MUSICANCY 2022, mardi 12 juil 2022, 20h. PICHANICK, ZANZU : Lumières Italiennes

MUSICANCY-facade-noireMUSICANCY 2022, mardi 12 juil 2022, 20h. PICHANICK, ZANZU : Lumières Italiennes. Concert événement dans la Cour d’honneur du Château d’Ancy-le-Franc… Dans ce programme, le baroque le plus impétueux et passionné, diffuse les lumières d’» une pensée claire et cristalline, qui épate et convainc, mais qui ne se lasse pas cependant d’artifices ni de pathos ». Entre virtuosité de haut vol et expressivité ardente, les pièces jouées à Ancy-le-franc réalisent un parcours émotionnel exceptionnel grâce à l’accord voix / instrument. Paolo Zanzu en présente les contours et les caractères : «  Un XVIIIe siècle sensible et raffiné, pyrotechnique, capricieux, alambiqué et insouciant : autant de facettes de cette langue européenne qu’est la musique baroque italienne.(…) Les musiciens européens font leur apprentissage en Italie, les Italiens peuplent les orchestres, les théâtres et les cours d’Europe. Cette langue se décline à la napolitaine, à la londonienne ou à la dresdoise, tantôt avec des accents méridionaux, tantôt avec un sérieux germanique, une sinueuse cadence française, un flegme anglais… ».

 

 

 

19è édition de Musicancy – été 2022

Lumières, éloquence, passions italiennes
à Ancy-le-Franc

 

 

 

MUSICANCY-le-franc-festival-2022-annonce-critique-classiquenewsA l’éloquence des instruments, ambassadeurs en Europe de cette furià italienne, répond souveraine, impériale, l’agilité expressive de la voix soliste « ses capacités inouïes qui ne cessent de rappeler le violon ou la trompette, avec lesquels elle rivalise d’agilité et de puissance. Des maîtres rompus à l’art du trompe-l’œil nous emmènent dans des contrées à la fois familières et inatteignables, royaume éphémère de virtuoses idolâtrés par des foules en délire, de Beatles aristocratiques en dentelles et jabot. »

Ainsi se déploie la langue éruptive et ciselée de Handel, Porpora, Vivaldi, Scarlatti, … génie de l’opéra, servis par les étoiles du chant à leur époque respectivement : Senesino, Farinelli, Anna Giro, Maria Barbara,…

 

 

 

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MUSICANCY – 19e édition • Plaisirs et fantaisie

MARDI 12 JUILLET 2022
Château d’Ancy-le-Franc • Cour d’honneur • 20 h
Repli dans l’Orangerie en cas de pluie

Programme : « LUMIÈRES ITALIENNES »boutonreservation
PAOLO ZANZU, clavecin
ANTHEA PICHANICK, contralto
Dégustation à l’issue du concert

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RÉSERVEZ VOS PLACES ici
directement sur le site de MUSICANCY
http://www.musicancy.org

 

 

 

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PROGRAMME

Antonio Vivaldi (1678-1741)
Cantate pour contralto et basse continue « Qual per ignoto calle » (12’)

Domenico Scarlatti (1685-1757)
Sonate pour clavecin K. 132 en do majeur
Sonate pour clavecin K. 108 en sol mineur
Sonate pour clavecin K. 43 en sol mineur (16’)

Johann Adolf Hasse (1699-1783)
Air « Se qual tu sei » (extrait d’Enea in Caonia) (3’)

George Frideric Handel (1685-1759)
Air « Priva son d’ogni conforto » (extrait de Giulio Cesare) (5’)

Domenico Scarlatti
Sonate K. 33 en ré majeur (4’)

George Frideric Handel
Air « Cara sposa » (extrait de Rinaldo) (9’)

Nicola Porpora (1686-1768)
Air « Tradita sprezzata » (extrait de Semiramide riconosciuta) (3’30)

George Frideric Handel / William Babell (ca 1690-1723)
Air « Lascia ch’io pianga » pour clavecin seul (extrait de Rinaldo) (4’30)

Alessandro Scarlatti (1660-1725)
Air « Starò nel mio boschetto » (extrait de Il Giardino di rose) (4’30)

Antonio Vivaldi
Cantate pour contralto et basse continue « Alla caccia dell’alme e de‘ cori » (12’)

 

 

 

 

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Présentation du concert Lumières italiennes à Musicancy

 

Dans ce programme italien, les deux interprètes approfondissent le répertoire vocal et instrumental de la 1ère moitié du XVIIIè marqué par l’expressivité, le pathos, la virtuosité. Le claveciniste Paolo Zanzu met en dialogue les airs d’opéras de Haendel, Vivaldi, Porpora avec la vocalità assumée, éloquente de Domenico Scarlatti : « Je joue quelques unes de ses Sonates pour clavecin parmi les plus expressives ; ce sont de vrais opéras pour le clavier ; leur vocalité rappelle le drame lyrique ou la virtuosité du violon ; Scarlatti jeune a écrit de nombreux opéras, avant de comprendre que son véritable instrument, était définitivement le clavecin », précise Paolo Zanzu. « Comme pour souligner cette notion de jeu en miroir, entre la voix et le clavier, je joue aussi l’air « Lascia ch’io pianga » pour clavecin seul (extrait de Rinaldo de Haendel) dans la version d’époque de William Babell » : une pépite qui souligne les ressources expressives de l’instrument.

 

 

Récital voix, clavecin : Paolo Zanzu et Anthea Pichanick
en récital à Musicancy

Pleins feux sur l’Italie virtuose et passionnée

 

 

Nous nous retrouvons avec Anthea Pichanick dans ce nouveau cycle de pièces choisies italiennes. Le choix des airs évidemment préserve le souci de contrastes et de diversité. Par exemple, l’air de Cornelia ( « Priva son d’ogni conforto » / Giulio Cesare) est une ample déploration d’une veuve dont l’époux (l’illustre Pompée) a été assassiné par Ptolomeo (pour plaire à César) ; tandis que « Tradita sprezzata » / Semiramide riconosciuta de Porpora est un air de fureur ; les deux cantates de Vivaldi ont un souffle plus métaphysique, questionnant les notions éternelles de l’expérience amoureuse, ici douloureuse (celle d’un amant trahi).
« Ce que j’aime dans la voix d’Anthea, c’est la richesse des harmoniques, sa beauté intrinsèque ; sa présence dramatique, son charisme expressif qui rendent vie aux airs et aux héroïnes qu’elle incarne. Mais aussi aux hommes et héros qui sont ainsi ressuscités ; à l’époque de Haendel et Porpora, l’androgynie est à son comble : les chanteuses chantent grave et incarnent des hommes, quand les castrats chantent très aigu pour jouer des femmes. Le travestissement enrichit encore l’essor de l’opéra italien au XVIIIè. Cela crée une ambivalence qui ne finit pas de fasciner ».
Paolo Zanzu apporte un éclairage spécifique et personnel pour notre compréhension de la vocalità italienne. Ce programme présenté dans le cadre du festival Musicancy 2022 en témoigne, comme le prochain disque annoncé chez Arcana, enregistré en oct 22 (parution à l’automne 2023), réunissant des airs d’opéras vénitiens du Seicento / XVIIè (Monteverdi, Sartori, Cavalli…), toujours avec la contralto Anthea Pichanick et aussi la soprano Emmanuelle de Negri. On est impatient d’écouter le duo des timbres ainsi associé, en complicité avec la vocalità d’un clavecin virtuose.

Réservez ici vos places :
https://www.musicancy.org/lumieres-italiennes/

 

 

 

 

 

 

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