COMPTE-RENDU, opéra. TOULOUSE, les 29 sept * et 8 oct 2019. BELLINI : NORMA. REBEKA, KOLONITS, DEHAYES, BISANTI.

7 - Norma - Airam Hernandez (Pollione), Klara Kolonits (Norma) - crÇdit Cosimo Mirco MaglioccaCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. TOULOUSE. CAPITOLE. Le 29 septembre * et le 8 octobre. V. BELLINI. NORMA. A. DELBE. M. REBEKA. K. KOLONITS. K. DEHAYES. A. HERNADEZ. G. BISANTI. Ouvrir la saison nouvelle 2019 2020 du Capitole avec Norma relĂšve du gĂ©nie. Salles combles, public subjuguĂ©, succĂšs total. Une sainte trilogie que tout directeur de salle rĂȘve un jour de vivre. Christophe Gristi a rĂ©ussi son pari. Car il en faut du courage pour monter Norma et trouver deux cantatrices capables de faire honneur au rĂŽle. Nous avons eu la chance d‘avoir pu admirer les deux distributions. En dĂ©butant par Klara Kolonits, nous avons pu dĂ©guster la douceur du timbre, la dĂ©licatesse des phrasĂ©s, la longueur de souffle de sa Norma. Sa blondeur donne beaucoup de lumiĂšre dans le duo final lorsque la bontĂ© et le sacrifice de Norma trouvent des accents sublimes. Norma, la dĂ©esse cĂ©leste, trouve dans l’incarnation de Kolonits, une beautĂ© douce et lumineuse d’une grande Ă©motion. Mais c’est sa consƓur, Marina Rebeka qui est une vĂ©ritable incarnation de Norma, dans toutes ses dimensions de cruautĂ©, de violence, de grande noblesse et de puretĂ© recherchĂ©e dans le sacrifice. (Photo ci dessus : Klara Kolonits et Airam Hernandez).

Au Capitole deux sensationnelles Norma et une sublime Adalgise :
c’est Bellini qui ressuscite.

9.1 - Norma - Marina Rebeka (Norma) - crÇdit Cosimo Mirco Magliocca

 

 

La voix est d’une puissance colossale. La noirceur dont elle sait colorer un timbre trĂšs particulier rappelle d’une certaine maniĂšre La Callas dans son rĂŽle mythique. La voix large et sonore sur toute la tessiture sait trouver des couleurs de camĂ©lĂ©ons, ose des nuances affolantes ; les phrasĂ©s sont absolument divins. L’art scĂ©nique est tout Ă  fait convainquant et sa Norma sait inspirer la terreur, l’amour ou la pitiĂ©. Marina Rebeka est une Norma historique semblant rĂ©vĂ©ler absolument toutes les facettes vocales et scĂ©niques de ce personnage inoubliable.

En face de ces deux Norma, la blonde et la brune, la douceur et l’engagement amical de l’Adalgise de Karine Deshayes, sa constance sont un vĂ©ritable miracle. La voix est d’une beautĂ© Ă  couper le souffle sur toute la tessiture. Les phrasĂ©s belcantistes sont d’une infinie dĂ©licatesse. Les nuances, les couleurs sont en constante Ă©volution. Le chant de Karine Deshayes est d’une perfection totale. Le jeu d’une vĂ©ritĂ© trĂšs Ă©mouvante. Les duos avec Norma ont Ă©tĂ© les vĂ©ritables moments de grĂące attendus. Le « mira o Norma » arracherait des larmes Ă  des rocs.

 

 

9 - Norma - Karine Deshayes (Adalgisa), Marina Rebeka (Norma) - crÇdit Cosimo Mirco Magliocca

 

 

En Pollione , Airam HernĂĄndez s’affiche avec superbe. La voix puissante est celle du hĂ©ros attendu et le jeu de l’acteur assez habile dans le final donne de l’épaisseur au Consul ; ce qui le rend Ă©mouvant. Le timbre est splendide. MĂȘme si le chant parait plus robuste que subtil, l’effet est rĂ©ussi. En Oroveso, BĂĄlint SzabĂł remporte la palme du charisme, vĂ©ritable druide autoritaire dont le retournement final fait grand effet. L’autre titulaire du rĂŽle, Julien VĂ©ronĂšse ne dĂ©mĂ©rite pas mais est plus modeste de voix comme de prĂ©sence, plus jĂ©suite que druide. La Clotilde d’Andrea Soare a un jeu remarquable et une voix claire et sonore qui tient face aux deux Norma si puissantes vocalement. L’orchestre du Capitole mĂ©rite des Ă©loges tant pour la beautĂ© des solos que pour son engagement total tout au long du drame.

Il faut dire que la direction de Giampaolo Bisanti est absolument remarquable. Il vit cette partition totalement et la dirige avec amour. Il en rĂ©vĂšle le drame poignant dans des gestes d’une beautĂ© rare. Il a une prĂ©cision d’orfĂšvre et une finesse dans le rubato tout Ă  fait fĂ©line. Il ose des forte terribles et des pianissimi lunaires.

Dans les duos des dames, il atteint au gĂ©nie sachant magnifier le chant sublime des deux divas. Le rĂȘve romantique a repris vie ce soir et Bellini a Ă©tĂ© magnifiĂ© par l’harmonie entre les musiciens, le chef et les solistes. Les chƓurs ont Ă©tĂ© trĂšs prĂ©sents dans un chant gĂ©nĂ©reux et engagĂ©.

TRISTE MISE EN SCENE… La tristesse de la mise en scĂšne n’est pas arrivĂ©e Ă  cacher le plaisir des spectateurs. Pourtant quelle pauvretĂ©, quelle ineptie de faire dire un texte oiseux en français sur la musique avec la voix du pĂšre Fouras
 Pas la moindre poĂ©sie dans les dĂ©cors, du mĂ©tal froid, des pendrillons fragiles, des costumes d’une banalitĂ© regrettable. Qu’importe la ratage de l’entrĂ©e de Norma trop prĂ©coce, le final sans grandeur, ces chƓurs et ces personnages visibles sans raisons, la musique a tout rattrapĂ©.  Cela aurait pu me donner envie de prendre un permis de chasse pour certaine bĂȘte cornue ridicule et peut ĂȘtre pour le possesseur du tĂ©lĂ©phone coupable de sonner et pourquoi pas pour celles qui ne savent pas laisser Ă  la maison, semainiers et autres bracelets. Ce n’est jamais trĂšs agrĂ©able ces sons mĂ©talliques mais dans cette Norma musicalement si subtile, ce fĂ»t un vĂ©ritable crime.
Qu’importe ces vilains vĂ©niels, le succĂšs de cette ouverture de saison capitoline va rester dans les mĂ©moires !

 

 

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Compte-rendu OpĂ©ra. Toulouse. ThĂ©Ăątre du Capitole, le 29 septembre* et le 8 octobre 2019. Vincenzo Bellini (1801-1835) ; Norma ;  OpĂ©ra  en deux actes ; Livret  de Felice Romani ; CrĂ©ation  le 26 dĂ©cembre 1831 au Teatro alla Scala de Milan ; Nouvelle production ; Anne DelbĂ©e,  mise en scĂšne ; Émilie DelbĂ©e,  collaboratrice artistique ; Abel Orain  dĂ©cors ; Mine Vergez,  costumes ; Vinicio Cheli, lumiĂšres ; Avec : Marina Rebeka / KlĂĄra Kolonits*,  Norma ; Karine Deshayes,  Adalgisa ; Airam HernĂĄndez,  Pollione ; BĂĄlint SzabĂł / Julien VĂ©ronĂšse*,  Oroveso ; Andreea Soare,  Clotilde ; François Almuzara,  Flavio ; ChƓur du Capitole – Alfonso Caiani  direction ; Orchestre national du Capitole ; Giampaolo Bisanti, direction musicale / Photos : © Cosimo Mirco Magliocca / ThĂ©Ăątre du Capitole de Toulouse 2019

OPERA. Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini 2019. Les 8 et 9 novembre 2019

thumbnail_Bandeau concours 2019OPERA. Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini 2019. Les 8 et 9 novembre 2019, aura lieu le 9Ăš Concours BELLINI rĂ©unissant Ă  VendĂŽme (Auditorium Monceau Assurances) 16 candidats venus du monde entier (Argentine, Chine, CorĂ©e, Italie, Mexique, Ukraine, USA, Taiwan, sans omettre les 6 chanteurs français
). Tous auront Ă  cƓur d’exprimer le mieux possible et selon leur capacitĂ© l’art si difficile du bel canto. Au programme, des airs d’opĂ©ras français et italiens, en particulier des compositeurs romantiques qui sont concernĂ©s par le bel canto, soit la triade sacrĂ©e, prĂ©verdienne : Rossini, Bellini, Donizetti


Le Concours BELLINI distingue les futures voix du bel canto, un art qui s’il est maĂźtrisĂ©, permet d’enrichir considĂ©rablement la carriĂšre du chanteur d’opĂ©ra. DĂšs sa premiĂšre Ă©dition en 2010, le Concours Bellini a su Ă©lire le tempĂ©rament de la jeune sud africaine Pretty Yende, puis ceux de Saoia Hernandez, Roberta Mantegna, Anna Kasyan, et plus rĂ©cemment, en 2018, la voix exceptionnelle de Nombuleo Yende, sƓur cadette de Pretty Yende.
Les candidats prĂ©sents en novembre 2019 ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s au cours d’auditions organisĂ©es en France et dans le monde entier, par le chef Marco Guidarini, co fondateur du Concours.
Le Jury distingue les meilleurs interprÚtes, et le public est aussi invité à voter pour remettre le Prix du Public.

Rendez-vous immanquable pour les amoureux des voix lyriques, celles capables de puissance, de finesse, d’expressivitĂ©. A VendĂŽme, Ă  seulement 50 mn de Paris (en train, depuis la Gare Montparnasse).

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Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini – 9Ăšme Ă©dition - 8 et 9 novembre 2019. Auditorium Monceau Assurances – 1 avenue des CitĂ©s unies de l’Europe – 41 100 VendĂŽme (face Ă  la Gare TGV)

Vendredi 8 novembre Ă  19h – demi finale (publique)
Samedi 9 novembre Ă  20h – finale (publique)

 

 

thumbnail_Bandeau concours 2019

 

 

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Billetterie disponible en ligne sur billetweb.fr (« Concours Bellini »), sur la page d’accueil du site officiel
www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com
ou sur place 45 min avant le début de chaque épreuve*. Informations et réservations : musicarte-org@live.fr / 06 09 58 85 97
Prix des places : Pass 2 soirĂ©es : 30€ / Demi-Finale : 15€ (-12 ans : 10€) / Finale : 20€ (-12 ans : 15€).
Collations proposĂ©es pendant les entractes et dĂ©libĂ©rations. Parking disponible dans l’enceinte du Campus.

*Dans la limite des places disponibles.

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Approfondir

Le CONCOURS BELLINI organise aussi chaque Ă©tĂ© Ă  VendĂŽme, une masterclass, atelier lyrique d’Ă©tĂ© pour les jeunes chanteurs dĂ©sireux de se perfectionner dans l’art du BEL CANTO…

 

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L’AcadĂ©mie Bellini sur Facebook
https://www.facebook.com/Vincenzo-Bellini-Belcanto-Academie-975232242563801/

VIDEO : masterclasses et concerts de l’AcadĂ©mie BELLINI
reportage vidéo
https://www.classiquenews.com/gstaad-suisse-masterclass-de-la-vincenzo-bellini-belcanto-academie-3-8-janvier-2018/

 

bellini-academie-video-ete-vendome-2016-et-presentation-concert-de-cloture-fin-de-stage-8-aout-2017-par-classiquenews

 

 

 

 

 

 

 

VOIR notre reportage vidĂ©o de l’ATELIER LYRIQUE DE L’ETE 2019 :

de la classe de rĂ©pĂ©tition Ă  la scĂšne…

 

 

bellini-belcanto-academie-guidarini-cortez-opera-stage-vendome-classiquenews-musicarteVIDEO, reportage  BELLINI belcanto AcadĂ©mie, Ă©tĂ© 2019. C’était du 1er au 9 aoĂ»t dernier (2019) Ă  VENDÔME (41), au Campus Monceau : les jeunes chanteurs stagiaires de la BELLINI belcanto AcadĂ©mie suivaient les sessions de travail et d’approfondissement prodiguĂ©s par les deux maĂźtres de stage : le chef Marco Guidarini, et la mezzo-soprano Viorica Cortez (avec au piano, Maguelone Parigot, chef de chant). Tous maĂźtrisent, expĂ©rience oblige, l’art si dĂ©licat et raffinĂ© du belcanto italien : phrasĂ©s, articulation, agilitĂ© et Ă©lĂ©gance, sans omettre le legato et la prĂ©cision
 autant de qualitĂ©s et prĂ©requis qui font de l’art du bel canto, l’une des disciplines lyriques les plus difficiles.
Pendant cette nouvelle Ă©dition de l’Atelier Lyrique d’étĂ©, l’AcadĂ©mie a innovĂ© en proposant aux jeunes chanteurs le travail scĂ©nique de leurs airs : chanter c’est savoir jouer avec son corps.

 

 

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De la technique vocale Ă  l’interprĂ©tation avec jeu scĂ©nique
 l’AcadĂ©mie Bellini propose aujourd’hui la meilleure formation et la plus complĂšte pour le jeune interprĂšte lyrique, de surcroit appliquĂ© au bel canto (Rossini, Bellini, Donizetti). IntitulĂ© « de Mozart Ă  Puccini », l’Atelier estival 2019 permettait de perfectionner encore et encore sa comprĂ©hension des styles vocaux depuis Mozart jusqu’à Puccini. Parmi les stagiaires cet Ă©tĂ©, la prĂ©sence du dernier Grand Prix Bellini 2019, la sud-africaine Nombulelo Yende a Ă©tĂ© particuliĂšrement remarquĂ©e, comme celle de ses consƓurs, les sopranos françaises CĂ©cile Achile et DĂ©borah Salazar
 Best of video de la session 2019. © CLASSIQUENEWS.TV –  MUSICARTE – RĂ©alisation : Philippe Alexandre PHAM

 

 

Le mĂȘme reportage vidĂ©o sur YOUTUBE :

 

 

MAESTRO
 PORTRAIT de Marco Guidarini, chef d’orchestre

GUIDARINI-MARCO-Palmanova_Marco_Guidarini_175_LdA---copieMAESTRO
 PORTRAIT de Marco Guidarini, chef d’orchestre. Classiquenews assistait aux sĂ©ances de travail de l’Atelier lyrique d’étĂ© de l’AcadĂ©mie Bellini, dĂ©but aoĂ»t 2019 Ă  VendĂŽme (41). L’offre pĂ©dagogique destinĂ©e au jeune interprĂšte se focalise sur la maĂźtrise du chant romantique
 Pendant une semaine les jeunes chanteurs perfectionnent leur mĂ©tier : technique vocale, scĂšnes solistes et en duo ; intĂ©raction et Ă©coute, mais aussi travail scĂ©nique car le maestro a souhaitĂ© rĂ©aliser en extraits, plusieurs sĂ©quences des Nozze de Figaro de Mozart, entre autres. A propos du bel canto, ce style d’art vocal spĂ©cifique au romantisme italien du dĂ©but du XIXĂš, le maestro nĂ© Ă  GĂȘnes, qui fut un remarquable directeur musical au Philharmonique de Nice, Ă©voque les dĂ©fis qui l’occupent actuellement ; il reprĂ©cise aussi les enjeux de l’AcadĂ©mie de Belcanto qu’il a cofondĂ© avec Youra Nimoff-Simonetti (MusicArte) et qu’il pilote avec la diva Viorica Cortez, chaque Ă©tĂ© Ă  VendĂŽme (Campus Monceau). C’est aussi un fin lettrĂ©, Ă©pris de littĂ©rature qui Ă©voque le livre qu’il a rĂ©cemment fait publier : « Gulda in viaggio verso Praga » / Gulda en voyage pour Prague
 « nouvelles mozartiennes ». Le chef d’orchestre s’engage pour mieux faire connaĂźtre le beau chant lyrique et transmettre les clĂ©s d’une production rĂ©ussie : bĂ©nĂ©fices d’une expĂ©rience musicale unique Ă  prĂ©sent, qu’il aime lĂ©guer aux jeunes chanteurs et aux jeunes chefs, dĂ©sireux de se perfectionner encore et encore. L’AcadĂ©mie Bellini est une Ă©manation du fameux Concours Bellini (fondĂ© en 2010) et dont les laurĂ©ates sont depuis devenues de jeunes divas demandĂ©es, cĂ©lĂ©brĂ©es sur les scĂšnes internationales : Pretty Yende (qui chantera Traviata sur les planches de l’OpĂ©ra Garnier du 12 sept au 4 oct 2019), Anna Kassian, et rĂ©cemment en 2018, la sƓur cadette de Pretty Yende, Nombulelo dont le timbre et la technique Ă©gale celle de son ainĂ©e, en finesse comme en intonation


 

 

 

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PORTRAIT
 Marco Guidarini dirige actuellement l’orchestre rĂ©gional du Frioul en Italie, l’Orchestre Mittel Europa, rĂ©unissant presque 50 instrumentistes permanents dont le rĂ©pertoire central concerne les Viennois classiques (Mozart, Haydn) et romantiques (Beethoven, Schubert), mais englobe aussi Stravinsky ou Ravel (Ma mĂšre l’Oye). L’élĂšve de Claudio Abbado ou de Carlo Maria Giulini, qui fut Ă  Lyon l’assistant de JE Gardiner peut y transmettre ce respect absolu des Ɠuvres, dans la finesse et l’élĂ©gance, entre expressivitĂ© et intĂ©rioritĂ©. Parmi les Ɠuvres rĂ©cemment enregistrĂ©es, Marco Guidarini s’est intĂ©ressĂ© aux 2 concertos pour piano de Brahms (Lire ici notre critique du cd BRAHMS : Concertos n°1 et 2, V Maltempo. Mitteleuropa Orch / Marco Guidarini (2 cd Piano classics, Brilliants classics / CLIC de classiquenews, dĂ©c 2018 :
https://www.classiquenews.com/cd-critique-brahms-concertos-n1-et-2-v-maltempo-mitteleuropa-orch-marco-guidarini-2-cd-piano-classics-brilliants-classics/ )

Outre l’opĂ©ra romantique, le maestro interroge le rĂ©pertoire moderne et contemporain, explicitant la gĂ©nĂ©ration des compositeurs italiens des annĂ©es 1920 – 1930 : de Casella Ă  Malipiero ; mais aussi les compositeurs français du XXĂš, de Debussy, Ravel 
 au Groupe des 6 (Poulenc, Honegger, Milhaud
 orbitant autour des idĂ©es de Satie et de Cocteau).
Ses prochaines productions lyriques sont Ă  suivre en Italie, au Caire et en France. A Lucca, patrie de Puccini, au Teatro del Giglio (ThĂ©Ăątre du Lys), Marco Guidarini dirige Tosca (28 au 30 aoĂ»t 2019) ; en janvier, Ă  l’OpĂ©ra de Ravenne (Teatro Alighieri), Gianni Schichi et Suor Angelica (janvier 2020). Puis Ă  Paris, il reviendra poursuivre son cycle des opĂ©ras de Rossini, et donc transmettre sa passion et sa connaissance du bel canto italien, au CNSMD, dans La scala di Seta (Ludovic Lagarde, mise en scĂšne, avec les Ă©lĂšves chanteurs du Conservatoire de Paris, 16 – 20 mars 2020). Enfin en avril 2020, le maestro dirige Le Barbier de SĂ©ville Ă  l’OpĂ©ra du Caire (Cairo Opera house).
Fin connaisseur de l’opĂ©ra romantique italien, Marco Guidarini n’a aucune difficultĂ©s pour distinguer ce qui diffĂ©rencie les styles de Bellini et de Rossini : deux Ă©critures qui concernent le travail rĂ©alisĂ© Ă  VendĂŽme pendant l’Atelier lyrique d’étĂ© de l’AcadĂ©mie Bellini.
MaĂźtriser chaque langue lyrique, c’est pouvoir tout chanter ensuite, autant sur le plan de l’interprĂ©tation que de la technique ; rĂ©ussir phrasĂ©s, legato, entre subtilitĂ©, agilitĂ©, intensitĂ© et profondeur.
Dans le cas de Rossini, il s’agit d’un chant coloratoure, de pure agilitĂ©, un style oĂč il faut maĂźtriser la fioritura, toutes les variations sur une mĂ©lodie ; il est nĂ©cessaire d’avoir une excellente technique, alliant lĂ©gĂšretĂ©, flexibilitĂ©, mais aussi Ă©lĂ©gance (cf. «  Cessa di piu resistere », air d’Almaviva dans le Barbier de SĂ©ville de 1816, sommet de l’art rossinien que peu de tĂ©nors parvient Ă  interprĂ©ter intĂ©gralement). Rossini a Ă©crit des airs virtuoses, prolongements des airs des castrats du XVIIIĂš, qu’il a façonnĂ©s pour les divas de son Ă©poque, mezzo et altos fameuses (Colbran entre autres)
 Leur vocalitĂ© est proche de celle des castrats baroques.

Chez Bellini, la virtuositĂ© est Ă©crite et dĂ©ployĂ©e en fonction de l’expressivitĂ© du rĂŽle et de la situation dramatique (Norma). La beautĂ© de la vocalitĂ© dĂ©pend directement de l’action : le chant est reliĂ© au drame. Bellini excelle dans les airs de langueur et d’extase. Il n’a pas qu’écrit pour les cantatrices. Le rĂŽle du tĂ©nor dans il Pirata (Gultiero / Montalto, crĂ©Ă© en 1827 par le lĂ©gendaire Giovanni Rubini) Ă©gale ses plus grands rĂŽles pour soprano (bien sĂ»r aussi celui d’ImogĂšne dans l’ouvrage concernĂ©).

Génial, Rossini ne se cantonne pas à la pure virtuosité ; il a maßtrisé tous les genres, seria et comique. On lui doit aussi à Paris, le premier modÚle de grand opéra à la française, avec Guillaume Tell (1829).

guidarini-marco-maestro-sublimo-actualites-news-on-classiquenews-Guidarini_3_-_c_Josef_RabaraCHEF ECRIVAIN
 Homme de lettres, Marco Guidarini est l’un des rares musiciens qui enrichit son expĂ©rience musicale en la croisant avec les autres disciplines dont la littĂ©rature. Lecteur passionnĂ©, le maestro a rĂ©cemment fait paraĂźtre un ouvrage (en italien, non encore traduit en français) qui, en 11 petites nouvelles (« raconti mozartiani ») Ă©voquent sa relation Ă  Mozart et Ă  l’univers mozartien. L’ouvrage Ă©ditĂ© par Il melangolo, s’intitule « Gulda in viaggio verso Praga », un concentrĂ© de finesse suggestive au verbe riche et aux images plurielles, inspirĂ© par sa propre expĂ©rience des opĂ©ras et de la musique de Mozart comme chef et interprĂšte. Le maestro y glisse aussi des Ă©lĂ©ments autobiogaphiques et personnels (dont la figure de son frĂšre). Il y est question de ce qui compose la vie car Mozart c’est la vie elle-mĂȘme : le dĂ©sir, la sensualitĂ©, l’enfance ; Marco Guidarini auteur y aborde des thĂšmes essentiels comme celui de l’ingĂ©nuitĂ© et de la candeur. Les contes ou nouvelles imaginent diverses situations qui toutes, tendent Ă  exprimer la richesse mozartienne, voire son mystĂšre : il y est question d’une jeune fille dans le ventre de sa mĂšre qui Ă©coute Mozart ; des derniers jours de l’astronaute Amstrong qui sentant sa fin approcher Ă©coute la musique des sphĂšres (le Concerto pour clarinette) ; Marco Guidarini Ă©voque surtout les causes de la mort de Wolfgang, une autre vision du contexte qui a prĂ©cipitĂ© sa fin
 tout chez Mozart est passionnant ; « avant Balzac, Mozart comprend et exprime toutes les facettes humaines ; il a composĂ© un thĂ©Ăątre musical qui est une captivante comĂ©die humaine ».
Des projets ? en octobre 2019, paraĂźtra un nouvel ouvrage intitulĂ© « opera sofia », un essai non pas musicologique mais personnel sur l’histoire de la musique et de l’opĂ©ra ; des origines (Peri, Caccini) aux jalons dĂ©cisifs (Monteverdi, Mozart
), jusqu’aux modernes (Einstein on the beach). C’est un ouvrage gĂ©nĂ©ral qui englobe l’histoire du genre lyrique Ă  travers une sĂ©rie de rĂ©flexions et de commentaires, recueillis et approfondis au fur et Ă  mesure de son travail dans les thĂ©Ăątres et les maisons de musique. Le maestro ne cache pas son admiration pour une discipline qui a rĂ©ussi Ă  traverser les siĂšcles grĂące Ă  sa capacitĂ© Ă  sa renouveler. L’hybridation, l’intĂ©gration des derniĂšres innovations technologiques, la plasticitĂ© Ă©tonnante du genre opĂ©ra y seront abordĂ©s, tĂ©moignant de la sincĂšre admiration de Marco Guidarini pour une forme de spectacle musical qui se transforme Ă  mesure qu’il questionne, et dont il est un interprĂšte intĂšgre, souvent trĂšs pertinent.

 

 

 

 

Approfondir

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https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/les-ateliers-de-l-academie
https://www.mitteleuropaorchestra.it
https://www.teatrodelgiglio.it/it/home/
http://www.teatroalighieri.org
https://www.cairoopera.org/?lan=Fr

 

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Annonce du livre Gulda in viaggio verso Pragua (sept 2018)
https://www.classiquenews.com/paris-signature-le-chef-marco-guidarini-presente-gulda-in-viaggio-verso-praga-le-28-sept-2018-19h/

 

 

 

 

 

 

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BEL CANTO, Rossini et Bellini :

 

Air d’agilitĂ© et de virtuositĂ© rossinienne avec variations
Cessa di piu resistere par Juan Diego Florez :
https://www.youtube.com/watch?v=L4ejIdo8mxo

Anna Kassian, soprano, lauréate du grand prix Bellini 2013 chante ImogÚne dans Il Pirata de Bellini : http://www.classiquenews.com/video-anna-kassian-chante-imogene-du-pirate-de-bellini-grand-prix-du-concours-bellini-2013/

 

 

 

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bellini-belcanto-academie-guidarini-cortez-opera-stage-vendome-classiquenews-musicarteVIDEO, reportage  BELLINI belcanto AcadĂ©mie, Ă©tĂ© 2019. C’était du 1er au 9 aoĂ»t dernier (2019) Ă  VENDÔME (41), au Campus Monceau : les jeunes chanteurs stagiaires de la BELLINI belcanto AcadĂ©mie suivaient les sessions de travail et d’approfondissement prodiguĂ©s par les deux maĂźtres de stage : le chef Marco Guidarini, et la mezzo-soprano Viorica Cortez (avec au piano, Maguelone Parigot, chef de chant). Tous maĂźtrisent, expĂ©rience oblige, l’art si dĂ©licat et raffinĂ© du belcanto italien : phrasĂ©s, articulation, agilitĂ© et Ă©lĂ©gance, sans omettre le legato et la prĂ©cision
 autant de qualitĂ©s et prĂ©requis qui font de l’art du bel canto, l’une des disciplines lyriques les plus difficiles.
Pendant cette nouvelle Ă©dition de l’Atelier Lyrique d’étĂ©, l’AcadĂ©mie a innovĂ© en proposant aux jeunes chanteurs le travail scĂ©nique de leurs airs : chanter c’est savoir jouer avec son corps. VOIR LA VIDEO AcadĂ©mie BELLINI 2019 Ă  VendĂŽme ici

De la technique vocale Ă  l’interprĂ©tation avec jeu scĂ©nique
 l’AcadĂ©mie Bellini propose aujourd’hui la meilleure formation et la plus complĂšte pour le jeune interprĂšte lyrique, de surcroit appliquĂ© au bel canto (Rossini, Bellini, Donizetti). IntitulĂ© « de Mozart Ă  Puccini », l’Atelier estival 2019 permettait de perfectionner encore et encore sa comprĂ©hension des styles vocaux depuis Mozart jusqu’à Puccini. Parmi les stagiaires cet Ă©tĂ©, la prĂ©sence du dernier Grand Prix Bellini 2019, la sud-africaine Nombulelo Yende a Ă©tĂ© particuliĂšrement remarquĂ©e, comme celle de ses consƓurs, les sopranos françaises CĂ©cile Achile et DĂ©borah Salazar
 Best of video de la session 2019. © CLASSIQUENEWS.TV –  MUSICARTE – RĂ©alisation : Philippe Alexandre PHAM

 

 

Le mĂȘme reportage vidĂ©o sur YOUTUBE :

 

 

 

VOIR aussi notre reportage vidéo ACADEMIE BELLINI Atelier estival 2017 à VendÎme
 

COMPTE-RENDU critique, opéra. GENEVE, le 22 fév 2019. BELLINI : Il Pirata. Mantegna, Spyres / Daniele Callegari

vincenzo-bellini-1Compte-rendu critique, opĂ©ra. GenĂšve. Grand ThĂ©Ăątre, le 22 fĂ©vrier 2019. Vincenzo Bellini : Il Pirata. Roberta Mantegna, Michael Spyres, Franco Vassallo. Daniele Callegari, direction musicale. En parallĂšle de la reprise du Ring wagnĂ©rien imaginĂ© par Dieter Dorn, la citĂ© de Calvin retrouve son Grand ThĂ©Ăątre avec une version de concert du Pirata de Bellini, une Ɠuvre qui semble avoir le vent en poupe sur les scĂšnes europĂ©ennes ces derniĂšres annĂ©es. Par notre envoyĂ© spĂ©cial, Narcisso Fiordaliso.

Pirate flamboyant

C’est avec un plaisir non dissimulĂ© qu’on pĂ©nĂštre dans les murs rutilants du bĂątiment sis Place de Neuve, tout en gardant nĂ©anmoins une pensĂ©e Ă©mue pour l’OpĂ©ra des Nations et son intimitĂ© aussi boisĂ©e que chaleureuse.
L’un des Ă©vĂšnements de ce concert rĂ©sidait dans le couple formĂ© par Marina Rebeka et Michael Spyres, abordant tous deux pour la premiĂšre fois cet opus bellinien.
La soprano lettone ayant malheureusement dĂ©clarĂ© forfait une semaine plus tĂŽt, la maison genevoise a appelĂ© Ă  la rescousse la jeune italienne Roberta Mantegna, dĂ©jĂ  Imogene Ă  la Scala de Milan voilĂ  quelques mois, en alternance avec Sonya Yoncheva. Forte de ses 30 ans Ă  peine, la chanteuse transalpine se jette avec panache dans la bataille, faisant admirer la beautĂ© de son timbre ambrĂ© et la gĂ©nĂ©rositĂ© de son instrument, vĂ©ritable soprano dramatique d’agilitĂ© en devenir, ainsi que sa dĂ©licate musicalitĂ©. Chantant par cƓur, elle peut ainsi pleinement incarner son personnage, rendant profondĂ©ment sensible la dĂ©chirure de la femme entre devoir et amour. La voix, dĂ©jĂ  d’une belle maturitĂ©, augure du meilleur pour l’avenir, mais avoue par instants sa jeunesse dans un aigu et une agilitĂ© paraissant devoir encore gagner en souplesse et en libertĂ©. Aussi, on souhaite Ă  cette magnifique artiste la sagesse et la prudence de ne pas se prĂ©cipiter trop tĂŽt vers des rĂŽles trop lourds, la beautĂ© des moyens en valent vraiment la peine. Sauvant littĂ©ralement la reprĂ©sentation, elle est saluĂ©e comme il se doit par une salle conquise, les spectateurs lui offrant une vibrante ovation.
A ses cĂŽtĂ©s, Michael Spyres accroche avec Gualtiero un de ses plus beaux rĂŽles Ă  son rĂ©pertoire. En effet, la tessiture plutĂŽt aigue du rĂŽle paraĂźt obliger le tĂ©nor amĂ©ricain Ă  ne jamais appuyer Ă  outrance le mĂ©dium et Ă  chanter haut et clair, pour un rĂ©sultat splendide. Si l’écriture redoutable de son air d’entrĂ©e laisse entendre quelques suraigus un peu contraints, la seconde partie le montre Ă  son meilleur, cantabile splendide, archet Ă  la corde, Ă©mission mixte, souple et libĂ©rĂ©e. Plus encore, le chanteur se montre profondĂ©ment sincĂšre et Ă©mouvant dans son amour pour la femme perdue, touchant le public en plein cƓur.
Croquant avec gourmandise son personnage de mĂ©chant qu’on adore dĂ©tester, Franco Vassallo fait claironner joyeusement sa voix brillante et ronde de baryton, dĂ©ployant fiĂšrement des aigus vainqueurs et pliant avec succĂšs son instrument Ă  l’écriture parfois fleurie du rĂŽle.
Face Ă  ce tiercĂ© gagnant, les seconds rĂŽles ne sont pas en reste, Roberto Scandiuzzi se rĂ©vĂ©lant mĂȘme un luxe en Goffredo, tandis que la belle Alexandra Dobos-Rodriguez et le fier Kim Hun tirent le meilleur des interventions d’Adele et Itulbo.
FidĂšle Ă  lui-mĂȘme, le chƓur maison impressionne par son homogĂ©nĂ©itĂ© et sa puissance.
A la tĂȘte d’un Orchestra Filarmonica Marchigiana en grande forme et parfaitement rompu Ă  ce rĂ©pertoire particulier autant qu’exigeant, Daniele Callegari dirige la soirĂ©e de main de maĂźtre, en vĂ©ritable maestro concertatore. Une soirĂ©e enthousiasmante, une bien belle façon de renouer avec le Grand ThĂ©Ăątre enfin rendu Ă  son public.

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GenĂšve. Grand ThĂ©Ăątre, 22 fĂ©vrier 2019. Vincenzo Bellini : Il Pirata. Livret de Felice Romani. Avec Imogene : Roberta Mantegna ; Gualtiero : Michael Spyres ; Ernesto : Franco Vassallo ; Goffredo : Roberto Scandiuzzi ; Adele : Alexandra Dobos-Rodriguez ; Itulbo : Kim Hun. ChƓur du Grand ThĂ©Ăątre de GenĂšve ; Chef de chƓur : Alan Woodbridge. Orchestra Filarmonica Marchigiana. Direction musicale : Daniele Callegari

VENDÔME (41) : MASTERCLASS de BELCANTO : 7 – 10 fĂ©vrier 2019

academie-vincenzo-bellini-vendome-2018-presentation-par-classiquenews-affiche-concert VENDÔME (41) : MASTERCLASS de BELCANTO : 7 – 10 fĂ©vrier 2019. La Vincenzo Bellini Belcanto AcadĂ©mie s’implante Ă  nouveau Ă  VendĂŽme (Campus Monceau Assurances), du 7 au 10 fĂ©vrier 2019. En rĂ©sidence depuis 2016 au Campus de Monceau Assurances, l’AcadĂ©mie lyrique a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e dans le sillage du prestigieux Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini ; cette nouvelle session de formation du chanteur Ă  l’art si dĂ©licat du bel canto (de Mozart Ă  Bellini, Rossini et Donizetti), est placĂ©e sous la houlette du chef d’orchestre Marco GUIDARINI et de la cĂ©lĂšbre mezzo-soprano Viorica CORTEZ.

 

 

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Dans un cadre calme, propice Ă  la concentration, l’AcadĂ©mie Bellini (atelier lyrique du Concours international Bellini) permet aux jeunes chanteurs (souvent dĂ©jĂ  prĂ©sents sur les scĂšnes internationales ou laurĂ©ats de grands Concours lyriques), de suivre les cours magistraux de Marco GUIDARINI et de Viorica CORTEZ (technique, interprĂ©tation, connaissance et analyse des rĂ©pertoires concernĂ©s : travail spĂ©cifique sur les opĂ©ras de Rossini, Bellini, Donizetti…).

Les cours collectifs et individuels ont lieu chaque matin et aprĂšs midi. HĂ©bergement et restauration en demi-pension inclus dans le prix du stage.

 

 

 

Académie BELLINI,
VendĂŽme (41),

Du 7 au 10 février 2019

( 40 min en TGV  de Paris /  gare Montparnasse )

Concert de clĂŽture en fin de stage :
Dimanche 10 février 2019, 17h

Auditorium Monceau Assurances
1 avenue des CitĂ©s Unies d’Europe
41 100 VENDÔME (face à la gare TGV de Vendîme)

 

 

Les  bulletins d’inscription pour l’Atelier lyrique / AcadĂ©mie Bellini sont Ă  demander par mail à :

musicarte-org@live.fr

ou par tél : 06 09 58 85 97
Attention places limitées !

 

Plus d’informations sur la page AcadĂ©mie BELLINI du site dĂ©diĂ© au CONCOURS INTERNATIONAL DE BEL CANTO VINCENZO BELLINI
https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/l-academie
demande de formulaire accessible sur cette page Ă©galement

 
 

 

 

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VOIR notre reportage sur l’AcadĂ©mie BELLINI Ă  VendĂŽme (session 2017)

Une immersion unique au cƓur du style bel cantiste /

Comment maßtriser le style des Romantiques Italiens et Français ?

  

 

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https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/l-academie

 

 

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LIRE AUSSI le PalmarĂšs du dernier CONCOURS BELLINI 2018 (8Ăš Ă©dition Ă  VendĂŽme, nov 2018) :

8Ăšme CONCOURS BELLINI Ă  VENDÔME (41)VENDÔME, PalmarĂšs du 8Ăš CONCOURS BELLINI 2018. VoilĂ  longtemps que l’on n’avait pas vĂ©cu une telle Finale : des tempĂ©raments marquants, de nombreuses voix dotĂ©es d’un timbre trĂšs sĂ©duisant (y compris chez les hommes), une maĂźtrise partagĂ©e du legato et du phrasĂ©, et souvent des airs choisis parmi les plus difficles et exigeants de la scĂšne belcantiste (Lucrezia Borgia, Il Pirata, Anna Bolena, Lucia di Lammermoor, Norma, I Puritani
)
  A VendĂŽme (Campus Monceau Assurances), s’est dĂ©roulĂ© le dernier tour du 8Ăš CONCOURS BELLINI (samedi 17 novembre 2018), compĂ©tition unique au monde en ce qu’elle sĂ©lectionne les talents belcantistes, ceux capables de chanter Rossini, Bellini, Donizetti (et aussi Mozart). Une nouvelle Ă©toile lyrique est nĂ©e : NOMBELULO YENDE (Afrique du Sud), la soprano au timbre d’or… 

 
 
 

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Marco Guidarini, chef charismatique qui maĂźtrise comme peu l’art du bel canto – co fondateur du CONCOURS BELLINI, avec Youra Nymoff-Simonetti, la seule compĂ©tition au monde Ă  dĂ©fendre l’art du bel canto, Marco Guidarini prĂ©side au Concours, sĂ©lectionne les candidats pour chaque session : une compĂ©tition qui a distinguĂ© depuis sa crĂ©ation en France en 2010, les divas d’aujourd’hui, telles Pretty Yende, Anna Kassian, et rĂ©cemment l’exceptionnelle jeune cantatrice Nombelulo Yende, sƓur aussi douĂ©e que son aĂźnĂ©e dĂ©jĂ  couronnĂ©e… Pretty Yende (DR)

 

  

 

CD, critique. SPIRITO. MARINA REBEKA, soprano.  ANNA BOLENA ( 1 cd Prima classic, juillet 2018)

REBEKA marina soprano bel canto cd critique review cd par classiquenewsCD, critique. SPIRITO. MARINA REBEKA, soprano (1 cd Prima classic, juillet 2018)… Extase tragique et mort inĂ©luctable
 : toutes les hĂ©roĂŻnes incarnĂ©es par Marina Rebeka sont des Ăąmes sacrificielles
. vouĂ©es Ă  l’amour, Ă  la mort. Le programme est ambitieux, enchaĂźnant quelques unes des hĂ©roĂŻnes les plus exigeantes vocalement : Norma Ă©videmment la source bellinienne (lignes claires, harmonies onctueuses de la voix ciselĂ©e, enivrante et implorante, et pourtant Ăąpre et mordante) ; ImogĂšne dans Il Pirata, – d’une totale sĂ©duction par sa dignitĂ© et son intensitĂ©, sa sincĂ©ritĂ© et sa violence rentrĂ©e ; surtout les souveraines de Donizetti : Maria Stuarda (belle coloration tragique), Anna Bolena (que la diva chante Ă  Bordeaux en novembre 2018, au moment oĂč sort le prĂ©sent album). Aucun doute, le cd souligne l’émergence d’une voix solide, au caractĂšre riche qui le naisse pas indiffĂ©rent. Les aigus sont aussi clairs et tranchants, comme Ă  vif, que le medium et la couleur du timbre, large et singuliĂšre.

3Ăš album de la diva Marina Rebeka : “Spirito”


BEL CANTO INCARNÉ

D’emblĂ©e, outre, la facilitĂ© Ă  incarner un personnage et lui offrir une somptueuse Ă©toffe Ă©motionnelle, sans appui ni excĂšs (belle vertus dans la mesure), s’affirme la tension hĂ©roĂŻque du recitativo ; la maĂźtrise des intervalles ; le relief et la puissance saine des aigus mĂ©talliques, francs. Ils expriment le tempĂ©rament tragique, exacerbĂ© du personnage d’Anna Bolena par exemple, dans chaque situation. Avec le choeur et un orchestre d’une rare intelligence climatique, la cantatrice incarne idĂ©alement cette Ăąme sacrificielle, blessĂ©e de l’ex Ă©pouse d’Henri VIII, destinĂ©e Ă  mourir : elle meurt certes mais elle reste digne (sa fille Elisabeth rĂšgnera ensuite).
TrĂšs belle nature, puissante et expressive, racĂ©e, de la soprano capable d’un medium riche, ample, charnel, de type callasien, « Al Dolce guidami » est d’essence bellinienne, suspendue, aĂ©rienne, d’une langueur Ă©perdue qui est Ă©noncĂ©e avec beaucoup d’élĂ©gance comme de caractĂšre. Sans duretĂ© ni dĂ©monstration. Mais pudeur, Ă©lĂ©gance, tension.
DĂ©termination, d’une hĂ©roĂŻne tragique qui se rebiffe et affronte crĂąnement son destin, avec un spinto plus large qui doit couvrir le choeur et l’orchestre : « Coppia iniqua » impose clairement son medium ample et presque caverneux (« cessate »). La fin de la reine dĂ©capitĂ©e surgit en sa derniĂšre vocalitĂ  Ă©corchĂ©e, hallucinĂ©e, blessĂ©e, impuissante mais dĂ©terminĂ©e (avec des sauts et intervales en effet, dont le dernier aigu, signe du sacrifice ultime, est bien nĂ©gociĂ©).

En français La Vestale de Spontini, impose une ligne souple et large elle aussi mais toujours claire. PriĂšre funĂšbre (« Ô des infortunĂ©s ») ; puis « Toi que j’implore », sur le mĂȘme registre imploratif fait valoir son medium de plus en plus Ă©largi aux couleurs trĂšs riches ;
La diction n’est pas parfaite (les consommes et diphtongues sont lissĂ©es et les consommes souvent sont absentes), mais la ligne vocale est claire et trĂšs intense. Et l’abattage, les couleurs et les accents se ressaisissent dans les deux derniers airs (« Sur cet autel / Impitoyables dieux » ) oĂč la chanteuse en actrice consommĂ©e, sait construire l’épaisseur de son personnage qui a l’étoffe des protagonistes de Berlioz et de Beethoven. VoilĂ  qui laisse envisager une passionnante Didon dans Les Troyens du Français par exemple. De toute Ă©vidence ce miel expressif, ardent, solide, architecturĂ© impose plus qu’un chant
 un tempĂ©rament dramatique Ă©vident et des moyens trĂšs convaincants.

CLIC D'OR macaron 200Saluons au diapason de ce bel canto, racĂ© et Ă©lĂ©gant, ardent et trĂšs incarnĂ©, mais sans effets dĂ©bordants, la tenue de l’orchestre, Ă  la fois vif, dĂ©taillĂ©, remarquablement articulĂ©, qui sait soigner la caractĂ©risation de chaque sĂ©quence dramatique. Offrant ainsi un tapis Ă©quilibrĂ© et confortable au chant souverain de la diva si expressive.

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CD, critique. MARINA REBEKA : « SPIRITO » : airs d’opĂ©ras de Bellini, Donizetti, Spontini. Orchestra and Chorus of Teatro Massimo di Palermo, Jader Bignamini, direction (1 cd Prima classics) – parution annoncĂ©e : le 9 novembre 2018. CD Ă©lu « CLIC » de CLASSIQUENEWS, novembre 2018.

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VOIR la VIDEO Marina Rebeka Spirito
https://musique.orange.fr/videos/all/marina-rebeka-spirito-the-making-of-the-album-VID0000002GNso.html

Suivez l’actu de la soprano MARINA REBEKA sur twitter : https://twitter.com/marinarebeka

En LIRE plus sur le site de la soprano MARINA REBEKA :
https://marinarebeka.com/2018/10/05/marina-rebeka-releases-new-solo-album-spirito/

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation d’ANNA BOLENA Ă  l’affiche de l’OpĂ©ra de Bordeaux en novembre 2018 : Ă  venir

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Compte-rendu, Opéra. Barcelone, Liceu, le 19 oct 2018. BELLINI : I Puritani. Camarena, Yende, Miksimmon / Franklin.

Compte-rendu, OpĂ©ra. Liceu de Barcelone, le 19 octobre 2018. Vincenzo Bellini : I Puritani. Camarena, Yende, Kwicein, Mimica
 Miksimmon / Franklin. En rĂ©unissant Pretty Yende et Javier Camarena en tĂȘtes d’affiche, I Puritani au Gran Teatre del Liceu de Barcelone Ă©tait sans aucun doute l’un des spectacles les plus attendus de la saison europĂ©enne. Pour ce qui est de la partie vocale, les attentes n’ont pas Ă©tĂ© déçues


 
 
 

Grande soirée belcantiste au Liceu !

 
 
 

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Pour le reste, on sait que I Puritani est un opĂ©ra extrĂȘmement difficile Ă  mettre en scĂšne, son livret accusant d’évidents dĂ©sĂ©quilibres, et ce n’est pas la mise en scĂšne confiĂ©e Ă  l’irlandaise Annilese Miskimmon qui viendra rĂ©soudre la difficile Ă©quation, puisqu’elle complexifie un peu plus une histoire dĂ©jĂ  passablement alambiquĂ©e. Car elle voir un parallĂšle entre l’époque de Cromwell Ă  laquelle se passe l’histoire et la guerre de religion qui ensanglanta Belfast au milieu des annĂ©es 70. Mais Ă  la simple transposition, Miksimmon prĂ©fĂšre juxtaposer les deux Ă©poques, et dans le (misĂ©rable et affreux) dĂ©cor d’une salle des fĂȘtes de la banlieue de Belfast, ce sont des personnages habillĂ©s en costumes du XVIIe qui y Ă©voluent
 L’intrigue apparaĂźt encore plus opaque qu’elle ne l’est dĂ©jĂ , et l’on pardonnera encore moins cette nouvelle habitude de modifier les « happy ends » en drame : ici Arturo ne convole pas vers un juste bonheur mais est assassinĂ© par les protestants, Elvira n’ayant d’autre choix que de sombrer Ă  nouveau dans la folie


De son cĂŽtĂ©, la direction musicale de Christopher Franklin alterne hauts et bas, commençant sous le signe de l’épure avant de basculer dans un ouragan sonore de proportions presque wagnĂ©riennes. On portera nĂ©anmoins Ă  son crĂ©dit sa maniĂšre d’accompagner les chanteurs et de prĂ©server la continuitĂ© musicale de la partition, ce qui n’est pas une tĂąche facile dans I Puritani


Par bonheur, la distribution vocale rachĂšte tout. L’Arturo de Javier Camarena Ă©tait, bien entendu, la principale attraction de la soirĂ©e, et le tĂ©nor mexicain s’est jouĂ© de cette tessiture suraigĂŒe avec son aisance coutumiĂšre, y ajoutant une puretĂ© dans le legato, une lumiĂšre dans le timbre, une suavitĂ© dans les accents, et une intensitĂ© dans le phrasĂ© sans rivales aujourd’hui dans ce rĂ©pertoire. Tour Ă  tour tendre et ardent, le personnage convainc de bout en bout, mĂȘme s’il « se contente » d’un contre-RĂ© en lieu et place du contre-Fa attendu dans le fameux « Credeasi misera ». PropulsĂ©e vers les sommets depuis qu’elle a remportĂ© le prestigieux Concours Operalia, la soprano sud-africaine Pretty Yende ne dĂ©mĂ©rite pas en Elvira, dĂ©livrant un chant techniquement irrĂ©prochable, et faisant preuve d’une capacitĂ© Ă  contrĂŽler superbement l’émission de ses notes aigĂŒes, claires et timbrĂ©es sans jamais ĂȘtre criĂ©es, mais l’actrice peine en revanche Ă  convaincre dans les moments les plus dramatiques de la partition. Devant l’enthousiasme gĂ©nĂ©rĂ© par leur duo du III, Camarena et Yende bissent le cĂ©lĂšbre « Vieni fra queste braccia », qui rĂ©colte bien 5mn d’applaudissements… Le baryton polonais Mariusz Kwicein offre un magnifique portrait de Riccardo, en ajoutant Ă  la noblesse du phrasĂ© bellinien une incroyable souplesse dans les ornements. Quant Ă  la basse croate Marko Mimica, il possĂšde tous les atouts pour ĂȘtre un Giorgio d’exception : splendeur du timbre, puissance vocale, legato racĂ© et prestance scĂ©nique. Les comprimari n’appellent aucun reproche, avec une mention pour l’Enrichetta de Lidia Vinyes-Curtis, tandis que le ChƓur du Gran Teatre del Liceu s’avĂšrent Ă©galement d’une trĂšs belle tenue.

 
 
 

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Compte-rendu, OpĂ©ra. Liceu de Barcelone, le 19 octobre 2018. Vincenzo Bellini : I Puritani. Camarena, Yende, Kwicein, Mimica
 Miksimmon / Franklin. Illustration © A. Bofill

 
 
 

Marseille, Concours de Bel Canto Bellini, les 3 et 4 décembre 2016

concours-bellini-2016-opera-de-marseille--3-et-4-decembre-2016-582Marseille, OpĂ©ra. Concours de Bel Canto Bellini, les 3 et 4 dĂ©cembre 2016. Le seul concours au monde spĂ©cifiquement dĂ©diĂ© au Bel Canto romantique, dĂ©fendant la maĂźtrise du chant rossinien, bellinien et donizettien, se dĂ©roule Ă  l’OpĂ©ra de Marseille cette annĂ©e, les 3 et 4 dĂ©cembre 2016. C’est dĂ©jĂ  la 6Ăšme Ă©dition d’un Ă©vĂ©nement lyrique reconnu pour l’exigence requise et l’excellence technique autant que dramatique, demandĂ©es Ă  tous les chanteurs candidats. FondĂ© par le chef Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti (MusicArte), – deux artistes visionnaires,  le CONCOURS INTERNATIONAL DE BEL CANTO VINCENZO BELLINI marque les esprits annĂ©e aprĂšs annĂ©e, en particulier par la qualitĂ© des laurĂ©ats qu’il a su distinguer : dĂšs la premiĂšre annĂ©e, 2010, la soprano sud africaine Pretty Yende Ă©tait Ă©lue « diva belcantiste », avant que le concours de Placido Domingo ne la couronne lui-aussi Ă  sa suite. Aujourd’hui, Pretty Yende chante sur les plus grands scĂšnes du monde lyrique : Scala de Milan, Metropolitan Opera de New York et bientĂŽt en octobre 2016 (Ă  partir du 14 prĂ©cisĂ©ment et jusqu’au 16 novembre 2016), Lucia di Lammermoor Ă  l’OpĂ©ra Bastille, suite logique de son Premier Prix obtenu dĂšs 2010 au Concours Bellini.
Les 16 candidats en lice Ă  Marseille ont Ă©tĂ© prĂ©alablement sĂ©lectionnĂ©s par le maestro Marco Guidarini. La liste des candidats retenus pour le Concours Bellini 2016 sera bientĂŽt publiĂ©e sur le site officiel du Concours Vincenzo Bellini tout comme celle des membres du Jury, placĂ©, depuis sa crĂ©ation, sous la PrĂ©sidence d’Alain Lanceron, par ailleurs PrĂ©sident de WARNER Music GROUP. Parmi les rĂ©cents candidats laurĂ©ats du Concours Bellini, se distinguent entre autres : la soprano Anna Kasyan (Premier Prix 2013), la soprano Marion LebĂšgue (2014), le tĂ©nor corĂ©en Sung Min Song (Premier Prix 2015)


 

 

6Ăšme Concours international de Bel Canto
Vincenzo Bellini

Opéra de Marseille
Les 3 et 4 décembre 2016

Demi-finale : le 3 décembre 2016 à 19h
Finale : le 4 décembre 2016 à 20h

 

 

 

RĂ©servations en ligne sur le site de l’OpĂ©ra de Marseille ou FNAC.com

Billetterie de l’OpĂ©ra de Marseille : 04 91 55 11 10 ou 04 91 55 20 43
Informations : Concours international Vincenzo Bellini : 06 09 58 859 7 ou
http://www.concoursinternationaldebelcantovincenzobellini.com

 

 

 

VINCENZO BELLINI BELCANTO Académie à GSTAAD (Suisse)

academie-bellini-masterclass-GSTAAD-suisse-5-au-9-janvier-2017Le Concours Vincenzo Bellini, organise aussi chaque annĂ©e une AcadĂ©mie lyrique sous la direction et avec le concours du maestro Marco Guidarini et pour la prochaine Ă©dition, Leontina Vaduva. Masterclasses, concert final publique des Ă©lĂšves chanteurs, Gstad (Suisse), du 5 au 9 janvier 2017 : Vincenzo Bellini Belcanto AcadĂ©mie / en partenariat avec le New Year Music Festival in Gstaad 2017 / maĂźtres de stage : style, interprĂ©tation, connaissance du rĂ©pertoire  : Marco Guidarini /  chant : Leontina Vaduva, soprano — concert de fin de stage : le 8 janvier 2017. clĂŽture des inscriptions : le 30 octobre 2016. Renseignements, inscriptions : musicarte-org@live.fr

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LISTE DES CANDIDATS sélectionnés, en lice à Marseille, les 3 et 4 décembre 2016 :

 
 
Giuseppe Valentino / ténor, Italie

Daegwon CHOI / ténor, Corée

Olga GIGMITOVA / mezzo soprano, Mongolie

Laeticia GOEPFERT  / mezzo soprano, France

CĂ©cile HOUILLON / soprano, France

Anush HOVHANNISYAN  / soprano, Arménie

Joseph KAUZMAN / ténor, Egypte

Youmi KIM, soprano / Corée

Julia KNECHT / soprano, France

Luis Alberto  LOAIZA ISLER / baryton, Chili

Roberta MANTEGNA / soprano, Italie

Stepanka PUCALKOVA / mezzo-soprano, Tchékoslovaquie

Maria BelĂšn RIVAROLA /soprano, Argentine

Deborah SALAZAR-SANFELD / soprano, France

Amélie ROBINS / soprano, France

Vincent TIZON / ténor, France

 
 
 

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Mieux connaütre le Concours Bellini ? : VOIR NOTRE GRAND REPORTAGE VIDÉO :

 

ANNA-KASSIAN-grand-prix-bellini-2013-582VIDEO : voir notre grand reportage vidĂ©o exclusif dĂ©diĂ© au Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini, genĂšse, prĂ©sentation, enjeux… entretiens avec les co fondateurs : le chef Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti (MusicArte), Alain Lanceron, Leontina Vaduva, Sergio Segalini, mais aussi parmi les chanteurs primĂ©s, Anna Kassian… RĂ©alisation : Philippe Alexandre Pham

 
  

CD, compte rendu critique. « A journey »  Pretty Yende, soprano. Bel canto et opĂ©ras romantiques français : Rossini, Bellini, Donizetti, Gounod, Delibes
 (1cd Sony classical)

YENDE-pretty-cd-a-journey-582-582-cd-review-cd-compte-rendu-classiquenews-clic-de-classiquenews-Pretty-Yende-CoverCD, compte rendu critique. «  A journey »  Pretty Yende, soprano. Bel canto et opĂ©ras romantiques français : Rossini, Bellini, Donizetti, Gounod, Delibes
 (1cd Sony classical)Jeune souveraine du beau chant
 Coloratoure exceptionnellement douĂ©e, la jeune soprano sud africaine Pretty Yende (Ă  peine trentenaire en 2016) fut rĂ©vĂ©lĂ©e avant tout dĂšs 2010, lors du premier Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini, seule compĂ©tition (française) dĂ©diĂ©e aux spĂ©cifiĂ©s du chant bellinien (c’est Ă  dire prĂ©verdien); son chant sĂ»r et raffinĂ© s’affirme ici au sommet de sa jeune carriĂšre, telle une nouvelle Jessye Norman, alliant la grĂące, le style, une technicitĂ© brillante et naturelle 
 au service des compositeurs lyriques d’avant Verdi : Rossini et son Ă©lĂ©gance virtuose ; Bellini et ses langueurs suaves d’une ineffable tendresse ; Donizetti, touche Ă  touche gĂ©niale autant dans la veine dramatique et tragique que comique et bouffone
 Soit de l’expressivitĂ© mordante et une noblesse naturelle doublĂ©e d’une technicitĂ© acrobatique avĂ©rĂ©e
 autant de qualitĂ©s qui lors du premier Concours prĂ©citĂ©, avait particuliĂšrement marquĂ© les esprits du Jury et du public.
Vraie coloratoure, douĂ©e d’une flexibilitĂ© saisissante, aux cĂŽtĂ©s de la beautĂ© d’un timbre qui demain, chantera Bellini Ă©videmment (Lucia Ă  l’OpĂ©ra Bastille en 2016), surtout Mozart, la jeune diva (nĂ©e en 1985) affirme sans dĂ©tours, une Ă©tonnante maturitĂ©, une plasticitĂ© riche et nuancĂ©e malgrĂ© son jeune Ăąge.
L’agilitĂ© des vocalises, la justesse de l’intonation, Ă  la fois sĂ©duisante et brillante illumine l’intelligence juvĂ©nile de sa Rosina (Una voce poco fa) : tout l’art de la jeune diva se dĂ©ploie ici : assurĂ©e, palpitante, d’un cristal inouĂŻ tant le brio pyrotechnique de ses vocalises reste remarquable de prĂ©cision et de musicalitĂ©. En elle, rayonne une coloratoure virtuose, Ă©lĂ©gante, noble, d’une grande finesse de style et d’une juvĂ©nilitĂ© expressive illimitĂ©es.
En Français, sa LakmĂ© dĂ©roule une suavitĂ© Ă  la fois opulente et enchantĂ©e, dans le duo des fleurs de LamĂ© (avec Kate Aldrich, Ă  l’émission bien basse et comme voilĂ©e
 de surcroĂźt sur un tempo trop lent Ă  notre goĂ»t). Si la tenue de Pretty Yende demeure sans faille, il n’en va pas de mĂȘme avec ses partenaires
 2Ăšme chanteuse ici et chef. La baguette lourde, trop dĂ©taillĂ©e, finit par enliser, malheureusement le duo qui en consĂ©quence, n’est pas le meilleur titre du rĂ©cital. Les rĂ©centes lectures sur instruments d’époque ont dĂ©voilĂ© une autre sonoritĂ©, pour les opĂ©ras romantiques français.

BELLINIENNE ENCHANTERESSE
 Ecartons ces infimes rĂ©serves qui d’ailleurs ne concernent pas la jeune diva mĂ©ritante mais plutĂŽt ses partenaires. Car l’évidence vient aprĂšs ces Rossini et Delibes du dĂ©but : le plat de rĂ©sistance reste le premier air Bellinien : BĂ©atrice di Tenda, « Respiro io qui 
 puis Ah, la pena in lor Piombo » ; l’expĂ©rience bellinienne spĂ©cifique de Pretty Yende se distingue nettement dans cette sĂ©quence vocalement convaincante – dommage lĂ  encore que la direction de Marco Armiliato en fait des tonnes, Ă  contrecourant de la finesse Ă©lĂ©gantissime requise (que rĂ©alise sans faute la soprano pour sa part). Tendresse initiale du rĂ©citatif, – Ă  l’évocation de la fleur flĂ©trie, condamnĂ©e ; Pretty Yende exprime avec une subtilitĂ© irrĂ©sistible la noblesse d’une Ăąme sacrifiĂ©e. Puis Ă  l’énoncĂ© de l’air proprement dit (par le cor et les flĂ»tes), la suavitĂ© enchantĂ©e du timbre impose dĂ©finitivement la cantatrice belcantiste. C’est une femme qui dĂ©voile une conscience nouvelle, celle qui lui fait mesurer son aveuglement prĂ©cĂ©dent, une princesse d’une subtilitĂ© impressionnante que son repentir rend davantage admirable sur le plan moral: les vocalises et le legato sont parfaits de prĂ©cision, d’intensitĂ©, et dans une vision globale, relĂšvent d’une intelligence musicienne capable de construire l’air en une vision architecturĂ©e idĂ©alement Ă©noncĂ©e. Pretty Yende nuance son expressivitĂ© sans jamais sacrifier l’élĂ©gance du chant, la noblesse de l’intonation, affirmant des variations d’une justesse dĂ©chirante (avec le choeur affligĂ©, compassionnel). La cabalette de la souveraine fraternelle impose le mĂȘme souci esthĂ©tique et un sens du texte qui se dĂ©roule comme une caresse, capable de vocalises qui Ă©galent indiscutablement celles de l’impĂ©ratrice actuelle du genre, Edita Gruberova (souhaitons la mĂȘme intelligence et la mĂȘme longĂ©vitĂ© Ă  sa jeune hĂ©ritiĂšre Pretty Yende).

 
 
CD. PRETTY YENDE, nouvelle diva belcantiste

 
 

Ambassadrice de charme et d’un style raffinĂ© chez Rossini, Bellini, Donizetti


Pretty Yende : nouvelle et sublime diva belcantiste

 

L’idĂ©al esthĂ©tique, Ă©lĂ©gantissime, d’une tendresse souriante, toujours raffinĂ©e, portant le Rossini du Comte Ory, se dĂ©ploie pareillement et en français dans la grande scĂšne suivante : « En proie Ă  la tristesse  » : « La Yende » maĂźtrise le texte, reste intelligible, douĂ©e de nuances et de couleurs d’une suavitĂ© lĂ  encore irrĂ©sistible. Sa Comtesse s’alanguit, semble sculpter son superbe miel vocal sans limites, assĂ©nant des aigus supersoniques d’une clartĂ©, intensitĂ©, couleur remarquablement sĂ»res (remerciement Ă  l’ermite : « CĂ©leste providence », puis cabalette qui suit : « Cher Isolier  »).

Plus sombre, la couleur de la Juliette de Gounod, confirme les affinitĂ©s de la diva avec le romantisme français : « Dieu quel frisson court dans les veines  » ; l’amoureuse pure et la mort, s’affirment ici dans un tableau terrible, pathĂ©tique, hĂ©roique, d’essence fantastique aussi dont la froide volontĂ© impose une morbide dĂ©termination (Ă©vocation du poignard), auquel le lyrisme Ă©perdu de « verse toi-mĂȘme ce breuvage » convoque immĂ©diatement l’intensitĂ© de l’actrice tragique et tendre. LĂ  encore on regrette la lourdeur de la baguette, mais la finesse de la chanteuse Ă©blouit totalement. La versatilitĂ© expressive et dans chaque sĂ©quence Ă©motionnelle, le style et l’intelligibilitĂ© de l’interprĂšte imposent une exceptionnelle flexibilitĂ© dramatique.

RĂŽle qu’elle connaĂźt parfaitement Ă  prĂ©sent pour l’avoir chantĂ© au Concours Bellini dĂšs 2010, sa Lucia saisit par la mĂȘme maturitĂ©, une intelligence dramatique exquise, son incandescente juvĂ©nilitĂ©. alors que ses consoeurs attendent l’Ăąge mĂ»r pour triompher des vocalises entre autres, Pretty Yende Ă©blouit par la jeunesse de son chant. Longuement prĂ©sentĂ© Ă  la harpe, « Ancor non giunse!  » est plainte Ă©thĂ©rĂ©e d’une tristesse infinie (du caractĂšre qui marqua tant Chopin), ensuite l’énoncĂ© de « Regnava tel silenzio » affirme la profondeur de la diva, puis enfin sa priĂšre irrĂ©pressible, creuse sa joie infinie : la palette des nuances et des couleurs Ă©blouit par son intensitĂ©, la carrure irrĂ©prochable des vocalises dĂ©montre une maĂźtrise coloratoure Ă©poustouflante


La derniĂšre plage confirme les dispositions belcantistes, prĂ©cisĂ©ment belliniennes de la jeune diva : d’un caractĂšre immĂ©diatement enivrĂ© et enchantĂ©, ciselant une Elvira (I Puritani, un rĂŽle que Pretty Yende avait dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© lors du Concours Bellini 2010), d’une surprenante intensitĂ©, la soprano Ă©blouit par sa facilitĂ© acrobatique, la flexibilitĂ© des vocalises, la justesse des notes tenues couvertes, et dans l’ensemble de l’architecture dramatique, une intensitĂ© continue jamais mise Ă  mal, jamais dĂ©placĂ©e, jamais forcĂ©e, toujours sincĂšre et d’une finesse absolue. En plus de sa vocalisation habitĂ©e, Pretty Yende affirme une intelligence et une vĂ©ritĂ© expressive indiscutables.
« Qui la voce sua soave  » exprime le rĂȘve, la fragilitĂ©, l’hypersensibilitĂ© d’une Ăąme prĂȘte Ă  sâ€˜Ă©vanouir Ă  force d’épreuves surmontĂ©s, de traumatismes vĂ©cus. L’autoritĂ© vocale, l’élĂ©gance et la finesse du chant effacent toute rĂ©serve : Pretty Yende impose un talent d’actrice tragique irrĂ©sistible dans la grande scĂšne de la folie : la derniĂšre sĂ©quence aprĂšs 11mn d’effusion coloriste, tragique, de candeur hĂ©bĂ©tĂ©e, affirme une ardeur Ă©chevelĂ©e : « Vien diletto Ăš in ciel la luna! / Viens mon bien aimĂ© la lune est dans le ciel »  , celle d’une femme sacrifiĂ©e, devenue folle
 la vocalitĂ© rayonnante, rĂ©alisant toutes les variations possibles, de Pretty Yende impose une exceptionnelle intelligence virtuose, le chant exprimant le paroxysme Ă©motionnel qui emporte la jeune femme mariĂ©e contre son grĂ© et rendue criminelle. Stupenda.

Aucun doute, le Concours Bellini 2010 avait bien raison de couronner le gĂ©nie belcantiste de la jeune diva
 que toutes les scĂšnes du monde s’arrachent non sans raison Ă  prĂ©sent. C’est pourquoi malgrĂ© l’entourage musical parfois dĂ©cevant (chef, orchestre et chanteurs n’ont certes pas la finesse musicale de la diva), ce premier disque est davantage qu’une carte de visite : c’est bien la confirmation qu’un immense talent belcantiste est maintenant prĂȘt Ă  Ă©blouir le monde lyrique. On ne peut que s’incliner devant une telle perfection vocale. Bravissimo Pretty.

 
 

CLIC D'OR macaron 200CD événement, compte rendu critique. PRETTY YENDE, soprano. A Journey : airs de Rossini (Le Barbier de Séville, Le Comte Ory) ; Bellini (Béatrice de Tende / Beatrice di Tenda, I Puritani), Donizetti (Lucia di Lammermoor), Delibes, Gounod. Orchestra sinfonica nazionale della RAI. Marco Armiliato, direction (1 cd SONY classical). Enregistrement réalisé à Turin (Italie) en août et septembre 2015. CLIC de CLASSIQUENEWS.COM (rentrée 2016). Parution : le 16 septembre 2016.

 
 

AGENDA : Pretty Yende aprĂšs avoir chantĂ© Rosina du Barbier de SĂ©ville Ă  l’OpĂ©ra Bastille Ă  Paris, revient du 14 octobre au 16 novembre 2016, dans le rĂŽle de Lucia, Lucia di Lammermoor. VISITER le site de l’OpĂ©ra national de Paris, page dĂ©diĂ©e Ă  Lucia di Lammermoor avec Pretty Yende

CD Ă©vĂ©nement, annonce : « A journey » : PRETTY YENDE, soprano. Airs d’opĂ©ras : Rossini, Bellini, Donizetti, Delibes, Gounod (1 cd SONY classical, Turin, aoĂ»t-septembre 2015)

YENDE-pretty-cd-a-journey-582-582-cd-review-cd-compte-rendu-classiquenews-clic-de-classiquenews-Pretty-Yende-CoverCD Ă©vĂ©nement, annonce : «  A journey » : PRETTY YENDE, soprano. Airs d’opĂ©ras : Rossini, Bellini, Donizetti, Delibes, Gounod (1 cd SONY classical, Turin, aoĂ»t-septembre 2015). RĂ©vĂ©lĂ©e par le Premier Prix obtenu en 2010 au premier Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini, la jeune diva sud africaine Pretty Yende Ă©blouit dans un nouveau rĂ©cital lyrique Ă  paraĂźtre en septembre 2016 chez SONY CLASSICAL. Le seul concours français dĂ©diĂ© au chant bellinien – compĂ©tition unique au monde et française (co fondĂ©e par le chef Marco Guidarini et Youra Simonetti / MusicArte) avait eu avant tout le monde, l’intuition qu’une nouvelle grande voix Ă©tait nĂ©e. “A star is born” selon la formule : de fait, 6 ans aprĂšs avoir Ă©tĂ© ainsi distinguĂ©e en France, la soprano convainc totalement dans un rĂ©cital lyrique qui n’est pas une carte de visite artistique – le fleuron de toute jeune diva en dĂ©but de carriĂšre : c’est plutĂŽt la confirmation de son immense tallent bellinien, l’éclatante dĂ©monstration de sa stupĂ©fiante maĂźtrise belcantiste, la rĂ©vĂ©lation confirmĂ©e qu’une nouvelle Edita Gruberova est prĂȘte dĂ©sormais Ă  prendre la relĂšve dans la registre des coloratoures aux facilitĂ©s stratosphĂ©riques, alliant, autoritĂ© expressive, agilitĂ© technique, surtout finesse d’un style qui cisĂšle articulation, phrasĂ©s, legato. C’est peu dire que dans ce nouvel album irrĂ©sistible, Pretty Yende Ă©blouit par l’intelligence de son chant et la subtilitĂ© de son style. Ses Elvira et Lucia (chez Bellini et Donizetti), ses Rossini (Rosina du Barbier de SĂ©ville et Comtesse du Comte Ory) y affirment l’éclat actuel d’un bel canto exceptionnellement raffinĂ© et techniquement sĂ»r; Pretty Yende confirme qu’une immense diva bellinienne est enfin prĂ©sente, prĂȘte Ă  Ă©blouir les scĂšnes lyriques; mais l’album affirme aussi ses affinitĂ©s avec le romantisme français (Gounod et Delibes). Prochain compte rendu de l’album « A journey » / un voyage, par la soprano sud Africaine Pretty Yende, Ă  venir sur Classiquenews.com

 

 

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Concert de Bel Canto Ă  VendĂŽme (41)

vendome-2-maitres-de-stage-academie-bel-canto-vincenzo-bellini-annonce-classiquenews-marco-guidarini-viorica-cortez-aout-2016VENDÔME  (41). Samedi 6 aoĂ»t 2016, 20h. Concert de bel canto de la Vincenzo Bellini belcanto AcadĂ©mie en rĂ©sidence au Campus Monceau Assurances…PilotĂ©s par Viorica Cortez et Marco Guidarini, maĂźtres de classes,  les 12 Ă©lĂšves acadĂ©miciens prĂ©sentent Ă  VendĂŽme, leur travail sur le style bellinien en un programme lyrique exceptionnel composĂ© d’airs, de duos et d’ensembles, signĂ©s Delibes,  Donizetti, Meyerbeer, Mozart, Offenbach, Rossini et bien sĂ»r Bellini…

 

 

 

Vincenzo Bellini Bel Canto Académie

concert de clĂŽture
samedi 6 août 2016 à 20h
airs et duos d’opĂ©ras italien
Auditorium du Campus
Monceau Assurances

 

 

 

billetterie sur place dĂšs 19h15
Auditorium du Campus de Monceau assurances
1 avenue des CitĂ©s Unies d’Europe
41000 VendĂŽme

 

 

informations & réservations
06 09 58 85 97

Prix des places : 20 euros
-12 ans : 10 euros

 

 

 

Toutes les informations sur le site du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini

 

 

 

Académie lyrique Bellini à VendÎme

concours-international-vincenzo-bellini-5-eme-edition-dĂ©cembre-2015-presentation-annonce-CLASSIQUENEWS-marco-guidarini-Youra-nymoff-simonetti-presentation-3-et-4-decembre-2015-review-critique-compte-renduVENDÔME, AcadĂ©mie lyrique Bellini : du 1er au 6 aoĂ»t 2016. Exceptionnelle compĂ©tition dĂ©diĂ©e au bel canto italien, le Concours Bellini organise sa propre AcadĂ©mie, apprentissage unique destinĂ© aux jeunes chanteurs, aux chefs de chant, aux chefs d’orchestre que l’interprĂ©tation de Mozart et du Bel canto intĂ©resse particuliĂšrement. L’Ă©vĂ©nement estival comprend le concert des jeunes chanteurs, sĂ©ance publique samedi 6 aoĂ»t, aboutissement des sessions de travail et des masterclasses… Les stages du chant belcantiste sont rares : rĂ©alisĂ©s et pilotĂ©s par deux personnalitĂ©s exceptionnelles, l’Atelier prodiguĂ© par le Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini est un rendez vous incontournable cet Ă©tĂ©, pour les apprentis acadĂ©miciens Ă©videmment, auxquels est proposĂ© et dans des conditions remarquables, une formation inĂ©galĂ©e, mais aussi pour le public qui viendra mesurer la qualitĂ© du travail accompli entre Ă©lĂšves et MaĂźtres, – et quels pĂ©dagogues!-, lors du concert de fin de stage, le 6 aoĂ»t 2016. Les prochaines sessions de travail ont lieu Ă  VendĂŽme, du 1er au 6 aoĂ»t 2016 (Campus Monceau Ă  VendĂŽme 41100, Ă  42 mn de Paris en TGV). Le Concours international de Belcanto Vincenzo Bellini est une compĂ©tition lyrique prestigieuse, exigeant des candidats, la maĂźtrise parfaite du bel canto italien, soit l’interprĂ©tation des Ɠuvres de Rossini, Bellini, Donizetti. C’est le seul concours au monde Ă  dĂ©fendre cette spĂ©cialisation qui est aussi le dĂ©fi le plus difficile qui s’offre aux jeunes chanteurs d’opĂ©ras. Marco Guidarini, PrĂ©sident fondateur en 2010 de la compĂ©tition française, avec Youra Nymoff-Simonetti (Co-fondatrice, Directrice GĂ©nĂ©rale), sĂ©lectionne prĂ©alablement les candidats que le Jury du Concours auditionne ensuite pour Ă©lire le/la plus mĂ©ritant(e). Le dernier Concours Bellini s’est dĂ©roulĂ© Ă  La Garenne Colombes les 3 et 4 dĂ©cembre 2015 (laurĂ©ats : Sung Min SONG, tĂ©nor, et Liying Yang, soprano).  Visitez ici le site du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini

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La Vincenzo Bellini Belcanto Académie

GenĂšse et objectifs. DĂšs la crĂ©ation du Concours, Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti ont constatĂ© qu’il y avait une demande spĂ©cifique et rĂ©currente de l’enseignement de la technique vocale belcantiste. Celle-ci permet non seulement d’aborder ce type de rĂ©pertoire si formateur, mais aussi rend propice l’Ă©mergence de nouveaux talents lyriques belcantistes. La formation de chanteurs Ă  ce rĂ©pertoire incite par ailleurs les maisons d’opĂ©ra Ă  programmer du belcanto – un moment dĂ©laissĂ©, faute de chanteurs formĂ©s pour incarner les rĂŽles nĂ©cessitant une technique vocale ciblĂ©e. L’extrĂȘme difficultĂ© technique de ce sommet de l’art vocal demande un enseignement trĂšs spĂ©cifique : cet aprentissage est Ă  prĂ©sent proposĂ© par l’AcadĂ©mie Bellini.

Ce rĂ©pertoire est souvent favori des amateurs d’art lyrique, tant l’OpĂ©ra belcantiste est Ă  l’origine mĂȘme des grandes Ɠuvres lyriques universellement plĂ©biscitĂ©es. Il occupe de plus en plus la programmation des thĂ©Ăątres ; le phĂ©nomĂšne se vĂ©rifie spĂ©cialement en France. La forte demande des jeunes chanteurs qui dĂ©sirent aborder ou se perfectionner dans ce type de rĂ©pertoire rend donc opportune et nĂ©cessaire la crĂ©ation d’une acadĂ©mie belcantiste, souhaitĂ©e par les crĂ©ateurs du concours.

 

Atelier / ACADÉMIE de la  ”Vincenzo Bellini belcanto AcadĂ©mie”
VendĂŽme (Loir et Cher)
Du 1er au 6 août 2016 à VendÎme (41 100)
Campus de Monceau Assurances

MaĂźtres de Stage: Viorica CORTEZ, mezzo-soprano, et Ă  titre exceptionnel,
Maestro Marco GUIDARINI
, Président-fondateur du Concours.

Ce stage exceptionnel est aussi proposé aux chanteurs,
chefs de chant et aux chefs d’orchestre

Le 6 août 2016, concert public de fin de stage

Informations. SecrĂ©tariat de Musicarte: musicarte-orge@live.fr / TĂ©l.: 06 09 58 85 97. Le concours accompagnera dĂ©sormais les chanteurs dans leur parcours, de façon Ă  favoriser l’excellence de leur formation et de leurs projets. ATTENTION : inscriptions reçues jusqu’au 10 juillet 2016.

 

Toutes les infos et les modalitĂ©s d’inscription Ă  l’AcadĂ©mie comme au Concours Bellini, sur le site du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini / page dĂ©diĂ©e Ă  la Vincenzo Bellini Bel Canto AcadĂ©mie

 

 

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Joyce Di Donato chante RomĂ©o Ă  ZĂŒrich sur Arte

capuleti_joyce-didonato-romeo-bellini-582ARTE. Bellini : I Capuleti, dimanche 24 avril 2016, 2h. Joyce DiDonato...Heure indigne et difficile Ă  suivre (donc prĂ©parer votre console enregistreuse) pour mesurer l’Ă©lĂ©gance expressive de l’opĂ©ra bellinien inspirĂ© du mythe des amants vĂ©ronais, RomĂ©o et Juliette devenu sous sa plume musicale : I Capuleti e i Montechi. La production diffusĂ©e est celle prĂ©sentĂ©e Ă  l’opĂ©ra de ZĂŒrich en juin 2015. Transposition dans l’Italie moderne, du XXĂš siĂšcle (mise en scĂšne du provocateur Christof Loy), effaçant de ce fait tout ce qu’avait la tragĂ©die amoureuse de gothique et Renaissance pour se concentrer sur l’intensitĂ© des situations psychologiques, et le basculement permanent entre politique et individualitĂ©. Loy fait des protagonistes deux victimes plutĂŽt passives, enfants / adolescents torturĂ©s/humiliĂ©s par des parents barbares (mĂȘme la pugnacitĂ© rebelle de RomĂ©o retombe Ă  plat, impuissante). Et l’homme de thĂ©Ăątre emprunte au principe innovĂ© par Losey dans son Don Giovanni, en imposant sur la scĂšne un double noir de RomĂ©o, acteur toujours prĂ©sent qui prĂ©pare la potion vĂ©nĂ©neuse pour mieux prĂ©cipiter le destin tragique des deux amants. La distribution est exemplaire avec le RomĂ©o ardent, dĂ©licat, sincĂšre de l’excellente Joyce DiDonato (articulation, legato, finesse, intonation), heureuse partenaire de la Juliette de l’ukrainienne Olga Kulchynska (quoique encore un peu trop scolaire). N’Ă©cartons pas non plus l’excellent tĂ©nor Benjamin Bernheim dans le rĂŽle de Tebaldo, tĂ©moin envieux, jaloux, destructeur des amants magnifiques. A ne pas manquer. D’autant que dans la fosse le chef Fabio Luisi ordonne et cisĂšle de l’orchestre zurichois, une belle pĂąte sonore…

 

 

 

 

 

Dossier spécial

Vincenzo Bellini : I Capuletti e i Montecchi, 1830

DI DOnato romeo bellini i capuletiOpĂ©ra de l’amour. I capuletti e i Montecchi est le premier opĂ©ra de Vincenzo Bellini, Ă©crit Ă  destination de La Fenice de Venise, crĂ©Ă© le 11 mars 1830. La composition rapide (“enlevĂ©e” en 1 mois et demi, rĂ©pĂ©titions comprises! soit 6 semaines comme il le fera avec La Sonnambula de 1831), recycle certains passages (jusqu’à 12 sections!) de son ouvrage prĂ©cĂ©dent “Zaira” (crĂ©Ă© en 1829 Ă  Parme, et qui fut un Ă©chec amer) et s’inspire non pas de Shakespeare (d’oĂč le titre qui met en avant les clans opposĂ©s et non les hĂ©ros tragiques RomĂ©o et Juliette) mais d’une source consultĂ©e par le dramaturge Ă©lizabĂ©thain, Luigi da Porto (1530). Bellini est alors le jeune champion de l’opĂ©ra romantique italien, d’autant plus mis en avant que Rossini poursuit sa carriĂšre Ă  Paris (comme compositeur officiel de Charles X), qu’il a rĂ©alisĂ© avec Il Pirata (La Scala, 1827) une entrĂ©e fracassante dans le mĂ©tier, dĂ©trĂŽnant mĂȘme Donizetti, son aĂźnĂ©; surtout son rival dĂ©testĂ©, Giovanni Pacini (1796-1867). La Fenice lui demande d’adapter la crĂ©ation d’Il Pirata Ă  Venise, et lui commande un nouvel opĂ©ra qui sera I Capuletti (en vĂ©ritĂ©, le moyen de restituer au matĂ©riel musical de Zaira, le triomphe qu’il mĂ©ritait). Bellini aimait se comparer Ă  l’hyperactif Pacini qui acceptant tous les engagements possibles, bĂąclait systĂ©matiquement ses ouvrages. Rien de tel avec Bellini qui prĂ©fĂ©rait approfondir chaque commande pour prĂ©server la qualitĂ© finale de sa livraison: l’avenir lui donne aujourd’hui raison. Quel ouvrage de Pacini est-il jouĂ© sur les scĂšnes d’opĂ©ras? ConformĂ©ment Ă  l’esthĂ©tique de l’époque (voyez la Semiramide de Rossini), le rĂŽle de RomĂ©o est chantĂ© par une mezzo (Giuditta Grisi). Plus tard, Wagner entendra une autre mezzo lĂ©gendaire (Leonore du Fidelio de Beethoven non moins convaincante) Wilhelmine Schröder-Devrient qui incarne un Romeo de Bellini en 1834, somptueux, Ă  Leipzig. Le rĂŽle de tĂ©nor (Tybalt) est rĂ©servĂ© au jaloux, mauvais, conspirateur dans l’ombre: l’ennemi dĂ©clarĂ© des protagonistes. De fait, en homme de confiance du pĂšre de Juliette, Tybalt est aussi le rival de RomĂ©o, celui auquel est promise la jeune femme (contre son grĂ©).

 

 

 

Synopsis

 

Acte I.

capuleti_joyce-didonato-romeo-bellini-582A VĂ©rone au XIIIĂš, les familles des Capulets et des Montaigus se livrent une guerre sans rĂ©pit. D’autant que RomĂ©o, chef des Montaigus a tuĂ© le fils de Capellio, lui-mĂȘme leader des Capulets. Ce dernier a promis la main de sa fille Ă  Tybalt, homme de confiance. Or le jeune femme, Juliette aime RomĂ©o, l’ennemi jurĂ© du clan.  GrĂące au mĂ©decin des Capulet (Lorenzo), Romeo peut visiter Juliette et offre Ă  son aimĂ©e de quitter le palais paternel. Mais craignant le dĂ©shonneur, la belle refuse les avances du jeune homme. Alors que le clan des Capulet s’apprĂȘte aux Noces de Tyblat et de Juliette, les Montaigus menĂ©s par RomĂ©o s’imposent et dĂ©fient leurs ennemis. Tybalt dĂ©masque RomĂ©o et jure d’anĂ©antir son rival.

 

 

Acte II.

Juliette sĂ©parĂ©e de RomĂ©o accepte la proposition du mĂ©decin Lorenzo de boire un philtre qui lui donnera l’apparence d’une morte: en vĂ©ritĂ©, Juliette, dĂ©livrĂ©e des Nices, sera dĂ©posĂ©e dans le caveau des Capulet et se rĂ©veillera en compagnie de RomĂ©o, complice du stratagĂšme. Juliette boit le breuvage mais Lorenzo est enfermĂ© par Capellio et ne peut prĂ©venir RomĂ©o de l’astuce.  Tybalt et RomĂ©o combattent mais bientĂŽt les lamentations sur le corps retrouvĂ© mort de Juliette les font s’interrompre. Tous gĂ©missent, dĂ©chirĂ©s par la nouvelle. Dans le caveau des Capulets, RomĂ©o fait ouvrir le cercueil de sa aimĂ©e, et boit un poison pour la retrouver dans le mort. Juliette se rĂ©veille et en dĂ©couvrant le corps sans vie de son amant, meurt de dĂ©sespoir. Les deux clans, Montaigus et Capulets dĂ©couvrent les cadavres des deux amoureux que la mort a dĂ©sormais rĂ©uni.

 

 

 

 

Finale du Concours Bellini 2015

5Ăšme CONCOURS BELLINI Ă  La Garenne Colombes : les 3 et 4 dĂ©cembre 2015La Garenne Colombes (92) : FINALE ce soir du Concours Bellini, 4 dĂ©cembre 2015, 20h. La fine fleur des jeunes talents bel cantistes se donne rv dans le 92 oĂč La Garenne Colombes devient le temple du raffinement lyrique le temps du Concours Bellini… La 5Ăšme Ă©dition du Concours international de belcanto Vincenzo Bellini se dĂ©roule Ă  La Garenne Colombes (92) au ThĂ©Ăątre de la Garenne Colombes, les 3 et 4 dĂ©cembre 2015. Co fondĂ© par le chef d’orchestre Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti, le Concours est la seule compĂ©tition totalement dĂ©diĂ©e Ă  l’art si exigeant du bel canto italien, celui subtile et expressif fixĂ© par Vincenzo Bellini, avant Verdi.

 

Concours Vincenzo BELLINI 2015


Théùtre de la Garenne Colombes
Demi-finale le 3 décembre 2015 à 19h

Finale le 4 décembre 2015 à 20h.

 

La compĂ©tition lyrique qui est unique au monde par sa spĂ©cificitĂ© et le niveau de ses candidats, attire depuis sa crĂ©ation l’attention du public, des mĂ©dias, des jeunes artistes, des professionnels de l’art, soucieux d’y mesurer le niveau et la maturitĂ© artistique des candidats en lice.

 

 

guidarini-marco---copyright---j-rabaraLa personnalitĂ© de son fondateur et PrĂ©sident, le chef italien Marco GUIDARINI dont on connait la place Ă©minente qu’il occupe sur les grandes scĂšnes mondiales et l’Ă©tendue de son expertise dans le domaine lyrique, en particulier de l’opĂ©ra italien, lui confĂšre une crĂ©dibilitĂ© qui se confirme Ă  chaque Ă©dition. En 2015, pour son cinquiĂšme anniversaire, le Concours aura lieu cette annĂ©e au ThĂ©Ăątre de la Garenne Colombes, devenu pour l’occasion et le temps des Ă©preuves, un haut lieu de l’art lyrique dans les Hauts-de -Seine.
En comptant de nouveaux partenaires internationaux, le Concours accroĂźt son rayonnement international : l’Argentine, (et sa capitale Buenos- Aires), “l’autre patrie du bel canto”, accueillera les auditions de la sĂ©lection argentine des candidats en 2016 , et figurera dĂ©sormais dans la liste des pays oĂč les candidats sont rigoureusement sĂ©lectionnĂ©s par le Maestro . Le Concours a annoncĂ© Ă©galement la naissance de sa propre AcadĂ©mie lyrique ” Vincenzo Bellini belcanto Academy ” , crĂ©Ă©e dans le but de proposer aux chanteurs une formation ciblĂ©e permettant d’aborder et de maĂźtriser le redoutable rĂ©pertoire grĂące Ă  l’enseignement de spĂ©cialistes chevronnĂ©s.

 

 

En décembre 2015, le Jury du Concours International Vincenzo Bellini est présidé par Alain LANCERON, PDG de Warner Music Group / ERATO.

Parmi les membres du Jury 2015 :

Inva MULA, soprano Albanaise,
Sergio SEGALINI, musicologue, ex directeur de la revue OpĂ©ra international, de la Fenice de Venise, du San Carlo de Naples , du Festival de Martina Franca et de l’Accademia de canto de Osimo,
Isabelle MASSET, directeur Adjoint du Grand Théùtre de Bordeaux
Gioacchino LANZA-TOMASI musicologue , biographe de Vincenzo Bellini, ex surintendant du San Carlo de Naples, de l’OpĂ©ra de Rome, directeur gĂ©nĂ©ral du Centre Culturel italien de New York

Informations et réservations sur le site officiel du Concours International Vincenzo Bellini

contact : musicarte-org@live.fr

5Úme CONCOURS BELLINI à La Garenne Colombes : les 3 et 4 décembre 2015

 

 

 

Théùtre de la Garenne Colombes

22 avenue de Verdun-1916
92 250 La Garenne-Colombes

Accueil du public: 16h-20h
Le samedi : 14h-19h
TĂ©l.: 01 72 42 45 85
www.lagarennecolombes.fr

VOIR notre reportage vidéo CONCOURS INTERNATIONAL Vincenzo Bellini 2014

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Compte rendu. PremiÚre Académie lyrique du Concours Bellini à La Garenne-Colombes (17-22 août 2015)

bellini_concours_2012Compte rendu. PremiĂšre AcadĂ©mie lyrique du Concours Bellini Ă  La Garenne-Colombes (17-22 aoĂ»t 2015). PremiĂšre Ă©dition de l’AcadĂ©mie lyrique Bellini (Vincenzo Bellini Belcanto AcadĂ©mie), initiĂ©e par le Concours international Vincenzo Bellini. La Garenne-Colombes qui accueille le Concours international Vincenzo Bellini s’est offert d’autres couleurs lyriques cet Ă©tĂ©, celles ci pĂ©dagogiques grĂące au premier cycle de masterclasses donnĂ©es Ă  la MĂ©diathĂšque par la soprano roumaine Viorica Cortez et le chef, cofondateur du Concours Bellini avec Youra Nymoff-Simonetti, Marco Guidarini. Au total onze stagiaires (9 chanteurs et 2 chefs d’orchestre) se sont portĂ©s volontaires pour une immersion passionnante dans l’art du bel canto, un style propre au dĂ©but du XIXĂš en Italie et qui outre la puissance de la voix et la qualitĂ© du timbre, favorise surtout les qualitĂ©s d’articulation, de phrasĂ©, de legato. Finesse, subtilitĂ©, suggestion plutĂŽt que performance dĂ©monstrative font la singularitĂ© d’un style vocal recherchĂ© entre tous mais si absent des salles et des festivals.

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Marco Guidarini : maestrissimo !Ont participĂ© Ă  ce premier atelier lyrique de l’étĂ© dans les Hauts de Seine : Marjorie Muray-Motte, soprano lyrique colorature (France), RadĂč Cojocariu, baryton-basse (Roumanie), Begona Chentouf (France),  Paola Mazzoli, mezzo-soprano (Italie),  HelĂšne Blajan, soprano (France), Wassyla Boujana, mezzo-soprano (France), Laeticia Goepfert, mezzo-soprano (France), Madison Marie-McIntosh soprano lĂ©gĂšre (USA). Pour sa premiĂšre Ă©dition, la qualitĂ© et le profil international des participants affirme l’ancrage du Concours et de son AcadĂ©mie lyrique dans le paysage europĂ©en. Un reconnaissance dont peuvent ĂȘtre fiers les organisateurs, soucieux de prĂ©server et transmettre aujourd’hui, l’art si difficile du bel canto italien, celui poĂ©tique et subtil cultivĂ© par Bellini dans ses opĂ©ras, florissant avant lui avec Rossini
 C’est une maĂźtrise spĂ©cifique surtout prĂ©verdienne qui est ainsi enseignĂ©e et portĂ©e Ă  son plus haut niveau d’exigence par les producteurs du Concours Bellini. Entre le 17 et le 22 aoĂ»t dernier, cours du matin et de l’aprĂšs-midi, avec la diva et le maestro dont none compte plus les accomplissements surs les scĂšnes lyriques (dont au printemps 2015, un formidable Viaggio a Reims de Rossini prĂ©parĂ© et rĂ©alisĂ© au CNSMD de Paris avec les classes de jeunes chanteurs et instrumentistes) ont permis aux chanteurs et aux chefs de chants prĂ©sents Ă  La Garenne-Colombes, de perfectionner leur technique vocale et les moyens d’interprĂ©ter les grands rĂŽles lyriques de l’ñge romantique Ă  ses dĂ©buts. EngagĂ©s et d’autant mieux motivĂ©s par leur coach respectif, tous les participants se sont frottĂ©s Ă  l’expĂ©rience du chant bellinien le temps de cette acadĂ©mie dont l’aboutissement a Ă©tĂ© le concert de clĂŽture, publique, donnĂ© dans l’Auditorium de la MĂ©diathĂšque de La Garenne-Colombes. Parmi les chanteurs, 3 participeront au Concours 2015, en dĂ©cembre prochain : RadĂč Cojocariu, Laeticia Goepfert et Marjorie Muray-Motte.

CONCOURS BELLINI 2015 (5Ăšme Ă©dition – PrĂ©sident du Jury : Alain Lanceron , PDG de Warner Music Group) Ă  La Garenne-Colombes (92). Le concours Bellini 2015 aura lieu les 3 dĂ©cembre (demi-finale) puis 4 dĂ©cembre 1/2 finale. Les rĂ©servations sont ouvertes au ThĂ©Ăątre de La Garenne Colombes : 22 avenue de Verdun 1916  – 92250 La Garenne Colombes au 01 72 42 45 85, du mardi au vendredi de 16h Ă  20h et le samedi de 14h Ă  19h  ou sur les rĂ©seaux France / Billets et FNAC.

Le concert des laurĂ©ats du Concours 2015 aura lieu Ă  l’OpĂ©ra de Marseille, le 9 juin 2016, un tremplin exceptionnel pour les jeunes primĂ©s et aussi une nouvelle Ă©tape dĂ©cisive pour le Concours Bellini.

LIRE aussi notre annonce du Concours Bellini et du premier cycle de masterclasses de l’AcadĂ©mie lyrique Bellini

VOIR notre grand reportage le Concours Vincenzo Bellini, prĂ©sentation, entretiens, Ă©ditions 2013, Concerts des laurĂ©ats : Anna Kassian
 

Illustrations : les laurĂ©ats de l’AcadĂ©mie lyrique Vincenzo Bellini 2015, Wassylla, Radu et Marjorie. Le chef d’orchestre, Marco Guidarini (DR)

I Capuletti e i Montecchi de Bellini en direct de La Fenice

Bellini_vincenzo_belliniCulturebox. Bellini : Capuletti e i Montecchi. Le 18 janvier 2015, 19h, en direct de La Fenice de Venise.  L’opĂ©ra I Capuleti e i Montecchi est une commande du thĂ©Ăątre La Fenice, pour le Carnaval de 1830 ; la partition est crĂ©Ă©e in loco le 11 mars de la mĂȘme annĂ©e (avec Giuditta Grisi en RomĂ©o, future interprĂšte d’Adalgisa puis Norma dans Norma). Le livret signĂ© Felice Romani, – futur partenaire de Bellini pour les opĂ©ras Ă  suivre : deux chefs d’oeuvres du bel canto romantique italien : La Somnambula et Norma,- aborde le mythe des amants maudits, RomĂ©o et Juliette, que la rivalitĂ© entre leur famille respective, Ă©carte toujours. HĂ©ritiers d’une guerre qu’il n’ont pas dĂ©cidĂ©e, RomĂ©o et Juliette n’ont qu’une issue : la mort, pour interrompre la chaĂźne de la haine et de la fatalitĂ©. La cĂ©lĂšbre histoire de RomĂ©o et Juliette s’inspire ici directement de plusieurs sources littĂ©raires italiennes, en particulier du texte de Matteo Bandello et de la tragĂ©die de Luigi Scevola dĂ©jĂ  mise en musique par Nicola Vaccaj en 1825 ; Romani prend aussi inspiration auprĂšs de William Shakespeare. L’opĂ©ra en deux actes souligne la tendresse Ă©ternelle et admirable des deux jeunes amants de VĂ©rone, aux tessitures si proches : le soprano de Juliette dialogue avec le mezzo soprano de RomĂ©o (rĂŽle travesti).

 

 

 

I Capuletti e i Montecchi de Bellini

en direct de La Fenice de Venise

 

BELLINI-statut-catane-vincenzo-bellini-portrait-classiquenews-582-484La lyre dramatique s’est penchĂ©e dĂšs sa naissance sur le berceau du gĂ©nie de Catane (Sicile) : Bellini incarne aprĂšs Rossini, cet idĂ©al vocal qui allie puissance et Ă©lĂ©gance, subtilitĂ©, raffinement et justesse poĂ©tique avec force tragique ou effusion amoureuse. Son sens de la ligne vocale et de la construction mĂ©lodique (apprise Ă  Naples auprĂšs de son professeur Zingarelli) prĂ©serve toujours la clartĂ© du phrasĂ©, c’est pourquoi tous les chanteurs et en particulier les cantatrices, interprĂštes de Juliette, Adina, Norma ou Elvira doivent surtout soigner la puretĂ© intelligible de leur diction et aussi la prĂ©cision musicale de leur style : la projection, l’articulation, l’intention sont des qualitĂ©s propres au bel canto romantique bellinien, un modĂšle du genre qui permet ensuite de chanter Donizetti et Verdi ou naturellement Mozart. Bellini orfĂšvre des mĂ©lodies suspendues oniriques crĂ©pusculaire (casta diva dans Norma) a le gĂ©nie des dĂ©veloppements longs, hypnotiques qui raviront Chopin, jusqu’aux adversaires les plus militants de l’italianitĂ  : Berlioz et Wagner, tous deux forts convaincus par le thĂ©Ăątre Bellinien. A partir du Pirate pour La Scala (1827), Bellini seulement ĂągĂ© de 26 ans, s’impose inĂ©luctablement sur la scĂšne europĂ©enne; Il Pirata marquait la premiĂšre collaboration avec le poĂšte Romani. La partition d’I Capuletti e i Montecchi emprunte beaucoup Ă  son prĂ©cĂ©dent ouvrage Zaira dont l’échec Ă  Parme en 1829, avait marquĂ© son auteur. DĂ©jĂ  dans I Capuletti e i Montecchi, Bellini souligne avec une grĂące Ă©lĂ©giaque l’abandon des amants contrastant de facto avec la rĂ©alitĂ© barbare du contexte familial et politique
 Toujours, propre au drame romantique, la fatalitĂ© du destin et des enjeux collectifs s’oppose Ă  la rĂ©alisation du couple individuel. Le pĂšre de Juliette destine sa fille Ă  Tybalt, son homme de confiance. Le mĂ©decin Lorenzo un temps complice de deux adolescents, est empĂȘchĂ© d’accomplir le stratagĂšme qui devait permettre leur fuite hors des affrontements suicidaires. En buvant le philtre de mort qui lui donne l’apparence de la mort, Juliette provoque le suicide sincĂšre de son amant sans que celui ci ait Ă©tĂ© informĂ© du stratagĂšme… Comme Tristan et Yseult, l’amour le plus pur n’est pas possible sur cette terre. Devoir ou amour, soumission ou sacrifice : Juliette et RomĂ©o ont choisi : la libertĂ© dans la mort.

 

 

La production prĂ©sentĂ©e en direct sur culturebox a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e Ă  VĂ©rone en novembre 2013. Avec Jessica Pratt (Juliette), Sonia Ganassi (RomĂ©o), Shalva Mukeria (Tebaldo), RubĂ©n Amoretti (Capellio), Luca Dall’Amico (Lorenzo)


Mise en scĂšne : Arnaud Bernard
Direction musicale : Omer Meir Wellber
Orchestre et Choeur du Teatro La Fenice

 

logo_culturebox_300_2014I Capuletti e i Montecchi de Bellini en direct de La Fenice de Venise sur culturebox, dimanche 18 janvier 2015, 19h

 

Reportage vidĂ©o. Concours international Vincenzo Bellini 2014 – 2Ăšme partie

bellini concours international Vincenzo belliniReportage vidĂ©o : le Concours Bellini, 2/2. La Garenne-Colombes (92) devient le temps du Concours international Vincenzo Bellini, le temple mondial du bel canto : les meilleurs espoirs lyriques s’y affrontent au service de la puretĂ© et de l’Ă©lĂ©gance musicale. Demi finales le 30 octobre puis finale le 31 octobre Ă  20h, au ThĂ©Ăątre de La Garenne. Reportage vidĂ©o : 2Ăšme volet.

Le Concours international Vincenzo Bellini est devenu une rĂ©fĂ©rence pour le jeune chanteur bel cantiste. A partir d’une sĂ©lection opĂ©rĂ©e par le chef d’orchestre Marco Guidarini (ex assistant de Claudio Abbado), le Jury Ă©lit le meilleur interprĂšte de cet art sublime incarnĂ© par Rossini, Donizetti et surtout Bellini. Porter, soutenir, conduire la voix, vocalises et coloratoure dramatiques et expressives et non pas seulement mĂ©caniques, intonation juste, style et Ă©lĂ©gance, puretĂ© et subtilitĂ©, sans omettre une qualitĂ© de timbre envoĂ»tante… les critĂšres requis pour ĂȘtre Ă©lu sont nombreuses et difficiles. Ce qui fait toute la valeur des jeunes chanteurs que le Concours Bellini distingue chaque annĂ©e.

VOIR notre reportage vidéo 1Úre partie

Compte rendu, récital lyrique. La Garenne Colombes. Théùtre de la Garenne, le 17 octobre 2014. Récital de la soprano Anna Kassian. Bellini, Donizetti, Rossini. Patrick Ivorra, piano.

anna-kassian-chante-imogene-bellini-2013Le talent de la soprano franco-gĂ©orgienne Anna Kassian a Ă©tĂ© confirmĂ© par le Concours Vincenzo Bellini 2013 : l’artiste dĂ©montrait au cours de la finale parisienne, son agilitĂ© vocale mais aussi surtout, un tempĂ©rament frappant par son intensitĂ© et son intelligence dramatique : l’air de folie d’ImogĂšne extrait du Pirate de Bellini – un opĂ©ra splendide totalement Ă©cartĂ© des scĂšnes lyriques-, mettait Ă  nu, un talent inouĂŻ, soudainement prĂ©sent sur la scĂšne du Concours lyrique. Le rĂ©cital de ce 17 octobre, dans le thĂ©Ăątre neuf de la Garenne (La Garenne-Collombes, 92) s’inscrit dans les objectifs du Concours : faire rayonner le rĂ©pertoire bellinien et offrir Ă  ses laurĂ©ats du Premier Prix, une date de concert aprĂšs la remise de la mĂ©daille.

« La Kassian », diva bellinienne

Le programme du rĂ©cital de La Garenne-Colombes montre l’intelligence dramatique dont sait faire preuve la soprano Anna Kassian : dĂ©jĂ  dans la succession des airs, passant de Bellini Ă  Donizetti puis Rossini afin de conclure par l’air somptueusement tragique de Bellini, extrait du Pirate. En Lucrezia, SĂ©miramis, Rosina, ImogĂšne, Anna Kassian revĂȘt toutes les facettes de la passion Ă©lĂ©gante et digne, dans un style ciselĂ©, celui fin et subtil, articulĂ© et profond du bel canto prĂ©verdien. La confirmation est de taille car la jeune diva avait souhaitĂ© passer le Concours Bellini fondĂ© par le maestro Marco Guidarini, pour dĂ©montrer justement ses aptitudes dans l’art bellinien, elle qui Ă©tait surtout sollicitĂ©e pour Verdi.

anna_kassian_soprano_concours-bellini-2014D’abord, les mĂ©lodies si rares et raffinĂ©es de Bellini chauffent la voix, de moins en moins dur, de plus en plus chaude, permettant Ă  l‘interprĂšte de raffiner peu Ă  peu son chant intĂ©rieur. Ce qui captive chez « La Kassian », c’est outre la puissance et l’agilitĂ©, une intelligence intime qui lui permet de colorer en profondeur chacun des personnages abordĂ©s. La couleur et l’intention spĂ©cifiques que la cantatrice apporte Ă  chaque air offre une leçon de dramatisation Ă  la fois intuitive et claire, d’un bel Ă©quilibre expressif. Premier air ample et d’une stature tragique, Lucrezia Borgia. La prĂ©sence scĂ©nique, la profondeur et la sincĂ©ritĂ© du style prolonge l’enthousiasme du jury du Concours Bellini 2013 qui lui avait valu son premier prix. Le rĂ©alisme donizettien, sa facultĂ© Ă  colorer et caractĂ©riser un portrait de princesse, intense et fragile Ă  la fois, brille d’un feu convaincant grĂące au chant trĂšs habitĂ© de la soprano qui pour cet air, chante sans partition, occupant tout l’espace de la scĂšne. Avec la Kassian, le rĂ©cital devient thĂ©Ăątre de la passion : le portrait d’une femme qui aime et se dĂ©chire. Sa SĂ©miramide a noble allure, ses vocalises bien en place, l’émission franche et claire au diapason de l’idĂ©al rossinien: voici de toute Ă©vidence une Reine, sĂ»re de son destin, affirmant son autoritĂ©.

PassĂ© l’entracte, deux Donizetti plongent dans ce bel canto frĂ©missant et palpitant, celui des amoureuses Ă©perdues, abandonnĂ©es (Il Barcaiolo, puis chantĂ©e en français : La Corrispondenza amorosa, colorĂ©e d’humour et de lĂ©gĂšretĂ© filigranĂ©e). RĂ©vĂ©lations d’un programme riche en nuances amoureuses et Ă©motionnelles, les deux Rossini qui suivent, accrochent davantage encore l’attention : vĂ©ritable scĂšne pathĂ©tique et tragique au fort contenu comique cependant (tout l’esprit de Rossini est lĂ ), « Adieux Ă  la vie » cristallise les derniĂšres volontĂ©s d’une Ăąme encore enivrĂ©e et aimante sur le ton facĂ©tieux d’une truculence Ă  peine masquĂ©e, parfois parodique. Le sensibilitĂ© et la finesse d’intonation d’Anna Kassian font mouche lĂ  encore dans cette scĂšne dramatique parfaite qui prĂ©figure le climat tragicodĂ©lirant de La Voix humaine, une sorte de soliloque dont Rossini tisse toutes les couleurs de la plainte, de la rĂ©signation, de l’accablement digne et fragile Ă  la fois. Il faut le talent  d’une immense comĂ©dienne pour rĂ©ussir sans vulgaritĂ© ni caricature ce long monologue a voce cola racontant dans le dĂ©tail les Ă©preuves et dĂ©fis d’un cƓur d’amour Ă©pris: « La Kassian » y pourvoit sans failles. Enfin aprĂšs une Rosina malicieuse Ă  souhait, Ă  la vocalitĂ  astucieuse et piquante, voici le grand air tragique d’ImogĂšne, superbe incarnation Ă  laquelle la soprano, tendue, habitĂ©e et mĂȘme hallucinĂ©e offre toute sa finesse d’expression, sa formidable versatilitĂ© dramatique.

Pianiste fin et nuancĂ©, Patrick Ivorra veille Ă  ne pas couvrir la voix de l’interprĂšte : il prolonge idĂ©alement sa coopĂ©ration aux Ă©ditions antĂ©rieures du Concours, et mĂȘme sa complicitĂ© avec Anna Kassian pendant tout le rĂ©cital, tire profit de cette expĂ©rience spĂ©cifique oĂč l’instrument ne fait pas qu’accompagner : il instaure un climat (en particulier dans le prĂ©lude purement instrumental du grand air d’ImogĂšne), rĂ©pond Ă  la passion contrastĂ©e d’une authentique actrice. Leur duo est convaincant.

 

 

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En nous offrant comme bis un extrait de L’Amour masquĂ© de Messager, Anna Kassian dĂ©ploie dans la dĂ©tente retrouvĂ©e, la vivacitĂ© comique, d’une lĂ©gĂšretĂ© impliquante, d’une amoureuse maĂźtresse, touchĂ©e et de façon tendre et sincĂšre par la bĂȘtise des hommes : « C’est bĂȘte un homme
 alors vous pensez
 deux ! » s’exclame la diva avec un talent de vĂ©ritĂ© peu commun. Actrice et cantatrice jusqu’à la pointe des cils, Anna Kassian nous fait dĂ©jĂ  espĂ©rer de nouvelles soirĂ©es lyriques toutes aussi convaincantes et inventives. On attend avec impatience sa Despina dans Cosi fan tutte, le nouveau jalon de l’intĂ©grale Mozart Da Ponte sous la direction de Teodor Currentzis, prochain coffret cd Ă  paraĂźtre chez Sony classical dont elle devrait ĂȘtre la vedette souhaitons-le, cocasse, fulgurante, enchantĂ©e.

Compte rendu, récital lyrique. La Garenne Colombes. Théùtre de la Garenne, le 17 octobre 2014. Récital de la soprano Anna Kassian. Bellini, Donizetti, Rossini.  Patrick Ivorra, piano.

LIRE aussi le compte rendu de notre collaborateur Nicolas Grieneberger lors de la finale du Concours Bellini 2013 à Paris (Conservatoire CRR, rue de Madrid). 

 

 

 

RĂ©cital Anna Kassian, soprano Ă  la Garenne Colombes (92)

kassian annaLa Garenne Colombes (92) : RĂ©cital Anna Kassian, le 17 octobre 2014, 20h. RĂ©cital Ă©vĂ©nement ce 17 octobre au ThĂ©Ăątre nouveau de La Garenne dans les Hauts de Seine : la jeune diva rĂ©vĂ©lĂ©e lors du dernier Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini offre un programme belcantiste dans la lignĂ©e de son air hallucinĂ©, saisissant d’ImogĂšne extrait du Pirate de Bellini, et qui lui a valu en 2013, le Premier Prix du Concours Bellini Ă  l’unanimitĂ©. Elle vient d’incarner HĂ©lĂšne des VĂȘpres Siciliennes de Verdi Ă  l’OpĂ©ra de Nice sous la direction de Marco Guidarini et chante Despina du Cosi Ă  paraĂźtre chez Sony Classical sous la direction de Teodor Currentzis. Voix veloutĂ©e et diction claire et incarnĂ©e, la jeune diva a tout d’une grande tragĂ©dienne bellinienne : le pathĂ©tique et la dignitĂ©, le style et l’émotivitĂ©, la finesse et la musicalitĂ©. La soprano convainc par son chant habitĂ©, son souci du verbe et de la situation dramatique, la finesse veloutĂ© du timbre et une prĂ©sence qui frappe immĂ©diatement. RĂ©cital Ă©vĂ©nement. VOIR LA VIDEO : ImogĂšne chantĂ©e par Anna Kassian (Concours Bellini, octobre 2013).

 

Bellini_vincenzo_belliniLe concert prĂ©lude Ă  la prochaine Ă©dition (4Ăšme) du Concours International de Bel Canto Vincenzo Bellini qui a lieu au ThĂ©Ăątre de la Garenne Colombes les 30 et 31 octobre 2014. Douze candidats ont Ă©tĂ© scrupuleusement sĂ©lectionnĂ©s par le maestro Marco Guidarini, avant d’ĂȘtre les 30 et 31 octobre prochains soumis Ă  l’évaluation du un jury placĂ© sous la prĂ©sidence d’Alain Lanceron (Warner Music Group). AprĂšs Pretty Yende (2010), Anna Kassian (2013), quel(le) sera la(e) prochain(e) laurĂ©at(e) du Concours Bellini 2014 ? RĂ©ponse le 31 octobre au terme de la finale.

+ d’Infos sur le site de La Garenne Colombes

 

 

RĂ©cital Anna Kassian, soprano (Premier Prix Concours Bellini 2013),
le 17 octobre, 20h

Réservation sur le site de la FNAC ou au Théùtre 01 72 42 45 85
Théùtre de La Garenne Colombes : 22, avenue de Verdun
TĂ©l.: 01 72 42 45 74

 

Bellini
Malinconi, ninfa gentile
Vanne, o rosa fortunata
Almen se non poss’io
Ma rendi pur contento

Donizetti
ScĂšne finale de Lucrezia Borgia

Rossini
Bel raggio lusinghier
SĂ©miramis, cavatine

—-

Donizetti
Il Barcaiolo
La corrispondenza amorosa

Rossini
Adieux Ă  la vie
Le Barbier de SĂ©ville : Air de Rosine
Una voca poco fa

Bellini
Il Pirata, scùne finale d’Imogùne

 

4Ăšme Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini
Théùtre de La Garenne Colombes
Demi-finale 30 octobre 2014 Ă  19h
Finale 31 octobre 2014 Ă  20h.

MusicArte Productions site : www.concoursinternationaldebelcantovincenzobelllini.com

 

 

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VOIR LA VIDEO : ImogÚne chantée par Anna Kassian (Concours Bellini, octobre 2013).

Compte rendu, opĂ©ra. Paris. OpĂ©ra National de Paris (Bastille), le 24 avril 2014. Bellini : I Capuleti e i Montecchi. Yun Jung Choi, Karine Deshayes, Charles Castronovo… Orchestre et choeur de l’OpĂ©ra National de Paris. Bruno Campanella, direction musicale. Robert Carsen, mise en scĂšne.

Bellini_vincenzo_belliniNouvelle reprise de I Capuleti et Montecchi de Bellini Ă  l’OpĂ©ra National de Paris. L’OpĂ©ra Bastille accueille la production de Robert Carsen de 1996. Le choeur et l’orchestre maison sont dirigĂ©s par Bruno Campanella. La distribution se voit modifiĂ©e Ă  cause d’Ekaterina Siurina souffrante. Yun Jung Choi (prochaine Eurydice dans l’OrphĂ©e et Eurydice de Gluck/Bausch) la remplace 
 heureusement.

La revanche de La ZaĂŻra

Vincenzo Bellini (1801-1835), sicilien d’une nature fine et sensible, d’un tempĂ©rament rĂȘveur et passionnĂ©, est aussi l’un des mĂ©lodistes italiens les plus inspirĂ©s de la premiĂšre partie du XIXe siĂšcle. La crĂ©ation de sa tragĂ©die lyrique en deux actes, I Capuleti e i Montecchi (1830) reprĂ©sente en vĂ©ritĂ© une sorte de revendication. En effet, 80% de la musique vient d’un opĂ©ra prĂ©cĂ©dent La ZaĂŻra, qui fut un horripilant Ă©chec Ă  Parme. Le livret de Felice Romani est une adaptation d’un livret Ă©ponyme que l’auteur a Ă©crit pour le compositeur Nicola Vaccai, et inspirĂ© non pas de Shakespeare mais d’un autre livret d’opĂ©ra, celui de Giuseppe Maria Foppa intitulĂ© Giulietta e Romeo, mis en musique en 1796 par Niccolo Zingarelli, Ă  son tour inspirĂ© par la nouvelle de Masuccio Salernitano datant du XVe siĂšcle. Ceci explique l’Ă©conomie des personnages et l’intrigue resserrĂ©e (Mercutio et bal sont absents, entre autres). Le conflit de ces familles est mis en musique par Bellini avec la mĂ©lancolie Ă©lĂ©giaque qui lui est propre, mais aussi avec une ardeur martiale remarquable.

L’Orchestre de l’OpĂ©ra National de Paris sous la direction de Bruno Campanella sert la partition d’une façon tout Ă  fait correcte, quoi que peu distincte. Au niveau instrumental (comme souvent le cas chez Bellini et en termes plus gĂ©nĂ©raux au belcanto du XIXe), l’Ă©criture paraĂźt souvent simple et superficielle, dans ce sens Bruno Campanella se focalise sur la clartĂ©. Sage dĂ©cision, mais peut-ĂȘtre un peu trop sage. Soulignons cependant la performance des violoncelles et de la harpe. Le feu, la douleur, l’ardeur viennent surtout des chanteurs engagĂ©s.
Karine Deshayes dans le rĂŽle travesti de RomĂ©o affirme une performance d’une grande sensibilitĂ©, avec beaucoup de cƓur. Ce type de rĂŽles lui va trĂšs bien. Si elle n’a pas toujours la meilleure des projections, elle rĂ©ussit sans doute Ă  donner une prestation, peut-ĂȘtre inĂ©gale, mais riche en Ă©motions 
 bouleversante au final. Yun Jung Choi quant Ă  elle est une Giulietta presque mozartienne ! Les adeptes du belcanto idiosyncratique et affectĂ© de la vieille Ă©cole seront peut-ĂȘtre offensĂ©s par la belle et claire ligne de chant de la soprano, ou encore par la vĂ©racitĂ© de ses gestes et la grande dignitĂ© de ses sentiments, frappante, et sans affectation. Elle touche les cƓurs avec la romance du 2e acte « Oh ! Quante volte ! » ou encore dans le duo d’amour et de ferveur avec RomĂ©o « Si, fuggire ». Dans ce dernier les deux chanteuses s’harmonisent quasi sublime, pour le grand bonheur des spectateurs. Remarquons Ă©galement la performance de Charles Castronovo dans le rĂŽle de Tebaldo, cousin de Giulietta et Ă©pris d’elle, et celle du Lorenzo de Nahuel di Pierro. Le premier chante peu, mais ravit l’auditoire avec son « E serbata a questo acciaro » au premier acte grĂące au timbre sombre et tout Ă  fait hĂ©roĂŻque de sa voix. Le dernier peine Ă  convaincre au premier acte mais se rĂ©vĂšle au deuxiĂšme, avec une belle projection et un beau contrĂŽle de sa ligne de chant.

Finalement que dire de la mise en scĂšne de Robert Carsen ? Tout d’abord nous sommes heureux de dĂ©couvrir qu’une production d’il y a presque 20 ans, sert toujours aussi bien le texte et la partition, ceux d’une Ɠuvre de plus de 180 ans. Les livrets Belliniens ne sont pas du tout Ă©vidents Ă  mettre en scĂšne, seulement un artiste habile et intelligent comme l’est Carsen peut le faire et sortir vainqueur (remarquons qu’il s’agĂźt de la 4e reprise de sa production dans ce lieu). Outre les qualitĂ©s esthĂ©tiques (le rouge sang omniprĂ©sent mais jamais distrayant, les costumes d’inspiration historique de Michael Levine, etc.), sa conception est d’une grande lisibilitĂ©. L’Ă©conomie des moyens ainsi que le travail d’acteur solide (quoi qu’encore perfectible), font leur effet sur un public captivĂ©… ma non troppo. Nous vous invitons Ă  redĂ©couvrir ce bijoux martial et langoureux du belcanto romantique dans cette production toujours pertinente et mĂȘme fabuleuse, encore Ă  l’affiche Ă  l’OpĂ©ra Bastille le 30 avril, ainsi que les 3, 8, 13, 17, 20 et 23 mai 2014.

Paris. OpĂ©ra National de Paris (Bastille), le 24 avril 2014. Bellini : I Capuleti e i Montecchi. Yun Jung Choi, Karine Deshayes, Charles Castronovo… Orchestre et choeur de l’OpĂ©ra National de Paris. Bruno Campanella, direction musicale. Robert Carsen, mise en scĂšne.

Compte-rendu : Reims. Opéra, le 3 mai 2013. Bellini : I Capuleti e i Montecchi. Jessica Pratt, Florian Laconi. Luciano Acocella, direction musicale. Nadine Duffaut, mise en scÚne

I capuleti e i motecchi de Bellin Ă  ReimsPour deux reprĂ©sentations seulement, l’OpĂ©ra de Reims affiche I Capuleti e i Montecchi de Bellini, dans une production prĂ©sentĂ©e voilĂ  trois ans sur la scĂšne de l’OpĂ©ra d’Avignon. Une mise en scĂšne classique et efficace de Nadine Duffaut, qui s’efface devant la musique et sait la servir. La scĂ©nographie utilise habilement de nombreuses toiles peintes figurant de hauts murs infranchissables et oppressants ; elle sĂ©pare et isole l’avant-scĂšne par un tule tantĂŽt translucide, tantĂŽt opaque, les grandes parois rouges occupant peu Ă  peu tout l’arriĂšre du dĂ©cor n’étant pas sans Ă©voquer Robert Carsen. Un travail en apparence simple, qui laisse aux voix toute leur libertĂ©.

 

 

Deux beaux amants de VĂ©rone

 

La distribution rĂ©unie ici cristallise principalement l’attention autour du couple central. Aux cĂŽtĂ©s d’un Capellio efficace d’Ugo Guagliardo et d’un Lorenzo d’Eric Martin-Bonnet qui ne fait sonner vĂ©ritablement sa voix qu’à partir du second acte, Florian Laconi montre des progrĂšs notables dans la hauteur d’émission et la franchise des attaques dans l’aigu, la voix semblant avoir gagnĂ© en focalisation et en rayonnement. Les vocalises se rĂ©vĂšlent bien nĂ©gociĂ©es, seul demeure un legato parfois hĂąchĂ©, notamment dans les gruppetti cadentiels.
Belle dĂ©couverte que le Romeo de la jeune mezzo-soprano quĂ©bĂ©coise Julie Boulianne. DĂšs son air d’entrĂ©e, la chanteuse touche par son Ă©motion Ă  fleur de lĂšvres, servie par un superbe timbre corsĂ© et charnu, une technique solide et une sensibilitĂ© musicale Ă©vidente. Sa cabalette impressionne par ses variations jusqu’à l’aigu et sa fougue menaçante. Une flamme qui brĂ»lera tout au long de la reprĂ©sentation, peignant un Romeo volontaire et farouche, trĂšs attachant. La scĂšne du tombeau retrouvera la mezzo plus engagĂ©e encore, dĂ©chirante de douleur contenue, colorant ses mots avec un art de mĂ©lodiste et un sens des nuances que permet ce thĂ©Ăątre Ă  dimension humaine. Son incarnation se marie parfaitement avec celle, comme plus distante, de l’australienne Jessica Pratt.
PrĂ©cĂ©dĂ©e d’une flatteuse rĂ©putation dans le rĂ©pertoire belcantiste, la soprano fait admirer sa maĂźtrise du vocabulaire technique et musical propre Ă  ce rĂ©pertoire, Ă  l’occasion de sa prise de rĂŽle en Giulietta. AprĂšs un « O quante volte » remarquable mais un rien scolaire, elle semble peu Ă  peu se libĂ©rer du trac et prendre de l’assurance, pour offrir un portrait trĂšs abouti de l’hĂ©roĂŻne. Legato Ă  l’archet, art du chiaroscuro, pianissimi adamantins, trilles parfaitement battus, suraigus puissants, elle se rĂ©vĂšle comme une digne hĂ©ritiĂšre de Lella Cuberli, dont elle recueille rĂ©guliĂšrement les conseils. Attention toutefois Ă  un vibrato qui, par instants, se relĂąche imperceptiblement. Une superbe artiste, qui promet de grandes rĂ©ussites dans les Ɠuvres de l’ottocento italien.  De son cĂŽtĂ©, le chƓur de l’ECLA, renforcĂ© par des choristes d’Avignon, assure sa partie avec conviction et rĂ©alise une prestation tout Ă  fait honorable.
Couvant amoureusement tous les interprĂštes, Luciano Acocella tire le meilleur des musiciens de l’orchestre, peu habituĂ©s Ă  ce rĂ©pertoire, et si quelques dĂ©calages ne peuvent ĂȘtre Ă©vitĂ©s, il sait leur insuffler le sens du phrasĂ© bellinien, Ă©vitant tout effet facile. On saluera notamment une trĂšs belle harpe solo, au rubato parfaitement maĂźtrisĂ©, pour le premier air de Giulietta. Et c’est une ovation chaleureuse de toute la salle qui accueille, au rideau final, cette soirĂ©e de bel canto.


Reims. Opéra, 3 mai 2013. Vincenzo Bellini : I Capuleti ei Montecchi.
Livret de Felice Romani. Avec Giulietta : Jessica Pratt ; Romeo : Julie Boulianne ; Tebaldo : Florian Laconi ; Capellio : Ugo Guagliardo ; Lorenzo : Eric Martin-Bonnet. ChƓurs : Ensemble Lyrique Champagne-Ardenne et OpĂ©ra d’Avignon. Orchestre de l’OpĂ©ra de Reims. Luciano Acocella, direction musicale. Mise en scĂšne : Nadine Duffaut. DĂ©cors : Emmanuelle Favre ; Costumes : Katia Duflot ; LumiĂšres : Philippe Grosperrin ; ChorĂ©graphie : Dominique Meresse

Illustration : le ténor Florian Laconi (DR)

Compte rendu : Paris. Opéra Bastille, le 25 novembre 2013. Bellini : I Puritani. Maria Agresta, Dmitri Korchak. Michele Mariotti, direction musicale. Laurent Pelly, mise en scÚne.

Les Puritains (1835), derniĂšre Ɠuvre de Vincenzo Bellini (1801-1835) sont prĂ©sentĂ©s Ă  l’OpĂ©ra National de Paris (Bastille) dans une nouvelle production signĂ©e Laurent Pelly. Ecrite pour Paris, il y a presque deux siĂšcles et pour un quatuor des solistes extraordinaires, l’ultime partition de Bellini suscite toujours les plus vifs sentiments chez le public parisien. Pour cette premiĂšre, la distribution est plutĂŽt jeune et le quatuor d’antan, Ă©voquĂ© par l’investissement redoutable des chanteurs.

Le cas Bellini

Bellini_vincenzo_belliniL’intrigue est trĂšs librement et dĂ©corativement inspirĂ© du conflit entre Puritains et Royalistes dans l’Angleterre du XVIIe siĂšcle. Elvira, fille d’un gouverneur puritain Ă  Ă©tĂ© promise en mariage Ă  Riccardo, mais elle est finalement donnĂ©e Ă  Arturo, secret partisan des Stuart dont elle est Ă©prise. Cela grĂące Ă  l’intervention de son oncle Giorgio auprĂšs du pĂšre. Peu avant leur cĂ©rĂ©monie de mariage, Arturo retrouve la veuve du roi Enrichetta, reine d’Angleterre : il dĂ©cide de fuir avec elle. Elvira sombre dans la folie, atteinte et dĂ©truite pendant deux actes, jusqu’au retour d’Arturo et sa mort imminente. Les sympathisants des Stuart sont au final pardonnĂ©s et le couple retrouve le bonheur. TrĂšs peu de drame alors, mais presque 3 heures de belle musique. Il paraĂźt que Laurent Pelly a souhaitĂ© laisser la musique s’exprimer, choix comprĂ©hensible vu … la mince intrigue. Les dĂ©cors fantastiques de Chantal Thomas s’inscrivent dans la mĂȘme idĂ©e. Il s’agĂźt d’une structure mĂ©tallique vide reprĂ©sentant un chĂąteau anglais du XVIIe, oĂč Elvira existe comme s’il s’agissait d’une cage. La sobriĂ©tĂ© se voie Ă©galement dans les costumes d’inspiration historique, beaux et stylisĂ©es. Le travail avec les acteurs-chanteurs se dĂ©marque par le souci d’Ă©pure ; si le quatuor des solistes est de surcroĂźt investi au niveau thĂ©Ăątral, reconnaissons qu’Elvira, comme les chƓurs d’ailleurs, aurait pu courir de droite Ă  gauche un peu moins souvent.

 

 

Puritains ou pas ?

 

Pour la nouvelle production, la maison nationale parisienne donne aux jeunes les rĂŽles principaux. Le public est complĂštement charmĂ© par leur performance dont l’effort est Ă©vident. Le baryton Mariusz Kwiecien dans le rĂŽle de Riccardo ouvre l’Ɠuvre avec un air dĂ©monstratif du gĂ©nie bellinien, « Ah per sempre io ti perdei » d’une mĂ©lancolie ravissante ! Il chante son rĂŽle avec force et sentiment, et agrĂ©mente sa ligne des modulations dĂ©licates. Giorgio, l’oncle d’Elvira est interprĂ©tĂ© magistralement par Michele Pertusi. Sa voix noble et profonde est Ă©mouvante en solo, Ă©difiante dans les ensembles. Si au niveau scĂ©nique le duo entre Riccardo et Giorgio Ă  la fin du deuxiĂšme acte « Suoni la tromba » n’impressionne pas (chanteurs immobiles dans le plateau vide), au niveau musical les deux voix Ă  l’unisson dans une cabalette d’une grande simplicitĂ© prĂ©figurent dĂ©jĂ  tous les hymnes Ă  la libertĂ© du siĂšcle. Si le public n’explose pas de fanatisme patriotique comme ce fut le cas Ă  la premiĂšre en 1835, il est nĂ©anmoins touchĂ©.

Le couple amoureux de Maria Agresta et Dmitri Korchak est attendrissant par la fraĂźcheur de leur jeunesse. C’est la premiĂšre fois qu’elle se prĂ©sente Ă  l’OpĂ©ra National de Paris. Choix audacieux qu’on accepte puisque nous croyons Ă  l’idĂ©e qu’il faut donner de la visibilitĂ© et des opportunitĂ©s aux jeunes chanteurs, les futures vedettes de l’horizon lyrique.

La soprano a un timbre d’une beautĂ© particuliĂšre, une voix puissante et ronde, plus impressionnante dans les registres grave et central que dans l’aigu. Elle est davantage touchante et bouleversante dans sa prestation d’une grande sensibilitĂ©. Lors de sa scĂšne de folie au dĂ©but du deuxiĂšme acte « Qui la voce sua soave… Vien diletto », elle frappe l’auditoire avec un mĂ©lange de douceur dans la dĂ©clamation intiale et d’entrain dans les attaques brillantes de la cabalette finale. Le public la rĂ©compense trĂšs chaleureusement, mais elle doit encore mĂ»rir dans ce rĂ©pertoire, car elle peine souvent avec les aigus et sa colorature n’est pas trĂšs propre. Le bel canto difficile doit paraĂźtre facile, et ce ne fut malheureusement pas le cas ce soir.
Cependant nous trouvons que c’est un bel et bon effort. De mĂȘme pour l’Arturo de Dmitri Korchak, complĂštement investi et rayonnant dans une prestation Ă  la fois hĂ©roĂŻque et sentimentale. Pourtant sa ligne de chant est souvent surmenĂ©e… Si son piano comme son timbre sont d’une indĂ©niable beautĂ©, il n’arrive pas Ă  chanter les notes suraiguĂ«s et n’est pas du tout souple dans l’émission. NĂ©anmoins, leur duo au troisiĂšme acte « Vieni, vieni fra queste braccia » ravit les cƓurs. Nous adhĂ©rons complĂštement Ă  l’expression bien jouĂ©e et bien chantĂ©e d’un couple si Ă©prouvĂ©.

Remarquons Ă©galement le chƓur de l’OpĂ©ra National de Paris, sans doute l’un des personnages principaux. Il dĂ©borde de brio et impressionne en permanence dans les nombreux affects qu’il doit reprĂ©senter. Excellent travail du chef de chƓur Patrick Marie Aubert. Le jeune chef Michele Mariotti fait ses dĂ©buts Ă  l’OpĂ©ra de Paris ce soir. Il dirige l’orchestre de l’opĂ©ra avec finesse et s’accorde bien au chant pour la plupart. Il arrive parfois que l’orchestre couvre les chanteurs par trop de brillance, mais plus souvent le concertato est efficace. Outre le choix des tempi plutĂŽt ralentis  (peut-ĂȘtre pour aider les chanteurs?), la prestation est sensible et Ă©lĂ©gante.

Paris. OpĂ©ra National de Paris (Bastille), le 25 novembre 2013. Bellini : I Puritani. Maria Agresta, Dmitri Korchak, Mariusz Kwiecien, Michele Pertusi… Orchestre et choeur de l’OpĂ©ra National de Paris. Michele Mariotti, direction musicale. Laurent Pelly, mise en scĂšne. I Puritani de Bellini sont encore Ă  l’affiche Ă  l’OpĂ©ra Bastille les 3, 6, 9, 12, 14, 17 et 19 dĂ©cembre 2013.

 

Bellini: La Straniera

vincenzo-bellini-1France Musique, samedi 9 novembre 2013, 19h : La Straniera de Bellini. A la demande de Barbaja, intendant de la Scala de Milan, le jeune Bellini aurĂ©olĂ© d’une gloire grandissante grĂące au Pirate (triomphalement reçu dans la salle scaligĂšne en octobre 1827), compose la musique d’un nouvel opĂ©ra L’ÉtrangĂšre, La Straniera, dont la piĂšce de thĂ©Ăątre originelle avait Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©e Ă  Naples dĂšs dĂ©cembre 1827.
Le librettiste adorĂ© du compositeur, Felice Romani, tarde Ă  livrer son texte, et l’ouvrage ne sera finalement crĂ©Ă© que le 14 fĂ©vrier 1829. Lui aussi portĂ© en triomphe, grĂące entre autres au plateau des solistes, tous remarquables selon le propre tĂ©moignage du compositeur.

Vincenzo Bellini
La Straniera

France Musique
Samedi 9 novembre 2013, 19h

L’action se dĂ©roule en France sous le rĂšgne de Philippe Auguste : Bellini explore le climat de mystĂšre qu’il enveloppe d’une brume romantique et gothique ; l’Ă©criture vocale rompt dĂ©finitivement avec le vieux rĂ©citatif accompagnĂ© hĂ©ritĂ© de Rossini pour un arioso libre, vĂ©ritable discours textuel proche du langage parlĂ©. PrĂ©figurant le rĂŽle de Riccardo des Puritains, le personnage de Valdeburgo reste le plus bel emploi de baryton conçu alors par Bellini.  La romance d’Adelaide, son duo avec Arturo demeurent aussi des instants trĂšs rĂ©ussis qui expliquent certainement l’enthousiasme du parterre et l’admiration qu’exprima Berlioz Ă  l’endroit de La Straniera : une performance critique quand on sait le peu d’intĂ©rĂȘt du Français pour le bel canto italien…
Le sujet ressuscite la Bretagne au dĂ©but du XIVĂš : AdĂ©laide aimĂ©e d’Arturo n’est autre qu’AgnĂšs, l’Ă©pouse exilĂ©e de Philippe Auguste… Elle vit comme une ermite au bord du lac, telle une Ă©trangĂšre dont les habitants n’ont pas tardĂ© Ă  faire une sorciĂšre. La fin est des plus tragiques et confirme l’impossibilitĂ© pour Arturo promis Ă  une autre qu’il n’aime pas (Isoletta), de s’unir Ă  celle qu’il aime : le jeune homme comprenant qu’il  ne sera jamais l’Ă©poux d’AdĂ©laide,  se tue Ă  ses pieds.  Le tĂ©nor ivre d’amour, Ă©perdu et toujours impuissant, la soprano au secret tenace qui la tiraille, le baryton noble et qui affronte malgrĂ© lui le tĂ©nor … forment une maniĂšre de huit clos haut en couleurs dont l’interaction de plus en plus intense et expressive fonde le nouvel opĂ©ra romantique italien. De nos jours, l’ouvrage souffre d’une injuste rĂ©putation : il s’agit bien avant les Norma, Sonnambula et Lucia, du premier grand jalon de l’opĂ©ra romantique.