CRITIQUE, concert. Festival International de Besançon, Théâtre Ledoux, le 16 septembre 2021. Orchestre National de Lyon / Alexandre Kantorow /Paul Daniel.  

besancon festival concours 2021 classiquenewsCRITIQUE, concert. Festival International de Besançon, Théâtre Ledoux, le 16 septembre 2021. Orchestre National de Lyon / Alexandre Kantorow /Paul Daniel. Cette annĂ©e, le Festival International de Besançon (74ème Ă©dition) se couplait avec le fameux Concours International des jeunes chefs d’orchestre (57ème Ă©dition) et, fait assez exceptionnel, le Grand prix n’a pas Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©, trois « Mentions spĂ©ciales » s’y substituant (LIRE notre dĂ©pĂŞche ici : Palmarès du 57è Concours de Besançon 2021). Quant au festival proprement dit (qui se poursuit jusqu’au 25 septembre), il aligne, comme de coutume,  noms d’artistes confirmĂ©s et jeunes talents d’aujourd’hui, Ă  l’instar de Victor-Julien Laferrière ou d’Alexandre Kantorow. Ce dernier Ă©tait le centre d’intĂ©rĂŞt du concert de ce 16 septembre – avec rien moins que l’Orchestre National de Lyon comme Ă©crin, et le chef britannique Paul Daniel (Ă©galement prĂ©sident du Jury du concours) Ă  la baguette – dans un programme regroupant Saint-SaĂ«ns et Dvorak.

Le jeune pianiste français s’est fait un spĂ©cialiste des cinq concertos de Saint-SaĂ«ns dont on fĂŞte cette annĂ©e le centenaire de la disparition, et dont il a enregistrĂ© les 3ème, 4ème et 5ème opus (Erato). Mais c’est ici le 2ème qui a Ă©tĂ© retenu, un ouvrage composĂ© en seulement trois semaines en 1868 : destinĂ© au dĂ©part Ă  son ami Anton Rubinstein, c’est au final Saint-SaĂ«ns lui-mĂŞme qui tiendra la partie de piano, tandis que Rubinstein dirigeait l’orchestre. Commençant par une improvisation sur le modèle du 4ème Concerto de Beethoven, il met en valeur les qualitĂ©s de virtuose du pianiste. A ce petit jeu, pour ceux qui connaissent l’ébouriffante virtuositĂ© du concertiste, Kantorow excelle ; il dĂ©passe ici le cĂ´tĂ© de fantaisie brillante pour une interprĂ©tation pleine d’imagination, alternant entre romantisme, joyeusetĂ©, lĂ©gèretĂ© ; le tout conduit par une puissante Ă©nergie. Il brille ensuite dans un bis que nous n’avons pas reconnu…

Place à l’Orchestre seul en seconde partie de concert qui est entièrement dédiée à la 8ème Symphonie de Dvorak, peut-être la plus belle de l’œuvre symphonique du compositeur, avec la fameuse 9ème dite « du Nouveau Monde ». Et c’est une version enthousiasmante que le chef britannique nous donne, avec un ONL des grands soirs. Soulignons notamment la perfection, entre finesse et légèreté, des fameuses gammes descendantes (violons puis cordes graves) dans le magnifique Adagio, le rendu délicieusement grazioso de l’Allegretto ou encore la remarquable qualité des vents, particulièrement mis en valeur dans l’Allegro final.

Mentionnons qu’en pièce d’avant-propos, nous avons pu entendre une œuvre de la jeune compositrice française Camille Pépin (en résidence au festival), « La Source d’Yggdrasil », qui avait été créée lors des dernières Victoires de la Musique classique. A son écoute, force est de constater que cette composition est à la fois immédiatement accessible et fait preuve d’un grand savoir-faire, notamment par sa dynamique pleine d’entrain, une rythmique très soutenue et un phrasé assez descriptif qui s’apparente à de la (très bonne) musique de film.

CRITIQUE, concert. Festival International de Besançon, Théâtre Ledoux, le 16 septembre 2021. Orchestre National de Lyon/Alexandre Kantorow/Paul Daniel.

CRITIQUE, concert. La ROQUE D’ANTHERON, le 7 août 2021. Alex., JJ Kantorow. CHOSTAKOVITCH, SAINT-SAENS. SINFONIA VARSOVIA.

CRITIQUE, concert. La ROQUE D’ANTHERON, le 7 août 2021. Alex., JJ Kantorow. CHOSTAKOVITCH, SAINT-SAENS. SINFONIA VARSOVIA. Concert attendu dans la peur de l’orage qui a su rester à distance fort heureusement. Le ciel est favorable à la musique et le parc après l’orage a vu quelques étoiles briller en fin de soirée. Le génie musical de Jean-Jacques Kantorow, violoniste et chef d’orchestre à la renommée planétaire reprenait ce soir la baguette d’un orchestre qu’il a dirigé souvent et qu’il connaît bien. Un enregistrement des concertos de Camille Saint-Saëns avec Alexandre Kantorow il y a quelques années est une véritable pépite qui prouve le lien qui unit père et fils.

 

 

Kantorow père et fils sont toute musique !

 

 
Kantorow-jean-jacques-alexandre-kantorow-concert-la-roque-antheron-piano-critique-concert-classiquenews-aout-2021

 

 

Le Sinfonia Varsovia en formation réduite joue deux adaptations de Daniel Walter. Le Quatuor à cordes n°3 de Dimitri Chostakovitch dans sa transcription pour quintette à vent et quintette à cordes est réalisé dans une formation type orchestre Mozart. Jean-Jacques Kantorow garde une allure dynamique ; il semble retrouver toute sa jeunesse. La grande bienveillance qui se dégage de sa direction ne laisse rien passer et obtient une précision parfaite de la part de chaque instrumentiste. L’orchestration particulièrement réussie donne aux vents et au cor toutes les particularités que Chostakovitch leur réserve. La direction est précise, claire, très efficace. La partition se développe avec clarté et l’énergie est constamment renouvelée par le chef. L’osmose entre chef et orchestre est magnifique et la partition de Chostakovitch devient limpide. Un grand moment de musicalité, lumineux, émouvant, découle de l’écoute de ce quatuor transformé si intelligemment et si habilement joué. Les qualités instrumentales du Sinfonia Varsovia sont tout à fait excellentes avec des bois particulièrement beaux et des solistes de chaque famille de cordes magnifiques. Insistons sur la qualité du chef et celle de cet excellent orchestre car lorsque le concerto se déroulera le soliste va par son jeu intense prendre la première place au risque de les éclipser. Il ne faudrait pas penser que l’orchestre va juste accompagner le génie pianistique d’Alexandre Kantorow, bien au contraire le Sinfonia Varsovia est, même dans cette dimension réduite, de tout premier plan et Jean-Jacques Kantorow est un chef extrêmement vigilant à tout ce qui se passe ; sans autoritarisme, il arrive à obtenir ce qu’il veut de chacun.

 

 

Alexandre-kantorow-piano-concert-la-roque-antheron-critique-concert-classiquenews-2021-aout

 

 L’entrĂ©e du jeune Alexandre Kantorow (23 ans) est très Ă©mouvante; l’orchestre le regarde avec une bienveillance rare et le chef, son père, l’accompagne sur scène avec une joie non dissimulĂ©e. DĂ©tendu en apparence mais dĂ©jĂ  très concentrĂ©, Alexandre se jette dans le dĂ©but très rhapsodique du terrible 2è concerto de Camille Saint-SaĂ«ns avec une autoritĂ© sidĂ©rante. Le geste large, des sonoritĂ©s d’orgue, une maĂ®trise rythmique toute en souplesse font de cette « prise en main » un moment sidĂ©rant. La rĂ©ponse de l’orchestre dans la mĂŞme manière donne le frisson. Nous sommes bien devant une rencontre entre gĂ©nies qui va faire date. Tout ce qui suit reste difficilement analysable tant les interprètes touchent Ă  la perfection sur tous les plans. Alexandre Kantorow a acquis une autoritĂ© sidĂ©rante, la puissance digitale s’est encore affirmĂ©e donnant plus de prĂ©sence Ă  son jeu avec une recherche de sonoritĂ©s amples et majestueuses admirablement adaptĂ©es Ă  ce premier mouvement. L’orchestre participe avec la mĂŞme ampleur puis le dialogue plus mĂ©lancolique se dĂ©ploie et l’osmose entre tous devient d’une rare Ă©vidence. La partition de Saint-SaĂ«ns s’en trouve magnifiĂ©e. Jean-Jacques Kantorow couve le pianiste du regard et semble avoir l’œil sur chaque musicien de l’orchestre, il est partout et entretient des liens avec chacun. Le rĂ©sultat est une parfaite connivence musicale qui magnifie le jeu du pianiste comme les solos de l’orchestre.

 

 

La magie des Kantorow, père et fils…
Féérique, ciselé,
le 2è Concerto de Saint-Saëns dans les étoiles

 

 

Dans le 2è mouvement, sorte de scherzo, Alexandre Kantorow allège son jeu avec une précision incroyable, il invente des notes perlées comme rebondies. La précision est partout dans le moindre trait du pianiste et chaque intervention de l’orchestre. C’est une véritable orfèvrerie suisse. La mécanique est absolument impeccable avec un véritable sens de l’humour partagé. La délicatesse du toucher d’Alexandre Kantorow a quelque chose de féérique. Après le deuxième mouvement le regard du père à son fils semble dire c’était magnifique es-tu vraiment prêt pour le final ? Tous vont s’engager dans la virevoltante tarentelle finale qui caracole à toute vitesse. C’est vertigineux, magnifique, sublime et l’humour des syncopes, rythmes décalés, enchantent les musiciens. Tout tombe à la perfection, cela avance sans prendre de repos, en entrainant le public avec lui dans la joie la plus grande. Ce mouvement final devient absolument jubilatoire avec des interprètes si doués.

Alexandre Kantorow trouve une ressource incroyable donnant toute son énergie dans ses traits virtuoses incroyables. Ses doigts volent, ses mains s’allongent, rien ne semble pouvoir limiter le jeu du pianiste. La joie explose de toute part sur scène comme dans la salle. Nous venons de vivre un moment exceptionnel et chacun en est bien conscient. Le public en transe obtient d’Alexandre Kantorow très épanoui et heureux, trois extraordinaires bis d’une belle générosité.

Le mouvement lent de la troisième sonate de Brahms est d’une beauté à faire fondre les cœurs de pierre les plus durs. La danse finale de l’oiseau de feu atteint sous ses doigts à une puissance orchestrale. La délicatesse et la mélancolie d’une ballade de Brahms permettent de laisser le public partir sur des sentiments plus apaisés. Chacun sait qu’il a vécu un instant magique. Le Château de Florans, dont le parc est un oasis de bonheur, a été béni des dieux une fois de plus.

 

  

 

CRITIQUE, concert. La Roque d’Anthéron. Auditorium du Parc. Dimitri Chostakovitch (1906-1975) /Daniel Walter (né en 1958) : Quatuor à cordes n° » en fa majeur op.73, transcription pour quintette à vents et quintette à cordes ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) / Daniel Walter (né en 1958) : Concerto pour piano et orchestre n°2 en sol mineur op.22, transcription pour piano et petit orchestre ; Sinfonia Varsovia ; Alexandre Kantorow, piano ; Jean-Jacques Kantorow, direction.

Photos : © Valentine Chauvin / La Roque d’AnthĂ©ron 2021

 

  

 

COMPTE-RENDU, concert. MONACO, le 16 mai 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, A Kantorow – J Rhorer.

Kantorow alexandre piano classiquenews festival WURTH critique classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, le 16 mai 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, A Kantorow – J Rhorer. C’est par une standing ovation (chose suffisamment rare Ă  Monaco pour ĂŞtre relevĂ©e !) que l’extraordinaire moment de piano que nous a livrĂ© la star montante du piano français (et mondial) Alexandre Kantorow (LaurĂ©at du prestigieux Concours TchaĂŻkovski) s’est conclu ! Un succès auquel doit Ă©galement ĂŞtre associĂ© le chef français JĂ©rĂ©mie Rhorer Ă  la tĂŞte d’un Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo plus fabuleux que jamais ! Photo : A Kantorow, DR.

De fait, dès son entrée dans l’arène de l’Auditorium Rainier III (après une rutilante Ouverture de Ruslan et Ludmila de Glinka !), le jeune pianiste instaure un climat incroyablement vivifiant de cette joute serrée entre orchestre et soliste qui est l’âme de cette extraordinaire (et diabolique !). Rhorer y déploie un phrasé d’une rigueur rythmique impeccable, parfaitement articulé, puissamment contrasté, sollicitant tous les pupitres (cordes, flûte, clarinette et trompette…) tandis que le pianiste, en totale symbiose avec la phalange monégasque, s’engouffre avec hardiesse et virtuosité dans ce torrent de notes qui alterne entre virtuosité percussive et méditation sensible. Une interprétation marquée d’une patente complicité entre soliste et chef et d’une virtuosité pianistique échevelée… qui trouvera son aboutissement dans un époustouflant troisième mouvement, extraordinaire par son climat un peu mystérieux entretenu par les cordes, d’où émergent les notes égrenées du piano. Puis le trait se durcit, et le tempo s’accélère bientôt dans une cavalcade finale captivante, imprégnée d’urgence, qui vient achever une lecture d’où se dégage autant d’émotion que de dextérité ! Une émotion dont seront empreints les deux bis extraits du corpus brahmsien, qui vaudront un déchaînement de vivats rarement entendu en Principauté !
Le concert se poursuit après une « pause technique » par l’exécution de la 3ème Symphonie (dite « Polonaise ») de Tchaïkovski, qui se trouve quelque peu « mal à l’aise » à la charnière des deux premières, toute de fraîcheur bucolique, et du massif insurmontable des herculéennes trois suivantes. Cela explique la relative défection de cette page symphonique, qui se positionne comme la mal aimée du cycle, mais également la moins connue du compositeur russe. On gagnerait pourtant à la réécouter, même si le premier et le dernier des cinq mouvements babillent un peu : l’orchestration de Tchaïkovski est ici tout entier, avec notamment un Scherzo d’une légèreté angélique, et à y regarder mieux, on s’aperçoit qu’elle annonce, en plus d’un endroit, les trois symphonies du destin. Jérémie Rhorer veille surtout ici à restituer une forme, à travers une lecture précise et décantée, au problématique Tempo di polacca final (qui vaut à l’ouvrage son titre de « Polonaise »). Sa lecture a surtout le mérite d’un réel engagement, sillon que suit un OPMC tout feu tout flamme !

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COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 16 mai 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Alexandre Kantorow, piano – JĂ©rĂ©mie Rhorer, direction.

LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’Ă©dition digitale pionnière sur YOUTUBE

lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’Ă©vĂ©nement tout digital du mois de juin 2020 (12, 13, 14 juin 2020). L’Orchestre National de Lille offre en accès direct sur youtube tous les concerts de l’Ă©dition 2020 ; une Ă©dition placĂ©e sous le signe du talent et de Beethoven. Suivez ici en direct, les concerts du LILLE PIANO(S) FESTIVAL : Alexandre Kantorox, Marie-Ange Nguci, David Kadouch, … l’improvisateur et pĂ©dagogue Jean-François Zygel qui nous parle de Ludwig Beethoven, dont le Festival joue, 250 ème anniversaire de la naissance oblige en 2020, l’intĂ©grale des Sonates pour violoncelle et piano(Jonas Vitaud, Victor Julien-Laferrière), le 3è Concerto pour piano et orchestre, avec l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (version inĂ©dite pour orchestre de cordes)… DIRECT Ă©vĂ©nement sur YOUTUBE ici / chaine Youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille

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RETROUVEZ ICI
TOUS LES CONCERTS
DU LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020
sur la chaĂ®ne youtube de l’ON LILLE
Orchestre National de Lille

 

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Et tous les replays de l’Orchestre National de Lille : FĂŞte de la musique (21 juin 2020), programmes pour les petits et les familles, Que se passe-t-il dans la tĂŞte du chef d’orchestre ?, les feuilletons pĂ©dagogiques, la tournĂ©e de l’ONL en Angleterre…

 

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RĂ©cital de piano : Alexandre Kantorow Ă  TOULOUSE (Jacobins)

TOULOUSE, ven 6 sept : Récital Alexandre KANTOROW. Kantorow… non pas le père (Jean-Jacques) éminent chef, mais son fils… Alexandre, jeune pianiste qui a foudroyé la planète classique et le petit milieu du piano mondial en remportant en juin 2019, l’illustre Concours Tchaikovski de Moscou : une première pour un français !!!

Kantorow alexandre piano classiquenews festival WURTH critique classiquenewsEn direct du Cloître des Jacobins à Toulouse (40ème édition 2019 du Festival Piano aux Jacobins). Fils du violoniste et chef d’orchestre Jean-Jacques Kantorow, Alexandre Kantorow (né en 1997 à Clermont-Ferrand) est à 22 ans, le premier français à remporter la médaille d’or et le Grand Prix du prestigieux Concours Tchaïkovski de Moscou (juin 2019). Lors de la finale, il a interprété le Deuxième Concerto pour piano de Tchaïkovsky et le Deuxième Concerto pour piano de Brahms, avec l’Orchestre symphonique de Russie Evgeny Svetlanov dirigé par Vasily Petrenko. alexandre Kantorow succède à d’autres précédents pianistes couronnés par le Concours Tchaikovsky, depuis sa création en 1958, où était sacré le pianiste américain Van Cliburn (un pied de nez en pleine guerre froide) : Vladimir Ashkenazy, Gregory Sokolov, Denis Matsuev… soit les pus grands pianistes russes actuels.

Dans la foulée de sa victoire, le chef Valery Gergiev lui propose avec son Orchestre du Mariinsky, une série de concerts en Europe.
A 11 ans, le jeune pianiste suit des cours particuliers avec Pierre-Alain Volondat, pianiste laurĂ©at du concours Reine Elisabeth en Belgique. Il entre ensuite Ă  la Schola Cantorum Ă  Paris dans la classe d’Igor Laszko avant d’intĂ©grer le Conservatoire national supĂ©rieur de Paris dans la classe de Franck Braley et Haruko Ueda. Il a ensuite poursuivi dans la classe de Rena Shereshevskaya Ă  l’Ecole normale de musique de Paris.

Le « jeune tsar » du piano français, a débuté sa carrière dès 16 ans quand il était invité aux folles journées de Nantes et de Varsovie avec le Sinfonia Varsovia. En juin 2019, il reçoit le prix du syndicat de la critique : « Révélation Musicale de l’année ». Un tempérament à suivre désormais et dont a déjà rendu compte notre rédacteur Hubert Stoecklin, Toulouse, le 15 février 2019 : concerto n°2 pour piano de Tchaïkovski…
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-toulouse-le-15-fev-2019-tchaikovsky-sibelius-alexandre-kantorow-john-storgards/

EXTRAIT de la critique du concert d’Alexandre Kantorow : « … il y a matière à colorer et phraser à l’envie. Et c’est ce qui frappe dans l’aisance du jeune musicien. Tout lui semble facile et tout ce qu’il fait est musique en toute simplicité, sans dureté et dans une souplesse d’une grande élégance. Les nuances sont extraordinairement creusées et l’écoute dans les moments chambristes (le trio dans l’andante) est fabuleuse. Cette manière de dialoguer et poursuivre les lignes musicales du violon et du violoncelle a été un véritable moment de grâce »…

TOULOUSE, cloître des Jacobins
Vendredi 6 septembre 2019, 19h45
Festival Piano aux Jacobins
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.pianojacobins.com/piano-jacobins-2019/alexandre-kantorow/

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Programme :


Johannes Brahms
Rhapsodie

Franz Liszt
Chasse-Neige n°12, ext. des Études d’exĂ©cution transcendante S. 139

Ludwig Van Beethoven
Sonate pour piano n°2 en la majeur op. 2 n°2

Johannes Brahms
Sonate pour piano n°2 en fa dièse mineur op.2

Gabriel Fauré
Nocturne n°6 en ré bémol majeur op.63

Alexandre Kantorow, piano

 

 

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VISITEZ le site du pianiste Alexandre Kantorow
https://agencedianedusaillant.com/artistes/alexandre-kantorow/

 

 

 

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logo_francemusiqueDiffusion en direct sur FRANCE MUSIQUE, ven 6 sept 2019, 20h. Alexandre KANTOROW…  En direct depuis le Cloître des Jacobins à Toulouse dans le cadre de la 40ème édition du Festival Piano aux Jacobins

RĂ©cital Alexandre Kantorow Ă  TOULOUSE (Jacobins)

TOULOUSE, ven 6 sept : Récital Alexandre KANTOROW. Kantorow… non pas le père (Jean-Jacques) éminent chef, mais son fils… Alexandre, jeune pianiste qui a foudroyé la planète classique et le petit milieu du piano mondial en remportant en juin 2019, l’illustre Concours Tchaikovski de Moscou : une première pour un français !!!

Kantorow alexandre piano classiquenews festival WURTH critique classiquenewsEn direct du Cloître des Jacobins à Toulouse (40ème édition 2019 du Festival Piano aux Jacobins). Fils du violoniste et chef d’orchestre Jean-Jacques Kantorow, Alexandre Kantorow (né en 1997 à Clermont-Ferrand) est à 22 ans, le premier français à remporter la médaille d’or et le Grand Prix du prestigieux Concours Tchaïkovski de Moscou (juin 2019). Lors de la finale, il a interprété le Deuxième Concerto pour piano de Tchaïkovsky et le Deuxième Concerto pour piano de Brahms, avec l’Orchestre symphonique de Russie Evgeny Svetlanov dirigé par Vasily Petrenko. alexandre Kantorow succède à d’autres précédents pianistes couronnés par le Concours Tchaikovsky, depuis sa création en 1958, où était sacré le pianiste américain Van Cliburn (un pied de nez en pleine guerre froide) : Vladimir Ashkenazy, Gregory Sokolov, Denis Matsuev… soit les pus grands pianistes russes actuels.

Dans la foulée de sa victoire, le chef Valery Gergiev lui propose avec son Orchestre du Mariinsky, une série de concerts en Europe.
A 11 ans, le jeune pianiste suit des cours particuliers avec Pierre-Alain Volondat, pianiste laurĂ©at du concours Reine Elisabeth en Belgique. Il entre ensuite Ă  la Schola Cantorum Ă  Paris dans la classe d’Igor Laszko avant d’intĂ©grer le Conservatoire national supĂ©rieur de Paris dans la classe de Franck Braley et Haruko Ueda. Il a ensuite poursuivi dans la classe de Rena Shereshevskaya Ă  l’Ecole normale de musique de Paris.

Le « jeune tsar » du piano français, a débuté sa carrière dès 16 ans quand il était invité aux folles journées de Nantes et de Varsovie avec le Sinfonia Varsovia. En juin 2019, il reçoit le prix du syndicat de la critique : « Révélation Musicale de l’année ». Un tempérament à suivre désormais et dont a déjà rendu compte notre rédacteur Hubert Stoecklin, Toulouse, le 15 février 2019 : concerto n°2 pour piano de Tchaïkovski…
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-toulouse-le-15-fev-2019-tchaikovsky-sibelius-alexandre-kantorow-john-storgards/

EXTRAIT de la critique du concert d’Alexandre Kantorow : « … il y a matière à colorer et phraser à l’envie. Et c’est ce qui frappe dans l’aisance du jeune musicien. Tout lui semble facile et tout ce qu’il fait est musique en toute simplicité, sans dureté et dans une souplesse d’une grande élégance. Les nuances sont extraordinairement creusées et l’écoute dans les moments chambristes (le trio dans l’andante) est fabuleuse. Cette manière de dialoguer et poursuivre les lignes musicales du violon et du violoncelle a été un véritable moment de grâce »…

TOULOUSE, cloître des Jacobins
Vendredi 6 septembre 2019, 19h45
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Programme :


Johannes Brahms
Rhapsodie

Franz Liszt
Chasse-Neige n°12, ext. des Études d’exĂ©cution transcendante S. 139

Ludwig Van Beethoven
Sonate pour piano n°2 en la majeur op. 2 n°2

Johannes Brahms
Sonate pour piano n°2 en fa dièse mineur op.2

Gabriel Fauré
Nocturne n°6 en ré bémol majeur op.63

Alexandre Kantorow, piano

 

 

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https://agencedianedusaillant.com/artistes/alexandre-kantorow/

 

 

 

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COMPTE-RENDU, concert piano. La Roque d’Anthéron le 26 juill 2019. Alexandre Kantorow. Rachmaninov, Fauré…

Kantorow_©-Christophe-GREMIOT_26072019-8-copie-400x225COMPTE-RENDU critique, concert piano. FESTIVAL INTERNATIONAL DE PIANO DE LA ROQUE D’ANTHÉRON, le 26 juillet 2019. ALEXANDRE KANTOROW, piano. Rachmaninov, Fauré, Beethoven, Stravinsky. Le jeune pianiste Alexandre Kantorow (âgé aujourd’hui de 22 ans), Premier Prix et Grand Prix du tout dernier concours Tchaïkovski, fut l’invité dès l’âge de 16 ans de la Folle Journée de Nantes et de Varsovie, où il fit ses premiers pas sur les scènes des festivals. Depuis il n’a cessé d’emporter l’enthousiasme sans réserve de tous ceux qui l’ont entendu à Paris, et partout ailleurs, ainsi qu’au disque: ces trois CD dont le dernier consacré aux concertos de Saint-Saëns, ont été unanimement salués par la critique, et récompensés. Le 26 juillet, Il se produisait sur la scène du parc du château de Florans, au Festival de la Roque d’Anthéron. Un premier récital très attendu en France après son triomphe à Moscou.

ALEXANDRE LE MAGNIFIQUE
Les gradins se sont remplis, les cigales sont aussi au rendez-vous, et il plane un parfum de liesse ce soir. Notre heureux champion arrive du fond de la scène, l’allure décontractée, chemise blanche, grand sourire, frais comme s’il revenait de trois semaines de vacances en Toscane, alors qu’il vient de passer une à une les épreuves du plus redoutable concours de piano au monde. Nous l’écoutons justement dans quelques unes de ces œuvres par lesquelles il a gravi l’Olympe musical, sans qu’à aucun moment le souffle lui ait manqué, sans que jamais son front ait perlé de sueur, sans que les traits de son visage se soient crispés par l’effort, comme ce fut le cas pour certains coureurs de fond du concours. Tout semble couler de source pour ce jeune musicien que rien n’effraie, ni n’impressionne. Les plus périlleuses acrobaties pianistiques sont pour lui tout au plus jeux de saute-mouton. Il ne tire pas jouissance de cette pure agilité, pas plus qu’il n’en étale la spectaculaire et factuelle démonstration, comme le ferait un circassien. La virtuosité il l’oublie et nous la fait oublier: elle n’est qu’au service de son imagination, de sa liberté, et de la flamme qui couve au fond de lui sa géniale inspiration. Et « génial » n’est pas trop fort. Car il y a quelque chose de singulier et d’authentique dans l’art d’Alexandre Kantorow, qui fait mouche à tout bout de « chant », loin du convenu, du consensuel ou au contraire de l’extravagant. Le jeune artiste est d’une maturité exceptionnelle: tout est pensé dans son jeu, l’intention, le son, l’architecture… et tout est vécu, du corps à l’esprit, ou vice-versa, en passant par le cœur. il y a cette cohérence entre le geste, le mouvement et la vision que rien n’entrave. Alexandre Kantorow est musicien de tout son être, et n’eût-il pas été pianiste, nous aurions pu l’imaginer danseur étoile!

Rachmaninoff, il l’a enregistré dans son second album « A la Russe » (Bis records). Son interprétation ce soir de la Sonate n°1 en ré mineur opus 28 subjugue: tout y est juste, dans les tensions, les élans dramatiques, les respirations, les détentes qui ne sont pas relâchement de la phrase, mais élargissement , ouverture. La musique y est comme soutenue de l’intérieur, tenue dans son intensité expressive, aussi bien dans les forte que dans les piano, et à la fois d’une plasticité étonnante sous ses doigts. Quelle conscience de la construction et en même temps quelle déclinaison expressive! Le lento (2ème mouvement) est d’une beauté ineffable, sous son toucher d’une infinie délicatesse, timbrant les voix juste ce qu’il faut pour la transparence de la polyphonie, effleurant les dernières doubles croches de la coda telles un impalpable soupir de l’âme. Et la fièvre du dernier mouvement allegro molto nous tient en haleine jusqu’au bout, jusqu’à sa fin crépitante et grandiose.

Tout se pose avec le nocturne n°6 de Fauré au climat très apaisé: le début d’une extrême douceur presque feutrée avance lisse, sans aspérités. Alexandre Kantorow dose à merveille les tensions et relâchements successifs, suspend, respire généreusement, illumine les scintillements de doubles croches par une économie de pédale, jouant telle un peintre d’un effet de pointillisme, pose de sa main gauche des octaves rondes et pleines, lance des étoiles filantes, chante à fleur de peau les aigus dans une finesse extrême, nous montre des paysages oniriques, nous conduit dans des atmosphères faites de gaz inconnus. On succombe à tant de charme!

La sonate n°2 opus 2 n°2 de Beethoven et L’Oiseau de Feu de Stravinski dans l’arrangement d’Agosti nous font apprécier une autre facette du musicien, à son aise dans tous les répertoires. Son approche dans cette deuxième partie de concert devient théâtrale. Sans aucunement compromettre le style, ni la tenue rythmique, Alexandre Kantorow, dans la conduite du discours de cette sonate de jeunesse, trouve subtilement son espace de liberté et d’expression: le cadre conventionnel devient alors une scène vivante et les registres du piano des tessitures. Son toucher clair brosse une tragédie lyrique, allie la légèreté de ton et une dramaturgie sans pathos. Il y a de la noblesse et de la dignité dans le Lento appassionato joué comme une marche solennelle, où chaque valeur de note ponctuant les temps est calculée au millimètre, où le jeu prend le poids d’un manteau de cérémonie dans les ff. Du délié de ses phrases au ferme staccato, le rondo grazioso final est tout en élégance et séduction.

Dans l’Oiseau de Feu, le pianiste n’a plus dix doigts, mais peut-être bien autant qu’il y a de touches sur le clavier. Quelle maîtrise, quelle prodigieuse vivacité, quelle incandescence! La Danse infernale explose de couleurs. Se livrant à un corps à corps avec le piano, son jeu resserré, brûlant, orchestral est d’une tension phénoménale. La Berceuse contraste par les mystères de ses pianissimi, et progresse vers le final où toutes les cloches de Moscou sont convoquées une à une, et où ses coupoles d’or resplendissent dans la lumière naissante d’un jour nouveau. C’est éblouissant et immense! Son Oiseau de feu est bien davantage qu’une performance technique: il s’en dégage une force vitale impressionnante. Alexandre Kantorow y fait preuve d’une puissante imagination poétique et d’un sens magistral de l’architecture, soutenus par engagement physique sans pareil. Passionnant!

Les gradins du parc Florans retentissent des applaudissements et des coups de talons du public car les mains ne suffisent pas pour saluer le talent du jeune héros. Respirant le bonheur comme il respire la musique, la lumière qui émane de son visage inonde tout autour de lui. Les applaudissements redoublent. Ovation debout. En bis, il jouera la douce Méditation de Tchaikovski extraite de son opus 72, et un fascinant Chasse-neige de Liszt (douzième étude d’exécution transcendante).  © crédit photo: Christophe Grémiot

COMPTE-RENDU critique, concert piano. FESTIVAL INTERNATIONAL DE PIANO DE LA ROQUE D’ANTHÉRON, le 26 juillet 2019. ALEXANDRE KANTOROW, piano. Rachmaninov, Fauré, Beethoven, Stravinsky.