ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : concert événement NANTE, SIBELIUS

NANTE-ALEX-portrait-creation-sinfonia-del-cuerpo-de-luz-classiquenews-reportage-photo-3LILLE, ONL. Les 6 et 7 avril. ALEX NANTE, SIBELIUS. Superbe concert et prometteur, affichant la création du Concerto pour piano d’Alex Nante (compositeur en résidence au sein de l’ON LILLE, Orchestre National de Lille – photo ci contre / avec comme soliste, Alexandre Tharaud), et la sublime 6è symphonie de Sibelius, sommet de la recherche symphonique du Finlandais. Irréelle, poétique, coulant comme un jaillissement de l’esprit inspiré par la Nature, la Symphonie n°6 est selon les mots de Sibelius lui-même, une « pure eau de source ». L’œuvre composée en 1919, achevée en 1923, découle d’un long travail d’approfondissement, de cohésion, de synthèse formelle. Sibelius, symphoniste majeur dans la première moitié du XXème, au même titre que Ravel, Richard Strauss, Mahler, conçoit sa 6è telle une formidable réflexion sur la texture orchestrale, la direction et le sens d’un développement ; l’œuvre mêle transparence, lumière, nostalgie en un flux ininterrompu qui suit un plan architectonique particulièrement resserré.

 

 

 

 

« AURORES BORÉALES »
Concert événement de l’Orchestre National de Lille

Mercredi 6 avril 2022 — 20h
Jeudi 7 avril 2022 — 20h
LILLE – Auditorium du Nouveau Siècle
± 1h sans entracte
RÉSERVEZ VOS PLACESboutonreservation
directement sur le site de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
https://www.onlille.com/saison_21-22/concert/aurores-boreales/

 

NANTE
Concerto pour piano et orchestre
[Commande de l’ONL – Création mondiale]
Alexandre Tharaud, piano

SIBELIUS
Symphonie n°6

Orchestre National de Lille
Emilia Hoving, direction

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Sibelius 20156ème de SIBELIUS. Apparemment moins immédiatement accessible que sa 5è, clairement lyrique et héroïque, la 6è pose les jalons d’un questionnement qui tente de résoudre l’équation : plénitude et durée : d’une durée inférieure à 30 mn, l’opus déploie cependant des trésors de combinaisons de timbres, une multitude de séquences, diversifiant rythmes et caractères. Sibelius y recycle le matériel de la partition initialement écrite d’après la lune (d’où son titre : « Kuutar »). Autant d’invention comme de raffinement qui préfigure l’apothéose que constitue sa dernière et 7è symphonie. Sous la direction de la cheffe finlandaise Emilia Hoving, la partition devrait se développer et scintiller telle « une aurore boréale » / d’où le titre du concert.

QUATRE MOUVEMENTS :
Allegro molto moderato
Allegretto moderato
Poco vivace
Finale. Allegro molto

Symphonie n°6 en ré mineur opus 104 (1923) – Présentation express :  Amorcée dès 1919, au moment où Sibelius met au propre la dernière
version (tripartite) de sa Cinquième Symphonie, la Sixième est produite
sur quatre années, et créée le 19 février 1923 à Helsinki. Retour à
l’épure et à la concision d’une “eau pure”, parfaitement modale, dans
le souvenir vénéré de Palestrina. Mais sous l’apparente douceur, règne
l’imminence des orages sourds. En quatre mouvements, la Sixième est
l’une des plus courtes symphonies écrites par Sibelius (moins de 30
minutes).

PLAN : après l’Allegro molto moderato (développé sur un seul thème:
pas de second sujet comme d’ordinaire dans le plan sonate), Sibelius
imagine son deuxième mouvement “allegro moderato”, comme un épisode
lunaire, intime, totalement introspectif. Enfin après “Poco vivace”
(plutôt bref, moins de trois minutes, d’une nervosité syncopée et
tendre), le Finale construit en rondo sur quatre épisodes, est le
mouvement le plus libre, avec l’expression d’une hypersensibilité qui
semble trouver difficilement le fil de son équilibre. La fin entre
transparence et fragilité, exprime une inquiétude ; le sentiment profond
d’une certaine impuissance ? Les ruptures de climats, les
fragmentations des rythmes, la science de l’orchestration atteignent un
nouveau sommet. La 7è achèvera ce long travail orchestral porté par le raffinement, l’épure, l’écoulement continu mais conduit par la nécessité d’une métamorphose.

 

 

 

APPROFONDIR

LIRE aussi notre dossier les Symphonies de Sibelius (1899-1924)

http://www.classiquenews.com/jean-sibelius-1865-1957-les-symphonies-n1-a-7-1899-1924/

 

 

 

 

 

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En première partie, l’Orchestre National de Lille accueille Alexandre Tharaud. Défenseur inspiré de la musique d’aujourd’hui, le pianiste français joue le Concerto pour piano du compositeur en résidence à l’ON LILLE, Alex Nante. L’Orchestre lillois a précédemment réalisé la création française de son poème symphonique, «  Sinfonia del cuerpo de luz », sujet d’un reportage vidéo par classiquenews. La partition pour grand orchestre ainsi créée à Lille le 23 septembre 2021, soulignait le retour de l’orchestre à son complet sur la scène du Nouveau Siècle, après la crise sanitaire ; elle indique aussi une inspiration spécifique et singulière qui comme Sibelius, exprime la continuité organique et la métamorphose…

NANTE-ALEX-portrait-creation-sinfonia-del-cuerpo-de-luz-classiquenews-reportage-photo-3REPORTAGE. ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE saison 2021 – 2022 : Concert d’ouverture (23 et 24 sept 2021). Reportage autour de la création mondiale de Sinfonía del cuerpo de luz d’Alex NANTE, compositeur en résidence au sein de l’ON LILLE – Elément marquant de la nouvelle saison du National de Lille : le retour de l’Orchestre à son complet sur la scène du Nouveau Siècle à Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH, directeur musical / Pourquoi la nouvelle pièce pour grand orchestre d’Alex NANTE est-elle particulièrement inspirée par le feu ? © reportage studio CLASSIQUENEWS – septembre 2021

http://www.classiquenews.com/reportage-video-orchestre-national-de-lille-saison-2021-2022-concert-douverture-creation-mondiale-dalex-nante/

 

 

 

 

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