TOURS, Opéra. Le Barbier de Séville de ROSSINI de Pelly et Pionnier

babrier-pelly-rossini-tours-critique-trio-terzetto-acte-II-opera-critique-classiquenewsTOURS, OpĂ©ra. ROSSINI : Le Barbier de SĂ©ville : 29 janv – 2 fĂ©v 2020. Eblouissant Barbier de Rossini par Laurent Pelly et Benjamin Pionnier. jusqu’au 2 fĂ©vrier 2020. On ne saurait souligner la rĂ©ussite totale de cette production, pour certains, dĂ©jĂ  vue (crĂ©Ă©e Ă  Paris en 2017), mais Ă  Tours rĂ©activĂ©e sous la direction de Benjamin Pionnier et avec une distribution qui atteint l’idĂ©al.

Rossini en 1816, à peine âgé de 25 ans, ouvre une nouvelle ère musicale avec ce Barbier sommet d’élégance et de pétillance et qui semble sublimer le genre buffa. La réalisation à l’Opéra de Tours en exprime toutes les facettes, tout en soulignant aussi la justesse de Laurent Pelly qui signe ici l’une de ses meilleures mises en scène rossiniennes. Directeur des lieux, le chef d’orchestre Benjamin Pionnier est bien inspiré de programmer ce spectacle en le proposant aux tourangeaux. Une manière inoubliable de fêter l’année nouvelle et de poursuivre la saison lyrique 2019 – 2020 à Tours.

LIRE NOTRE PRÉSENTATION du Barbier de SĂ©ville de Rossini par Laurent Pelly et Benjamin Pionnier Ă  l’OpĂ©ra de Tours, jusqu’au 2 fĂ©vrier 2020. Production Ă©vĂ©nement

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Le BARBIER DE SÉVILLE Ă  l’OpĂ©ra de Tours

TOURS, Opéra. Eblouissant Barbier de Rossini par Laurent Pelly et Benjamin Pionnier. jusqu’au 2 février 2020. On ne saurait souligner la réussite totale de cette production, pour certains, déjà vue (créée à Paris en 2017), mais à Tours réactivée sous la direction de Benjamin Pionnier et avec une distribution qui atteint l’idéal.

Rossini en 1816, Ă  peine âgĂ© de 25 ans, ouvre une nouvelle ère musicale avec ce Barbier sommet d’élĂ©gance et de pĂ©tillance et qui semble sublimer le genre buffa. La rĂ©alisation Ă  l’OpĂ©ra de Tours en exprime toutes les facettes, tout en soulignant aussi la justesse de Laurent Pelly qui signe ici l’une de ses meilleures mises en scène rossiniennes. Directeur des lieux, le chef d’orchestre Benjamin Pionnier est bien inspirĂ© de programmer ce spectacle en le proposant aux tourangeaux. Une manière inoubliable de fĂŞter l’annĂ©e nouvelle et de poursuivre la saison lyrique 2019 – 2020 Ă  Tours.

 

 

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Dès l’Ouverture, lĂ©gère et Ă©lĂ©gante en particulier dans sa seconde partie, – hommage au Mozart viennois tissĂ© dans le raffinement et la subtilitĂ© des cordes, le souci de lĂ©gèretĂ© et de finesse s’affirme dans la direction du maestro.
Puis vient le miracle d’une mise en scène qui se dĂ©voile peu Ă  peu, limpide, facĂ©tieuse et aussi, elle mĂŞme Ă©lĂ©gantissime dans ses dĂ©placements, enchaĂ®nements et gestuelle en particulier les ensembles rĂ©glĂ©s au cordeau en une chorĂ©graphie souvent rĂ©jouissante. Laurent Pelly nous ravit en ce qu’il respecte a contrario de beaucoup de ses confrères, la musique, rien que la musique…
Propre aux mises en scène intelligentes, on y dĂ©tecte mille et une idĂ©es d’un Rossini non seulement divertissant surtout pertinent, profond dĂ©jĂ  fĂ©ministe en diable, d’une Ă©loquence sincère, brillante, virtuose. On redĂ©couvre la finesse d’une partition engagĂ©e sous la direction aĂ©rĂ©e et expressive de Benjamin Pionnier, pilote inspirĂ© de ce spectacle aussi sĂ©duisant qu’énergique.
C’est bien la musique, son essence fluide, miraculeuse que l’on cĂ©lèbre du dĂ©but Ă  la fin, jusque dans les rĂ©fĂ©rences visuelles des dĂ©cors oĂą toute l’action et les personnages semblent surgir d’immenses rouleaux de partitions ; mĂŞme Figaro y Ă©crit la mĂ©lodie de la romance d’Almaviva sous le balcon de Rosina, sur une immense portĂ©e vierge…
Même la tempête du II souffle des notes noires, bourrasque emblématique désormais de la furia imaginative du compositeur génial.

 

 

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On s’y dĂ©lecte de l’air moins connu de Rosina au dĂ©but du II, fausse leçon de chant qui doit paraĂ®tre vraie pour ne pas Ă©veiller les soupçons du vieux Bartolo. Opera dans l’opĂ©ra, Rosina y chante le rondo extrait du drame « l’inutile precautiozione » dont le sujet mĂŞme renvoie Ă  l’action qui se joue devant nous ; mise en abime subtile car tour au long de l’ouvrage Rossini nous parle de musique, de chant, en un tourbillon dramatique qui semble synthĂ©tiser toutes les ficelles du genre.
De la frĂ©nĂ©sie insolente et mordante de Beaumarchais, Rossini n’a rien omis ni attĂ©nuĂ©: il exprime mĂŞme l’audace et l’impertinence Ă  leur comble dans une jubilation maĂ®trisĂ©e.

Production Ă©vĂ©nement Ă  l’OpĂ©ra de Tours. Avec le Figaro de Guillaume Andrieu, la Rosina d’Anna Bonitatibus… Direction musicale : Benjamin Pionnier / mise en scène : Laurent Pelly. 3 reprĂ©sentations Ă©vĂ©nements à l’OpĂ©ra de Tours, les 29, 31 janvier puis 2 fĂ©vrier 2020.

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Opéra de Toursboutonreservation
Mercredi 29 janvier 2020 – 20h00
Vendredi 31 janvier – 20h
Dimanche 2 février – 15h

RÉSERVEZ :
http://www.operadetours.fr/le-barbier-de-seville

 

 

 

Direction musicale : Benjamin Pionnier

Mise en scène, décors et costumes : Laurent Pelly
Lumières : Joël Adam

Figaro : Guillaume Andrieux
Rosina : Anna Bonitatibus
Comte Almaviva : Patrick Kabongo
Bartolo : Michele Govi
Basilio : Guilhem Worms
Berta : Aurelia Legay
Fiorello : Nicholas Merryweather
Ambrogio et Notaire : Thomas Lonchampt

Choeur de l’Opéra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours
 

Barbier de Séville éblouissant à l'Opéra de Tours

 

© Sandra Daveau : les solistes de la production mise en scène de Laurent Pelly, Ă  l’OpĂ©ra de Tours jusqu’au 2 fĂ©vrier 2020.

  

 

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classiquenews-opera-de-tours-barbier-pelly-pionnier-critique-opera-classiquenews-partition-anna-bonitatibusIVRESSE ET FINESSE ROSSINIENNES… Ainsi les ensembles rayonnent de lĂ©gèretĂ©, de finesse oĂą les acteurs gazouillent, trĂ©pignent en un dĂ©licieux caquetage. La rĂ©vĂ©lation y prend en particulier deux visages admirables de justesse : le terzetto Ă  la fin du II associant Almaviva, Figaro, Rosina qui en rĂ©alitĂ© unit amoureusement Figaro et Rosina en leurs deux voix mĂŞlĂ©es qui se rĂ©pondent. Puis en un enchaĂ®nement que l’on voit rarement, l’air redoutable pour tout tĂ©nor “non piu resistere” – si peu chantĂ© par les tĂ©nors actuels, dans lequel Almaviva signifie au vieux Bartolo la fin dĂ©finitive de sa tyrannie crasse Ă  l’Ă©gard de Rosina. Une fin de non recevoir pour l’Ă©galitĂ© et la libertĂ© des femmes. RestituĂ© en situation, l’air prend une Ă©tonnante dimension dĂ©fensive et libertaire ; il souligne cette intelligence et cette acuitĂ© irrĂ©sistible de Rossini.
Au mérite de Benjamin Pionnier revient le choix (excellent) des solistes ; au sein d’une distribution qui sait caractériser chaque profil, se distinguent surtout la formidable Rosina de la si rossinenne Anna Bonitatibus : d’une rare justesse d’intonation, la cantatrice italienne cisèle le profil de la jeune séquestrée, prête à tout pour s’émanciper et suivre ce comte dont elle a auparavant interroger la fortune. Une fieffée séductrice, très avisée ; palmes spéciales au ténor Patrick Kabongo au timbre clair, flexible, franc dont l’agilité rend naturel ce bel canto rossinien si difficile voire raide ailleurs. Sa prise de rôle est une réussite totale. Dans la mise en scène rien que musicale de Pelly, les interprètes se livrent avec finesse et s’en donnent à cœur joie, sans omettre des saillies bien trash de la part de la vieille servante Berta, souvent coupée ; les chœurs de l’Opéra de Tours sont excellents : précis, impliqués, vrais acteurs qui renforcent encore l’impact délirant de certaines scènes. Production événement.

 

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LIRE aussi notre présentation du Barbier de Séville, Pelly / Pionnier à l’Opéra de TOURS, les 29 et 31 janvier 2020, puis 2 février 2020.
http://www.classiquenews.com/opera-de-tours-le-barbier-de-seville-par-pelly-et-pionnier/

 

 

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VOIR aussi notre REPORTAGE VIDEO Le Barbier de SĂ©ville Ă  l’OpĂ©ra de TOURS par Laurent Pelly et Benjamin Pionnier avec Anna Bonitatibus et Patrick Kabongo :

 

 

REPORTAGE ROSSINI Ă  l’OPERA DE TOURS : Le Barbier de SĂ©ville par Pelly et Pionnier (janv, fĂ©v 2020) from Classiquenews Classiquenews on Vimeo.