 oct 2019. MOZART : Cosi fan tutte. Boudeville, Feix
 Benjamin Pionnier, direction / Gilles Bouillon, mise en scÚne.

 

 

Opéra de TOURS : COSI FAN TUTTE de MozartCOSI FAN TUTTE de Mozart
Opéra buffa en deux actes
Livret de Lorenzo da Ponte
Créé le 26 janvier 1790 au Burgtheater de Vienne
Production de l’OpĂ©ra de Tours
Durée : environ 3h30 avec entracte

Direction musicale: Benjamin Pionnier
Mise en scĂšne: Gilles Bouillon

Fiordiligi : Angélique Boudeville
Dorabella : Alienor Feix
Despina : Dima Bawab
Ferrando : SĂ©bastien Droy
Guglielmo : Marc Scoffoni
Don Alfonso : Leonardo Galeazzi
Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

DĂ©cors: Nathalie Holt
Costumes: Marc Anselmi
LumiÚres: Marc DelaméziÚre

Photos : © Sandra Daveau 2019 pour l’OpĂ©ra de TOURS
Prochaines productions Ă  l’OpĂ©ra de Tours : Le DOCTEUR MIRACLE de Charles Lecocq, les 12, 13 et 14 dĂ©cembre 2019 – version pour piano et pour les juniors (et toutes leurs familles) –  pour NoËL 2019 :  LES P’TITES MICHU d’AndrĂ© Messager : Ch Grapperon / RĂ©my BarchĂ© – les 27, 28, 29 et 31 dĂ©cembre 2019 – informations ici

 

 

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LIRE aussi notre prĂ©sentation de COSI FAN TUTTE, reprise Ă  l’OpĂ©ra de TOURS
http://www.classiquenews.com/nouveau-cosi-fan-tutte-de-mozart-a-lopera-de-tours/

 

 

 

 

COSI FAN TUTTE de MOZART Ă  l’OpĂ©ra de TOURS

MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsTOURS, OpĂ©ra. MOZART : Cosi fan tutte. 4, 6, 8 octobre 2019. Nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  l’OpĂ©ra de Tours et pilier du rĂ©pertoire : le dernier ouvrage du mythique duo Da Ponte / Mozart, Cosi fan tutte est le sujet de cette nouvelle lecture d’un chef d’oeuvre lyrique incontestable, crĂ©Ă© Ă  Vienne en janvier 1790. Le duo contemporain Benjamin Pionnier / Gilles Bouillon interroge l’étonnante modernitĂ© de la partition, l’une des plus sensuelles et nostalgiques jamais Ă©crites par Wolfgang : Cosi fan tutte conclut le triptyque des opĂ©ras conçus par les deux gĂ©nies des LumiĂšres, aprĂšs Les Noces de Figaro et Don Giovanni. Avant Marivaux et l’échiquier amer, mordant des faux semblants amoureux, Mozart et Da Ponte abordent les intermittences du cƓur, la volatilitĂ© des serments partagĂ©s et l’étonnante inconstance des femmes (« toutes les mĂȘmes ! », s’expriment en morale, le titre de l’ouvrage).

L’école de l’amour : cynique, cruelle, douloureuse


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Plus cru voire cynique, l’opĂ©ra dĂ©peint la cruautĂ© de cƓurs inconstants mais les jeunes hommes (Ferrando tĂ©nor et Guglielmo baryton) ont fait un pari risquĂ© : parier sur la fidĂ©litĂ© de leurs fiancĂ©es respectives (Fiordiligi et Dorabella), deux jeunes beautĂ©s napolitaines, Ă©cervelĂ©es et volages qui aux premiers inconnus rencontrĂ©s (certes de beaux Ă©trangers orientaux qui sont en rĂ©alitĂ© leurs fiancĂ©s dĂ©guisĂ©s et interchangĂ©s), dĂ©faillent et s’alanguissent pour les nouveaux garçons, malgrĂ© les serments Ă©changĂ©s. En pilotes amusĂ©s et parfaitement cyniques, deux endurcis, savourent la naĂŻvetĂ© ici Ă©pinglĂ©e : la servante des deux fiancĂ©es, Despina ; Don Alfonso, vieux sĂ©ducteur philosophe qui n’en est pas Ă  son premier pari ni Ă  sa premiĂšre Ă©preuve sentimentale ; il apprend Ă  ses cadets, la douloureuse Ă©cole de l’amour
 d’ailleurs, l’opĂ©ra s’intitule aussi La Scuola degli amanti / L’école des amants
 on ne saurait ĂȘtre plus clair.
Rival de Mozart Ă  Vienne, le compositeur bientĂŽt officiel, au service des Habsbourg, Antonio Salieri compose lui aussi une Ecole des amants : rĂ©intitulĂ© prĂ©cisĂ©ment « la Scuola degli Gelosi » crĂ©Ă© en 1778 / l’école des jaloux (ce qui revient au mĂȘme) dont la verve et la virtuositĂ© dans le genre buffa napolitain, n’égalent toute fois pas le gĂ©nie ni la justesse de Mozart. La Scuola degli Gelosi affirme cependant l’intelligence rafraichissante d’un Salieri de 28 ans, douĂ© d’une libertĂ© d’invention proche de Mozart.

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Opéra de Toursboutonreservation
MOZART : Cosi fan tutte, 1790
reprise 2014

Vendredi 4 octobre 2019 – 20h
Dimanche 6 octobre 2019 – 15h
Mardi 8 octobre 2019 – 20h

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/cosi-fan-tutte

 

 

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Opéra buffa en deux actes
Livret de Lorenzo da Ponte
Créé le 26 janvier 1790 au Burgtheater de Vienne
Production de l’OpĂ©ra de Tours

Durée : environ 3h30 avec entracte

Direction musicale: Benjamin Pionnier
Mise en scĂšne: Gilles Bouillon
DĂ©cors: Nathalie Holt
Costumes: Marc Anselmi
LumiÚres: Marc DelaméziÚre

Fiordiligi : Angélique Boudeville
Dorabella : Alienor Feix
Despina : Dima Bawab
Ferrando : SĂ©bastien Droy
Guglielmo : Marc Scoffoni
Don Alfonso : Leonardo Galeazzi

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Samedi 28 septembre – 14h30
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
ConfĂ©rence sur l’opĂ©ra Cosi fan tutti – EntrĂ©e gratuite

Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00
Contactez-nous
Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

 

 

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Approfondir

 

 

Salieri, gĂ©nie du buffaLIRE notre critique du cd SALIERI : La Scuola de’Gelosi, Venise /1778, version viennoise de 1783 (livret de Da Ponte Ă  partir de l’original de Mazzola). ComĂ©die en deux actes – / Werner Ehrhardt (3 cd DHM – 2015) – parution fĂ©vrier 2017
http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-salieri-la-scuola-degelosi-werner-ehrahardt-3-cd-dhm-2015/

 

 

 

 

TOURS, Opéra. Nouvelle production de COSI FAN TUTTE de MOZART

MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsTOURS, OpĂ©ra. MOZART : Cosi fan tutte. 4, 6, 8 octobre 2019. Nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  l’OpĂ©ra de Tours et pilier du rĂ©pertoire : le dernier ouvrage du mythique duo Da Ponte / Mozart, Cosi fan tutte est le sujet de cette nouvelle lecture d’un chef d’oeuvre lyrique incontestable, crĂ©Ă© Ă  Vienne en janvier 1790. Le duo contemporain Benjamin Pionnier / Gilles Bouillon interroge l’étonnante modernitĂ© de la partition, l’une des plus sensuelles et nostalgiques jamais Ă©crites par Wolfgang : Cosi fan tutte conclut le triptyque des opĂ©ras conçus par les deux gĂ©nies des LumiĂšres, aprĂšs Les Noces de Figaro et Don Giovanni. Avant Marivaux et l’échiquier amer, mordant des faux semblants amoureux, Mozart et Da Ponte abordent les intermittences du cƓur, la volatilitĂ© des serments partagĂ©s et l’étonnante inconstance des femmes (« toutes les mĂȘmes ! », s’expriment en morale, le titre de l’ouvrage).

L’école de l’amour : cynique, cruelle, douloureuse


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Plus cru voire cynique, l’opĂ©ra dĂ©peint la cruautĂ© de cƓurs inconstants mais les jeunes hommes (Ferrando tĂ©nor et Guglielmo baryton) ont fait un pari risquĂ© : parier sur la fidĂ©litĂ© de leurs fiancĂ©es respectives (Fiordiligi et Dorabella), deux jeunes beautĂ©s napolitaines, Ă©cervelĂ©es et volages qui aux premiers inconnus rencontrĂ©s (certes de beaux Ă©trangers orientaux qui sont en rĂ©alitĂ© leurs fiancĂ©s dĂ©guisĂ©s et interchangĂ©s), dĂ©faillent et s’alanguissent pour les nouveaux garçons, malgrĂ© les serments Ă©changĂ©s. En pilotes amusĂ©s et parfaitement cyniques, deux endurcis, savourent la naĂŻvetĂ© ici Ă©pinglĂ©e : la servante des deux fiancĂ©es, Despina ; Don Alfonso, vieux sĂ©ducteur philosophe qui n’en est pas Ă  son premier pari ni Ă  sa premiĂšre Ă©preuve sentimentale ; il apprend Ă  ses cadets, la douloureuse Ă©cole de l’amour
 d’ailleurs, l’opĂ©ra s’intitule aussi La Scuola degli amanti / L’école des amants
 on ne saurait ĂȘtre plus clair.
Rival de Mozart Ă  Vienne, le compositeur bientĂŽt officiel, au service des Habsbourg, Antonio Salieri compose lui aussi une Ecole des amants : rĂ©intitulĂ© prĂ©cisĂ©ment « la Scuola degli Gelosi » crĂ©Ă© en 1778 / l’école des jaloux (ce qui revient au mĂȘme) dont la verve et la virtuositĂ© dans le genre buffa napolitain, n’égalent toute fois pas le gĂ©nie ni la justesse de Mozart. La Scuola degli Gelosi affirme cependant l’intelligence rafraichissante d’un Salieri de 28 ans, douĂ© d’une libertĂ© d’invention proche de Mozart.

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Opéra de Toursboutonreservation
MOZART : Cosi fan tutte, 1790
Nouvelle production

Vendredi 4 octobre 2019 – 20h
Dimanche 6 octobre 2019 – 15h
Mardi 8 octobre 2019 – 20h

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/cosi-fan-tutte

 

 

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Opéra buffa en deux actes
Livret de Lorenzo da Ponte
Créé le 26 janvier 1790 au Burgtheater de Vienne
Production de l’OpĂ©ra de Tours

Durée : environ 3h30 avec entracte

Direction musicale: Benjamin Pionnier
Mise en scĂšne: Gilles Bouillon
DĂ©cors: Nathalie Holt
Costumes: Marc Anselmi
LumiÚres: Marc DelaméziÚre

Fiordiligi : Angélique Boudeville
Dorabella : Alienor Feix
Despina : Dima Bawab
Ferrando : SĂ©bastien Droy
Guglielmo : Marc Scoffoni
Don Alfonso : Leonardo Galeazzi

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Samedi 28 septembre – 14h30
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
ConfĂ©rence sur l’opĂ©ra Cosi fan tutti – EntrĂ©e gratuite

Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00
Contactez-nous
Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

 

 

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Approfondir

 

 

Salieri, gĂ©nie du buffaLIRE notre critique du cd SALIERI : La Scuola de’Gelosi, Venise /1778, version viennoise de 1783 (livret de Da Ponte Ă  partir de l’original de Mazzola). ComĂ©die en deux actes – / Werner Ehrhardt (3 cd DHM – 2015) – parution fĂ©vrier 2017
http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-salieri-la-scuola-degelosi-werner-ehrahardt-3-cd-dhm-2015/

 

 

 

 

OpĂ©ra de Tours : ” Tango ! “, dernier concert symphonique de saison

milhaud darius portrait boeuf sur le toit concert annonce classiquenewsTOURS, OpĂ©ra. TANGO ! Benjamin Pionnier, les 15 et 16 juin 2019. Directeur gĂ©nĂ©ral de la maison tourangelle, Benjamin Pionnier dirige le dernier programme symphonique de cette saison 2018 2019, un cycle festif qui met en avant les compositeurs latins Piazzolla, Ginastera et MĂĄrquez, mais aussi l’inspiration de Darius Milhaud, passionnĂ© par le nouveau monde. Son bƓuf sur le toit en tĂ©moigne : l’opus 58 collecte rythmes et accents du BrĂ©sil, non pas sa nature amazonienne mais les bruits citadins, ceux carioca de Rio entre autres, de son cĂ©lĂšbre carnaval. Milhaud privilĂ©gie ainsi airs populaires, samba, rumba, conga,
tangos, maxixes, rumbas, fado (portugais)
 unifiĂ© par un thĂšme rĂ©current (conçu comme un rondo) ; Ă  l’origine, avant d’ĂȘtre un morceau de concert prisĂ©, Le bƓuf sur le toit fut un ballet chorĂ©graphiĂ© par Cocteau (dont l’action se situe dans un bar amĂ©ricain Ă  lâ€˜Ă©poque de la prohibition). La crĂ©ation a lieu en fĂ©vrier 1920 au Th des Champs-ElysĂ©es (dĂ©cors de Dufy). Epris d’exotisme dĂ©jantĂ©, sur un mode surrĂ©aliste, l’écrivain imagine une galerie de portraits mĂ©tissĂ©s, caractĂ©risĂ©s, en liaison avec la diversitĂ© des accents de la musique : boxeur, nĂšgre, cowboy, femme-garçonne et bookmaker
 Cocteau manie la parodie et singe le final de SalomĂ© de Strauss : la dite femme-garçonne danse en jouant avec la tĂȘte dĂ©capitĂ©e d’un policeman ! Par la suite, en raison de son insuccĂšs, la partition fut recyclĂ©e par Milhaud et prĂ©sentĂ©e comme une musique de music-hall destinĂ©e Ă  illustrer « un film de Charlot »! La piĂšce de Milhaud s’inscrit parfaitement dans le cycle dĂ©fendu par Benjamin Pionnier : elle s’intitula aussi « tango des clowns », en rĂ©fĂ©rence aux clowns masquĂ©s qui paraissaient aussi dans la premiĂšre version Cocteau. Festive, nerveuse et lĂ©gĂšre, brillante et fruitĂ©e, la partition est un vĂ©ritable bain de couleurs et de rythmes, un hymne Ă  la joie la plus spontanĂ©e. Beau dĂ©fi pour l’orchestre.

 

 

 

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TOURS, Opéraboutonreservation
Samedi 15 juin 2019 – 20h
Dimanche 16 juin 2019 – 17h
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/tango-15-16-juin

 

 

 

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Astor PIAZZOLLA
Aconcagua, concerto pour bandonéon et orchestre
Adios Nonino
William Sabatier, bandonéon

Darius MILHAUD
Le BƓuf sur le toit, Op. 58

Alberto GINASTERA
Estancia, Suite du Ballet Op.8a

Arturo MÁRQUEZ
Danzon n°2

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

ConfĂ©rence gratuite : samedi 15 juin 2019, 19h – dimanche 16 juin 2019, 16h – Salle Jean Vilar / Grand ThĂ©Ăątre – OpĂ©ra de TOURS

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Nouvel Andrea ChĂ©nier de GIORDANO Ă  l’OPERA DE TOURS

TOURS-opera-andre-chenier-vignette-classiquenews-critique-opera-classiquenewsTOURS, OpĂ©ra, ce soir. 1Ăšre d’Andrea ChĂ©nier de Giordano Ă  20h. Directeur du thĂ©Ăątre tourangeau, Benjamin Pionnier dirige ce soir dĂšs 20h, une nouvelle production Ă©vĂ©nement, sommet dramatique de Giordano : l’opĂ©ra Andrea ChĂ©nier (1896) marque avant Tosca de Puccini, ce goĂ»t du thĂ©Ăątre oĂč la force du texte impose Ă  la musique et au chant, leurs accents, leurs vertiges ; oĂč tout s’accĂ©lĂšre et se rĂ©soud en un flux tragique irrepressible. Giordano s’inspire de la vie du poĂšte français AndrĂ© ChĂ©nier, apĂŽtre de l’amour et de la fraternitĂ© au cƓur de la terreur rĂ©volutionnaire.
Mort en 1794, le hĂ©ros suscite sur la scĂšne lyrique, l’amour de la jeune Madeleine de Coigny
 L’OpĂ©ra de Tours rĂ©unit une distribution particuliĂšrement crĂ©dible dont rayonne en particulier le chant engagĂ©, lumineux de Renzo Zulian (AndrĂ© ChĂ©nier), BĂ©atrice Uria Monzon dont c’est la prise de rĂŽle en Madeleine, sans omettre « L’incroyable » souple et astucieux (figure d’une pĂ©riode unique en France alliant peur et insouciance) du tĂ©nor RaphaĂ«l Jardin dont on ne cesse de suivre le parcours vocal, 
 exemplaire.
La mise en scĂšne de Pier Francesco Maestrini sait ĂȘtre claire et esthĂ©tique, riche de nombreuses rĂ©fĂ©rences picturales (Boucher, David
). Le spectateur est immergĂ© dans une fresque Ă  la fois Ă©pique et intimiste d’un souffle souvent irrĂ©sistible. C’est pour l’OpĂ©ra de Tours (aprĂšs la crĂ©ation mondiale de l’opĂ©ra mĂ©connu d’Offenbach, Les FĂ©es du Rhin – ouverture de cette saison en septembre 2018), un nouveau spectacle majeur, incontournable en cette fin mai 2019.
3 représentations événements à TOURS, ce soir, le 24 mai 2019 (20h) puis dimanche 26 mai 2019 (15h), mardi 28 mai 2019 (20h).

Toutes les infos sur le site de l’OpĂ©ra de Tours.

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle production de l’OpĂ©ra de Tours : Andrea ChĂ©nier

 

   

 

Cahier photographique de l’opĂ©ra ANDREA CHENIER Ă  l’OpĂ©ra de Tours – Benjamin Pionnier, directeur – illustrations : © Sandra Daveau / OpĂ©ra de TOURS 2019

 

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, Opéra. TOURS, le 12 mars 2019. Mozart : La Flûte enchantée. Bérénice Collet / Benjamin Pionnier.

TOURSopera-flute-enchantee-sandra-daveau-critique-opera-annonce-classiquenews-le-feuCOMPTE-RENDU, OpĂ©ra. TOURS, le 12 mars 2019. Mozart : La FlĂ»te enchantĂ©e. BĂ©rĂ©nice Collet / Benjamin Pionnier. Mais quelle mouche a donc bien pu piquer la metteuse en scĂšne française BĂ©rĂ©nice Collet, Ă  qui Benjamin Pionnier a confiĂ© la nouvelle production de La FlĂ»te enchantĂ©e au Grand-ThĂ©Ăątre de Tours ? FĂ©ministe dans l’ñme, il faut croire qu’un des propos quelque peu misogynes du livret (signĂ© par Lorenzo Da Ponte) – comme « Les femmes parlent beaucoup, mais agissent peu  » – lui sera restĂ© en travers de la gorge. DĂ©s lors, elle prend le livret Ă -rebours et la Reine de la Nuit n’est plus du tout mĂ©chante ici, alors que Sarastro n’est qu’un homme vil, hypocrite et violent. Quand elles ne sont pas rebelles, les femmes sont asservies (chƓur fĂ©minin aux cheveux coupĂ©s ras, toujours la tĂȘte basse, habillĂ©es de robes de bure), voire violĂ©es (Monostatos qui se jette sur Pamina
). Mais les femmes reprennent finalement le dessus – et se vengent – notamment en poignardant Ă  mort Monostatos ! TrĂšs bien, mais les intentions de Mozart dans tout ça ?…

Avec Florian Laconi, le rĂŽle de Tamino se voit confiĂ© – ce qui renoue avec une tradition que l’on croyait perdue – Ă  un tĂ©nor aux moyens quasi « hĂ©roĂŻques » (son rĂ©pertoire habituel est celui de Don JosĂ© et de Hoffmann
). Le chanteur messin y dĂ©ploie une ardeur communicative Ă  laquelle on aurait cependant prĂ©fĂ©rĂ©, Ă  maints moments sublimes, une authentique ferveur. Face Ă  lui, l’exquise soprano française Marie Perbost est une Pamina d’une grande puretĂ© vocale, cristalline, dont la ligne de chant impeccable suscite une grande Ă©motion dans le cĂ©lĂšbre air « Ach, ich fĂŒhl’s ». Refusant les effets faciles, RĂ©gis Mengus mise pour son Papageno sur le charme de la jeunesse et de la santĂ© vocale ; l’air qu’il chante au moment oĂč il veut se pendre est tout simplement humain et Ă©mouvant. Dans le rĂŽle de Sarastro, JĂ©rĂŽme Varnier campe un personnage plus jeune que de coutume dans cet emploi, et malgrĂ© le rĂŽle de mĂ©chant de l’histoire qu’on veut nous faire croire ici, c’est Ă©galement l’humanitĂ© qui ressort avant tout dans sa voix, aux cĂŽtĂ©s de graves puissamment nourris. De son cĂŽtĂ©, Marie-BĂ©nĂ©dicte Souquet campe une flamboyante Reine de la Nuit : le chant est solide, l’aigu sĂ»r et la nature de feu. La Papagena de Marion Tassou est pleine de gouaille, de santĂ©, de mordant, comme le veut la tradition, tandis qu’Olivier Trommenschlager met Ă©galement tous ses talents de comĂ©dien au service d’un Monostatos plein de vitalitĂ©. MĂȘme satisfecit pour les comprimari, avec Trois GĂ©nies et Trois Dames (ClĂ©mence Garcia, Yumiko Tanimura, Delphine Haidan) sans histoire ; un Orateur impressionnant d’autoritĂ© (François Bazola) ; un Premier PrĂȘtre plein de promesses (le jeune tĂ©nor Camille Tresmontant).

Directeur gĂ©nĂ©ral et musical de l’institution tourangelle, Benjamin Pionnier dirige le chef d’Ɠuvre de Mozart dans un esprit de simplicitĂ© et de naturel aux antipodes de tout pathos : un ton que l’on serait tentĂ© de qualifier de « laĂŻque », qui coupe court aux vellĂ©itĂ©s mystiques ou simplement Ă©sotĂ©riques (en accord avec la proposition scĂ©nique, donc, puisqu’elle ne s’embarrasse pas de toutes ces questions
).

TOURS-opera-flute-enchantee-tamino-papageno-opera-critique-annonce-critique-opera-classiquenews

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COMPTE-RENDU, OpĂ©ra. TOURS, Grand-ThĂ©Ăątre, le 12 mars 2019. W. A. Mozart : La FlĂ»te enchantĂ©e. BĂ©rĂ©nice Collet / Benjamin Pionnier. A VENIR Ă  l’OpĂ©ra de TOURS, 26, 27, 28 avril 2019, Les 7 pĂ©chĂ©s capitaux de Kurt Weill, en lire + : http://www.classiquenews.com/tours-opera-de-tours-saison-lyrique-2018-2019/

TOURS, Opéra. 8-14 mars, La Flûte Enchantée de Mozart

MOZART-1790-le-derneir-mozart-photo-de-pedro-par-CLASSIQUENEWS-dossier-special-dernier-Mozart-et-exposition-Mozart-a-parisTOURS, OpĂ©ra. 8-14 mars, La FlĂ»te EnchantĂ©e de Mozart. C’est la 4Ăš production lyrique de la saison 2018-2019 de l’OpĂ©ra de Tours et non la moindre. En attendant Andrea ChĂ©nier pour la fin de la saison (24-28 mai 2019), Benjamin Pionnier, directeur des lieux, dirige cette nouvelle production du chef d’Ɠuvre de Wolfgang, Ă  la fois conte initiatique (avec claires rĂ©fĂ©rences Ă  la franc-maçonnerie puisque le compositeur Ă  Vienne Ă©tait membre d’une loge) et aussi opĂ©ra populaire au sens le plus noble du terme : crĂ©Ă© le 30 sept 1791 dans la mise en scĂšne du directeur de thĂ©Ăątre (et acteur) Emanuel Shikaneder, La FlĂ»te EnchantĂ©e recueille la conception et le travail du dernier Mozart (qui devait mourir quelques semaines aprĂšs); la partition brille par la force de son orchestre (l’un des plus raffinĂ©s de Mozart), par la justesse et la sincĂ©ritĂ© des situations et des personnages : Mozart fidĂšle Ă  sa vision de l’opĂ©ra, approfondit chaque personnage comme un caractĂšre qui saisit par sa force et son humanitĂ© ; y paraissent les hĂ©ros, acteurs et sujets des Ă©preuves propres Ă  les faire passer de l’ombre Ă  la lumiĂšre : la dĂ©pressive Pamina (prĂȘte Ă  se suicider), le prince qui la sauve Tamino (qui possĂšde la fameuse flĂ»te) ; pour contraster avec ce premier couple « sĂ©rieux » et hĂ©roĂŻque, Mozart en ajoute un second, car l’opĂ©ra est aussi une comĂ©die : Papageno (l’oiseleur trop bavard qui n’écoute pas les autres) et Papagena, sa promise. Tous sont pris dans des situations qui les dĂ©passent, dont le conflit opposant les forces du mal (La reine de la Nuit et ses deux airs stratosphĂ©riques) et le temple de la lumiĂšre (et de la sagesse) dirigĂ© par le grand prĂȘtre Sarastro dont le savoir s’inscrit dans la philosophie Ă©gyptienne. Qui dit vrai dans ce labyrinthe des illusions ? Qui manipule qui ? Quel est le sens de cette action ? Tamino deviendra-t-il cet ĂȘtre de lumiĂšre, entraĂźnant dans sa geste hĂ©roĂŻque tous ceux qui l’accompagne ? Nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  l’OpĂ©ra de Tours.

 

 
 

 
 

 

 

 
 flute enchantée opera de tours presentation annonce critique opera par classiquenews
 

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Opéra de Tours,
Vendredi 8 mars 2019 – 20h
Dimanche 10 mars 2019 – 15h
Mardi 12 mars 2019 – 20h
Jeudi 14 mars 2019 – 20h
RESERVER VOTRE PLACE ici
http://www.operadetours.fr/la-flute-enchantee

Samedi 2 mars 2019, conférence à 14h30
AccÚs libre, réservation recommandée

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MOZART : La Flûte enchantée
Singspiel en 2 actes
Créé le 30 septembre 1791 au Theater auf der Wieden
Livret d’Emanuel Schikaneder

Nouvelle production de l’OpĂ©ra de Tours

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Mise en scÚne : Bérénice Collet
Scénographie et costumes: Christophe Ouvrard
Vidéo: Christophe Waksmann
LumiÚres: Bérénice Collet et Alexandre Ursini

Tamino : Florian Laconi
Pamina : Marie Perbost
Papageno : RĂ©gis Mengus
La Reine de la Nuit : Marie-Bénédicte Souquet
Sarastro : JĂ©rome Varnier
Papagena : Marion Tassou
PremiÚre Dame : Clémence Garcia
DeuxiĂšme Dame : Yumiko Tanimura
TroisiĂšme Dame Delphine Haidan
Monostatos : Olivier Trommenschlager
L’Orateur : François Bazola
Premier PrĂȘtre / Homme d’armes : Camille Tresmontant
Trois Enfants : MaĂźtrise du Conservatoire Francis Poulenc

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00
Contactez-nous

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Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

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TOURS, concert symphonique : L’Apprenti Sorcier

Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursTOURS, OpĂ©ra. Les 12 et 13 janvier 2019 : L’Apprenti sorcier
 VoilĂ  pour premier concert symphonique de l’annĂ©e 2019, un programme haut en couleurs, vĂ©ritable itinĂ©raire symphonique, nĂ©cessitant de l’orchestre, une facultĂ© Ă  exprimer toute situation dramatique, comme s’il s’agissait d’un opĂ©ra, mais sans les voix. De surcroĂźt sur le thĂšme de la magie et des magiciens
 Sous la direction du maestro Benjamin Pionnier, qui est aussi le directeur de l’OpĂ©ra de Tours, les 5 compositeurs choisis abordent l’écriture orchestrale comme de puissants magiciens ; habiles en sortilĂšges et tableaux particuliĂšrement suggestifs.

L’ouverture d’Humperdinck (HĂ€nsel et Gretel) confirmera l’admiration du compositeur pour
 Wagner. Lequel est jouĂ© en seconde sĂ©quence, et en une invocation magique au feu : les flammes que suscite Wotan, grĂące au dieu du feu, son complice depuis L’Or du Rhin, Loge, esprit aĂ©rien et terriblement astucieux, sont celles qui permettent Ă  la Walkyrie favorite, BrĂŒnnhilde, d’ĂȘtre protĂ©gĂ© sur son rocher oĂč elle repose ; sans les flammes saintes, la divine vierge serait livrĂ©e au tout venant. Il faut un hĂ©ros pour oser franchir la muraille crĂ©pitante
 Ce sera Siegfried, son futur Ă©poux.
Dans ce final de la Walkyrie, l’opĂ©ra les plus tendre et amoureux de la TĂ©tralogie, Wagner compose une page symphonique d’une exceptionnelle force dramatique, oĂč le pĂšre des dieux, exprime ses adieux Ă  sa fille chĂ©rie. Cet acte de renoncement et d’impuissance marque surtout la dĂ©but de son dĂ©clin
 En perdant sa fille aimĂ©e, Wotan devient le Wanderer, un patriarche errant, dĂ©truit intimement.
Contemporain de la dĂ©ferlante wagnĂ©riste en Europe, L’Apprenti Sorcier de Paul Dukas date de 1897, une Ă©poque oĂč pourtant par rĂ©action, les compositeurs français revendiquent la suprĂ©matie de la musique française face Ă  celle germanique, en particulier dans le genre de la musique de chambre et de l’écriture orchestrale.
Le poĂšme est en rĂ©alitĂ© un scherzo symphonique; Dukas s’inspire de Goethe (Der Zauberlehrling de 1797) : le jeune apprenti sorcier se laisse dĂ©passer par la magie qu’il a suscitĂ© ; en pilotant un balai pour remplir une bassine d’eaux, il se trouve rapidement submergĂ© par le sortilĂšge ; l’inondation menace quand le maĂźtre paraĂźt et rompant le charme, cesse le dĂ©sordre. Dukas oppose et mĂȘle Ă  la fois les deux thĂšmes du balai enchantĂ© et de la joie de l’Apprenti : tout se prĂ©cipite bientĂŽt, s’emballe (quand par la hĂąche qu’il croyait salvatrice, l’Apprenti dĂ©double Ă  l’infini le balai envoĂ»tĂ©)
 Jusqu’au chaos tumultueux, avant que ne surgisse le MaĂźtre excĂ©dĂ© mais contrĂŽlĂ© qui semble gifler son Ă©lĂšve audacieux et inconscient, grĂące aux quatre notes ultimes. Walt Disney en 1937, dans le film FANTASIA, immortalise la force Ă©vocatoire de la musique, offrant des images inoubliables Ă  cet emballement progressif, qui aprĂšs l’impuissance du jeune apprenti, fait paraĂźtre dĂ©finitif et indiscutable la sentence finale du MaĂźtre. L’écriture de Dukas excelle dans le genre du poĂšme symphonique descriptif, usant avec un raffinement extrĂȘme les timbres des bois (clarinette basse, 3 bassons, 1 contrebasson
 ce dernier pour exprimer le sortilĂšge infernal qui dĂ©multiplie les balais porteurs des sceaux d’eau
).

La SorciĂšre de midi de Dvorak est trop peu connue et mĂ©rite amplement d’ĂȘtre jouĂ©e au concert ; quand pour conclusion de cette immersion orchestral et magique, Benjamin Pionnier a choisi la suite pour orchestre extraite d’Harry Potter Ă  l’école des sorciers. John Williams s’y dĂ©lecte Ă  Ă©voquer le pouvoir surnaturel et fantastique des adolescents devenus magiciens, souvent dĂ©passĂ©s par le pouvoir et les forces qu’ils convoquent
 Programme passionnant et prometteur Ă  Tours, en ce mois de janvier 2019.

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TOURS, Opéra.
Concert Symphonique : L’Apprenti Sorcier
Samedi 12 janvier 2019 – 20h
Dimanche 13 janvier 2019 – 17h

RESERVEZ VOTRE PLACE
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Programme

Engelbert HUMPERDINCK
Ouverture de HĂ€nsel et Gretel

Richard WAGNER
La Walkyrie : Adieux de Wotan et Magie du feu

Paul DUKAS
L’Apprenti Sorcier

Antonín DVOƘÁK
La SorciĂšre de midi (Polednice), B.196 (Op. 108)

John WILLIAMS
Suite Symphonique Harry Potter Ă  l’école des sorciers

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Conférences
Samedi 12 janvier – 19h
Dimanche 13 janvier – 16h
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

Opéra de TOURS
Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00
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Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

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TOURS, Benjamin Pionnier et Gilles Apap jouent Mozart et Arriaga

APAP-Gilles-Apap-violon--concert-annonce-evenemnt-sur-classiquenews-mars-2018-gaveau-paris-28-marsTOURS, les 1er, 2 dĂ©c 2018 : MOZART, ARRIAGA. Le chef d’orchestre et directeur de l’OpĂ©ra de Tours, Benjamin Pionnier poursuit le cycle des concerts symphoniques Ă  Tours et propose dĂ©but dĂ©cembre un trĂšs prometteur programme comprenant des Ɠuvres de Mozart (ouverture de Cosi fan tutte le dernier des opĂ©ras de la trilogie Da Ponte), ARRIAGA (jeune prodige mort trop jeune : symphonie en rĂ© majeur). En vedette de ce concert rĂ©jouissant, le violoniste hors normes, vĂ©ritable personnalitĂ© charismatique qui dĂ©cloisonne l’image de la musique classique, par sa dĂ©contraction et sa gĂ©nĂ©rositĂ© vers le public, Gilles Apap (Concerto pour violon et orchestre n°5 de Mozart ; Airs BohĂ©miens de Pablo de Sarasate). Gilles Apap qui sait nourrir sa propre expĂ©rience musicale en jouant les musiques populaires, a trouvĂ© une voie enivrante, rĂ©confortante, entre extrĂȘme virtuositĂ© technicienne et beautĂ© intĂ©rieure du son. C’est donc comme l’affiche du concert l’indique, un Mozart dĂ©complexĂ©, dĂ©semperruquĂ©, et finalement « pop » qui assure l’intĂ©rĂȘt du programme Ă  Tours, et trĂšs probablement sa rĂ©ussite
 Concert Ă©vĂ©nement.

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TOURS, concert Mozart, Arriagaboutonreservation
Gilles Apap, violon
Samedi 1er dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 2 dĂ©cembre 2018 – 17h

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Programme :

Wolfgang Amadeus MOZART
Ouverture de Cosi fan tutte

Concerto pour violon et orchestre n° 5 en la majeur KV.219
Gilles Apap, violon

Pablo de SARASATE
Airs Bohémiens pour violon et orchestre Op.20

Juan CrisĂłstomo de ARRIAGA
Symphonie en ré majeur

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Conférences de présentation au concert symphonique de décembre à TOURS

Samedi 1er dĂ©cembre – 19h
Dimanche 2 dĂ©cembre – 16h
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar / EntrĂ©e gratuite

Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

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Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

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 mozart concert opera de tours decembre 2018 apapa annonce critique classiquenews

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TOURS, Benjamin Pionnier et Gilles Apap

APAP-Gilles-Apap-violon--concert-annonce-evenemnt-sur-classiquenews-mars-2018-gaveau-paris-28-marsTOURS, les 1er, 2 dĂ©c 2018 : MOZART, ARRIAGA. Le chef d’orchestre et directeur de l’OpĂ©ra de Tours, Benjamin Pionnier poursuit le cycle des concerts symphoniques Ă  Tours et propose dĂ©but dĂ©cembre un trĂšs prometteur programme comprenant des Ɠuvres de Mozart (ouverture de Cosi fan tutte le dernier des opĂ©ras de la trilogie Da Ponte), ARRIAGA (jeune prodige mort trop jeune : symphonie en rĂ© majeur). En vedette de ce concert rĂ©jouissant, le violoniste hors normes, vĂ©ritable personnalitĂ© charismatique qui dĂ©cloisonne l’image de la musique classique, par sa dĂ©contraction et sa gĂ©nĂ©rositĂ© vers le public, Gilles Apap (Concerto pour violon et orchestre n°5 de Mozart ; Airs BohĂ©miens de Pablo de Sarasate). Gilles Apap qui sait nourrir sa propre expĂ©rience musicale en jouant les musiques populaires, a trouvĂ© une voie enivrante, rĂ©confortante, entre extrĂȘme virtuositĂ© technicienne et beautĂ© intĂ©rieure du son. C’est donc comme l’affiche du concert l’indique, un Mozart dĂ©complexĂ©, dĂ©semperruquĂ©, et finalement « pop » qui assure l’intĂ©rĂȘt du programme Ă  Tours, et trĂšs probablement sa rĂ©ussite
 Concert Ă©vĂ©nement.

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TOURS, concert Mozart, Arriagaboutonreservation
Gilles Apap, violon
Samedi 1er dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 2 dĂ©cembre 2018 – 17h

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Programme :

Wolfgang Amadeus MOZART
Ouverture de Cosi fan tutte

Concerto pour violon et orchestre n° 5 en la majeur KV.219
Gilles Apap, violon

Pablo de SARASATE
Airs Bohémiens pour violon et orchestre Op.20

Juan CrisĂłstomo de ARRIAGA
Symphonie en ré majeur

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Conférences de présentation au concert symphonique de décembre à TOURS

Samedi 1er dĂ©cembre – 19h
Dimanche 2 dĂ©cembre – 16h
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar / EntrĂ©e gratuite

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TOURS. Premier concert symphonique de Benjamin Pionnier dans son théùtre

Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursTours. Les 5 et 6 novembre 2016 : Elgar, Tanguy, Rachmaninov. Nouveau directeur de l’OpĂ©ra de Tours, Benjamin Pionnier dirige l’Orchestre « maison », dans un programme apparemment Ă©clectique, mais en rĂ©alitĂ© riche en filiations tĂ©nues, en Ă©chos et correspondances d’une piĂšce Ă  l’autre. A la diversitĂ© affichĂ©e, le programme sait aussi proposer Ă  l’écoute des oeuvres aussi rares que somptueuses, tels les Variations Enigma de Elgar, – dont rĂ©cemment Daniel Barenboim a enregistrĂ© les superbes Symphonies 1 et 2 chez Decca avec la Staatskapelle de Berlin. Lectures enthousiasmantes qui expriment au plus juste la caractĂšre intĂ©rieure, le raffinement instrumental et la grande finesse mĂ©lodique d’Elgar. Les Variations Enigma opus 36 sont crĂ©Ă©es Ă  Londres Ă  la fin du siĂšcle industriel, soit 1899. Le triomphe immĂ©diat de la partition affirme le gĂ©nie de l’auteur, alors quadragĂ©naire (42 ans). Il y a bien 2 Ă©nigmes musicales dont la clĂ© et le secret se trouvent prĂ©servĂ©s dans la musique elle-mĂȘme: la premiĂšre (6 mesures en sol mineur pour cordes seules) serait ĂȘtre le contrepoint d’un hymne cĂ©lĂšbre (God save the King?) ; la seconde englobe les 14 variations qui suivent et qui, selon Elgar, dresse le portrait intime de ses proches. Chacun devait alors se reconnaĂźtre
 La facĂ©tie, l’humour et l’allusion n’écarte pas un sentiment de grandiose et de solennel qui inscrit naturellement Elgar tel le compositeur de l’Empire Britannique, chantre de la grandeur du rĂšgne de la Reine Victoria

Autre temps forts de ce programme riche et diversifiĂ©, la Rhapsodie sur un thĂšme de Paganini opus 43, qui permet Ă  l’Orchestre de s’associer le feu trĂ©pidant de la jeune pianiste Lise de la Salle : Ă©crit en Suisse, crĂ©Ă© Ă  Baltimore en 1934, la Rhapsodie tĂ©moigne du dernier Rachma pianiste compositeur, car la partition est bien son ultime et 5Ăšme Concerto pour piano 
 L’intensitĂ© du morceau, sa forme libre, proche de l’improvisation inspira Ă  Fokine un ballet qui fut rĂ©alisĂ© avec l’accord de l’auteur en 1939. La Rhapsodie cumule 24 variations sur le thĂšme du 24Ăš Caprice de Paganini : un dĂ©fi pour le compositeur et une transe progressive pour l’interprĂšte. C’est aussi l’affirmation d’un principe crĂ©ateur qui joue de la Variation comme d’un cadre Ă  la fois inspirant et pourtant conforme au canevas de dĂ©part. En somme Rachmaninov suit la mĂȘme rĂšgle que Brahms dans ses Variations sur un thĂšme de Haydn. De sorte que cohĂ©rent et divers pourtant, le programme porte bien son titre : « Variations ». Premier concert de la saison symphonique 2016 – 2017 de l’OpĂ©ra de Tours.

OpĂ©ra de Tours, saison symphonique 2016 – 2017
Concert inaugural : « Variations »
Samedi 5 novembre 2016 – 20h
Dimanche 6 novembre 2016 – 17h

Conférences : présentation des oeuvres au programme :
Samedi 5 novembre – 19h
Dimanche 6 novembre – 16h
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

Johannes BRAHMS
Variations sur un thĂšme de Haydn – Op.56

Edward ELGAR
Variations Enigma – Op.36

Eric TANGUY
Adagio pour cordes (2009)

SergueĂŻ RACHMANINOV
Rhapsodie sur un thĂšme de Paganini – Op.43 pour piano et orchestre
Lise de la Salle, piano

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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OpĂ©ra de Tours, nouvelle saison lyrique 2016 – 2017

tours-opera-orchestre-saison-2016-2017-vignette-475OpĂ©ra de Tours, saison lyrique 2016 – 2017. PrĂ©sentation gĂ©nĂ©rale et temps forts de la saison opĂ©ra Ă  Tours sous la conduite de son nouveau directeur, le chef d’orchestre, Benjamin Pionnier. Si l’on voulait dĂ©gager une ligne artistique principale, la nouvelle saison lyrique tourangelle met l’accent sur les grandes amoureuses tragiques et passionnĂ©es, telle Lucia, Tosca, Russalka, sans omettre la dĂ©licieuse LakmĂ©. C’est de toute Ă©vidence, l’affirmation au Grand ThĂ©Ăątre de Tours, du rĂ©pertoire autant lyrique que symphonique, car ici, Puccini, Dvorak, ou Delibes affirment, chacun idĂ©alement, un sens de la couleur et des atmosphĂšres phĂ©nomĂ©nal. Pour servir ces choix prometteurs, l’OpĂ©ra accueille quelques grandes divas de l’heure, sans omettre la coopĂ©ration toujours active de l’orchestre maison, l’OSRCVLT – Orchestre symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours, invitĂ© Ă  dĂ©fendre des partitions orchestralement passionnantes…

Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursPas moins de 7 propositions lyriques Ă  venir en 2016 – 2017, Ă  partir de septembre 2016 Ă  l’OpĂ©ra de Tours qui propose ainsi, d’abord en ouverture de saison nouvelle, un somptueux rĂ©cital lyrique mettant en avant l’une des divas françaises les plus bouleversantes de l’heure (et ces derniĂšres annĂ©es Ă©trangement absente du paysage hexagonal), la soprano coloratoure Annick Massis. L’Ă©quipe de Classiquenews se souvient de son Ă©blouissante Traviata Ă  LiĂšge (VOIR notre reportage vidĂ©o exclusif) : incandescence des phrasĂ©s d’une finesse absolue, technicitĂ© coloratoure parfaite, surtout instinct et style vocal d’une irrĂ©prochable vĂ©ritĂ© : des qualitĂ©s aussi exceptionnelles que rares qui font de “La Massis”, l’une des derniĂšres divas belcantistes de notre siĂšcle avec … Edita Gruberova. La diva a tout aujourd’hui pour convaincre et Ă©blouir et c’est un rĂ©cital Ă©vĂ©nement qui se profile ainsi Ă  Tours, le vendredi 16 septembre 2016, 20h (Airs d’opĂ©ras de Donizzetti, Bellini, Rossini, Massenet, Debussy… sous la direction de Benjamin Pionnier).

Puis en octobre 2016, pleins feux sur le chant bel cantiste de Donizetti avec Lucia di Lammermoor, sommet du romantisme italien, crĂ©Ă© Ă  Naples en septembre 1835. DĂ©sirĂ©e Rancatore et Jean François Borras chantent le couple Ă©prouvĂ©, tragique des amants magnifiques Lucia et Edgardo. Lucia appartient bien Ă  cette gĂ©nĂ©aolgie de jeunes femmes sacrifiĂ©es, qui contrainte par les hommes de son clan, assassine l’Ă©poux qui lui a Ă©tĂ© imposĂ©, le soir de ses noces, puis paraĂźt ensanglantĂ©e, en proie Ă  un dĂ©lire destructeur, folle, ivre, dĂ©truite… Les 7, 9 et 1 octobre 2016 (Benjamin Pionnier, direction / FrĂ©dĂ©ric BĂ©lier-Garcia, mise en scĂšne).

Pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e 2016 – (le 31 dĂ©cembre Ă  19h), rien ne vaut la grĂące et l’Ă©lĂ©gance de l’opĂ©rette viennoise, celle de Franz Lehar : Au Pays du sourire, comĂ©die alliant profondeur, nostalgie, insouciance, crĂ©Ă©e Ă  Berlin Ă  la veille de la barbarie nazie, le 29 octobre 1929. L’exotisme du sujet dessine une rencontre amoureuse prise entre salons viennois et traditions pĂ©kinoises… L’ouvrage affirme une pure sĂ©duction mĂ©lodique grĂące Ă  plusieurs numĂ©ros devenus des tubes : “Je t’ai donne mon cƓur”, “Prendre le thĂ© Ă  deux”… Nouvelle production, avec Gabrielle Philiponet et SĂ©bastien Droy (Lisa et Prince Sou-Chong) entre autres, sous la direction de SĂ©bastien Rouland.

2017

L’OpĂ©ra de Tours a toujours su favoriser les perles oubliĂ©es ou relativement jouĂ©es du romantisme français… pari confirmĂ© dĂ©but 2017 avec un sommet d’orientalisme suave et mĂ©lodiquement irrĂ©sistible : LakmĂ©, crĂ©Ă© Ă  Paris le 14 avril 1883, de LĂ©o Delibes. Que deviendra la fille du Brahmane, Ă©prise du bel officier anglais ? Comment pĂšse ici encore le poids des traditions et des cultures diffĂ©rentes ? L’ouvrage exige dans le rĂŽle titre une jeune soprano coloratoure de premier plan (rĂ©cemment Sabine Devielhe). A Tours, sous la direction de Benjamin Pionnier, c’est Jodie Devos qui relĂšvera ce dĂ©fi vocal, aux cĂŽtĂ©s du tĂ©nor Julian Dran dans le rĂŽle de l’anglais GĂ©rald… sans omettre la participation de Vincent Le Texier (Nilakhanta) Les 27, 29, 31 janvier 2016. A ne pas manquer la sĂ©rie de “complicitĂ©s”, Ă©vĂ©nements culturels et musicaux au thĂšme proche, comme par exemple : “Les nuits de Jaipur” par Doulce MĂ©moire et Denis Raisin Dadre, le 19 janvier Ă  20h ; ou prĂ©cĂ©demment, au MusĂ©e des Beaux-Arts, la lecture confĂ©rence “Delacroix orientaliste le 28 janvier Ă  16h… Visiblement la confrontation / fascination Orient, Occident inspire l’OpĂ©ra de Tours.

En mars 2017, la scĂšne tourangelle affiche une comĂ©die musicale signĂ©e Mitch Leigh, crĂ©Ă©e au Goodspeed Opera House en juin 1965 : L’homme de la Mancha, premiĂšre Ă  l’OpĂ©ra de Tours. Jean-LOuis Grinda qui vient d’arriver aux ChorĂ©gies d’Orange signe la mise en scĂšne ; Didier Benetti, assure la direction musicale, avec dans le rĂŽle-titre : Nicolas Cavallier (Don Quichotte et Cervantes), Raphael BrĂ©mard (Sancho Pancha), Estelle DaniĂšre (DulcinĂ©e)… Ce Don Quichotte enamourĂ©, ivre de sa passion inacessible aurait pu s’appeler aussi “l’Homme des Ă©toiles”…
Les 24, 25 et 26 mars 2016.

Volet lyrique tragique et hautement orchestral pour quatre dates d’avril 2017 (les 21, 23, 25 et 27 avril) avec Tosca de Puccini (crĂ©Ă© Ă  Rome, la ville oĂč se passe l’action mĂȘme, le 14 janvier 1900). Chanteuse passionnĂ©e, Floria Tosca aime passionnĂ©ment le libertaire et bonapartiste peintre Mario Cavaradossi : mais le couple amoureux s’oppose au cruel et jaloux prĂ©fet de la police de Rome, le monarchiste pervers, Scarpia. InspirĂ© de la piĂšce de Victorien Sardou, Tosca de Puccini est un sommet de l’opĂ©ra italien au dĂ©but du siĂšcle, d’une violence et d’une tendresse spectaculaire. Dans le trio captivant, trois chanteurs Ă  suivre Ă  Tours : Maria Katzarava (Tosca), Angelo Villari (Mario), et Valdis Jansons (Scarpia). Ne manquez pas outre la priĂšre Ă  la Vierge de Tosca (le fameux Vissi d’amore, vissi d’arte…), le finale du premier acte oĂč Scarpia dĂ©miurge Ă  l’Ă©glise, conduit la foule des adorateurs, clergĂ©, fidĂšle, soldats… Un tableau irrĂ©sistible qui exige du chef, de l’orchestre, des solistes et des chƓurs, une parfaite mise en place… Benjamin Pionnier, direction musicale. Pier-Francesco Maestrini, mise en scĂšne.

Pour conclure sa saison 2016 – 2017, l’OpĂ©ra de Tours affiche en mai 2017 une autre amoureuse magnifique et tragique du dĂ©but du XXĂš : Russalka d’Anton Dvorak (crĂ©Ă© Ă  Prague le 31 mars 1901). Ce sommet de l’opĂ©ra en langue tchĂšque, vĂ©ritable immersion dans la fĂ©erie aquatique et fantastique, est portĂ©e par le chef Kaspar Zehner et la mise en scĂšne de Dieter Kaegi. Dans le rĂŽle-titre, Nathalie Manfrino, qui relĂšve les dĂ©fis de la langue de Dvorak. A ses cĂŽtĂ©s : Johannes Chum (le Prince), Michail Schelomianski (Ondin), Isabelle Cals (la princesse Ă©trangĂšre). LĂ  encore il est question comme pour Lucia, d’une amoureuse capable du sacrifice ultime. La nymphe des eaux Russalka renonce Ă  sa nature et Ă  son identitĂ© premiĂšre pour aimer le beau prince inconnu qui se baigne dans le lac… mais aprĂšs quelques avatars, la jeune amoureuse doit perdre le seul ĂȘtre qui comptait. Les 17, 19 et 21 mai 2017.

 

 

Toutes les productions lyriques sont réalisés avec le concours de
l’Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours,
des Choeurs de l’OpĂ©ra de Tours.

 

 

 

Bonus / nouveautĂ©s : l’OpĂ©ra de Tours poursuit ses confĂ©rences prĂ©sentant les ouvrages lyriques avant chaque sĂ©rie de reprĂ©sentations, mais aussi Ă©largit ses propositions en intĂ©grant de nouveaux spectacles, lectures, confĂ©rence : les “complicitĂ©s“… le Grand ThĂ©Ăątre organise en partenariat avec le musĂ©e des Beaux-Arts de Tours et le Conservatoire par exemple…, des Ă©vĂ©nements au sujet complĂ©mentaire avec les soirĂ©es lyriques prĂ©sentĂ©es au Grand ThĂ©Ăątre. Consultez le site de l’OpĂ©ra de Tours pour identifier les propositions qui vous inspirent selon chaque ouvrage lyrique de la nouvelle saison 2016 – 2017.

 

 

 

Saison lyrique 2016 – 2017 de l’OpĂ©ra de Tours
AGENDA : 1 récital majeur / 6 opéras

Ouverture de saison : récital lyrique Annick Massis
Vendredi 16 septembre 2016, 20h
RĂ©servez

Donizetti : Lucia di Lammermoor
Les 7, 9 et 11 octobre 2016
RĂ©servez

Franz Lehar : Le Pays du sourire
Les 24, 28, 30 et 31 décembre 2016
RĂ©servez

Lakmé de Léo Delibes
Les 27, 29, 31 janvier 2017
RĂ©servez

L’Homme de la Mancha de Mitch Leigh, 1965, premiĂšre Ă  Tours
Les 24, 25 et 26 mars 2017
RĂ©servez

Tosca de Puccini
Les 21, 23, 25 et 27 avril 2017
RĂ©servez

Russalka d’Anton Dvorak
Les 17, 19 et 21 mai 2017
RĂ©servez

 

 

 

Informations, rĂ©servations sur le site de l’OpĂ©ra de Tours
Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

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Ouverture du mardi au samedi
10h00 Ă  12h00 / 13h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
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Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'Opéra de Tours

 

Le chef d’orchestre Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l’OpĂ©ra de Tours

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