CRITIQUE, opĂ©ra. WAGNER : Tristan und Isolde, le 9 juil 2021. Stuart Skelton (Tristan), Nina Stemme (Isolde) – mise en scĂšne : Simon Stone. LSO, London Symphony Orchestra – Direction musicale : Simon Rattle.

TRISTAN-ISOLDE-AIX-2021-RATTLE-critique-opera-classiquenews-Stemme-Skelton-ZeligCRITIQUE, opĂ©ra. WAGNER : Tristan und Isolde, le 9 juil 2021. Stuart Skelton (Tristan), Nina Stemme (Isolde) – mise en scĂšne : Simon Stone. LSO, London Symphony Orchestra – Direction musicale : Simon Rattle. Certes on nous avait « vendu » cette production comme « l’évĂ©nement d’Aix 2021 ». Que nenni. Dans un dĂ©cor annĂ©e 60, style Mad men, Isolde dans son salon avec vue sur l’ocĂ©an (histoire de faire rĂ©fĂ©rence au vaisseau qui est censĂ© la conduire jusqu’à la cour du roi Marke Ă  bord du bateau oĂč se trouve aussi Tristan), se morfond, pleine de ressentiment et d’ insatisfaction vis Ă  vis de celui qu’elle a jadis soignĂ© et aimĂ© secrĂštement sous le nom de 
 Tantris. Le premier acte qui est d’exposition, s’enlise dans un jeu d’acteurs statique, oĂč chacun, d’Isolde, Tristan / Tantris, Ă  Brangaine, figure comme une belle plante de salon. Orchestralement, sous la baguette de Rattle, les instrumentistes ne manquent pas de puissance comme d’expressivitĂ©, mais sonnent Ă©pais.
On attend l’acte II. La mise en scĂšne actuelle ne fait pas rĂȘver loin s’en faut surtout pour la magie nocturne de ce dĂ©but d’acte qui exprime les langueurs du dĂ©sir le plus absolu, appel sublime et nocturne Ă  l’anĂ©antissement de la conscience, loin du mensonge du jour
 Pas facile d’imaginer cette couleur mĂ©diĂ©vale du chevalier Tristan et de la princesse Yseult, la belle d’Irlande, couple mythique de l’amour absolu, dans ce dĂ©cor froid et glacial, style Ikea ou cantine d’Ephad
 avec verriĂšre industrielle (!).

Melot-marke-F-zelig-tristan-und-isolde-rattle-aix-2021-opera-critiqueHeureusement, dans toute production, il y a du bon. Franz-Josef Selig, wagnĂ©rien d’une rare subtilitĂ© (jusque sur la scĂšne de l’OpĂ©ra Bastille), Ă©blouit viscĂ©ralement en roi Marke, tĂ©moin malgrĂ© lui de l’effusion des amants magnifiques et maudits; par ses phrasĂ©s suggestifs, sa ligne vocale infinie, Ă©noncĂ©e en vrai diseur, comme enivrĂ©e par la poison de la jalousie et de l’impuissance face au couple divin Yseult / Tristan. Quelle leçon quand il exprime sa blessure car il est ainsi trahi par son cher (et aimĂ©) Tristan
 Il y a dans ce timbre blessĂ© de l’Amfortas Ă  venir ; ĂȘtre Ă  jamais marquĂ© dans sa chair et dans l’esprit par une trahison indĂ©lĂ©bile

De mĂȘme, percutant Dominic Sedgwick en Melot, insinueux, vindicatif et juvĂ©nile, ardent dans la dĂ©nonciation (de Tristan) d’un coeur jaloux et meurtrier (c’est lui qui poignarde Tristan en fin de II)

Dans les rĂŽles titres, hĂ©las les deux protagonistes font entendre la fatigue de voix hier brillantes ; on est Ă  100 lieux du couple jeune, du jeune chevalier et de la princesse
 La crĂ©dibilitĂ© scĂ©nique en pĂątit terriblement. Le brio et l’éclat psychologique, et toutes les nuances d’une partition scintillantes sont absentes. HĂ©las.

Au Festival d’Aix 2021,
dans une mise en scÚne désatreuse de Simon Stone,
TRISTAN PREND LE METRO PARISIEN ET MEURT DANS LA RAME

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Le III (Ă  3h44) fait valoir les limites et les incongruitĂ©s d’une mise en scĂšne trop dĂ©calĂ©e, une conception qui comme tant d’autres aujourd’hui recherche avant toute fusion avec la musique, sa propre grille de lecture ; une rame de mĂ©tro emporte les hĂ©ros marquĂ©s par leur destin ; l’admirable air du pĂątre (hautbois solo) qui dit tout le dĂ©nuement ultime des ĂȘtres impuissants et solitaires, est un musicien qui fait la manche
 Une voyageuse fait tomber des papiers en prenant son portable et demande son chemin
 Evidemment Tristan en habit de soirĂ©e se dispute avec Isolde puis est (encore) poignardĂ© par le jeune Melot tout de blanc vĂȘtu
 la rĂ©pĂ©tition, l’anecdotique, le manque de cohĂ©rence tranchent derechef avec ce qui a prĂ©cĂ©dĂ©. Le solo de Tristan blessĂ© gagne une certaine puissance dans cette rame de mĂ©tro qui va sa route, Ă  vive allure, aux arrĂȘts de plus en plus improbables
 Ainsi va la mise en scĂšne actuelle et le choix des directeurs de thĂ©Ăątres. On dĂ©route chaque soir un peu plus l’auditeur, surtout les nĂ©ophytes qui pensent alors dĂ©couvrir sur scĂšne les Ɠuvres marquantes du rĂ©pertoire, dans toute leur
 incohĂ©rence visuelle et scĂ©nique. Les amateurs d’opĂ©ra eux, restent dĂ©concertĂ©s par tant de confusion comme d’invraisemblance scĂ©nique.

C’est d’autant plus dommage que vocalement, le niveau est relevĂ© Ă  ce moment : Josef Wagner (Kurwenal, trĂšs impliquĂ©) ; particuliĂšrement Linard Vrielink (Hirt) excellent diseur
 Et Tristan lui-mĂȘme qui semble portĂ©, inspirĂ© par les insinuations sombres, crĂ©pusculaires de la musique, atteint cette articulation chantante et naturelle proche de la parole. Dans une quĂȘte de lui-mĂȘme qui est une confession dĂ©jĂ  psychanalytique, oĂč il meurt presque apaisĂ© car il s’est trouvĂ© ; a analysĂ© l’ampleur de son dĂ©sir pour Isolde. Celui qui a tout vĂ©cu, qui a tout compris, peut mourir en paix. Force est de reconnaĂźtre la prestation de Stuart Skelton qui donne tout, exprimant les affres de l’homme qui doute et est maudit par le philtre du dĂ©sir, mais s’émerveille toujours Ă  l’évocation d’Isolde. Autour de lui, les voyageurs du mĂ©tro, absents Ă  sa priĂšre, Ă  sa sincĂ©ritĂ© ensanglantĂ©e
 entrent et sortent de la voiture. A Goncourt, les deux amants se retrouvent, avant que Tristan n’expire.
Autant de voix qui timbrent et articulent enfin un Wagner chambriste, empĂȘtrĂ©, sublimĂ© dans les rets d’une langueur infinie. Reconnaissons Ă  Rattle aussi, le sens de la mesure, des Ă©quilibres chambristes d’une partition fleuve, suspendue. Et ici, visuellement dĂ©cortiquĂ©e et dĂ©naturĂ©e, rĂ©Ă©crite, Ă©clatĂ©e
 c’est Ă  dire Ă  la mode.
On reste perplexe voire agacĂ© par la « conception » de Simon Stone ; par ce chaos de tableaux incohĂ©rents qui finit par gĂȘner la perception de la musique et l’unitĂ© du drame conçu Ă  l’origine par Wagner. Pour les idĂ©es dĂ©co et quelques jeux de lumiĂšres, on veut bien reprendre le mĂ©tro avec le metteur en scĂšne australien, et l’inviter Ă  ne pas rater la station BHV HĂŽtel de ville


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CRITIQUE, opĂ©ra. WAGNER : Tristan und Isolde, le 9 juil 2021. Stuart Skelton (Tristan), Nina Stemme (Isolde) – mise en scĂšne : Simon Stone. LSO, London Symphony Orchestra – Direction musicale : Simon Rattle.

REVOIR Tristan und Isolde AIX 2021 – Rattle, Stone

https://www.arte.tv/fr/videos/103071-000-A/tristan-et-isolde-festival-d-aix-en-provence-2021/

En replay sur ARTEconcert jusqu’au 30 aoĂ»t 2023.

CRITIQUE, opéra. Kaija SAARIAHO : Innocence, création. Aix en Provence, le 10 juillet 2021.

CRITIQUE, opĂ©ra. Kaija SAARIAHO : Innocence, crĂ©ation. Aix en Provence, le 10 juillet 2021. Plainte lancinante, souffrance affleurante qui se rĂ©vĂšle peu Ă  peu Ă  mesure que la vĂ©ritĂ© surgit ; dĂ©couverte Ă©cƓurante de la barbarie humaine
 les noces auxquelles nous assistons virent au cauchemar lorsque l’identitĂ© du jeune mariĂ©, et le nom du clan familial qui est le sien est prĂ©cisĂ© par la vieille servante venue dĂ©panner. La famille bien sous tout rapport est en rĂ©alitĂ© liĂ©e Ă  une tuerie dans une Ă©cole, du fait de la vengeance d’écoliers contre un maĂźtre pĂ©dophile.
Les glissandos de l’orchestre, les couleurs scintillantes dans l’ombre, les cuivres comme hallucinĂ©s explorent Ă  la façon de Wozzek de Berg, la grisaille de l’inconscient, la tĂ©nacitĂ© de la culpabilitĂ© qui mĂȘme si elle n’est pas consciente ni vĂ©cue, poursuit les coupables ; les rattrape dans leur oubli crapuleux. La musique explore tous les champs ouverts, les blessures et les cicatrices.

 

 

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Innocence de Kaija Saariaho (DR)

 

Le chant est souvent tendu, aux aigus vertigineux, pour tous les rĂŽles (le mariĂ©, sa mĂšre), sauf pour la jeune Ă©pousĂ©e, au bord de la sidĂ©ration. En français, en allemand, en espagnol
 l’action revĂȘt la valeur d’un manifeste universel ; miroir de l’horreur et du sadisme en partage ; le livret prend acte de l’actualitĂ© d’une adolescence criminelle, avide de gros titres dans les medias, de sa minute de cĂ©lĂ©britĂ©, quitte Ă  commettre l’inexcusable et exercer la terreur sanguinaire.
Le tourment est d’autant plus actif sur scĂšne que la culpabilitĂ© dĂ©vore aussi le jeune Ă©poux (Tuomas) qui s’en veut de n’avoir pas dĂ©noncĂ© les crimes de son frĂšre, ni les avoir anticipĂ©s. « Seul l’amour peut te sauver : dis la vĂ©ritĂ© Ă  ta jeune Ă©pouse », dĂ©clare le prĂȘtre. On voudrait qu’il ait raison et que la fatalitĂ© n’existe pas. Simon Stone a bien soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’ĂȘtre honnĂȘte pendant le processus de deuil et de reconstruction aprĂšs un traumatisme ; dans les confrontations inĂ©vitables, les aveux qui brĂ»lent ; l’horreur qui est revĂ©cue. Stone parle d’empathie tchĂ©kovienne, du pouvoir salvateur de l’amour et et de la compassion.

Sur le plateau tournant sur lui-mĂȘme, se succĂšdent les solistes Magdalena KoĆŸenĂĄ (la serveuse), Sandrine Piau (la belle-mĂšre), Tuomas Pursio (le beau-pĂšre), Lilian Farahani (la mariĂ©e), Markus NykĂ€nen (le mariĂ©) : chacun affine son profil avec une vĂ©ritĂ© souvent brĂ»lante. Le London Symphony Orchestra et l’Estonian Philharmonic Chamber Choir, dirigĂ©s par Lodewijk van der Ree, confirment la haute tenue artistique de l’expĂ©rience.

Plus que la mise en scĂšne qui ne contrarie pas la musique (Ă  la diffĂ©rence de ce qu’il a fait de Tristan und Isolde, en une dĂ©construction aussi mĂ©ticuleuse qu’agaçante), c’est surtout la musique de Kaariaho, aux leitmotivs « courageux », qui envoĂ»tent imperceptiblement. Ils tissent une trame Ă  la fois Ă©paisse et scintillante qui rĂ©vĂšlent les Ăąmes jusque dans leurs indicibles complexitĂ©s. Ici l’appel imminent Ă  la vĂ©ritĂ© sauve du dĂ©ni comme de l’oubli. Tout s’irradie en une Ă©piphanie sociale oĂč chacun peut (et doit) ĂȘtre sauvĂ©. Passionnant.

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 VOIR aussi l’entretien avec Simon Stone sur Innocence
https://www.youtube.com/watch?v=cTcepJr3Jms

 

 

REVOIR INNOCENCE de Kaija Saariaho, opĂ©ra en crĂ©ation Ă  Aix 2021 / EN REPLAY sur ARTEconcert jusqu’au 9 juillet 2024 :
https://www.youtube.com/watch?v=cTcepJr3Jms

 

 

ARTE : 3 opéras depuis AIX 2021 : Wagner, Mozart, Saariaho (8, 9, 10 juillet 2021)

arte-concert-arts-de-la-scene-ballets-vod-critiques-classiquenewsARTE, les 8, 9 et 10 juillet 2021 : AIX 2021 : Mozart, Wagner, Saariaho
 Les temps forts du Festival d’Aix-en-Provence 2021 sur ARTE et ARTE Concert – L’antenne d’ARTE et ARTE Concert retransmettent les temps forts de l’édition 2021 du Festival d’Aix en Provence. Les noces de Figaro de Mozart (mise en scĂšne de Lotte de Beer), la crĂ©ation mondiale de l’opĂ©ra Innocence de Kaija Saariaho, Tristan et Isolde de Richard Wagner (Sir Simon Rattle, direction).

 

 

 

1

WAGNER : Tristan et Isolde
Jeudi 8 juillet 2021 – 18h
En direct sur arteconcert.com
UltĂ©rieurement Ă  l’antenne

Passion interdite, dĂ©sir absolu. De la souffrance Ă  la jouissance refusĂ©e, la mise en musique de la lĂ©gende celtique du mĂȘme nom se joue Ă  Aix cet Ă©tĂ©, sous la direction musicale de Sir Simon Rattle, Ă  la tĂȘte du London Symphony Orchestra, les rĂŽles-titres interprĂ©tĂ©s par Nina Stemme (Isolde) et Stuart Skelton (Tristan) ainsi que Franz-Josef Selig dans le rĂŽle blessĂ©, trahi du roi Marke, dans la mise en scĂšne de Simon Stone. L’amour est-il un poison qui entrave ou une force libĂ©ratrice qui appelle au dĂ©passement?
WAGNER : le Ring Jordan sur France MusiqueOpĂ©ra de Richard Wagner, sous la direction musicale de Sir Simon Rattle, mise en scĂšne de Simon Stone. A l’époque de la crĂ©ation de Tristan und Isolde, en 1865, Wagner rencontre l’homme providentiel, le jeune roi Louis II de BaviĂšre : Ă©bloui par la puissance de la musique wagnĂ©rienne, ses Ă©vocations oniriques et irrĂ©sistibles, en particulier du moyen Ăąge chevaleresque, le souverain devient le protecteur et le financier du compositeur ; c’est aussi l’époque oĂč Wagner et la fille de Liszt, Cosima, se dĂ©couvrent l’un pour l’autre, une passion commune
 comme sur la scĂšne lyrique, Tristan et Yseult.

 

 

 

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2

MOZART : Les noces de Figaro
Vendredi 9 juillet 2021 – 22h30
À l’antenne et sur arteconcert.com 

Depuis le ThĂ©Ăątre de l’ArchevĂȘchĂ©, l’opĂ©ra de Mozart mis en scĂšne par Lotte de Beer est prĂ©sentĂ© comme « l’Ă©vĂšnement du festival d’Aix 2021 ». Il est vrai que depuis ses dĂ©buts, Aix qui a souhaitĂ© devenir le Salzbourg français, programme chaque annĂ©e au moins un opĂ©ra mozartien. Avec la soprano Julie Fuchs (Susanna), le trĂšs convaincant AndrĂš Schuen (baryton dans le rĂŽle titre de Figaro), la mezzo-soprano venue du baroque, Lea Desandre (dans le rĂŽle travesti de Cherubino, bouleversante incarnation du dĂ©sir).

MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsSYNOPSIS : la Rosine du Barbier de SĂ©ville (Rossini) est devenue la comtesse Almaviva. Libertin et volage voire amoral, son mari poursuit de ses assiduitĂ©s Barberina, la fille de son jardinier, mais Ă©galement la camĂ©riste de son Ă©pouse, Susanna que Figaro, le valet du comte, s’apprĂȘte Ă  Ă©pouser
 pourtant la gouvernante Marcellina compte bien empĂȘcher ces Noces annoncĂ©es, en vertu d’une promesse d’épousailles que lui fit jadis le mĂȘme Figaro
 Jamais l’esprit subversif de Beaumarchais (auteur de la piĂšce originelle) n’avait trouver meilleure mise en musique que chez Mozart.

MOZART : les Nozze di Figaro
Direction musicale : Thomas Hengelbrock
Mise en scĂšne : Lotte de Beer
AprĂšs AĂŻda de Verdi, prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Paris en fĂ©vrier 2021, Lotte de Beer aborde ainsi Mozart, faisant ainsi ses dĂ©buts Ă  Aix.

3

Kaija SAARIAHO : Innocence (création)
Samedi 10 juillet – 20h
En direct sur arteconcert.com

CrĂ©ation cosmopolite, Innocence est un drame choral, une tragĂ©die contemporaine pour solistes, choeur et orchestre dans laquelle les ombres du passĂ© font Ă©cho Ă  la perte de l’innocence et Ă  la culpabilitĂ© latente. Le temps s’écoule et Ɠuvre inĂ©luctablement pour la perte d’une candeur, d’une innocence, aussi fragile que fugitive.

saariaho-kaija-portrait-festival-presences-2017SYNOPSIS : Un mariage en Finlande (patrie de la compositrice). Le mariĂ© est finlandais, la mariĂ©e roumaine, la belle-mĂšre française. Alors que les festivitĂ©s ont commencĂ©, la serveuse tchĂšque se sent mal. Quelle tragĂ©die unit ces protagonistes ? Le nouvel opĂ©ra en cinq actes de Kaija Saariaho est le fruit de la collaboration inĂ©dite entre la cheffe finlandaise Susanna MĂ€lkki, la romanciĂšre Sofi Oksanen, le metteur en scĂšne australien Simon Stone. Innocence, crĂ©ation mondiale, sera-t-il comme Written on skin, ou Powder our face, un jalon marquant de la crĂ©ation lyrique de ce dĂ©but XXIĂš siĂšcle


Direction musicale : Susanna MĂ€lkki
Mise en scĂšne : Simon Stone

 

 

 

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