STREAMING, concert. ON LILLE : Orchestre National de Lille, FX ROTH joue Beethoven et Stravinsky

roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsSTREAMING, concert. LILLE, sam 13 fév 2021, 20h. BEETHOVEN / STRAVINSKY, ON LILLE, FX Roth. Nouveau concert en streaming du National de Lille ce samedi 13 février 2021 (dans le cadre de son offre digitale intitulée « AUDITO 2.0 » : tous les concerts sont enregistrés diffusés depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille). Au programme deux œuvres dont l’effectif restent compatibles avec les mesures sanitaires exigées pour la pratique en orchestre, soit deux œuvres en formation Mozart et de chambre : le premier Concerto pour piano de Beethoven, encore redevable à l’esprit de Mozart, à l’élégance de Haydn (surtout dans l’énergie rythmique du Finale), son maître à Vienne ; puis Danses concertantes de Stravinsky. Deux partitions rééclairées par la sensibilité du chef François-Xavier Roth, spécialiste des timbres historiques et de la direction millimétrée (grâce à son activité comme chef fondateur du passionnant orchestre sur instruments d’époque, Les Siècles). Photo : FX Roth (DR).

 

 

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
BEETHOVEN & STRAVINKSY

Samedi 13 février 2021, 20hORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
A VOIR & à vivre sur la chaîne YOUTUBE de l’ON LILLE
Orchestre National de Lille
En replay pendant 3 mois après la date de diffusion

BEETHOVEN : Concerto pour piano n°1
Soliste : Javier Perianes, piano

STRAVINSKY : Danses concertantes

 

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BEETHOVEN 2020Beethoven repense le genre du concerto, réservant au piano face à l’ampleur symphonique de l’orchestre, une partie libre, formellement inédite qui place le discours et le dialogue des deux, dans une nouvelle arène poétique. Le premier est encore emprunt de l’esthétique XVIIIè, bientôt remodelé de fond en comble par la volonté romantique et révolutionnaire du premier génie symphonique au début du XIXè. L’ut majeur opus 15 publié à Vienne en 1801, est composé dès 1796, proche des compositions séduisantes (tels ses Trios pour clarinette, violoncelle, piano, récemment publié par le Shostakovitch Ensemble et F Pinto-Ribeiro, 1 cd Paraty). Ludwig semble y développer la langue courtoise et urbaine des salons viennois qui lui permettent alors de tisser son propre réseau de protecteurs au sein de l’aristocratie, mais aussi de se faire un nom comme virtuose au piano (dont ses fabuleuses improvisations annoncent celles de Liszt). L’orchestration est proche de Mozart, avec cependant 2 clarinettes qui colorent spécifiquement la texture orchestrale. L‘éloquence et l’indépendance affirmée du clavier se déploie sans entraves dans le Largo conçu comme un lied (mouvement central en la bémol mineur) où aux côtés du piano, rayonne aussi le chant à la fois tendre et grave de la clarinette, bien sollicitée. Cependant que l’entrain déterminé du dernier épisode (Rondo, allegro scherzando) égale les meilleures conclusions de Haydn.

stravinksy igor_stravinsky_compositeurEgalement conçue pour un orchestre réduit, ici de chambre, la partition des Danses concertantes d’Igor Stravinsky est créée à Los Angeles le 8 déc 1942 : Balanchine sut en exploiter l’alacrité expressive et rythmique (en en déduisant un ballet autonome), développée sur un schéma structurel néoclassique par sa recherche d’équilibre et de contrastes : les 5 mouvements (Marche-introduction, Pas d’action, Thème varié qui l’axe du cycle, Pas de deux, Marche-conclusion) offrent un succession d’épisodes et de tableaux particulièrement travaillés et caractérisés. L’esprit scherzando, la légèreté produisent le mouvement ; la liberté du geste (parfois soliste avec le cor et le violon mis en avant dans la première Marche-introduction) affirme ici une quête de la respiration et de la flexibilité brillante. Un vrai défi pour l’orchestre et les instrumentistes, considérés comme des solistes. Photo : Stravinsky (DR)

 

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