POITIERS. Concert Robert Schumann au TAP

SCHUMANN robert-schumann-540x540POITIERS, TAP: concert SCHUMANN, le 28 fĂ©vrier 2018, 20h30. Vertus des instruments d’Ă©poque dans la comprĂ©hension de SCHUMANN… Superbe concert Robert Schumann, Ă  la fois symphonique et concertant. Le Concerto pour piano de Robert Schumann cristallise tout l’amour (immense) du compositeur pour son Ă©pouse Clara, divine pianiste, cĂ©lèbre Ă  son Ă©poque. Tandis que sa 3ème Symphonie marque le sommet de son inspiration orchestrale, portĂ© par un inĂ©luctable espĂ©rance et jubilation, positive et lumineuse. L’intĂ©rĂŞt du concert Ă  Poitiers vient des instruments d’époque, ceux fins, caractĂ©risĂ©s, subtils de l’Orchestre des Champs-ElysĂ©es, avec accent spĂ©cifique, la couleur et le format sonore particulier du pianoforte dans le Concerto dĂ©diĂ© Ă  Clara…

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POITIERS, TAP – Théâtre Auditorium Poitiers
Robert Schumann
Concerto pour piano en la mineur opus 54
Symphonie n°3 dite « Rhénane » opus 97

Orchestre des Champs-Elysées
Philippe Herreweghe, direction
Martin Helmchen, pianoforte

Mercredi 28 février 2018, 20h30boutonreservation
INFOS & RESERVATIONS :
http://www.tap-poitiers.com/schumann-2191
Durée : 1h20 avec entracte

 

 

 

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Présentation des oeuvres au programme :

CONCERT POUR PIANO. Schumann conçoit le chant orchestral et le piano moins comme une confrontation d’instruments / groupes affrontés, qu’une fusion de plus en plus souple et voluptueuse. Robert l’a conçu pour la technicité et la personnalité de la seule femme qui l’a inspiré, son épouse, pianiste virtuose et recherchée à son époque, Clara (portrait ci-dessous). Brahms devait éprouver le même sentiment d’admiration amoureuse pour elle, surtout après la mort de Robert en 1856.

clara-schumann-piano-robert-schumann-concerto-pour-pianoLe Concerto est composé après l’achèvement de la Symphonie n°1 (début 1841). Robert le dédie à Clara qui créée la partition à Leipzig au Gewandhaus le 1er janvier 1846. Le compositeur recycle sa Fantaisie en la mineur préalable pour le premier mouvement. Même s’il se dit très profondément marqué alors par le contrepoint de JS Bach (normal car Leipzig est la ville du génie baroque), Schumann compose une partition d’une fluidité naturelle irrésistible, porté par cet élan amoureux d’une irrépressible allure et continuité dansante. Inspiré par une forme libre, ondulante, et constamment changeante, Schumann avoue sa totale satisfaction après avoir « raccorder » les deux parties nouvelles à la première section pourtant composée auparavant ; il en découle un sentiment d’unité et de cohésion qui fait de l’opus 54, un modèle parmi les grands concertos romantiques (avec celui de Tchaikovski, de Brahms qui s’en inspire directement).

Schumann_robert_5703ème Symphonie de ROBERT SCHUMANN. Symphonie n°3 Rhénane de Robert Schumann. L’Orchestre de chambre de Paris poursuit son cycle Schumann avec la Rhénane, l’une de plus lyrique et exaltante du corpus des 4 Symphonies composées par le Romantique. Créée en février 1851, la partition s’écoule comme un fleuve impétueux, riches en images et en couleurs qui affirme encore et toujours, un esprit rageur et combattif. Celui d’un Schumann démiurge à l’échelle de la nature. Les indications en allemand soulignent la germanité du plan d’ensemble dont la vitalité revisite Mendelssohn, et l’ambition structurelle, le maître à tous : Beethoven. Paysages d’Allemagne honorés et brossés avec panache et lyrisme depuis les rives du Rhin, la Rhénane doit s’affirmer par son souffle suggestif. En particulier, le Scherzo : la houle généreuse des violoncelles, aux crêtes soulignées par les flûtes, y évoquerait (selon Schumann lui-même) une « matinée sur le Rhin », comme l’indique le superbe contrechant des cors dialoguant avec les hautbois aux couleurs élégantes dont l’activité gagne les cordes. Le Nicht schnell baigne dans une tranquillité pastorale qui met en lumière le très beau dialogue dans l’exposition des pupitres entre eux, surtout cordes et vents. Le point d’orgue de la Rhénane demeure le 3ème épisode « Feierlich » (maestoso): Schumann inscrit comme un emblème la grave
noblesse et la solennité majestueuse de l’ensemble. L’ampleur Beethovénienne de l’écriture impose une conscience élargie comme foudroyée … et ce n’est pas les fanfares souhaitant renouer avec l’aisance triomphale par un ample portique qui effacent les langueurs éteintes comme décomposées. Le caractère du mouvement est celui d’un anéantissement, aboutissement d’un repli dépressif exténué… avant que ne retentissent, comme l’indice d’un salut recouvré, les accents haletants, dansants, irrépressibles du Lebahft final.

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