POITIERS, TAP. Portraits de l’Enfance pour NOËL

m_660_370_concert-de-nol--serge-carrrePOITIERS, TAP. CONCERT DE NOËL : L’enfance en portraits, DIM 17 décembre 2017, 16h. Musique classique et dessin en direct. Le TAP convie les petits et leurs parents pour un concert inédit et de circonstance où la musique célèbre l’enfance : « portraits de l’enfance ». Les œuvres sélectionnées sont écrites par les compositeurs qu’inspire la facétie et l’angélisme de nos chers petites blondes ou brunes…

COUP DE CRAYON ET MUSIQUES DE L’ENFANCE : NOËL au TAP
Noël ! La fête est devenue à bien des égards la fête des enfants. L’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine (nouveau nom de l’Orchestre Poitou-Charentes, en résidence au TAP), sous la direction du plus jeune membre de la famille Tortelier, nous décrit différents visages de l’enfance et nous révèle bien des curiosités. Si les tableaux de Bizet et Debussy vous sont familiers, vous serez probablement surpris par la subtile rêverie d’Elgar, la richesse des couleurs de la partition de Mompou, la course effrénée du jeune Henri IV sous la plume du Beethoven français, vrai fougueux romantique, Méhul où les cors sont à la fête. Pendant le concert, sous les yeux enchantés par les sons, Serge Carrère, auteur de bandes dessinées (il a redonné vie depuis peu à Achille Talon), illustre en direct ces tableaux inspirés par nos chers bambins, grâce à son coup de crayon vif, enjoué, virtuose lui aussi ! À partir de 8 ans

Douceurs et jus de fruits offerts par nos partenaires Rannou-Métivier et Gargouil à l’issue du concert.

Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine
(nouveau nom de l’Orchestre Poitou-Charentes)

Maxime Tortelier, direction
Serge Carrère, dessinateur

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POITIERS, TAP
le 17 décembre 2017, 16h
Portraits de l’Enfance, concerts pour les enfants et leurs parents
à partir de 8 ans

RESERVATIONS & INFOS :
http://www.tap-poitiers.com/noel-au-tap-2170

> Gioachino Rossini
La Cenerentola (ouverture)

> Federico Mompou
Scènes d’enfants suite pour orchestre
(orchestration Alexandre Tansman)

> Claude Debussy
Children’s Corner

> Hector Berlioz
Trio des jeunes Ismaélites pour 2 flûtes et harpe

> Étienne Nicolas Méhul
La Chasse du jeune Henri

> Henri Edward Elgar
Dream Children op. 43

> Georges Bizet
Jeux d’enfants op. 22

Présentation du concert et des œuvres programmées

L’enfance inspire les compositeurs. L’angélisme émerveillé, la candeur et l’innocence d’abord éprouvées puis récompensées… la pureté des sentiments, la naïveté et la fraîcheur s’inventent alors, produisant des situations qui stimulent l’écriture des plus grands. L’ouverture de La Cenerentola (Cendrillon) de Rossini (opéra créé en 1817, soit un an après le chef d’oeuvre absolu qu’est Le Barbier de Séville), reste fidèle au conte de Perrault : comment Cendrillon, martyrisée par sa belle mère et ses deux filles, s’enlise dans l’esclavage domestique jusqu’à ce qu’elle croise l’envoyé du Prince… et de servante humiliée, la jeune fille devient l’élue que le drame attendait. L’ouverture raconte tout cela.

« Cris dans la rue », « Jeux sur le plage »… cristallisent les souvenirs d’enfance du compositeur espagnol Federico Mompou : ses « Scènes d’enfants » (1918), tentent à cultiver cette part d’innocence, toujours vivace qui inspire la Suite pour orchestre (jouée ici dans l’orchestration de Tansman de 1936).

D’abord conçue pour le piano, la suite Children’s Corner (1908) de Claude Debussy est jouée à Poitiers dans la version orchestrale réalisée par André Caplet, l’ami fidèle : Debussy y développe une série de thèmes affectueux et tendres, à l’attention de sa propre fille, la très jeune Claude-Emma, dite « Chouchou »…

Berlioz s’est penché sur L’Enfance du Christ, un oratorio dans le style ancien, celui baroque, qu’il signe sous un faux nom en 1854. Le Trio des jeunes Ismaélites rappelle comment Marie et son Fils furent accueillis et soignés par les bienveillants Ismaélites en Egypte, après avoir fui Bethléem pour échapper aux troupes d’Hérode.

L’enfance à la chasse : l’ouverture de l’opéra Le jeune Henri (1797) de Méhul, exprime l’ardeur juvénile d’un jeune souverain, saisi en une course haletante, par sa passion pour le gibier : la Chasse du jeune Henri est devenue depuis sa création, et l’emblème du style fougueux, expressif du « Beethoven français », et l’un des sommets de la littérature symphonique du romantisme français.

Souvent mais à torts, jugé « pompier » et grandiloquent, le compositeur britannique, Elgar, victorien dans l’âme et le style, compose l’une de ses partitions les plus envoûtantes et les plus facétieuses dans « Enfants d’un rêve » (1902, d’après l’écrivain et poète George Lamb). Cependant que Georges Bizet, dans Jeux d’enfants (1871) qui conclut le programme de Noël à Poitiers, réussit la gageure d’exprimer en musique l’essence rythmique des jeux occupant les enfants : tour à tour, escarpolette (dans le sillon tracé par le peintre Fragonard), toupie, colin-maillard ou saute-mouton… jusqu’au galop du bal final. La version originale de l’opus comprend 12 pièces pour deux pianos : le concert festif proposé par l’Auditorium du TAP de Poitiers joue les 5 sections que Bizet a destiné ensuite pour l’orchestre. Un must absolu par sa variété mélodique et la finesse de l’orchestration.

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