Symphonie n°3 “Wagner” de BRUCKNER

FRANCE MUSIQUE, Dim 3 fév 2019, 16h. BRUCKNER : Symphonie n°3. Tribune des critiques de disques. Quelle est la meilleure version et pourquoi ? Passage en revue des versions diverses enregistrées pour le disque de la 3è Symphonie de Bruckner. Marqué par Wagner qui fut son idole et une source intarissable d’inspiration, Bruckner, organiste et plutôt croyant, a bâti une cathédrale symphonique aussi impressionnante que celle de Brahms ; une gageure impressionnante pour ce solitaire, humainement discret voire effacé qui n’a cessé de réviser l’écriture de chaque opus symphonique.
Justement, en ré mineur (comme celle unique de Franck), la Symphonie n°3 dite Wagner, composée à partir de la fin 1872, est le chantier de révisions incessantes et demeura inédite jusqu’à sa publication en … 1977. Pendant longtemps, il n’en exista qu’un enregistrement, vite rattrapé par d’autres, sur instruments modernes, sur instruments d’époque (Herreweghe), et récemment par le plus convaincant, Andris Nelsons avec le GewandhausOrchester Leipzig

http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-bruckner-symphonie-n3-wagner-ouverture-de-tannhauser-andris-nelsons-gewandhausorchester-leipzig-1-cd-deutsche-grammophon-leipzig-juin-2016/

logo_france_musique_DETOUREFrance Musique, Dimanche 3 février 2019
16h : Symphonie n°3 de BRUCKNER
Tribune des critiques de disques
Quelle est la meilleure version et pourquoi ?

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bruckner1Dans l’ombre de Wagner… Bruckner poursuit le cycle de ses réfections en 1877, assurant lui-même la création de son opus, à Vienne le 16 déc 1877 : échec retentissant. Il révise encore son œuvre, courant 1878, raccourcissant chaque mouvement, sauf le Scherzo; augmenté d’une nouvelle coda plus développée (version Haas) ; pourtant dans sa version plus tardive, Nowak ne garde cette coda rajoutée par Bruckner… car il prit en compte de nouvelles coupes réalisées par Bruckner vieillissant et contraint à de nouvelles tailles (contre son gré) en 1888 – 1889 : le choix et la justification des versions demeurent une question ouverte probablement jamais résolue. A chaque chef et musicologue de justifier ses choix et d’en défendre la cohérence.
La 3è est une œuvre charnière : plus vaste et d’un souffle épique grandiose que les symphonies antérieures ; elle annonce le gigantisme et l’architecture du colossal des symphonies qui suivent, mais avec cette carrure instrumentale et cette alliance des timbres spécifiques au compositeur ; suractivité des cordes, opulence des cuivres… une orchestration très proche de celle de son modèle très présent dans la partition, Wagner. Peu de chefs se sont finalement intéressés en profondeur à la signification et au sens de la 3è symphonie Wagner de Bruckner, focusant plutôt sur les dernières ; pourtant la 3è pose clairement les piliers du génie orchestral de Bruckner : ceux d’une inspiration sincère malgré sa démesure ; d’une quête et d’un idéal (en liaison avec son propre mysticisme et la glorification de Dieu), qui recherche constamment les équilibres dans la matière sonore, l’une des plus riches et des plus impressionnantes.
Durée : presque 1h – 4 mouvements : Moderato con moto / Adagio quasi andante / Scherzo vivacema non troppo / Finale (Allegro).

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VOIR le teaser de la Symphonie n°3 de Bruckner par Andris Nelsons (Leipzig, printemps 2017) – le maestro nommé directeur musical en 2018 de l’orchestre, a amorcé en 2017 une intégrale des symphonies de Bruckner…

https://www.youtube.com/watch?v=n6DXK4kd79w

https://www.youtube.com/watch?v=n6DXK4kd79w

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