POITIERS : Concert symphonique au TAP

JFHeisser-196POITIERS, TAP, le 13 mars 2018. Ravel, Mendelssohn par l’OCNA. L’OCNA ? vous ne connaissez pas, mais si bien sĂ»r, car c’est le nouveau nom de l’ex Orchestre Poitou-Charentes. Sous la direction de son chef attitrĂ©, Jean-François Heisser, l’OCNA propose un nouveau programme symphonique et concertant, dans lequel les musiciens de l’orchestre Ă©coutent (Sonate de Ravel) et jouent (Mozart) avec le violoniste charmeur Augustin Dumay et son complice en diable, l’altiste Miguel da Silva


 

 

Comment ne pas penser Ă  Mozart quand on entend la Sonatine ou le Concerto en sol de Ravel ? Augustin Dumay est rejoint par Miguel da Silva Ă  l’alto pour la Symphonie Concertante de Mozart, qui jouait cette mĂȘme partie Ă  la crĂ©ation. Le jeune compositeur ĂągĂ© de 14 ans hisse cet instrument, alors un peu relĂ©guĂ© au second plan, au niveau de virtuositĂ© du violon, dans une Ɠuvre d’une perfection inouĂŻe. Mendelssohn, Ă  peine plus vieux, composait Ă  20 ans sa derniĂšre et lumineuse symphonie, irriguĂ©e par le rythme endiablĂ© des danses italiennes (prĂ©sentation par le TAP).

 

 

 

 

Mardi 13 mars 2018boutonreservation
TAP POITIERS, 19h30

> Maurice Ravel
Tzigane

> W.A. Mozart
Symphonie Concertante pour violon, alto et orchestre K 364

> Gilbert Amy
AprĂšs… Ein’Es praeludium pour orchestre Ă  cordes et deux cors

> Felix Mendelssohn
Symphonie n° 4 en la majeur « Italienne » op. 90

Orchestre de chambre NOUVELLE-AQUITAINE
Jean-François Heisser, direction
Augustin Dumay, violon
Miguel da Silva, alto

 

RESERVEZ
http://www.tap-poitiers.com/ravel-mozart-amy-mendelssohn-2195

 

 

Mendelssohn Felix-MendelssohnDe fait, AssurĂ©ment aprĂšs la Sonate de Ravel et la Symphonie Concertante de Mozart, c’est bien l’Italienne de Mendelssohn qui est la clĂ© de voĂ»te du programme prĂ©sentĂ© par le TAP Poitiers ce 13 mars 2018, Ă  19h30. La Symphonie n°4 en la majeur dite « Italienne », incarne bien cet optimisme lumineux qui caractĂ©rise l’écriture de Mendelssohn. Sa gestation dure 3 annĂ©es (1830-1833), amorcĂ©e lors d’un sĂ©jour Ă  Rome. Dans les vertiges antiques et la riante nature, le compositeur dĂ©cĂšle les manifestations enivrĂ©es de la Nature primordiale et rĂ©confortante, exaltante aussi pour son esprit douĂ© d’analyse et d’observation. Mendelssohn crĂ©e lui-mĂȘme sa 3Ăš Symphonie en mai 1833, Ă  Londres, dirigeant la SociĂ©tĂ© Philharmonique, commanditaire de la partition. Son dĂ©veloppement en quatre mouvements est clair, efficace, Ă©quilibré  Pleinement romantique et de la premiĂšre gĂ©nĂ©ration, Mendelssohn, nĂ© en 1809 Ă  Hambourg se montre trĂšs rĂ©ceptif aux paysages instrumentaux dont il sait capter la profondeur mĂ©ditative et l’ivresse palpitante ; ainsi l’auditeur sera surtout sĂ©duit outre la motricitĂ© haletante et bondissante de la course du premier allegro, par la ballade de l’Andante qui suit, conçue comme une rĂȘverie d’un promeneur solitaire, avant que le trĂšs subtil 3Ăš mouvement, ou Scherzo, notĂ© « con moto moderato » (en la majeur, la tonalitĂ© principale de la Symphonie), n’affirme son sublime trio central, aprĂšs la sonnerie des cors majestueux et nobles : le climat enchantĂ© qui s’y dĂ©ploie annonce directement la poĂ©sie fantastique du Songe d’une nuit d’étĂ©.

 

 

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